Cinéma à la une
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Rencontre avec Patrick Chesnais

La Braconne, de Samuel RondierePatrick Chesnais est un comédien comblé. Théâtre, télévision, cinéma, il est sur tous les fronts. Avec La Braconne, premier film de Samuel Rondiere, il surprend en voyou en fin de course. Rapide rencontre avec un comédien populaire et flegmatique qui prend plaisir à interpréter des anti-héros mémorables.

La Braconne est le premier long-métrage de Samuel Rondiere. Recevez-vous souvent des projets de premier film ? Ou au contraire, votre statut d’acteur reconnu peut-elle intimider certains futurs réalisateurs au point de ne pas oser vous contacter ?

Non, pas du tout, je reçois beaucoup de scénarios de premiers films, qui n’aboutissent pas toujours. Moi, j’aime bien les premiers films. Souvent ces scénarios ont une inventivité, une fraîcheur qu’ont moins ceux de réalisateurs expérimentés. Même si je ne veux pas faire de généralité… Il y a souvent dans les premiers films un je-ne-sais-quoi… C’est une première fois, donc c’est toujours très fort, comme une espèce de mise au monde et j’aime bien partager ça.

Pourquoi celui-ci vous a-t-il intéressé tout particulièrement ?

Parce que tout d’abord il était magnifiquement écrit, et puis c’était l’occasion d’interpréter un gangster qui a beaucoup de violence en lui. C’est quelque chose que je ne fais pas et j’en avais envie depuis longtemps. J’avais déjà un peu expérimenté ce genre de personnages il y a longtemps, des flics un peu ripoux, mais des vrais voyous comme Danny, jamais. (Lire la suite…)

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Skull, de Robert Hall

Skull, de Robert HallAmi cinéphile qui aime arpenter les rayonnages de DVD et Blu-ray dans les grandes, moyennes ou petites enseignes, ceci est une mise en garde avant que tu optes pour le visionnage du film Skull. Pourquoi ce titre et pas un autre ? Serait-il particulièrement néfaste, voire dangereux ? Que nenni, cher ami. Il serait juste dommage que ton appréciation du film soit gâchée par le fait d’ignorer certains codes et certaines subtilités dont la connaissance me paraissent nécessaires pour que le travail accompli sur cette œuvre soit reconnu.

Sais-tu vraiment ce qu’est Skull ?

La jaquette promet un slasher dont le tueur porte un masque chromé à l’effigie d’un crâne humain. Un tueur très contemporain puisqu’il filme ses victimes avec une caméra sur son épaule. Jusqu’ici tout va bien, rien de très choquant (à part peut-être la tagline « Fuyez, vous êtes filmés… »). Mais, ce que tu ignores, cher amateur de séries B sanguinolentes, c’est que Skull, en V.O., se nomme Chromeskull : Laid To Rest 2. Un détail, certes, dont l’importance se fait sentir dès le début du film puisqu’il démarre là où Laid To Rest, donc son prédécesseur, s’arrêtait. (Lire la suite…)

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Pelo Malo, de Mariana Rondon

Pelo Malo, de Mariana RondonOn a rarement des nouvelles du cinéma vénézuélien. Avec Pelo Malo, on est heureux d’en prendre un peu et de se rendre compte qu’il y a là une parole qui ne demande qu’à traverser les frontières, surtout avec un thème aussi personnel et particulier que celui de l’identité sexuelle, à l’heure où la théorie du genre fait grincer des dents les grenouilles de bénitier. Après Tomboy ou Ma vie en rose, voici donc l’histoire de Junior, neuf ans, qui s’ennuie dans sa barre HLM qui se délite petit à petit et où tout le monde est parqué comme des poulets en batterie. Lui, tout ce qu’il aime, c’est danser en levant les bras, se promener avec sa meilleure amie boulotte qui se rêve en Miss Venezuela, admirer le vendeur de l’épicerie du coin qui a l’air fort sous son T-Shirt et se coiffer. Junior aime beaucoup se coiffer. Ses bouclettes de métis, il n’en veut pas. Lui, il fantasme sur l’idée d’avoir les cheveux raides et lisses et il contraint sa chevelure rebelle à toutes sortes de traitements pour y parvenir. Au grand dam de sa mère, froide et incapable de lui témoigner son amour, qui redoute plus que tout que son fils ne devienne jamais un homme comme les autres. Jusqu’à forniquer devant lui, afin de lui montrer que ce sont là les vraies valeurs et non l’épicier du coin. Et quant à sa grand-mère, si elle a compris avant lui ses futures inclinations, elle souhaite simplement le racheter à sa bru pour en faire sa chose, qu’elle pourra coiffer et vêtir à sa guise. (Lire la suite…)

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