Le réalisateur du film culte Martyrs est de retour aux sources avec Ghostland, production franco-canadienne qui a reçu trois prix à Gérardmer lors de la dernière édition du festival. Nous avions alors rencontré Pascal Laugier juste après la toute première présentation du film au public. « Un putain de réalisateur », selon Mylène Farmer. Attention, cet entretien contient des spoilers…
Quelle réaction à chaud après cette toute première présentation du film au public ?
Une délivrance ! Comme si j’avais enfin accouché de cet enfant que j’ai porté… La gestation a tout de même duré deux ans ! Après, je ne sais pas comment la salle a vraiment réagi, elle est si grande. Les gens qui sont venus me voir sont ceux qui ont aimé le film. J’ai le soulagement du devoir accompli, c’était une belle projection, avec une écoute attentive du public, très silencieuse.
Dans vos films, les femmes sont souvent en proie à la violence, pourquoi ce choix ?
Et pourquoi pas des femmes ? Ce sont des personnages à travers lesquels je m’identifie facilement, qui ont des points d’entrée émotionnels qui sont esthétiques pour moi. Sur Ghostland, le projet entier part du personnage de Beth sur lequel je me projette profondément et parce que le film est le portrait de sa vocation. De ses souffrances, elle va tirer son œuvre, ce qui pourrait être une définition même de l’horreur en tant que genre : de nos angoisses profondes, tâchons d’en faire une œuvre. C’est ce que Beth va s’appliquer à faire. (Lire la suite…)
Après une trop longue absence, Artus Films revient aux affaires avec une nouvelle sélection de raretés et de films oubliés. Une sélection 2018 que nous pourrions qualifier… d’éclectique. Et l’éclectisme, c’est bon pour la santé ! Au menu, vous pourrez déguster un conte fantastique, un film 100 % noir, un classique de l’épouvante, une comédie policière, un thriller et, cerise sur le gâteau, un bijou de la science-fiction post-apocalyptique en mode Nouvelle Vague. Allez hop, c’est le moment de dépenser vos étrennes ! Y’a pas que Star Wars dans la vie.
Des adolescentes violentées par un ogre et une sorcière, des Québécois affamés plutôt politisés, une fable écolo-manga franco-japonaise et un conte fantastique do Brasil… Le palmarès du Festival international du film fantastique de Gérardmer 2018 est tombé. Et le grand gagnant est… roulement de tambour… Pascal Laugier et son 







