Cinéma à la une
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Les Chevaliers du Zodiaque : la légende du Sanctuaire, de Keiichi Sato

… s’en vont toujours à l’attaque !

Les Chevaliers du Zodiaque : la légende du Sanctuaire, de Keiichi SatoOn est sans doute toute une tripotée de trentenaires bien tassés à avoir accueilli, l’œil humide et le poil hérissé, la nouvelle du retour à l’écran – le grand ! – de Seiya et ses potes tout bronzés Shiryû, Hyôga, Shun et Ikki. Ils étaient apparus pour la première fois sur nos téléviseurs un jour d’avril 1988. A l’époque, Dorothée et son Club faisaient la pluie et le beau temps au-dessus du paysage audiovisuel, catégorie « enfants et jeunes ados ». Que de mercredis après-midi passés et bercés au rythme de Colère du Dragon, de Chaînes nébulaires, de Poussière de diamant et autres Météores de Pégase. Le tout enrobé du générique VF signé Bernard Minet ! Quel plaisir, donc, de retrouver au cinéma, près de trente ans plus tard, les héros de Saint Seiya, titre originel du manga japonais signé Masami Kurumada dont fut tirée la saga télévisée plus connue, de ce côté-ci du globe, sous le nom des Chevaliers du Zodiaque

L’adaptation pour grand écran est signée Keiichi Sato, supervisée par Masami Kurumada lui-même et produite, bien entendu, par Toei Animation, le célèbre studio nippon à l’origine, notamment, du véritable tsunami animé qui avait inondé nos écrans cathodiques dans les années 1980-1990 : Goldorak, Dragon Ball, Sailor Moon et autre Albator qui a d’ailleurs lui aussi fait récemment l’objet d’un passage, plutôt mitigé, au cinéma. Et, à vrai dire, la sentence concernant cette version « 7e art » des Chevaliers du Zodiaque est à peu près du même acabit. (Lire la suite…)

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Le défilé d’hiver des éditions Montparnasse

Cinéma. Documentaires. Séries. Télévision. Aux éditions Montparnasse, on envoie du lourd ! Et c’est très bon.

Les Anonymes, de Pierre SchoellerLes Anonymes de Pierre Schoeller avec Mathieu Almaric, Olivier Gourmet, Jean-Philippe Ricci, Karole Rocher…

Après l’assassinat du préfet Claude Erignac, le 6 février 1998 à Ajaccio, la Division nationale anti-terroriste (DNAT) arrête un groupe appelé les Anonymes. S’ensuivent 96 heures de garde à vue et une instruction judiciaire.
En 2011, Pierre Schoeller nous immergeait dans les arcanes du pouvoir avec son excellent Exercice de l’Etat. Avec Les Anomymes, nous traquons Yvan Colonna. Une chasse à l’homme à travers les mots qui s’échappent des multiples auditions. Ils connaissent tous Yvan. Ou peut-être pas. De toute façon, ils ne piperont mot.
Le cinéaste prend le temps de revenir à la fois sur la mort du préfet Erignac et sur la concurrence que se livrent les nombreuses factions indépendantistes. On comprend que la décision de tuer l’homme d’Etat naît davantage de la volonté de faire un coup plutôt que de défendre une idéologie. La mort d’Erignac, c’est l’histoire d’un braquage, ou quand l’histoire et les hommes tournent les talons pour ne plus rien regarder en face.
Les Anonymes m’a rappelé la justesse des points de vue sur notre société développés dans L.627 de Bertrand Tavernier. Jamais, nous ne sommes dans l’épate. Le film transpire le sérieux et la vérité. La véracité comme un coup de poing. Les acteurs et les actrices ne se ménagent pas pour donner du grain à moudre à notre réflexion sur cette affaire politico-judiciaire qui a défrayé la chronique. Jean-Philippe Ricci en Colonna est formidable. Juste et ambigu comme il faut.
Un film ultra-conseillé. (Lire la suite…)

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Rencontre avec Adrien Binh Doan

Smell of Us : dans les coulisses du dernier Larry Clark

Adrien Binh DoanOn a tout entendu sur le tournage de The Smell of Us, le dernier long-métrage de Larry Clark, celui qui filme l’adolescence comme personne aux Etats-Unis (Kids, Ken Park…). On a surtout retenu l’ambiance pesante qui vit partir ses protagonistes principaux, protagonistes qui se sont longuement répandus depuis dans les médias sur cette expérience houleuse et douloureuse. Mais s’agit-il de la seule vérité ? Le jeune comédien professionnel (un des seuls sur le plateau) Adrien Binh Doan raconte son expérience à lui, qui est tout autre…

 
Connaissiez-vous le travail de Larry Clark ?

Oui, j’avais notamment vu Ken Park qui m’avait beaucoup marqué et avant le tournage, je me suis replongé dans certains de ses films comme Kids ou Marfa Girl.

Comment êtes-vous arrivé sur The Smell of Us ?

Dans un studio d’acteurs, l’Actors Factory, j’ai rencontré Anaïs Beluze, qui était l’assistante de Fabienne Bichet, la directrice de casting sur ce film. A la base, Larry Clark recherchait quelqu’un pour jouer le rôle d’un étranger, un jeune Roumain de 15 ans. Mais j’ai quand même fait l’audition et ça a bien marché. Comme ce n’était que pour une seule scène au départ, je n’avais pas tellement d’appréhension. C’est après seulement que j’ai appris que mon rôle allait être étoffé. Et finalement, j’ai tourné une semaine. (Lire la suite…)

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