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	<title>Grand Écart &#187; Pedro Almodovar</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>La Pietà, d&#8217;Eduardo Casanova</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Jan 2023 10:01:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Menossi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[comédie]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
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		<category><![CDATA[Pedro Almodovar]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<h2>Rien sans ma mère</h2>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2023/01/La-Pieta-300x201.jpeg" alt="La Pietà, d&#039;Eduardo Casanova" width="300" height="201" class="alignleft size-medium wp-image-27824" /><strong>De la dictature domestique d’une mère possessive à la tyrannie politique d’un dirigeant nord-coréen, il n’y avait qu’un pas que l’Ibère séditieux Eduardo Casanova franchit avec une réjouissante extravagance dans <em>La Pietà</em> : une fable trash et libertaire sur l’obsession du pouvoir et la soumission. </strong></p>
<p>Mère toxique, intrusive et castratrice, l’oppressive Libertad – fantastique Ángela Molina (<em>Cet obscur objet du désir</em>,  <em>En chair et en os</em>, <em>Étreintes brisées</em>) ! – préserve son fils Mateo – flegmatique Manel Llunell – du monde extérieur en le gardant maternellement enfermé dans un cocon à l’apparente douceur guimauve. En réalité, une prison rose bonbon qui, lorsque tombe la nouvelle du cancer de Mateo, devient la scène de théâtre suffocante et tragique d’une relation mère-fils aussi destructrice que consentie. Entre complexe d’Œdipe et syndrome de Stockholm&#8230; <span id="more-27818"></span></p>
<p>En 2017, au fil d’un premier long-métrage déjà totalement disjoncté (<em>Pieles</em>), Eduardo Casanova nous plongeait dans un monde surréaliste peuplé de personnages difformes, comédie noire sans concession sur le complexe et l’acceptation de soi. <em>« Une riposte punk, rebelle et violente à la construction sociale et à toute la pression à laquelle la société est confrontée »</em>, avait alors expliqué le jeune réalisateur espagnol. Avec <em>La Pietà</em>, le cinéaste s’entête, nous entraînant à nouveau dans un univers imaginaire où le rose, omniprésent, n’est que l’emballage sucré d’une sombre allégorie acide et violente autour des thèmes de la soumission, du pouvoir et du contrôle absolu. Comme <em>« un coup de sabre dans une jolie pièce montée »</em>, Eduardo Casanova tranche dans le vif des faux-semblants d’une société moderne autoritaire où la <em>« liberté »</em> (<em>« libertad »</em>), incarnée par une figure maternelle au comportement despotique, devient symbole de souffrance et de mort : une Pietà, selon le thème artistique de l’iconographie picturale chrétienne. Mais Eduardo Casanova va plus loin, très loin en associant cette figure maternelle à celle, paternaliste et totalitaire, de Kim Jong-il (oui, oui !). Parallèle pour le moins piquant entre d’un côté cette relation mère-fils maladivement délétère et de l’autre, l’emprise du dictateur nord-coréen sur son peuple. Entre deux mondes où la liberté fait peur. Car c’est bien la question que pose le cinéaste. En nous intimant à tout définir et contrôler – nos vies, nos enfants, nos carrières, notre sexualité&#8230; –, nos sociétés libres ne brouillent-elles pas notre perception de la réalité ? Nos choix nous appartiennent-ils vraiment ou sont-ils les réponses attendues par une dictature invisible aux préceptes moraux prédéfinis ?</p>
<p>Toujours est-il que sa liberté, Eduardo Casanova s’en empare ici avec une énergie folle et jubilatoire, la laissant exploser à l’écran dans un film de genreS où s’entremêlent horreur et mélo, absurde et comédie potache. Où les décors et les costumes aux teintes pastel immaculées contrastent avec la noirceur du malheur et de la souffrance qui frappe cette mère et son grand garçon. Des confessions du réalisateur lui-même, Todd Solondz, Gaspar Noé, David Cronenberg ou encore Douglas Sirk comptent parmi ses influences. Mais on pense surtout ici à l’enfant de la Movida, el maestro Pedro Almodovar, ainsi qu’à John Waters auquel le réalisateur espagnol est souvent associé. Les deux trublions sont d’ailleurs très amis. De quoi faire de <em>La Pietà</em> une sorte de <em>Tout sur ma mère</em> à la sauce <em>Pink Flamingos</em>. Si le film divisera certainement, il nous a en tout cas totalement embarqués, cette <em>Pietà</em> portant en elle une vision qui mérite que l’on y réfléchisse&#8230;</p>
<p>&nbsp;<br />
La Piedad <em>(Pietà), d&#8217;Eduardo Casanova avec Ángela Molina, Manel Llunell, Ana Polvorosa&#8230; Espagnol, Argentine, 2022.</em></p>
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		<title>Douleur et gloire, de Pedro Almodóvar</title>
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		<pubDate>Sun, 19 May 2019 19:52:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival de Cannes 2019]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[addiction]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
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		<category><![CDATA[festival de cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Pedro Almodovar]]></category>

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		<description><![CDATA[La fleur de ses secrets Un cinéaste vieillissant, en tout cas souffrant &#8211; du dos, de la tête, de l’œsophage, et de la perte de sa mère. Almodóvar, habitué des...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>La fleur de ses secrets</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/05/Dolor.jpg" alt="Douleur et gloire, de Pedro Almodovar" width="206" height="280" class="alignleft size-full wp-image-27074" />Un cinéaste vieillissant, en tout cas souffrant &#8211; du dos, de la tête, de l’œsophage, et de la perte de sa mère. Almodóvar, habitué des portraits de femme, fait ici celui d’un homme, le sien. Il prête à Antonio Banderas sa coiffure, ses vêtements, le décor de son appartement. Il prête à son personnage presque son nom (Salvador Mallo), sa carrière, ses douleurs (lui aussi a été opéré du dos), son deuil. Almodóvar refuse de détricoter le vrai du faux, mais peu importent les faits quand les émotions sont aussi réelles et palpables.</p>
<p><em>Douleur et gloire</em> s’articule autour de trois scènes clés, trois manières de revenir sur sa vie. La première est un monologue, qu’un acteur avec lequel Salvador vient de se réconcilier dit sur scène. Un texte très personnel qu’il a trouvé dans l’ordinateur du réalisateur empêché de travailler, qui n’avait pas vocation à être lu, encore moins joué. Un témoignage de la Movida, un retour sur son grand amour de ces années-là, sincère et touchant. La deuxième est celle des retrouvailles avec cet homme, d’une pudeur bouleversante. Si Almodóvar a beaucoup filmé les femmes c’est qu’il trouve leur manière d’exprimer leurs émotions plus dramatique, au sens théâtral du terme. Mais en filmant ces deux hommes, leur émotion retenue et leur désir contenu, leurs regards et leurs gestes, il est aussi à son meilleur. La troisième est la réminiscence de sa mère à la fin de sa vie. Ses reproches à elle, ses regrets à lui. <span id="more-27071"></span></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/05/Dolor3.jpg" alt="Douleur et gloire, de Pedro Almodovar" width="280" height="187" class="alignright size-full wp-image-27076" /><em>Douleur et gloire</em> est aussi un film sur la solitude et le sentiment d’impuissance. Face à la maladie, la vieillesse, l’addiction. Les siennes, celles des autres. Tout cela semble d’une tristesse infinie. Et pourtant, ça ne l’est pas. Tout à sa sobriété, Pedro Almodóvar n’oublie pas ses années flamboyantes, les couleurs vives, l’humour du désespoir. Surtout, entre ces scènes clés, Salvador qui se met doucement à l’héroïne pour oublier ses douleurs, se prend à rêver de son enfance. Ce qui donne les séquences les plus lumineuses du film. Une enfance dans une maison troglodyte aux murs éclatants de chaux, sa mère, alors incarnée par Penélope Cruz, aussi vive qu’elle l’était dans <em>Volver</em>, et un jeune ouvrier, objet du « premier désir ». Et source du dernier espoir.<br />
&nbsp;<br />
Douleur et gloire<em> de Pedro Almodóvar, avec Antonio Banderas, Asier Etxeandia, Penélope Cruz, Leonardo Sbaraglia. Espagne, 2019. En compétition du 72e Festival de Cannes. Sortie le 17 mai 2019.</em></p>
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		<title>Le palmarès du 70e Festival de Cannes</title>
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		<pubDate>Sun, 28 May 2017 20:37:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'actu du 70e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
		<category><![CDATA[palmarès]]></category>
		<category><![CDATA[Pedro Almodovar]]></category>

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		<description><![CDATA[Bon, il faut l&#8217;avouer, on est quand même loin du palmarès dont on rêvait. C&#8217;est un peu comme si on avait (presque) tous les numéros, mais dans le mauvais ordre....]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/palme-or-ruben-ostlund-the-square-almodovar-festival-film-cannes-2017.jpg" alt="La Palme d&#039;or (c) L. Haegeli / FDC" title="La Palme d&#039;or (c) L. Haegeli / FDC" width="280" height="186" class="alignleft size-full wp-image-25667" />Bon, il faut l&#8217;avouer, on est quand même loin du <a href="http://www.grand-ecart.fr/70e-festival-cinema-cannes/actualite-film-2017/pronostic-palmares-redaction/" title="Cannes 2017 : le palmarès de Grand Écart">palmarès dont on rêvait</a>. C&#8217;est un peu comme si on avait (presque) tous les numéros, mais dans le mauvais ordre. Pas de consternation malgré tout, même si notre Palme d&#8217;or restera dans notre cœur <em>120 battements par minute</em>, quoi qu&#8217;on en dise. Et qu&#8217;on est un peu triste de ne pas voir Naomi Kawase et son <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/vers-la-lumiere-hikari-naomi-kawase/" title="Vers la lumière, de Naomi Kawase">Vers la lumière</a></em> ni Sergei Loznista et sa <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/une-femme-douce-sergei-loznitsa-russie/" title="Une femme douce, de Sergei Loznitsa">Femme douce</a></em> dans le palmarès de ce <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/films-competition-70e-festival-cannes-selection-jury-almodovar-2017/" title="17/05-28/05 : 70e Festival de Cannes">70e Festival de Cannes</a> présidé par Pedro Almodovar.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Palme d&#8217;or</h4>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/the-square-ruben-ostlund/" title="The Square, de Ruben Ostlund">The Square</a></em>, de Ruben Ostlund<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix du 70e anniversaire</h4>
<p>Nicole Kidman<br />
&nbsp;</p>
<h4>Grand Prix</h4>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/120-battements-par-minute-robin-campillo/" title="120 battements par minute, de Robin Campillo">120 battements par minute</a></em>, de Robin Campillo<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix de la mise en scène</h4>
<p>Sofia Coppola pour <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/the-beguiled-les-proies-sofia-coppola/" title="Les Proies, de Sofia Coppola">Les Proies</a></em><br />
&nbsp;<br />
<span id="more-25665"></span></p>
<h4>Prix d&#8217;interprétation masculine</h4>
<p>Joaquin Phoenix dans <em>You Were Never Really Here</em>, de Lynne Ramsay<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix d&#8217;interprétation féminine</h4>
<p>Diane Kruger dans <em>In the Fade</em>, de Fatih Akin<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix du jury</h4>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/cannes-nelyubov-faute-amour-andrei-zviaguintsev/" title="Faute d’amour, d’Andreï Zviaguintsev">Faute d&#8217;amour</a></em>, d&#8217;Andreï Zvyaguintsev<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix du scénario ex aequo</h4>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/mise-a-mort-cerf-sacre-yorgos-lanthimos/" title="Mise à mort du cerf sacré, de Yorgos Lanthimos">Mise à mort d&#8217;un cerf sacré</a></em>, de Yorgos Lanthimos<br />
<em>You Were Never Really Here</em>, de Lynn Ramsay<br />
&nbsp;</p>
<h4>Caméra d&#8217;or</h4>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/jeune-femme-leonor-serraille/" title="Jeune femme, de Léonor Serraille">Jeune femme</a></em>, de Léonor Serraille<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix Un Certain Regard</h4>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/homme-integre-mohammad-rasoulof/" title="Un homme intègre, de Mohammad Rasoulof">Un homme intègre</a></em>, de Mohammad Rasoulof<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix d&#8217;interprétation féminine Un Certain Regard</h4>
<p>Jasmine Trinca pour <em>Fortunata</em>, de Sergio Castellito<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix de la poésie du cinéma Un Certain Regard</h4>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/barbara-mathieu-amalric-jeanne-balibar/" title="Barbara, de Mathieu Amalric">Barbara</a></em>, de Mathieu Amalric<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix de la mise en scène Un Certain Regard</h4>
<p>Taylor Sheridan pour <em>Wind River</em><br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix du jury Un Certain Regard</h4>
<p><em>Les Filles d&#8217;Avril</em>, de Michel Franco</p>
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		<item>
		<title>17/05-28/05 : 70e Festival de Cannes</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/films-competition-70e-festival-cannes-selection-jury-almodovar-2017/</link>
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		<pubDate>Tue, 09 May 2017 13:20:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'actu du 70e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Les films de la Compétition officielle]]></category>
		<category><![CDATA[Les films de la section Un Certain Regard]]></category>
		<category><![CDATA[Les séances spéciales hors compétition]]></category>
		<category><![CDATA[Pense-bête]]></category>
		<category><![CDATA[Andrei Zviaguintsev]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
		<category><![CDATA[Michael Haneke]]></category>
		<category><![CDATA[Pedro Almodovar]]></category>

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		<description><![CDATA[Sur les 122 ans que compte l’histoire du cinéma, en voilà 69, déjà, que le Festival de Cannes en célèbre la substantifique moelle. Et pour sa 70e édition, pas de tête-à-queue en vue.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/affiche-70e-festival-film-cannes-2017.jpg" alt="70e Festival de Cannes" title="70e Festival de Cannes" width="205" height="280" class="alignleft size-full wp-image-24969" />Sur les 122 ans que compte l’histoire du cinéma, en voilà 69, déjà, que le Festival de Cannes en célèbre la substantifique moelle. Et pour sa 70e édition, pas de tête-à-queue en vue. Au contraire, on continue, en mieux. Ainsi, du 17 au 28 mai 2017, la grand-messe du cinéma enfilera, douze jours durant, ses tenues des grands soirs, au fil d’une Sélection officielle de très haute volée. À commencer par ses films en compétition qui, dans leur habituel cocktail de vétérans et de nouveaux venus, nous offriront un joli cliché HD du cinéma mondial. Si l’on ne sera pas surpris d’y retrouver (avec plaisir) Michael Haneke, Sofia Coppola, Todd Haynes, Andrei Zviaguintsev et autre Jacques Doillon (qui n’était pas venu à Cannes depuis 1984), on y découvrira également (avec curiosité) les nouvelles réalisations des compétiteurs inédits que sont Bong Joon-ho, Noah Baumbach, Ruben Ostlund, les frères Safdie ou encore Robin Campillo. Un joli programme mais une lourde charge pour le président Pedro Almodovar et son jury.</p>
<p>La Sélection officielle sortira également l’argenterie côté hors compétition &#8211; avec notamment les derniers films de Roman Polanski et d&#8217;Agnès Varda &#8211; et séances spéciales &#8211; avec Hong Sang-soo, Raymond Depardon, Claude Lanzmann, Vanessa Redgrave&#8230; Sans oublier les « morceaux » de premier choix retenus pour la sélection Un Certain Regard, présidée cette année par Uma Thurman. Au menu, entre autres, Mathieu Amalric, Laurent Cantet, Michel Franco, Kiyoshi Kurosawa ou encore le trop rare Mohammad Rasoulof. <span id="more-24960"></span></p>
<p>Enfin, 70e édition oblige, Cannes Classics dédiera en grande partie sa sélection à l’histoire du Festival de Cannes. Une sélection de prestige née de la révolution numérique, il y a 15 ans, alors que le cinéma s’inquiétait plus que jamais de l’entretien et de la transmission de sa mémoire. Et une sélection qui, cette année, fera la part belle à certains des plus grands chefs-d’œuvre du festival : de <em>La Bataille du rail</em> de René Clément à <em>L’Empire des sens</em> de Nagisa Oshima, en passant par <em>Le Salaire de la peur</em> d’Henri-Georges Clouzot, <em>Blow Up</em> de Michelangelo Antonioni, <em>All That Jazz</em> de Bob Fosse et <em>Au milieu coule une rivière</em> de Robert Redford. </p>
<p>Ca brillera donc sans doute un peu plus que d’habitude cette année du côté de la Croisette. D’autant que, fort de sa Sélection officielle taillée dans le marbre, le Festival de Cannes pourra également compter sur les perles tout aussi précieuses du palais Stéphanie et de la <a href="http://www.grand-ecart.fr/70e-festival-cinema-cannes/49e-quinzaine-realisateurs-2017/selection-films-edouard-waintrop/" title="Sélection de la 49e Quinzaine des réalisateurs">Quinzaine des réalisateurs</a>, comme sur les diamants bruts de la <a href="http://www.grand-ecart.fr/70e-festival-cinema-cannes/56e-semaine-critique-2017/selection-films-2017/" title="Pourquoi aller à la Semaine de la critique ?">Semaine de la critique</a>, au Miramar. </p>
<h3>La sélection officielle</h3>
<p><strong>Film d&#8217;ouverture</strong><br />
<em>Les Fantômes d&#8217;Ismaël</em> d&#8217;Arnaud Desplechin</p>
<p><strong>En compétition</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/cannes-nelyubov-faute-amour-andrei-zviaguintsev/" title="Faute d’amour, d’Andreï Zviaguintsev">Faute d&#8217;amour</a></em> d’Andreï Zviaguintsev<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/robert-pattinson-good-time-benny-josh-safdie/" title="Good Time, de Benny et Josh Safdie">Good Time</a></em> de Benny et Josh Safdie<br />
<em>You Were Never Really Here</em> de Lynne Ramsay<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/jupiter-moon-kornel-mundruczo/" title="Jupiter’s Moon, de Kornel Mundruczo">Jupiter’s Moon</a></em> de Kornél Mundruczó<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/une-femme-douce-sergei-loznitsa-russie/" title="Une femme douce, de Sergei Loznitsa">A Gentle Creature</a></em> de Sergei Loznitsa<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/mise-a-mort-cerf-sacre-yorgos-lanthimos/" title="Mise à mort du cerf sacré, de Yorgos Lanthimos">The Killing of a Sacred Deer</a></em> de Yorgos Lanthimos<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/vers-la-lumiere-hikari-naomi-kawase/" title="Vers la lumière, de Naomi Kawase">Hikari</a></em> (Radiance) de Naomi Kawase<br />
<em>Geu-Hu</em> (The Day After) de Hong Sang-soo<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/wonderstruck-musee-merveilles-todd-haynes/" title="Le Musée des merveilles, de Todd Haynes">Wonderstruck</a></em> de Todd Haynes<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/vincent-lindon-izia-higelin-rodin-jacques-doillon/" title="Rodin, de Jacques Doillon">Rodin</a></em> de Jacques Doillon<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/120-battements-par-minute-robin-campillo/" title="120 battements par minute, de Robin Campillo">120 Battements par minute</a></em> de Robin Campillo<br />
<em>Happy End</em> de Michael Haneke<br />
<em>L’Amant double</em> de François Ozon<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/jean-luc-godard-redoutable-michel-hazanavicius/" title="Le Redoutable, de Michel Hazanavicius">Le Redoutable</a></em> de Michel Hazanavicius<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/the-beguiled-les-proies-sofia-coppola/" title="Les Proies, de Sofia Coppola">The Beguiled</a></em> de Sofia Coppola<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/okja-bong-joon-ho/" title="Okja, de Bong Joon-ho">Okja</a></em> de Bong Joon-Ho<br />
<em>Aus Dem Nichts</em> (In The Fade) de Fatih Akin<br />
<em>The Meyerowitz Stories</em> de Noah Baumbach<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/the-square-ruben-ostlund/" title="The Square, de Ruben Ostlund">The Square</a></em> de Ruben Ostlund</p>
<p><strong>Hors compétition</strong><br />
<em>Mugen no Junin</em> de Takashi Miike<br />
<em>How to Talk to Girls at Parties</em> (Comment parler aux filles en soirée) de John Cameron Mitchell<br />
<em>D&#8217;après une histoire vraie</em> de Roman Polanski<br />
<em>Visages Villages</em> d&#8217;Agnès varda</p>
<p><strong>Un Certain Regard</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/barbara-mathieu-amalric-jeanne-balibar/" title="Barbara, de Mathieu Amalric">Barbara</a></em> de Mathieu Amalric<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/fiancee-desert-cecilia-atan-valeria-pivato/" title="La Fiancée du désert, de Cecilia Atan et Valeria Pivato">La Fiancée du désert</a></em> de Cecilia Atan &#038; Valeria Pivato<br />
<em>Etroitesse</em>, de Kantemir Balagov<br />
<em>La Belle et la Meute</em> de Kaouther Ben Hania<br />
<em>L’Atelier</em> de Laurent Cantet<br />
<em>Lucky</em> de Sergio Castellitto<br />
<em>Les Filles d’Avril</em> de Michel Franco<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/western-valeska-grisebach/" title="Western, de Valeska Grisebach">Western</a></em> de Valeska Grisebach<br />
<em>Directions</em> de Stephan Komandarev<br />
<em>Out</em> de Gyorgy Kristof<br />
<em>Before We Vanish</em> de Kiyoshi Kurosawa<br />
<em>En attendant les hirondelles</em> de Karim Moussaoui<br />
<em>Dregs</em> de Mohammad Rasoulof<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/jeune-femme-leonor-serraille/" title="Jeune femme, de Léonor Serraille">Jeune femme</a></em> de Léonor Serraille<br />
<em>Wind River</em> de Taylor Sheridan<br />
<em>Après la guerre</em> de Annarita Zambrano<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/el-presidente-santiago-mitre/" title="El Presidente, de Santiago Mitre">La Cordillera</a></em> de Santiago Mitre<br />
<em>Walking Past the Future</em> de Li Ruijun</p>
<p><strong>Séances spéciales</strong><br />
<em>Une suite qui dérange</em> de Bonni Cohen &#038; Jon Shenk<br />
<em>They</em> de Anahita Ghazvinizadeh<br />
<em>Eul-le-eo-ui Ka-me-la</em> (Clair’s Camera) de Hong Sang-soo<br />
<em>12 jours</em> de Raymond Depardon<br />
<em>Promised Land</em> de Eugene Jarecki<br />
<em>Napalm</em> de Claude Lanzmann<br />
<em>Demons in Paradise</em> de Jude Ratman<br />
<em>Sea Sorrow</em> de Vanessa Redgrave<br />
<em>Le Vénérable W.</em> de Barbet Schroeder<br />
<em>Carré 35</em> d&#8217;Eric Caravaca<br />
<em>Zombillénium</em> d&#8217;Arthur de Pins &#038; Alexis Ducord</p>
<p><strong>Séances de minuit</strong><br />
<em>The Villainess</em> de Jung Byung-gil<br />
<em>The Merciless</em> de Byun Sung-hyun<br />
<em>Prayer Before Dawn</em> de Jean-Stéphane Sauvaire</p>
<p><strong>Cannes Classics : Une brève histoire du Festival de Cannes</strong><br />
1946 : <em>La Bataille du rail</em> de René Clément (France) : Grand Prix international de la mise en scène et Prix du jury international<br />
1953 : <em>Le Salaire de la peur</em> de Henri-Georges Clouzot (1952, France, Italie) : Grand Prix<br />
1956 : <em>Un petit carrousel de fête</em> de Zoltán Fábri (1955, Hongrie) : en compétition<br />
1957 : <em>Vers l’inconnu ?</em> de Georges Nasser (Liban) : en compétition<br />
1967 : <em>J’ai même rencontré des Tziganes heureux</em> d’Aleksandar Petrović (Serbie) : Grand Prix spécial du jury, Prix de la critique internationale – FIPRESCI ex æquo<br />
1967 : <em>Blow-up</em> de Michelangelo Antonioni (1966, Royaume-Uni, Italie, États-Unis) : Grand Prix international du Festival<br />
1969 : <em>Matzor</em> (Siège) de Gilberto Tofano (Israël) : en compétition<br />
1970 : <em>Soleil O</em> de Med Hondo (Mauritanie, France) : Semaine de la critique<br />
1976 : <em>Babatu, les trois conseils</em> de Jean Rouch (Niger, France) : en compétition<br />
1976 : <em>L’Empire des sens</em> de Nagisa Oshima (France, Japon) : Quinzaine des réalisateurs<br />
1980 : A<em>ll that Jazz (Que le spectacle commence)</em> de Bob Fosse (1979, ÉtatsUnis) : Palme d’or<br />
1981 : <em>L’Homme de fer</em> d’Andrzej Wajda (Pologne) : Palme d’or<br />
1982 : <em>La Permission</em> de Yilmaz Güney, réalisé par Serif Gören (Suisse) : Palme d’or ex æquo, Prix de la critique internationale – FIPRESCI<br />
1983 : <em>La Ballade de Narayama</em> de Shôhei Imamura (Japon) : Palme d’or<br />
1992 : <em>El sol del membrillo</em> (Le Songe de la lumière) de Victor Erice (Espagne) : Prix du jury ex æquo, Prix de la critique internationale – FIPRESCI</p>
<p><strong><a href="http://www.grand-ecart.fr/70e-festival-cinema-cannes/49e-quinzaine-realisateurs-2017/selection-films-edouard-waintrop/" title="Sélection de la 49e Quinzaine des réalisateurs">&raquo; Voir la sélection de la 49e Quinzaine des réalisateurs</a></strong><br />
<strong><a href="http://www.grand-ecart.fr/70e-festival-cinema-cannes/56e-semaine-critique-2017/selection-films-2017/" title="Pourquoi aller à la Semaine de la critique ?">&raquo; Voir la sélection de la 56e Semaine de la critique</a></strong></p>
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		<title>Souvenirs de toiles de Viktor Vincent</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Jun 2016 06:39:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Souvenirs de toiles]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[magie]]></category>
		<category><![CDATA[Pedro Almodovar]]></category>

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		<description><![CDATA[Attention, cet homme peut deviner la moindre de vos pensées ! C&#8217;est du moins que ce Viktor Vincent tente de vous faire croire dans Emprise, son dernier spectacle de mentalisme...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/06/viktor-vincent-mentaliste.jpg" alt="Viktor Vincent" width="280" height="180" class="alignleft size-full wp-image-24387" />Attention, cet homme peut deviner la moindre de vos pensées ! C&#8217;est du moins que ce Viktor Vincent tente de vous faire croire dans <em>Emprise</em>, son dernier spectacle de mentalisme en tournée dans toute la France jusqu&#8217;en août 2017. Un spectacle à l&#8217;ambiance oppressante, fascinante et forcément cinématographique, qui vous ramène aux séances de spiritisme du XIXe siècle&#8230; Rencontre avec un artiste qui sait déjà quelles questions vous allez lui poser. Ou presque. </p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Votre premier souvenir de cinéma ?</strong></p>
<p><em>Beetlejuice</em>. La première BO que j&#8217;ai achetée d&#8217;ailleurs, en 33 tours. </p>
<p><strong>Le film qui a bercé votre enfance ?</strong></p>
<p>On va plutôt dire adolescence. La trilogie <em>Retour vers le futur</em> (surtout le premier) que j&#8217;avais vue en version française et que je ne peux revoir d&#8217;ailleurs qu&#8217;en version française ! Je l&#8217;ai vue un nombre incalculable de fois, je la connais par cœur. C&#8217;est tellement de nostalgie pour moi, que j&#8217;ai maintenant un peu de mal à la regarder, ça dépasse les films en eux-mêmes. Je ne les regarde plus en entier, juste quelques extraits. C&#8217;est une madeleine de Proust incroyable. </p>
<p><strong>L&#8217;acteur ou l&#8217;actrice disparu(e) avec qui vous pourriez dîner ?</strong></p>
<p>Alfred Hitchcock, Orson Welles qui était un passionné de magie. Pour leur mystère, leur univers. Autant dîner avec des légendes !</p>
<p><strong>Premières larmes devant un film ?</strong></p>
<p><em>E.T.</em>, bien sûr ! Quand il remonte dans son vaisseau et qu&#8217;Elliott reste tout seul. Je me revois encore pleurer devant ma télé ! <span id="more-24384"></span></p>
<p><strong>Les derniers fous rires au cinéma ?</strong></p>
<p>Ca, c&#8217;est beaucoup plus rare ! Je ne vais plus trop au cinéma, je n&#8217;ai plus le temps hélas. Mais je ne suis pas un bon spectateur pour les fous rires. En comédies culte, il y aurait <em>La Cité de la peur</em>, mais récemment, c&#8217;est plus difficile à trouver. Quoique, j&#8217;ai bien aimé <em>Date limite</em> avec Robert Downey Jr et Zach Galifianakis que j&#8217;avais trouvé plutôt bien fait, tout en décalage. C&#8217;est un road movie où on ne s&#8217;ennuie pas, qui est très inventif. </p>
<p><strong>Le film le plus effrayant ?</strong></p>
<p>Ma mère adorait les films d&#8217;horreur, donc j&#8217;en ai vu plein quand j&#8217;étais gosse qui n&#8217;étaient pas du tout de mon âge. Je suis assez blindé maintenant. Je pourrais plus citer des films de guerre comme <em>Platoon</em>, <em>Apocalypse Now</em>. Je les ai vus vers 14-15 ans et j&#8217;ai l&#8217;impression que ces films-là sont dix fois plus puissants que ceux que l&#8217;on fait aujourd&#8217;hui. Ou alors c&#8217;est parce que je ne suis plus ado et que mon regard a changé. Tous les souvenirs de bons films ont pour moi plus de vingt ans&#8230;</p>
<p><strong>Le film le plus érotique ?</strong></p>
<p><em>Basic Instinct</em> avec Sharon Stone et son pic à glace et parce que j&#8217;adore Michael Douglas.</p>
<p><strong>Le film culte que vous gardez précieusement ?</strong></p>
<p><em>Le Prestige</em>, de Christopher Nolan. Un film qui traite de ce que je fais, par un réalisateur que j&#8217;adore, dans une narration très complexe. Je peux le regarder vingt fois sans me lasser. Je me remets des séquences dans ma tête dans l&#8217;ordre que je veux. </p>
<p><strong>Un film que vous auriez aimé réaliser ?</strong></p>
<p>Il y en a plus d&#8217;un ! <em>Tout sur ma mère</em>, car c&#8217;est l&#8217;un des films qui m&#8217;a donné envie de devenir metteur en scène. Il y a des séquences et des répliques incroyables comme « Cette femme, c&#8217;est ton père ! » et j&#8217;adore les histoires d&#8217;Almodovar avec leur côté liens particuliers, très sexuels, androgynes, travestis, le mélange de vrai et de faux, je suis très fan !</p>
<p><strong>Vous mettriez qui dans votre Panthéon du cinéma ?</strong></p>
<p>Woody Allen, Pedro Almodovar, Tim Burton, Christopher Nolan, Wong Kar-wai qui, je trouve, a un très gros rapport avec Almodovar, trop gros pour que ce ne soit pas involontaire. Truffaut aussi, même s&#8217;il y a des films qui m&#8217;ont ennuyé, mais <em>Les 400 Coups</em> me rappelle une époque où je voulais apprendre la mise en scène et on y revoit le Paris des années 1950 où les pierres étaient encore noires. Ce film est très triste. J&#8217;aime les films tristes. </p>
<p><strong>Vous regrettez de ne plus réaliser ?</strong></p>
<p>J&#8217;ai réalisé huit courts-métrages, mais je ne pense pas que je sois fait pour ça. J&#8217;aurais peut-être dû réaliser des films écrits par d&#8217;autres que moi. Je me suis rendu compte que je n&#8217;avais pas tant de choses à raconter, ni le talent pour ça. Je suis très heureux dans mon métier et maintenant, je mets en scène mes spectacles et j&#8217;en suis très fier. Je réutilise ce que j&#8217;ai appris, notamment pour les petits films qu&#8217;on retrouve dans <em>Emprise</em> et que j&#8217;ai réalisés. J&#8217;ai fait aussi des vidéos promotionnelles pour les réseaux sociaux, dont le but est de surprendre et d&#8217;être amusantes. Je me sens un peu largué par rapport à tout ça avec les Youtubeurs qui se filment dans leur chambre et qui passionnent des millions de personnes. Godard disait qu&#8217;il faut regarder une ou deux vidéos de ce que font les autres et faire tout l&#8217;inverse. C&#8217;est ce que j&#8217;ai essayé avec les miennes. Ca me rappelle l&#8217;époque où je voulais faire du cinéma. Mais tout change trop vite, j&#8217;ai raté mon siècle ! Heureusement, tout reste à faire dans le domaine du mentalisme : je peux encore essayer d&#8217;être moderne sur scène, voire de paraître en avance ! </p>
<p><strong>Il y a une vraie ambiance cinématographique pendant ce spectacle, justement&#8230;</strong></p>
<p>Oui, je ne veux pas qu&#8217;on s&#8217;ennuie. Le théâtre, c&#8217;est cher, trois fois plus cher que le cinéma, même si on propose du spectacle vivant, différent, mais il faut rivaliser avec Peter Jackson et ses trois milliards de budget et ses effets spéciaux. Il faut que je sois trois fois meilleur que lui car les spectateurs vont payer trois fois le prix pour venir me voir. J&#8217;ai l&#8217;avantage que les gens vivent ce qu&#8217;ils voient. J&#8217;essaie donc de construire une mise en scène comme dans le cinéma que j&#8217;aime, avec une rupture toutes les cinq minutes et on passe par plein d&#8217;émotions. On doit pouvoir tout ressentir, la surprise, le rire, le mystère, le suspense, la tension dramatique&#8230;</p>
<p><strong>Les personnes que vous faites monter sur scène sont un peu des comédiens que vous dirigez ?</strong></p>
<p>Un peu, oui. Ils sont ma matière. Mon but est de deviner ce qu&#8217;ils pensent et de leur faire faire ce que je souhaite. Je les oriente donc jusque dans leurs choix, sans qu&#8217;ils ne s&#8217;en rendent compte. Le gros avantage sur le cinéma, qu&#8217;il n&#8217;offrira jamais, c&#8217;est que le spectacle est partout : sur scène, mais également dans la salle. Le cinéma est une expérience reconductible. Au théâtre, c&#8217;est perméable, il peut y avoir des ratés, on ne fait jamais le même spectacle tous les soirs, les gens montent sur scène, je descends jusqu&#8217;à eux, je leur parle&#8230; C&#8217;est ça qui est plus puissant que ce que l&#8217;on peut vivre au cinéma.</p>
<p><strong>L&#8217;ambiance du spectacle rappelle Méliès. Une de vos références ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/06/viktor-vincent-emprise.jpg" alt="Viktor Vincent" width="187" height="280" class="alignright size-full wp-image-24389" />Non, je n&#8217;avais pas vraiment de référence, si ce n&#8217;est que je voulais du noir et blanc, de l&#8217;animation, car j&#8217;aborde le XIXe siècle. Je ne me suis pas inspiré de réalisateur en particulier. Mais Méliès c&#8217;est un peu notre père à tous, nous les illusionnistes. Son spectre est forcément là. Je ferai peut-être un jour un spectacle sur lui. </p>
<p><strong>Vous incarnez également un personnage sur scène&#8230;</strong></p>
<p>Je ne me considère pas comme un acteur, mais maintenant que je suis passé de ce côté-ci de la scène, je pense que je dirigerais différemment des comédiens. Je ne pense pas pouvoir tout jouer, même si j&#8217;aimerais essayer. Pour ce spectacle, mon co-metteur en scène, Nikola Carton, me donne les intentions de jeu, fait en sorte que je ne m&#8217;éloigne pas de mon intention première. Sur scène, je ne suis pas loin de ce que je suis, j&#8217;ai composé à partir de ce que je suis, même si c&#8217;est en plus froid et plus posé. Mon prochain spectacle aura tout de même une ambiance moins anxiogène&#8230;</p>
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		<title>Julieta, de Pedro Almodovar</title>
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		<pubDate>Sun, 15 May 2016 20:22:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Les films de la Compétition officielle]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[Pedro Almodovar]]></category>

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		<description><![CDATA[Qui ? Pedro Almodovar, c’est un peu le Poulidor de Cannes. Toujours sélectionné ou presque depuis 1999 et Tout sur ma mère (La Mauvaise Education a même eu l’honneur de...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/JULIETA_aff_600.jpg" alt="Julieta, de Pedro Almodovar" width="205" height="280" class="alignleft size-full wp-image-23492" /><strong>Qui ?</strong><br />
Pedro Almodovar, c’est un peu le Poulidor de Cannes. Toujours sélectionné ou presque depuis 1999 et <em>Tout sur ma mère</em> (<em>La Mauvaise Education</em> a même eu l’honneur de faire l’ouverture en 2004), il n’est reparti qu’avec des prix de consolation : Prix du scénario et Prix d’interprétation collectif pour les femmes de <em>Volver</em>, Prix de la mise en scène pour <em>Tout sur ma mère</em>. Le Festival a mis du temps à découvrir la figure de la Movida, alors que Venise l’a sélectionné dès 1988 pour <em>Femmes au bord de la crise de nerfs</em> et Berlin dès 1990 pour <em>Attache-moi !</em>, mais ne l’a plus lâché ensuite. Paraît-il que c’est Pedro Almodovar qui a boudé le Festival pour <em>Parle avec elle</em> en 2002, après ne pas avoir obtenu la Palme pour <em>Tout sur ma mère</em> (alors que face à <em>Rosetta</em>, des frères Dardenne, y’avait moyen). Après l’oubliable <em>Les Amants passagers</em>, Pedro Almodovar fait son grand retour, dans un contexte un peu compliqué. Eclaboussé par le scandale des Panama Papers, le cinéaste espagnol a arrêté toute promotion et toute apparition publique pour la sortie de <em>Julieta</em>, en avril en Espagne. On imagine déjà que la conférence de presse cannoise ne parlera que très peu de cinéma. Un obstacle de plus pour notre champion ?</p>
<p><strong>Quoi ?</strong><br />
Les femmes chez Almodovar sont un objet de fascination sans cesse renouvelé. Il les met en scène dans tous les états, émotionnels (au bord de la crise de nerfs, fortes, désespérées, combatives) et physiques (le corps transformé, mutilé et/ou attaché). On attend donc avec impatience d’en savoir plus de cette Julieta, qui pour la première fois chez le cinéaste, donne son nom au film. Un seul personnage, mais deux actrices — Emma Suarez et Adriana Ugarte — à trente ans d’écart. Au bord de la folie, Julieta se perd dans ses souvenirs, celui des disparus : un homme, une fille. Et on sait qu’Almodovar est à son meilleur quand il est au plus près de ses personnages, de leurs failles, de leur folie. Ici, il adapte trois nouvelles du recueil <em>Fugitives</em> de la Canadienne Alice Munro, Nobel de littérature en 2013 : <em>Hasard</em>, <em>Bientôt</em> et <em>Silence</em>. Retour à la sobriété, semble-t-il, pour le cinéaste, et au drame psychologique. Moins d’extravagance pour celui qui en a fait sa marque de fabrique ? On ne peut y croire. Surtout que Rossy de Palma, notamment présente dans ses films de la fin des années 1980-début des années 1990, figure au générique. Un bon présage ?</p>
<p><strong>Résultat des courses</strong><br />
Retour au portrait de mère et au romanesque avec tout ce qu’il comprend chez Almodovar de mélodrame et de rebondissements. <em>Julieta</em> porte en lui ce qui avait fait le charme et la grandeur de <em>Tout sur ma mère</em>. La voix off et le train qui dans un même élan décident de replonger dans le passé. La vie avec, puis sans l’enfant. L&#8217;équilibre fragile de nos vies. </p>
<p>Julieta, la cinquantaine, s’apprête à quitter Madrid avec son fiancé quand elle croise dans la rue une jeune femme qui lui dit avoir vu sa fille près du lac de Côme. Chamboulée, elle annule son départ. Obsédée par l’idée de revoir sa chair, son sang, elle recolle les morceaux d’une vieille photo qu’elle avait déchirée par colère, par chagrin. Et elle entame, par écrit, le récit de sa vie, depuis la rencontre avec le père de son enfant, une nuit d’orage dans un train. En faisant défiler sa vie pour la raconter à sa fille, Julieta change d’époques et de décors. Pedro Almodovar, virtuose dans l’art de manier l’ellipse et de nous parler de la fragilité des liens qui unissent les êtres. De ce que cela signifie de laisser partir ses enfants, de vieillir sans eux, de ne pas connaître réellement les adultes qu’ils sont devenus. </p>
<p>Alors évidemment tout ça échappe chez le réalisateur espagnol aux contingences du quotidien. Les drames se succèdent et s&#8217;entremêlent comme dans un mythe grecque, les êtres sont beaux, les couleurs éclatantes, la mer déchaînée. Les héros affrontent leur fatum. La malédiction contagieuse se transmet de mère en fille. Le temps file et la vie est une succession d’adieux.<br />
<em>(<a href="http://www.grand-ecart.fr/auteur/mc/">MC</a>)</em></p>
<p>Julieta<em> de Pedro Almodovar, avec Adriana Ugarte, Inma Cuesta, Rossy de Palma, Emma Suarez… Espagne, 2016. Sortie le 18 mai 2016. En compétition au 69e Festival de Cannes.</em></p>
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		<title>La Piel que habito, de Pedro Almodovar</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Aug 2011 18:00:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival de Cannes 2011]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[Pedro Almodovar]]></category>
		<category><![CDATA[sexe]]></category>

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		<description><![CDATA[Almodovar, lui aussi, fait le grand écart entre la frivolité de ses premiers opus et l’intime, les drames de ses dernières créations. Vite fait, bien fait, il nous balance son histoire alambiquée de...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/05/piel-habito-almodovar.jpg" alt="La Piel que habito, de Pedro Almodovar" title="La Piel que habito, de Pedro Almodovar" width="280" height="186" class="alignleft size-full wp-image-3096" />Almodovar, lui aussi, fait le grand écart entre la frivolité de ses premiers opus et l’intime, les drames de ses dernières créations. Vite fait, bien fait, il nous balance son histoire alambiquée de transsexualité, de filiation incertaine et de thérapie cellulaire (adaptée librement du polar de Thierry Jonquet <em>Mygale</em>). Soit un chirurgien (Antonio Banderas) à l’éthique douteuse se vengeant de la perte de sa femme et du viol de sa fille en transformant en femme un jeune homme qu’il enlève. Elémentaire mon cher Frankenstein. A son histoire farfelue, Almodovar oppose un cadre très soigné, des gros plans hautement stylisés et des lignes extrêmement graphiques. Quelque part entre le film d’horreur exsangue, le thriller vengeur et la comédie de mœurs à la morale indéfinissable, <em>La Piel que habito</em> est la somme de toutes les névroses d’Almodovar. Le sexe en tête. <span id="more-3070"></span>Son obsession pour le con et la chair est intacte. Le roi de la Movida s’amuse avec ses références, s’autocite allégrement. <em>En Chair et en os</em>, <em>Tout sur ma mère</em>, <em>Attache-moi</em>… Ses personnages sont toujours aussi perturbés et pittoresques : Banderas en scientifique totalement vrillé, Elena Anaya en monstre sublime et Marisa Paredes, exceptionnelle, en mère au bord de la crise de nerfs. Une histoire tarabiscotée donc, dans laquelle les protagonistes utilisent la souffrance comme énergie renouvelable pour régler leurs comptes. La plus grande réussite du film est sans doute que Pedro Almodovar, totalement emporté, rend vraisemblable l’invraisemblable. Et le spectateur de sourire quand en fin de film, le jeune homme, devenu femme, résume en trois phrases l’expérience psychanalytique que l&#8217;on vient de traverser. C’est certain, la peau qu’habite Pedro est celle d’un homme, alors qu’il est une femme.</p>
<p>La Piel que habito <em>de Pedro Almodovar, avec Antonio Banderas, Elena Anaya, Marisa Paredes. Espagne, 2011. En compétition au Festival de Cannes 2011.</em></p>
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