Cinéma à la une
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Polars, classiques et thrillers de fin d’année

Oyez oyez braves gens ! Voici quelques belles idées cinéma pour la fin d’année. Pour lire cet article, vous n’aurez ni besoin d’être vacciné ni de pass sanitaire. Toutefois, vous devrez porter une paire de charentaises rouges et vertes et vous resservir un verre de vermouth à chaque chronique. Pourquoi ? Parce que c’est comme ça !

 

Duel au soleil

Contre toute attente réalisé par Taylor Hackford avec Jeff Bridges, Rachel Ward, James Woods…

Contre toute attenteBlessé, le joueur de football américain Terry Brogan tombe sous le coup d’une sanction sévère : son équipe le congédie ! Sous la pression de Jack Wise, un bookmaker véreux qui en sait beaucoup sur ses tricheries, Terry accepte de se lancer sur les traces de Jessy Wyler. En possession de 50.000 $ volés à celui qu’elle fuit, cette dernière se réfugie au Mexique. Quand Terry lui met la main dessus, il en tombe amoureux. Une erreur à ne pas commettre…
Quel plaisir de voir Contre toute attente dans des conditions optimales ! Le cinéaste chevronné Taylor Hackford (L’Associé du diable, Officier et Gentleman, Dolores Claiborne…) livre un thriller romantique coloré et nerveux habité par de sacrés gueules. (Lire la suite…)

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Le panier garni du printemps 2021

Si vous aimez l’éclectisme alors vous aimerez cette sélection. La verve de Simenon, les critiques de Spike Lee, la mise en perspective de Ron Howard, l’acidité de Gus Van Sant et la sagacité de Paul Schrader, voilà ce qui vous attend. Y a même du Jean-Claude Brialy ! Non mais, attendez, on vous soigne.
 

Coffret Simenon

La mort d'AugusteL’œuvre de Georges Simenon inspire les cinéastes les plus prestigieux et ce, depuis les années 1930 et La Nuit du carrefour de Jean Renoir. D’ailleurs, nous profiterons bientôt de l’interprétation de Gérard Depardieu en commissaire Maigret dans Maigret et la jeune morte sous la direction de Patrice Leconte. Parmi les adaptations les plus réussies, citons Le Voyageur de la Toussaint (Louis Daquin), Les Fantômes du chapelier (Claude Chabrol), Le Chat (Pierre Granier-Deferre), L’Etoile du Nord (Pierre Granier-Deferre), L’Horloger de Saint-Paul (Bertrand Tavernier), Le Président (Henri Verneuil) et tant d’autres…
Il y a quelques années France 3 se réappropriait les romans durs et les classiques de l’auteur pour livrer une série de téléfilms très respectueux des ambiances qui aujourd’hui sortent en coffret. Une histoire à la Simenon tourne toujours autour du même postulat, à savoir une immersion au cœur d’une cellule familiale dysfonctionnelle appartenant à la moyenne bourgeoisie. Pourquoi « moyenne bourgeoisie » ? Parce qu’elle permet de disséquer une couche sociale qui ne veut plus faire partie du peuple et de ses petites gens et qui, désespérément, tente d’intégrer une classe plus prestigieuse à laquelle jamais elle n’appartiendra. Simenon ausculte comme personne ces petits notables de province, avides de pouvoir, qui maltraitent leur petit personnel, eux qui furent il n’y a pas si longtemps que cela leur semblable. (Lire la suite…)

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Westerns et films noirs

Pour penser à autre chose qu’à ce foutu virus, nous avons concocté à votre intention une petite sélection de films noirs et de westerns. Avec comme coup de cœur le viscéral Passeur d’hommes et l’ultra-tendu Midi gare centrale. La Peine du talion et Le Relais de l’Or Maudit, deux westerns majeurs, devraient vous retourner le cerveau. Et n’oubliez pas d’éteindre votre téléphone et BFM !

 

Passeur d’hommes (1979), de Jack Lee Thompson

Passeur d'hommes, de Jack Lee ThompsonLa France occupée par le Troisième Reich, deux résistants demandent à un berger d’escorter le professeur Bergson et sa famille en Espagne, un pays neutre dans une Europe en guerre. Appelé le Basque, celui-ci accepte cette mission particulièrement périlleuse. Périlleuse parce que lui et les fugitifs doivent non seulement franchir les Pyrénées en plein hiver, mais surtout échapper à Von Berkow, un officier SS de la pire espèce, prêt à mettre la région à feu et à sang pour les arrêter…
Passeur d’hommes a mauvaise réputation. Une très injuste mauvaise réputation car Passeur d’hommes est de ces films des années 1970 qui ne s’embarrassent pas des contingences du classique mais assument fièrement leurs outrances. D’abord les outrances d’un Malcolm McDowell (pléonasme) fardé en nazi fou d’Hitler jusqu’au bout du slip (qui rappelle à bien des égards Peter O’Toole dans La Nuit des généraux) qui n’ont rien à envier aux légendaires bougonneries d’un Anthony Quinn une nouvelle fois grimé en berger solitaire façon pâtre grec. Vulgaire pour les uns, absurde couillonnade pour les autres, Passeur d’hommes n’est rien de moins qu’une œuvre « pulp » qui préfigure Inglourious Basterds de Tarantino. Les paysages enneigés des Pyrénées apportent un indéniable supplément d’âme à cette chasse à l’homme bourrée de suspense. Entre deux séances de torture, le dernier quart d’heure est tout simplement tétanisant. Passeur d’hommes ne laisse pas indifférent et ça, c’est une grande qualité.
Disponible en DVD et Blu-ray chez Sidonis Calysta
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