Cinéma à la une
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Little big movies !

Voici quelques idées pour bien terminer l’hiver et préparer le printemps. D’abord, un magnifique coffret qui nous enlève ce qui est vain et secondaire. Quatre polars qui donnent le froid pour qu’on aime la flamme. Quatre raretés fantastiques pour que nous aimions aujourd’hui oublier les toujours.
C’est LE papier qui vous donnera l’envie d’avoir envie.

 

Il était une fois le cinéma :
Coffret « Un Film et son époque »

Un film et son époqueUn Film et son époque, c’est quoi ? Comment ça marche ? Michel Chevalet tiendrait à peu près ce langage s’il tenait la rubrique « cinéma » sur LCI. Eh bien, Un Film et son époque est un imposant coffret où reposent 10 galettes composées de 20 documentaires de 52 minutes sur 20 longs-métrages majeurs. Ça en jette ?
Chaque documentaire propose un angle de vue singulier visant à mettre en valeur le caractère remarquable d’un film dans son époque. Croyez-le ou non mais Serge July et Marie Genin réussissent 20 fois le tour de force de ne jamais nous lasser. Pas une fois, on s’interroge sur la pénible sensation de « déjà-vu ». Sur le fond, les témoignages et les propositions d’analyse sont assez pédagogiques et ludiques pour titiller notre curiosité jusqu’à donner l’envie de voir ou revoir les films, voire même les apprécier sous un nouveau jour. Mission réussie ! Cette invitation au partage culturel réside dans une formule simple ; on se sent toujours concernés par les propos des intervenants. C’est à la fois pointu et très accessible. Comprendre la genèse de certaines œuvres, leur impact auprès du public et des institutions ne nécessite pas de faire partie d’un réseau d’initiés ! Si tous les films sélectionnés ont laissé des traces dans la mémoire collective, c’est parce qu’ils dégagent cette puissance universelle typique des grandes œuvres. Tous émettent un écho reconnaissable. Tous nous interpellent. Tous aiguisent notre sensibilité. (Lire la suite…)

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Rencontre avec Jonas Bloquet

Jonas Bloquet - (c) Guy FerrandisIl est belge, il est jeune, un physique à la James Dean (un de ses modèles) et il a déjà tourné avec Joachim Lafosse, Luc Besson, et dernièrement avec Paul Verhoeven dans Elle qui lui offre sa première nomination aux César, catégorie Meilleur Espoir masculin. Surtout, il n’a pas sa langue dans sa poche, ose dire tout haut ce qu’il pense tout bas et s’apprête à croquer le cinéma à pleines dents.

 
Encore un Belge qui cartonne en France…

Oui… Quand on est un jeune comédien belge, on a très envie de s’exporter en France, car il y a plus d’opportunités, de travail, de castings. Les Français aiment bien les Belges, sans doute parce qu’ils sont plus bosseurs et plus fiers de leur travail, dans le sens où ils sont heureux de dire qu’ils travaillent pour réussir. On est moins démonstratifs d’une sorte de talent inné de l’acteur français qui n’aurait pas besoin de travailler pour ses rôles…

Quelles sont les particularités du cinéma belge justement, selon vous ?

Il y a un côté profond et décalé. Les films coûtent peu cher et sur les tournages belges, tout le monde est soudé, content d’être là et cela transparaît dans les films. En France, il y a un côté plus technique, on se rend sur un tournage comme si on allait au bureau, alors que c’est quand même un métier sympa ! Je ne généralise pas, bien évidemment, ni ne parle de tous les tournages que j’ai faits, mais cela se ressent surtout sur les séries françaises. Sur le tournage de Elle en revanche, tout le monde était heureux de faire partie de ce film, même quand il y avait des heures supplémentaires à faire. On sentait que toute l’équipe était fière de travailler sur ce film et avec Paul Verhoeven. (Lire la suite…)

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Rencontre avec Jean-François Rauger

Jean-François RaugerLe 28 janvier dernier, Jean-François Rauger rendait un vibrant hommage au cinéaste japonais Kiyoshi Kurosawa, invité d’honneur du 24e Festival de Gérardmer. Directeur de la programmation de la Cinémathèque française (partenaire de Gérardmer), critique de cinéma émérite et fin connaisseur du cinéma fantastique, il a accepté de nous rencontrer. Entre réflexions générales, ode à Kurosawa et souvenirs de toiles.

 
Comment se porte le cinéma fantastique ?

Le fantastique s’est aujourd’hui répandu pour dépasser la production des films à petit budget et pour atteindre des productions plus riches, plus populaires. Donc l’idée de surnaturel au cinéma est une idée qui se porte bien. Concernant le cinéma de genre, c’est une autre histoire… J’ai l’impression que les structures cinématographiques qui ont longtemps permis à un cinéma dit « de genre » d’exister ont aujourd’hui disparu. Le cinéma de genre, c’est un cinéma qui se porte bien lorsqu’il y a de la place pour la série B au sens large… Et j’ai l’impression qu’aujourd’hui l’idée de genre est de plus en plus difficilement cernable, si l’on s’en tient au cinéma exploité en salles. Les frontières sont devenues beaucoup plus floues.

Quelle relation entretenez-vous avec le Festival de Gérardmer ?

Gérardmer est un lieu de découvertes privilégié. C’est un festival qui a le souci d’interroger non seulement le présent du cinéma fantastique mais aussi son histoire. A l’image, cette année, de la rétrospective consacrée à Kiyoshi Kurosawa. Le partenariat entre la Cinémathèque et le Festival s’est donc imposé tout naturellement. Et voilà maintenant plus de dix ans que nous entretenons cette relation privilégiée. (Lire la suite…)

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