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	<title>Grand Écart &#187; L&#8217;actu du 70e Festival de Cannes</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Au pays de Film Republic</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Jun 2017 07:30:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sarah Briffa</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'actu du 70e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[films indépendants]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[métiers du cinéma]]></category>

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		<description><![CDATA[Ameline Thomas est responsable des ventes pour Film Republic, agence de vente internationale basée à Londres, spécialisée dans les longs-métrages art-house et de langue étrangère. C’est à elle et...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Rencontre avec Ameline Thomas</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/06/filmrepublic.jpg" alt="filmrepublic" width="280" height="109" class="alignleft size-full wp-image-25782" />Ameline Thomas est responsable des ventes pour <a href="http://filmrepublic.biz/" target="_blank">Film Republic</a>, agence de vente internationale basée à Londres, spécialisée dans les longs-métrages art-house et de langue étrangère. C’est à elle et à ses deux collègues, Xavier Henry Rashid et Inès Skrbic, qu’il revient de faire le lien entre producteurs et distributeurs. Faire connaître un film aux acheteurs, négocier ses ventes et sa représentation à l’international, organiser ses campagnes publicitaires mais aussi gérer son circuit festivalier et ses prix. Bref, c’est beaucoup de missions. Une chance, mais surtout une grande responsabilité.</p>
<p>Comme chaque année, Film Republic se rend au marché du film du <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/films-competition-70e-festival-cannes-selection-jury-almodovar-2017/" title="17/05-28/05 : 70e Festival de Cannes">Festival de Cannes</a>. Pendant douze jours, c’est <em>the place to be</em> pour rencontrer acheteurs et programmateurs, et pour présenter leurs nouvelles acquisitions. C&#8217;est là qu&#8217;on a rencontré Ameline Thomas. Entretien éclairant sur le travail et les enjeux d’une société de vente de films.</p>
<p><strong>En quoi vous différenciez-vous d’une société de distribution ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/06/people-that-are-not-me-film-republic.jpg" alt="People That Are Not Me, Film Republic" title="People That Are Not Me, Film Republic" width="196" height="280" class="alignright size-full wp-image-25741" />De façon purement technique, un distributeur a une relation B2C (Business to Consumer), alors qu’une agence de vente est B2B (Business to Business). Notre rôle est de faire parvenir le film aux sociétés de distribution, de trouver pour chaque territoire l’acheteur adapté ; à lui par la suite de rendre ce film disponible aux spectateurs, via le média de son choix (salles, TV, VOD, airlines…). Il arrive que certaines compagnies fassent à la fois de la vente et de la distribution (c’est le cas, par exemple, de Pathé), d’autres font également de la production (Europacorp), et d’autres encore sont diffuseurs (comme Canal+, TF1…). Il existe des agences de vente spécialisées pour tout type de film, du blockbuster au film d’auteur, film de genre, LGBT+, docs, art &amp; essai, etc.</p>
<p><strong>Comment démarchez-vous de potentiels clients ?</strong></p>
<p>Dans notre circuit, les acheteurs tendent à privilégier soit ce qu’ils connaissent, soit qui ils connaissent. Dans la catégorie « ce qu’ils connaissent », il y a les titres qui ont été sélectionnés dans les festivals les plus importants (Cannes, Berlin, Venise, Sundance…). C’est la raison pour laquelle il est primordial de positionner au mieux un film dès le début. La stratégie festivalière mise en place peut accroître la valeur de l’œuvre et son potentiel de vente de façon décisive. L’autre facteur, le facteur humain, est tout aussi important. La présence d’un agent de vente, en plus d’apposer un certain sceau de qualité et de rentabilité, assure la représentation du ou des films à l’échelle internationale, et facilite les rapprochements entre acheteurs de différents pays. <span id="more-25730"></span></p>
<p><strong>Comment se déroule une journée type au Festival de Cannes pour Film Republic ?</strong></p>
<p>Sur le papier, notre travail peut sembler très glam. En vrai, le quotidien pendant les marchés et festivals est surtout épuisant ; entre deux et quatre rendez-vous par heure, de tôt le matin à tard le soir, à pitcher nos films à la chaîne en chassant sans relâche les distributeurs les plus appropriés pour chaque titre. Le soir, on se sépare pour couvrir un maximum de cocktails et réceptions, jusqu’à une quinzaine organisés chaque jour. On ajoute à ça quelques projections, très tôt ou très tard, quelques heures de sommeil, et ça repart !</p>
<p><strong>Vous rendez-vous dans d’autres festivals en France ou à l’étranger ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/06/brothers-of-the-night-film-republic.jpg" alt="Brothers of the Night, Film Republic" title="Brothers of the Night, Film Republic" width="198" height="280" class="alignleft size-full wp-image-25739" />A nous trois, nous nous partageons une quarantaine de festivals chaque année, parmi lesquels des pitching pools, marchés de coproduction, forums de documentaires, événements tels que Karlovy Vary, Asian Film Market, Nordic Film Market, Cinelink à Sarajevo, Cinemart à Rotterdam, les grands marchés tels que Cannes, l’EFM de Berlin, etc.</p>
<p><strong>Que diriez-vous de l’état du marché de la vente de film actuellement ?</strong></p>
<p>On ne peut pas nier ou ignorer que le marché change à toute vitesse. Plus que jamais, il est nécessaire d’avoir une vision large des revenus d’un film, étalée sur plusieurs années. Traditionnellement, les acheteurs TV et salle se complètent pour arriver à un bilan positif ; or on a vu ces dernières années les diffuseurs acheter moins et payer moins, et en conséquence, tous les mois, de nombreuses agences de vente mettent la clé sous la porte. La conséquence directe des restrictions budgétaires chez les grands diffuseurs du câble est que ces diffuseurs achèteront en bloc aux plus gros vendeurs de quoi remplir leurs créneaux, essentiellement des valeurs dites « sûres », soit &#8211; eh oui &#8211; des titres d’Hollywood. C’est une réalité avec laquelle il faut composer, mais qui est indéniablement frustrante quand notre travail est de faire voir et faire valoir des œuvres indépendantes et étrangères. </p>
<p><strong>Pour finir, quelles sont les qualités indispensables pour exercer ce métier ?</strong></p>
<p>Une bonne mémoire, un bon métabolisme, des cordes vocales fonctionnelles, et une dose nécessaire de recul.</p>
<p>&nbsp;<br />
<em>&raquo; <a href="http://filmrepublic.biz/" target="_blank" rel="nofollow">http://filmrepublic.biz/</a></em></p>
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		<item>
		<title>Le palmarès du 70e Festival de Cannes</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/70e-festival-cinema-cannes/actualite-film-2017/palmares-jury-pedro-almodovar-the-square-ruben-ostlund/</link>
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		<pubDate>Sun, 28 May 2017 20:37:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'actu du 70e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
		<category><![CDATA[palmarès]]></category>
		<category><![CDATA[Pedro Almodovar]]></category>

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		<description><![CDATA[Bon, il faut l&#8217;avouer, on est quand même loin du palmarès dont on rêvait. C&#8217;est un peu comme si on avait (presque) tous les numéros, mais dans le mauvais ordre....]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/palme-or-ruben-ostlund-the-square-almodovar-festival-film-cannes-2017.jpg" alt="La Palme d&#039;or (c) L. Haegeli / FDC" title="La Palme d&#039;or (c) L. Haegeli / FDC" width="280" height="186" class="alignleft size-full wp-image-25667" />Bon, il faut l&#8217;avouer, on est quand même loin du <a href="http://www.grand-ecart.fr/70e-festival-cinema-cannes/actualite-film-2017/pronostic-palmares-redaction/" title="Cannes 2017 : le palmarès de Grand Écart">palmarès dont on rêvait</a>. C&#8217;est un peu comme si on avait (presque) tous les numéros, mais dans le mauvais ordre. Pas de consternation malgré tout, même si notre Palme d&#8217;or restera dans notre cœur <em>120 battements par minute</em>, quoi qu&#8217;on en dise. Et qu&#8217;on est un peu triste de ne pas voir Naomi Kawase et son <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/vers-la-lumiere-hikari-naomi-kawase/" title="Vers la lumière, de Naomi Kawase">Vers la lumière</a></em> ni Sergei Loznista et sa <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/une-femme-douce-sergei-loznitsa-russie/" title="Une femme douce, de Sergei Loznitsa">Femme douce</a></em> dans le palmarès de ce <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/films-competition-70e-festival-cannes-selection-jury-almodovar-2017/" title="17/05-28/05 : 70e Festival de Cannes">70e Festival de Cannes</a> présidé par Pedro Almodovar.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Palme d&#8217;or</h4>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/the-square-ruben-ostlund/" title="The Square, de Ruben Ostlund">The Square</a></em>, de Ruben Ostlund<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix du 70e anniversaire</h4>
<p>Nicole Kidman<br />
&nbsp;</p>
<h4>Grand Prix</h4>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/120-battements-par-minute-robin-campillo/" title="120 battements par minute, de Robin Campillo">120 battements par minute</a></em>, de Robin Campillo<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix de la mise en scène</h4>
<p>Sofia Coppola pour <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/the-beguiled-les-proies-sofia-coppola/" title="Les Proies, de Sofia Coppola">Les Proies</a></em><br />
&nbsp;<br />
<span id="more-25665"></span></p>
<h4>Prix d&#8217;interprétation masculine</h4>
<p>Joaquin Phoenix dans <em>You Were Never Really Here</em>, de Lynne Ramsay<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix d&#8217;interprétation féminine</h4>
<p>Diane Kruger dans <em>In the Fade</em>, de Fatih Akin<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix du jury</h4>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/cannes-nelyubov-faute-amour-andrei-zviaguintsev/" title="Faute d’amour, d’Andreï Zviaguintsev">Faute d&#8217;amour</a></em>, d&#8217;Andreï Zvyaguintsev<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix du scénario ex aequo</h4>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/mise-a-mort-cerf-sacre-yorgos-lanthimos/" title="Mise à mort du cerf sacré, de Yorgos Lanthimos">Mise à mort d&#8217;un cerf sacré</a></em>, de Yorgos Lanthimos<br />
<em>You Were Never Really Here</em>, de Lynn Ramsay<br />
&nbsp;</p>
<h4>Caméra d&#8217;or</h4>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/jeune-femme-leonor-serraille/" title="Jeune femme, de Léonor Serraille">Jeune femme</a></em>, de Léonor Serraille<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix Un Certain Regard</h4>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/homme-integre-mohammad-rasoulof/" title="Un homme intègre, de Mohammad Rasoulof">Un homme intègre</a></em>, de Mohammad Rasoulof<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix d&#8217;interprétation féminine Un Certain Regard</h4>
<p>Jasmine Trinca pour <em>Fortunata</em>, de Sergio Castellito<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix de la poésie du cinéma Un Certain Regard</h4>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/barbara-mathieu-amalric-jeanne-balibar/" title="Barbara, de Mathieu Amalric">Barbara</a></em>, de Mathieu Amalric<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix de la mise en scène Un Certain Regard</h4>
<p>Taylor Sheridan pour <em>Wind River</em><br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix du jury Un Certain Regard</h4>
<p><em>Les Filles d&#8217;Avril</em>, de Michel Franco</p>
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		<item>
		<title>Cannes 2017 : le palmarès de Grand Écart</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/70e-festival-cinema-cannes/actualite-film-2017/pronostic-palmares-redaction/</link>
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		<pubDate>Sat, 27 May 2017 16:35:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'actu du 70e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>

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		<description><![CDATA[Un de plus. Pour la plupart d'entre nous, ça fait dix ans qu'on se rend chaque année au Festival de Cannes. Onze pour certains. Des grands films, on en a vu. Des mauvais, quelques-uns. Des...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/05/palmier-croisette.jpg" alt="Un palmier sur la Croisette" width="250" height="167" class="alignleft size-full wp-image-2568" />Un de plus. Pour la plupart d&#8217;entre nous, ça fait dix ans qu&#8217;on se rend chaque année au Festival de Cannes. Onze pour certains. Des grands films, on en a vu. Des mauvais, quelques-uns. Des déceptions au moment du palmarès, on en a eu. Cette année encore, on se prête au jeu du palmarès de la rédaction, qui n&#8217;est pas un pronostic. Pedro Almodovar et son jury vont peut-être récompenser tous les autres films, et pas ceux-là&#8230; Ou alors on les a tous, mais dans le désordre. Qui sait. Peu importe, Cannes nous a livré de très beaux films cette année, même ceux qui ne figurent pas au palmarès &#8211; le nôtre ou l&#8217;officiel que nous connaîtrons demain. Voilà notre palmarès rêvé : les films qui nous ont le plus transportés, qui nous ont fait chavirer, surpris ou éblouis pendant cette dixième &#8211; onzième pour certains, et bientôt douzième &#8211; <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/films-competition-70e-festival-cannes-selection-jury-almodovar-2017/" title="17/05-28/05 : 70e Festival de Cannes">quinzaine cannoise</a>.</p>
<h4>Notre Palme d&#8217;or</h4>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/120-battements-par-minute-robin-campillo/" title="120 battements par minute, de Robin Campillo">120 battements par minute</a></em>, de Robin Campillo</p>
<h4>Notre Grand Prix</h4>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/cannes-nelyubov-faute-amour-andrei-zviaguintsev/" title="Faute d’amour, d’Andreï Zviaguintsev">Faute d&#8217;amour</a></em>, d&#8217;Andreï Zvyaguintsev</p>
<h4>Notre Prix d&#8217;Interprétation masculine</h4>
<p>Robert Pattinson dans <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/robert-pattinson-good-time-benny-josh-safdie/" title="Good Time, de Benny et Josh Safdie">Good Time</a></em>, de Benny et Josh Safdie</p>
<h4>Notre Prix d&#8217;Interprétation féminine</h4>
<p>Diane Kruger dans <em>In the Fade</em>, de Fatih Akin</p>
<h4>Notre Prix du Scénario</h4>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/vers-la-lumiere-hikari-naomi-kawase/" title="Vers la lumière, de Naomi Kawase">Vers la lumière</a></em>, de Naomi Kawase<br />
<span id="more-25618"></span></p>
<h4>Notre Prix de la Mise en scène</h4>
<p><em>You Were Never Really Here</em>, de Lynne Ramsay</p>
<h4>Notre Prix du Jury</h4>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/une-femme-douce-sergei-loznitsa-russie/" title="Une femme douce, de Sergei Loznitsa">Une femme douce</a></em>, de Sergei Losnitza</p>
<p>Et sinon, vous pouvez aussi lire notre <a href="http://www.grand-ecart.fr/70e-festival-cinema-cannes/actualite-film-2017/faux-pronostic-cite-peur-les-nuls-hommage/" title="Cannes 2017 : le faux pronostic">faux pronostic</a>&#8230;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Cannes 2017 : le faux pronostic</title>
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		<pubDate>Sat, 27 May 2017 15:46:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'actu du 70e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>

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		<description><![CDATA[Un certain nombre de spectateurs n'étaient pas nés au moment de la sortie du film de Les Nuls <em>La Cité de la peur</em>, une comédie familiale. Ce n'est pas une raison pour ne pas leur...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/05/cite-peur.jpg" alt="La Cité de la peur" width="250" height="163" class="alignleft size-full wp-image-3190" />Un certain nombre de spectateurs n&#8217;étaient pas nés au moment de la sortie du film de Les Nuls <em>La Cité de la peur</em>, une comédie familiale. Ce n&#8217;est pas une raison pour ne pas leur faire profiter de notre faux palmarès de ce <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/films-competition-70e-festival-cannes-selection-jury-almodovar-2017/">70e Festival de Cannes</a>.</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Prix Savez-vous danser la carioca</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/jeannette-enfance-jeanne-arc-bruno-dumont/" title="Jeannette, l’enfance de Jeanne d’Arc, de Bruno Dumont">Jeannette</a></em>, de Bruno Dumont</p>
<p><strong>Prix Remboursez nos invitations</strong><br />
<em>D&#8217;après une histoire vraie</em>, de Roman Polanski</p>
<p><strong>Prix Laissez la police faire son travail</strong><br />
<em>L&#8217;Intrusa</em>, de Leonardo Di Constanzo</p>
<p><strong>Prix Juste un doigt, vous voulez pas un whisky d’abord</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/un-beau-soleil-interieur-claire-denis/" title="Un beau soleil intérieur, de Claire Denis">Un beau soleil intérieur</a></em>, de Claire Denis</p>
<p><strong>Prix Vous savez où trouver de bonnes gencives de porc dans la région</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/okja-bong-joon-ho/" title="Okja, de Bong Joon-ho">Okja</a></em>, de Bong Joon-ho</p>
<p><strong>Prix Il ne peut plus rien nous arriver d’affreux maintenant</strong><br />
<em>In the Fade</em>, de Fatih Akin</p>
<p><strong>Prix O, D, I, maintenant L, qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/une-femme-douce-sergei-loznitsa-russie/" title="Une femme douce, de Sergei Loznitsa">Une femme douce</a></em>, de Sergei Loznitsa ex aequo avec <em>Twin Peaks</em> saison 3, de David Lynch<br />
<span id="more-25612"></span><br />
<strong>Prix Des voitures qu’elles sont bien pour les conduire</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/frost-sharunas-bartas/" title="Frost, de Sharunas Bartas">Frost</a></em>, de Sharunas Bartas</p>
<p><strong>Prix Laissez-moi passer j’ai une invit’</strong><br />
Netflix pour ses multiples présences à Cannes</p>
<p><strong>Prix Meurs, pourriture communiste</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/cannes-nelyubov-faute-amour-andrei-zviaguintsev/" title="Faute d’amour, d’Andreï Zviaguintsev">Faute d&#8217;amour</a></em>, d&#8217;Andreï Zvyaguintsev</p>
<p><strong>Prix Skölofensrü</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/the-square-ruben-ostlund/" title="The Square, de Ruben Ostlund">The Square</a></em>, de Ruben Ostlund</p>
<p><strong>Prix Alors que revoilà la sous-préfète</strong><br />
Nicole Kidman pour ses multiples présences à Cannes (<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/the-beguiled-les-proies-sofia-coppola/" title="Les Proies, de Sofia Coppola">Les Proies</a></em>, <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/mise-a-mort-cerf-sacre-yorgos-lanthimos/" title="Mise à mort du cerf sacré, de Yorgos Lanthimos">Mise à mort du cerf sacré</a></em>, <em>How to Talk to Girls at Parties</em>, <em>Top of the Lake</em> saison 2)</p>
<p><strong>Prix C&#8217;est une véritable boucherie</strong><br />
<em>The Villainess</em>, de Jung Byun-gil</p>
<p><strong>Prix Je n’écrirai rien sur ce film, c’est une merde</strong><br />
<em>Bushwick</em>, de Cary Murnion et Jonathan Milott</p>
<p><strong>Prix Paf pastèque</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/homme-integre-mohammad-rasoulof/" title="Un homme intègre, de Mohammad Rasoulof">Un homme intègre</a></em>, de Mohammad Rasoulof</p>
<p><strong>Prix Je suis le Pape et j’attends ma sœur</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/jupiter-moon-kornel-mundruczo/" title="Jupiter’s Moon, de Kornel Mundruczo">Jupiter&#8217;s Moon</a></em>, de Kornel Mundruczo</p>
<p><strong>Prix Un pull-over ça moule, et une moule ça pue l’ovaire</strong><br />
<em>L&#8217;Amant double</em>, de François Ozon</p>
<p><strong>Prix Banco, on vend la caravane</strong><br />
<em>Mobile Home</em>, de Vladimir de Fontenay ex aequo avec <em>Cuori puri</em>, de Roberto de Paolis</p>
<p><strong>Prix Monsieur n&#8217;est pas une tapette géante, monsieur est commissaire de police</strong><br />
<em>Twin Peaks</em> saison 3, de David Lynch</p>
<p><strong>Prix En fait, je suis pas vraiment acteur</strong><br />
La famille Amato dans <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/a-ciambra-jonas-carpignano/" title="A ciambra, de Jonas Carpignano">A ciambra</a></em>, de Jonas Carpignano<br />
Mention spéciale à Eva Green dans <em>D&#8217;après une histoire vraie</em>, de Roman Polanski</p>
<p><strong>Prix On vote ? Moi je vote : il bluffe</strong><br />
Yorgos Lanthimos pour <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/mise-a-mort-cerf-sacre-yorgos-lanthimos/" title="Mise à mort du cerf sacré, de Yorgos Lanthimos">Mise à mort du cerf sacré</a></em></p>
<p><strong>Prix Qu&#8217;est-ce qu&#8217;il y connaît aux filles, Rick Hunter ?</strong><br />
Colin Farrell dans <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/the-beguiled-les-proies-sofia-coppola/" title="Les Proies, de Sofia Coppola">Les Proies</a></em>, de Sofia Coppola</p>
<p><strong>Prix Simon, va falloir nous le vendre, ce film</strong><br />
<em>A fabrica de nada</em>, de Pedro Pinho</p>
<p><strong>Prix Quand je suis content, je vomis</strong><br />
<em>How to Talk to Girls at Parties</em>, de John Cameron Mitchell</p>
<p><strong>Prix Pour des raisons de budget, la scène suivante sera entièrement doublée à la bouche</strong><br />
<strong><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/barbara-mathieu-amalric-jeanne-balibar/" title="Barbara, de Mathieu Amalric">Barbara</a></strong>, de Mathieu Amalric</p>
<p><strong>Prix Jetez-moi là</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/portraits/the-rider-rodeo-brady-jandreau-interview-chloe-zhao-cannes-2017/" title="Rencontre avec Chloe Zhao">The Rider</a></em>, de Chloe Zhao</p>
<p><strong>Prix Cons de mimes</strong><br />
La femme douce de <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/une-femme-douce-sergei-loznitsa-russie/" title="Une femme douce, de Sergei Loznitsa">Une femme douce</a></em>, de Sergei Loznitsa</p>
<p><strong>Prix A votre avis, c&#8217;est qui le plus fort, l&#8217;hippopotame ou l&#8217;éléphant ? Parce que l&#8217;hippopotame il est quand même très fort</strong><br />
Joaquin Phoenix dans <em>You Were Never Really Here</em>, de Lynne Ramsay</p>
<p><strong>Prix La victime a été tuée à la saucisse et au marteau</strong><br />
<em>You Were Never Really Here</em>, de Lynn Ramsay</p>
<p><strong>Prix Et mes cousins ils ont dormi dans la chambre du bas parce que j&#8217;avais prêté mon pull à ma sœur</strong><br />
<em>The Meyerowitz Stories</em>, de Noah Baumbach</p>
<p><strong>Prix Pendant ce temps à Vera Cruz</strong><br />
<em>La Defensa del dragon</em>, de Natalia Santa</p>
<p>Et bien sûr, notre <a href="http://www.grand-ecart.fr/70e-festival-cinema-cannes/actualite-film-2017/pronostic-palmares-redaction/" title="Cannes 2017 : le palmarès de Grand Écart">vrai palmarès rêvé est ici</a> !</p>
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		<title>Sans adieu, de Christophe Agou</title>
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		<pubDate>Fri, 26 May 2017 08:10:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sarah Briffa</dc:creator>
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		<category><![CDATA[France]]></category>

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		<description><![CDATA[Sans prétention Dans la région du Forez, Claudette, Jean-Clément, Christiane, Raymond et Mathilde ont un point en commun : ils sont paysans (éleveurs ou agriculteurs) et ont toutes les peines...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Sans prétention</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/sans-adieu-christophe-agou-acid.jpg" alt="sans-adieu-christophe-agou-acid" width="280" height="195" class="alignleft size-full wp-image-25416" />Dans la région du Forez, Claudette, Jean-Clément, Christiane, Raymond et Mathilde ont un point en commun : ils sont paysans (éleveurs ou agriculteurs) et ont toutes les peines du monde à s’en sortir financièrement. Ils se battent avec l’administration, l’assistante sociale, les impôts, et des lois absurdes qui les asphyxient. Mais le pilier de ce documentaire, c’est Claudette, vieille dame âgée de 80 ans, qui vit seule dans sa ferme et refuse de céder ses terres. </p>
<p><em>Sans adieu</em> nous aide à mieux comprendre ce milieu, à travers différentes histoires : les vaches de Jean-Clément et de sa femme sont bien plus qu’un simple gagne-pain, ce sont des êtres vivants avec lesquels se noue une relation. Quand le troupeau est emmené pour effectuer une série de tests afin de déterminer la présence de la vache folle ou non, le couple se braque en raison du manque de considération à l’égard de leurs bêtes. Christiane, célibataire, parle de ses difficultés à garder un compagnon en tant que femme, parce qu’elle se refuse à quitter sa campagne et sa ferme dans laquelle elle a travaillé toute sa vie. <span id="more-25415"></span>Quant à Raymond, il reste coincé dans un passé bel et bien révolu, accompagné de photos de lui et de ses proches, du temps où les choses étaient plus simples. La nature, elle, est vaste et silencieuse, tantôt accueillante et lumineuse, tantôt froide et boueuse. La caméra de Christophe Agou filme la solitude de ses protagonistes, leur nostalgie, et leurs animaux. Chats, chiens, vaches et oies font partie intégrante de ce documentaire, et sont filmés comme des personnes. Retirez-les, et ce n’est plus le même film.</p>
<p>C’est à mesure des séquences que se ressentent l’attachement et l’engagement sincère du réalisateur à un monde paysan en détresse. Le cœur gros, on regarde défiler lentement le générique de <em>Sans adieu</em>, tout en repensant avec admiration à la foi inébranlable de ces héros et héroïnes qui ne cessent jamais, mais absolument jamais, de lutter.</p>
<p>&nbsp;<br />
Sans adieu <em>de Christophe Agou. France, 2017. Présenté à la sélection ACID au 70e Festival de Cannes.</em> </p>
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		<title>Kiss and Cry, de Chloé Mahieu et Lila Pinell</title>
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		<pubDate>Thu, 25 May 2017 16:07:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sarah Briffa</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sarah et sa famille rentrent à Colmar, ville d’Alsace plongée sous le froid et la grisaille, après une très courte période à Paris, peu concluante. Lycéenne caractérielle, Sarah suit des cours de...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Le feu sur la glace</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/Kiss-and-cry-film-lila-pinell-chloe-mahieu-acid.jpg" alt="Kiss-and-cry-film-lila-pinell-chloe-mahieu-acid" width="280" height="150" class="alignleft size-full wp-image-25398" />Sarah et sa famille rentrent à Colmar, ville d’Alsace plongée sous le froid et la grisaille, après une très courte période à Paris, peu concluante. Lycéenne caractérielle, Sarah suit des cours de patinage artistique depuis à peu près toujours, et revient dans son ancien club en déclin. L’objectif de sa mère : voir sa fille accéder à la première marche du podium au championnat de France, quitte à aller voir une voyante pour se rassurer. Celui de Sarah ? On ne saura pas vraiment, car elle non plus. C’est avec elle qu’on endure les interminables séances d’entraînement sous les insultes de son entraîneur ; c’est avec elle qu’on ressent sa colère et sa lassitude.</p>
<p>Le binôme Chloé Mahieu et Lila Pinell se réapproprie avec <em>Kiss and Cry</em> les thèmes qui semblent leur être chers : la jeunesse, sa fougue et ses premiers amours. Après leur documentaire <em>Nos fiançailles</em> en 2011, qui suit la préparation du mariage de Fleur, jeune catholique traditionaliste et militante, ce duo de documentaristes réalise son premier long-métrage de fiction. On ne sera donc pas étonné d’avoir par moment l’impression de regarder un documentaire sur la vie d’adolescente.</p>
<p>A un âge où on accumule les premières fois, Sarah et ses copines patineuses veulent échapper à la stricte discipline qui leur est imposée. Les dialogues entre les personnages sont frappants de réalisme. <em>Kiss and Cry</em> nous livre des scènes dans lesquelles les jeunes acteurs sont tellement bons et à l’aise devant la caméra, qu’elles pourraient être le fruit de séances d’improvisations (mais peut-être le sont-elles un peu ?). Il est possible de les trouver vulgaires, car vulgaires ils le sont parfois, mais touchant de maladresse. Les filles et les garçons expriment avec grande difficulté leurs émotions, se protégeant d’éventuelles moqueries pouvant nuire à leur réputation. <span id="more-25396"></span></p>
<p>Dans cette ambiance oppressante survient parfois une séquence onirique, tout droit sortie d’un spectacle d’<em>Holiday On Ice</em>, avec fumée et éclairage, comme une pause poétique entre deux séquences de la vie, la vraie. Sortent-elles de l’imaginaire de l’héroïne, de sa mère, de son entraineur, ou de quelqu&#8217;un d’autre encore ?</p>
<p>Quand vient enfin le jour du championnat de France pour le club de Sarah, c’est trop de pression pour elle, qui se retrouve violemment confrontée à sa crainte : échouer, et admettre devant tous que le patinage artistique, ce n’est plus pour elle. Même avec une fin qui sent un peu le réchauffé, <em>Kiss and Cry</em> reste un premier long-métrage avec des qualités indéniables.</p>
<p>&nbsp;<br />
Kiss and Cry <em>de Chloé Mahieu et Lila Pinell, avec Sarah Bramms, Xavier Dias, Dinara Droukarova… France, 2017. Présenté à la sélection ACID au 70e Festival de Cannes.</em></p>
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		<title>Rencontre avec Maryam Goormaghtigh</title>
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		<pubDate>Wed, 24 May 2017 09:55:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sarah Briffa</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'actu du 70e Festival de Cannes]]></category>
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		<description><![CDATA[Le premier long-métrage <em>Avant la fin de l’été</em> de Maryam Goormaghtigh a ouvert en beauté la sélection Acid de la 70e édition du Festival de Cannes. Remplaçant une équipe de...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/maryam-goormaghtigh.jpg" alt="maryam-goormaghtigh" width="225" height="280" class="alignleft size-full wp-image-25357" />Le premier long-métrage <em>Avant la fin de l’été</em> de Maryam Goormaghtigh a ouvert en beauté la sélection Acid de la <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/films-competition-70e-festival-cannes-selection-jury-almodovar-2017/" title="17/05-28/05 : 70e Festival de Cannes">70e édition du Festival de Cannes</a>. Remplaçant une équipe de tournage à elle seule, la cinéaste a suivi sur les routes ses acteurs et amis pendant deux semaines et demie. Rencontre avec la réalisatrice touche-à-tout d’un film sur l’amitié et la séparation, dans lequel les protagonistes jouent leur propre rôle.</p>
<p>C’est l’histoire de trois trentenaires iraniens, Arash, Ashkan et Hossein, qui sillonnent la France en voiture, avant la fin de l’été et avant que l’un d’eux ne décide de rentrer définitivement en Iran. Ils croisent le chemin de Charlotte et Michèle, qui les accompagneront durant une partie du voyage.<br />
&nbsp;<br />
<strong>Vous avez dit après la projection que vous trouviez réductrices les étiquettes de « fiction » ou de « documentaire » que l’on colle aux films. Pour vous, comment se situe <em>Avant la fin de l’été</em> ?</strong></p>
<p>Je ne sais pas si c’est au milieu mais en tout cas je ne me suis pas posé la question pour savoir si ça allait faire un documentaire ou une fiction, parce qu&#8217;en réalité j’ai effectivement commencé à filmer ces trois personnes de manière plus documentaire… pour me documenter, en fait. Je filmais chacune de nos rencontres parce que je les trouvais passionnants, parce que j’avais envie d’en apprendre plus sur eux. J’ai fait beaucoup de « captations » les premières années. Et puis quand on a décidé de raconter une histoire à partir de cet événement dramatique qui est le départ d’Arash, il y a eu une envie de maîtriser davantage le récit, d’essayer d’amener le spectateur quelque part, d’organiser tout simplement le tournage pour que ça se passe mieux avec le peu de temps qui nous était imparti. Il y a effectivement quelque chose qui est peut-être de l’ordre de la fiction, mais je ne saurais pas dire où le film se situe vraiment. Je pense que c’est un film avant tout, et que c’est une très belle aventure. <span id="more-25304"></span></p>
<p><strong>Comment avez-vous procédé pour l’écriture du film ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/affiche-avant-la-fin-de-lete-maryam-goormaghtigh.jpg" alt="affiche-avant-la-fin-de-lete-maryam-goormaghtigh" width="210" height="280" class="alignright size-full wp-image-25369" />J’ai pensé certaines choses en amont. Il y avait certaines discussions que je voulais qu’on aborde, des thématiques importantes comme le service militaire, un rêve… Des choses comme ça qui m’avaient plu lors des discussions qu’on avait eues. Ou bien j’ai organisé le fait qu’on se retrouve à Noirétable le 15 août parce que je savais qu’il y avait un défilé avec des chars fleuris. J’ai organisé la rencontre avec les filles, sans écrire ce qui allait se passer, mais j’ai quand même organisé la rencontre. J’avais une carte de France avec les lieux où on allait s’arrêter et avec les sujets qu’on allait peut-être aborder à tel endroit. On a répété pas mal de fois certaines discussions. Parfois ce sont mes acteurs qui m’ont demandé d’allumer la caméra parce qu’ils avaient des choses à dire. Ashkan à un moment donné m’a dit <em>« Ecoute, allume ta caméra, j’ai envie qu’on parle de ça »</em> : et c’est là qu’on a eu une très belle discussion sous la tente où il demande à Arash ce qui pourrait le faire changer d’avis. Et il y a toute cette discussion autour de l’amour, ce qui lance un peu l’idée d’un voyage à sa recherche. On a beaucoup improvisé quand on a rencontré les filles aussi. Je me suis aussi laissé porter par eux, parfois je disais <em>« Voilà, j’aimerais qu’on parle de ça »</em> et eux, finalement, me proposaient autre chose. </p>
<p><strong>Avec combien d’heures de rushs êtes-vous revenue du tournage ?</strong> </p>
<p>On avait soixante-dix heures de rushs. On en avait énormément et il y avait des choses très drôles, des choses beaucoup plus graves, et énormément de discussions. La monteuse a su révéler la nature des personnages, elle a vraiment réussi à voir dans les rushs ce qu’ils qu’étaient. On aurait pu faire un film extrêmement bavard, on aurait même pu faire plein de films différents. Par exemple, je me disais qu’une sieste entre copains où ça ronfle et ça rigole, ce n’est peut-être pas très passionnant en termes de narration, et elle, à travers ces séquences, elle voyait justement l’amitié, la tendresse et les vacances aussi. Pendant deux semaines et demie j’ai filmé tous les jours. J’étais avec eux partout, tout le temps, et je me couchais très tard parce qu’il fallait dérusher, puis le lendemain on repartait sur les routes.</p>
<p><strong>Comment avez-vous travaillé avec les acteurs après le tournage ?</strong></p>
<p>Je leur ai montré certaines séquences pour les valider avec eux car je voulais savoir s’ils étaient d’accord avec des passages que je choisissais, mais j’avais envie qu’ils le découvrent avec un public pour la première fois. Je pense que c’est important. Mais ils savaient quand même à quoi s’attendre. Je n’avais peut-être pas très envie qu’ils mettent le nez dans le montage, j’ai l’impression c’est quelque chose de très intime. C’est la partie que je préfère. Avec la monteuse, on a passé trois mois ensemble dans notre petit salon de montage. Je ne voulais pas qu’il y ait trop d’interférences ou qu’on me donne trop d’avis pour préserver au mieux ce moment-là.</p>
<p><strong>Pouvez-vous nous raconter quelque chose de totalement inattendu qui a été capté par la caméra et qu’on retrouve dans le film ?</strong> </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/film-avant-la-fin-de-lete-maryam-goormaghtigh1.jpg" alt="film-avant-la-fin-de-lete-maryam-goormaghtigh" width="280" height="151" class="alignleft size-full wp-image-25362" />Il y a cette scène où Arash prend Charlotte sur ses épaules pour lui faire traverser la mer. Ça, je ne m’y attendais pas du tout et ce qui est merveilleux c’est que pour moi cette scène raconte comment ce personnage-là, qui au début est un peu déprimé, et qui se fait entraîner par ses copains, devient un héros. Tout à coup j’avais l’impression qu’on était en face d’un vrai héros, d’un vrai personnage de mythologie. Il y a une autre scène, où il danse avec les filles : on se dit que peut-être c’est un garçon en surpoids pour qui ce n’est pas forcément évident de rencontrer une femme, mais il est finalement très à l’aise quand il s’agit de danser. Il a une manière de danser qui est très belle et révèle toute sa « sexy attitude » ! Et puis il y a aussi la scène où les filles s’éloignent lorsque Charlotte est vexée. Mais est-elle vraiment énervée ou est-ce qu’elle joue pour la caméra ? Je me suis dit que ce n’était pas très correct de le faire, mais en tout cas elle avait le micro HF allumé, je l’ai enregistrée à ce moment-là, et c’est quelque chose dont je me suis servi pour raconter l’histoire.</p>
<p><strong>Comment avez-vous fait pour gérer seule à la fois la mise en scène, l’image et le son ?</strong></p>
<p>Avant, je travaillais à l’épaule avec des caméras très légères. Je me suis racheté une caméra pour ce projet, qui était peu ergonomique, assez lourde, et qui m’obligeait à travailler avec un monopode. Il y avait une sorte de stabilité qui était offerte par ce dispositif, ce qui était nouveau pour moi parce que d’habitude j’étais plutôt très agile, à l’affût des petites choses, et là il a fallu que je pose mes cadres. J’avais de la chance d’avoir des personnages plutôt tranquilles qui aiment bien s’installer. Arash se posait, les deux autres se mettaient automatiquement autour de lui parce que c’est comme ça qu’ils sont, et le cadre était là. Arash, c’est vraiment un personnage qui impose le cadre. J’ai pu tester le dispositif parce que je suis partie une première fois en voyage avec eux dans le sud de l’Italie, une année avant. Il y avait quand même un travail fait en amont pour me permettre d’être le plus opérationnel possible au moment du tournage. Au niveau du son j’ai eu plein de problèmes, on a dû refaire du doublage à certains moments. Forcément quand on part seule, il y a aussi beaucoup d’accidents. </p>
<p><strong>Qu’est-il advenu des actrices Charlotte et Michèle ?</strong></p>
<p>On est resté en contact. En ce moment elles font avec leur groupe de rock une résidence très prestigieuse à Manchester, donc leur groupe file vers une bonne carrière je crois. Elles n’ont pas encore vu le film en grand, elles ont vu le film en cours de montage. Et ce qui est très intéressant c’est que quand elles l’ont vu, elles m’ont dit que l’Arash qu’elles ont rencontré n’est pas du tout celui que je présentais dans mon film. Forcément il parle plus dans la première partie du film et quand il est avec les filles, il est plutôt réservé. Quand elles l’ont vu dans le film elles se sont dit que c’était vraiment le personnage principal. Il est là, il est magnifique et il est émouvant. C’était drôle de leur faire découvrir les personnages à travers le film autrement que comme elles les avaient vus pendant le tournage.</p>
<p><strong>Sur le plan professionnel, que prévoyez-vous ensuite ?</strong></p>
<p>En ce moment je suis en train de monter un webdoc d’Arte Creative. C’est une série en dix épisodes qui s’appelle <em>Fashion Geek</em> et qui sera diffusée en septembre 2017 durant la Fashion Week. Et j’aimerais faire une suite à ce film-là, avec ces trois mêmes personnages, peut-être en Iran, c’est quelque chose dont on est en train de parler, et avec davantage de moyens. Enfin toutes proportions gardées parce que j’aime beaucoup ce dispositif-là qui est très léger. J’irai peut-être davantage vers la fiction pour le prochain.</p>
<p>&nbsp;<br />
Avant la fin de l&#8217;été <em>de Maryam Goormaghtigh. France, Suisse, 2017. Présenté à la sélection ACID du 70e Festival de Cannes.</em></p>
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		<title>Le label EROÏN à Cannes</title>
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		<pubDate>Sun, 21 May 2017 12:50:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'actu du 70e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[court métrage]]></category>
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		<description><![CDATA[Depuis 2012, l&#8217;association EROÏN accompagne les réalisatrices sur la production, la distribution et la promotion de leurs films. Une démarche salvatrice dans un pays qui compte seulement 22 % de...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/andrey-clinet-presidente-label-eroin.jpg" alt="Audrey Clinet, présidente du label EROIN" title="Audrey Clinet, présidente du label EROIN" width="216" height="280" class="alignleft size-full wp-image-25164" />Depuis 2012, l&#8217;association EROÏN accompagne les réalisatrices sur la production, la distribution et la promotion de leurs films. Une démarche salvatrice dans un pays qui compte seulement 22 % de films réalisés par des femmes &#8211; contre&#8230; 4 % à Hollywood. Rencontre avec Audrey Clinet, porteuse de ce label unique en son genre qui fête ses 5 ans et sa troisième année au <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/films-competition-70e-festival-cannes-selection-jury-almodovar-2017/" title="17/05-28/05 : 70e Festival de Cannes">Festival de Cannes</a>.</p>
<p><strong>Comment est né le label EROÏN ?</strong></p>
<p>Le label est un projet qui n’a eu de cesse d&#8217;évoluer depuis 2012. Au départ c’était seulement une envie personnelle de participer au Jour le Plus Court avec un court-métrage que j’avais écrit : <em>Parallèle</em>. Je me suis rendue à une réunion d’informations à l’initiative de l’association Collectif Prod et l’organisation du Jour le Plus Court, où l’on m’a poussée à organiser ma propre projection de courts-métrages. C’est donc le 21 décembre 2012 qu’a officiellement commencé cette aventure. J’avais envie d’apporter une sélection de films de qualité et différents les uns des autres, en mettant en avant le travail des femmes, sujet qui m’a toujours touché. A l’époque je ne rencontrais que trop peu de réalisatrices en projections ou festivals. Je savais qu’elles existaient mais je ne les voyais pas. Et quand je me suis lancée dans la création d’une programmation de films, j’ai tout de suite eu envie de mettre en avant le travail, l’art, de ces battantes.</p>
<p><strong>Qu’est-ce qui en fait sa particularité ?</strong></p>
<p>Tout ! C’est concrètement un projet ovni, une nature particulière que beaucoup d’institutions m’ont reprochée d’ailleurs. Il m’a fallu le temps de trouver mon identité et de l’assumer. Aujourd’hui c’est un projet que je porte avec fierté car il est unique et « fait maison ». Il y a encore quelques mois une directrice de festival s’est permise de me dire qu’un « label de films » n’existait pas. Et non, pas encore !&#8230; puisque c’est un concept que j’ai totalement inventé. Comme un label de musique qui accompagne des talents dans la production, la distribution et la promotion, EROÏN est un label qui joue le rôle de prod, de distrib, d’agent, d’attachée de presse… exclusivement pour les réalisatrices. D’ailleurs c’est la première société audiovisuelle entièrement dédiée aux réalisatrices.</p>
<p><strong>A votre avis, pourquoi y a-t-il moins de réalisatrices que de réalisateurs ?</strong></p>
<p>Bonne question. A mon sens il n’y a pas moins de réalisatrices que de réalisateurs &#8211; du moins sur le court-métrage -, mais on en parle moins. Car les écoles l’affirment : c’est 50/50 dans les promos. Donc que se passe-t-il à la sortie ? Comme dans tout métier à responsabilités, est-ce plus compliqué pour une femme d’accéder à ce poste ? Tout ce que je sais, c’est que les réalisatrices de mon label m’expliquent qu’elles ont plus de mal à accéder à des postes de techniciennes : réalisatrices de pub, de clips, en TV… Elles ont l’impression que leurs compétences techniques sont moins prises au sérieux que si c’étaient celles d’un homme. Est-ce pour cela qu’à la longue les femmes abandonnent leur carrière ? En tout cas ce qui est sûr, c’est que sur le marché du long on se retrouve avec un ratio différent de celles des formations : 22 %. Et puis, les budgets de films sont toujours moindres pour une réalisatrice que pour un réalisateur… <span id="more-25154"></span></p>
<p><strong>Et qu’est-ce qui explique les différences de chiffres entre les pays, notamment le nombre de réalisatrices françaises VS les réalisatrices à Hollywood ?</strong></p>
<p>Sûrement parce que ce n’est pas la même façon de produire, donc ce ne sont pas les mêmes personnes qui produisent… En France, on produit des films avec l’Etat, qui politiquement, ces dernières années, s’est positionné sur le sujet. Aux US on produit avec des fonds privés. Je vous laisse deviner qui signe le chèque…</p>
<p><strong>Il y a aussi moins de techniciennes que de techniciens de cinéma…</strong></p>
<p>Là encore je pense qu’elles ont malheureusement encore plus de mal à se positionner car on part du principe – et à défaut – qu’une femme ne peut pas faire un métier qui semble être « fait pour un homme ». Je me souviens avoir parlé avec un réalisateur qui me disait avoir croisé une femme machino « qui n’avait pas besoin d’hommes pour porter son matos ». Pourquoi en aurait-elle besoin ? Est-ce qu’on demande à un machino de l’aider ? Il y a encore malheureusement dans nos métiers beaucoup de préjugés sexistes.</p>
<p><strong>Dans les films, les femmes sont souvent les faire-valoir d’hommes… Le test de Bechdel notamment le quantifie par l&#8217;absurde. Comment ça s’explique ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/label-eroin-festival-cannes-s.jpg" alt="Le Label EROIN à Cannes" title="Le Label EROIN à Cannes" width="280" height="187" class="alignright size-full wp-image-25168" />Sincèrement, je n’ai pas de réponse à cette question. On est tellement conditionné de nos jours, qu’il est vrai que je ne me suis jamais fait cette réflexion en regardant un film. Est-ce qu’un <em>James Bond</em>, un <em>Star Wars</em> ou un <em>Retour vers le futur</em> aurait été moins ou plus impactant si le premier rôle avait été une femme ? Je ne sais pas. Après comment ça s’explique, c’est toujours la même réponse. Ce ne sont pas les femmes qui financent… Nous vivons dans un monde d’hommes et le cinéma reflète notre monde, mais a contrario le cinéma peut aussi influencer ce monde. A nous donc de l’influencer… Une des phrases de mon professeur qui m’avait marquée lors de ma formation au Cours Simon : <em>« Vous entrez dans un monde d’hommes, mesdames, il va falloir savoir jouer de vos atouts. »</em></p>
<p><strong>Pensez-vous qu’il y ait une « vision » féminine du cinéma ?</strong></p>
<p>Je n’ai pas envie de parler de vision féminine ou masculine. J’ai envie de parler d’êtres qui s’expriment, en fonction de leur expérience, leurs envies, leurs représentations personnelles. Je me souviens avoir écrit un court-métrage et un des mes lecteurs me disait que c’était une vision très machiste de la femme. Venant de moi ça m’a beaucoup fait rire… Je ne veux pas enfermer la réalisatrice dans une « vision » féminine du cinéma. Ce serait une erreur car ça n’arrangerait pas le problème. Les femmes ne sont pas là pour relater uniquement des histoires de femmes. Les hommes savent aussi bien parler des femmes. Et inversement. Après, certains sujets très féminins peuvent être mieux maîtrisés par des femmes, sûrement.</p>
<p><strong>Qu&#8217;ont en commun les « héroïnes » du label EROÏN ?</strong></p>
<p>D’être des femmes de talent ! Les héroïnes sont des réalisatrices qui ont en commun le talent, et uniquement ça. Pour le reste, j’aime varier les styles, les univers, les personnalités. Pour moi, comme je le disais précédemment, c’est très important de montrer un cinéma très large. Justement la meilleure façon de défendre les réalisatrices dans le cinéma, c&#8217;est de montrer qu’elles réalisent les mêmes films que les hommes ! Bien sûr, dans le lot, il y aura des sujets de femmes. Mais encore une fois, ce n’est pas ce que j’ai envie de défendre.</p>
<p><strong>Que pensez-vous du fait que très peu de femmes réalisatrices se retrouvent en compétition à Cannes ?</strong></p>
<p>Thierry Frémaux l’a annoncé : il y a 12 réalisatrices en <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/films-competition-70e-festival-cannes-selection-jury-almodovar-2017/" title="17/05-28/05 : 70e Festival de Cannes">Sélection officielle</a> cette année ! J’ai eu l’opportunité d’assister à un panel avec Thierry Frémaux, lors de la 1re année des Women in Motion à Cannes, à l’initiative de Kering, le dernier partenaire en date du Festival de Cannes. Il avait un discours très clair et cohérent : il fait en fonction de ce que le marché lui offre. Effectivement, il ne va pas sélectionner des films de réalisatrices s’il n&#8217;y en a pas et encore moins s’ils ne sont pas bons. Ce serait d’ailleurs une catastrophe. Rappelez-vous, 22 % de films de réalisatrices en France, et 4 % à Hollywood. Donc finalement, avec 12 films en sélection sur 45 on arrive à un meilleur quota que le marché : 26,6 %. Mais il y a des festivals qui font beaucoup plus d’efforts, comme Tribeca par exemple, d’où je reviens, où la sélection était quasi à 50/50 et où d’ailleurs ce sont les réalisatrices qui ont été les plus récompensées – prix du Meilleur court étudiant, Meilleur court d’animation, Meilleur film étranger et Meilleur film américain !</p>
<p><strong>Il y a quand même Julia Ducournau qui fait l’affiche de la Semaine de la critique cette année !</strong></p>
<p>Je trouve ça génial ! Je n’ai pas encore pu voir <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/grave-julia-ducournau/" title="Grave, de Julia Ducournau">Grave</a></em>, mais j’ai vu les critiques unanimes pendant des mois, et il a un beau parcours en festivals. Ce qui me plaît chez elle c’est qu’elle a l’air d’avoir apporté un souffle nouveau dans le cinéma de genre en France, ça fait bouger les choses et en plus c’est une femme qui n’a pas peur d’assumer des idées féministes. Ce qui manque aujourd’hui cruellement dans le cinéma français… J’ai beaucoup d’espoir en la nouvelle génération de réalisatrices.</p>
<p><strong>Comment se traduit la présence d’EROÏN à Cannes cette année ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/pas-reve-baise-sabrina-amara-eroin.jpg" alt="Pas de rêve pas de baise, de Sabrina Amara" width="191" height="280" class="alignleft size-full wp-image-25160" />On voit les choses en grand ! Cette année sera notre 3e édition au Festival de Cannes et les 5 ans du label. Et comme c&#8217;est aussi les 70 ans du Festival de Cannes, il fallait bien qu’on tape fort, c’était d’ailleurs ma seule motivation à remettre le couvert à Cannes. Ce dimanche 21 mai, après la conférence de presse dans les jardins de L&#8217;A.M.E. et la présentation du projet aux côtés de mes partenaires France 3, FullDawa Films et Next Film Distribution, il y aura une soirée officielle sur le Yacht Technikart, avec projection des films sur le bateau. Et tout ça n’aurait jamais eu lieu sans l’aide précieuse des sociétés Les Post Prodeurs, ZeAgency Carolyne Abla et la Conciergerie FDQ, trois structures qui me suivent dans ce pari fou !</p>
<p><strong>Un mot sur les films de la sélection EROÏN projetés ce soir à Cannes ?</strong></p>
<p>Eh bien, ce sont les films de la 5e édition, sélection présentée au public parisien lors du gala annuel en février dernier. Ce sont 7 films très différents : <em>Pa Fuera</em> de Vica Zagraba filmé en 4/3, <em>Un, deux, trois</em>, de la benjamine de la sélection Lou Cheruy-Zidi, <em>L’Insecte</em>, thriller psychologique d’Elsa Blayau, <em>L’esprit du loup</em>, film historique de Katia Scarton-Kim, <em>Pas de cadeau</em>, un film aux couleurs de la Picardie de Marie Vernalde, le film franco-marocain de Violaine Bellet <em>Hyménée</em> et la comédie pétillante <em>Pas de rêve pas de baise</em>, de Sabrina Amara. Bref, de quoi faire plaisir à tout le monde !</p>
<p><em><strong>&raquo; En savoir plus sur le <a href="http://eroin.fr/" target="_blank" class="broken_link">label EROÏN</a></strong></em></p>
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		<title>Coby, de Christian Sonderegger</title>
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		<pubDate>Sat, 20 May 2017 10:09:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sarah Briffa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
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		<description><![CDATA[« Je me sens toujours femme : j’ai toujours 21 ans de femme derrière moi, je l’ai été plus longtemps qu’un homme », tente d’expliquer Jacob à deux collègues féminines,...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/06/coby-affiche-film-christia-sonderegger.jpg" alt="Coby, de Christian Sonderegger" title="Coby, de Christian Sonderegger" width="198" height="280" class="alignleft size-full wp-image-25725" /><em>« Je me sens toujours femme : j’ai toujours 21 ans de femme derrière moi, je l’ai été plus longtemps qu’un homme »</em>, tente d’expliquer Jacob à deux collègues féminines, qui peinent à comprendre. Avant d’être Jacob, il était Suzana, et pendant sa période de transition (sous prise de testostérone) il était… Coby. A 18 ans, Suzana informe ses parents de son homosexualité. A 21 ans, elle commence les injections de testostérone.</p>
<p>Dans ce documentaire édifiant (aux petits airs de <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/laurence-anyways-xavier-dolan/" title="Laurence Anyways, de Xavier Dolan">Laurence Anyways</a></em> de Xavier Dolan), Christian Sonderegger a filmé sur plusieurs années la transition sexuelle de son frère cadet, né femme. Nous découvrons dans un cadre familial à quel point le choix de Suzana a chamboulé les vies de ses proches. Celles de Christian, de son père, de sa mère, et de la petite amie de Coby, Sara. Tous sont sans cesse en gravitation autour du protagoniste. <span id="more-25724"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>De la confusion des genres</h3>
<p><em>Coby</em> alterne entre témoignages, photographies d’un Coby petite fille ou adolescente, extraits de vidéos Youtube où Coby et Sara racontent les changements progressifs d’une femme sous testostérone, et le présent, mis en scène pour la bonne cause. Dans ce présent, Jacob ressemble à un jeune homme tout ce qu’il y a de plus normal : costaud, barbu, voix grave. Pourtant, il n’a pas subi l’opération dont on parle tant, celle du changement de sexe. Pour sauver les apparences, il utilise des prothèses génitales. Deux conversations importantes marquent les esprits. La première dans un café où, le cadre dûment posé, Sara raconte à Jacob que depuis qu’il ressemble à un homme et que les gens le prennent pour tel, elle s’est mise à rêver de lui avec un pénis. Allez comprendre. Dans le salon, Jacob explique à Christian la raison qui pourrait retarder l’intervention médicale visant à lui retirer un utérus devenu inutile : Sara est terrifiée à l’idée de porter un enfant et s’y refuse, mais si un jour ils en veulent quand même un&#8230; l’utérus de Jacob serait une alternative. Oui, c’est compliqué.</p>
<h3>Amour, toujours</h3>
<p>La chose la plus impressionnante, c’est la bienveillance des parents, qui ont totalement accepté le changement de leur fille, même si ça n’a pas toujours été le cas. Cet amour se retrouve dans la manière de filmer de Christian Sonderegger. Il est émouvant de ressentir toute l’affection et le soutien qu’il porte, lui et les autres, à sa sœur. Le film <em>Coby</em> glisse avec aisance sur un sujet aussi délicat et méconnu que la transsexualité, pour renverser et écrabouiller les préjugés. <em>Big up</em> pour l’incroyable Sara, qui a démarré sa relation avec Jacob du temps où il était Suzana, et ne l&#8217;a jamais lâché depuis. Elle explique à quel point il est parfois difficile de (re)trouver sa place quand on se promène aux côtés du centre absolu de l’attention.</p>
<p>Regarder ce documentaire pour quelqu’un qui ne connaît la transsexualité que de loin, c’est découvrir comment ça se passe, psychologiquement et physiquement. Pour tout le monde, c’est réaliser à quel point la vie que l’on mène est déterminée par son sexe. La difficulté d’y voir clair quand les deux genres s’entremêlent est à se donner une migraine, mais peut-être faut-il simplement arrêter de se poser trop de questions. Comme avec Coby, ce jeune homme qui se sent pleinement homme à l’extérieur, mais toujours femme à l’intérieur. Point barre.</p>
<p>&nbsp;<br />
Coby <em>de Christian Sonderegger. France, 2017. Présenté à la sélection ACID au 70e Festival de Cannes.</em></p>
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		<title>17/05-28/05 : 70e Festival de Cannes</title>
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		<pubDate>Tue, 09 May 2017 13:20:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'actu du 70e Festival de Cannes]]></category>
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		<description><![CDATA[Sur les 122 ans que compte l’histoire du cinéma, en voilà 69, déjà, que le Festival de Cannes en célèbre la substantifique moelle. Et pour sa 70e édition, pas de tête-à-queue en vue.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/affiche-70e-festival-film-cannes-2017.jpg" alt="70e Festival de Cannes" title="70e Festival de Cannes" width="205" height="280" class="alignleft size-full wp-image-24969" />Sur les 122 ans que compte l’histoire du cinéma, en voilà 69, déjà, que le Festival de Cannes en célèbre la substantifique moelle. Et pour sa 70e édition, pas de tête-à-queue en vue. Au contraire, on continue, en mieux. Ainsi, du 17 au 28 mai 2017, la grand-messe du cinéma enfilera, douze jours durant, ses tenues des grands soirs, au fil d’une Sélection officielle de très haute volée. À commencer par ses films en compétition qui, dans leur habituel cocktail de vétérans et de nouveaux venus, nous offriront un joli cliché HD du cinéma mondial. Si l’on ne sera pas surpris d’y retrouver (avec plaisir) Michael Haneke, Sofia Coppola, Todd Haynes, Andrei Zviaguintsev et autre Jacques Doillon (qui n’était pas venu à Cannes depuis 1984), on y découvrira également (avec curiosité) les nouvelles réalisations des compétiteurs inédits que sont Bong Joon-ho, Noah Baumbach, Ruben Ostlund, les frères Safdie ou encore Robin Campillo. Un joli programme mais une lourde charge pour le président Pedro Almodovar et son jury.</p>
<p>La Sélection officielle sortira également l’argenterie côté hors compétition &#8211; avec notamment les derniers films de Roman Polanski et d&#8217;Agnès Varda &#8211; et séances spéciales &#8211; avec Hong Sang-soo, Raymond Depardon, Claude Lanzmann, Vanessa Redgrave&#8230; Sans oublier les « morceaux » de premier choix retenus pour la sélection Un Certain Regard, présidée cette année par Uma Thurman. Au menu, entre autres, Mathieu Amalric, Laurent Cantet, Michel Franco, Kiyoshi Kurosawa ou encore le trop rare Mohammad Rasoulof. <span id="more-24960"></span></p>
<p>Enfin, 70e édition oblige, Cannes Classics dédiera en grande partie sa sélection à l’histoire du Festival de Cannes. Une sélection de prestige née de la révolution numérique, il y a 15 ans, alors que le cinéma s’inquiétait plus que jamais de l’entretien et de la transmission de sa mémoire. Et une sélection qui, cette année, fera la part belle à certains des plus grands chefs-d’œuvre du festival : de <em>La Bataille du rail</em> de René Clément à <em>L’Empire des sens</em> de Nagisa Oshima, en passant par <em>Le Salaire de la peur</em> d’Henri-Georges Clouzot, <em>Blow Up</em> de Michelangelo Antonioni, <em>All That Jazz</em> de Bob Fosse et <em>Au milieu coule une rivière</em> de Robert Redford. </p>
<p>Ca brillera donc sans doute un peu plus que d’habitude cette année du côté de la Croisette. D’autant que, fort de sa Sélection officielle taillée dans le marbre, le Festival de Cannes pourra également compter sur les perles tout aussi précieuses du palais Stéphanie et de la <a href="http://www.grand-ecart.fr/70e-festival-cinema-cannes/49e-quinzaine-realisateurs-2017/selection-films-edouard-waintrop/" title="Sélection de la 49e Quinzaine des réalisateurs">Quinzaine des réalisateurs</a>, comme sur les diamants bruts de la <a href="http://www.grand-ecart.fr/70e-festival-cinema-cannes/56e-semaine-critique-2017/selection-films-2017/" title="Pourquoi aller à la Semaine de la critique ?">Semaine de la critique</a>, au Miramar. </p>
<h3>La sélection officielle</h3>
<p><strong>Film d&#8217;ouverture</strong><br />
<em>Les Fantômes d&#8217;Ismaël</em> d&#8217;Arnaud Desplechin</p>
<p><strong>En compétition</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/cannes-nelyubov-faute-amour-andrei-zviaguintsev/" title="Faute d’amour, d’Andreï Zviaguintsev">Faute d&#8217;amour</a></em> d’Andreï Zviaguintsev<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/robert-pattinson-good-time-benny-josh-safdie/" title="Good Time, de Benny et Josh Safdie">Good Time</a></em> de Benny et Josh Safdie<br />
<em>You Were Never Really Here</em> de Lynne Ramsay<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/jupiter-moon-kornel-mundruczo/" title="Jupiter’s Moon, de Kornel Mundruczo">Jupiter’s Moon</a></em> de Kornél Mundruczó<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/une-femme-douce-sergei-loznitsa-russie/" title="Une femme douce, de Sergei Loznitsa">A Gentle Creature</a></em> de Sergei Loznitsa<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/mise-a-mort-cerf-sacre-yorgos-lanthimos/" title="Mise à mort du cerf sacré, de Yorgos Lanthimos">The Killing of a Sacred Deer</a></em> de Yorgos Lanthimos<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/vers-la-lumiere-hikari-naomi-kawase/" title="Vers la lumière, de Naomi Kawase">Hikari</a></em> (Radiance) de Naomi Kawase<br />
<em>Geu-Hu</em> (The Day After) de Hong Sang-soo<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/wonderstruck-musee-merveilles-todd-haynes/" title="Le Musée des merveilles, de Todd Haynes">Wonderstruck</a></em> de Todd Haynes<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/vincent-lindon-izia-higelin-rodin-jacques-doillon/" title="Rodin, de Jacques Doillon">Rodin</a></em> de Jacques Doillon<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/120-battements-par-minute-robin-campillo/" title="120 battements par minute, de Robin Campillo">120 Battements par minute</a></em> de Robin Campillo<br />
<em>Happy End</em> de Michael Haneke<br />
<em>L’Amant double</em> de François Ozon<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/jean-luc-godard-redoutable-michel-hazanavicius/" title="Le Redoutable, de Michel Hazanavicius">Le Redoutable</a></em> de Michel Hazanavicius<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/the-beguiled-les-proies-sofia-coppola/" title="Les Proies, de Sofia Coppola">The Beguiled</a></em> de Sofia Coppola<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/okja-bong-joon-ho/" title="Okja, de Bong Joon-ho">Okja</a></em> de Bong Joon-Ho<br />
<em>Aus Dem Nichts</em> (In The Fade) de Fatih Akin<br />
<em>The Meyerowitz Stories</em> de Noah Baumbach<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/the-square-ruben-ostlund/" title="The Square, de Ruben Ostlund">The Square</a></em> de Ruben Ostlund</p>
<p><strong>Hors compétition</strong><br />
<em>Mugen no Junin</em> de Takashi Miike<br />
<em>How to Talk to Girls at Parties</em> (Comment parler aux filles en soirée) de John Cameron Mitchell<br />
<em>D&#8217;après une histoire vraie</em> de Roman Polanski<br />
<em>Visages Villages</em> d&#8217;Agnès varda</p>
<p><strong>Un Certain Regard</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/barbara-mathieu-amalric-jeanne-balibar/" title="Barbara, de Mathieu Amalric">Barbara</a></em> de Mathieu Amalric<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/fiancee-desert-cecilia-atan-valeria-pivato/" title="La Fiancée du désert, de Cecilia Atan et Valeria Pivato">La Fiancée du désert</a></em> de Cecilia Atan &#038; Valeria Pivato<br />
<em>Etroitesse</em>, de Kantemir Balagov<br />
<em>La Belle et la Meute</em> de Kaouther Ben Hania<br />
<em>L’Atelier</em> de Laurent Cantet<br />
<em>Lucky</em> de Sergio Castellitto<br />
<em>Les Filles d’Avril</em> de Michel Franco<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/western-valeska-grisebach/" title="Western, de Valeska Grisebach">Western</a></em> de Valeska Grisebach<br />
<em>Directions</em> de Stephan Komandarev<br />
<em>Out</em> de Gyorgy Kristof<br />
<em>Before We Vanish</em> de Kiyoshi Kurosawa<br />
<em>En attendant les hirondelles</em> de Karim Moussaoui<br />
<em>Dregs</em> de Mohammad Rasoulof<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/jeune-femme-leonor-serraille/" title="Jeune femme, de Léonor Serraille">Jeune femme</a></em> de Léonor Serraille<br />
<em>Wind River</em> de Taylor Sheridan<br />
<em>Après la guerre</em> de Annarita Zambrano<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/el-presidente-santiago-mitre/" title="El Presidente, de Santiago Mitre">La Cordillera</a></em> de Santiago Mitre<br />
<em>Walking Past the Future</em> de Li Ruijun</p>
<p><strong>Séances spéciales</strong><br />
<em>Une suite qui dérange</em> de Bonni Cohen &#038; Jon Shenk<br />
<em>They</em> de Anahita Ghazvinizadeh<br />
<em>Eul-le-eo-ui Ka-me-la</em> (Clair’s Camera) de Hong Sang-soo<br />
<em>12 jours</em> de Raymond Depardon<br />
<em>Promised Land</em> de Eugene Jarecki<br />
<em>Napalm</em> de Claude Lanzmann<br />
<em>Demons in Paradise</em> de Jude Ratman<br />
<em>Sea Sorrow</em> de Vanessa Redgrave<br />
<em>Le Vénérable W.</em> de Barbet Schroeder<br />
<em>Carré 35</em> d&#8217;Eric Caravaca<br />
<em>Zombillénium</em> d&#8217;Arthur de Pins &#038; Alexis Ducord</p>
<p><strong>Séances de minuit</strong><br />
<em>The Villainess</em> de Jung Byung-gil<br />
<em>The Merciless</em> de Byun Sung-hyun<br />
<em>Prayer Before Dawn</em> de Jean-Stéphane Sauvaire</p>
<p><strong>Cannes Classics : Une brève histoire du Festival de Cannes</strong><br />
1946 : <em>La Bataille du rail</em> de René Clément (France) : Grand Prix international de la mise en scène et Prix du jury international<br />
1953 : <em>Le Salaire de la peur</em> de Henri-Georges Clouzot (1952, France, Italie) : Grand Prix<br />
1956 : <em>Un petit carrousel de fête</em> de Zoltán Fábri (1955, Hongrie) : en compétition<br />
1957 : <em>Vers l’inconnu ?</em> de Georges Nasser (Liban) : en compétition<br />
1967 : <em>J’ai même rencontré des Tziganes heureux</em> d’Aleksandar Petrović (Serbie) : Grand Prix spécial du jury, Prix de la critique internationale – FIPRESCI ex æquo<br />
1967 : <em>Blow-up</em> de Michelangelo Antonioni (1966, Royaume-Uni, Italie, États-Unis) : Grand Prix international du Festival<br />
1969 : <em>Matzor</em> (Siège) de Gilberto Tofano (Israël) : en compétition<br />
1970 : <em>Soleil O</em> de Med Hondo (Mauritanie, France) : Semaine de la critique<br />
1976 : <em>Babatu, les trois conseils</em> de Jean Rouch (Niger, France) : en compétition<br />
1976 : <em>L’Empire des sens</em> de Nagisa Oshima (France, Japon) : Quinzaine des réalisateurs<br />
1980 : A<em>ll that Jazz (Que le spectacle commence)</em> de Bob Fosse (1979, ÉtatsUnis) : Palme d’or<br />
1981 : <em>L’Homme de fer</em> d’Andrzej Wajda (Pologne) : Palme d’or<br />
1982 : <em>La Permission</em> de Yilmaz Güney, réalisé par Serif Gören (Suisse) : Palme d’or ex æquo, Prix de la critique internationale – FIPRESCI<br />
1983 : <em>La Ballade de Narayama</em> de Shôhei Imamura (Japon) : Palme d’or<br />
1992 : <em>El sol del membrillo</em> (Le Songe de la lumière) de Victor Erice (Espagne) : Prix du jury ex æquo, Prix de la critique internationale – FIPRESCI</p>
<p><strong><a href="http://www.grand-ecart.fr/70e-festival-cinema-cannes/49e-quinzaine-realisateurs-2017/selection-films-edouard-waintrop/" title="Sélection de la 49e Quinzaine des réalisateurs">&raquo; Voir la sélection de la 49e Quinzaine des réalisateurs</a></strong><br />
<strong><a href="http://www.grand-ecart.fr/70e-festival-cinema-cannes/56e-semaine-critique-2017/selection-films-2017/" title="Pourquoi aller à la Semaine de la critique ?">&raquo; Voir la sélection de la 56e Semaine de la critique</a></strong></p>
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