Cinéma à la une
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Au pays de Film Republic

Rencontre avec Ameline Thomas

filmrepublicAmeline Thomas est responsable des ventes pour Film Republic, agence de vente internationale basée à Londres, spécialisée dans les longs-métrages art-house et de langue étrangère. C’est à elle et à ses deux collègues, Xavier Henry Rashid et Inès Skrbic, qu’il revient de faire le lien entre producteurs et distributeurs. Faire connaître un film aux acheteurs, négocier ses ventes et sa représentation à l’international, organiser ses campagnes publicitaires mais aussi gérer son circuit festivalier et ses prix. Bref, c’est beaucoup de missions. Une chance, mais surtout une grande responsabilité.

Comme chaque année, Film Republic se rend au marché du film du Festival de Cannes. Pendant douze jours, c’est the place to be pour rencontrer acheteurs et programmateurs, et pour présenter leurs nouvelles acquisitions. C’est là qu’on a rencontré Ameline Thomas. Entretien éclairant sur le travail et les enjeux d’une société de vente de films.

En quoi vous différenciez-vous d’une société de distribution ?

People That Are Not Me, Film RepublicDe façon purement technique, un distributeur a une relation B2C (Business to Consumer), alors qu’une agence de vente est B2B (Business to Business). Notre rôle est de faire parvenir le film aux sociétés de distribution, de trouver pour chaque territoire l’acheteur adapté ; à lui par la suite de rendre ce film disponible aux spectateurs, via le média de son choix (salles, TV, VOD, airlines…). Il arrive que certaines compagnies fassent à la fois de la vente et de la distribution (c’est le cas, par exemple, de Pathé), d’autres font également de la production (Europacorp), et d’autres encore sont diffuseurs (comme Canal+, TF1…). Il existe des agences de vente spécialisées pour tout type de film, du blockbuster au film d’auteur, film de genre, LGBT+, docs, art & essai, etc.

Comment démarchez-vous de potentiels clients ?

Dans notre circuit, les acheteurs tendent à privilégier soit ce qu’ils connaissent, soit qui ils connaissent. Dans la catégorie « ce qu’ils connaissent », il y a les titres qui ont été sélectionnés dans les festivals les plus importants (Cannes, Berlin, Venise, Sundance…). C’est la raison pour laquelle il est primordial de positionner au mieux un film dès le début. La stratégie festivalière mise en place peut accroître la valeur de l’œuvre et son potentiel de vente de façon décisive. L’autre facteur, le facteur humain, est tout aussi important. La présence d’un agent de vente, en plus d’apposer un certain sceau de qualité et de rentabilité, assure la représentation du ou des films à l’échelle internationale, et facilite les rapprochements entre acheteurs de différents pays. (Lire la suite…)

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Les WTF de la semaine #13

WTF - What the fuck Cinéma« Long time no see ! », comme disent nos amis anglophones ! Mais nous voilà bien de retour, toujours aussi accros aux films un peu idiots, toujours aussi in love des pelloches à l’image moche mais aux pitchs qui innovent (dans quel sens, cela reste à déterminer…). Trêve de poésie, voici une petite sélection de sensations fortes, des instantanés gore, débiles et improbables du côté obscur de l’inspiration… Du What the fuck ?, quoi.

 

The raging dead

On avait parlé ici même du très fun Wyrmwood, en très grand bien, parce que c’est un film drôle, bien rythmé et qui a une patate d’enfer. Eh bien figurez-vous que la télévision s’empare du phénomène en adaptant en série cette série B déjantée. En voilà une bonne nouvelle ! Et quoi de mieux qu’un beau, long et sanglant extrait pour saliver en attendant de découvrir cette merveille ?

C’est la crise (du pétrole)

Rayon séries télé violentes, la concurrence commence à être rude ! Ca mord, ça déchiquette et ça empale à tous les étages… Inspirée par la mouvance Grindhouse, la chaîne Syfy (à qui on doit déjà le réjouissant Z Nation) se lance encore une fois dans le game avec un projet complètement allumé : Blood Drive. Au menu : des cannibales, des monstres, des nymphomanes et des amazones. Mais aussi des courses de voitures, un monde post-apo et du sang, du sang et encore du sang. Quand on vous dit que c’est un nouvel âge d’or des séries… (Lire la suite…)

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Le palmarès du 70e Festival de Cannes

La Palme d'or (c) L. Haegeli / FDCBon, il faut l’avouer, on est quand même loin du palmarès dont on rêvait. C’est un peu comme si on avait (presque) tous les numéros, mais dans le mauvais ordre. Pas de consternation malgré tout, même si notre Palme d’or restera dans notre cœur 120 battements par minute, quoi qu’on en dise. Et qu’on est un peu triste de ne pas voir Naomi Kawase et son Vers la lumière ni Sergei Loznista et sa Femme douce dans le palmarès de ce 70e Festival de Cannes présidé par Pedro Almodovar.

 

Palme d’or

The Square, de Ruben Ostlund
 

Prix du 70e anniversaire

Nicole Kidman
 

Grand Prix

120 battements par minute, de Robin Campillo
 

Prix de la mise en scène

Sofia Coppola pour Les Proies
 
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