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	<title>Grand Écart &#187; Festival de Cannes 2015</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Paulina, de Santiago Mitre</title>
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		<pubDate>Sat, 09 Apr 2016 09:03:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[La Semaine de la Critique 2015]]></category>
		<category><![CDATA[Argentine]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[viol]]></category>

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		<description><![CDATA[Paulina est une femme de conviction. On le comprend dès la première séquence, où elle expose à son magistrat de père son projet d’abandonner sa brillante carrière d’avocate pour donner...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/PAULINA_Still2.jpg" alt="Paulina, de Santiago Mitre" title="Paulina, de Santiago Mitre" width="280" height="142" class="alignleft size-full wp-image-21544" />Paulina est une femme de conviction. On le comprend dès la première séquence, où elle expose à son magistrat de père son projet d’abandonner sa brillante carrière d’avocate pour donner des cours d’instruction civique dans un quartier défavorisé. Une discussion à bâtons rompus afin de savoir où et à quelle place on est le plus utile, comment œuvrer de la meilleure manière pour la justice sociale. Têtue, déterminée, Paulina commence vite à donner des cours sur la démocratie avec pour effet boomerang le fait de voir la classe se vider en quelques secondes au nom de la liberté. Ce premier cours est en fait l’illustration du film à venir : un idéal, des principes moraux, confrontés à la réalité. Car Paulina, rentrant d’une soirée arrosée à moto, se fait agresser et violer. Femme forte, elle devient victime. Un statut qu’on lui impose et qu’elle rejette. Lors de sa déposition à la police, on lui demande plusieurs fois comment elle était habillée. <em>&#8220;Pas de façon provocante, si c’est la question&#8221;</em>, répond-elle froidement, montrant qu’elle n’a rien perdu de sa lucidité d’avocate. Pourtant, tout son entourage lui refuse le pouvoir de prendre une quelconque décision pour la suite : reprendre ses cours, retrouver ses agresseurs, retourner sur les lieux, garder l’enfant qu’elle porte. Tout est sujet à débat, à combat. Santiago Mitre, le réalisateur, filme la solitude de cette femme incomprise. Sa volonté &#8211; comprendre son agresseur sans passer par la justice que défend son père ou la vengeance que veut assouvir son petit ami &#8211; est effectivement parfois difficile à suivre. <span id="more-21539"></span>Mais le cinéaste ne la lâche pas d’une semelle, si ce n’est pour quelques flash-backs illustrant un autre point de vue (celui de son père, de son petit ami ou de son agresseur). La caméra reste fixée sur le regard fort de l’actrice, Dolores Fonzi, pendant encore quelques minutes au générique de fin, achevant ainsi le beau portrait d’une femme qui tombe et se relève seule, qu’on suit même si on ne la comprend pas. Celui d’une femme qui repense son rapport à la justice, à la vérité et à la violence à l’aune de son expérience, en ne choisissant aucune des facilités qui lui sont offertes.</p>
<p>&nbsp;<br />
Paulina<em> de Santiago Mitre, avec Dolores Fonzi, Oscar Martinez, Cristian Salguero&#8230; Argentine, 2015. Grand Prix Nespresso et prix Fipresci de la Semaine de la critique 2015. Sortie le 13 avril 2016.</em></p>
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		<title>Au-delà des montagnes, de Jia Zhang-ke</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Jan 2016 21:52:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[La Compétition du 68e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[censure]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
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		<category><![CDATA[Jia Zhang-ke]]></category>

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		<description><![CDATA[Ombres chinoises 1999. Dans la ville de Fenyang, Tao est courtisée par ses deux amis d’enfance, Zhang et Lianzi. Elle choisit Zhang, jeune arriviste détestable, qui lui donne un fils...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Ombres chinoises</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/Mountains-may-depart.jpg" alt="Mountains may depart" title="Mountains may depart" width="250" height="152" class="alignleft size-full wp-image-20994" />1999. Dans la ville de Fenyang, Tao est courtisée par ses deux amis d’enfance, Zhang et Lianzi. Elle choisit Zhang, jeune arriviste détestable, qui lui donne un fils nommé Dollar. Désespéré, Lianzi quitte la ville.<br />
2014. Lianzi, mineur cancéreux, revient à Fenyang pour demander de l’aide à Tao, divorcée et seule, abandonnée par son mari et son enfant.<br />
2025. Dollar fait ses études en Australie et voudrait renouer avec ses racines.</p>
<p>En trois tableaux et deux générations, Jia Zhang-ke poursuit son introspection des mutations chinoises. Après l’énervé <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/66e-festival-cannes-2013/films-selection-officielle-quinzaine/touch-of-sin-jia-zhangke/" title="A Touch of Sin, de Jia Zhang-ke">A Touch of Sin</a></em> en 2013, censuré en Chine où il reste encore aujourd’hui inédit, ce <em>Au-delà des montagnes</em> (« même les montagnes peuvent s’en aller ») est plus lyrique, plus sage… et davantage tourné vers le futur, quand <em>24 City</em> et <em>I Wish I Knew</em> interrogeaient le passé pour comprendre le présent. Le film embrasse 26 ans d’évolutions et de révolutions économiques et sociales, qui éclatent dans la dualité et les paradoxes d’une patrie gouvernée par l’argent. Autour du personnage de Tao (formidable Zhao Tao, qui partage la vie et la plupart des films de Jia Zhang-ke) s’affrontent la jeunesse qui saisit l’essor économique de la fin du XXe siècle et celle, oubliée, qui perpétue les traditions séculaires, quitte à finir sa vie d’un cancer des poumons à 40 ans. Tao est elle-même déchirée entre la possibilité d’une existence sociale et celle d’une vie heureuse et simple : en d’autres mots, gagner de l’argent et manger au restaurant ou cultiver son jardin et préparer soi-même ses raviolis chinois. <span id="more-20990"></span></p>
<p>Témoin du changement, Dollar, l’enfant nommé ainsi par un père qui ne jure que par l’argent et l’Occident, promesse d’une vie dorée. Dollar grandira dans le luxe, loin d’une mère au quotidien jugé archaïque, et appellera sa belle-mère « <em>mummy</em> ». Dans une dernière partie d’ « anticipation » – une sobre Australie de 2025, dont on retient l’érosion et Google Trad – Dollar a grandi, son père a vieilli. Les deux sont rongés par la mondialisation, le premier parce qu’il n’a pas d’identité (même pas un prénom valable), le second parce qu’il n’en a plus, presque incapable de communiquer avec son propre fils, anglophone. Dollar incarne cette perte de repères et l’éclatement de la famille correspondant. Dans ce <em>Au-delà des montagnes</em>, rien n’est pérenne : les gens et les désirs changent, la société délaisse les individus, l’amitié tient à peu de choses, les slogans scandés (l’hymne 90’s <em>Go West</em> des Pet Shop Boys qui ouvre et conclut le film) mènent à une impasse. Même les montagnes peuvent s’en aller. Seule constante, l’extraordinaire talent de Jia Zhang-ke pour raconter son pays.</p>
<p>&nbsp;<br />
Au-delà des montagnes<em> (Shang He Gu Ren) de Jia Zhang-ke, avec Zhao Tao. Chine, France, 2014. Sortie le 23 décembre 2015.</em></p>
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		<title>Le Fils de Saül, de László Nemes</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Nov 2015 06:00:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[La Compétition du 68e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Hongrie]]></category>
		<category><![CDATA[Shoah]]></category>

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		<description><![CDATA[En choisissant de filmer Auschwitz-Birkenau dans son organisation quotidienne, Laszlo Nemes montre la mécanique sans faille d’une usine à chairs et à cendres. ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/04/le-fils-de-saul-nemes.jpg" alt="Le Fils de Saul" title="Le Fils de Saul" width="280" height="179" class="alignleft size-full wp-image-21431" />En choisissant de filmer Auschwitz-Birkenau dans son organisation quotidienne avec pour seul point de vue celui de Saul, membre du Sonderkommando (groupe de prisonniers juifs isolés du reste du camp et forcés d’assister les nazis dans leur plan d’extermination), <a href="http://www.grand-ecart.fr/portraits/interview-laszlo-nemes-fils-saul-shoah/" title="Rencontre avec László Nemes">Laszlo Nemes</a> montre la mécanique huilée d’une usine à chairs et à cendres.</strong> </p>
<p>Un exercice périlleux qui ravive les discussions sur la représentation de la Shoah à l’écran. Comment ne pas en faire un spectacle ? Le réalisateur hongrois évite toute stylisation excessive ou dérive vers l’horreur. Flous, gros plans, angles de vue tronqués par une porte à demi ouverte, un rideau, une foule compacte : le camp de l&#8217;horreur n&#8217;est jamais montré dans son ensemble, mais à travers les yeux d’un homme qui, lésé de son humanité, frôle les murs, baisse ou détourne le regard, exécute machinalement les tâches abjectes qui lui sont confiées, sans jamais se retourner. </p>
<p>La nuque, le visage impassible et les épaules de Saul ne quitteront quasiment jamais le cadre. Résulte de ce parti pris une plongée sensorielle, et notamment sonore dans les coulisses du mal ; la partie fictionnelle, d’un père en quête de sens désireux d’enterrer un enfant qu’il pense être son fils, s’imposant alors comme un outil narratif efficace, prétexte pour triturer les entrailles sombres du camp de la mort. <span id="more-21023"></span></p>
<p>Un film conceptuel, donc, qui interroge la construction de notre regard (abîmé ? habitué ?) confronté à la mise en images de cette période obscure de l’histoire. Ici, pas de noir et blanc ou de sépia, pas de distanciation historique. Que du factuel. On pourrait débattre longtemps de l’impossible filiation image fabriquée/horreur de la réalité, mais difficile de ne pas respecter un film qui propose de s&#8217;enfoncer ainsi dans la barbarie. Qui n&#8217;essaie pas de nommer l&#8217;innommable mais tente juste de palper l’impalpable. </p>
<p>&nbsp;<br />
Le Fils de Saül (Saul fia) <em>de László Nemes, avec Géza Röhrig, Molnar Levente, Urs Rechn… Hongrie, 2015. Prix Fipresci et prix François Chalais du 68e Festival de Cannes. Sortie le 4 novembre 2015.</em></p>
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		<title>Cemetery of Splendour, d&#8217;Apichatpong Weerasethakul</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Sep 2015 22:05:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Un Certain Regard 2015]]></category>
		<category><![CDATA[Apichatpong Weerasethakul]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
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		<description><![CDATA[Ceux qui ont vu la Palme d’or 2010, <em>Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures</em>, éprouvent divers sentiments : de l’émerveillement à l’incompréhension en passant par...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>La liberté guidant le peuple</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/cemetery-splendour-apichatpong-weerasethakul.jpg" alt="Cemetery of Splendour, d&#039;Apichatpong Weerasethakul" title="Cemetery of Splendour, d&#039;Apichatpong Weerasethakul" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-21146" />Ceux qui ont vu la Palme d’or 2010, <em>Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures</em>, éprouvent divers sentiments : de l’émerveillement à l’incompréhension en passant par la stupeur, et même l’ennui. Autant d’émotions que de publics. Il n’empêche qu’<em>Oncle Boonmee</em> offrait une expérience cinématographique inoubliable – à la fois pour le réalisateur, les acteurs, les spectateurs –, empreinte d’émotion, d’onirisme et de spiritualité. <em>Cemetery of Splendour</em>, nouveau film signé du même Apichatpong Weerasethakul, présenté en section Un Certain Regard du <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/68e-festival-international-film-cannes-cinema-joel-ethan-coen-2015/" title="13/05-24/05 : Festival de Cannes 2015">68e Festival de Cannes</a>, repousse encore les frontières connues du septième art. </p>
<p>Sur le papier, l’histoire semble pourtant simple : dans la province thaïlandaise de Khon Kaen, un hôpital de fortune accueille des soldats rendus mystérieusement inconscients. Jenjira se porte volontaire pour s’occuper de Itt, l’un des malades à qui personne ne rend visite, et rencontre Keng, une jeune médium qui aide les familles des soldats. A ce point de départ, Apichatpong ajoute de multiples couches : réflexions sur lui-même, sur son pays, sur le cinéma. <em>Cemetery of Splendour</em> forme une œuvre-somme dont chaque image, chaque dialogue semble fondamental. Le film est nourri de l’enfance du réalisateur, passée à Khon Kaen à l’hôpital (Apichatpong Weerasethakul est fils de médecins), à l’école, dans les cinémas et au lac de la ville. Les fantômes convoqués sont autant ceux du passé que ceux du présent, réveillés par une situation politique désastreuse. Les soldats endormis sont vidés de leur énergie, pompée par les « anciens rois » qui livrent bataille : quand certains metteurs en scène montrent l’horreur pour mieux responsabiliser, Apichatpong Weerasethakul choisit la poésie. Sa métaphore de l’actuelle dictature ne s’imprime pas moins durablement dans l’esprit, laissant au spectateur le choix de prendre ou non conscience de ce qui se joue à l’écran. <span id="more-21145"></span></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/cemetery-of-splendour-apichatpong-weerasethakul-jenjira-banlop-lomnoi-1.jpg" alt="Cemetery of Splendour, d&#039;Apichatpong Weerasethakul" title="Cemetery of Splendour, d&#039;Apichatpong Weerasethakul" width="280" height="158" class="alignright size-full wp-image-21591" />Dans <em>Cemetery of Splendour</em>, tout est beau. Itt (Banlop Lomnoi, qui incarnait déjà le soldat de <em>Tropical Malady</em>), Jenjira (Jenjira Pongpas Widner, actrice fétiche du réalisateur), les esprits des sanctuaires, les décombres d’une école abandonnée (parmi lesquels traîne un panneau officiel sur lequel est écrit <em>« Les humains les plus intelligents sont disciplinés »</em>), la visite « virtuelle » et virtuose d’un ancien palais, les soins lumineux des soldats, les mouvements répétés (à l’infini, comme les coups d’Etat ?) des jeunes assis au bord du lac, ou la folle séquence finale, se terminant sur l’espoir d’une chute et de sa « vision époustouflante », vibrante déclaration d’amour d’un Thaïlandais à son pays. Est-ce parce que la censure est là-bas si présente que le cinéma d’Apichatpong parvient autant à s’affranchir de tous les codes ? <em>Cemetery of Splendour</em> joue avec nos attentes, les déjoue, les repousse. Apichatpong Weerasethakul apporte sans appuyer la preuve que le cinéma est une science qui évolue et incarne une liberté artistique sans limite ; difficile, après la vision de ce <em>cimetière de splendeur</em>, de regarder un autre film sans le comparer à l’expérience ultime vécue ici.</p>
<p>&nbsp;<br />
Cemetery of Splendour <em>(Rak Ti Khon Kaen) d&#8217;Apichatpong Weerasethakul, avec Jenjira Pongpas, Banlop Lomnoi&#8230; Thailande, Royaume-Uni, France, Allemagne, Malaisie, 2015. En sélection Un Certain Regard au 68e Festival de Cannes. Sortie le 2 septembre 2015.</em></p>
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		<title>Dheepan, de Jacques Audiard</title>
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		<pubDate>Sat, 30 May 2015 16:33:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Menossi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[La Compétition du 68e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Audiard]]></category>
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		<description><![CDATA[Ah <em>Dheepan</em>, <em>Dheepan</em>, <em>Dheepan</em>… La presse l’a dit, nous l’avons dit, on le redit. Ce n’est pas toujours pour son meilleur film que l’on finit palmé...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Un héros très discret… mais pas trop</h3>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-20736" alt="Dheepan, de Jacques Audiard" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/04/Picto_Audiard.jpg" width="280" height="187" />Ah <em>Dheepan</em>, <em>Dheepan</em>, <em>Dheepan</em>… La presse l’a dit, nous l’avons dit, on le redit. Ce n’est pas toujours pour son meilleur film que l’on finit palmé. Et nous voilà bien emmerdés et contraints de nous porter en faux contre cette généreuse Palme d’or donnée par les frères Coen au dernier opus de Jacques Audiard, à l’issue du <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/68e-festival-international-film-cannes-cinema-joel-ethan-coen-2015/" title="13/05-24/05 : Festival de Cannes 2015">68e Festival de Cannes</a>. Tellement emmerdés que l&#8217;on aura mis du temps à accoucher de ces quelques lignes à propos du film. C’est qu’on l’aime bien le Audiard à Grand Écart. D’ailleurs, <em>Le Ruban blanc</em> de Michael Haneke faisant la nique au magnifique <em>Prophète</em> sur la Croisette, en 2009, continue de nous serrer la gorge… D’autant qu’Haneke remportait à nouveau la manche, trois ans plus tard, avec le bel <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/amour-michael-haneke/" title="Amour">Amour</a></em> d’Emmanuelle Riva et Jean-Louis Trintignant, face à une <a href="http://www.grand-ecart.fr/portraits/barthelemy-beaux-effets-speciaux-moignons-marion-cotillard-rouille-os-audiard/" title=""Moignon" Cotillard">« Moignon » Cotillard</a> et un Matthias Schoenaerts pourtant très inspirés dans <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/de-rouille-et-os-jacques-audiard/" title="De rouille et d'os">De rouille et d’os</a></em>. Mais soyons honnêtes, cette année-là, il n’y avait pas eu de match. Non, c’est définitivement pour son <em>Prophète</em> que l’homme au chapeau et lunettes noires aurait mérité de rafler la mise… Pas pour <em>Dheepan</em>, en tout cas, certainement le maillon faible de la filmographie d’Audiard. </p>
<p>Le cinéaste y suit le parcours d’un Tigre, soldat de l’indépendance tamoule au Sri Lanka, fuyant une guerre qu’il sait perdue pour gagner des terres lointaines qu’il imagine plus paisibles. Direction la France et sa banlieue parisienne. Dans ses bagages, une fausse épouse et une fausse fille de 9 ans, venues elles aussi sauver leur peau et rêver d’ordinaire. Dans un – long – premier temps très réussi, Jacques Audiard s’attache donc à filmer cette famille factice s’efforçant de se construire un quotidien banal. <span id="more-20712"></span>C’est le début d’une terrible course d’obstacles. Se loger, se faire comprendre, trouver des papiers, trouver un travail et cesser de jouer au chat et à la souris avec les flics, histoire de glaner quelques euros en vendant à la sauvette des briquets clignotants et autres lunettes phosphorescentes… Le logement, ils le trouvent au cœur d’une cité bétonnée ironiquement baptisée <em>Le Pré</em>. Dheepan fait coup double en y dégotant également un poste de gardien. Sa femme et sa fille fictives finissent également par trouver leur place. La première en tant qu’auxiliaire de vie auprès d’un monsieur handicapé. La seconde, à l’école… Peu à peu, la famille factice se fait de plus en plus réelle. Peu à peu, la précieuse banalité qu’ils étaient venus chercher prend forme. Même les petits parrains de la drogue locaux qui régissent les allers et venues dans la cité, leur apparaissent bien tranquilles au regard des nationalistes cinghalais…</p>
<p>Porté par une réalisation étonnamment sobre, ce <em>Dheepan</em> présente alors des allures de chronique sociale. Oui &#8220;étonnamment&#8221;, dans la mesure où Audiard, à travers ses films, avait plutôt, jusqu&#8217;à présent, opté pour des personnages et des parcours « hors normes ».  La norme, c’est justement ce à quoi aspirent Dheepan et ses compagnons d’exil. C’est ce que filme Audiard en optant pour cette mise en scène tout en retenue, sans effets de caméra sophistiqués et s’en remettant aux talents de ses trois interprètes… avant de changer brutalement de direction. Dans une deuxième et dernière partie, Dheepan bifurque soudainement et violemment pour retrouver les codes du film de genre. Ceux d’un western urbain sans foi ni loi où les cages d’escaliers des immeubles deviennent des terrains de <em>Shoot’em up</em> et Dheepan une sorte de Robocop court-circuité distribuant aveuglément, mécaniquement ses coups de machette et de revolver pour sauver sa nouvelle famille et, à travers elle, cette nouvelle vie pour laquelle il a tout quitté. Le tout flanqué d’une scénographie furieuse, inutilement tape-à-l’œil. Etait-il vraiment nécessaire de nous cogner ainsi dessus pour nous faire comprendre que la violence dont Dheepan a voulu s’extirper ne l’a en fait jamais vraiment quitté ? Nous pensons que non. Et plus embarrassant encore, enfin, cette vision de la banlieue parisienne qu’offre Audiard dont les relents réac’ sont dignes des <em>No Go Zones</em> de Fox News. Pas l’ombre d’un képi ni même l’écho lointain d’une sirène. <em>« Mais que fait la police ? »</em>, serait-on, pour une fois, tentés et surpris de se demander. Que les forces de l’ordre aient des difficultés à intervenir dans certains quartiers armés jusqu&#8217;aux dents sans risquer de se prendre un écran de télé sur la tête, certes. La chose est connue et bien réelle. Néanmoins, ce bouquet final tout feu tout flamme de <em>Dheepan</em> atteint un tel niveau d&#8217;emphase dans la violence que les zélateurs bas du Front adeptes du karcher pourront y trouver largement de quoi remplir leurs gamelles nauséeuses. Non, vraiment, cette fin nous laisse perplexes. D’ailleurs, on essaiera de se rassurer en se disant qu’on a mal compris les intentions de Jacques et de Thomas (Bidegain, son fidèle scénariste). Un duo qui reste, malgré tout, l’une des paires les plus singulières et inventives du cinéma français et du cinéma tout court.</p>
<p><center><iframe src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01200383/zone/2/showtitle/1/src/szvvqv" width="560" height="320" frameborder="0" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" hspace="0" vspace="0" style="z-index:1;"></iframe></center></p>
<p>&nbsp;<br />
Dheepan – L&#8217;homme qui n&#8217;aimait plus la guerre<em> de Jacques Audiard, avec Antonythasan Jesuthasan, Kalieaswari Srinivasan, Claudine Vinasithamby, Vincent Rottiers, Marc Zinga&#8230; France, 2015. Sortie le 30 septembre 2015.</em></p>
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		<title>Les dates de sortie des films de Cannes 2015</title>
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		<pubDate>Thu, 28 May 2015 14:22:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[L'actu du 68e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>

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		<description><![CDATA[On vous a parlé de Cannes pendant 15 jours mais vous n'avez pas pu voir les films ? Sortez vos agendas, voici toutes les dates de sortie des films de la sélection.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Voilà, c&#8217;est fini&#8230; Tapis rouge rangé, palmarès plus ou moins controversé qui consacre Jacques Audiard pour son film <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/dheepan-lhomme-qui-naimait-pas-la-guerre-de-jacques-audiard/" target="_blank">Dheepan</a></em>&#8230; Cannes 2015, plié. Pendant deux semaines, ont été projetés sur les écrans cannois des films venus du monde entier. Mais quand sortiront ces long métrages dont on vous a tant parlés. Sortez vos agendas&#8230;</strong></p>
<h4>Déjà sortis</h4>
<p><strong><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/loi-du-marche-stephane-brize-cannes-2015/" target="_blank">La Loi du marché</a></em>, de Stéphane Brizé avec Vincent Lindon, Yves Ory, Karine De Mirbeck&#8230; Prix d’interprétation masculine pour Vincent Lindon.</strong></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/skv38r/zone/2/showtitle/1/"></script></center><br />
<span id="more-22001"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>La Tête haute</em>, d’Emmanuelle Bercot avec Catherine Deneuve, Rod Paradot, Benoît Magimel…</strong></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/skrlkv/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/mad-max-fury-road-george-miller/" target="_blank">Mad Max : Fury Road</a></em>, de George Miller avec Tom Hardy, Charlize Theron, Zoë Kravitz…</strong></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/skzrpr/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/ombre-des-femmes-philippe-garrel/" target="_blank">L’Ombre des femmes</a></em>, de Philippe Garrel avec Stanislas Merhar, Clotilde Courau, Lena Paugam…</strong></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/sku5lf/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/trois-souvenirs-jeunesse-arnaud-desplechin/" target="_blank">Trois souvenirs de ma jeunesse</a></em>, d’Arnaud Desplechin avec <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/interview-quentin-dolmaire-paul-dedalus-arnaud-desplechin/" target="_blank">Quentin Dolmaire</a>, Lou Roy Lecollinet, Mathieu Amalric&#8230; Quinzaine des réalisateurs – Prix SACD.</strong></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/svqsus/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>En salle, le 17 juin 2015</h4>
<p><strong><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/valley-of-love-guillaume-nicloux-huppert-depardieu/" target="_blank">Valley of Love</a></em>, de Guillaume Nicloux avec Isabelle Huppert, Gérard Depardieu, Dan Warner&#8230;</strong></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/sm5l8s/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Inside Out</em>, de Pete Docter avec Amy Poehler, Mindy Kaling, Bill Hader&#8230;</strong></p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/SYLrpcNTVwE?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/mustang-deniz-gamze-erguven/" target="_blank">Mustang</a></em>, de Deniz Gamze Ergüven avec Erol Afsin, Güneş Nezihe Şensoy, Doğa Zeynep Doğuşlu… Quinzaine des réalisateurs – Label Europa Cinemas.</strong></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/szxqsl/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>En salle, le 24 juin 2015</h4>
<p><strong><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/masaan-neeraj-ghaywan/" target="_blank">Masaan</a></em>, de Neeraj Ghaywan avec Richa Chadda, Vicky Kaushal, Sanjay Mishra&#8230;Un Certain Regard – Prix spécial du jury. Un Certain Regard – Prix Fipresci.</strong></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/szqvuv/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/les-mille-et-une-nuits-miguel-gomes/" target="_blank">Les Mille et Une Nuits – Volume 1, l&#8217;inquiet</a></em>, de Miguel Gomes avec Crista Alfaiate, Américo Silva, Carloto Cotta…</strong></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/szxqmz/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>En salle, le 1er juillet 2015</h4>
<p><strong><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/racconto-racconti-tales-contes-matteo-garrone/" target="_blank">The Tale of tales</a></em>, de Matteo Garrone avec Salma Hayek, Vincent Casse, Toby Jones…</strong></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/svvx5k/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>En salle, le 29 juillet 2015</h4>
<p><strong><em>Le Petit Prince</em>, de Mark Osborne avec les voix de Jeff Bridges, Rachel McAdams, James Franco…</strong></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/sk3srk/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/les-mille-et-une-nuits-miguel-gomes/" target="_blank">Les Mille et Une Nuits – Volume 2, Le désolé</a></em>, de Miguel Gomes avec Crista Alfaiate, Chico Chapas, Luiza Cruz…</strong></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/szxqmz/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>En salle, le 19 août 2015</h4>
<p><strong><em>Amnesia</em>, de Barbet Schroeder avec Marthe Keller, Max Riemelt, Bruno Ganz… </strong></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/svvquq/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>En salle, le 26 août 2015</h4>
<p><strong><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/dheepan-lhomme-qui-naimait-pas-la-guerre-de-jacques-audiard/" target="_blank">Dheepan</a></em>, de Jacques Audiard avec Antonythasan Jesuthasan, Kalieaswari Srinivasan, Claudine Vinasithamby. Palme d’or.</strong></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/szvvqv/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/les-mille-et-une-nuits-miguel-gomes/" target="_blank">Les Mille et Une Nuits – Volume 3, L’enchanté</a></em>, de Miguel Gomes avec Crista Alfaiate, Américo Silva, Carloto Cotta…</strong></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/szxqmz/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>En salle, en septembre 2015</h4>
<p><strong><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/giovinezza-youth-jeunesse-paolo-sorrentino-caine-keitel/" target="_blank">Youth</a></em>, de Paolo Sorrentino avec Michael Caine, Harvey Keitel, Rachel Weisz…</strong></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/sm5s53/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/vers-autre-rive-kiyoshi-kurosawa-kishibe-no-tabi/" target="_blank">Vers l’autre rive</a></em>, de Kiyoshi Kurosawa avec Eri Fukatsu, Tadanobu Asano, Masao Komatsu… Prix Un Certain Regard &#8211; Prix de la mise en scène.</strong></p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/CNu4rpg4GwQ?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>En salle, le 2 septembre 2015</h4>
<p><strong><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/cemetery-of-splendour-apichatpong-weerasethakul/" target="_blank">Cemetery of Splendour</a></em>, d’Apichatpong Weerasethakul avec Jenjira Pongpas, Banlop Lomnoi, Jarinpattra Rueangram…</strong></p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/5KK1QFrZKGk?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>En salle, le 9 septembre 2015</h4>
<p><strong><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/sea-of-trees-foret-songes-aokigahara-japon-gus-van-sant/" target="_blank">The Sea of Trees</a></em>, de Gus Van Sant avec Matthew McConaughey, Ken Watanabe, Naomi Watts…</strong></p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/b9lcuqnRtzQ?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>En salle, le 16 septembre 2015</h4>
<p><strong><em>La Vie en grand</em>, de Mathieu Vadepied avec Balamine Guirassy, Ali Bidanessy, Guillaume Gouix…</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>En salle, le 23 septembre 2015</h4>
<p><strong><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/les-deux-amis-louis-garrel/" target="_blank">Les Deux Amis</a></em>, de Louis Garrel avec Vincent Macaigne, Golshifteh Farahani, Louis Garrel…</strong></p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/67ItSekBC50?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>En salle, le 30 septembre 2015</h4>
<p><strong><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/marguerite-julien-valerie-donzelli/" target="_blank">Marguerite et Julien</a></em>, de Valérie Donzelli avec Anaïs Demoustier, Jérémie Elkaïm, Frédéric Pierrot…</strong></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/sz0zkq/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Lamb</em>, de Yared Zeleke avec Rediat Amare, Kidist Siyum, Wolela Assefa…</strong></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/smpkum/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>En salle, en octobre 2015</h4>
<p><strong><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/louder-than-bombs-plus-fort-que-les-bombes-joachim-trier/" target="_blank">Plus fort que les bombes</a></em>, de Joachim Trier avec Isabelle Huppert, Jesse Eisenberg, Gabriel Byrne…</strong></p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/Z8ShA9ei_yw?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>En salle, le 7 octobre 2015</h4>
<p><strong><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/sicario-denis-villeneuve/" target="_blank">Sicario</a></em>, de Denis Villeneuve avec Emily Blunt, Benicio Del Toro, Josh Brolin…</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Asphalte</em>, de Samuel Benchetrit avec Isabelle Huppert, Gustave Kervern, Valeria Bruni Tedeschi…</strong></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/smvz3m/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>En salle, le 14 octobre 2015</h4>
<p><strong><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/un-homme-irrationnel-woody-allen/" target="_blank">Irrational Man</a></em>, de Woody Allen avec Joaquin Phoenix, Emma Stone, Parker Posey…</strong></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/szxx5v/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>En salle, le 21 octobre 2015</h4>
<p><strong><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/mon-roi-maiwenn-le-besco/" target="_blank">Mon roi</a></em>, de Maïwenn avec Vincent Cassel, Emmanuelle Bercot, Louis Garrel&#8230; Prix d’interprétation féminine pour Emmanuelle Bercot.</strong></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/szrvlr/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/an-naomi-kawase/" target="_blank">An</a></em>, de Naomi Kawase avec Kirin Kiki, Masatoshi Nagase, Kyara Uchida…</strong></p>
<p><center><iframe frameborder="0" width="560" height="315" src="//www.dailymotion.com/embed/video/x2qamof" allowfullscreen></iframe><br /></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>En salle, le 28 octobre 2015</h4>
<p><strong><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/notre-petite-soeur-umimachi-diary-kore-eda-hirozaku/" target="_blank">Notre petite sœur</a></em>, de Kore-eda Hirokazu avec Haruka Ayase, Masami Nagasawa, Kaho…</strong></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/szsv8f/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>En salle en novembre 2015</h4>
<p><strong><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/homard-lobster-yorgos-lanthimos/" target="_blank">The Lobster</a></em>, de Yorgos Lanthimos avec Colin Farrell, Rachel Weisz, Jessica Barden&#8230; Prix du jury &#038; Queer Palm – Mention spéciale.</strong></p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/etdRlXSZYzo?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/saul-fia-fils-saul-laszlo-nemes/" target="_blank">Le Fils de Saül</a></em>, de <a href="http://www.grand-ecart.fr/portraits/interview-laszlo-nemes-fils-saul-shoah/" target="_blank">László Nemes</a> avec Géza Röhrig, Molnar Levente, Urs Rechn&#8230; Grand Prix. Prix Fipresci – Compétition officielle. Prix François Chalais.</strong></p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/yuSxmelhdpU?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>L&#8217;Etage du dessous</em>, de Radu Muntean avec Teodor Corban, Iulian Postelnicu, Oxana Moravec…</strong></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/smvms0/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>En salle, le 4 novembre 2015</h4>
<p><strong><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/macbeth-justin-kurzel/" target="_blank">Macbeth</a></em>, de Justin Kurzel avec Marion Cotillard, Michael Fassbender, Jack Reynor… </strong></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/sz5m8m/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>En salle, le 11 novembre 2015</h4>
<p><strong><em>Une histoire de fou</em>, de Robert Guédiguian avec Syrus Shahidi, Simon Abkarian, Ariane Ascaride…</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Les Anarchistes</em>, d’Elie Wajeman avec Tahar Rahim, Adèle Exarchopoulos, Swann Arlaud…</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>En salle, le 25 novembre 2015</h4>
<p><strong><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/cowboys-thomas-bidegain-francois-damiens/" target="_blank">Les Cowboys</a></em>, de Thomas Bidegain avec François Damiens, Finnegan Oldfield, Agathe Dronne…</strong></p>
<p>center><script type="text/javascript" src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/sz038k/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>En salle en décembre 2015</h4>
<p><strong><em>Nahid</em>, d’Ida Panahandeh avec Sareh Bayat, Pejman Bazeghi, Navid Mohammadzadeh&#8230; Un Certain Regard – Prix spécial du jury.</strong></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/smvkvs/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>En salle, le 9 décembre 2015</h4>
<p><strong><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/shang-he-gu-ren-mountains-may-depart-zhang-ke-jia/" target="_blank">Mountains May Depart</a></em>, de Jia Zhang-ke avec Zhao Tao, Zhang Yi, Jing Dong Liang…</strong></p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/s1zsqESIDAc?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>En salle, le 23 décembre 2015</h4>
<p><strong><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/mia-madre-nanni-moretti/" target="_blank">Mia madre</a></em>, de <a href="http://www.grand-ecart.fr/portraits/rencontre-nanni-moretti-margherita-buy-mia-madre-italie/" target="_blank">Nanni Moretti</a> avec <a href="http://www.grand-ecart.fr/portraits/rencontre-nanni-moretti-margherita-buy-mia-madre-italie/" target="_blank">Margherita Buy</a>, John Turturro, Giulia Lazzarini…</strong></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/smvlzf/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>En salle, le 6 janvier 2016</h4>
<p><strong><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/nie-yin-niang-assassin-hsiao-hsien-hou-chine/" target="_blank">The Assassin</a></em>, de Hou Hsiao-hsien avec Shu Qi, Chang Chen, Yun Zhou&#8230; Prix de la mise en scène. Prix Cannes Soundtrack.</strong></p>
<p><center><iframe width="420" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/ymQvlTo0O_U?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
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		<title>Cannes 2015 : le palmarès</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/68e-festival-cinema-cannes/actualite-festival-film-cannes-2015/palmares-palme-or-prix-jury-dheepan-fils-saul-lobster/</link>
		<comments>http://www.grand-ecart.fr/68e-festival-cinema-cannes/actualite-festival-film-cannes-2015/palmares-palme-or-prix-jury-dheepan-fils-saul-lobster/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 24 May 2015 23:36:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'actu du 68e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Audiard]]></category>
		<category><![CDATA[palmarès]]></category>

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		<description><![CDATA[Jacques Audiard est un grand cinéaste. <em>Regarde les hommes tomber</em>, <em>Sur mes lèvres</em>, <em>De battre mon coeur s'est arrêté</em>, <em>Un prophète</em>, <em>De rouille et d'os</em> sont de grands films...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/palme-or-jacques-audiard-dheepan-cannes-2015-1.jpg" alt="Le coup de chapeau de Jacques Audiard" title="Le coup de chapeau de Jacques Audiard" width="280" height="157" class="alignleft size-full wp-image-21963" />Jacques Audiard est un grand cinéaste. <em>Regarde les hommes tomber</em>, <em>Sur mes lèvres</em>, <em>De battre mon coeur s&#8217;est arrêté</em>, <em>Un prophète</em>, <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/de-rouille-et-os-jacques-audiard/" title="De rouille et d’os, de Jacques Audiard">De rouille et d&#8217;os</a></em> sont de grands films. <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/dheepan-lhomme-qui-naimait-pas-la-guerre-de-jacques-audiard/" title="Dheepan – L’homme qui n’aimait plus la guerre, de Jacques Audiard">Dheepan</a></em> est un bon film. Nuance. Dommage, alors, que c&#8217;est avec celui-ci que le réalisateur français remporte sa Palme tant souhaitée. En sélection, <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/saul-fia-fils-saul-laszlo-nemes/" title="Le Fils de Saül, de László Nemes">Le Fils de Saül</a></em>, <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/loi-du-marche-stephane-brize-cannes-2015/" title="La Loi du marché, de Stéphane Brizé">La Loi du marché</a></em>, <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/mia-madre-nanni-moretti/" title="Mia madre, de Nanni Moretti">Mia madre</a></em>, <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/shang-he-gu-ren-mountains-may-depart-zhang-ke-jia/" title="Mountains May Depart, de Jia Zhang-ke">Mountains May Depart</a></em> &#8211; grand oublié &#8211; nous ont semblé bien plus forts. Et si l&#8217;on décidait d&#8217;étendre la compétition aux différentes sélections, <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/cemetery-of-splendour-apichatpong-weerasethakul/" title="Cemetery of Splendour, d’Apichatpong Weerasethakul">Cemetery of Splendour</a></em>, splendeur d&#8217;audace cinématographique, trouverait une place en haut du palmarès. En attendant, voici l&#8217;ensemble du palmarès du <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/68e-festival-international-film-cannes-cinema-joel-ethan-coen-2015/" title="13/05-24/05 : Festival de Cannes 2015">68e Festival de Cannes</a>, présidé par Joel et Ethan Coen.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Palme d&#8217;or</h4>
<p><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/dheepan-lhomme-qui-naimait-pas-la-guerre-de-jacques-audiard/" title="Dheepan – L’homme qui n’aimait plus la guerre, de Jacques Audiard"><em>Dheepan</em></a>, de Jacques Audiard</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/Ion-0m7YNbo" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center><br />
<span id="more-21961"></span><br />
&nbsp;</p>
<h4>Grand Prix</h4>
<p><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/saul-fia-fils-saul-laszlo-nemes/" title="Le Fils de Saül, de László Nemes"><em>Le Fils de Saül</em></a>, de László Nemes</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/5oV-WB4zliU" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Prix de la mise en scène</h4>
<p><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/nie-yin-niang-the-assassin-hsiao-hsien-hou/" title="The Assassin, de Hou Hsiao-hsien"><em>The Assassin</em></a>, de Hou Hsiao-hsien</p>
<p><center><iframe width="560" height="420" src="https://www.youtube.com/embed/ymQvlTo0O_U" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Prix du jury</h4>
<p><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/homard-lobster-yorgos-lanthimos/" title="The Lobster, de Yorgos Lanthimos"><em>The Lobster</em></a>, de Yorgos Lanthimos</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/K50Ls2myG_E" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Prix d&#8217;interprétation féminine ex æquo</h4>
<p>Rooney Mara dans <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/carol-todd-haynes/" title="Carol, de Todd Haynes">Carol</a></em>, de Todd Haynes<br />
Emmanuelle Bercot dans <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/mon-roi-maiwenn-le-besco/" title="Mon roi, de Maïwenn">Mon roi</a></em>, de Maïwenn</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/1gO3qjW0Xzc" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Prix d&#8217;interprétation masculine</h4>
<p>Vincent Lindon dans <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/loi-du-marche-stephane-brize-cannes-2015/" title="La Loi du marché, de Stéphane Brizé">La Loi du marché</a></em>, de Stéphane Brizé</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/we5FnNrCYv0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Prix du scénario</h4>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/chronic-michel-franco/" title="Chronic, de Michel Franco">Chronic</a></em>, de Michel Franco</p>
<p><center><iframe frameborder="0" width="560" height="315" src="//www.dailymotion.com/embed/video/x2q5ao6" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Palme d&#8217;or du court-métrage</h4>
<p><em>Waves &#8217;98</em>, d&#8217;Ely Dagher</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Caméra d&#8217;or</h4>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/portraits/rencontre-tierra-y-sombra-cesar-augusto-acevedo/" title="Rencontre avec César Augusto Acevedo">La Tierra y la sombra</a></em>, de César Augusto Acevedo</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/jFrHbi8cHjY" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Prix Un Certain Regard</h4>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/rams-beliers-grimur-hakonarson/" title="Béliers, de Grimur Hakonarson">Béliers</a></em>, de Grimur Hakonarson</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/SWOFWaltGRw" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Rencontre avec László Nemes</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/portraits/interview-laszlo-nemes-fils-saul-shoah/</link>
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		<pubDate>Sun, 24 May 2015 18:03:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[La Compétition du 68e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Hongrie]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[Shoah]]></category>

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		<description><![CDATA[Premier long-métrage pour László Nemes et première sélection dans la cour des grands au 68e Festival de Cannes. Le Fils de Saül concourt à la fois pour la Palme et...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/Laszlo-Nemes-rencontre.jpg" alt="Rencontre avec Laszlo Nemes" title="Rencontre avec Laszlo Nemes" width="280" height="137" class="alignleft size-full wp-image-21703" /><strong>Premier long-métrage pour László Nemes et première sélection dans la cour des grands au <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/68e-festival-international-film-cannes-cinema-joel-ethan-coen-2015/" title="13/05-24/05 : Festival de Cannes 2015">68e Festival de Cannes</a>. <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/saul-fia-fils-saul-laszlo-nemes/" title="Le Fils de Saül, de László Nemes">Le Fils de Saül</a></em> concourt à la fois pour la Palme et la Caméra d&#8217;or (qui récompense le meilleur premier film toute compétition confondue). Sa plongée sensorielle dans le camp d&#8217;Auschwitz-Birkenau est un parti pris risqué &#8211; diront certains &#8211; qui a relancé le débat &#8211; <em>a priori</em> franco-allemand &#8211; de la représentation du Mal dans la fiction. Peu importe, là n&#8217;est pas le sujet. Rencontre avec ce jeune réalisateur hongrois autour de son regard, singulier, posé sur cette sombre période de l&#8217;histoire.</strong></p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>L&#8217;atmosphère sonore est primordiale dans votre film. Comment l&#8217;avez-vous reconstituée ? Le mot « reconstituer » est-il d&#8217;ailleurs adapté ?</strong></p>
<p>Visuellement c&#8217;est une approche assez réduite, qui joue davantage sur l&#8217;exclusion que l&#8217;inclusion. Le son est là pour dire qu&#8217;il y a beaucoup plus que ce que l&#8217;on voit à l&#8217;écran. C&#8217;était notre stratégie sonore. Nous voulions que le spectateur soit immergé dans une expérience sensorielle. Pour cela, nous avions besoin de beaucoup de son. Nous cherchions un aspect un peu brut, pas trop sophistiqué. En travaillant sur le son, nous avons compris que les voix humaines et les bruits faisaient partie intégrante du film. Plus nous travaillions dessus, plus nous en avions besoin. Plusieurs fois, nous nous sommes trouvés dans une situation qui nécessitait certaines voix que nous n&#8217;avions pas sur le tournage. Nous avons donc été obligés de recréer, de la façon la plus naturelle possible, l&#8217;environnement, sans en faire non plus une coquetterie stylistique. Il fallait que cela renforce la stratégie visuelle : ne pas tout montrer et faire confiance à l&#8217;imagination du spectateur. <span id="more-21702"></span></p>
<p><strong>Le quotidien des prisonniers est omniprésent. Le son est également troublant à ce niveau-là.</strong></p>
<p>Nous voulions faire un film qui présente le crématoire non pas comme le lieu mythique de l&#8217;enfer qui nous dépasse mais comme un endroit concret où des gens étaient tués par centaines de milliers. L&#8217;horreur a été faite par des humains, il était donc important d&#8217;avoir une approche réaliste. Le son nous y a beaucoup aidé. </p>
<p><strong>Vous montrez une usine, un système qui s&#8217;autogère. C&#8217;était un point important pour vous ?</strong></p>
<p>Nous avons fait beaucoup de recherches historiques. Nous avons obtenu divers témoignages. Des témoignages de survivants du <em>sonderkommando</em> qui racontent leur quotidien : la façon dont ils s&#8217;habillaient, ce qu&#8217;ils mangeaient, faisaient, à quelle heure, l&#8217;organisation des équipes de jour, de nuit… Le camp est d&#8217;abord une usine qui marche d&#8217;elle-même. De temps en temps les Allemands devaient intervenir pour régler des problèmes mais c&#8217;était rare. Il y avait très peu de gardes SS dans les crématoriums. </p>
<p><strong>Contrairement à de nombreux documentaires qui sont des images qui nous reviennent de l&#8217;histoire, <em>Le Fils de Saul</em> gomme la distanciation historique… </strong></p>
<p>La plupart des documentaires basent leur représentation sur la visibilité, la visualité et la reconstitution imaginée. A l&#8217;inverse, nous voulions transporter le spectateur au cœur de la chose, en restreignant les capacités visuelles. Dans les camps, l&#8217;être humain subit une réduction telle de ses capacités qu&#8217;on ne pouvait pas l&#8217;ouvrir à une perspective générale comme on le fait habituellement dans les films. On en revient à Saul. Lui ne regarde plus l&#8217;horreur, parce qu&#8217;il y est habitué, il est éteint. Le spectateur va regarder ce que Saul regarde.</p>
<p><strong>Est-ce que vous avez douté de ce parti pris avant, pendant ou après le tournage ? </strong></p>
<p>Nous étions convaincus que si certaines consignes étaient données, nous ne serions pas face à un film qui se contemple. En effet, le film ne se contemple pas, en tout cas j&#8217;ai tout fait pour que ce ne soit pas le cas. C&#8217;était la consigne principale : ne pas avoir une approche esthétisante. Nous ne présentons pas d&#8217;images sur l&#8217;horreur. Tout est parcellaire, rien n&#8217;est identifiable. La construction des plans, le jeu de l&#8217;acteur et de la caméra sans cesse en évolution, le film est toujours un peu imprévisible. Même quand nous faisions le film, nous étions surpris. Géza Röhrig, l&#8217;acteur qui joue Saül, n&#8217;était pas très discipliné, ce qui a permis d&#8217;obtenir des choses intéressantes par accident. Nous ne voulions pas que le plan-séquence soit contrôlé, que ça aille trop dans la durée. Saul est en train de travailler, de chercher de l&#8217;aide sur sa quête, il n&#8217;y avait pas de raisons de rester sur des choses sur lesquelles le personnage n&#8217;avait pas le temps de s&#8217;attarder. Il n&#8217;y a pas de contemplation ni de sa part, ni de la part de l&#8217;œil du spectateur. On accompagne le personnage principal, on est comme un compagnon de route.</p>
<p><strong>Pouvez-vous nous parler de la quête de Saul qui cherche à enterrer un enfant qu&#8217;il croit être le sien tout au long du film ? </strong></p>
<p>Je crois que la quête n&#8217;a jamais été un prétexte pour faire circuler ce personnage. La première idée était simple : un homme qui travaille dans un <em>Sonderkommando</em> et qui veut enterrer cet enfant qu&#8217;il prend pour son fils dans un endroit où on ne peut pas enterrer. Je sais qu&#8217;il y a une gêne autour de ce film : parle-t-il de la quête ou de ce qui est en train de se passer ? Je dirais que l&#8217;œuvre traite de ce dualisme. Le spectateur est en gêne constante sur la représentation de la chose parce que nous parlons « indirectement » de ces personnes qui sont en train d&#8217;être tuées. C&#8217;était une perspective humaine que nous voulions proposer et non une perspective historique, extérieure ou divine qui aurait justement posé des problèmes. Ce genre de vision contribue à faire des films un dogme. Une histoire minoritaire. </p>
<p><strong>Une histoire minoritaire, c&#8217;est-à-dire ? </strong></p>
<p>Qu&#8217;on réduit cette réalité à ses héros et à ceux qui survivent. Or, ce n&#8217;est qu&#8217;une minorité quand on parle des camps. C&#8217;est l&#8217;histoire de la minorité des juifs d&#8217;Europe. Tous les films de fiction qui traitent le sujet sous cet angle-là, ne parlent que de l&#8217;exception. Nous voulions être dans la règle. L&#8217;exception derrière, c&#8217;est l&#8217;histoire de Saül.</p>
<p><strong>Etes-vous déçu que la presse française parle plus de la problématique de la représentation du mal que du film lui-même ?</strong> </p>
<p>En France, le problème c&#8217;est qu&#8217;on attend les prises de position pour donner son avis. C&#8217;est justement une continuation du dogmatisme, il est plus important que le débat. Il se passe la même chose en Allemagne, on a peur du sujet. Au lieu de parler du film, on parle d&#8217;un sujet. Et c&#8217;est bien là la question du film : nous ne voulions pas en faire un sujet. Nous espérons qu&#8217;au bout d&#8217;un certain temps, le public s&#8217;en rendra compte. Il y a malgré tout une partie de la presse en France qui parle du film. Je tiens à le dire car nous avons été très heureux de certains papiers.</p>
<p><strong>Vous aviez une quelconque appréhension en amont du film ?</strong></p>
<p>Avant la création du film on est dans le doute du début à la fin. Pas sur notre propos mais sur notre ambition, sur notre possibilité de faire passer quelque chose.</p>
<p><strong>Le cinéma peut/doit-il rendre mal à l&#8217;aise à ce point ? </strong></p>
<p>Le fait que la question se pose après le visionnage du film montre que c&#8217;est une question qui mérite d&#8217;être débattue. Lorsque j&#8217;ai soumis mon projet à des instances de financement françaises, on m&#8217;a répondu que je ne serai pas capable de le réaliser. C&#8217;était une manière de dire qu&#8217;il ne fallait surtout pas prendre de risque avec la réalisation. Il ne fallait pas essayer d&#8217;utiliser le cinéma autrement qu&#8217;on l&#8217;utilise actuellement. Pourtant, le cinéma est souvent mal utilisé. Aujourd&#8217;hui, il s&#8217;inscrit dans une logique d&#8217;enchères alors que je propose une voix où on réduit, où on donne plus de place à l&#8217;imagination, au travail. Le spectateur participe, il est à l&#8217;intérieur. Le fait de se poser cette question, de dire que c&#8217;est problématique pour cela, c&#8217;est également une manière de nier la vie du cinéma. Il y a une dynamique possible dans le cinéma, ça ne s&#8217;est pas arrêté à <em>La Liste de Schindler</em>.</p>
<p>&nbsp;<br />
Le Fils de Saül (Saul fia) <em>de László Nemes, avec Géza Röhrig, Molnar Levente, Urs Rechn… Hongrie, 2015. En compétition au 68e Festival de Cannes.</em></p>
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		<title>La Loi du marché, de Stéphane Brizé</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/cinema/loi-du-marche-stephane-brize-cannes-2015/</link>
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		<pubDate>Sun, 24 May 2015 15:36:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[La Compétition du 68e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Stéphane Brizé]]></category>

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		<description><![CDATA[Thierry (Vincent Lindon), 51 ans, 20 mois de chômage. La Loi du marché s’ouvre sur une scène au réalisme cru dans laquelle sourd la colère. Un agent du Pôle emploi...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/04/affiche-loi-marche-brize.jpg" alt="L&#039;affiche de La Loi du marché" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-21941" />Thierry (Vincent Lindon), 51 ans, 20 mois de chômage.<br />
<em>La Loi du marché</em> s’ouvre sur une scène au réalisme cru dans laquelle sourd la colère. Un agent du Pôle emploi propose à Thierry une énième formation. Thierry vient d’en achever une de grutier, recommandée il y a quelques mois par un autre agent. Aucun débouché. En quelques phrases, quelques silences et quelques mots qui restent coincés au fond de la gorge, on comprend que les formations proposées par l’agence ne correspondent pas aux réalités du marché. Thierry proteste, râle, s’agace. Le discours en face est rodé, récité. L’agent, tout aussi désœuvré que Thierry. C’est l’impasse.  </p>
<p>Pour approcher au plus près le cœur de la matrice, Stéphane Brizé enchaîne des scènes en temps réel : de longs plans-séquences comme autant de fenêtres ouvertes sur la brutalité du système. Thierry passe un entretien d’embauche sur Skype et les questions claquent comme des coups de fouet. Mais il faut bien répondre pour avoir une chance de se vendre, non ? Thierry file à la banque pour gérer son découvert. Thierry veut vendre son mobile-home pour se remettre à flot… Et finalement Thierry retrouve du travail comme agent de sécurité dans un supermarché. <span id="more-20717"></span></p>
<p>Cahier des charges ? Observer, surveiller, traquer le moindre vol. Pas convaincu par la mission, il s’applique. &#8220;Fait le job&#8221;, comme on dit. L’occasion pour Brizé de dérouler sa galerie de personnages, comme autant de victimes de la crise et d’un système qui broie tout sur son passage. C’est le petit vieux qui vole deux barquettes de viande rouge, le jeune qui choure une recharge d’i-Phone, ou la caissière qui pique des coupons de réduction… </p>
<p>Tous ceux qui sont pris la main dans le sac filent en salle d’interrogatoire. Le système bien huilé les colle dos au mur. Face à la proie parquée, Thierry reste souvent dans le cadre de la porte, recule d’un pas… En retrait, se méprisant un peu, beaucoup, de plus en plus. Brizé fixe Lindon, le regarde regarder et saisit son incroyable façon d’être là sans y être &#8211; ou plutôt d’être là en se demandant pourquoi. Plongé au milieu de comédiens amateurs, l’acteur disparaît dans son rôle. Imposant de discrétion. </p>
<p>Avec son flot d’images et de dialogues, faisant corps avec son sujet, <em>La Loi du marché</em> avance sans répit sur la terre des humiliés. Pas de fausse note, pas de misérabilisme pour cette âpre chronique sociale. Un grand film politique qui pose des noms et des visages sur ce que l’on appelle la violence sociale ordinaire. Vigiles, banquiers, fonctionnaires, caissiers… tout le monde a ses raisons dans ce marché qui détruit physiquement et psychologiquement les travailleurs. Brizé jamais ne juge. L’enjeu est de montrer. </p>
<p>C’est l’histoire d’un homme plongé dans un système qui mâche et recrache ses ouailles. L’histoire d’un homme qui puise dans ce qu’il lui reste d’amour propre pour faire face aux humiliations quotidiennes. L’histoire d’un homme, de sa valeur, de ses valeurs. L’histoire d’un film qui capture la brutalité des mécanismes et des échanges qui régissent notre société et interroge sérieusement notre dignité. </p>
<p>&nbsp;<br />
La Loi du marché<em> de Stéphane Brizé, avec Vincent Lindon, Karine de Mirbeck, Matthieu Schaller, Xavier Mathieu&#8230; France, 2015. Sortie le 20 mai 2015. En compétition au 68e Festival de Cannes. </em> </p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/DJK_ge_5K9k?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>_____________________________________________________________________________________</p>
<p><strong>Ce qu&#8217;on avait écrit avant de venir au 68e Festival de Cannes&#8230; </strong></p>
<p><strong>Qui ?</strong><br />
Stéphane Brizé est un peu la surprise française de cette sélection. Son nom n&#8217;est pas sur toutes les lèvres du cinéma français, et pourtant il a signé quelques jolis succès, comme <em>Je ne suis pas là pour être aimé</em>, pas de deux entre Patrick Chesnais et Anne Consigny sur un air de tango, <em>Mademoiselle Chambon</em>, les touchantes retrouvailles du couple Lindon-Kiberlain et la séduction timide entre une instit et un maçon, ou <em>Quelques heures de printemps</em> et les difficiles relations entre une mère (Hélène Vincent) et son fils (Vincent Lindon, encore) confrontés à la maladie et au suicide assisté. Cinéaste des non-dits, s&#8217;attachant aux détails, Stéphane Brizé préfère les sentiments aux grands discours, tout comme ses personnages plutôt taiseux. Si ses films traversent des questions sociales – l&#8217;ultramoderne solitude, les différences culturelles et sociales dans un couple, la fin de vie – elles n&#8217;en sont jamais le sujet, mais plutôt le cadre dans lequel le réalisateur pose ses personnages. Il ne suscite pas le débat, mais les présente comme l&#8217;une des données presque immuables de ces relations souvent complexes, approchées avec délicatesse. Parfois trop.</p>
<p><strong>Quoi ?</strong><br />
Changement de braquet pour <em>La loi du marché</em> ? Le titre met explicitement les pieds dans le plat et le pitch nous promet un « dilemme moral » pour ce chômeur de longue durée – Vincent Lindon encore et toujours – qui retrouve le chemin de l&#8217;emploi. Oui, mais à quel prix, semble-t-on nous objecter, avec cette histoire d&#8217;agent de sécurité d&#8217;un supermarché, chargé de veiller aussi et peut-être surtout sur ses collègues. Autour de Vincent Lindon, des acteurs non professionnels et Xavier Mathieu, le syndicaliste CGT de Continental qui commence à creuser son sillon dans le septième art. A l&#8217;image, un chef-opérateur venu du documentaire. Un manifeste de cinéma-vérité, signe que Stéphane Brizé prendrait enfin son sujet à bras le corps ? Au scénario, il fait en tout cas une infidélité à Florence Vignon, avec qui il a écrit <em>Mademoiselle Chambon</em> et <em>Quelques heures de printemps</em>, et s&#8217;entoure d&#8217;Olivier Gorce, qui a signé des films plus ancrés dans les questions sociales : <em>Violence des échanges en milieu tempéré</em>, <em>Omar m&#8217;a tuer</em>, <em>De bon matin</em>, par exemple. Stéphane Brizé peut surprendre.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Cannes 2015 : le faux pronostic</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/68e-festival-cinema-cannes/actualite-festival-film-cannes-2015/faux-pronostic-cite-peur-les-nuls-repliques/</link>
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		<pubDate>Sat, 23 May 2015 16:57:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'actu du 68e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[palmarès]]></category>

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		<description><![CDATA[On ne change pas une bonne habitude : voici notre palmarès alternatif, en hommage au chef-d’œuvre du septième art qu'est <em>La Cité de la peur</em>...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/cannes-2014_palmares.jpg" alt="Cannes 2014" width="240" height="223" class="alignleft size-full wp-image-18164" />On ne change pas une bonne habitude : voici notre palmarès alternatif, en hommage au chef-d’œuvre du septième art qu&#8217;est <em>La Cité de la peur</em>.<br />
&nbsp;<br />
<strong>Prix Savez-vous danser la carioca</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/shang-he-gu-ren-mountains-may-depart-zhang-ke-jia/" title="Mountains May Depart, de Jia Zhang-ke">Mountains May Depart</a></em>, de Jia Zhang-ke</p>
<p><strong>Prix Laissez la police faire son travail</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/cowboys-thomas-bidegain-francois-damiens/" title="Les Cowboys, de Thomas Bidegain">Les Cowboys</a></em>, de Thomas Bidegain</p>
<p><strong>Prix Qu&#8217;est-ce qu&#8217;il y connaît aux femmes, Rick Hunter ?</strong><br />
Stanislas Merhar dans <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/ombre-des-femmes-philippe-garrel/" title="L’Ombre des femmes, de Philippe Garrel">L&#8217;Ombre des femmes</a></em>, de Philippe Garrel</p>
<p><strong>Prix L&#8217;Origine du tissu remonte à la nuit du temps, on estime son apparition à longtemps avant Jésus-Christ</strong><br />
<a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/nie-yin-niang-assassin-hsiao-hsien-hou-chine/" title="The Assassin, de Hou Hsiao-hsien">The Assassin</a>, de Hou Hsiao-hsien</p>
<p><strong>Prix Remboursez nos invitations</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/sea-of-trees-foret-songes-aokigahara-japon-gus-van-sant/" title="Sea of Trees, de Gus Van Sant">Sea of Trees</a></em>, de Gus Van Sant</p>
<p><strong>Prix Juste-un-doigt-vous-voulez-pas-un-whisky-d&#8217;abord</strong><br />
<em>Love</em>, de Gaspar Noé</p>
<p><strong>Prix Il ne peut plus rien nous arriver d’affreux, maintenant</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/portraits/interview-jeremy-saulnier-green-room/" title="Rencontre avec Jeremy Saulnier">Green Room</a></em>, de Jeremy Saulnier<br />
<span id="more-21872"></span><br />
<strong>Prix Vous savez où on peut trouver des bonnes gencives de porc dans la région ? </strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/an-naomi-kawase/" title="An, de Naomi Kawase">An</a></em>, de Naomi Kawase</p>
<p><strong>Prix Des voitures qu&#8217;elles sont bien pour les conduire</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/mad-max-fury-road-george-miller/" title="Mad Max : Fury Road, de George Miller">Mad Max : Fury Road</a></em>, de George Miller</p>
<p><strong>Prix Du sucre ? Oui, seize</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/marguerite-julien-valerie-donzelli/" title="Marguerite et Julien, de Valérie Donzelli">Marguerite et Julien</a></em>, de Valérie Donzelli</p>
<p><strong>Prix Bon, Simon, va falloir me le vendre, ce film</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/cemetery-of-splendour-apichatpong-weerasethakul/" title="Cemetery of Splendour, d’Apichatpong Weerasethakul">Cemetery of Splendour</a></em>, d&#8217;Apichatpong Weerasethakul</p>
<p><strong>Prix Alors que revoilà la sous-préfète</strong><br />
Isabelle Huppert pour <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/valley-of-love-guillaume-nicloux-huppert-depardieu/" title="Valley of Love, de Guillaume Nicloux">Valley of Love</a></em>, <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/louder-than-bombs-plus-fort-que-les-bombes-joachim-trier/" title="Plus fort que les bombes, de Joachim Trier">Plus fort que les bombes</a></em> et <em>Asphalte</em></p>
<p><strong>Prix Meurs, pourriture communiste</strong><br />
<a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/les-mille-et-une-nuits-miguel-gomes/" title="Les Mille et une nuits, de Miguel Gomes"><em>Les Mille et Une Nuits</em></a>, de Miguel Gomes</p>
<p><strong>Prix Skölofensrü</strong><br />
<em>The Here After</em> (<em>Efterskalv</em>), de Magnus von Horn</p>
<p><strong>Prix Pour des raisons de budget, la scène suivante sera entièrement doublée à la bouche</strong><br />
<em>Love</em>, de Gaspar Noé</p>
<p><strong>Prix Ca va trancher, chérie</strong><br />
<a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/dheepan-lhomme-qui-naimait-pas-la-guerre-de-jacques-audiard/" title="Dheepan – L’homme qui n’aimait pas la guerre, de Jacques Audiard"><em>Dheepan</em></a>, de Jacques Audiard</p>
<p><strong>Prix Et mes cousins, ils ont dormi dans la chambre du bas parce que j’avais prêté mon pull à ma sœur</strong><br />
<a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/nie-yin-niang-assassin-hsiao-hsien-hou-chine/" title="The Assassin, de Hou Hsiao-hsien"><em>The Assassin</em></a>, de Hou Hsiao-hsien</p>
<p><strong>Prix On vote ? Moi je vote, il bluffe</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/mon-roi-maiwenn-le-besco/" title="Mon roi, de Maïwenn">Mon roi</a></em>, de Maïwenn</p>
<p><strong>Prix Qu&#8217;est-ce que ça peut bien vouloir dire</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/valley-of-love-guillaume-nicloux-huppert-depardieu/" title="Valley of Love, de Guillaume Nicloux">Valley of Love</a></em>, de Guillaume Nicloux</p>
<p><strong>Prix Paf pastèque </strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/chronic-michel-franco/" title="Chronic, de Michel Franco">Chronic</a></em>, de Michel Franco</p>
<p><strong>Prix Banco, on vend la caravane</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/loi-du-marche-stephane-brize-cannes-2015/" title="La Loi du marché, de Stéphane Brizé">La Loi du marché</a></em>, de Stéphane Brizé</p>
<p><strong>Prix Aucun lien, je suis fils unique</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/saul-fia-fils-saul-laszlo-nemes/" title="Le Fils de Saül, de László Nemes">Le Fils de Saül</a></em>, de László Nemes</p>
<p><strong>Prix En fait, je suis pas vraiment acteur</strong><br />
L&#8217;actrice de <em>Peace to Us in Our Dreams</em>, qui, en fait, est violoniste</p>
<p><strong>Prix Laissez-moi passer j’ai une invit’</strong><br />
A tous les refoulés de la <a href="http://www.grand-ecart.fr/categorie/68e-festival-cinema-cannes/47e-quinzaine-realisateurs-2015/">Quinzaine des réalisateurs</a>, qui a attiré trois fois plus de monde que les années précédentes</p>
<p>&nbsp;<br />
Et sinon, retrouvez notre véritable pronostic du 68e Festival de Cannes <a href="http://www.grand-ecart.fr/68e-festival-cinema-cannes/actualite-festival-film-cannes-2015/pronostics-redaction-palme/" title="Cannes 2015 : les pronostics de la rédaction">ici</a> !</p>
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