Cinéma à la une
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Les WTF de la semaine #8

WTF - What the fuck CinémaUn film qui mélange les genres, une sirène carnivore, de la pieuvre géante, des péchés capitaux et des araignées amatrices de buildings, le nouveau WTF de la semaine porte bien son nom !

 
 

Printemps étrange…

Spring raconte l’histoire d’un jeune homme qui fuit les Etats-Unis et se réfugie en Italie où il fait la rencontre d’une belle jeune femme aux secrets terrifiants… Nouveau long-métrage des réalisateurs Justin Benson et Aaron Moorhead, Spring est un mélange des genres comme leur premier film, Resolution. Le tout commence comme un drame intimiste, devient une virée européenne avec romance comme dans les films de Richard Linklater (Before Sunrise, Before Sunset…) et poursuit son bonhomme de chemin en tant que film d’horreur. Les premiers échos glanés au Festival de Toronto sont élogieux et le mélange des genres semble accoucher d’une œuvre poétique, sensuelle et bien sûr hautement étrange… (Yvan-Pierre Kaiser)


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Le palmarès du 40e Festival du film américain de Deauville

40e Festival du film américain de DeauvilleA moins d’avoir une poutre dans l’œil, il aurait été difficile de décerner le Grand Prix à un autre film que Whiplash, tant il survole les autres métrages de la compétition. Un extraordinaire film musical (ou plutôt “sur la musique”) construit comme un thriller haletant. En revanche, remettre un Prix du jury à The Good Lie nous laisse pantois, et nous n’en dirons rien de plus. Il y a des choses qu’on ne s’explique pas. Voici en tout cas l’intégralité du palmarès du 40e Festival du film américain de Deauville :

 

Grand Prix

Whiplash, de Damien Chazelle

Prix du jury

The Good Lie, de Philippe Falardeau

Prix du public

Whiplash, de Damien Chazelle

Prix de la critique

It Follows, de David Robert Mitchell

Prix de la révélation Cartier

A Girl Walks Home Alone at Night, de Ana Lily Amirpour

Prix du 40e anniversaire

Things People Do, de Saar Klein

Prix Michel d’Ornano

Elle l’adore, de Jeanne Herry

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It Follows, de David Robert Mitchell

Plutôt pour…

It Follows, de David Robert MitchellJay rencontre un garçon. Après avoir couché avec lui, celui-ci lui avoue qu’il lui a « refilé » quelque chose. Pas une maladie, mais une présence maléfique qui se rapproche doucement d’elle.

It Follows est un film qui divise. Enfin, qui me divise. Comme toujours dans ces cas-là, j’ai un débat avec mon doppelganger personnel ; lui hurle que non, vraiment, il y a quelque chose de pourri au royaume de David Robert Mitchell. Moi, je réponds d’une voix douce mais non sans ironie à ses arguments, et assure placer le film bien au-dessus des derniers films horrifiques visionnés. Ca met Pilopan (oui, c’est son nom, il est fan de Clerks) hors de lui :

Pilopan : – Mais c’est quoi ce film moralisateur ? On nage en pleine Amérique puritaine ! Sur un million de sujets de départ, le réalisateur choisit ça, ce n’est pas anodin et ça en dit beaucoup sur sa petite personnalité de petit bonhomme frustré ! Coucher sans sentiments, c’est dangereux, non mais n’importe quoi !

Moi : – Bon, déjà, t’aurais pu prévenir le lecteur que tu allais spoiler l’histoire. T’es vraiment dégueulasse. Sinon, calme-toi un peu : les films d’horreur sont rarement célèbres pour leur subtilité, c’est même souvent ça qui fait leur charme. Partir sur une relation sexuelle qui va mettre en branle un putain de cauchemar éveillé (parce que franchement, on oscille entre le réalisme le plus pur et le rêve), c’est pas une mauvaise idée. Depuis Halloween, le sexe est un incontournable du cinéma d’horreur.

Pilopan : – Sauf que dans Halloween, ça restait une métaphore ! (Lire la suite…)

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