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	<title>Grand Écart</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>#37 : Bienvenue à Gamulla avec Razorback</title>
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		<pubDate>Sat, 02 Jun 2012 08:57:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fond de Placard]]></category>
		<category><![CDATA[Australie]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
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		<description><![CDATA[Bande-annonce de Razorback, film australien réalisé par Russell Mulcahy en 1984. Certains font des films d&#8217;horreur avec des serpents tueurs, d&#8217;autres avec des requins tueurs, quelques-uns avec des araignées tueuses&#8230;...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bande-annonce de <em>Razorback</em>, film australien réalisé par Russell Mulcahy en 1984. Certains font des films d&#8217;horreur avec des serpents tueurs, d&#8217;autres avec des requins tueurs, quelques-uns avec des araignées tueuses&#8230; Russell Mulcahy, lui, préfère un phacochère tueur. Respect.</p>
<p><center><iframe frameborder="0" width="560" height="320" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xbrroq?logo=0&#038;hideInfos=1"></iframe></center></p>
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		<title>Les Femmes du bus 678, de Mohamed Diab</title>
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		<pubDate>Thu, 31 May 2012 14:29:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie Amigues</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>

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		<description><![CDATA[Après le succès du remarquable <em>Une séparation</em> en 2011 de l'Iranien Asghar Farhadi, voilà un petit film qui en dit long sur la condition et la difficile émancipation de la femme...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/femmes-bus-678-mohamed-diab.jpg" alt="Les Femmes du bus 678, de Mohamed Diab" title="Les Femmes du bus 678, de Mohamed Diab" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-7892" />Après le succès du remarquable <em><a href="/cinema/une-separation-asghar-farhadi/" target="_blank">Une séparation</a></em> en 2011 de l&#8217;Iranien Asghar Farhadi, voilà un petit film qui en dit long sur la condition et la difficile émancipation de la femme. Nous sommes cette fois en Egypte, à la veille des événements de la place Tahrir. Un premier long-métrage saisissant réalisé par Mohamed Diab, jeune cinéaste engagé, et produit par la chanteuse populaire Boushra qui interprète Fayza, le rôle principal. A l&#8217;origine, un fait divers. En 2008, pour la première fois une femme a porté plainte et obtenu trois ans d&#8217;emprisonnement pour son agresseur sexuel. Fiction et réalité vont très vite se confondre, et le film de jouer un rôle dans les mutations du pays puisque, depuis sa sortie en Egypte et son énorme succès, une loi sur «les harcèlements sexuels» a vu le jour (jusque-là on ne parlait que d&#8217;«agressions») et des procès ont fleuri. Un film utile donc, mais pas seulement. Un objet cinématographique brillant. Qui ne démontre pas et évite les écueils de la caricature.<span id="more-7872"></span></p>
<p>Trois femmes, trois combats qui s&#8217;entrecroisent par une mise en scène ingénieuse. Trois destins réunis par un même refus de subir. Il y a Fayza, mariée, voilée, pauvre, qui, dans le bus, est victime d&#8217;agressions sexuelles quotidiennes. De la part d&#8217;hommes machos, grossiers qui jouent à «frotti-frotta», avec pour seule caution de leur bonne foi, le citron glissé dans leur poche pour masquer leur érection et leur vile pulsion. A bout, outragée dans sa condition de femme et d&#8217;épouse &#8211; elle ne veut plus que son mari la touche -, elle décide d&#8217;agir, d&#8217;abord seule. Poussée au départ par son instinct, elle préméditera ensuite son geste libérateur : piquer les agresseurs avec une aiguille là où ça fait mal : leur sexe. Seba, quant à elle, est plus libre, plus féminine, plus intellectuelle. Mais un jour, agressée lors d&#8217;une manifestation, elle se retrouve rejetée par son mari. L&#8217;infâme, c&#8217;est l&#8217;impuissance de l&#8217;homme à se mettre à la place de sa femme. Il se pose en bafoué, incapable de vivre avec la «souillure» de son épouse. Enfin, il y a Nelly. Elle est jeune, libre, rebelle (elle fait du stand-up). Après s&#8217;être fait violenter dans la rue, elle veut porter plainte. Elle ira au bout malgré la pression de ses proches qui le vivent comme un déshonneur. </p>
<p>Toutes les trois sont en lutte. Contre les hommes. Contre la société. Mais loin de la caricature, le réalisateur porte un regard lumineux et nuancé sur les maux qui ulcèrent son pays. D&#8217;une part, les femmes ne sont pas montrées comme un bloc soudé : toutes ne veulent pas s&#8217;émanciper, à l&#8217;image de la collègue de Fayza qui prend le bus pour s&#8217;offrir aux hommes et éventuellement trouver un mari. Certaines sont gagnées par le désir de se confier mais restent muettes lors des groupes de parole organisés par Seba. Quant à nos trois héroïnes, elles se comprennent, s&#8217;entraident, se jugent et se déchirent tour à tour. D&#8217;autre part, les hommes ne sont pas tous des gros dégueulasses. Ainsi, deux contrepoints sympathiques à la bestialité de la gent masculine : le flic, qui comprend et protège les femmes, même s&#8217;il ne fait rien véritablement pour les aider. Et le petit copain de Nelly, qui finit par la soutenir dans son combat. Enfin, au-delà des violences faites aux femmes, c&#8217;est toute la société égyptienne qui est passée au crible : le couple, la misère économique (présentée comme terreau des agressions, puisque sans boulot les hommes ne peuvent se marier et sont ainsi sexuellement frustrés), la fragile solidarité entre les femmes et leur douloureuse émancipation. Tout cela porté par une belle interprétation, des dialogues bien écrits et une bonne dose d&#8217;humour malgré la gravité du propos.</p>
<p>&nbsp;<br />
Les Femmes du bus 678 <em>de Mohamed Diab avec Bushra Rozza, Nelly Karim, Nahed El Sebai, Omar El Saeed&#8230; Egypte, 2011. Sortie le 30 mai 2012.</em></p>
<p><center><iframe frameborder="0" width="480" height="270" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xr6hal?logo=0&#038;hideInfos=1"></iframe></center></p>
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		<title>04/06-09/06 : Festival du film d&#8217;animation d&#8217;Annecy</title>
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		<pubDate>Wed, 30 May 2012 13:04:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pense-bête]]></category>
		<category><![CDATA[dessin animé]]></category>

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		<description><![CDATA[De quoi s&#8217;agit-il ? Annecy 2012, c&#8217;est un Festival du film d&#8217;animation et un Marché international du film d&#8217;animation (le Mifa). Côté festival, professionnels et public vont pouvoir regarder tous...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/affiche-annecy-2012.jpg" alt="Festival du film d&#039;animation d&#039;Annecy 2012" title="Festival du film d&#039;animation d&#039;Annecy 2012" width="120" height="120" class="alignleft size-full wp-image-7836" /><strong>De quoi s&#8217;agit-il ?</strong></p>
<p>Annecy 2012, c&#8217;est un Festival du film d&#8217;animation et un Marché international du film d&#8217;animation (le Mifa). Côté festival, professionnels et public vont pouvoir regarder tous les jours du 4 au 9 juin des films d&#8217;animation venant de tous pays. Cette année, l&#8217;Irlande est également mise à l&#8217;honneur. Mais c&#8217;est aussi le lieu incontournable pour qui veut découvrir l&#8217;envers du décor : les rencontres &laquo;&nbsp;Entre les images&nbsp;&raquo; permettent ainsi de mieux saisir les questions liées à la création, la fabrication ou la production des œuvres. Quant au jury, il aura la délicate mission de décerner dix-huit prix, dont les fameux Cristal du court-métrage et Cristal du long-métrage.<br />
Côté Mifa, les multiples espaces permettent aux 2400 professionnels présents d&#8217;échanger, d&#8217;organiser des projections, de proposer des collaborations, pour que chaque projet trouve un partenaire.</p>
<p><em>&raquo; Plus d&#8217;informations sur le <a href="http://www.annecy.org/" target="_blank" rel="nofollow">site du Festival d&#8217;Annecy</a></em></p>
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		<title>Cannes 2012 : Corps meurtris, cœurs battants</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/festival-cannes-2012/films-65e-cannes/review-corps-meurtris-coeurs-battants/</link>
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		<pubDate>Wed, 30 May 2012 12:36:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne-Claire Cieutat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
		<category><![CDATA[moignon]]></category>

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		<description><![CDATA[Les écrans du Palais des festivals et de ses sections parallèles en auront accueilli, des corps malmenés, altérés ou déliquescents. Une large part des films sélectionnés cette année au 65e Festival de Cannes...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/marion-cotillard-rouille-os-1.jpg" alt="Marion Cotillard dans De rouille et d&#039;os" title="Marion Cotillard dans De rouille et d&#039;os" width="280" height="166" class="alignleft size-full wp-image-7842" />Les écrans du Palais des festivals et de ses sections parallèles en auront accueilli, des corps malmenés, altérés ou déliquescents. Une large part des films sélectionnés cette année au <a href="/pense-bete/festival-de-cannes-2012/" target="_blank">65e Festival de Cannes</a> interrogent leur finitude, subite ou annoncée. Et dans la peau de ces êtres de chair à l’image figurés, des comédiens sublimes ont marqué les esprits par leur présence remarquable. Retour sur ces chocs cannois et sur leurs durables effets.   </p>
<p>Il y eut, en préambule à une copieuse compétition, une image traumatisante. Celle d’une silhouette réduite de moitié, celle d’un corps délicat à la féminité brutalement confisquée : l’orque dressée de <em><a href="/cinema/de-rouille-et-os-jacques-audiard/" target="_blank">De rouille et d’os</a></em>, bête colossale à la trajectoire accidentellement déviée, fait voler en éclats la vie de Stéphanie, désormais privée de ses jambes. L’impact visuel est à la mesure des performances numériques actuelles : immense et persistant. Jacques Audiard, dès lors, réhabilite le corps de son héroïne et le guide sur le chemin de la réconciliation. Au vérisme de ses images, s’adjoignent des éléments de mythologies convoquées &#8211; une canne, deux tatouages, des prothèses métalliques apparentes dessinent les contours hybrides d’une héroïne cousine des univers de <em>Crash</em> ou <em>Robocob</em>. C’est le cinéma, ses réminiscences, autant que sa rencontre avec un homme impulsif et sans codes qui la reconstruiront. Effets saisissants, beau film. <span id="more-7826"></span></p>
<h3>Fragments d’anatomie pulvérisée </h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/post-tenebras-lux-photo.jpg" alt="Post Tenebras Lux, de Carlos Reygadas" title="Post Tenebras Lux, de Carlos Reygadas" width="280" height="174" class="alignright size-full wp-image-7849" />Cette image inaugurale cédera la place à d’autres, frontales, elles aussi, mais à l’impact tout relatif. Un homme, de dos, s’arrache la tête avec les mains : <em><a href="/cinema/post-tenebras-lux-carlos-reygadas/" target="_blank">Post Tenebras Lux</a></em> de Carlos Reygadas (prix de la mise en scène, contre toute attente) aura déclenché les rires excédés d’un parterre de journalistes ahuris face à la plus littérale « prise de tête » de l’histoire du septième art. Instant choc, mais sans résonance. D’autres carcasses connaîtront un sort guère plus enviable dans <em><a href="/cinema/cogan-mort-douce-killing-them-softly-andrew-dominik/" target="_blank">Cogan, la mort en douce</a></em>, polar cynique d’Andrew Dominik, où un tueur à gages (Brad Pitt, statufié) nettoie ses victimes à bout portant et au ralenti, ou dans <em><a href="/cinema/lawless-hommes-sans-loi-john-hillcoat/" target="_blank">Des hommes sans loi</a></em> de John Hillcoat : la baston, à l’heure de la prohibition, s’y élève au rang d’art national. Oubliable. </p>
<h3>Souffrances profondes </h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/au-dela-collines-mungiu.jpg" alt="Au delà des collines, de Cristian Mungiu" title="Au delà des collines, de Cristian Mungiu" width="280" height="168" class="alignleft size-full wp-image-7845" />Mais à ces gueules cassées, répondent des souffrances moins spectaculaires et bien plus bouleversantes. L’amoureuse exorcisée du magnifique <em><a href="/cinema/au-dela-collines-cristian-mungiu/" target="_blank">Au delà des collines</a></em> de Cristian Mungiu, sous la soutane imposée, vivra, elle aussi, un martyre. Au cœur d’un monastère orthodoxe niché sur des terres roumaines, elle partira en guerre contre l’obscurantisme, ses désirs en bandoulière. Le film raconte son combat passionnel, hors du temps, hors du monde. Et lorsqu’aux ténèbres répond la clarté, visuelle et sonore, du brillant final hors les murs, c’est tout l’élan vital renié jusqu’alors qui jaillit au grand jour. Quel effet ! C’est qu’on aura retenu notre souffle, quotidiennement ou presque, lors de cette édition. Nous aurons fréquenté ténèbres et souterrains, des heures durant &#8211; Carax et son errance nocturne, Reygadas et ses fantasmes floutés, Vinterberg et son cauchemar éveillé, Haneke et son temps suspendu.<br />
Leurs films parlent, aussi, de ce qui a été et qui n’est plus – un certain cinéma aujourd’hui disparu dans <em><a href="/cinema/holy-motors-de-leos-carax/" target="_blank">Holy Motors</a></em> de Leos Carax, une calomnie et ce qu’elle emporte sur son passage dans <em><a href="/cinema/la-chasse-thomas-vinterberg/" target="_blank">La Chasse</a></em> de Thomas Vinterberg, une vie évanouie dans <em><a href="/cinema/amour-michael-haneke/" target="_blank">Amour</a></em> de Michael Haneke. Les corps qui s’y meuvent portent la marque durable de cet avant-après. </p>
<h3>Corps en mélancolie </h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/paradis-amour-seidl-margarete-tiesel.jpg" alt="Margarete Tiesel dans Paradis : Amour" title="Margarete Tiesel dans Paradis : Amour" width="280" height="151" class="alignright size-full wp-image-7846" />Ils sont bouleversants, ces corps marqués par le temps qui passe. Ceux de Jean-Louis Trintignant et d’Emmanuelle Riva, qui n’aura eu cesse de clamer, de conférence en entretiens, jusque sur la scène de la salle Lumière à l’heure de la juste victoire, sa joie profonde à incarner Anne, sous la caméra sensible et respectueuse de Michael Haneke. Les regards croisés et les voix tissées de leurs personnages racontent, avec pudeur et intensité combinées, cet éternel amour à l’heure où les corps, de fait, se séparent. Une pareille présence, une pareille audace, sont inoubliables.<br />
Il y eut aussi, pathétiques et rageurs, ces corps difformes de femmes désertées par leur jeunesse dans <em><a href="/cinema/paradis-amour-ulrich-seidl/" target="_blank">Paradis : amour</a></em> d’Ulrich Seidl. Instants d’effroi : lorsque valsent, dans la moiteur d’un exotisme visité (le Kenya et son tourisme sexuel), le racisme éhonté et le désir d’un frisson qui se dérobe à lui-même.<br />
La jeunesse évadée, aussi, s’invite chez Noémie Lvovsky qui revisite son adolescence avec grâce dans <em><a href="/cinema/camille-redouble-noemie-lvovsky/" target="_blank">Camille redouble</a></em> (sélectionné à la <a href="/festival-cannes-2012/films-65e-cannes/quinzaine-realisateurs-edouard-waintrop/" target="_blank">Quinzaine des réalisateurs</a>). Son goût du fantasque la propulse, sous ses traits actuels de quadra, à l’époque de ses 16 ans. Une Alice au pays d’antan qui, dans un vertige, retrouvera ses parents disparus et son grand amour, avant le naufrage. Celle que les cinéastes confrontent aujourd’hui, en tant qu’actrice, aux corps graciles de comédiennes juvéniles (<em><a href="/cinema/apollonide-maison-close-bertrand-bonello/" target="_blank">L&#8217;Apollonide</a></em>, <em><a href="/cinema/17-filles-delphine-muriel-coulin/" target="_blank">17 filles</a></em>, <em>Les Adieux à la reine</em>), se joue avec tendresse de l’inexorable. Elle exulte, burlesque et émouvante, et nous embarque avec joie dans sa folle traversée. </p>
<h3>La réconciliation </h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/mud-matthew-mcconaughey-jeff-nichols.jpg" alt="Matthew McConaughey dans Mud" title="Matthew McConaughey dans Mud" width="280" height="163" class="alignleft size-full wp-image-7850" />Il y eut donc aussi, au cœur de ces souffrances plurielles, de beaux instants d’exultation et d’épiphanie. Le corps mutilé de Stéphanie/Marion Cotillard à nouveau traversé par le désir dans <em>De rouille et d’os</em>, Melvil Poupaud en homme-femme aux prises avec sa métamorphose sexuelle dans le flamboyant film-fleuve de Xavier Dolan, <em><a href="/cinema/laurence-anyways-xavier-dolan/" target="_blank">Laurence Anyways</a></em>. Ou la silhouette sculptée de Matthew McConaughey dans le tellurique <em><a href="/cinema/mud-jeff-nichols/">Mud</a></em> de Jeff Nichols. Le glamour bodybuildé fait la courte échelle à la faille sentimentale dans ce film magnifique où les hommes ont le cœur en berne. Ce fut le point d’orgue de la compétition, bel instant de réconciliation et puissant chant d’amour. Joli final pour un festival où l’intime et le spectaculaire, les ténèbres et la lumière se seront succédé tour à tour.  </p>
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		<title>31/05-10/06 : reprise de la Quinzaine des réalisateurs au Forum des images</title>
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		<pubDate>Tue, 29 May 2012 13:06:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Quinzaine des réalisateurs]]></category>

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		<description><![CDATA[De quoi s&#8217;agit-il ? Hop, sitôt finie, la 44e Quinzaine des réalisateurs cannoise s&#8217;exporte au Forum des images parisien. Du 31 mai au 10 juin 2012, vous pourrez découvrir tous...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/Reprise-quinzaine-realisateurs-2012.jpg" alt="Reprise de la Quinzaine des réalisateurs au Forum des images" title="Reprise de la Quinzaine des réalisateurs au Forum des images" width="120" height="120" class="alignleft size-full wp-image-7865" /><strong>De quoi s&#8217;agit-il ?</strong></p>
<p>Hop, sitôt finie, la 44e Quinzaine des réalisateurs cannoise s&#8217;exporte au Forum des images parisien. Du 31 mai au 10 juin 2012, vous pourrez découvrir tous les films projetés à Cannes. L&#8217;avantage, c&#8217;est que le <a href="/festival-cannes-2012/films-65e-cannes/palmares-quinzaine-realisateurs-waintrop/">palmarès</a> étant déjà tombé, les flemmards pourront directement aller voir les films primés pour éviter de perdre du temps&#8230; Les autres pourront suivre les conseils de Grand Écart <a href="/tag/quinzaine-des-realisateurs/">ici</a>.</p>
<p>&nbsp;<br />
<em>&raquo; Téléchargez le programme complet sur le <a href="http://www.forumdesimages.fr/fdi/Festivals-et-evenements/Reprise-de-la-Quinzaine-des-realisateurs-2012/Presentation" target="_blank" rel="nofollow">site du Forum des images</a></em></p>
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		<title>Le palmarès du 65e Festival de Cannes</title>
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		<pubDate>Mon, 28 May 2012 08:41:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[Michael Haneke]]></category>
		<category><![CDATA[Nanni Moretti]]></category>

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		<description><![CDATA[Voilà, Cannes, c'est fini. Cette année, ce n'est pas la Palme d'or qui aura créé la surprise, mais plutôt les autres prix. Le film de Michael Haneke, magnifique, mérite largement cette récompense, et...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/palme-or-haneke-amour.jpg" alt="Emmanuelle Riva, Michael Haneke et Jean-Louis Trintignant reçoivent la Palme d&#039;or © Sébastien Dolidon" title="Emmanuelle Riva, Michael Haneke et Jean-Louis Trintignant reçoivent la Palme d&#039;or © Sébastien Dolidon" width="280" height="116" class="alignleft size-full wp-image-7712" />Voilà, Cannes, c&#8217;est fini. Cette année, ce n&#8217;est pas la Palme d&#8217;or qui aura créé la surprise, mais plutôt les autres prix. Le film de Michael Haneke, magnifique, mérite largement cette récompense, et permet à son réalisateur de rejoindre le clan restreint des doubles-palmés (qui s&#8217;élargit ainsi à six metteurs en scène : Emir Kusturica, Francis Ford Coppola, Bille August, Shohei Imamura, Jean-Pierre et Luc Dardenne, Michael Haneke). Pour le reste, on peut s&#8217;étonner de voir quelques-uns des films qui nous ont le plus marqués pendant cette quinzaine tout bonnement absents du palmarès. <em><a href="/cinema/dans-la-brume-sergei-loznitsa/" target="_blank">Dans la brume</a></em>, <em><a href="/cinema/paradis-amour-ulrich-seidl/" target="_blank">Paradis : Amour</a></em>, <em><a href="/cinema/mud-jeff-nichols/" target="_blank">Mud</a></em> et <em><a href="/cinema/holy-motors-de-leos-carax/" target="_blank">Holy Motors</a></em> figurent parmi les œuvres les plus fortes du 65e Festival de Cannes. Leur absence ici, au profit notamment d&#8217;un double prix à <em><a href="/cinema/au-dela-collines-cristian-mungiu/" target="_blank">Au delà des collines</a></em> &#8211; malgré l&#8217;immense bien qu&#8217;on pense de ce film -, d&#8217;un Grand Prix à Matteo Garrone alors que <em><a href="/cinema/reality-matteo-garrone/" target="_blank">Reality</a></em> de Matteo Garrone nous a semblé bien en deçà des autres longs-métrages sélectionnés, et d&#8217;un prix de la mise en scène à <em><a href="/cinema/post-tenebras-lux-carlos-reygadas/" target="_blank">Post Tenebras Lux</a></em> de Carlos Reygadas, film si radical qu&#8217;il en devient opaque, ne font que mettre davantage en lumière le nom des gagnants, qui semblent les mêmes année après année. A se demander si Cannes n&#8217;est pas le Roland Garros du cinéma : malgré un nombre impressionnant de participants au départ, ce sont toujours les mêmes qui disputent la finale. <span id="more-7709"></span><br />
&nbsp;</p>
<h4>Palme d&#8217;or</h4>
<p><em><a href="/cinema/amour-michael-haneke/" target="_blank">Amour</a></em> de Michael Haneke<br />
&nbsp;</p>
<h4>Grand Prix</h4>
<p><em><a href="/cinema/reality-matteo-garrone/" target="_blank">Reality</a></em> de Matteo Garrone<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix de la mise en scène</h4>
<p><em><a href="/cinema/post-tenebras-lux-carlos-reygadas/" target="_blank">Post Tenebras Lux</a></em> de Carlos Reygadas<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix du scénario</h4>
<p><em><a href="/cinema/au-dela-collines-cristian-mungiu/" target="_blank">Au delà des collines</a></em> de Cristian Mungiu<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix d&#8217;interprétation féminine</h4>
<p>Cristina Flutur et Cosmina Stratan dans <em><a href="/cinema/au-dela-collines-cristian-mungiu/" target="_blank">Au delà des collines</a></em> de Cristian Mungiu<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix d&#8217;interprétation masculine</h4>
<p>Mads Mikkelsen dans <em><a href="/cinema/la-chasse-thomas-vinterberg/" target="_blank">La Chasse</a></em> de Thomas Vinterberg<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix du jury</h4>
<p><em><a href="/cinema/part-des-anges-ken-loach/" target="_blank">La Part des anges</a></em> de Ken Loach<br />
&nbsp;</p>
<h4>Caméra d&#8217;or</h4>
<p><em><a href="/cinema/betes-sud-sauvage-benh-zeitlin/" target="_blank">Les Bêtes du sud sauvage</a></em> de Benh Zeitlin<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix Un Certain Regard</h4>
<p><em><a href="/cinema/despues-lucia-michel-franco/" target="_blank">Despues de Lucia</a></em> de Michel Franco</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Amour, de Michael Haneke</title>
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		<pubDate>Mon, 28 May 2012 06:38:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne-Claire Cieutat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Films du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[chef-d'oeuvre]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Michael Haneke]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est une histoire d'une tristesse insondable et d'une parfaite simplicité. Un chapitre final, en marge d'autres qui, ici, conserveront leur part voilée. Car de la vie d'Anne et de Georges, professeurs...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Un grand film d’amour</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/amour-michael-haneke-1.jpg" alt="Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva dans Amour, de Michael Haneke" title="Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva dans Amour, de Michael Haneke" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-7153" />C’est une histoire d&#8217;une tristesse insondable et d&#8217;une parfaite simplicité. Un chapitre final, en marge d&#8217;autres qui, ici, conserveront leur part voilée. Car de la vie d&#8217;Anne et de Georges, professeurs de musique au crépuscule de leur existence, on ne saura que peu de choses. Un piano à queue, des livres et disques amoncelés au fil du temps dans un vaste appartement parisien, trahissent une passion et un métier communs ; un album photos, parcouru brièvement lors d’un déjeuner, laisse s&#8217;échapper les échos lointains d’une jeunesse évanouie et donne à entrevoir une trajectoire commune. Anne et Georges sont octogénaires. Ils s’aiment toujours et d’un amour puissant. Et le matin soudain où Anne, ébranlée par une tentative de cambriolage survenue la veille, est victime d’une absence cérébrale conséquente, leur couple doit accueillir la promesse d’une douleur : celle de voir l’être aimé s&#8217;éteindre, à petit feu. <span id="more-6150"></span><br />
<em>« Rien de tout cela ne mérite d’être montré »</em>, dit Georges, digne et dévasté, à leur fille de passage (Isabelle Huppert, toute en raideur contrastée). La triviale cruauté de la situation, pourtant, jamais ne se dérobe à la caméra. Michael Haneke suit, pas à pas, les étapes de ce déclin et filme les liens qui unissent, plus que jamais, ces personnages l’un à l’autre. Jamais la distance, grammaire essentielle de son cinéma depuis <em>Le 7e Continent</em>, n’aura été teintée d’autant de tendresse et de chaleur humaine. Ici, nulle manipulation du regard, mais une pudeur et un respect immense pour ce qui se joue en direct : le soutien, indéfectible, face à l’inexorable et au chagrin.<br />
Emmanuelle Riva et Jean-Louis Trintignant sont Anne et Georges à l’écran. Deux présences absolues, deux corps vieillissants, mais volontaires &#8211; jusque dans ces deux séquences burlesques, imprévisibles en la circonstance et dans le cinéma de Michael Haneke, où Anne, souriante, virevolte sur un fauteuil roulant dont le contrôle lui échappe, puis celle où Georges tente maladroitement de saisir un pigeon égaré dans leur appartement, une couverture à la main. Et deux voix aux timbres chargés de résonances d’envergure (celle d’<em>Hiroshima mon amour</em>, c’est elle, celle de <em>Un homme et une femme</em>, c’est lui). Elles sont sublimes, leurs voix, singulières et envoûtantes. Leurs personnages, érudits et bourgeois, s’expriment sans défaut et ont les accents de ceux qui ont eu le luxe de pouvoir cultiver leurs pensées, chemin faisant. Leurs phrasés, faits de ruptures et de silences, se déploient dans l’espace et circulent au sein de cet appartement concentrique et des cadres aérés qui en soulignent l’architecture. Ils se tissent aux notes de Schubert, chères aux cœurs des protagonistes, et malgré la stase qui à tout instant menace, c’est un apaisement que ce mariage sonore procure, un bercement, inattendu, aux portes de l’hypnose. C&#8217;est au cœur de chaque son que se tapit, discrète et larvée, la part romanesque de ce beau film musical traqué par le silence continu. Sa charge émotionnelle est considérable et bouleversante. </p>
<p>&nbsp;<br />
Amour<em> de Michael Haneke, avec Jean-Louis Trintignant, Emmanuelle Riva, Isabelle Huppert. France, 2012. Palme d&#8217;or du 65e Festival de Cannes. Sortie le 24 octobre 2012.</em></p>
<p><strong>&raquo; Retrouvez tout notre <a href="/festival-cannes-2012/">dossier dédié au 65e Festival de Cannes</a></strong></p>
<p><center><iframe frameborder="0" width="560" height="315" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xqsvmg?logo=0&#038;hideInfos=1"></iframe></center></p>
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		<title>Au delà des collines, de Cristian Mungiu</title>
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		<pubDate>Sun, 27 May 2012 21:35:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Films du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>
		<category><![CDATA[Roumanie]]></category>

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		<description><![CDATA[Oui le nouveau film de Cristian Mungiu est long, très long diront certains… mais c’est pour le bien de son sujet. Une lente et pénétrante descente aux enfers. Le récit du calvaire subi par Alina dans un...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/04/mungiu-cristian-au-dela-collines.jpg" alt="Au-delà des collines de Cristian Mungiu" title="Au-delà des collines de Cristian Mungiu" width="280" height="154" class="alignleft size-full wp-image-7113" />Oui le nouveau film de Cristian Mungiu est long, très long diront certains… mais c’est pour le bien de son sujet. Une lente et pénétrante descente aux enfers. Le récit du calvaire subi par Alina dans un monastère orthodoxe, au fin fond de la Roumanie. Venue rejoindre la jolie Voichita, son amie d’enfance, son amour de toujours, Alina débarque dans ce lieu coupé du monde. Toutes deux partiront en Allemagne pour vivre ensemble, elle en est persuadée. Mais si Voichita aime encore Alina, elle s’est tournée vers la foi et n’est pas décidée à quitter la communauté religieuse qu’elle a intégrée. Alina, amoureuse, ne peut accepter la décision de Voichita et sombre petit à petit dans l’hystérie.<span id="more-6177"></span><br />
Inspiré d’un fait divers qui fit scandale en Roumanie, <em>Au delà des collines</em> offre une nouvelle radiographie de la société roumaine. Une société plus actuelle que celle de <em>4 mois, 3 semaines, 2 jours</em> (Palme d’or 2007) qui se dessine pourtant, toujours et encore, comme un pays morcelé, conservateur et archaïque. Qui respire mal. Administration inquisitrice et poussive, famille démissionnaire, hôpitaux bondés, orphelins miséreux, jobs précaires, Eglise sectaire et infantilisante…</p>
<p>Dans ce huis clos étouffant, Cristian Mungiu interroge les croyances et la foi. Les illusions collectives. Le réalisateur roumain immerge le spectateur dans le quotidien monacal (corvées ménagères, prières, confessions et rares moments de détente) mené de main de maître par un prêtre dont on ne saura jamais s’il profite de la situation ou s’il croit intimement à la bonne parole qu’il délivre (les deux sans doute). Etudiant avec minutie le rythme, les codes et l’apparent réconfort de ce lieu austère. </p>
<p>Moins naturaliste que dans sa précédente création, sa caméra scrute le(s) mystère(s) ambiant(s), tandis que le montage et l’interprétation nerveux révèlent l’hystérie latente. Et c’est ainsi que d’épopée intimiste, <em>Au delà des collines</em> devient film fantastique : les croyants soutenant, pour justifier un exorcisme, que “la plus belle ruse du diable, c&#8217;est de faire croire qu&#8217;il n&#8217;existe pas”. Une façon pour Cristian Mungiu d’interroger notre rapport au monde, les notions d’altérité, de responsabilité individuelle et collective. Et d’aborder de front politique, morale et histoire. Répétant ses motifs de façon obsessionnelle, soignant sa symétrie, ajustant le rythme au sujet de son film à la perfection, Cristian Mungiu signe une œuvre époustouflante au centre de laquelle il place, une fois encore, la femme, sa solitude, ses peurs et ses illusions. </p>
<p>&nbsp;<br />
Au delà des collines <em>de Cristian Mungiu avec Cristina Flutur, Catalina Harabagiu, Cosmina Stratan&#8230; Roumanie, 2012. Prix du scénario du 65e Festival de Cannes. </em></p>
<p><strong>&raquo; Retrouvez tout notre <a href="/festival-cannes-2012/">dossier dédié au 65e Festival de Cannes</a></strong></p>
<p><center><iframe frameborder="0" width="560" height="245" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xqq75g?hideInfos=1"></iframe></center></p>
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		<title>Rencontre avec Benh Zeitlin</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/festival-cannes-2012/rencontres-portraits-65e-cannes/interview-benh-zeitlin-betes-sud-sauvage-quvenzhane-wallis-dwight-henry/</link>
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		<pubDate>Sun, 27 May 2012 12:40:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rencontres & Portraits du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[conte]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[enfance]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>

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		<description><![CDATA[A l'occasion de la projection de <em>Les Bêtes du sud sauvage</em> au 65e Festival de Cannes, rencontre avec son tout jeune réalisateur amoureux de la Louisiane, Benh Zeitlin...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/benh-zeitlin.jpg" alt="Benh Zeitlin à Cannes pour son film Les Bêtes du sud sauvage" title="Benh Zeitlin à Cannes pour son film Les Bêtes du sud sauvage © Léo-Paul Ridet" width="187" height="280" class="alignleft size-full wp-image-7033" />Déjà récompensé en début d&#8217;année à Sundance, <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/betes-sud-sauvage-benh-zeitlin/" target="_blank">Les Bêtes du sud sauvage</a></em>, premier film de Benh Zeitlin, débarque au <a href="/pense-bete/festival-de-cannes-2012/" target="_blank">Festival de Cannes</a>. En lice pour la caméra d&#8217;or et le prix <a href="/festival-cannes-2012/films-65e-cannes/selection-certain-regard/" target="_blank">Un Certain Regard</a>. Quelques minutes avant la projection officielle du film, on n&#8217;en connaît encore rien : aucun dossier de presse n&#8217;est disponible, aucune information en français &#8211; ou alors, de mauvaises traductions de quelques sites américains liés à Sundance. On connaît juste le nom du réalisateur, Benh Zeitlin, celui de sa coscénariste et auteur Lucy Alibar, et on a vu une bande-annonce magnifique à l&#8217;inspiration toute malickienne, dans laquelle deux comédiens charismatiques interprètent un père et sa fille : Dwight Henry est Wink, et Quvenzhané Wallis, 9 ans aujourd&#8217;hui, 6 au début du tournage, est Hushpuppy. Dire que Quvenzhané/Hushpuppy est charismatique est encore loin du compte : sitôt la projection terminée, on sait qu&#8217;on tient une œuvre audacieuse et riche, un réalisateur singulier, et une gamine fascinante. D&#8217;où le besoin irrépressible de demander à Benh Zeitlin, tant que le monde ne se l&#8217;arrache pas encore, pourquoi, comment, quand, et qui. <span id="more-7000"></span></p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>La Louisiane est-elle pour vous une grande source d’inspiration, comme elle peut l’être en littérature ?</strong></p>
<p><em>Les Bêtes du sud sauvage</em> a vraiment commencé il y a six ans, lorsque je suis allé en Louisiane réaliser un court-métrage <em>[</em>Glory at Sea<em>, ndlr]</em>. Quand je suis rentré à New York, j’ai su que je n’y resterai pas, et j’ai déménagé en Louisiane. J’ai essayé de comprendre ce qui m’attirait autant là-bas, et ce film, c’est comme une chanson d’amour à la Louisiane.</p>
<p><strong>Qu’est-ce qui vous a fait également tomber amoureux des habitants du Bayou ?</strong></p>
<p>C’est un endroit sauvage, une sorte de frontière avec le reste du pays, et je suis tombé amoureux des gens parce qu’il y a là-bas une liberté liée à l’abandon et à la pauvreté. C’est très unique, et c’est particulier à cet endroit où l’eau et la terre se mêlent, pas comme ici <em>[Benh Zeitlin montre la plage de la Croisette sur laquelle nous nous trouvons, ndlr]</em>, où l’eau marque une limite, mais un endroit où les deux sont imbriqués l’un dans l’autre.<br />
Pour vivre dans de telles conditions, il faut être incroyablement brave, tout le monde dans le bayou a du courage et une immense fierté pour son territoire, qui fait que ses habitants ne le quitteront pas. Les gens qui vivent là-bas y sont implantés et ne vont même jamais jusqu’à traverser le pont du Mississippi.</p>
<p><strong>Les habitants sont-ils oubliés du reste du monde ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/beasts-of-the-southern-wild-affiche.jpg" alt="L&#039;affiche originale des Bêtes du sud sauvage" title="L&#039;affiche originale des Bêtes du sud sauvage" width="189" height="280" class="alignright size-full wp-image-7034" />Ils ne le sont pas à ce point dans la réalité. Dans le film, le Bassin mélange plusieurs aspects de la culture louisianaise, qui combine à la fois culture créole, cajun et brésilienne avec celle de la Nouvelle-Orléans. Elles coexistent pleinement dans le Bassin. J’ai été aussi inspiré par l’île de Jean Charles, une communauté d’Amérindiens vivant tout au sud de la Louisiane. La petite route qui mène à l’eau dans <em>Les Bêtes du sud sauvage</em> est inspirée par ce lieu. Dans les années 1960, il y avait deux cents familles à cet endroit, les habitants parlaient français, vivaient en autosuffisance, élevaient du bétail, cultivaient leurs terres. Puis on y a découvert du pétrole, et les industriels ont chassé la population pour s’installer et construire des plateformes pétrolières. Aujourd’hui, la population s’est réduite à une trentaine de familles. Il y a quarante ans cet endroit mesurait environ 16 kilomètres de long, il n’en fait désormais que 5. En à peine plus d’une génération, cette communauté s’est effondrée. Sa culture a aussi été complètement détruite, seuls les grands-parents parlent encore français. Aujourd’hui, la population se bat avec le gouvernement pour récupérer ses terres. Même si le film ne traite pas de ce lieu en particulier, la manière dont le gouvernement a décidé de laisser tomber une population entière en cédant à la pression des industriels m&#8217;a beaucoup influencé. Aujourd’hui, c’est un lieu qui semble rayé de la carte.</p>
<p><strong>Les récents et dramatiques événements en Louisiane – l’ouragan Katrina, la marée noire de BP – ont-ils influencé l’écriture du scénario ?</strong></p>
<p>L’explosion de la plateforme Deepwater Horizon de BP s’est produite le premier jour du tournage <em>[le 20 avril 2010, ndlr]</em>. Nous étions dans la ville la plus proche de la plateforme, et comme plusieurs lieux de tournage allaient peu à peu être envahis par le pétrole, nous avons dû demander à BP la permission de franchir les barrières de protection. Le pétrole se déversait de plus en plus près de nous, comme les aurochs dans le film. Chaque jour on voyait aux informations cette marée noire se rapprocher de l’endroit où nous étions ; donc sans vraiment affecter le script, ça a modifié notre attitude sur le tournage, et ça m’a conforté dans le choix de mon sujet. Je me suis dit que dans la réalité aussi, ce monde était en train de disparaître parce que les institutions l’abandonnaient. Quant à Katrina, ce n&#8217;est pas tant cet ouragan que toutes les tempêtes qui s&#8217;abattent régulièrement dans la région qui y rendent la vie très précaire. J’étais conscient qu’il y avait constamment des ouragans, et que tout peut être balayé d’un coup.</p>
<p style="text-align: center"><a href="/cinema/betes-sud-sauvage-benh-zeitlin/" target="_blank"><strong>&raquo; Lire aussi la critique des <em>Bêtes du sud sauvage</em></strong></a></p>
<p><strong>Cette conscience de la fragilité de la vie donne un sens particulier à la mort chez ses habitants ?</strong></p>
<p>Ca ne signifie pas pour autant que les Louisianais soient suicidaires, mais pour en avoir parlé avec beaucoup de gens, quitter ces lieux et abandonner sa culture serait pire que mourir. On retrouve vraiment cette mentalité là-bas. Les fantômes sont très présents en Louisiane, on sent les gens très proches de l’au-delà. C’est quelque chose qui caractérise cette culture sauvage et sans peur.</p>
<p><strong>La relation entre Hushpuppy et son père est fascinante : il s’agit d’une éducation à la dure, mais en même temps très belle et émouvante&#8230;</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/dwight-henry.jpg" alt="Dwight Henry, acteur des Bêtes du sud sauvage © Léo-Paul Ridet" title="Dwight Henry, acteur des Bêtes du sud sauvage © Léo-Paul Ridet" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-7010" />Cette relation provient d’une des pièces de ma coscénariste Lucy Alibar, <em>Juicy and Delicious</em>. Elle raconte l’histoire d’un père et de son fils qui vivent seuls dans un ranch un peu fou. C’est une pièce en grande partie autobiographique, Lucy a grandi avec un père dur et sauvage qui se défiait de la science. Lorsqu’il a contracté un cancer, il le voyait comme un démembrement de la réalité, non comme une maladie. Le personnage du père de Hushpuppy est largement inspiré de celui du père de Lucy. C’était le genre de type qui explosait son poing contre un mur quand la passion devenait trop forte, comme Hushpuppy bascule, non pas dans la violence, mais dans son imaginaire lorsque les émotions deviennent trop fortes.</p>
<p><strong><em>Les Bêtes du sud sauvage</em> fait appel à plusieurs mythologies et serait difficile à résumer simplement. Est-ce un conte, de la science-fiction, du fantastique ?</strong></p>
<p>C’est un conte, mais pas un conte de fées. Il n’y a pas réellement de créatures surnaturelles, c’est davantage une histoire à la John Henry <a href="#note">(1)</a>, où des héros folkloriques se retrouvent face à des éléments extraordinaires. Si des moments paraissent fantastiques, c’est que <em>Les Bêtes du sud sauvage</em> est envisagé à travers le regard d’une petite fille de 6 ans, qui perçoit une réalité sans barrières, et je voulais respecter sa vision de la réalité en ne dissociant pas ce qui était réel du fantasme. Si Hushpuppy croit quelque chose, c’est que c’est la réalité. Je ne voulais surtout pas qu’on puisse se dire que c’est l’histoire d’une fille qui traverse une série de désastres. Pour elle, c’est avant tout une aventure mythique, il fallait donc partager ses perceptions.</p>
<p><strong>Quvenzhané Wallis, qui incarne Hushpuppy, est surprenante. Est-ce difficile de diriger une petite fille de 6 ans ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/quvenzhane-wallis.jpg" alt="Quvenzhané Wallis aka Hushpuppy, actrice des Bêtes du sud sauvage" title="Quvenzhané Wallis aka Hushpuppy, actrice des Bêtes du sud sauvage © Léo-Paul Ridet" width="280" height="187" class="alignright size-full wp-image-7035" />On savait d’avance que ce serait très difficile de trouver la comédienne. On a fait des castings à travers toute la Louisiane, on a auditionné entre 3500 et 4000 enfants. La première audition de Quvenzhané Wallis n’a pas été une véritable révélation, mais la petite fille est revenue pour une seconde audition, comme une vingtaine d’autres enfants. Dès qu’elle est arrivée, j’ai su qu’elle était différente. Elle n’avait pas besoin de parler, elle faisait passer des émotions par ses yeux, ce qui est très rare : en général lorsque les enfants ont fini de dire leur répliques ils redeviennent eux-mêmes, alors que Quvenzhané a su intérioriser son personnage. Elle est pleine d’énergie, très intelligente, c’est une actrice-née. Aucun des acteurs du film n’est professionnel. Pour les autres acteurs, jouer n’était pas naturel, mais jouer avec elle était pour moi aussi simple que de jouer avec un acteur professionnel. Elle savait immédiatement si son jeu était bon, s’il fallait rejouer la scène ou non. Elle a même collaboré avec moi en changeant certains dialogues, pour qu’on retrouve de véritables paroles d’enfant. On est devenus très amis, et notre duo de travail fonctionnait parfaitement. On a créé son personnage ensemble.</p>
<p><strong>Certaines séquences étaient improvisées ?</strong></p>
<p>Pendant les répétitions, on a laissé beaucoup de place à l’improvisation afin d’adapter le script à la nature des comédiens. L’écriture a évolué pour que le film soit plus authentique. Les dialogues que j’avais imaginés au départ étaient trop longs, il fallait utiliser le langage des comédiens, c’est pourquoi nous avons modifié les dialogues tout au long du tournage. Quvenzhané venait parfois avec moi relire le script et modifiait certains passages qui ne lui semblaient pas naturels, ce qui lui a permis de mieux mémoriser les dialogues. Une seule scène a été véritablement improvisée, celle où Wink et Hushpuppy pêchent avec la main. La séquence a pris seulement dix minutes pour être tournée. Nous avions simplement amené un poisson vivant et je leur avais précisé de ne pas s’occuper des dialogues. La séquence qu’on voit dans le film est la première prise. On voit bien à ce moment-là comment Quvenzhané Wallis a gagné en maturité en tant qu’actrice, de la même manière qu’Hushpuppy gagne en maturité dans le film.</p>
<p><strong><em>Les Bêtes du sud sauvage</em> est un film étrange – dans une acception positive –, avec des expérimentations narratives et visuelles : c’est un pari risqué pour un premier film. Vous attendiez-vous à rencontrer un tel succès ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/betes-sud-sauvage-hushpuppy.jpg" alt="Hushpuppy dans Les Bêtes du sud sauvage, de Benh Zeitlin" title="Hushpuppy dans Les Bêtes du sud sauvage, de Benh Zeitlin" width="280" height="204" class="alignleft size-full wp-image-7039" />Pas du tout ! C’est vrai qu’on ne peut pas raconter l’histoire en deux lignes, ce qui ne donne pas une image précise du film, donc je pensais que ce serait trop complexe pour le public. Beaucoup de raisons me faisaient penser que le grand public ne s’intéresserait pas du tout à ce film. Je suis très heureux qu’il y ait cet accueil chaleureux, car je tenais à ce que <em>Les Bêtes du sud sauvage</em> soit un film populaire, un film qui puisse être vu par tous. Comme un Disney des années 1970. L’histoire devait être fidèle à la poésie et au lyrisme de l’enfance incarnée par Hushpuppy, et exprimer de manière organique l’imaginaire du personnage. Malgré les aspects non conventionnels des <em>Bêtes du film sauvage</em>, je voulais véritablement réaliser un conte folk.</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>&raquo; Retrouvez tout notre <a href="/festival-cannes-2012/">dossier dédié au 65e Festival de Cannes</a></strong></p>
<p><a name="note"></a><br />
<em>(1) John Henry est un héros du folklore américain. La légende raconte que John Henry, ouvrier des Chemins de fer, défia le marteau à vapeur qui commençait à priver les creuseurs de montagne de leur emploi. Victorieux mais éreinté, il mourut d&#8217;une crise cardiaque et devint le symbole des travailleurs.</em></p>
<p>Les Bêtes du sud sauvage<em> de Benh Zeitlin, avec Quvenzhané Wallis, Dwight Henry, Levy Easterly, Lowell Landes, Pamela Harper, Gina Montana, Amber Henry&#8230; Etats-Unis, 2011. Sortie le 2 janvier 2013. En sélection Un Certain Regard au 65e Festival de Cannes.</em></p>
<p style="font-size:90%"><em>Merci à AP pour sa précieuse collaboration linguistique.</em></p>
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		<title>Cannes 2012 : les pronostics de la rédaction</title>
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		<pubDate>Sun, 27 May 2012 10:31:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p>Comme chaque année, tous les journalistes présents sur la Croisette font leurs pronostics avant la grand-messe annuelle de clôture. Car ce soir, dimanche 27 mai 2012, le jury présidé par Nanni Moretti va remettre la précieuse Palme d&#8217;or ainsi que les six autres prix qui composent le <a href="/festival-cannes-2012/films-65e-cannes/palmares-competition-palme-or-haneke/" target="_blank">palmarès cannois</a>.<br />
Entre les certitudes des journalistes croisés (<em>&laquo;&nbsp;Cosmopolis est un film-somme, il va forcément avoir la Palme !&nbsp;&raquo;</em>), les rumeurs (à l&#8217;heure de l&#8217;écriture de ces lignes, on apprend que Leos Carax, Cristian Mungiu et Marion Cotillard auraient été &laquo;&nbsp;invités&nbsp;&raquo; par le Festival à rester dans les parages jusqu&#8217;à ce soir) et les faits historiques (Nanni Moretti détesterait Michael Haneke, qui le lui rendrait bien, paraît-il), chacun y va de son propre pronostic. Alors Grand Écart s&#8217;y met aussi, et propose, à 11h48 GMT+2, son palmarès idéal.<br />
<strong><span id="more-7665"></span></strong></p>
<h4>Palme d&#8217;or</h4>
<p><em><a href="/cinema/holy-motors-de-leos-carax/" target="_blank">Holy Motors</a></em> de Leos Carax<br />
&nbsp;</p>
<h4>Grand Prix</h4>
<p><em><a href="/cinema/amour-michael-haneke/" target="_blank">Amour</a></em> de Michael Haneke<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix de la mise en scène</h4>
<p><em><a href="/cinema/au-dela-collines-cristian-mungiu/" target="_blank">Au delà des collines</a></em> de Cristian Mungiu<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix du scénario</h4>
<p><em><a href="/cinema/mud-jeff-nichols/" target="_blank">Mud</a></em> de Jeff Nichols<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix d&#8217;interprétation féminine</h4>
<p>Marion Cotillard dans <em><a href="/cinema/de-rouille-et-os-jacques-audiard/" target="_blank">De rouille et d&#8217;os</a></em> de Jacques Audiard<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix d&#8217;interprétation masculine</h4>
<p>Vladimir Svirski dans <em><a href="/cinema/dans-la-brume-sergei-loznitsa/" target="_blank">Dans la brume</a></em> de Sergei Loznitsa<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix du jury</h4>
<p><em><a href="/cinema/paradis-amour-ulrich-seidl/" target="_blank">Paradis : Amour</a></em> d&#8217;Ulrich Seidl<br />
&nbsp;</p>
<h4>Caméra d&#8217;or</h4>
<p><em><a href="/cinema/betes-sud-sauvage-benh-zeitlin/" target="_blank">Les Bêtes du sud sauvage</a></em> de Benh Zeitlin<br />
&nbsp;<br />
<strong><br />
Et puis sinon, pour fêter le dix-huitième anniversaire et quart de <em>La Cité de la peur</em>, on a aussi un palmarès alternatif <a href="/festival-cannes-2012/films-65e-cannes/le-faux-pronostic-cite-peur-nuls/">ici</a>.</strong></p>
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