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	<title>Grand Écart &#187; Ryan Gosling</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>The Neon Demon, de Nicolas Winding Refn</title>
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		<pubDate>Sat, 21 May 2016 17:58:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La plastique c’est fantastique - Après une balade en prison ultraviolente, une épopée viking métaphysique, un thriller mécanique éthéré et un film de vengeance étourdissant, il restait encore au...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>La plastique c’est fantastique</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/neon-demon-nicolas-winding-refn-elle-fanning.jpg" alt="The Neon Demon, de Nicolas Winding Refn" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-24182" />Après une balade en prison ultraviolente (<em>Bronson</em>), une épopée viking métaphysique (<em>Le Guerrier silencieux</em>), un thriller mécanique éthéré (<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/drive-nicolas-winding-refn/">Drive</a></em>) et un film de vengeance étourdissant (<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/66e-festival-cannes-2013/films-selection-officielle-quinzaine/only-god-forgives-de-nicolas-winding-refn/" title="Only God Forgives de Nicolas Winding Refn">Only God Forgives</a></em>), il restait encore au Danois Nicolas Winding Refn à pénétrer l’univers magnifique et futile de la mode. Inspiré, de son propre aveu, par la beauté qu’il côtoie tous les jours (auprès de sa femme, de ses deux filles et des actrices et mannequins rencontrés sur les tournages de films et publicités), NWR a ainsi mis en branle <em>The Neon Demon</em>. Une plongée ultra-esthétisée dans le Los Angeles des top-modèles, où la concurrence fait rage. On y croise Jesse (Elle Fanning), fraîchement débarquée à L.A. pour devenir mannequin. Belle et naïve, elle va rapidement comprendre, au contact des autres beautés croisées, que si l’homme est un loup pour l’homme, l’apprentie mannequin est pour les autres un véritable requin. Au gré de séquences assourdissantes à l’époustouflante symétrie graphique (mentions à la directrice photo Natasha Braier et au compositeur Cliff Martinez), Jesse va adopter les codes de la mode et repousser tous ceux qui lui tendent la main. Et le film sombre ainsi dans l’horreur morbide, scènes choc à l’appui qui tranchent avec la beauté plastique et ingénue des mannequins. Mais étrangement, alors que les précédents films de NWR s’assemblaient pour former une œuvre filmée impeccable, <em>The Neon Demon</em> semble victime de son objet et se cantonner à la superficialité. Derrière la technique – impressionnante –, pas d’enjeu, pas de complexité, pas de vision singulière d’un monde pourtant fait de fantasmes. <em>The Neon Demon</em> est plus proche du <em>Cremaster</em> de Matthew Barney ou du <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/lost-river-ryan-gosling-christina-hendricks/" title="Lost River, de Ryan Gosling">Lost River</a></em> de l’élève Ryan Gosling que de la magnificence de <em>Drive</em>. Un film en plastique ? <span id="more-24181"></span></p>
<p>&nbsp;<br />
The Neon Demon <em>de Nicolas Winding Refn, avec Elle Fanning, Karl Glusman, Jena Malone, Desmond Harrington, Christina Hendricks, Keanu Reeves… Danemark, Etats-Unis, France, 2016. En compétition au 69e Festival de Cannes. Sortie le 8 juin 2016.</em></p>
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		<title>My Life Directed By Nicolas Winding Refn, de Liv Corfixen</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Apr 2016 15:35:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yvan Pierre-Kaiser</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
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		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
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		<description><![CDATA[Alors que Nicolas Winding Refn est de retour en Sélection officielle cannoise 2016 avec son dernier opus, The Neon Demon, voilà que nous parvient ce documentaire sur le tournage de...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/04/my-life-directed-nicolas-winding-refn-liv-corfixen-dvd.jpg" title="My Life Directed By Nicolas Winding Refn, de Liv Corfixen" alt="My Life Directed By Nicolas Winding Refn, de Liv Corfixen" width="206" height="280" class="alignleft size-full wp-image-23466" />Alors que Nicolas Winding Refn est de retour en <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/69e-festival-international-film-cannes-2016/" title="11/05-22/05 : 69e Festival de Cannes" target="_blank">Sélection officielle cannoise 2016</a> avec son dernier opus, <em>The Neon Demon</em>, voilà que nous parvient ce documentaire sur le tournage de son précédent film, <em>Only God Forgives</em>. Cela ne pourrait être qu’un bonus de DVD, façon « making of », sur les difficultés d’un tournage de 6 mois à Bangkok, mais partant d’un simple regard « behind the scenes », le film devient une réflexion intime et parfois cruelle sur les doutes d’un artiste et le péril dans lequel il met sa famille (et surtout son mariage). La réussite de ce projet est en grande partie due à l’identité de la réalisatrice, qui n’est autre que l’épouse de NWR… Loin d’une autofiction tournée au caméscope (un genre loin d’être honteux en soi, cf. Alain Cavalier et Chantal Akerman ou Naomi Kawase) où le tournage ne sert qu’à créer des moments de tensions pour mieux exhiber son malaise ou son narcissisme exacerbé, le documentaire de Liv Corfixen est une étude douloureuse et profondément honnête sur le métier de la création artistique.</p>
<p>Certes, voir Ryan Gosling faire le pitre avec les enfants du réalisateur danois est anecdotique (mais ça rend aussi assez jaloux, avouons-le) et le film a son lot de moments décalés (quand l’équipe accepte de participer à un festival local pour gagner assez d’argent afin de payer le bakchich destiné à la police taïwanaise), mais tout cela sert avant tout à montrer l’immersion totale que vit l’équipe. <span id="more-23463"></span></p>
<p>Ce projet est né sur le moment, sans écriture, sans préméditation. Ce côté brut est d’ailleurs assez séduisant : Liv Corfixen n’est pas en train de démontrer quoi que ce soit, elle est simple témoin – parfois avec la maladresse de son inexpérience derrière une caméra – des tensions et des affres dans lesquels se projette son mari. Son insistance à le filmer, à l’interroger sur son ressenti sont d’ailleurs des instants ambiguës, entre cinéma–vérité et malaise total. Malgré toute son affection, elle reste étrangère à ses doutes et lui n’arrive pas à communiquer pourquoi il est persuadé de foncer droit dans le mur avec ce projet.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/04/ryan-gosling-nicolas-winding-refn-my-life-directed-by.jpg" alt="My Life Directed By Nicolas Winding Refn, de Liv Corfixen" title="My Life Directed By Nicolas Winding Refn, de Liv Corfixen" width="280" height="157" class="alignright size-full wp-image-23468" />Situé entre le <em>Heart of Darkness</em> d’Eleanor Coppola et le <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/making-of-shining-vivian-kubrick/" title="Making of The Shining par Vivian Kubrick" target="_blank">making of de <em>Shining</em></a>, ce « petit » film est la suite logique du documentaire <em>The Gambler</em> où l’on suivait NWR et son épouse suite à l’échec total que fut <em>Inside Job</em>. Y aura-t-il une suite aux mésaventures du couple danois ? Est-ce la naissance d’un feuilleton documentaire éparpillé çà et là, dont les épisodes sont autant de pièces clairsemées au gré des regards et projets ? Ce qui est certain, c’est que Liv Corfixen a pris goût au métier de réalisatrice comme elle le confirmait lors d’une rencontre où assistait aussi son mari. Les voir ainsi côte à côte, ayant accompli une thérapie de couple (de leur propre aveu), loquaces et détendus donne envie de les accompagner encore un peu dans ce voyage au bout des ténèbres qu’est la création. Un chemin de croix et de joie que Liv Corfixen a réussi à montrer avec beaucoup de tendresse et de sincérité.</p>
<p>&nbsp;<br />
My Life Directed By Nicolas Winding Refn<em> de Liv Corfixen, avec Nicolas Winding Refn, Liv Corfixen, Ryan Gosling&#8230; Danemark, 2015. Sortie DVD et VOD le 27 avril 2016.</em></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/lzsfkx/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
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		<title>Humeur #3 : Ryan est là</title>
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		<pubDate>Wed, 21 May 2014 06:10:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Humeurs cannoises]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/ryan-gosling-marches-cannes-copy-dr.jpg" alt="Ryan Gosling" width="280" height="183" class="alignleft size-full wp-image-17913" /><strong>Mardi 20 mai. On est à mi-parcours de la grand-messe du cinéma.</strong> Les professionnels de la profession se pressent dans les salles du palais des Festivals pour assister à ce qu&#8217;ils ne verront pas ailleurs : 3h16 de film turc (<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/competition-palme-or-2014/sommeil-hiver-nuri-bilge-ceylan/" title="Sommeil d’hiver, de Nuri Bilge Ceylan">Winter Sleep</a></em>), la caméra virevoltante de Naomi Kawase (<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/competition-palme-or-2014/futatsume-no-mado-still-the-water-naomi-kawase/" title="Still the Water, de Naomi Kawase">Still the Water</a></em>, sans conteste notre favori pour le moment), les frères Dardenne ovationnés par un parterre de 2400 invités (<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/competition-palme-or-2014/deux-jours-une-nuit-jean-pierre-luc-dardenne/" title="Deux jours, une nuit, de Jean-Pierre et Luc Dardenne">Deux jours, une nuit</a></em>), les clarinettes grésillantes à force de volume sonore du compositeur Gary Yershon (<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/competition-palme-or-2014/mr-turner-mike-leigh/" title="Mr. Turner, de Mike Leigh">Mr Turner</a></em>), l&#8217;autre Ouest américain sur très grand écran (<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/competition-palme-or-2014/the-homesman-tommy-lee-jones/" title="The Homesman, de Tommy Lee Jones">The Homesman</a></em>)&#8230; Sans compter les perles hors compétition qui font parfois les grandes heures du Festival : la puissance de Wim Wenders lorsqu&#8217;il embrasse le travail de Sebastiao Salgado (<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/un-certain-regard-2014/le-sel-de-la-terre-wim-wenders-juliano-ribeiro-salgado/" title="Le Sel de la terre, de Wim Wenders et Juliano Ribeiro Salgado">Le Sel de la terre</a></em>), la critique désopilante du modèle familial suédois (<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/un-certain-regard-2014/tourist-force-majeure-ruben-ostlund/" title="Force majeure, de Ruben Östlund">Force majeure</a></em>) ou l&#8217;extraordinaire dressage d&#8217;un moineau (le secret <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/un-certain-regard-2014/bird-people-pascale-ferran/" title="Bird People, de Pascale Ferran">Bird People</a></em>). Et bien sûr, l&#8217;événement parmi les événements : <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/un-certain-regard-2014/lost-river-ryan-gosling/" title="Lost River, de Ryan Gosling">Lost River</a></em>, le premier film de Ryan Gosling. Oubliez toutes les perles précédentes : aujourd&#8217;hui, Ryan était dans toutes les têtes. Celles des journalistes arrivés 1h45 avant la projection du film pour être sûrs de ne pas en rater une miette (réussi), celles des journalistes arrivés dix minutes avant la projection du film et obligés de resquiller pour être sûrs de ne pas en rater une miette (échec), celles des fans éperdu(e)s qui ont crié son nom lorsque Ryan a monté le tapis rouge, celles des photographes qui ont utilisé l&#8217;intégralité de leur carte SD pendant les 3 minutes de pose de Ryan sur le même tapis, et même celles des journalistes de Grand Écart, malheureusement privés de projection. Oui, à Cannes il y a des films d&#8217;auteurs d&#8217;exception qui remplissent les salles, il y en a d&#8217;autres qui les font déborder et créent un état de guerre (on a presque assisté à un nouvel épisode des <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/competition-palme-or-2014/wild-tales-damian-szifron/" title="Les Nouveaux Sauvages, de Damian Szifron">Nouveaux Sauvages</a></em>). Pour quel résultat ? Un &#8220;mauvais film&#8221;, un film &#8220;narcissique gothique&#8221; copié sur le cinéma de Nicolas Winding Refn, selon les premiers échos. Mais ce n&#8217;est qu&#8217;un détail, après tout.</p>
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		<title>Lost River, de Ryan Gosling</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Apr 2014 20:48:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Un Certain Regard 2014]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Ryan Gosling]]></category>

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		<description><![CDATA[Sélection Un Certain Regard 2014 Qui ? S&#8217;il est une personne attendue cette année sur la Croisette, c&#8217;est bien Ryan Gosling. Pas parce qu&#8217;il concourt pour la Palme d&#8217;or &#8211;...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Sélection Un Certain Regard 2014</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/lost-river-film-ryan-gosling.jpg" alt="Lost River, de Ryan Gosling" title="Lost River, de Ryan Gosling" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-17274" /><strong>Qui ?</strong><br />
S&#8217;il est une personne attendue cette année sur la Croisette, c&#8217;est bien Ryan Gosling. Pas parce qu&#8217;il concourt pour la Palme d&#8217;or &#8211; son film <em>Lost River</em> est présenté &#8220;seulement&#8221; au Certain Regard -, mais parce que peu de personnalités peuvent obtenir un tel consensus : Ryan est aimé du public &#8211; les femmes y voient un sex symbol, les hommes celui qu&#8217;ils veulent être -, comme il l&#8217;est des médias &#8211; il est parfait, son jeu est parfait, il tourne avec des réalisateurs parfaits, et sa petite amie est parfaite.</p>
<p><strong>Quoi ?</strong><br />
<em>Lost River</em>, première réalisation du monsieur, est un thriller fantastique, l&#8217;histoire d&#8217;une mère et de ses deux enfants entraînés dans un monde souterrain et macabre. Les premières images disponibles laissent imaginer une œuvre sombre et surréaliste. Quand on connaît le penchant de Ryan Gosling pour les fantômes et la noirceur (il faut gratter un peu l&#8217;image du play-boy ex-égérie Disney et se tourner vers le Dead Man&#8217;s Bones), on ne peut qu&#8217;avoir envie de se jeter la tête la première dans sa <em>rivière perdue</em>.</p>
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		<title>La sélection Chandeleur 2014</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Mar 2014 09:00:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Gregory Peck]]></category>
		<category><![CDATA[guerre]]></category>
		<category><![CDATA[nazisme]]></category>
		<category><![CDATA[Ryan Gosling]]></category>

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		<description><![CDATA[La sélection Chandeleur 2014, pour le moins éclectique, vaut le coup d’œil avec les aventuriers perdus, l’horreur nazie, l’ado barjot, les Roms massacrés, le conflit israélo-palestinien, les pirates...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La sélection Chandeleur 2014, pour le moins éclectique, vaut le coup d’œil avec les aventuriers perdus, l’horreur nazie, l’ado barjot, les Roms massacrés, le conflit israélo-palestinien, les pirates somaliens et l’amour est un joyeux bordel. Sans oublier trois chefs-d’œuvre qui comptent une chasse avec la SS, la guerre en Afrique et pour terminer les réjouissances, la guerre en Asie. Rien que ça !<br />
N’hésitez pas à vous inscrire à notre nouveau concours organisé par les filles de la rédaction : « Etes-vous plutôt Prozac ou Lexomil ? »<br />
&nbsp;</p>
<h3>Les coups de cœur</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/gold-thomas-arslan.jpg" alt="Gold, de Thomas Arslan" title="Gold, de Thomas Arslan" width="220" height="116" class="alignleft size-full wp-image-16454" /><strong><em>Gold</em> de Thomas Arslan, avec Nina Ross, Marko Mandic, Lars Rudolph…</strong></p>
<p>1898. Canada. Emilie Meyer rejoint un groupe d’immigrés allemands déterminés à gagner les espaces aurifères du Klondike. C’est le début d’un long et difficile périple en terre d’eldorado.<br />
La nature sauvage nous l’appréhendons, la domestiquons et s’il le faut, nous l’anéantissons. Ces aventuriers, quant à eux, goûtent à l’hostilité d’un monde inconnu, cette sensation qu’en cas de malheur il est trop tard pour faire demi-tour et crever sur place s’impose comme le meilleur des dénouements.<br />
<em>Gold</em> ne raconte pas comment faire fortune mais à quel point la fortune se mérite. La bonne fortune, c’est d’abord rester en vie. Ces hommes et femmes se mettent nus au grand air. Les plus faibles (pas forcément ceux que l’on croit) se désagrègent au contact des éléments. La survie joue le rôle du fil directeur avec l’immensité du Canada en toile de fond. <em>Gold</em>, c’est du « Malick » en moins pompeux. <span id="more-16353"></span><br />
<em>Disponible en DVD chez blaqout.</em></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/medecin-de-famille-lucia-puenzo-nazi.jpg" alt="Le Médecin de famille, de Lucia Puenzo" title="Le Médecin de famille, de Lucia Puenzo" width="220" height="116" class="alignleft size-full wp-image-16457" /><strong><em>Le Médecin de famille</em> de Lucia Puenzo, avec Alex Brendemühl, Natalia Oreiro, Diego Peretti…</strong></p>
<p>Patagonie, 1960. Eva, Lenzo et leurs trois enfants s’installent en périphérie de Bariloche. Le couple reprend l’affaire familiale, un hôtel cossu au bord d’un lac, paradis de carte postale, au pied de la cordillère des Andes. Leur premier hôte est un médecin responsable de la clinique vétérinaire, une élégante personne aux manières courtoises qui s’intéresse beaucoup à la cadette de 12 ans, Lilith, une adorable poupée aux yeux clairs. Lilith ne grandit pas. Le docteur lui propose un remède.<br />
Après la Seconde Guerre mondiale, San Carlos de Bariloche, ville germanophone jusqu’au bout des ongles, accueillit quelques serviteurs du IIIe Reich dont Joseph Mengele. <em>Le Médecin de famille</em> revient sur le court séjour du criminel de guerre en Argentine avant sa fuite en Egypte et son retour en Amérique latine. Mengele ne fut jamais inquiété, jamais retrouvé et mourut au Brésil, noyé comme un pauvre con.<br />
La réalisatrice présente le monstre en homme serviable. Une glaçante façade quand nous le suspectons une fois de plus d’utiliser ces innocents comme terrain d’expérience. Le Mal absolu fascine autant qu’il débecte. Sans effet de manche, nous assistons impuissants à la destruction de la beauté et de l’innocence.<br />
Très chaudement recommandé pour la mise en scène et l’interprétation. Cerise sur le gâteau, <em>Le Médecin de famille</em>, sans montrer de signes ostentatoires, distille les codes du thriller d’espionnage. Respect et discrétion assurés… du double langage.<br />
<em>Disponible en DVD chez Pyramide Video.</em></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/united-states-leland-ryan-gosling.jpg" alt="The United States of Leland, de Matthew Ryan Hoge" title="The United States of Leland, de Matthew Ryan Hoge" width="220" height="116" class="alignleft size-full wp-image-16458" /><strong><em>The United States of Leland</em> de Matthew Ryan Hoge, avec Ryan Gosling, Kevin Spacey, Lena Olin…</strong></p>
<p>Leland, 16 ans, poignarde un handicapé mental. Placé dans un centre de détention, un enseignant s’intéresse à lui.<br />
<em>The United States of Leland</em> n’explique pas (ni ne justifie, ni n’excuse) sous le couvert de discussions et d’explications psycho-socio-bidules le geste fou d’un adolescent mais tente d’appréhender une certaine idée de l’absolu désœuvrement. Bref, l’approche est compliquée. Leland, fragile et intoxiqué, pur produit des paradis artificiels, supporte les névroses modernes qui gangrènent la société occidentale, à savoir l’illusion de l’abandon. Prends-toi en main, c’est ton destin.<br />
Ryan Gosling qui porte une tête de chien battu ne ménage pas ses efforts pour donner au public l’envie de lui filer une croquette. Ce jeune intello paumé nous rappelle ces lycéens meurtriers coupables de massacre.<br />
Un film complexe et conseillé, surtout à <a href="/auteur/mc/" title="Mélanie Carpentier">Mélanie Carpentier</a> qui en ce moment, je trouve, fait un peu trop sa maline.<br />
<em>Disponible en DVD et Blu-ray chez Rimini Editions.</em></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/just-the-wind-bence-fliegauf.jpg" title="Just the Wind, de Bence Fliegauf" alt="Just the Wind, de Bence Fliegauf" width="220" height="116" class="alignleft size-full wp-image-16459" /><strong><em>Just the Wind</em> de Bence Fliegauf, avec Katalin Toldi, Lajos Sárkány, Gyöngyi Lendvai…</strong></p>
<p>Une histoire vraie. Mari et ses enfants, Anna et Rio, Roms d’origine, habitent loin de la grande ville. On les a éloignés, eux et tous les autres. La famille rêve de rejoindre le patriarche émigré au Canada. Mari, Anne et Rio subissent sans broncher la précarité et le racisme ordinaire. Depuis quelques semaines des familles entières sont assassinées.<br />
Le soleil se lève. La maison s’éveille. Les enfants se préparent. Mari travaille depuis des heures. Le chemin qui mène à l’école semble s’étirer sur des dizaines de kilomètres. Le soir, les enfants foulent les prairies fleuries. Le village tremble au son des beuveries. Retour au logis, bordé de roseaux. Rio court le bois, s’invente un monde meilleur. Anna s’instruit, s’applique à l’école. Mari accumule les pécules. Le soleil se lève. La maison s’éveille…<br />
Bence Fliegauf filme l’amour filial et l’horreur. Sa mise en scène réaliste mais pudique n’y va pas par quatre chemins.<br />
<em>Just The Wind</em> a été récompensé par l’Ours d’Argent au dernier Festival de Berlin. Vous comprendrez pourquoi cette œuvre politique sur le massacre des Roms glace le sang. Vous n’en sortirez pas indemne.<br />
Très conseillé.<br />
<em>Disponible en DVD chez blaqout.</em></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/hijacking-tobias-lindholm.jpg" alt="Hijacking, de Tobias Lindholm" title="Hijacking, de Tobias Lindholm" width="220" height="116" class="alignleft size-full wp-image-16460" /><strong><em>Hijacking</em> de Tobias Lindholm, avec Pilou Asbæk, Søren Malling…</strong></p>
<p>Un navire danois est pris d’assaut par des pirates somaliens en plein océan Indien. Commence une longue négociation.<br />
Tiré d’une histoire vraie, <em>Hijacking</em> joue l’efficacité par l’économie de moyens. C’est une partie à cinq qui s’engage entre les ravisseurs, les otages, les négociateurs, l’armateur et les familles, où chacun joue la montre en tentant de conserver sa dignité et son honneur. Chaque minute du film nous semble la dernière tant l’incompréhension détériore toutes les tentatives de dialogue. Les questions abondent sur le sort des otages et des familles.<br />
Tobias Lindholm utilise le navire comme le théâtre d’une tragédie. Chaque recoin du bateau libère une tension particulière. J’ai préféré cette version à celle de Paul Greengrass (le remake intitulé <em>Captain Phillips</em> avec Tom Hanks) car le réalisateur danois n’abuse pas des scènes d’action. Le silence et les cris provoquent naturellement le malaise. L’immensité de l’océan nous saoule jusqu’à l’écœurement.<br />
<em>Hijacking</em> saisit par son intensité, sa retenue et sa subtilité.<br />
Très conseillé.<br />
<em>Disponible en DVD chez AD Vitam.</em></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/5-cameras-brisees-emad-burnat-guy-davidi.jpg" alt="Cinq caméras brisées, d&#039;Emad Burnat et Guy Davidi" width="220" height="116" class="alignleft size-full wp-image-16462" /><strong><em>Cinq caméras brisées</em> d&#8217;Emad Burnat et Guy Davidi</strong></p>
<p>Emad Burnat filme l’avancée des colonies juives sur les terres de son village et l’élévation d’un mur de séparation entre Israël et la Cisjordanie.<br />
Il a fallu cinq caméras à Emad Burnat pour certifier du conflit israélo-palestinien et de l’oppression de Tsahal envers les paysans, les femmes et les enfants. Bien entendu, <em>Cinq caméras brisées</em> ne raconte rien de moins que l&#8217;effroi vu du camp palestinien. C’est toute la polémique.<br />
Le documentaire mérite d’exister mais il ne suffit pas. En l’état, il ne peut qu’exciter les esprits tourmentés. A prendre avec des pincettes à sucre.<br />
<em>Disponible en DVD chez blaq out.</em></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/la-poussiere-du-temps-theo-angelopoulos.jpg" alt="La Poussière du temps, de Theo Angelopoulos" title="La Poussière du temps, de Theo Angelopoulos" width="220" height="116" class="alignleft size-full wp-image-16463" /><strong><em>La Poussière du temps</em> de Theo Angelopoulos, avec Willem Dafoe, Michel Piccoli, Bruno Ganz, Irène Jacob…</strong></p>
<p>L’histoire d’un amour à travers le grand royaume de l’Histoire, des années 1950 à nos jours. Un cinéaste américain d’origine grecque réalise un film sur le destin tragique de ses parents et leurs amours contrariées par l&#8217;Histoire au temps de la guerre froide. Pour son film, son enquête le mène en Italie, en Allemagne, en Russie, au Canada et aux Etats-Unis. Véritable voyage à travers le monde du XXe siècle et travail de mémoire, une élégie sur la destinée humaine et l’absolu de l’amour&#8230; Que seule vient troubler la poussière du temps&#8230;<br />
L’ultime film de Theo Angelopoulos, mort le 24 janvier 2012 percuté par une voiture alors qu’il tournait <em>L’Autre Mer</em>, dernier chapitre de la trilogie <em>Eleni</em> (<em>Eleni : la terre qui pleure</em>, <em>La Poussière du temps</em>), transpire cette incroyable poésie qui imprègne toute son œuvre. Le maître grecque sait « prendre le temps ». Mieux, il sait le restaurer. Une saga philosophique sur l’amour et la famille.<br />
<em>Disponible en DVD chez blaq out. </em><br />
&nbsp;</p>
<h3>Trois grands classiques</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/chasse-a-l-homme-fritz-lang.jpg" alt="Chasse à l&#039;homme, de Fritz Lang" title="Chasse à l&#039;homme, de Fritz Lang" width="220" height="116" class="alignleft size-full wp-image-16464" /><strong><em>Chasse à l&#8217;homme</em> de Fritz Lang, avec Joan Bennet, Walter Pidgeon, George Sanders, John Carradine…</strong></p>
<p>Arrêté par les Allemands, un capitaine anglais s&#8217;évade et regagne clandestinement l&#8217;Angleterre, avec les services secrets allemands à ses trousses. Avec l&#8217;aide d&#8217;une jeune femme, il essaye de leur échapper. Mais les espions allemands remontent progressivement jusqu&#8217;à lui.<br />
1941. En pleine Seconde Guerre Mondiale, Fritz Lang signe ce que l’on appelle aujourd’hui une œuvre antinazie, un pamphlet pacifique à la lisière du thriller qui étonne par la singulière simplicité des situations, véritable moteur scénaristique d’une efficacité redoutable.<br />
<em>Chasse à l’homme</em> évite les fioritures et les intrigues secondaires afin de ne jamais laisser penser que l’Allemagne nazie s’égare, trompé par son Furher mégalomane. Le Reich ne s’égare pas. Il va de front, droit dans ses bottes, décidé à conquérir le monde, décidé à annihiler tout danger potentiel et tout adversaire potentiel.<br />
Lang construit son film en tableau. Crescendo, il réveille la conscience du spectateur. La vérité et la réalité se révèlent sous nos yeux.<br />
Un chef-d’œuvre.<br />
<em>Disponible en DVD et Blu-ray chez Sidonis Calysta.</em></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/enfants-de-salauds-andre-de-toth.jpg" alt="Enfants de salauds, d&#039;André de Toth" title="Enfants de salauds, d&#039;André de Toth" width="220" height="116" class="alignleft size-full wp-image-16465" /><strong><em>Enfants de salauds</em> d&#8217;André de Toth, avec Michael Caine, Nigel Davenport, Nigel Green…</strong></p>
<p>1942, en Libye. Un commando composé d&#8217;anciens criminels part pour une mission à risque derrière les lignes allemandes. Leur but : passer les lignes de Rommel déguisés en soldats italiens.<br />
Le ton est donné. Le désert écrase les hommes. Les héros s’accommodent d’antihéros. Les ennemis tapis dans l’ombre sortent au grand jour, sans crainte, prêts à en découdre.<br />
<em>Enfants de salauds</em> ne fait pas dans la dentelle et pourtant le travail d’Andre de Toth force le respect tant il laisse à penser qu’être élevé au grade de « salaud » signifie ténacité et courage. Ces hommes-là, ces brutes, sont mal nés. Quand la lie de l’humanité sert le bien, il y a de quoi méditer sur notre propre compte.<br />
<em>Enfants de salauds</em> est un film puissant et passionnant, de bout en bout.<br />
Très recommandé.<br />
<em>Disponible en DVD et Blu-ray chez Sidonis Calysta.</em></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/flamme-pourpre-gregory-peck-robert-parrish.jpg" alt="La Flamme pourpre, de Robert Parrish" title="La Flamme pourpre, de Robert Parrish" width="220" height="116" class="alignleft size-full wp-image-16466" /><strong><em>La Flamme pourpre</em> de Robert Parrish, avec Gregory Peck, Win Min Tham, Branda de Banzie…</strong></p>
<p>Birmanie. Un pilote canadien traumatisé par la mort de sa femme et devenu machine à tuer est envoyé visiter un camp de réfugiés où il rencontre une jeune et attirante femme birmane.<br />
Si <em>Chasse à l’homme</em> et <em>Enfants de salauds</em> ont épuisé vos nerfs, <em>La Flamme pourpre</em> saura vous rasséréner. Le grand Robert Parrish, aidé du charismatique Gregory Peck, invite à réfléchir sur l’état du monde pendant la guerre. <em>La Flamme pourpre</em> fonctionne par symbole et par allégorie sur le thème &#8211; ô combien &#8211; difficile du pardon. Des œuvres comme celle-ci, nous en redemandons.<br />
<em>Disponible en DVD et Blu-ray chez Sidonis Calysta.</em></p>
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		<title>Only God Forgives de Nicolas Winding Refn</title>
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		<pubDate>Fri, 24 May 2013 17:56:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films du 66e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
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		<description><![CDATA[Direction Bangkok, ses ruelles, ses vitrines de filles de joie, ses karaokés kitch, ses lampions rouges et ses néons fluo. Une ville entre rêve et réalité. Un entre-deux dans lequel a échoué Julian...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/04/affiche-only-god-forgives.jpg" alt="Affiche de Only God Forgives" width="206" height="280" class="alignleft size-full wp-image-13201" /><strong>Direction Bangkok, ses ruelles, ses vitrines de filles de joie, ses karaokés kitch, ses lampions rouges et ses néons fluo. Une ville entre rêve et réalité. Un entre-deux dans lequel a échoué Julian (Ryan Gosling en mode moins j’en fais, plus je crève l’écran), le héros d’<em>Only God Forgives</em>.</strong> </p>
<p>De Julian on ne sait que peu de choses et compte tenu de son aphasie, on n’en saura pas beaucoup plus. Quelques bribes&#8230; L’homme tient une salle de boxe, couverture pour son trafic de drogue. Son frère est assassiné pour avoir tué une prostituée. Sa mère (Kristin Scott Thomas), ivre de vengeance débarque pour rapatrier le corps du fils disparu. Et la même mère d’exiger de Julian la tête du coupable tout en comparant la taille des membres de ses deux héritiers… </p>
<p>Un pitch de série B comme prétexte à un livre d’images baroques, léchées et maîtrisées. Maniérées diront certains. Mais ce serait passer à côté de l’essentiel. <em>Only God Forgives</em> est une tragédie grecque avec ce que cela implique d’excès et de symétrie. Son héros déambule. Ni totalement bon, ni totalement mauvais, il est l’être médiocre qui « sans être un parangon de vertu et de justice, tombe dans le malheur non pas à cause de ses vices ou de sa méchanceté mais à cause de quelque erreur », soulignait Aristote à propos du héros tragique. Déroutant, contradictoire et incompréhensible : Julian lutte et subit. Exit le cow-boy de <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/drive-nicolas-winding-refn/" target="_blank">Drive</a></em>. Devenu Œdipe, l’icône se fait démolir. Coupable et innocent, il est le jouet des Dieux. D’un Dieu ou plutôt d’un homme qui se prend pour Dieu : Chang, vieux policier aux méthodes peu orthodoxes, chanteur à ses heures perdues. <span id="more-12278"></span></p>
<p>Et tandis que la narration s’étiole, que les dialogues sont réduits à néant et que la musique gronde, Refn ralentit son film à l’extrême. Ici ce ne n&#8217;est pas la vitesse des images projetées qui décroît, ce sont les héros qui se déplacent de plus en plus lentement. Un pas après l’autre, ils affrontent leur destin. </p>
<p>Métaphysique, <em>Only God Forgives</em> est aussi radical que <em>Le Guerrier silencieux</em>, aussi éthéré que <em>Drive</em>, aussi volontairement masochiste que <em>Bronson</em>. Une synthèse de ses films, en somme. Refn y interroge le rapport de l&#8217;homme à ses actes. Le conflit de l&#8217;homme avec les dieux, le conflit des hommes entre eux, le conflit de l&#8217;homme avec lui-même.</p>
<p>&nbsp;<br />
Only God Forgives <em>de Nicolas Winding Refn, avec Ryan Gosling, Kristin Scott Thomas, Vithaya Pansringarm&#8230; France, Danemark, 2013. Présenté en compétition officielle au 66E Festival de Cannes.</em></p>
<p><strong>&raquo; Retrouvez tout notre <a href="/66e-festival-cannes-2013/">dossier dédié au 66e Festival de Cannes</a></strong></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/q0vvl0/zone/2/autoplay/no/"></script></center></p>
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		<title>Drive, de Nicolas Winding Refn</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Oct 2011 14:28:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival de Cannes 2011]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
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		<category><![CDATA[Nicolas Winding Refn]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/05/affiche-drive.jpg" alt="Affiche de Drive, de Nicolas Winding Refn" title="Affiche de Drive, de Nicolas Winding Refn" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-3202" />Attention la critique qui suit usera de bien trop d’adjectifs dithyrambiques, mais comment évoquer le nouveau film de Nicolas Winding Refn sans en rajouter des caisses. A l’instar du morceau d’ouverture, <em>Nightcall</em> de Kavinsky et Lovefoxxx à la fois ringard et hypnotique, désuet et électrique. Oui, ce <em>Drive</em> a quelque chose d’électrique. Une énergie incroyable. On pense à Tarantino pour les os qui craquent et le sang qui gicle, à Lynch pour ses nappes éthérées. A Kubrick aussi, pour cette exceptionnelle disposition à inventer en permanence. <em>Drive</em>, c’est tout cela à la fois. Comme si le chauffeur mutique, incarné par Ryan Gosling, sillonnait les chemins de traverse de l’histoire du cinéma. Nicolas Winding Refn ne se contente pas de clins d’œil à ses classiques, ni de réinventer le cinéma d’action. Il le transcende. Le rend poétique. Vraisemblable. Bien plus pur et proche de nous. D’une précision époustouflante, son film emprunte des routes inattendues. A commencer par son générique aux polices roses qui fleure bon les Touchstone Pictures des années 1980-1990. En racontant l’histoire d’un cascadeur de cinéma qui joue les pilotes pour des braqueurs la nuit &#8211; en 5 minutes, montre au volant -, il fait renaître la figure du vrai héros. De ceux à qui il ne faut pas chercher des noises. <span id="more-3201"></span>Jouant perpétuellement sur les contrastes, Nicolas Winding Refn insuffle une énergie incroyable à chaque séquence. Aux sourdes détonations répond l’amour sans faille du cow-boy au cure-dent pour sa jolie voisine. Aux silences, de violentes explosions. Têtes éclatées, attaques à l’arme blanche, coups de feu assourdissants. Ses courses-poursuites furtives relèvent du virtuose. Après<em> Pusher</em>, <em>Bronson</em>, <em>Le Guerrier silencieux</em>, Nicolas Winding Refn poursuit sa peinture de héros hors du temps, hors normes. Sans être à l’origine du projet, le réalisateur danois marque de son sceau royal ce <em>Drive</em> dont on aimerait qu’il ne s’achève pas. Au départ, ce devait être un film réalisé par Neil Marshall avec dans le rôle principal Hugh Jackman. Mouais. Pas dit que ça aurait eu la même gueule. </p>
<p>Drive<em> de Nicolas Winding Refn, avec Ryan Gosling, Carey Mulligan. Etats-Unis, 2011. Prix de la Mise en scène au Festival de Cannes 2011.</em></p>
<p><center><iframe frameborder="0" width="560" height="245" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xkprei?hideInfos=1"></iframe></center></p>
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		<title>Blue Valentine, de Derek Cianfrance</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Jun 2011 15:24:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Menossi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Ryan Gosling]]></category>

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		<description><![CDATA[<em>Blue Valentine</em>, c'est 12 ans de gestation, 57 versions différentes du scénario, des faillites, des incendies, des décès… Un parcours digne du <em>Lost in La Mancha</em> de Terry Gilliam ! Et au final...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/06/blue-valentine-cianfrance.jpg" alt="Blue Valentine, de Derek Cianfrance" title="Blue Valentine, de Derek Cianfrance" width="189" height="280" class="alignleft size-full wp-image-3606" /><em>Blue Valentine</em>, c&#8217;est 12 ans de gestation, 57 versions différentes du scénario, des faillites, des incendies, des décès… Un parcours digne du <em>Lost in La Mancha</em> de Terry Gilliam ! Et au final, il y a une double sélection en 2010, au Festival de Cannes (Un Certain Regard) et au Festival de Sundance. Une belle consécration pour le jeune réalisateur américain Derek Cianfrance qui signe là sa deuxième fiction.</p>
<p>Tragédie romantique. Portrait intime d&#8217;une relation amoureuse. Chronique d&#8217;un amour qui s&#8217;effrite… Blablablabla… Pas la peine de tergiverser trois heures sur le thème du film. <em>Blue Valentine</em>, c&#8217;est une histoire vieille comme le monde, celle d&#8217;un amour qui finit mal avec son lot de &#8220;pourquoi&#8221;, de &#8220;comment&#8221; et de &#8220;parce que c&#8217;est comme ça, alors tais-toi et nage&#8221;. Bref, on connaît la chanson. Et on la connaît tellement bien qu&#8217;on aurait bien envie de ne l&#8217;écouter que d&#8217;une oreille. Et pourtant… Je dis &#8220;merci&#8221; à Derek Cianfrance d&#8217;avoir su faire chanceler mes <em>a priori</em>. D&#8217;avoir su faire tituber mon p&#8217;tit cœur alors que je m&#8217;étais promis de ne plus me faire avoir par toutes ces conneries ! <span id="more-3603"></span></p>
<p>Et dire que certains ont osé la comparaison avec le très insipide <em>(500) jours ensemble</em> de Marc Webb ! Alors oui, Derek Cianfrance, comme Webb, reprend les codes bien connus du genre indie (caméra au point, image brute, BO pop-folk) mais, chez lui la mise en scène est brillante et le duo d&#8217;interprètes, exceptionnel. A ma droite, Ryan Gosling (Dean) en beau parleur attachant et imprévisible. A ma gauche, Michelle Williams (Cindy), décidément très inspirée, en jeune femme secrète aux apparences fragiles. De la maladresse délicieuse et insouciante de leur première rencontre au déchirement de leur séparation inéluctable, le cinéaste filme avec une simplicité bouleversante leurs errances amoureuses. Entre passé et présent, lumière et obscurité. Entre coups d&#8217;éclat et fêlures. La caméra toujours tremblotante, près des visages, le cadre fragile, Cianfrance capte des gestes, des émotions. Il ne laisse rien passer, s&#8217;attarde sur les détails les plus insignifiants de cette mystérieuse machine qu&#8217;est le couple. Au départ imperceptible et insidieuse, la tension devient peu à peu suffocante, destructrice. Les espaces se resserrent alors que l&#8217;inévitable approche. Sans les juger, on les regarde se débattre, s&#8217;acharner à préserver ce qui est déjà perdu. A l&#8217;image de cette séquence où, dans un dernier sursaut d&#8217;amour, Dean emmène Cindy passer la nuit dans la &#8220;chambre du futur&#8221; d&#8217;un motel. Une chambre sans fenêtres… sans issue. </p>
<p><em>Blue Valentine</em> est un film terriblement vivant sur les certitudes et les promesses que l&#8217;on pense éternelles. Sur le temps et son emprise. Sur ce petit grain de sable capable d&#8217;enrailler les plus grandes espérances et de faire vaciller la plus belle des histoires d&#8217;amour. Alors, c&#8217;est sûr, tout ça ne respire pas l&#8217;optimisme et c&#8217;est l&#8217;esprit groggy, la démarche hésitante, que l&#8217;on regagne doucement la sortie. Mais peu à peu, le pas se fait plus assuré, au fur et à mesure que les sentiments s&#8217;éclaircissent. Alors juste avant de s&#8217;engouffrer dans la bouche de métro, on sort son portable pour envoyer un de ces messages instantanés… &#8220;Je t&#8217;aime toi tu sais !&#8221;</p>
<p>Blue Valentine<em> de Derek Cianfrance, avec Ryan Gosling et Michelle Williams. Etats-Unis, 2010. Sortie le 15 juin 2011. Sélectionné au Certain Regard du Festival de Cannes 2010.</em></p>
<p><center><iframe frameborder="0" width="480" height="269" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xj666m"></iframe><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/xj666m_blue-valentine-bande-annonce-vost-fr_shortfilms" target="_blank"></a></center></p>
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