Cinéma à la une
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Le frichti de l’hiver 2019-2020 !

Cette sélection annonce un hiver rude. C’est la raison pour laquelle celle-ci est chaude et épaisse. Vous retrouverez Magnum, toujours aussi bien gaulé, du western politique et engagé et des thrillers en mode seventies sacrément burnés. De quoi passer les semaines qui arrivent tranquille sous la couette !

 

Magnum P.I saison 7

Tom Selleck dans MagnumCette septième saison de Magnum est un véritable crève-cœur, pas un beau gâchis mais un petit gâchis. On sait qu’elle devait être la dernière. En effet, nous sommes à la fin des années 1980 et Tom Selleck, qui en a ras la moustache, espère enfin se faire un nom au cinéma. Donald Bellisario, quant à lui, le scénariste et producteur, est parti sur d’autres aventures laissant son petit personnel gérer la boutique et les intrigues. Du coup, on se retrouve avec une quantité d’épisodes sans âme ni saveur, un peu comme si tout le monde avait lâché l’affaire. Toutefois, un épisode particulièrement sort du lot ; l’épisode 6, Comptes et comptines, où, alors qu’il fait ses comptes, Magnum reçoit un appel mystérieux. Un homme le menace, utilisant comme message une comptine… Caméra à l’épaule, gros plans, tensions à donf, musique de Phil Collins, cet épisode est une merveille. On se croirait dans le Manhunter goupillé par Michael Mann la même année. Formidable ! L’épisode suivant, tout en rupture, voit l’arrivée de Lily, la fille du détective. Magnum apprend qu’il est père mais semble s’en moquer. Troublant. Et puis le fameux épisode 9, un cross-over avec Angela Lansbury d’Arabesque ! Du cross-over gériatrique par excellence ! L’épisode 17, intitulé Laura, accueille Frank Sinatra en guest dans le rôle d’un vieux détective à la recherche de sa petite fille. Excellent et émouvant. Ouf, l’honneur est sauf. Cette saison 7 n’est pas honteuse, elle a juste perdu son mojo. Le dernier épisode, cataclysmique, a tellement fait gueuler les fans, qu’une saison 8 fut commandée en urgence et je vous en parlerai bientôt. Youpi. (Lire la suite…)

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Mordez la poussière ! #13

Cette nouvelle sélection de westerns compile des œuvres qui offrent de magnifiques portraits de femmes et d’hommes prisonniers de leur condition ou qui cherchent à s’en échapper. Quand le western sort des sentiers battus, il faut en profiter ! Alors savourez…

Les Chevaliers du Texas, de Ray EnrightLes Chevalier du Texas réalisé par Ray Enright avec Joel McCrea, Dorothy Malone, Alexis Smith, Zachary Scott…

Durant la guerre de Sécession, Luke Cottrell, chef des francs-tireurs nordistes, brûle le ranch des « Trois Cloches », propriété de Kip Davis, Charlie Burns et Lee Price. Pour se venger, Kip décide de laisser sa fiancée Deborah et prend la route du sud pour retrouver Luke Cottrell et le punir. Afin de pouvoir reconstruire le ranch, Kip s’engage avec Rouge de Lisle, bientôt rejoint par Charlie, pour organiser un trafic d’armes pour le Sud. Lorsqu’enfin Kip revient dans la ville, il apprend que Deborah est amoureuse de Lee…
Les Chevaliers du Texas n’est pas un western révolutionnaire. C’est une oeuvre solide (comprenez par là « traditionnelle ») portée par des acteurs non moins solides. Joel McCrea, Zachary Scott et Dorothy Malone crèvent l’écran au coeur de chaque scène. Cette histoire d’amour et d’abandon ne devrait pas laisser de marbre les fans de romance déceptive. En effet, si le genre western ne s’aventure que trop rarement sur le terrain de la psychologie, les scénaristes, Zachary Gold et James R.Webb, n’ont pas hésité à privilégier la profondeur des personnages au détriment de l’intrigue. Ici, le manichéïsme de bas étage n’est pas de mise car les héros ne sont pas vraiment des héros et les méchants pas si méchants. Les Chevaliers du Texas se regarde comme une étude de moeurs. Le technicolor est d’une beauté à couper le souffle. (Lire la suite…)

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La Frichti Sélection

Cette nouvelle sélection ne manque ni de charme, ni de piquant et encore moins d’originalité. Elephant Films nous sort de derrière les fagots quatre Douglas Sirk inédits, du muet tragique et bidonnant et du culte de chez culte. Alors que demande le peuple ? Le peuple ne demande rien – à part la revalorisation du SMIC à 6000 euros net par mois, une baisse de la TVA de 20 % à 0,1 % – car il est forcément satisfait par cette nouvelle sélection.

MagnumEt vous savez quoi ? Nous allons commencer cette revue par une surprise avec la saison 6 de Magnum P.I. Une saison surprenante qui dénote des précédentes. On y voit Magnum et Higgins régler leurs affaires personnelles en Angleterre (Déjà vu épisodes 1 et 2), Magnum endosser le rôle de surveillant au Gardens Hotel (Hotel Dick épisode 5) puis retourner chez lui après 13 ans d’absence (cet épisode 7, La Lettre volée, est sans aucun doute l’un des plus émouvants de la série). Dans cette saison 6, chaque personnage semble désabusé, prêt à quitter l’île définitivement, comme si l’aventure était terminée. L’épisode 14, Coup de force, où Higgins est accusé d’avoir volé 50 000 dollars à Robin Masters bouleverse nos repères. Higgins soupçonné d’avoir dépouillé Robin Masters de ces œuvres d’art … ? Cornegidouille, c’est impossible !! Plus qu’aucune autre saison, on sent que les scénaristes et les producteurs cherchent à se renouveler avant le bouquet final. Nostalgie et mélancolie habitent chacun des 21 épisodes. La restauration de l’image est exceptionnelle.
La saison 6 est disponible dans un coffret blu-ray.
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