Cinéma à la une
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Gérardmer 2023 : Blood, Piaffe, Watcher, La Tour et Memory of Water

En manque de calcium…

Piaffe, d'Ann OrenAprès une ellipse virale de trois ans et autant de jours de compétition, c’est le moment de faire un point d’étape à mi-parcours de cette 30e édition du Festival de Gérardmer.

Côté off, l’Espace Lac est intact. On a comme l’impression de reprendre le fil de l’histoire. Les fauteuils rouges sont en place, les discours protocolaires interminables, Nirvana passe en mode jingle, le jury se présente façon brochette et le public connaît ses gimmicks. À part ça, la montagne est belle, le froid intense, la neige durcit le long des rues, les hôteliers sont sympas, les restaurateurs aussi. Mention spéciale pour les génies qui vendent des fondues où le fromage est aussi rare que la pluie au Sahel…

Côté in, cinq films d’une sélection au mieux intrigante, au pire peu inspirante viennent de nous passer sous les yeux. En l’absence totale d’émotions fortes, la tendance est pour l’heure à l’abattement mais pas à la résignation. Car, comme le dit si bien la sagesse populaire, c’est à la fin du bal qu’on paie les musiciens. Alors, par ordre d’apparition sur l’écran de l’Espace Lac, voici quelques premières impressions à chaud de ce qui nous a traversé le cerveau depuis mercredi… (Lire la suite…)

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Souvenirs de toiles de Michel Hazanavicius

Michel HazanaviciusDouble actualité pour le réalisateur Michel Hazanavicius : sa dernière comédie, Coupez !, sort en vidéo et il est le coprésident de la 30e édition du Festival international du film fantastique de Gérardmer, aux côtés de sa compagne Bérénice Bujo. On a pu le rencontrer entre deux séances d’angoisses.

Connaissiez-vous le Festival de Gérardmer auparavant ?

J’étais déjà venu en 1995, c’est un festival qui a une très bonne réputation. Je n’ai pas une passion pour les films de genre, mais le spectre est suffisamment large pour qu’on puisse y trouver son compte. Je ne suis pas à la recherche de sensations fortes, même si quand j’ai vu Dernier train pour Busan, j’ai trouvé que c’était un très grand film.

Même si on peut penser que Coupez ! en est quand même une sorte d’hommage…

Coupez !, c’est une comédie de tournage sur un film de zombies, mais ça m’a permis de manipuler les codes du genre, à gros traits, même s’il y a en effet un grand travail sur le décor, la lumière… basé sur les grands films du genre des années 1970, qui parlaient d’uniformisation du monde, de surpopulation… Le zombie, dans la catégorie monstres du cinéma, est résolument le plus politique.

Quand on est réalisateur soi-même, est-ce plus difficile pour apprécier les autres films en tant que président d’un jury ?

Je respecte le travail de tous les réalisateurs, même ceux dont les films me laissent moins sensible. Je suis là vraiment en tant que spectateur. Je fais abstraction de la technique, même s’il y a des choses que je vais tout de même capter. (Lire la suite…)

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Souvenirs de toiles d’Alex Lutz

Le comédien et réalisateur Alex Lutz est membre du jury au Festival de Gérardmer, où il est également présent hors compétition avec le film En plein feu. Entre deux séances, il a bien voulu nous confier quelques-uns de ses souvenirs de toiles…

Alex LutzQu’attendez-vous comme expérience du Festival en tant que membre du jury ?

J’aime ces festivals où on partage avec le public, car il y a ici une sacrée ambiance dans la salle, avec une manière particulière d’accueillir la séance, de faire du bruit. J’espère voir de chouettes films et j’ai hâte de choisir celui que l’on va récompenser tous ensemble.

On va vous retrouver aussi dans En plein feu hors compétition…

Oui, c’est un film à cheval sur le genre, qui empreinte des choses aux films d’anticipation, de frayeur. Je ne suis fermé à aucun genre de film en tout cas.

Vous qui aimez vous métamorphoser de film en film, quelle créature pourriez-vous incarner ?

Une bestiole, j’aimerais beaucoup. J’adore la réinvention de la créature du loup-garou ou quand les humains s’animalisent comme dans La Mouche. Je me souviens de Jack Nicholson qui devenait ce loup incroyable… J’adorais aussi la série Manimal, j’adorerais en faire un film. (Lire la suite…)

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