Au hasard des répliques…

 
Le Redoutable, de Michel Hazanavicius
 
Les acteurs, je trouve ça con [...] C’est vrai vous leur dites de rire, ils rient, vous leur dites de pleurer, ils pleurent, vous leur dites de marcher à quatre pattes, ils le font. Moi je trouve ça grotesque [...] ce ne sont pas des gens libres.
Louis Garrel (Jean-Luc Godard) dans Le Redoutable de Michel Hazanavicius, 2017
 
 
 
Toni Erdmann, de Maren Ade 
 
 
 
 
Es-tu un être humain ?
Winfried à Ines dans Toni Erdmann de Maren Ade, 2016
 
 
 
Marlon Brando dans Apocalypse Now 
 
J’ai observé un escargot qui rampait le long d’un rasoir… C’est mon rêve… C’est mon cauchemar… Ramper, glisser le long du fil de la lame du rasoir, et survivre.
Le colonel Kurtz (Marlon Brando) dans Apocalypse Now de Francis Ford Coppola, 1979
 
 
 
L'Ange de mal, de Michele Placido 
 
 
 
Crois-moi, je ne suis pas méchant. J’ai juste un côté obscur un peu prononcé.
L’Ange du mal de Michele Placido, 2010
 
 
 
Reservoir Dogs de Quentin TarantinoMonsieur White : Tu te rends pas compte de ce que tu dis, mon pote. Ces pauvres filles se cassent le cul, elles ont un sale travail.
Monsieur Pink : Pas plus que dans un McDonald’s, mais là elles ont aucun pourboire. Pourquoi ? Elles font le même boulot mais la société a dit « Donne un pourliche à celle-ci mais pas à celle-là. » C’est de la pisse de chat.
Monsieur White : Serveuse de resto, c’est le boulot principal de nanas qui ont pas eu la chance de faire de grandes études. Ça doit être le seul boulot ouvert à n’importe quelle fille pour pas crever de faim, et elles pourraient pas s’en sortir sans les pourliches.
Monsieur Pink : Je m’en tamponne.
Monsieur Brown : T’es gonflé, toi !
Monsieur Pink : Ça me désole qu’elles aient des impôts sur leurs pourboires, c’est dégueulasse mais c’est pas ma faute. Apparemment, elles entrent dans un de ces nombreux groupes que l’Etat baise sans aucun scrupule. Eh ben, si on lance une pétition pour protester contre les méthodes de l’Etat, je la signe. S’il faut qu’on vote, je voterai pour. Mais qu’on me force pas la main. Sur cette histoire qu’elles ont pas fait d’études, moi j’ai une seule chose à dire. Ces pétasses, qu’elles apprennent à taper à la machine et qu’on compte pas sur moi pour payer leur putain de loyer.
Monsieur Orange : Il a raison ce type, rends-moi mon dollar, merde.
Harvey Keitel, Steve Buscemi, Quentin Tarantino et Tim Roth dans Reservoir Dogs de Quentin Tarantino, 1992
 
 
 
Les Galettes de Pont-Aven 
 
 
 
 
T’es moche, mais je vais te fourrer !
Bernard Fresson dans Les Galettes de Pont-Aven de Joël Séria, 1975
 
 
 
"La cuillère n'existe pas" - Matrix
 
 
 
 
La cuillère n’existe pas.
Matrix de Lana et Andy Wachowski, 1999
 
 
 
L'homme à l'harmonica aka Charles Bronson  
- J’ai vu trois de ces cache-poussière tout à l’heure, ils attendaient un train. Il y avait trois hommes à l’intérieur des cache-poussière…
- Alors ?
- A l’intérieur des hommes, il y avait trois balles.

L’homme à l’harmonica (Charles Bronson) dans Il était une fois dans l’Ouest de Sergio Leone, 1968
 
 
 
Leonardo DiCaprio dans Le Loup de Wall Street 
 
Je m’appelle Jordan Belfort. L’année de mes 26 ans, à la tête de ma propre firme de courtage, je me suis fait 49 millions de dollars, ce qui m’énerva vraiment car ça faisait à peine un million par semaine.
Jordan Belfort (Leonardo DiCaprio) dans Le Loup de Wall Street de Martin Scorsese, 2013
 
 
 
V pour Vendetta, de James McTeigue 
 
 
Vois en moi l’image d’un humble Vétéran de Vaudeville, distribué Vicieusement dans les rôles de Victime et de Vilain par les Vicissitudes de la Vie.
Hugo Weaving dans V pour Vendetta de James McTeigue, 2006
 
 
 
Louis de Funès et Bourvil dans La Grande Vadrouille
 
 
- En tout cas, ils peuvent me tuer, je ne parlerai pas !
- Mais moi non plus, ils peuvent vous tuer, je ne parlerai pas !
- Ah, je savais qu’on pouvait compter sur vous…

Louis de Funès et Bourvil dans La Grande Vadrouille de Gérard Oury, 1966
 
 
 
Patrick Bruel dans P.R.O.F.S. 
 
 
 
Crois-moi, parvenir à intéresser même les cons, c’est ce qui demande le plus d’intelligence.
Patrick Bruel dans P.R.O.F.S. de Patrick Schulmann, 1985
 
 
 
Chuck Norris dans The Expendables 2 
 
 
- J’ai entendu une rumeur… Que tu avais été mordu par un cobra royal ?
- Oui, c’est vrai… Mais après cinq jours de longue agonie… le cobra est mort.

Sylvester Stallone et Chuck Norris dans The Expendables 2 de Simon West, 2012
 
 
 
Jean-Pierre Léaud dans La Nuit américaineNe fais pas l’idiot, Alphonse. Tu es un très bon acteur, le travail marche bien. Je sais, il y a la vie privée, mais la vie privée, elle est boiteuse pour tout le monde. Les films sont plus harmonieux que la vie, Alphonse, il n’y a pas d’embouteillages dans les films, il n’y a pas de temps mort, les films avancent comme des trains, tu comprends ? Comme des trains dans la nuit. Les gens comme toi, comme moi, tu le sais bien, on est faits pour être heureux dans le travail, dans notre travail de cinéma.
Ferrand (François Truffaut) dans La Nuit américaine de François Truffaut, 1973
 
 
 
Jean-Paul Belmondo dans A bout de souffle
 
 
 
Si vous n’aimez pas la mer… Si vous n’aimez pas la montagne… Si vous n’aimez pas la ville… Allez vous faire foutre !
Jean-Paul Belmondo dans A bout de souffle de Jean-Luc Godard, 1959
 
 
 
Que la bête meure, de Claude Chabrol
 
 
 
Il existe un chant sérieux de Brahms qui paraphrase l’Ecclésiaste et qui dit : Il faut que la bête meure, mais l’homme aussi, l’un et l’autre doivent mourir.
Que la bête meure de Claude Chabrol, 1969
 
 
 
Masculin Féminin de Jean-Luc GodardPaul : – Eh alors, y’a pas de papier dans les chiottes ?
Catherine : – Prenez le Figaro sur la commode.
Elisabeth – Dis donc, t’es vache avec Mauriac !
Catherine – Quand je pense que c’est Beaumarchais, le prince des artistes, qui a inventé le mot « Figaro »… et que maintenant c’est synonyme de « bourgeois ». Au fond, je trouve ça dégoûtant.

Masculin, féminin de Jean-Luc Godard, 1966
 
 
 
Le pied paralysé d'Uma Thurman dans Kill Bill 
 
 
 
 
Bouge le gros orteil.
La Mariée (Uma Thurman) dans Kill Bill de Quentin Tarantino, 2003
 
 
 
Laurence Olivier dans Marathon Man 
 
 
 
 
C’est sans danger ?
Laurence Olivier à Dustin Hoffman dans Marathon Man de John Schlesinger, 1976
 
 
 
Rubber, de Quentin DupieuxDans le film de Steven Spielberg E.T., pourquoi l’extraterrestre est-il marron ? Aucune raison. Dans Love Story, pourquoi les deux personnages tombent-ils amoureux l’un de l’autre ? Aucune raison. Dans JFK d’Oliver Stone, pourquoi le Président se fait-il subitement tuer par un inconnu ? Aucune raison. Dans l’excellent Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper, pourquoi les personnages ne vont pas aux toilettes et ne se lavent pas les mains, comme dans la vraie vie ? Absolument aucune raison. Pire, dans Le Pianiste de Polanski, pourquoi le type doit-il se cacher et vivre comme un clochard, alors qu’il joue si bien du piano ? Encore une fois, la réponse est… aucune raison. Je pourrais continuer des heures, la liste est sans fin. Vous n’avez sans doute jamais remarqué, mais tous les grands films, sans exception, contiennent une part importante de “Aucune raison”. Vous savez pourquoi ? Parce que la vie elle-même contient des tonnes de “Aucune raison”.
Rubber de Quentin Dupieux, 2010
 
 
 
Jules et Jim, de François Truffaut
 
 
 
Tu m’as dit “Je t’aime”, je t’ai dit “Attends”. J’allais dire “Prends-moi”, tu m’as dit “Va-t-en” ?
Jeanne Moreau dans Jules et Jim de François Truffaut, 1962
 

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