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	<title>Grand Écart &#187; Michael Haneke</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Rencontre avec Stéphane Brizé</title>
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		<pubDate>Wed, 17 May 2017 18:31:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival de Cannes 2017]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Andrei Zviaguintsev]]></category>
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		<category><![CDATA[Stéphane Brizé]]></category>

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		<description><![CDATA[« Le cinéma qui nous parle autrement. » C&#8217;est la baseline du festival Visions sociales qui, du 20 au 27 mai, en marge du 70e Festival de Cannes, accueillera sur...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/affiche-visions-sociales-2017.jpg" alt="Visions sociales 2017" width="187" height="280" class="alignleft size-full wp-image-25054" /><em>« Le cinéma qui nous parle autrement. »</em> C&#8217;est la baseline du festival Visions sociales qui, du 20 au 27 mai, en marge du <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/films-competition-70e-festival-cannes-selection-jury-almodovar-2017/" title="17/05-28/05 : 70e Festival de Cannes">70e Festival de Cannes</a>, accueillera sur le domaine d’Agecroft à Mandelieu-la-Napoule festivaliers et professionnels autour d&#8217;un cinéma pensé comme <em>&#8220;une quête constante de curiosité, de réflexion, de questionnement sur le monde qui nous entoure&#8221;</em>. Pour cette 15e édition, c&#8217;est Stéphane Brizé qui jouera les parrains. L&#8217;occasion de parler politique et engagement. Rencontre. </p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Que signifie, pour le cinéaste que vous êtes, l’expression « avoir une vision sociale » ?</strong><br />
Je traduirais cela par un questionnement sur la manière dont un individu est impacté par son environnement et inversement. Une réflexion sur la place et le rôle de l&#8217;homme dans la vie de la cité. </p>
<p><strong>Pourquoi avoir accepté d’être le parrain de Visions sociales ? </strong><br />
D&#8217;abord un lien déjà ancien avec la CCAS, le CE d&#8217;EDF. En 1999, je venais à Cannes à la Quinzaine des réalisateurs avec mon premier film <em>Le Bleu des villes</em> et la CCAS m&#8217;avait remis un prix, le Soleil d&#8217;Or. Parrainer Visions sociales est d&#8217;abord un retour de politesse amical. Ensuite, le plaisir de collaborer avec un CE qui offre aux salariés de l&#8217;entreprise un peu plus que des tickets de piscine et des réductions pour aller en voyage. Car on l&#8217;oublie souvent, une des missions premières des CE est une mission d&#8217;éducation à la culture. Et puis enfin, le plaisir complètement égoïste de découvrir des films qui éclairent notre monde et donc notre route. Et on le sait bien, il y a moins d&#8217;accidents quand on roule avec les phares allumés. <span id="more-25046"></span></p>
<p><strong>Quel regard posez-vous sur la campagne présidentielle qui vient d’avoir lieu ? </strong><br />
D&#8217;abord le regard du citoyen atterré et effrayé par tant de brutalité. Ensuite le regard du réalisateur fasciné par tant de brutalité. Qui aurait pu imaginer ce qui s&#8217;est passé ? Ce qui m&#8217;intéresse le plus, pour être honnête, ce n&#8217;est pas tant le politique que celui qui met son bulletin dans l&#8217;urne. Et celui qui met aujourd&#8217;hui un bulletin « Le Pen » dans cette urne m&#8217;intéresse profondément. Le geste me fait peur mais la personne qui fait le geste me fascine. Sa colère, sa détresse, sa peur et son inquiétude me touchent. Le Front national a kidnappé la colère des plus modestes, des plus en souffrance en allant racler chez l&#8217;homme ce qu&#8217;il a de plus médiocre. On n&#8217;est pas grand chose face à la peur et le dénuement. On perd vite ses repères. Et quand quelqu&#8217;un débarque avec des solutions qui semblent si simples, comment résister ? Ça me fascine. Et mon sentiment sur les deux finalistes, c&#8217;est que chacun à sa manière produit de la violence. </p>
<p><strong>L’avènement d’un « jeune premier » à la tête de la France vous a-t-il surpris ? </strong><br />
<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/stephane-brize-s.jpg" alt="Stéphane Brizé" width="280" height="186" class="alignright size-full wp-image-25053" />En termes de parcours personnel, c&#8217;est assez exceptionnel, il faut bien le reconnaître. Assez digne d&#8217;un grand personnage de fiction. S&#8217;il a été élu, c&#8217;est qu&#8217;il a su deviner quelque chose de la psyché collective. Et heureusement que sa femme était toujours à moins de trois mètres de lui pour qu&#8217;il sache où elle était car il a quand même eu une chance de cocu. Il fallait que Fillon gagne sa primaire puis qu&#8217;Hamon gagne la sienne avant que Fillon explose en vol puis qu&#8217;Hamon implose pour enfin se retrouver face à Le Pen au deuxième tour. Si ce n&#8217;est pas avoir une bonne étoile, ça ! Mais au delà de la chance, il a su se positionner habilement à un endroit de l&#8217;échiquier au moment où les partis en place depuis longtemps étaient à bout de souffle. L&#8217;image du nouveau président est parfaite, lisse, aimable et audacieuse, la réalité de sa politique qui veut imposer le modèle de la flexi-sécurité offrira évidemment bien plus de  « flexi » que de « sécurité ».</p>
<p><strong>Quelle est votre définition d’un réalisateur engagé ?</strong><br />
Pour moi l&#8217;engagement, c&#8217;est poser une question. Une question intime, une question sur le monde, une question sur l&#8217;intime en écho au monde&#8230; une question. </p>
<p><strong>Quels sont les réalisateurs que vous suivez ?</strong><br />
Ils sont tellement nombreux, comment faire une liste ? <a href="http://www.grand-ecart.fr/66e-festival-cannes-2013/films-selection-officielle-quinzaine/the-great-beauty-paolo-sorrentino/" title="La Grande Bellezza de Paolo Sorrentino" target="_blank">Sorrentino</a> pour sa puissance formelle à la limite parfois de la pose. Mais quand il est du bon côté de la crête, qu&#8217;est-ce que c&#8217;est beau et puissant. <a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/competition-palme-or-2014/leviathan-andrey-zviagintsev/" target="_blank">Andreï Zviaguintsev</a> pour la pertinence de sa réflexion sur la place d&#8217;un individu dans un système. Pour les mêmes raisons mais avec une esthétique très différente, <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/au-dela-collines-cristian-mungiu/" target="_blank">Cristian Mungiu</a>. Que d&#8217;intelligence ! <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/amour-michael-haneke/" target="_blank">Haneke</a> pour son regard tranchant et sans concession sur notre violence. Andrea Arnold pour sa capacité à faire naître du réel au cœur d&#8217;une esthétique puissante. Quelques noms qui me viennent à l&#8217;esprit à l&#8217;instant où je vous parle. Il y en a d&#8217;autres bien sûr.</p>
<p><strong>Quels sont les sujets politiques et sociétaux que vous aimeriez aborder dans vos prochains films ?</strong><br />
J&#8217;aimerais mettre ma caméra du côté des cadres des entreprises. Je suis persuadé qu&#8217;ils sont les prochains sur la liste des sacrifiés sur l&#8217;autel du profit. Ils ont bien servi à nettoyer en dessous d&#8217;eux, l&#8217;industrie &#8211; et son uberisation à marche forcée &#8211; n&#8217;aura bientôt plus besoin d&#8217;une bonne partie de ces hommes et de ces femmes. Et comme ils n&#8217;ont aucune culture de la lutte, ils se retrouveront dans un grand désarroi. </p>
<p><strong>Documentaire vs fiction ? </strong><br />
J&#8217;ai réalisé un documentaire il y a plus de dix ans, mais j&#8217;aime tellement l&#8217;endroit de la fiction que toute mon énergie au quotidien est mobilisée pour construire des histoires. Des histoires nourries du réel, qui empruntent même à la dramaturgie du documentaire mais que j&#8217;aime à construire complètement. J&#8217;aime l&#8217;endroit de frottement entre la fiction et le réel.</p>
<p><strong>Pourquoi <em>La Loi du marché</em> ? Y avait-il une sorte d&#8217;urgence sociale à faire ce film-là, à ce moment-là et de cette manière-là, proche du documentaire ?</strong><br />
<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/la-loi-du-marche-lindon-stephane-brize.jpg" alt="La Loi du marché, de Stéphane Brizé" title="La Loi du marché, de Stéphane Brizé" width="280" height="148" class="alignleft size-full wp-image-25055" />C&#8217;est <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/loi-du-marche-stephane-brize-cannes-2015/" target="_blank">un film</a> qui s&#8217;est invité dans ma vie alors que je terminais l&#8217;écriture d&#8217;<em>Une vie</em> et qu&#8217;il fallait quelques mois pour monter le financement de ce dernier. J&#8217;avais 16 mois devant moi. Le résumé du film existait sur une page dans un coin de mon ordinateur, c&#8217;est une discussion avec Vincent Lindon qui m&#8217;a fait le ressortir comme une évidence. La forme (mise en scène et choix des comédiens non professionnels) s&#8217;est immédiatement imposée. Tout cela correspondait à des choses qui, comme ce texte enfermé dans un recoin de la mémoire de mon ordinateur, était en moi. L&#8217;urgence du projet m&#8217;a permis d&#8217;aller à la rencontre de mon désir sans tergiverser. </p>
<p><strong>A quoi tient votre relation particulière et privilégiée avec Vincent Lindon ? </strong><br />
Vincent et moi venons de planètes sociales totalement opposées. Lui est un bourgeois, moi le fils d&#8217;un très modeste employé à la Poste. Mais nous nous sommes construits autour d&#8217;une même faille intime. Et donc, malgré des enfances dans des milieux si différents, nos colères, nos fragilités, nos émois, nos fragilités se révèlent être très semblables. Notre lien privilégié vient en partie de là, on s&#8217;est reconnus en l&#8217;autre. Aucun souvenir de ma première rencontre de spectateur avec lui. Mais je me souviens très bien que je le suivais d&#8217;un œil attentif en me disant : « Il vieillit bien. »</p>
<p><strong>« Né d&#8217;un père facteur et d&#8217;une mère au foyer, Stéphane Brizé vient d’un milieu où la culture se résume à une poignée de romans dans la bibliothèque familiale », lit-on sur votre bio Wikipédia. Un livre qui vous a marqué et a laissé une empreinte sur votre travail de cinéaste ? </strong><br />
Il faut souvent se méfier de Wikipédia mais pour le coup, ce que vous dites est vrai. Il y avait notamment la collection complète reliée de skaï rouge des romans de Marcel Pagnol. Ça tenait sur une petite étagère en haut d&#8217;un escalier de quelques marches. J&#8217;ai tout lu, j&#8217;ai tout aimé. Après, que cela ait laissé une empreinte sur mon travail, je ne saurais vous le dire. Mais bon, il aimait bien parler des gens modestes. J&#8217;arrêterais là la comparaison. </p>
<p><em>&raquo; Découvrez toute la programmation de <a href="http://www.ccas-visions-sociales.org/" title="Visions sociales" target="_blank">Visions sociales</a></em></p>
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		<title>17/05-28/05 : 70e Festival de Cannes</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/films-competition-70e-festival-cannes-selection-jury-almodovar-2017/</link>
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		<pubDate>Tue, 09 May 2017 13:20:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'actu du 70e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Les films de la Compétition officielle]]></category>
		<category><![CDATA[Les films de la section Un Certain Regard]]></category>
		<category><![CDATA[Les séances spéciales hors compétition]]></category>
		<category><![CDATA[Pense-bête]]></category>
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		<category><![CDATA[Pedro Almodovar]]></category>

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		<description><![CDATA[Sur les 122 ans que compte l’histoire du cinéma, en voilà 69, déjà, que le Festival de Cannes en célèbre la substantifique moelle. Et pour sa 70e édition, pas de tête-à-queue en vue.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/affiche-70e-festival-film-cannes-2017.jpg" alt="70e Festival de Cannes" title="70e Festival de Cannes" width="205" height="280" class="alignleft size-full wp-image-24969" />Sur les 122 ans que compte l’histoire du cinéma, en voilà 69, déjà, que le Festival de Cannes en célèbre la substantifique moelle. Et pour sa 70e édition, pas de tête-à-queue en vue. Au contraire, on continue, en mieux. Ainsi, du 17 au 28 mai 2017, la grand-messe du cinéma enfilera, douze jours durant, ses tenues des grands soirs, au fil d’une Sélection officielle de très haute volée. À commencer par ses films en compétition qui, dans leur habituel cocktail de vétérans et de nouveaux venus, nous offriront un joli cliché HD du cinéma mondial. Si l’on ne sera pas surpris d’y retrouver (avec plaisir) Michael Haneke, Sofia Coppola, Todd Haynes, Andrei Zviaguintsev et autre Jacques Doillon (qui n’était pas venu à Cannes depuis 1984), on y découvrira également (avec curiosité) les nouvelles réalisations des compétiteurs inédits que sont Bong Joon-ho, Noah Baumbach, Ruben Ostlund, les frères Safdie ou encore Robin Campillo. Un joli programme mais une lourde charge pour le président Pedro Almodovar et son jury.</p>
<p>La Sélection officielle sortira également l’argenterie côté hors compétition &#8211; avec notamment les derniers films de Roman Polanski et d&#8217;Agnès Varda &#8211; et séances spéciales &#8211; avec Hong Sang-soo, Raymond Depardon, Claude Lanzmann, Vanessa Redgrave&#8230; Sans oublier les « morceaux » de premier choix retenus pour la sélection Un Certain Regard, présidée cette année par Uma Thurman. Au menu, entre autres, Mathieu Amalric, Laurent Cantet, Michel Franco, Kiyoshi Kurosawa ou encore le trop rare Mohammad Rasoulof. <span id="more-24960"></span></p>
<p>Enfin, 70e édition oblige, Cannes Classics dédiera en grande partie sa sélection à l’histoire du Festival de Cannes. Une sélection de prestige née de la révolution numérique, il y a 15 ans, alors que le cinéma s’inquiétait plus que jamais de l’entretien et de la transmission de sa mémoire. Et une sélection qui, cette année, fera la part belle à certains des plus grands chefs-d’œuvre du festival : de <em>La Bataille du rail</em> de René Clément à <em>L’Empire des sens</em> de Nagisa Oshima, en passant par <em>Le Salaire de la peur</em> d’Henri-Georges Clouzot, <em>Blow Up</em> de Michelangelo Antonioni, <em>All That Jazz</em> de Bob Fosse et <em>Au milieu coule une rivière</em> de Robert Redford. </p>
<p>Ca brillera donc sans doute un peu plus que d’habitude cette année du côté de la Croisette. D’autant que, fort de sa Sélection officielle taillée dans le marbre, le Festival de Cannes pourra également compter sur les perles tout aussi précieuses du palais Stéphanie et de la <a href="http://www.grand-ecart.fr/70e-festival-cinema-cannes/49e-quinzaine-realisateurs-2017/selection-films-edouard-waintrop/" title="Sélection de la 49e Quinzaine des réalisateurs">Quinzaine des réalisateurs</a>, comme sur les diamants bruts de la <a href="http://www.grand-ecart.fr/70e-festival-cinema-cannes/56e-semaine-critique-2017/selection-films-2017/" title="Pourquoi aller à la Semaine de la critique ?">Semaine de la critique</a>, au Miramar. </p>
<h3>La sélection officielle</h3>
<p><strong>Film d&#8217;ouverture</strong><br />
<em>Les Fantômes d&#8217;Ismaël</em> d&#8217;Arnaud Desplechin</p>
<p><strong>En compétition</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/cannes-nelyubov-faute-amour-andrei-zviaguintsev/" title="Faute d’amour, d’Andreï Zviaguintsev">Faute d&#8217;amour</a></em> d’Andreï Zviaguintsev<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/robert-pattinson-good-time-benny-josh-safdie/" title="Good Time, de Benny et Josh Safdie">Good Time</a></em> de Benny et Josh Safdie<br />
<em>You Were Never Really Here</em> de Lynne Ramsay<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/jupiter-moon-kornel-mundruczo/" title="Jupiter’s Moon, de Kornel Mundruczo">Jupiter’s Moon</a></em> de Kornél Mundruczó<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/une-femme-douce-sergei-loznitsa-russie/" title="Une femme douce, de Sergei Loznitsa">A Gentle Creature</a></em> de Sergei Loznitsa<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/mise-a-mort-cerf-sacre-yorgos-lanthimos/" title="Mise à mort du cerf sacré, de Yorgos Lanthimos">The Killing of a Sacred Deer</a></em> de Yorgos Lanthimos<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/vers-la-lumiere-hikari-naomi-kawase/" title="Vers la lumière, de Naomi Kawase">Hikari</a></em> (Radiance) de Naomi Kawase<br />
<em>Geu-Hu</em> (The Day After) de Hong Sang-soo<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/wonderstruck-musee-merveilles-todd-haynes/" title="Le Musée des merveilles, de Todd Haynes">Wonderstruck</a></em> de Todd Haynes<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/vincent-lindon-izia-higelin-rodin-jacques-doillon/" title="Rodin, de Jacques Doillon">Rodin</a></em> de Jacques Doillon<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/120-battements-par-minute-robin-campillo/" title="120 battements par minute, de Robin Campillo">120 Battements par minute</a></em> de Robin Campillo<br />
<em>Happy End</em> de Michael Haneke<br />
<em>L’Amant double</em> de François Ozon<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/jean-luc-godard-redoutable-michel-hazanavicius/" title="Le Redoutable, de Michel Hazanavicius">Le Redoutable</a></em> de Michel Hazanavicius<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/the-beguiled-les-proies-sofia-coppola/" title="Les Proies, de Sofia Coppola">The Beguiled</a></em> de Sofia Coppola<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/okja-bong-joon-ho/" title="Okja, de Bong Joon-ho">Okja</a></em> de Bong Joon-Ho<br />
<em>Aus Dem Nichts</em> (In The Fade) de Fatih Akin<br />
<em>The Meyerowitz Stories</em> de Noah Baumbach<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/the-square-ruben-ostlund/" title="The Square, de Ruben Ostlund">The Square</a></em> de Ruben Ostlund</p>
<p><strong>Hors compétition</strong><br />
<em>Mugen no Junin</em> de Takashi Miike<br />
<em>How to Talk to Girls at Parties</em> (Comment parler aux filles en soirée) de John Cameron Mitchell<br />
<em>D&#8217;après une histoire vraie</em> de Roman Polanski<br />
<em>Visages Villages</em> d&#8217;Agnès varda</p>
<p><strong>Un Certain Regard</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/barbara-mathieu-amalric-jeanne-balibar/" title="Barbara, de Mathieu Amalric">Barbara</a></em> de Mathieu Amalric<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/fiancee-desert-cecilia-atan-valeria-pivato/" title="La Fiancée du désert, de Cecilia Atan et Valeria Pivato">La Fiancée du désert</a></em> de Cecilia Atan &#038; Valeria Pivato<br />
<em>Etroitesse</em>, de Kantemir Balagov<br />
<em>La Belle et la Meute</em> de Kaouther Ben Hania<br />
<em>L’Atelier</em> de Laurent Cantet<br />
<em>Lucky</em> de Sergio Castellitto<br />
<em>Les Filles d’Avril</em> de Michel Franco<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/western-valeska-grisebach/" title="Western, de Valeska Grisebach">Western</a></em> de Valeska Grisebach<br />
<em>Directions</em> de Stephan Komandarev<br />
<em>Out</em> de Gyorgy Kristof<br />
<em>Before We Vanish</em> de Kiyoshi Kurosawa<br />
<em>En attendant les hirondelles</em> de Karim Moussaoui<br />
<em>Dregs</em> de Mohammad Rasoulof<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/jeune-femme-leonor-serraille/" title="Jeune femme, de Léonor Serraille">Jeune femme</a></em> de Léonor Serraille<br />
<em>Wind River</em> de Taylor Sheridan<br />
<em>Après la guerre</em> de Annarita Zambrano<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/el-presidente-santiago-mitre/" title="El Presidente, de Santiago Mitre">La Cordillera</a></em> de Santiago Mitre<br />
<em>Walking Past the Future</em> de Li Ruijun</p>
<p><strong>Séances spéciales</strong><br />
<em>Une suite qui dérange</em> de Bonni Cohen &#038; Jon Shenk<br />
<em>They</em> de Anahita Ghazvinizadeh<br />
<em>Eul-le-eo-ui Ka-me-la</em> (Clair’s Camera) de Hong Sang-soo<br />
<em>12 jours</em> de Raymond Depardon<br />
<em>Promised Land</em> de Eugene Jarecki<br />
<em>Napalm</em> de Claude Lanzmann<br />
<em>Demons in Paradise</em> de Jude Ratman<br />
<em>Sea Sorrow</em> de Vanessa Redgrave<br />
<em>Le Vénérable W.</em> de Barbet Schroeder<br />
<em>Carré 35</em> d&#8217;Eric Caravaca<br />
<em>Zombillénium</em> d&#8217;Arthur de Pins &#038; Alexis Ducord</p>
<p><strong>Séances de minuit</strong><br />
<em>The Villainess</em> de Jung Byung-gil<br />
<em>The Merciless</em> de Byun Sung-hyun<br />
<em>Prayer Before Dawn</em> de Jean-Stéphane Sauvaire</p>
<p><strong>Cannes Classics : Une brève histoire du Festival de Cannes</strong><br />
1946 : <em>La Bataille du rail</em> de René Clément (France) : Grand Prix international de la mise en scène et Prix du jury international<br />
1953 : <em>Le Salaire de la peur</em> de Henri-Georges Clouzot (1952, France, Italie) : Grand Prix<br />
1956 : <em>Un petit carrousel de fête</em> de Zoltán Fábri (1955, Hongrie) : en compétition<br />
1957 : <em>Vers l’inconnu ?</em> de Georges Nasser (Liban) : en compétition<br />
1967 : <em>J’ai même rencontré des Tziganes heureux</em> d’Aleksandar Petrović (Serbie) : Grand Prix spécial du jury, Prix de la critique internationale – FIPRESCI ex æquo<br />
1967 : <em>Blow-up</em> de Michelangelo Antonioni (1966, Royaume-Uni, Italie, États-Unis) : Grand Prix international du Festival<br />
1969 : <em>Matzor</em> (Siège) de Gilberto Tofano (Israël) : en compétition<br />
1970 : <em>Soleil O</em> de Med Hondo (Mauritanie, France) : Semaine de la critique<br />
1976 : <em>Babatu, les trois conseils</em> de Jean Rouch (Niger, France) : en compétition<br />
1976 : <em>L’Empire des sens</em> de Nagisa Oshima (France, Japon) : Quinzaine des réalisateurs<br />
1980 : A<em>ll that Jazz (Que le spectacle commence)</em> de Bob Fosse (1979, ÉtatsUnis) : Palme d’or<br />
1981 : <em>L’Homme de fer</em> d’Andrzej Wajda (Pologne) : Palme d’or<br />
1982 : <em>La Permission</em> de Yilmaz Güney, réalisé par Serif Gören (Suisse) : Palme d’or ex æquo, Prix de la critique internationale – FIPRESCI<br />
1983 : <em>La Ballade de Narayama</em> de Shôhei Imamura (Japon) : Palme d’or<br />
1992 : <em>El sol del membrillo</em> (Le Songe de la lumière) de Victor Erice (Espagne) : Prix du jury ex æquo, Prix de la critique internationale – FIPRESCI</p>
<p><strong><a href="http://www.grand-ecart.fr/70e-festival-cinema-cannes/49e-quinzaine-realisateurs-2017/selection-films-edouard-waintrop/" title="Sélection de la 49e Quinzaine des réalisateurs">&raquo; Voir la sélection de la 49e Quinzaine des réalisateurs</a></strong><br />
<strong><a href="http://www.grand-ecart.fr/70e-festival-cinema-cannes/56e-semaine-critique-2017/selection-films-2017/" title="Pourquoi aller à la Semaine de la critique ?">&raquo; Voir la sélection de la 56e Semaine de la critique</a></strong></p>
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		<title>Miscellanée #16 : 62 ans de Palmes d’or</title>
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		<pubDate>Wed, 13 May 2015 09:00:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cyril Menossi</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'actu du 70e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Miscellanées]]></category>
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		<category><![CDATA[palmarès]]></category>
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		<description><![CDATA[Plus de 40 heures de travail, 13,5 centimètres de haut, 9 centimètres de large, 118 grammes d’or 24 carats, 1 kilogramme de cristal et estimée à un peu plus de 20 000 euros : la Palme d'or.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/palme-or-festival-film-cannes-copy-fdc.jpg" alt="La Palme d&#039;or (c) FDC" title="La Palme d&#039;or (c) FDC" width="280" height="198" class="alignleft size-full wp-image-21271" /><strong>Plus de 40 heures de travail, 13,5 centimètres de haut, 9 centimètres de large, 118 grammes d’or 24 carats, 1 kilogramme de cristal et estimée à un peu plus de 20 000 euros… Déjà 62 ans de Palmes d&#8217;or, et une histoire passionnante.</strong></p>
<p>2017 : <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/films-competition-70e-festival-cannes-selection-jury-almodovar-2017/">70e édition de Cannes</a> mais seulement 62e Palme d’or. Sacré Graal du septième art, la récompense la plus en vogue dans le monde du cinéma n’a pas toujours eu le vent en poupe et son histoire a été quelque peu chaotique.<br />
Si vous le voulez bien, remontons aux années 1950. A l’époque, pas de Palme d’or mais le « Grand Prix du Festival international du film ». Oubliés également l’or et le cristal, le réalisateur consacré recevait un diplôme et une œuvre signée par un artiste en vogue. Pas très glamour pour la Croisette, vous en conviendrez !<br />
<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/Marty-de-Delbert-Mann.jpg" alt="Marty, de Delbert Mann" title="Marty, de Delbert Mann" width="250" height="188" class="alignright size-full wp-image-21257" />C’est pourquoi, dès 1955, le Festival de Cannes voit apparaître la Palme d’or. Créée par la joaillière Lucienne Lazon, c’est le réalisateur américain Delbert Mann, pour son film <em>Marty</em>, qui recevra la récompense telle qu’on la connaît (plus ou moins) aujourd’hui pour la toute première fois de l’histoire du cinéma. Mais volte-face en 1963 quand l’administration décide de rétablir le « Grand Prix du Festival » avec les anciennes récompenses des années 1950.<br />
C’est finalement en 1975 que la Palme d&#8217;or est définitivement adoptée, bien qu’elle ne reçoive officiellement cette nomination qu’en 1980.<br />
Après quelques modifications, elle obtient la forme qu’on lui connaît aujourd’hui en 1997, lorsque la joaillerie Chopard obtient l’exclusivité de la réalisation du trophée. <span id="more-21255"></span></p>
<p>Mais outre l’aspect glamour à paillettes de la sculpture, la Palme d’or est, bien évidemment, un enjeu médiatique dangereux. Le réalisateur qui remporte ce prix n’est pas assuré du succès de son film auprès des critiques et du box-office. On observe bien souvent l’effet inverse avec une partie du public se sentant exclue par un cinéma qu’elle considère comme élitiste et pompeuse. Des films tels que <em>Les Meilleures Intentions</em> de Bille August (Palme d&#8217;or 1992), <em>L&#8217;Eternité et un jour</em> de Theo Angelopoulos (Palme d&#8217;or 1998) ou encore <em>Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures</em> d&#8217;Apichatpong Weerasethakul (Palme d&#8217;or 2010) en ont fait les frais avec respectivement 91 000, 130 000 et 182 000 entrées en France &#8211; à titre de comparaison, <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/la-vie-adele-abdellatif-kechiche/" title="La Vie d’Adèle – Chapitre 1 &amp; 2 de Abdellatif Kechiche">La Vie d&#8217;Adèle : chapitre 1 et 2</a></em> d&#8217;Abdellatif Kechiche, Palme d&#8217;or 2013, a recensé plus d&#8217;un million d&#8217;entrées dans l&#8217;Hexagone.</p>
<p>Toute institution historique (car oui, la Palme d’or est à elle seule une institution) a son lot de « premières fois » plus ou moins originales. En ce qui concerne la récompense suprême, il convient d’en retenir trois. A vous ensuite de juger de l&#8217;excentricité de chacune d’elle.<br />
<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/Jane-Campion.jpg" alt="Jane Campion" title="Jane Campion" width="250" height="176" class="alignleft size-full wp-image-21258" />En 59 ans, la Palme d’or n’a été décernée qu’une seule fois à une femme : Jane Campion pour <em>La Leçon de piano</em> en 1993. Et ce, malgré la sélection en compétition officielle de Valeria Bruni Tedeschi en 2013, Alice Rohrwacher et Naomi Kawase en 2014, Valérie Donzelli et Maïwenn pour cette édition 2015.<br />
A ce jour, seulement sept réalisateurs ont remporté deux fois le précieux trophée : Francis Ford Coppola (<em>Conversation secrète</em> en 1974 et <em>Apocalypse Now</em> en 1979), Shoei Imamura (<em>La Ballade de Narayama</em> en 1983 et <em>L’Anguille</em> en 1997), Bille August (<em>Pelle le conquérant</em> en 1988 et <em>Les Meilleures Intentions</em> en 1992), Emir Kusturica (<em>Papa est en voyage d’affaires</em> en 1985 et <em>Underground</em> en 1995), les frères Dardenne (<em>Rosetta</em> en 1999 et <em>L’Enfant</em> en 2005) et Michael Haneke (<em>Le Ruban blanc</em> en 2009 et <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/amour-michael-haneke/" title="Amour, de Michael Haneke">Amour</a></em> en 2012).<br />
Il y a deux ans, et pour la première fois dans l’histoire de la Palme, le trophée a été remis à un réalisateur et à ses deux actrices principales : Abdellatif Kechiche, Adèle Exarchopoulos et Léa Seydoux pour <em>La Vie d’Adèle</em>.</p>
<p>En 2015, pour célébrer les 60 ans de la création du trophée, Cannes Classics projette <em>La Légende de la Palme d’or</em>, d’Alexis Veller.</p>
<p>Dernières précisions avant de vous dévoiler la liste du palmarès du Festival de Cannes depuis sa création. La première édition de Cannes devait avoir lieu du 1er au 20 septembre 1939 sous la présidence de Louis Lumière. Malgré un film récompensé (<em>Pacific Express</em> de Cecil B. DeMille), les événements tragiques de cette époque ont contraint les réalisateurs à reporter la première édition effective du Festival au 20 septembre 1946. A partir de cette année il aura lieu tous les ans, sauf en 1948 et 1950, pour raisons budgétaires. A partir de 1952, le Festival se déroule au printemps.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Pré-guerre</h4>
<p><strong>1939</strong><br />
<em>Pacific Express (Union Pacific)</em> de Cecil B. DeMille</p>
<h4>Première période : « Grand Prix du Festival international du Film »</h4>
<p><strong>1946</strong><br />
<em>L&#8217;Epreuve (Iris och löjtnantshjärta)</em> d&#8217;Alf Sjöberg<br />
<em>Le Poison (The Lost Weekend)</em> de Billy Wilder<br />
<em>La terre sera rouge (De Røde enge)</em> de Bodil Ipsen et Lau Lauritzen Jr<br />
<em>La Ville basse (नीचा नगर, Neecha Nagar)</em> de Chetan Anand<br />
<em>Brève rencontre (Brief Encounter)</em> de David Lean<br />
<em>María Candelaria</em> d&#8217;Emilio Fernández<br />
<em>Le Tournant décisif (Великий перелом, Velikiy perelom)</em> de Fridrikh Ermler<br />
<em>La Symphonie pastorale</em> de Jean Delannoy<br />
<em>La Dernière Chance (Die letzte Chance)</em> de Leopold Lindtberg<br />
<em>Les Hommes sans ailes (Muzi bez krídel)</em> de Frantisek Cáp<br />
<em>Rome, ville ouverte (Roma città aperta)</em> de Roberto Rossellini</p>
<p><strong>1947</strong><br />
<em>Ziegfeld Follies</em> de Vincente Minnelli<br />
<em>Dumbo</em> de Ben Sharpsteen &amp; Walt Disney<br />
<em>Les Maudits</em> de René Clément<br />
<em>Antoine et Antoinette</em> de Jacques Becker<br />
<em>Feux croisés (Crossfire)</em> d&#8217;Edward Dmytryk</p>
<p><strong>1949</strong><br />
<em>Le Troisième Homme (The Third Man)</em> de Carol Reed</p>
<p><strong>1951</strong><br />
<em>Mademoiselle Julie (Fröken Julie)</em> d&#8217;Alf Sjöberg<br />
<em>Miracle à Milan (Miracolo a Milano)</em> de Vittorio De Sica</p>
<p><strong>1952</strong><br />
<em>Othello (The Tragedy of Othello : The Moor of Venice)</em> d&#8217;Orson Welles<br />
<em>Deux sous d&#8217;espoir (Due soldi di speranza)</em> de Renato Castellani</p>
<p><strong>1953</strong><br />
<em>Le Salaire de la peur</em> d&#8217;Henri-Georges Clouzot</p>
<p><strong>1954</strong><br />
<em>La Porte de l&#8217;enfer (地獄門, Jigokumon)</em> de Teinosuke Kinugasa</p>
<h4>Deuxième période : la Palme d&#8217;or</h4>
<p><strong>1955</strong><br />
<em>Marty</em> de Delbert Mann</p>
<p><strong>1956</strong><br />
<em>Le Monde du silence</em> de Jacques-Yves Cousteau et Louis Malle</p>
<p><strong>1957</strong><br />
<em>La Loi du Seigneur (Friendly Persuasion)</em> de William Wyler</p>
<p><strong>1958</strong><br />
<em>Quand passent les cigognes (Летят журавли, Letjât žuravli)</em> de Mikhaïl Kalatozov</p>
<p><strong>1959</strong><br />
<em>Orfeu Negro</em> de Marcel Camus</p>
<p><strong>1960</strong><br />
<em>La dolce vita</em> de Federico Fellini</p>
<p><strong>1961</strong><br />
<em>Une aussi longue absence</em> d&#8217;Henri Colpi<br />
<em>Viridiana</em> de Luis Buñuel</p>
<p><strong>1962</strong><br />
<em>La Parole donnée (O Pagador de Promessas)</em> d&#8217;Anselmo Duarte</p>
<p><strong>1963</strong><br />
<em>Le Guépard (Il gattopardo)</em> de Luchino Visconti</p>
<h4>Troisième période : retour au « Grand Prix du Festival »</h4>
<p><strong>1964</strong><br />
<em>Les Parapluies de Cherbourg</em> de Jacques Demy</p>
<p><strong>1965</strong><br />
<em>Le Knack&#8230; et comment l&#8217;avoir (The Knack &#8230;and How to Get It)</em> de Richard Lester</p>
<p><strong>1966</strong><br />
<em>Un homme et une femme</em> de Claude Lelouch<br />
<em>Ces messieurs dames (Signore &amp; signori)</em> de Pietro Germi</p>
<p><strong>1967</strong><br />
<em>Blow-Up</em> de Michelangelo Antonioni</p>
<p><strong>1968</strong><br />
Interrompu suite aux événement de Mai 68.</p>
<p><strong>1969</strong><br />
<em>If&#8230;</em> de Lindsay Anderson</p>
<p><strong>1970</strong><br />
<em>M*A*S*H</em> de Robert Altman</p>
<p><strong>1971</strong><br />
<em>Le Messager (The Go-Between)</em> de Joseph Losey</p>
<p><strong>1972</strong><br />
<em>La classe ouvrière va au paradis (La classe operaia va in paradiso)</em> d&#8217;Elio Petri<br />
<em>L&#8217;Affaire Mattei (Il Caso Mattei)</em> de Francesco Rosi</p>
<p><strong>1973</strong><br />
<em>La Méprise (The Hireling)</em> d&#8217;Alan Bridges<br />
<em>L&#8217;Epouvantail (Scarecrow)</em> de Jerry Schatzberg</p>
<p><strong>1974</strong><br />
<em>Conversation secrète (The Conversation)</em> de Francis Ford Coppola</p>
<h4>Dernière période : le retour définitif de la Palme d&#8217;or</h4>
<p><strong>1975</strong><br />
<em>Chronique des années de braise (وقائع سنين الجمر, Waqa&#8217;i&#8217; sanawat ed-djamr)</em> de Mohammed Lakhdar-Hamina</p>
<p><strong>1976</strong><br />
<em>Taxi Driver</em> de Martin Scorsese</p>
<p><strong>1977</strong><br />
<em>Padre padrone</em> de Paolo et Vittorio Taviani</p>
<p><strong>1978</strong><br />
<em>L&#8217;Arbre aux sabots (L’albero degli zoccoli)</em> d&#8217;Ermanno Olmi</p>
<p><strong>1979</strong><br />
<em>Apocalypse Now</em> de Francis Ford Coppola<br />
<em>Le Tambour (Die Blechtrommel)</em> de Volker Schlöndorff</p>
<p><strong>1980</strong><br />
<em>Que le spectacle commence (All That Jazz)</em> de Bob Fosse<br />
<em>Kagemusha, l&#8217;ombre du guerrier (影武者, Kagemusha)</em> d&#8217;Akira Kurosawa</p>
<p><strong>1981</strong><br />
<em>L&#8217;Homme de fer (Człowiek z żelaza)</em> d&#8217;Andrzej Wajda</p>
<p><strong>1982</strong><br />
<em>Missing</em> de Costa-Gavras<br />
<em>Yol, la permission (Yol)</em> d&#8217;Yılmaz Güney et Şerif Gören</p>
<p><strong>1983</strong><br />
<em>La Ballade de Narayama (楢山節考, Narayama bushiko)</em> de Shōhei Imamura</p>
<p><strong>1984</strong><br />
<em>Paris, Texas</em> de Wim Wenders</p>
<p><strong>1985</strong><br />
<em>Papa est en voyage d&#8217;affaires (Отац на службеном путу, Otac na službenom putu)</em> d&#8217;Emir Kusturica</p>
<p><strong>1986</strong><br />
<em>Mission (The Mission)</em> de Roland Joffé</p>
<p><strong>1987</strong><br />
<em>Sous le soleil de Satan</em> de Maurice Pialat</p>
<p><strong>1988</strong><br />
<em>Pelle le conquérant (Pelle erobreren)</em> de Bille August</p>
<p><strong>1989</strong><br />
<em>Sexe, mensonges et vidéo (Sex, Lies and Videotape)</em> de Steven Soderbergh</p>
<p><strong>1990</strong><br />
<em>Sailor et Lula (Wild at Heart)</em> de David Lynch</p>
<p><strong>1991</strong><br />
<em>Barton Fink</em> de Joel Coen</p>
<p><strong>1992</strong><br />
<em>Les Meilleures Intentions (Den Goda viljan)</em> de Bille August</p>
<p><strong>1993</strong><br />
<em>Adieu ma concubine (霸王別姬, Bàwáng biéjī)</em> de Chen Kaige<br />
<em>La Leçon de piano (The Piano)</em> de Jane Campion</p>
<p><strong>1994</strong><br />
<em>Pulp Fiction</em> de Quentin Tarantino</p>
<p><strong>1995</strong><br />
<em>Underground (Подземље, Podzemlje)</em> d&#8217;Emir Kusturica</p>
<p><strong>1996</strong><br />
<em>Secrets et mensonges (Secrets and Lies)</em> de Mike Leigh</p>
<p><strong>1997</strong><br />
<em>Le Goût de la cerise (طعم گیلاس, Ta&#8217;m-e gilās)</em> d&#8217;Abbas Kiarostami<br />
<em>L&#8217;Anguille (うなぎ, Unagi)</em> de Shōhei Imamura</p>
<p><strong>1998</strong><br />
<em>L&#8217;Eternité et un jour (Μια αιωνιότητα και μια μέρα, Mia éoniotita kai mia méra)</em> de Theo Angelopoulos</p>
<p><strong>1999</strong><br />
<em>Rosetta</em> de Luc et Jean-Pierre Dardenne</p>
<p><strong>2000</strong><br />
<em>Dancer in the Dark</em> de Lars von Trier</p>
<p><strong>2001</strong><br />
<em>La Chambre du fils (La stanza del figlio)</em> de Nanni Moretti</p>
<p><strong>2002</strong><br />
<em>Le Pianiste (The Pianist)</em> de Roman Polanski</p>
<p><strong>2003</strong><br />
<em>Elephant</em> de Gus Van Sant</p>
<p><strong>2004</strong><br />
<em>Fahrenheit 9/11</em> de Michael Moore</p>
<p><strong>2005</strong><br />
<em>L&#8217;Enfant</em> de Luc et Jean-Pierre Dardenne</p>
<p><strong>2006</strong><br />
<em>Le vent se lève (The Wind That Shakes the Barley)</em> de Ken Loach</p>
<p><strong>2007</strong><br />
<em>4 mois, 3 semaines, 2 jours (4 luni, 3 săptămâni și 2 zile)</em> de Cristian Mungiu</p>
<p><strong>2008</strong><br />
<em>Entre les murs</em> de Laurent Cantet</p>
<p><strong>2009</strong><br />
<em>Le Ruban blanc (Das weiße Band)</em> de Michael Haneke</p>
<p><strong>2010</strong><br />
<em>Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures (ลุงบุญมีระลึกชาติ ; Lung Boonmee raluek chat)</em> d&#8217;Apichatpong Weerasethakul</p>
<p><strong>2011</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/tree-life-terrence-malick/" title="The Tree of Life, de Terrence Malick">The Tree of Life</a></em> de Terrence Malick</p>
<p><strong>2012</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/amour-michael-haneke/" title="Amour, de Michael Haneke">Amour</a></em> de Michael Haneke</p>
<p><strong>2013</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/la-vie-adele-abdellatif-kechiche/" title="La Vie d’Adèle – Chapitre 1 &amp; 2 de Abdellatif Kechiche">La Vie d&#8217;Adèle</a></em> d&#8217;Abdellatif Kechiche (prix reçu conjointement avec Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos, ses deux actrices principales)</p>
<p><strong>2014</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/sommeil-hiver-winter-sleep-nuri-bilge-ceylan/" title="Winter Sleep, de Nuri Bilge Ceylan">Winter Sleep</a> (Kış Uykusu)</em> de Nuri Bilge Ceylan</p>
<p><strong>2015</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/dheepan-lhomme-qui-naimait-pas-la-guerre-de-jacques-audiard/">Dheepan</a></em> de Jacques Audiard</p>
<p><strong>2016</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/moi-daniel-blake-ken-loach/">Moi, Daniel Blake</a></em> de Ken Loach</p>
<p><strong>2017</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/the-square-ruben-ostlund/">The Square</a></em> de Ruben Ostlund</p>
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		<title>Goodnight Mommy, de Veronika Franz et Severin Fiala</title>
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		<pubDate>Sat, 31 Jan 2015 17:10:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Autriche]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[Gérardmer]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Michael Haneke]]></category>

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		<description><![CDATA[Deux jumeaux, Lukas et Elias, jouent à travers champs, dans les bois et dans la grande maison familiale en attendant le retour de leur mère. Quand celle-ci revient, le visage...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/01/goodnight-mommy-veronika-franz-severin-fiala.jpg" alt="Goodnight Mommy, de Veronika Franz et Severin Fiala" title="Goodnight Mommy, de Veronika Franz et Severin Fiala" width="195" height="280" class="alignleft size-full wp-image-20218" />Deux jumeaux, Lukas et Elias, jouent à travers champs, dans les bois et dans la grande maison familiale en attendant le retour de leur mère. Quand celle-ci revient, le visage masqué par des bandages, les deux jumeaux la trouvent froide et distante. Est-ce vraiment leur mère ?</p>
<p><em>Goodnight Mommy</em> distille une atmosphère étrange et irréelle. Des jumeaux (un élément courant du cinéma fantastique), une maison isolée et froide dont la couleur ne semble jamais s’échapper, une mère fantomatique et une relation familiale mystérieuse : la première moitié de <em>Goodnight Mommy</em> est consacrée à installer un malaise durable – parfois avec quelques longueurs, mais dans l’ensemble avec efficacité. Les réalisateurs prennent le temps de développer l’intrigue, sans cacher l’influence de leurs deux modèles autrichiens : Ulrich Seidl d’abord, qui produit le film et partage le même intérêt morbide pour la psyché humaine. Michael Haneke, ensuite, dont l’œuvre chirurgicale, froide et réflexive est souvent convoquée ici. De tous les films de Haneke, c’est évidemment à <em>Funny Games</em> qu’on pense lorsque <em>Goodnight Mommy</em> sombre dans la violence et la torture.</p>
<p>Pour pouvoir prouver si cette femme est bien, oui ou non, leur mère, Lukas et Elias vont passer aux choses sérieuses. Une deuxième partie beaucoup plus explicite, qui fait la lumière sur les non-dits du début à coups de pleurs et de sang. <span id="more-20217"></span>C’est glaçant et dérangeant ; pourtant révéler le mystère au cinéma est souvent un processus déceptif : <em>Goodnight Mommy</em> ne fait pas exception en voulant expliquer ce que tout le monde présumait déjà – au lieu de se demander qui est la mère, demandons-nous qui sont les jumeaux. Malheureusement, les réponses attendues n’ont pas réellement d’importance narrative, elles viennent surtout arracher le spectateur au monde de l’entre-deux dans lequel il était si inconfortablement installé.</p>
<p>Mais au-delà de l’importance du récit, <em>Goodnight Mommy</em> est un hommage (conscient ou non, qui sait ?) à deux films fascinants du cinéma de genre, le fameux <em>Créatures célestes</em> (Peter Jackson, Grand Prix à Gérardmer en 1995) et le prodigieux et méconnu <em>Mais ne nous délivrez pas du mal</em> (Joël Séria, 1970), tous deux inspirés par la terrifiante affaire meurtrière Parker-Hulme. Trois films, trois traitements différents mais cette même subversion, ces mêmes questionnements sur l’identité et la famille ; ces mêmes figures religieuses à l’incommensurable petitesse, ces mêmes rites purificatoires pervers. <em>Goodnight Mommy</em> s’inscrit dans la lignée de ses deux prédécesseurs, une lignée racée et perturbante dont les représentants qui font date ne sont pas légion. A défaut d’être un chef-d’œuvre, ce premier film de Veronika Franz et Severin Fiala est une pièce ambitieuse et personnelle qui se contrefiche des <em>jumpscares</em> et autres demandes du cahier des charges horrifique, et c’est déjà beaucoup.</p>
<p>&nbsp;<br />
Goodnight Mommy <em>(Ich Seh, Ich Seh) de Véronika Franz et Severin Fiala, avec Suzanne West, Lukas Schwarz, Elias Schwarz. Autriche, 2014. Présenté en compétition au 22e Festival du film fantastique de Gérardmer.</em></p>
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		<item>
		<title>Cannes 2014 : Premières rumeurs</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/recadrages/festival-cannes-2014-fausse-selection-rumeurs/</link>
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		<pubDate>Sun, 02 Jun 2013 08:34:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Chouanière</dc:creator>
				<category><![CDATA[Recadrages]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[Michael Haneke]]></category>
		<category><![CDATA[Quentin Tarantino]]></category>

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		<description><![CDATA[La Palme d'or 2013 à peine remise, que déjà bruissent les rumeurs des prétendants à l'édition 2014. Grand Écart, site cinéphile et divinatoire, vous dévoile ce qui fera (peut-être) la sélection 2014...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/05/cannes-2014.jpg" alt="Cannes 2014 &copy; Sébastien Dolidon" title="Cannes 2014 &copy; Sébastien Dolidon" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-13417" />La Palme d&#8217;or 2013 à peine remise, que déjà bruissent les rumeurs des prétendants à l&#8217;édition 2014. Grand Écart, site cinéphile et parfois divinatoire, a une longueur d’avance sur ces tristes échotiers. C’est pourquoi, en exclusivité mondiale, et avec le soutien de notre Géode de cristal, nous vous proposons la liste de ceux qui feront la Compétition du Festival de Cannes 2014, puisqu’ils n&#8217;étaient pas sur la Croisette cette année.</p>
<p>&nbsp;<br />
&nbsp;</p>
<h4>Michael Haneke, pour <em>Aller-retour au-delà</em></h4>
<p>Après les vieux malades et les enfants cruels, Michael tente la passe de trois avec un nouveau projet, centré autour d’enfants morts et de vieux cruels. Il entend par là même explorer la part sombre de l’homme, son rapport à la souffrance et à la violence, en posant les fondements d’une morale nouvelle.</p>
<p><strong>Synopsis</strong><br />
Dans un orphelinat du nord de la Bavière, Edgar (Daniel Auteuil) et Simone (Isabelle Huppert) portent le deuil de deux des pensionnaires dont ils s’occupaient, tués au cours d’une rixe entre enfants. Ils doivent continuer à protéger les vivants, tout en faisant leur deuil. Petit à petit, le couple d’éducateurs se pose la question : peut-on aimer à la fois les victimes et les bourreaux ? <span id="more-13410"></span><br />
&nbsp;</p>
<h4>Jacques Audiard, pour <em>La Nuit je mens</em></h4>
<p>Ses collaborations avec Tonino Benacquista et Thomas Bidegain ayant fait long feu, c’est Michaël Youn qui a été choisi, à la surprise générale, comme scénariste du nouveau Jacques Audiard. Un tandem risqué, mais révélateur de la nouvelle orientation du réalisateur d’<em>Un prophète</em>, et dans le prolongement du travail de l’auteur de <em>Fatal</em> et <em>Vive la France</em>.</p>
<p><strong>Synopsis</strong><br />
Robert Vert (Mathieu Kassovitz) est le patron d’une boîte de nuit sise aux Champs-Elysées. Elle est fréquentée par la mafia russe. Robert entre en conflit avec son frère Joseph (Romain Duris) et son père Bruno (Niels Arestrup), tous deux policiers, lorsque ceux-ci se rendent compte que le business de Robert l’amène à servir de caution à des trafiquants de drogue qu’ils traquent…<br />
&nbsp;</p>
<h4>Quentin Tarantino, pour <em>Sulla Linea</em></h4>
<p><em>Kill Bill</em> nous avait permis de constater l’amour de l’ex de Sofia Coppola pour le <em>wu xia pian</em> et le <em>chanbara</em>, <em>Boulevard de la mort</em> rappelait à ceux qui l’ignoraient encore la passion de Quentin pour la série B, et <em>Django Unchained</em> a permis au réalisateur de <em>Pulp Fiction</em> de tourner un western comme il l’entendait, enfin. Avec <em>Sulla Linea</em>, on découvre avec circonspection que Tarantino apprécie également le cinéma des « téléphones blancs », période faste du cinéma italien correspondant à la belle époque du régime mussolinien.</p>
<p><strong>Synopsis</strong><br />
Marco (Samuel L. Jackson) est un <em>carabiniere</em> sans foi ni loi, corrompu et addict à l’huile de ricin (pour les « témoins », par pour son usage personnel). Lors d’une descente dans une fumerie d’opium clandestine, il fait la connaissance de Rita (Uma Thurman), une grande bourgeoise des beaux quartiers de Rome. Marco part en quête d’un téléphone afin de conquérir la belle par le plus moderne des moyens de communication…<br />
&nbsp;</p>
<h4>Thomas Vinterberg, pour <em>Une parenthèse</em></h4>
<p>Vinterberg revient et ça fait du bien. Les amateurs de révélation familiale façon <em>Festen</em>, de drame fraternel manière <em>Submarino</em> ou les thuriféraires d’opprobres populaires en mode <em>La Chasse</em> n’ont qu’à bien se tenir avec <em>Une parenthèse</em>, ou la longue descente aux enfers de notre société en recherche de valeurs.</p>
<p><strong>Synopsis</strong><br />
Lars (Ulrich Thomsen), déçu du tarif proposé par un trafiquant d’organes pour prélever un rein à chacune de ses filles jumelles, décide de prostituer ces deux dernières. Il emmène donc « la prunelle de ses yeux » non loin des chantiers de travaux publics et les installent dans un camping-car afin de pourvoir aux besoins des ouvriers présents non loin de là. Jusqu’au jour où débarque leur mère Sara (Liv Ullman), bien décidée elle aussi à relever les compteurs.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Wes Anderson, pour <em>Symétrie m’était contée</em></h4>
<p>Dessin animé, comédies sophistiquées ou hommage à Cousteau : la carrière de Wes Anderson demeure polymorphe. Peu l’attendaient pourtant sur le terrain du documentaire, et pourtant il sera le seul représentant du genre en compétition cette année.</p>
<p><strong>Synopsis</strong><br />
Des grottes de Lascaux au boson de Higgs, des mosaïques de Pompéi à la troisième dimension au cinéma, la recherche de la perfection a accompagné chercheurs et artistes dans leur découvertes. Perspective, photoréalisme, symétrie : Wes Anderson enquête sur tous les aspects du lissage dans l’art et la science et s’auto-diagnostique par là même dans sa névrose obsessionnelle.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Hong Sang-soo, pour <em>L’Hôtel du Rivage</em></h4>
<p>Hong Sang-soo est un auteur. Il signe une œuvre, tel un Truffaut coréen, suivant inlassablement un même personnage, un même décorum, creusant ainsi son interrogation autour de la mystérieuse vie de l’homme et de la femme. Après <em>Woman on the Beach</em>, <em>In Antoher Country</em>, ou le bien nommé <em>Ha Ha Ha</em>, Hong Sang-soo revient à la plage.</p>
<p><strong>Synopsis</strong><br />
Un écrivain, réalisateur, universitaire, se trouve dans une bourgade de bord de mer, alors qu’il doit donner une conférence non loin de là. Au cours d’un échange burlesque de chambres d’hôtel, il rencontre une intrigante jeune femme, enthousiaste et capricieuse, qu’il ne cessera de croiser par hasard. Troublé, il ne peut s’empêcher de penser à celle qui l’attend à Séoul, questionnant les notions d’engagement, de séduction et de marivaudage, en compagnie d’un marin désabusé et de litres de bière et d’alcool de riz&#8230;</p>
<p>&nbsp;<br />
Alors, impatients ? A bientôt pour le reste de la sélection 2014 !</p>
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		<title>Plateau télé : semaine du 24 février 2013</title>
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		<pubDate>Sun, 24 Feb 2013 13:59:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Programme Télé]]></category>
		<category><![CDATA[César]]></category>
		<category><![CDATA[Michael Haneke]]></category>
		<category><![CDATA[télévision]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors voilà, les César, les Oscars, ça se termine. Comme on est un peu nostalgiques des tapis rouges, des smokings et des belles robes, on continue encore un peu. Encore un peu de Haneke, encore...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/02/hal-9000.jpg" title="Hal 9000" alt="Hal 9000" width="280" height="109" class="alignleft size-full wp-image-11586" />Alors voilà, les César, les Oscars, ça se termine. Comme on est un peu nostalgiques des tapis rouges, des smokings et des belles robes, on continue encore un peu. Encore un peu de Haneke, encore un peu de Kevin Costner, un petit rappel de Juliette Binoche&#8230; Et de temps en temps, on se souvient qu&#8217;il y a un monde réel. Que l&#8217;Italie vote et que l&#8217;on vit une époque formidable.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Dimanche 24 février</h4>
<p><em>Vincere</em>, de Marco Bellocchio &#8211; 20h45 &#8211; Arte<br />
<em>Le Patient anglais</em>, d&#8217;Anthony Minghella &#8211; 20h50 &#8211; D8<br />
<em>Les Garçons</em>, de Mauro Bolognini &#8211; 0h20 &#8211; France 3</p>
<p>En ce jour d&#8217;élection en Italie, Arte n&#8217;est pas très sympa avec son petit camarade italien, et lui rappelle un passé peu reluisant. Avant un documentaire sur Hitler et Mussolini, <em>Vincere</em> brosse le portrait du futur Duce à travers un drame passionnel et se concentre sur sa maîtresse, Ida Dalser, sur laquelle il a une emprise totale. Une manière à la fois intelligente et lyrique de raconter l&#8217;Histoire. <span id="more-11578"></span></p>
<p>Question lyrisme, <em>Le Patient anglais</em> se pose là. Mais comme ce soir, Emmanuelle Riva rejoindra peut-être la liste des actrices françaises oscarisées, on regarde Juliette Binoche en signe de soutien.</p>
<p>On revient en Italie en fin de soirée, avec <em>Les Garçons</em>, scénarisé par Pasolini. Ces garçons, ce sont Jean-Claude Brialy et Laurent Terzieff, embarqués dans le dédale des rues de Rome à la fin des années 1950, au volant d&#8217;une Fiat remplie d&#8217;armes, et de jolies filles.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Lundi 25 février</h4>
<p><em>Sens unique</em>, de Roger Donaldson &#8211; 20h50 &#8211; Arte<br />
<em>Women without Men</em>, de Shirin Neshat &#8211; 22h40 &#8211; Arte</p>
<p>Puisque Kevin Costner a reçu un César d&#8217;honneur vendredi soir, on tente de comprendre pourquoi avec <em>Sens unique</em>. 1987. L&#8217;année des <em>Incorruptibles</em>, et quelques-unes avant la gloire de <em>Danse avec les loups</em> et autres <em>Robin des Bois</em>. <em>Waterworld</em> et <em>The Postman</em> sont encore loin, on donne donc une chance à ce thriller politique avec Gene Hackman, et en bonus, une apparition du jeune Brad Pitt.</p>
<p><em>Argo</em>, qui rafle tous les prix depuis deux mois, a certainement brillé aux Oscars. L&#8217;occasion, avec <em>Women without Men</em>, de retourner à Téhéran avec la CIA, mais en 1953. Quatre femmes tentent d&#8217;échapper à la domination masculine.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Mardi 26 février</h4>
<p><em>Le Petit Nicolas</em>, de Laurent Tirard &#8211; 20h50 &#8211; M6<br />
<em>Je ne voudrais pas être un homme</em>, d&#8217;Ernst Lubitsch &#8211; 0h40 &#8211; Arte<br />
<em>Quand j&#8217;étais mort</em>, d&#8217;Ernst Lubitsch &#8211; 1h25 &#8211; Arte</p>
<p>Alain Chabat, le seul à avoir su rester fidèle à l&#8217;esprit de Goscinny dans son <em>Astérix</em>, a participé aux dialogues de cette adaptation du <em>Petit Nicolas</em>. Heureusement, parce que la reconstitution de la France Formica manquerait, sans lui, de l&#8217;espièglerie de ce petit garçon parfois trop sage.</p>
<p>Pour retrouver un maître de la comédie, il faudra veiller tard et attendre la diffusion de deux moyens-métrages d&#8217;Ernst Lubitsch sur Arte (ou le replay sur Arte+7) : <em>Je ne voudrais pas être un homme</em>, la fugue joyeuse d&#8217;une jeune femme, travestie, dans une soirée alcoolisée, et <em>Quand j&#8217;étais mort</em>, le retour d&#8217;un homme qui a feint son suicide dans la maison désormais tenue par sa belle-mère.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Mercredi 27 février</h4>
<p><em>Caché</em>, de Michael Haneke &#8211; 20h50 &#8211; Arte</p>
<p>La saison des prix étant terminée, on va peut-être pouvoir retrouver, au moins avant le prochain, une vie paisible sans Michael Haneke. Mais avant, une dernière petite séance d&#8217;un cinéma toujours un peu (voire beaucoup) malsain et pervers. Dans <em>Caché</em>, il est question de culpabilité, de manipulation et de faux-semblants. Et ça fait mal.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Jeudi 28 février</h4>
<p><em>Narco</em>, de Gilles Lellouche et Tristan Aurouet &#8211; 20h50 &#8211; D17<br />
<em>Une époque formidable</em>, de Gérard Jugnot &#8211; 23h25 &#8211; France 3</p>
<p>Gus est narcoleptique, comme le titre, <em>Narco</em>, le laisse imaginer. Ses endormissements, rêves et fantasmes sont donc l&#8217;occasion d&#8217;autant de digressions fantasques, puisque Gus se voit alors en super-héros. La structure même du film conduit à un ensemble inégal, mais avec quelques percées assez enthousiasmantes.</p>
<p>Son titre est peut-être ce qu&#8217;il y a de plus réussi dans <em>Une époque formidable</em>. Ce moment de désillusion où l&#8217;on découvre que le chômage et l&#8217;exclusion ne concernent pas que les paumés. Un petit cadre et son pavillon bien propres sur eux le vivent comme une honte tellement insurmontable que ledit petit cadre finit à la rue. Les premiers pas d&#8217;une peur du déclassement.</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Et ce week-end</strong>, une fois n&#8217;est pas coutume, lisez autre chose que le programme télé : on vous conseille un excellent essai sur Andy Kaufman, <a href="/sorties-culturelles/livres/comique-extremiste-andy-kaufman-et-le-reve-americain-de-florian-keller/">Comique extrémiste</a>.</p>
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		<title>Amour, de Michael Haneke</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Oct 2012 06:38:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne-Claire Cieutat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Films du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[chef-d'oeuvre]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Isabelle Huppert]]></category>
		<category><![CDATA[Michael Haneke]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est une histoire d'une tristesse insondable et d'une parfaite simplicité. Un chapitre final, en marge d'autres qui, ici, conserveront leur part voilée. Car de la vie d'Anne et de Georges, professeurs...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Un grand film d’amour</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/amour-michael-haneke-1.jpg" alt="Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva dans Amour, de Michael Haneke" title="Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva dans Amour, de Michael Haneke" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-7153" />C’est une histoire d&#8217;une tristesse insondable et d&#8217;une parfaite simplicité. Un chapitre final, en marge d&#8217;autres qui, ici, conserveront leur part voilée. Car de la vie d&#8217;Anne et de Georges, professeurs de musique au crépuscule de leur existence, on ne saura que peu de choses. Un piano à queue, des livres et disques amoncelés au fil du temps dans un vaste appartement parisien, trahissent une passion et un métier communs ; un album photos, parcouru brièvement lors d’un déjeuner, laisse s&#8217;échapper les échos lointains d’une jeunesse évanouie et donne à entrevoir une trajectoire commune. Anne et Georges sont octogénaires. Ils s’aiment toujours et d’un amour puissant. Et le matin soudain où Anne, ébranlée par une tentative de cambriolage survenue la veille, est victime d’une absence cérébrale conséquente, leur couple doit accueillir la promesse d’une douleur : celle de voir l’être aimé s&#8217;éteindre, à petit feu. <span id="more-6150"></span><br />
<em>« Rien de tout cela ne mérite d’être montré »</em>, dit Georges, digne et dévasté, à leur fille de passage (Isabelle Huppert, toute en raideur contrastée). La triviale cruauté de la situation, pourtant, jamais ne se dérobe à la caméra. Michael Haneke suit, pas à pas, les étapes de ce déclin et filme les liens qui unissent, plus que jamais, ces personnages l’un à l’autre. Jamais la distance, grammaire essentielle de son cinéma depuis <em>Le 7e Continent</em>, n’aura été teintée d’autant de tendresse et de chaleur humaine. Ici, nulle manipulation du regard, mais une pudeur et un respect immense pour ce qui se joue en direct : le soutien, indéfectible, face à l’inexorable et au chagrin.<br />
Emmanuelle Riva et Jean-Louis Trintignant sont Anne et Georges à l’écran. Deux présences absolues, deux corps vieillissants, mais volontaires &#8211; jusque dans ces deux séquences burlesques, imprévisibles en la circonstance et dans le cinéma de Michael Haneke, où Anne, souriante, virevolte sur un fauteuil roulant dont le contrôle lui échappe, puis celle où Georges tente maladroitement de saisir un pigeon égaré dans leur appartement, une couverture à la main. Et deux voix aux timbres chargés de résonances d’envergure (celle d’<em>Hiroshima mon amour</em>, c’est elle, celle de <em>Un homme et une femme</em>, c’est lui). Elles sont sublimes, leurs voix, singulières et envoûtantes. Leurs personnages, érudits et bourgeois, s’expriment sans défaut et ont les accents de ceux qui ont eu le luxe de pouvoir cultiver leurs pensées, chemin faisant. Leurs phrasés, faits de ruptures et de silences, se déploient dans l’espace et circulent au sein de cet appartement concentrique et des cadres aérés qui en soulignent l’architecture. Ils se tissent aux notes de Schubert, chères aux cœurs des protagonistes, et malgré la stase qui à tout instant menace, c’est un apaisement que ce mariage sonore procure, un bercement, inattendu, aux portes de l’hypnose. C&#8217;est au cœur de chaque son que se tapit, discrète et larvée, la part romanesque de ce beau film musical traqué par le silence continu. Sa charge émotionnelle est considérable et bouleversante. </p>
<p>&nbsp;<br />
Amour<em> de Michael Haneke, avec Jean-Louis Trintignant, Emmanuelle Riva, Isabelle Huppert. France, 2012. Palme d&#8217;or du 65e Festival de Cannes. Sortie le 24 octobre 2012.</em></p>
<p><strong>&raquo; Retrouvez tout notre <a href="/festival-cannes-2012/">dossier dédié au 65e Festival de Cannes</a></strong></p>
<p><center><iframe frameborder="0" width="560" height="315" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xqsvmg?logo=0&#038;hideInfos=1"></iframe></center></p>
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		<title>Le palmarès du 65e Festival de Cannes</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/festival-cannes-2012/films-65e-cannes/palmares-competition-palme-or-haneke/</link>
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		<pubDate>Mon, 28 May 2012 08:41:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[Michael Haneke]]></category>
		<category><![CDATA[Nanni Moretti]]></category>

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		<description><![CDATA[Voilà, Cannes, c'est fini. Cette année, ce n'est pas la Palme d'or qui aura créé la surprise, mais plutôt les autres prix. Le film de Michael Haneke, magnifique, mérite largement cette récompense, et...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/palme-or-haneke-amour.jpg" alt="Emmanuelle Riva, Michael Haneke et Jean-Louis Trintignant reçoivent la Palme d&#039;or © Sébastien Dolidon" title="Emmanuelle Riva, Michael Haneke et Jean-Louis Trintignant reçoivent la Palme d&#039;or © Sébastien Dolidon" width="280" height="116" class="alignleft size-full wp-image-7712" />Voilà, Cannes, c&#8217;est fini. Cette année, ce n&#8217;est pas la Palme d&#8217;or qui aura créé la surprise, mais plutôt les autres prix. Le film de Michael Haneke, magnifique, mérite largement cette récompense, et permet à son réalisateur de rejoindre le clan restreint des doubles-palmés (qui s&#8217;élargit ainsi à six metteurs en scène : Emir Kusturica, Francis Ford Coppola, Bille August, Shohei Imamura, Jean-Pierre et Luc Dardenne, Michael Haneke). Pour le reste, on peut s&#8217;étonner de voir quelques-uns des films qui nous ont le plus marqués pendant cette quinzaine tout bonnement absents du palmarès. <em><a href="/cinema/dans-la-brume-sergei-loznitsa/" target="_blank">Dans la brume</a></em>, <em><a href="/cinema/paradis-amour-ulrich-seidl/" target="_blank">Paradis : Amour</a></em>, <em><a href="/cinema/mud-jeff-nichols/" target="_blank">Mud</a></em> et <em><a href="/cinema/holy-motors-de-leos-carax/" target="_blank">Holy Motors</a></em> figurent parmi les œuvres les plus fortes du 65e Festival de Cannes. Leur absence ici, au profit notamment d&#8217;un double prix à <em><a href="/cinema/au-dela-collines-cristian-mungiu/" target="_blank">Au delà des collines</a></em> &#8211; malgré l&#8217;immense bien qu&#8217;on pense de ce film -, d&#8217;un Grand Prix à Matteo Garrone alors que <em><a href="/cinema/reality-matteo-garrone/" target="_blank">Reality</a></em> de Matteo Garrone nous a semblé bien en deçà des autres longs-métrages sélectionnés, et d&#8217;un prix de la mise en scène à <em><a href="/cinema/post-tenebras-lux-carlos-reygadas/" target="_blank">Post Tenebras Lux</a></em> de Carlos Reygadas, film si radical qu&#8217;il en devient opaque, ne font que mettre davantage en lumière le nom des gagnants, qui semblent les mêmes année après année. A se demander si Cannes n&#8217;est pas le Roland Garros du cinéma : malgré un nombre impressionnant de participants au départ, ce sont toujours les mêmes qui disputent la finale. <span id="more-7709"></span><br />
&nbsp;</p>
<h4>Palme d&#8217;or</h4>
<p><em><a href="/cinema/amour-michael-haneke/" target="_blank">Amour</a></em> de Michael Haneke<br />
&nbsp;</p>
<h4>Grand Prix</h4>
<p><em><a href="/cinema/reality-matteo-garrone/" target="_blank">Reality</a></em> de Matteo Garrone<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix de la mise en scène</h4>
<p><em><a href="/cinema/post-tenebras-lux-carlos-reygadas/" target="_blank">Post Tenebras Lux</a></em> de Carlos Reygadas<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix du scénario</h4>
<p><em><a href="/cinema/au-dela-collines-cristian-mungiu/" target="_blank">Au delà des collines</a></em> de Cristian Mungiu<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix d&#8217;interprétation féminine</h4>
<p>Cristina Flutur et Cosmina Stratan dans <em><a href="/cinema/au-dela-collines-cristian-mungiu/" target="_blank">Au delà des collines</a></em> de Cristian Mungiu<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix d&#8217;interprétation masculine</h4>
<p>Mads Mikkelsen dans <em><a href="/cinema/la-chasse-thomas-vinterberg/" target="_blank">La Chasse</a></em> de Thomas Vinterberg<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix du jury</h4>
<p><em><a href="/cinema/part-des-anges-ken-loach/" target="_blank">La Part des anges</a></em> de Ken Loach<br />
&nbsp;</p>
<h4>Caméra d&#8217;or</h4>
<p><em><a href="/cinema/betes-sud-sauvage-benh-zeitlin/" target="_blank">Les Bêtes du sud sauvage</a></em> de Benh Zeitlin<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix Un Certain Regard</h4>
<p><em><a href="/cinema/despues-lucia-michel-franco/" target="_blank">Despues de Lucia</a></em> de Michel Franco</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Souvenir de Cannes #2 : Rire avec Haneke</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/festival-cannes-2012/billets-humeur-edito/souvenir-cannes-rire-funny-games-michael-haneke/</link>
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		<pubDate>Tue, 22 May 2012 12:00:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Caroline Vié</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets d'humeur du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Michael Haneke]]></category>

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		<description><![CDATA[Hier, j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps en regardant <em>Amour</em> de Michael Haneke, vrai film romantique qui n’a rien d’une comédie. Sacré Michael ! Il n’a pas son pareil pour vous remuer les...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/funny-games-haneke.jpg" alt="Funny Games, de Michael Haneke" title="Funny Games, de Michael Haneke" width="280" height="159" class="alignleft size-full wp-image-7231" />Hier, j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps en regardant <em><a href="/cinema/amour-michael-haneke/" target="_blank">Amour</a></em> de Michael Haneke, vrai film romantique qui n’a rien d’une comédie. Sacré Michael ! Il n’a pas son pareil pour vous remuer les tripes avec une férocité badine et vous laisser pantelant comme après une douche au karcher. C’est à Cannes que je me suis frottée à son cinéma pour la première fois avec <em>Funny Games</em>, vrai film ludique qui n’a rien de drôle. Il devait être 17 heures. La salle était comble. On aurait entendu une mouche voler… Puis ce sont les sièges qui ont claqué, annonçant un exode massif de spectateurs après la mort d’un chien que certains n’ont pas supportée. Puis, plus rien. Ceux qui avaient survécu au toutou sont restés collés, bouche bée, sur leur fauteuil. Je sentais le malaise monter. J’essayais de cacher mon trouble. <span id="more-7218"></span>J’étais encore – un peu – jeune et je craignais de montrer mes émotions à mon voisin. Au moment où j’ai cru étouffer d’angoisse, il a murmuré, avec un bel accent marseillais devenu grelottant : <em>« Je ne me sens pas très bien. »</em> Moi non plus. Après, j’ai rencontré Michael Haneke, qui m’a dit chercher à dégoûter les spectateurs du cinéma d’horreur. Je lui ai répondu que <em>Funny Games</em> était raté, puisque je le considérais comme l’un des meilleurs films d’horreur que j’ai jamais vus. Il m’a traitée de « grande malade » avec son délicieux accent autrichien. Il plaisantait. Michael est très drôle même si ses films ne le sont pas. <em>Funny Games</em> a été le dernier film à me donner des cauchemars. J’ai vu les types aux gants blancs sonner à la porte de mon pavillon de banlieue. Je ne pensais pas que Michael Haneke pourrait me secouer encore davantage. Il l’a fait hier, avec <em>Amour</em>. Peut-être parce que le cauchemar qu’il y décrit, vieillesse et dépendances, est proche de mon passé mais aussi d’un futur qui me terrifie.</p>
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