Cinéma à la une
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Bugsy Malone, d’Alan Parker

Bugsy Malone, d'Alan ParkerDans l’Amérique de la prohibition, Fat Sam, chef de gang et tenancier d’un club clandestin, engage Bugsy Malone, petite frappe et dragueur à ses heures perdues. Ensemble, ils déclarent la guerre à Dan le Dandy et sa bande, détenteurs d’une arme secrète invincible : une mitraillette à crème pâtissière. Tous les coups sont permis pour tenter de voler l’arme à la bande rivale, mais le chemin de Bugsy est semé d’embûches, de femmes fatales et de guets-apens…

Bugsy Malone devrait être injecté en intraveineuse aux créateurs d’émissions et films pour enfants tant la magie du cinéma à conserver une saveur exceptionnelle. Ce petit chef-d’œuvre s’est même bonifié. Il fallait quand même oser transposer l’univers du Mal absolu, la mafia américaine période prohibition, au monde des 4/17 ans, âges des enfants et des adolescents visibles à l’écran. Chaque tic d’adulte, chaque manie de grande personne sur les gueules de ces mômes est un pur régal. L’imitation frise la perfection jusqu’aux voitures à pédales, aux costards et moustaches de dandy.
Le grand démiurge aux commandes de Bugsy Malone n’est pas Alan Parker (The Wall, Midnight Express, Birdy…) mais le compositeur Paul Williams qui concocte un programme « soul cabaret » à tomber à la renverse tant la qualité des mélodies colle aux situations, car Du rififi chez les mômes, in french, est avant tout une pièce musicale savamment montée.

Voici une petite revue des forces en présence :

Florrie Dugger alias Blousey
Blousey tente sa chance de cabaret en cabaret. Elle chante, danse, joue la comédie mais sa soif de reconnaissance la fragilise. Blousey ne se laisse pas compter fleurette facilement, la demoiselle renferme un caractère bien trempé. Indépendante mais désappointée par le système corrompu qui préfère les filles acoquinées aux malfrats, Blousey ne lâchera rien et encore moins sa carrière. Elle réussira coûte que coûte. Quand elle rencontre Bugsy, l’horizon s’éclaircit. L’amour. (Lire la suite…)

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Un nouveau bouquet d’animés d’automne

@Anime est un nouvel éditeur à suivre pour trois bonnes raisons ; qualité des œuvres, coffrets et combo DVD/Blu-ray superbes, galettes bourrées de bonus. Toutes ces nouveautés valent pour leur folie et leur originalité.

Le coup de cœur

Kill la KillKill la Kill, réalisé par Hiroyuki Imaishi
Série en 25X26’

Ryūko Matoi cherche le meurtrier de son père. Elle éprouve ses adversaires à l’aide d’une moitié de ciseaux géants. Sa fureur n’a d’égale que sa volonté à retrouver la deuxième moitié des ciseaux qui appartenait à son défunt père. Quand elle arrive à l’académie Honnōji, Ryūko fait face à l’hostilité des élèves et des professeurs. Les plus méritants du lycée portent des costumes Goku qui décuplent leur force. Ryūko rentre dans l’académie Honnōji pour y défier Satsuki Kiryūin, la présidente du conseil des élèves.
Si vous recherchez un animé bourré d’énergie, drôlissime jusqu’au troisième degré et, cerise sur le flan pâtissier, mis en scène avec brio alors Kill la Kill est fait pour vous. Ça n’arrête pas une minute ! Au cœur de ce déluge d’images, on y voit une jeune fille sans expérience devenir une guerrière un peu à la manière d’une Jeanne d’Arc sous acide qui entendrait la voix de Dieu tout-puissant, sauf qu’ici le Seigneur a été remplacé par un costume doué de parole. Kill la Kill, c’est 10 idées par plan, 3 gags par image et tout autant pipi que caca que gore que coquin. N’en jetez plus la coupe est pleine ! Les personnages secondaires placés au centre de situations cocasses ne ménagent pas les zygomatiques. Le plus incroyable reste le traitement global de l’histoire qui ne se départit jamais des valeurs et traditions du Japon séculaire. Ce contraste entre déconne absolue et respect de la voie du samouraï donne du pep’s à tous les épisodes.
Kill la Kill déborde de testostérone. Un animé à poigne. (Lire la suite…)

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Rencontre avec Cédric Delsaux

The Buick de Cédric DelsauxDepuis qu’on a découvert la série photo Dark Lens (ou quand les personnages de Star Wars se posent sur Terre dans des endroits abandonnés), on se passionne pour le travail très cinématographique de Cédric Delsaux. De George Lucas à Marie-Antoinette, l’artiste nous parle de ses projets hors norme et de ses méthodes de travail dignes de celles d’un réalisateur.

 
Vous avez obtenu une notoriété internationale avec Dark Lens. Comment est né ce projet ?

C’est venu d’une perception que je développe en moi depuis longtemps : à savoir que l’on vit en plein fantastique, dans un monde qui n’a rien à envier à ceux que l’on invente, peuplé de lieux qui deviennent des non-lieux, comme les parkings abandonnés ou les terrains laissés en jachère… Je me suis alors demandé pourquoi ne pas incorporer à ces lieux, des personnages de fiction et pourquoi ne pas les coloniser par du fantastique proprement dit. Voilà qui leur conférerait toute leur force ! Au premier regard, ce sont des lieux anodins, mais ils ont toute la puissance d’un décor hollywoodien…

Et comment avez-vous procédé ?

Autant sur d’autres séances, je suis avec des assistants, autant là, pour Dark Lens, j’étais seul, en balade, avec une caméra. Je prenais en photo les lieux vides dans lesquels j’imaginais des scènes possibles. Puis, il a fallu trouver les bons personnages, des vaisseaux spatiaux et très vite, ce sont des images de Star Wars qui me sont venues en tête. On m’a prêté des figurines et des jouets, suffisamment grands (entre 7 et 30 cm environ) pour qu’il puisse y avoir un niveau de détails suffisant, afin de donner une illusion de réalité. J’ai aussi fait faire un personnage en 3D, le battle droid, le seul personnage non figé qui puisse se mouvoir dans différentes positions et à qui on peut conférer des attitudes proches de celles des êtres humains. (Lire la suite…)

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