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	<title>Grand Écart &#187; Festival de Cannes 2017</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>La Belle et la Meute, de Kaouther Ben Hania</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Oct 2017 16:10:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Les films de la section Un Certain Regard]]></category>
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		<description><![CDATA[Mariam est comme toutes les jeunes filles de son âge. Elle aime aller en discothèque, s’amuser, prendre des selfies, s’habiller un peu sexy et pourquoi pas, aller prendre l’air avec ce beau ténébreux...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>La plus belle n’ira plus danser</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/10/la-belle-et-la-meute-affiche.jpg" alt="La Belle et la Meute, de Kaouther Ben Hania" title="La Belle et la Meute, de Kaouther Ben Hania" width="206" height="280" class="alignleft size-full wp-image-25988" />Mariam est comme toutes les jeunes filles de son âge. Elle aime aller en discothèque, s’amuser, prendre des selfies, s’habiller un peu sexy et pourquoi pas, aller prendre l’air avec ce beau ténébreux qui la dévisage tant. Mais après ces premières minutes idylliques, l’enfer se glisse sous ses pas. Une ellipse la présente en train de courir dans la rue, en larmes, poursuivie par le ténébreux en question qui la prend dans ses bras pour la calmer. La belle vient de se faire violer collectivement par une meute de policiers. Elle décide de porter plainte et de réclamer justice, coûte que coûte, mais elle ira de situation kafkaïenne en absurdité désespérante. Car, on a oublié de le préciser, mais ce détail a toute son importance, Mariam vit en Tunisie. Et malgré le Printemps arabe, les jeunes filles restent des victimes dont on tait la souffrance, la corruption est toujours prégnante, la police n’est qu’une parodie d’elle-même à la solde des politiques et toute affaire de mœurs est forcément de la faute des femmes.</p>
<p>Car c’est de la faute de Mariam si elle est sortie dans la rue, si elle a embrassé un preux chevalier, un outrage pur et dur. C’est encore de sa faute, si habillée d’une robe courte et maquillée à l’européenne, sans voile, elle a aguiché sans le savoir, sans le vouloir, une horde de policiers dénués d’âme qui la filment tout en la fustigeant. C’est encore de sa faute si aucune clinique privée ne veut la prendre en charge, s’il faut un dépôt de plainte au commissariat pour pouvoir être auscultée, si personne ne peut et ne veut l’aider. Et son seul roc, ce garçon inconnu qui la suit malgré tout et tente de la soutenir, est victime à son tour. Coupable d’avoir fait partie des émeutiers, d’être anti-système. <span id="more-25984"></span></p>
<p><em>La Belle et la Meute</em> et ses neuf chapitres comme un conte horrifique, a fait partie des films qui ont fait sensation lors du dernier <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/films-competition-70e-festival-cannes-selection-jury-almodovar-2017/" title="17/05-28/05 : 70e Festival de Cannes">Festival de Cannes</a>, dans la catégorie Un Certain Regard. Il ne cesse, depuis, de remporter des trophées à l’international. Mais son mérite n’est pas là. Il provient du fait qu’il soit réalisé par une femme, Kaouther Ben Hania (<em>Zaineb n’aime pas la neige</em>), qui entend bien dénoncer l’opprobre jeté dans son pays, malgré ce que l’on aurait pu prendre pour une avancée historique. Pour les femmes, rien n’a changé ou presque. Sa Mariam cherchant justice se revendique en Marianne guidant le peuple. Elle est brillamment interprétée par Mariam Al Ferjani, aux yeux de biche traquée, qui est de tous les plans, qui protège du mieux qu’elle peut le semblant de dignité qui lui reste, qui troque le sourire contre une détermination sans faille. Elle est de tous les plans, tous les avilissements. Elle est magnifique. Tout comme le film, images bleutées, sensation de malaise étouffante, caméra virevoltante lors de plans-séquences impressionnants, avec option indignation en prime. Un film témoignage et coup de poing qui risque de faire parler de lui pendant longtemps, trop longtemps&#8230; </p>
<p>&nbsp;<br />
La Belle et la Meute <em>de Kaouther Ben Hania, avec Mariam Al Ferjani, Ghanem Zrelli, Noomane Hamda, Mohamed Akkari et Chedly Arfaoui. Tunisie, 2016. Sortie le 18 octobre 2017. </em></p>
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		<title>Faute d’amour, d’Andreï Zviaguintsev</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Sep 2017 08:14:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un selfie ou la vie - Face A. Genia et Boris divorcent. Depuis sa chambre, Alyosha les entend crier. Ils se disputent au sujet de la garde de leur enfant ; non pas pour le garder, mais justement pour...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Un selfie ou la vie</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/faute-amour-maryana-spivak-matvey-novikov-zvyaguintsev-s.jpg" alt="Faute d&#039;amour, d&#039;Andrei Zviaguintsev" title="Faute d&#039;amour, d&#039;Andrei Zviaguintsev" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-25083" />Face A. Genia et Boris divorcent. Depuis sa chambre, Alyosha les entend crier. Ils se disputent au sujet de la garde de leur enfant ; non pas pour le garder, mais justement pour ne pas s’encombrer de ce garçon de 12 ans que les hormones commencent à travailler. Le lendemain matin, Alyosha fugue ; les parents se lancent à sa recherche.</p>
<p>Face B. Du <em>Retour</em> à <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/competition-palme-or-2014/leviathan-andrey-zviagintsev/" title="Léviathan, d’Andreï Zviaguintsev">Leviathan</a></em>, Andreï Zviaguintsev explore le monde dans lequel il vit. D’une sphère à l’autre, avec le recul nécessaire. Il scrute les travers intimes de nos contemporains – <em>Le Bannissement</em> – ou les scories politiques ataviques – <em>Leviathan</em>. Dans <em>Faute d’amour</em>, le cinéaste russe prend la mesure de son talent et mêle les deux. La force du discours n’a d’égale que la subtilité presque respectueuse de ces individus en perte de repères, qui troquent une existence en communion avec l’autre pour un égotisme générationnel. Le plus intime et le plus domestique des drames de la vie – le divorce des parents – est alors chez Andreï Zviaguintsev une simple manifestation de cette translation de valeurs. </p>
<p>Car en filigrane de ce <em>Faute d’amour</em> saisissant et cynique, c’est toute une attitude vis-à-vis du monde, toute une posture qu’expose le réalisateur. A force de mises en scène permanentes à la télévision dans les émissions de téléréalité et les shows politiques, sur les réseaux sociaux ou dans la religion (le film se déroule quelques mois avant le <a href="http://www.grand-ecart.fr/recadrages/apocalypse-cinema-fin-monde-21-decembre-2012/" title="Apocalypse et cinéma : vive la fin du monde !">21 décembre 2012</a>, prétendue date de l’Apocalypse), nous avons tous oublié de nous intéresser à autre chose qu’à nous-mêmes. <span id="more-25074"></span>Ou alors, quand nous le faisons, c’est en regardant le monde à travers l’étroitesse d’un écran. Finalement, Andreï Zviaguintsev pose une simple question : savons-nous encore nous intéresser aux autres ? Ou faut-il, comme Genia et Boris, perdre ce qu’on a de plus précieux pour en saisir l’importance ?</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/faute-amour-andrei-zviaguintsev-affiche.jpg" alt="Faute d&#039;amour, d&#039;Andrei Zviaguintsev" title="Faute d&#039;amour, d&#039;Andrei Zviaguintsev" width="210" height="280" class="alignright size-full wp-image-25084" />Zviaguintsev explore les processus de ce narcissisme victorieux, qui interdit aux individus le recul nécessaire à un questionnement sérieux et une ouverture à l&#8217;autre. Lorsque Genia passe un moment romantique avec son amant, elle surfe sur son téléphone. Lorsqu’elle s’ennuie, elle regarde les photos de sa <em>timeline</em>. Au restaurant, ses voisines de table font un selfie, moues séductrices comprises, pour immortaliser le moment. Le personnage central de <em>Faute d’amour</em> ? C’est le smartphone, qui remplace les relations humaines par un ersatz de sentiments et d’amour. La technologie sans limite a-t-elle bridé notre empathie ? La peur et la haine &#8211; irréductibles à la seule Russie &#8211; sont-ils les conducteurs de cet enfermement psychologique qui nous fait préférer le confort à la vie ?</p>
<p>Avec intelligence, le réalisateur d’<em>Elena</em> évite l’écueil de tomber dans ce qu’il dénonce. Il raconte l’histoire d’Alyosha sans artifice, sans pathos, musique larmoyante ni effets tape-à-l’œil. <em>Faute d’amour</em> est un film beau et sobre, peut-être encore plus que ses précédentes œuvres. En grand cinéaste, Andrei Zvyaguintsev s’efface avec humilité et honnêteté pour ne pas interférer dans la plus importante des missions de l’artiste : ouvrir une fenêtre sur le monde pour mieux le comprendre &#8211; et, peut-être, le corriger.</p>
<p>&nbsp;<br />
Faute d’amour <em>(Nelyubov) d’Andrei Zvyaguintsev, avec Maryana Spivak, Alexey Rozin, Matvey Novikov… Russie, France, 2017. Prix du jury au 70e Festival de Cannes. Sortie le 20 septembre 2017.</em></p>
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		<title>Le Redoutable, de Michel Hazanavicius</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Sep 2017 19:48:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Menossi</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<h3>Vous reprendrez bien un peu de pastiche ?</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/leredoutable-affiche.jpg" alt="Le Redoutable, Michel Hazanavicius" title="Le Redoutable, Michel Hazanavicius" width="206" height="280" class="alignleft size-full wp-image-25276" />Après le mash-up du <em>Grand Détournement</em>, l’humoristique déclinaison du film d’espionnage dans ses deux <em>OSS 117</em> et l’hommage au cinéma muet dans <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/the-artist-michel-hazanavicius/">The Artist</a></em>, Michel Hazanavicius nous cause encore cinéma dans <em>Le Redoutable</em>, réflexion audacieuse autour du septième art à travers l’une de ses plus grandes figures révolutionnaires, Jean-Luc Godard. Mais loin de la révérence obséquieuse au Dieu vivant de la Nouvelle Vague, <em>Le Redoutable</em> s’amuse davantage (parce que, oui, on peut bien rire de Dieu) à en esquinter tendrement l’auréole. Et Hazanavicius, avec la complicité d’un Louis Garrel dégarni et zozotant tout à fait à son aise, à en filmer le ressac, ce retour violent des (nouvelles) vagues vers le large, après qu’elles ont frappé avec impétuosité une terre… </p>
<p>On est en 1967. Godard est alors au sommet de sa gloire avec, déjà derrière lui, <em>Le Mépris</em>, <em>Pierrot le fou</em>, <em>A bout de souffle</em>. Mais voilà, entre-temps, la révolution culturelle est passée par là, emportant avec elle toutes les certitudes artistiques et politiques du cinéaste. Jusqu’à faire vaciller son intimité, son amour avec la jeune Anne Wiazemsky (troublante Stacy Martin), de 20 ans sa cadette. Elle devait pourtant être la muse de ses nouveaux combats cinématographiques, la brandissant en haut de l’affiche de <em>La Chinoise</em>. Mais le film est mal reçu à sa sortie. Un coup de massue pour Jean-Luc. Mai 68 sera le coup de grâce : <em>« Jean-Luc Godard est mort ! »</em>, proclamera-t-il. <span id="more-25272"></span>Et le redoutable de sombrer alors dans une profonde autocritique de son œuvre et une attaque en règle de celles et ceux qui furent jusque-là ses compagnons d’aventure. De Michel Cournot à Bernardo Bertolucci en passant par Marco Ferreri… Plus rien ni personne ne trouve grâce à ses yeux, tout embués qu’ils sont dans un marxisme-léninisme pontifiant. Le redoutable devient alors cet insupportable apparatchik autoproclamé d’un cinéma hors système que personne ne comprend. Pas même lui. Hazanavicius s’en amuse d’ailleurs en lui cassant à plusieurs reprises ses lunettes. Godard ne « voit » plus clair ou veut « voir » autrement, c’est à voir. </p>
<p>Mais, point de moquerie pour autant chez Michel Hazanavicius, bien au contraire. Le regard est doux, affectueux. Simplement, il a trouvé dans ce Godard des années Mao le terrain de jeu idéal à son nouveau détournement. Il désacralise le monstre tout en rendant hommage à son inventivité, citant ici et là certains de ses tics de langage cinématographiques les plus connus : voix off, regard caméra, travelling sur le corps nu d’Anne, image soudain en négatif, non-dits sous-entendus incrustés en sous-titres… De sympathiques flatteries stylistiques qui, pour autant, ne viennent jamais appesantir le propos du film, Hazanavicius se gardant bien, à raison, de l’emmener sur les terrains minés de la réflexion philosophique autour de l’œuvre du maître. <em>« On ne s’attaque pas à Godard</em>, note Louis Garrel dans une interview à <em>Grazia</em>. <em>Parce qu’on est sûr de perdre. »</em> <em>Le Redoutable</em> reste cet agréable pastiche de biopic, drôle et malicieux, vulgarisant le trop plein intellectuel qui enveloppe trop souvent le mythe.  </p>
<p>&nbsp;<br />
Le Redoutable<em> de Michel Hazanavicius, avec Louis Garrel, Stacy Martin, Bérénice Béjo… France, 2017. En compétition au 70e Festival de Cannes.</em></p>
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		<title>Les Proies, de Sofia Coppola</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Aug 2017 22:01:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En 1971, c’était à Clint Eastwood que le rôle d’un caporal blessé échouait dans <em>Les Proies</em>, réalisé par Don Siegel. Le film, trop cynique pour l’époque, montrait Eastwood comme un salaud et...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Chemin de proies</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/proies-beguiled-sofia-coppola-colin-farrell-elle-fanning.jpg" alt="Les Proies, de Sofia Coppola" title="Les Proies, de Sofia Coppola" width="280" height="140" class="alignleft size-full wp-image-25432" />En 1971, c’était à Clint Eastwood que le rôle d’un caporal blessé échouait dans <em>Les Proies</em>, réalisé par Don Siegel. Le film, trop cynique pour l’époque, montrait Eastwood comme un salaud et non comme le héros américain qu’il devait être. Résultat : un échec commercial et critique. A rebours, <em>Les Proies</em> a pourtant constitué une réussite : d’abord parce qu’il a indirectement permis à Clint Eastwood de passer peu après à la réalisation avec le superbe <em>Un frisson dans la nuit</em> (<em>Play Misty for Me</em> en VO), dans lequel on retrouve également un homme tourmenté par une femme. Don Siegel y joue d’ailleurs un petit rôle. Ensuite, parce qu’il faut bien le dire : <em>Les Proies</em> de Don Siegel, première adaptation du roman de Thomas Cullinan, était sacrément bon.</p>
<p>En 2017, Sophia Coppola réadapte <em>Les Proies</em>. Avec sobriété et beaucoup d’élégance. Il s’agit moins d’un remake du film de Don Siegel que d’un hommage à un cinéaste souvent décrié malgré son héritage. Car <em>L’Invasion des profanateurs de sépultures</em>, film phare de la SF moderne et métaphorique, c’est lui ; <em>L’Inspecteur Harry</em>, modèle du polar poisseux avec Clint Eastwood, c’est lui ; le film-testament <em>Le Dernier des géants</em> avec John Wayne, c’est encore lui. Ce n’est pas un hasard si depuis quelques années, vingt-cinq ans après sa disparition, on s’intéresse de nouveau à Donald Siegel. <span id="more-25429"></span></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/proies-beguiled-sofia-coppola-nicole-kidman-dunst.jpg" alt="Les Proies, de Sofia Coppola" title="Les Proies, de Sofia Coppola" width="280" height="158" class="alignright size-full wp-image-25430" />Dans <em>Les Proies</em>, un caporal nordiste blessé à la jambe trouve refuge dans un pensionnat de jeunes filles sudiste. En pleine guerre de Sécession, elles sont encore quelques-unes à continuer de suivre les cours et enseignements donnés par la professeur Edwina (Kirsten Dunst) et la directrice de l’école, Martha (Nicole Kidman). L’homme est vu d’un mauvais œil, mais la charité chrétienne oblige à lui porter secours plutôt qu’à le livrer en pâture à l’armée sudiste. Et puis, dans ce petit univers fermé et exclusivement féminin, l’arrivée d’un mâle fort et cultivé suscite beaucoup d’intérêt. Le caporal McBurney sait jouer de ses charmes : entre la pensionnaire délurée (Elle Fanning), la professeur désespérée et la directrice d’école troublée par ce corps robuste, le militaire devine très vite que s’il ne veut retourner ni au front ni à l’échafaud, le pensionnat et son jardin sont pour lui un paradis inespéré à défendre coûte que coûte. Pour y rester, il va falloir séduire et faire des promesses. La cinéaste propose d’ailleurs une lecture plus ambiguë que celle de son prédécesseur, les proies n’étant pas toujours celles qu’on croit. Moins fantaisiste que de coutume, Sofia Coppola saisit l’atmosphère incandescente du moment. Comme un western, <em>Les Proies</em> offre aux regards et aux non-dits plus de poids qu’aux rares actions : l’arrivée du Yankee, sa dépendance grandissante, l’inéluctable dénouement en sont les trois moments d’intensité dramatique. <em>Les Proies</em> avance avec lenteur, offre au spectateur un duel saisissant et effroyable entre une Nicole Kidman protectrice et un Colin Farrell calculateur. Autour de ces deux acteurs parfaits, une Kirsten Dunst mélancolique et une Elle Fanning à la nubilité impatiente, admirablement dirigés par Sofia Coppola qu’on n’attendait pas dans un récit aux contours classiques. Le résultat réhabilite le cinéma de Don Siegel et redonne à celui de Sofia Coppola l’aura qu’il mérite. Des <em>Proies</em> de choix.</p>
<p>&nbsp;<br />
Les Proies <em>(The Beguiled) de Sofia Coppola, avec Colin Farrell, Nicole Kidman, Kirsten Dunst, Elle Fanning… Etats-Unis, 2017. En compétition au 70e Festival de Cannes.</em></p>
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		<title>Rencontre avec Sergei Loznitsa</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Aug 2017 21:19:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Menossi</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En mai 2017, Sergei Loznitsa montait les 24 marches du palais des Festivals de Cannes pour nous y présenter, en compétition, sa <em>Femme douce</em>, troisième long-métrage de fiction. L’histoire...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Odyssée infernale</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/Unefemmedouce-affiche.jpg" alt="Une femme douce, de Sergei Loznitsa" title="Une femme douce, de Sergei Loznitsa" width="206" height="280" class="alignleft size-full wp-image-25580" />En mai 2017, Sergei Loznitsa montait les 24 marches du palais des Festivals de <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/films-competition-70e-festival-cannes-selection-jury-almodovar-2017/" title="17/05-28/05 : 70e Festival de Cannes">Cannes</a> pour nous y présenter, en compétition, sa <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/une-femme-douce-sergei-loznitsa-russie/">Femme douce</a></em>, troisième long-métrage de fiction. L’histoire éreintante mais fascinante d’une descente aux enfers au cœur d’une Russie post-soviétique gangrenée par la sottise, la misère, les violences et les humiliations. Une odyssée infernale réalisée avec vigueur et rigueur par un Loznitsa plus noir que jamais, magnifiquement mise en lumière par Oleg Mutu, chef op’ hors pair et compagnon de la première heure de Sergei, et survolée de la tête et des épaules par une fantastique Vasilina Makovtseva dans le rôle de la douce femme. Sortis sonnés de la projection cannoise, pas vraiment certains d’avoir tout saisi mais convaincus d’avoir assisté à quelque chose de puissant et nécessaire, nous avons pu enfin rencontrer le réalisateur, à la veille de sa sortie en salle, le 16 août.<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
<strong><em>Une femme douce</em> est une coproduction européenne réalisée en Lettonie… Dans quelle mesure s’agit-il pourtant d’un film profondément russe ?</strong></p>
<p>Ce type de coproduction européenne, c’est la seule façon pour moi de continuer à faire des films. Je ne pourrais pas les réaliser là-bas. En Russie, on vous dira bien évidemment que ce sont les Américains qui les financent. Mais <em>Une femme douce</em> s’adresse d’abord aux spectateurs russes. Simplement, parce qu’il s’agit également d’une œuvre artistique, les spectateurs internationaux peuvent aussi s&#8217;y intéresser.  </p>
<p><strong>Un peu effrayé mais fasciné, on ressort du film convaincu d’avoir peut-être manqué de « clés » pour tout comprendre… Qu’en dites-vous ?</strong></p>
<p>Lorsque vous vous retrouvez face à un tableau du peintre néerlandais Jérôme Bosch, que vous le regardez avec attention, je suis absolument convaincu qu’il y a plein de choses que vous ne comprenez pas. Et il y a notamment cette représentation complexe du cosmos tel que l’on se l’imaginait à l’époque mais que l’artiste a par ailleurs imprégnée de principes d’alchimie. Une représentation qui, dans l’ensemble, nous passe très largement au-dessus de la tête. Cela n’empêche pas pour autant ces toiles d’interagir sur nous. Mais si nous voulions véritablement en saisir les moindres coups de pinceau, cela nécessiterait une étude particulière et approfondie de chaque parcelle de ses tableaux. Mais, rassurez-vous, à la différence des œuvres de Bosch, mes films sont bien plus simples !<span id="more-25937"></span></p>
<p><strong>Votre film a-t-il une date de sortie prévue en Russie ? Quel est le message que vous souhaitez faire passer aux Russes ?</strong></p>
<p>En ce qui concerne le message, il est dans le film. A chacun d’y lire ce qu’il veut. Tout ce que j’y décris, chaque circonstance, chaque situation est inspirée de la vie réelle. Néanmoins, on pourra toujours s’abriter derrière le fait qu’il s’agit d’un film de fiction, que tout y a été inventé… même si ce n’est pas le cas. Cela m’a permis d’y mettre de l’humour, d’y glisser des éléments entre les lignes. Des éléments que les Russes seront bien sûr plus à même de saisir que les autres spectateurs. Si l’on prend, par exemple, la grande scène finale, le contre-point onirique, elle relève de toute l’histoire de la Russie, depuis les Bolcheviks jusqu’aux remises de décorations, aujourd’hui, au Kremlin. On y entend des discours que les Russes connaissent absolument par cœur. Simplement, j’ai opté cette fois-ci pour un point de vue ironique, ce qui ne s’était encore jamais fait dans le cinéma russe. En ce qui concerne la date de sortie du film, je ne sais pas encore… J’espère qu&#8217;<em>Une femme douce</em> sortira et j’espère aussi qu’il y aura suffisamment d’intelligence et de sens de l’humour chez les Russes pour pouvoir l’apprécier. </p>
<p><strong>Cette <em>Femme douce</em>, impassible, quasi-muette, apparaît un peu comme un robot d’exploration terrestre. Elle semble être nos yeux et nos oreilles sur un territoire où il n’est pas ou plus possible de mettre les pieds… Quelles consignes aviez-vous donné à votre actrice Vasilina Makovtseva ?</strong></p>
<p>Il y a une grande tradition, pas seulement en Russie, chez les metteurs en scène de théâtre pour montrer quelque chose à travers les yeux du héros. Ce n’est pas moi qui l’ai inventé. Je ne fais que m’inscrire dans cette tradition-là. Dans mon film, il y a donc à la fois le point de vue de l’héroïne mais aussi cet espace que j’ai envie d’étudier et sur lequel je m’avance. Compte tenu de la situation dans laquelle se retrouve cette femme, elle ne peut pas être plus active qu’elle ne l’est à l’écran pour attirer notre attention. Néanmoins, je ne pense pas que l’on puisse la qualifier de « robot », ce n’est pas tout à fait ça. Et aussi bizarre que cela puisse paraître, je n’ai rien eu à expliquer à l’actrice parce que, encore une fois, cette situation dans laquelle elle se trouve est tellement reconnaissable et connue, tellement ordinaire que c’était tout à fait clair pour elle. Les seules consignes que je lui ai données, c’était où elle devait se placer, vers où elle devait regarder… Soit plus dure ici, moins là… Pas plus. On a tourné le film dans son déroulé, avec la fatigue qui s’accumulait au fur et à mesure que nous avancions dans le récit. Et je tenais à ce que cette fatigue-là soit ressentie à l’écran. Que l’on voie qu’elle n’a pas dormi pendant plusieurs nuits et la porter ainsi jusqu’à la scène finale. On voit des cernes apparaître sous ses yeux, une posture qui commence à tomber… Mais Hitchcock avait cette réponse lorsqu’on lui demandait comment il travaillait avec les acteurs : <em>« Moi je ne travaille pas avec les acteurs, je les paye. »</em> Et Aki Kaurismäki, à la même question, répond : <em>« Moi, la seule chose que je leur dis, c’est de parler moins fort. »</em>  </p>
<p><strong>Vous êtes autant un cinéaste de fictions que de documentaires. Dans quelle mesure votre approche de la fiction empreinte-t-elle au langage documentaire, et inversement ?</strong></p>
<p>Pour moi, il n’y a pas de différence entre les deux. Simplement, le niveau de complexité n’est pas le même. Comme je n’ai pas la possibilité de lever des fonds en permanence pour tourner des films de fiction, entre les deux, il y a des pauses, assez longues, pendant lesquelles je réalise des films documentaires. Mon niveau de responsabilité est évidemment moindre dans le cadre d’un film documentaire. Je peux faire un peu plus « n’importe quoi ». Je les tourne lorsque je suis totalement libre, je n’ai donc pas besoin de convaincre qui que ce soit de ce que je fais. Je peux à ce moment-là m’essayer à différentes formes de cinéma, à différents jeux de caméra. C’est l’occasion de tenter des choses nouvelles, de faire des essais. Le cinéma documentaire me sert en quelque sorte de chambre d’expérimentation. Mon approche des films de fiction est évidemment bien moins expérimentale… pour l’instant.</p>
<p><strong>Votre film est politique, bien sûr, mais il ne se dégage finalement aucun véritable responsable-coupable de la tyrannie absurde qui semble imprégner chaque strate de la Russie d’<em>Une femme douce</em>. Comme s’il n’y avait finalement aucun moyen de remonter jusqu’aux racines du mal…</strong></p>
<p>Lorsqu’une société prend une voie qu’elle n’aurait pas dû prendre pour virer brutalement au totalitarisme, on a curieusement très souvent cette impression qu’il y a forcément un tyran responsable. Que c’est la responsabilité de quelqu’un qui, à un moment donné, a choisi d’entraîner la société dans cette direction… C’est un problème qui est notamment soulevé dans le film <em>Jugement à Nuremberg</em> de Stanley Kramer [1961, ndlr], dans lequel la question générale posée est « Que faire lorsque c’est le peuple lui-même qui choisit cette voie ? » Il y a notamment ce personnage du juge allemand incarné par Burt Lancaster. Dans le box des accusés, il répond, avec  beaucoup de raison, <em>« J’ai servi mon peuple. C’est le peuple qui a choisi ces lois-là et ma responsabilité était de bien les faire respecter. »</em> Et ce problème n’est toujours pas résolu aujourd’hui. Selon moi, ce serait évidemment trop simpliste que de dire « c’est Hitler le coupable » ou « c’est Staline le coupable », et les autres ne seraient que des victimes innocentes. Non. Tout le monde est coupable. Tout le monde est responsable. Et c’est justement parce que cette responsabilité est collective que la société est ce qu’elle est aujourd’hui. A l’image de celle décrite dans <em>Une femme douce</em>. Violente, brutale, absurde. Et ce n’est pas propre à la Russie. Le problème est général. Si un peuple s’est un jour choisi un régime démocratique, cela ne signifie pas pour autant que demain il ne s’engagera pas dans la voie de la dictature et du totalitarisme. Il s’agit donc de se battre pour la démocratie tous les jours ! Il faut la soutenir quotidiennement.</p>
<p><strong>A l’issue de votre film, il n’y a pas d’échappatoire à l’horreur, destinée à se répéter inlassablement. Pensez-vous que la Russie ait atteint un point de non-retour ?</strong></p>
<p>On a une blague, une histoire que l’on se raconte depuis dix, quinze ans&#8230; On a tous pensé qu’en Russie, on avait déjà atteint le fond… jusqu’au jour où on a finalement entendu quelqu’un qui toquait sous nos pieds… Plus sérieusement, il y a une hyperbolisation à l’intérieur du film qui fait que tout y est évidemment concentré, bien plus que dans la réalité. Mais l’important, ça reste de continuer à « montrer » afin que les gens « voient », réfléchissent. Et quitte à réfléchir, tant qu’à faire, ce n’est pas pour baisser les bras. Après, tout dépend de chacun. Les gens ont-il suffisamment de force pour changer les choses ? Le futur nous le dira. Et je n’irai pas jusqu’à dire que c’est un problème typiquement russe. On a une toute petite planète, avec peu de place pour s’y mouvoir. C’est donc un problème qui nous concerne tous…</p>
<p>&nbsp;<br />
Une femme douce <em>(Кроткая) de Sergei Loznitsa, avec Vasilina Makovtseva, Marina Kleshcheva… France, Allemagne, Pays-Bas, Lituanie, 2017. En compétition au 70e Festival de Cannes. Sortie le 16 août 2017.</em></p>
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		<title>Au pays de Film Republic</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Jun 2017 07:30:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sarah Briffa</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'actu du 70e Festival de Cannes]]></category>
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		<category><![CDATA[films indépendants]]></category>
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		<category><![CDATA[métiers du cinéma]]></category>

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		<description><![CDATA[Ameline Thomas est responsable des ventes pour Film Republic, agence de vente internationale basée à Londres, spécialisée dans les longs-métrages art-house et de langue étrangère. C’est à elle et...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Rencontre avec Ameline Thomas</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/06/filmrepublic.jpg" alt="filmrepublic" width="280" height="109" class="alignleft size-full wp-image-25782" />Ameline Thomas est responsable des ventes pour <a href="http://filmrepublic.biz/" target="_blank">Film Republic</a>, agence de vente internationale basée à Londres, spécialisée dans les longs-métrages art-house et de langue étrangère. C’est à elle et à ses deux collègues, Xavier Henry Rashid et Inès Skrbic, qu’il revient de faire le lien entre producteurs et distributeurs. Faire connaître un film aux acheteurs, négocier ses ventes et sa représentation à l’international, organiser ses campagnes publicitaires mais aussi gérer son circuit festivalier et ses prix. Bref, c’est beaucoup de missions. Une chance, mais surtout une grande responsabilité.</p>
<p>Comme chaque année, Film Republic se rend au marché du film du <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/films-competition-70e-festival-cannes-selection-jury-almodovar-2017/" title="17/05-28/05 : 70e Festival de Cannes">Festival de Cannes</a>. Pendant douze jours, c’est <em>the place to be</em> pour rencontrer acheteurs et programmateurs, et pour présenter leurs nouvelles acquisitions. C&#8217;est là qu&#8217;on a rencontré Ameline Thomas. Entretien éclairant sur le travail et les enjeux d’une société de vente de films.</p>
<p><strong>En quoi vous différenciez-vous d’une société de distribution ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/06/people-that-are-not-me-film-republic.jpg" alt="People That Are Not Me, Film Republic" title="People That Are Not Me, Film Republic" width="196" height="280" class="alignright size-full wp-image-25741" />De façon purement technique, un distributeur a une relation B2C (Business to Consumer), alors qu’une agence de vente est B2B (Business to Business). Notre rôle est de faire parvenir le film aux sociétés de distribution, de trouver pour chaque territoire l’acheteur adapté ; à lui par la suite de rendre ce film disponible aux spectateurs, via le média de son choix (salles, TV, VOD, airlines…). Il arrive que certaines compagnies fassent à la fois de la vente et de la distribution (c’est le cas, par exemple, de Pathé), d’autres font également de la production (Europacorp), et d’autres encore sont diffuseurs (comme Canal+, TF1…). Il existe des agences de vente spécialisées pour tout type de film, du blockbuster au film d’auteur, film de genre, LGBT+, docs, art &amp; essai, etc.</p>
<p><strong>Comment démarchez-vous de potentiels clients ?</strong></p>
<p>Dans notre circuit, les acheteurs tendent à privilégier soit ce qu’ils connaissent, soit qui ils connaissent. Dans la catégorie « ce qu’ils connaissent », il y a les titres qui ont été sélectionnés dans les festivals les plus importants (Cannes, Berlin, Venise, Sundance…). C’est la raison pour laquelle il est primordial de positionner au mieux un film dès le début. La stratégie festivalière mise en place peut accroître la valeur de l’œuvre et son potentiel de vente de façon décisive. L’autre facteur, le facteur humain, est tout aussi important. La présence d’un agent de vente, en plus d’apposer un certain sceau de qualité et de rentabilité, assure la représentation du ou des films à l’échelle internationale, et facilite les rapprochements entre acheteurs de différents pays. <span id="more-25730"></span></p>
<p><strong>Comment se déroule une journée type au Festival de Cannes pour Film Republic ?</strong></p>
<p>Sur le papier, notre travail peut sembler très glam. En vrai, le quotidien pendant les marchés et festivals est surtout épuisant ; entre deux et quatre rendez-vous par heure, de tôt le matin à tard le soir, à pitcher nos films à la chaîne en chassant sans relâche les distributeurs les plus appropriés pour chaque titre. Le soir, on se sépare pour couvrir un maximum de cocktails et réceptions, jusqu’à une quinzaine organisés chaque jour. On ajoute à ça quelques projections, très tôt ou très tard, quelques heures de sommeil, et ça repart !</p>
<p><strong>Vous rendez-vous dans d’autres festivals en France ou à l’étranger ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/06/brothers-of-the-night-film-republic.jpg" alt="Brothers of the Night, Film Republic" title="Brothers of the Night, Film Republic" width="198" height="280" class="alignleft size-full wp-image-25739" />A nous trois, nous nous partageons une quarantaine de festivals chaque année, parmi lesquels des pitching pools, marchés de coproduction, forums de documentaires, événements tels que Karlovy Vary, Asian Film Market, Nordic Film Market, Cinelink à Sarajevo, Cinemart à Rotterdam, les grands marchés tels que Cannes, l’EFM de Berlin, etc.</p>
<p><strong>Que diriez-vous de l’état du marché de la vente de film actuellement ?</strong></p>
<p>On ne peut pas nier ou ignorer que le marché change à toute vitesse. Plus que jamais, il est nécessaire d’avoir une vision large des revenus d’un film, étalée sur plusieurs années. Traditionnellement, les acheteurs TV et salle se complètent pour arriver à un bilan positif ; or on a vu ces dernières années les diffuseurs acheter moins et payer moins, et en conséquence, tous les mois, de nombreuses agences de vente mettent la clé sous la porte. La conséquence directe des restrictions budgétaires chez les grands diffuseurs du câble est que ces diffuseurs achèteront en bloc aux plus gros vendeurs de quoi remplir leurs créneaux, essentiellement des valeurs dites « sûres », soit &#8211; eh oui &#8211; des titres d’Hollywood. C’est une réalité avec laquelle il faut composer, mais qui est indéniablement frustrante quand notre travail est de faire voir et faire valoir des œuvres indépendantes et étrangères. </p>
<p><strong>Pour finir, quelles sont les qualités indispensables pour exercer ce métier ?</strong></p>
<p>Une bonne mémoire, un bon métabolisme, des cordes vocales fonctionnelles, et une dose nécessaire de recul.</p>
<p>&nbsp;<br />
<em>&raquo; <a href="http://filmrepublic.biz/" target="_blank" rel="nofollow">http://filmrepublic.biz/</a></em></p>
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		<title>Le palmarès du 70e Festival de Cannes</title>
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		<pubDate>Sun, 28 May 2017 20:37:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'actu du 70e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
		<category><![CDATA[palmarès]]></category>
		<category><![CDATA[Pedro Almodovar]]></category>

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		<description><![CDATA[Bon, il faut l&#8217;avouer, on est quand même loin du palmarès dont on rêvait. C&#8217;est un peu comme si on avait (presque) tous les numéros, mais dans le mauvais ordre....]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/palme-or-ruben-ostlund-the-square-almodovar-festival-film-cannes-2017.jpg" alt="La Palme d&#039;or (c) L. Haegeli / FDC" title="La Palme d&#039;or (c) L. Haegeli / FDC" width="280" height="186" class="alignleft size-full wp-image-25667" />Bon, il faut l&#8217;avouer, on est quand même loin du <a href="http://www.grand-ecart.fr/70e-festival-cinema-cannes/actualite-film-2017/pronostic-palmares-redaction/" title="Cannes 2017 : le palmarès de Grand Écart">palmarès dont on rêvait</a>. C&#8217;est un peu comme si on avait (presque) tous les numéros, mais dans le mauvais ordre. Pas de consternation malgré tout, même si notre Palme d&#8217;or restera dans notre cœur <em>120 battements par minute</em>, quoi qu&#8217;on en dise. Et qu&#8217;on est un peu triste de ne pas voir Naomi Kawase et son <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/vers-la-lumiere-hikari-naomi-kawase/" title="Vers la lumière, de Naomi Kawase">Vers la lumière</a></em> ni Sergei Loznista et sa <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/une-femme-douce-sergei-loznitsa-russie/" title="Une femme douce, de Sergei Loznitsa">Femme douce</a></em> dans le palmarès de ce <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/films-competition-70e-festival-cannes-selection-jury-almodovar-2017/" title="17/05-28/05 : 70e Festival de Cannes">70e Festival de Cannes</a> présidé par Pedro Almodovar.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Palme d&#8217;or</h4>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/the-square-ruben-ostlund/" title="The Square, de Ruben Ostlund">The Square</a></em>, de Ruben Ostlund<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix du 70e anniversaire</h4>
<p>Nicole Kidman<br />
&nbsp;</p>
<h4>Grand Prix</h4>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/120-battements-par-minute-robin-campillo/" title="120 battements par minute, de Robin Campillo">120 battements par minute</a></em>, de Robin Campillo<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix de la mise en scène</h4>
<p>Sofia Coppola pour <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/the-beguiled-les-proies-sofia-coppola/" title="Les Proies, de Sofia Coppola">Les Proies</a></em><br />
&nbsp;<br />
<span id="more-25665"></span></p>
<h4>Prix d&#8217;interprétation masculine</h4>
<p>Joaquin Phoenix dans <em>You Were Never Really Here</em>, de Lynne Ramsay<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix d&#8217;interprétation féminine</h4>
<p>Diane Kruger dans <em>In the Fade</em>, de Fatih Akin<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix du jury</h4>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/cannes-nelyubov-faute-amour-andrei-zviaguintsev/" title="Faute d’amour, d’Andreï Zviaguintsev">Faute d&#8217;amour</a></em>, d&#8217;Andreï Zvyaguintsev<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix du scénario ex aequo</h4>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/mise-a-mort-cerf-sacre-yorgos-lanthimos/" title="Mise à mort du cerf sacré, de Yorgos Lanthimos">Mise à mort d&#8217;un cerf sacré</a></em>, de Yorgos Lanthimos<br />
<em>You Were Never Really Here</em>, de Lynn Ramsay<br />
&nbsp;</p>
<h4>Caméra d&#8217;or</h4>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/jeune-femme-leonor-serraille/" title="Jeune femme, de Léonor Serraille">Jeune femme</a></em>, de Léonor Serraille<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix Un Certain Regard</h4>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/homme-integre-mohammad-rasoulof/" title="Un homme intègre, de Mohammad Rasoulof">Un homme intègre</a></em>, de Mohammad Rasoulof<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix d&#8217;interprétation féminine Un Certain Regard</h4>
<p>Jasmine Trinca pour <em>Fortunata</em>, de Sergio Castellito<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix de la poésie du cinéma Un Certain Regard</h4>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/barbara-mathieu-amalric-jeanne-balibar/" title="Barbara, de Mathieu Amalric">Barbara</a></em>, de Mathieu Amalric<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix de la mise en scène Un Certain Regard</h4>
<p>Taylor Sheridan pour <em>Wind River</em><br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix du jury Un Certain Regard</h4>
<p><em>Les Filles d&#8217;Avril</em>, de Michel Franco</p>
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		<title>Cannes 2017 : le palmarès de Grand Écart</title>
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		<pubDate>Sat, 27 May 2017 16:35:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'actu du 70e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>

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		<description><![CDATA[Un de plus. Pour la plupart d'entre nous, ça fait dix ans qu'on se rend chaque année au Festival de Cannes. Onze pour certains. Des grands films, on en a vu. Des mauvais, quelques-uns. Des...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/05/palmier-croisette.jpg" alt="Un palmier sur la Croisette" width="250" height="167" class="alignleft size-full wp-image-2568" />Un de plus. Pour la plupart d&#8217;entre nous, ça fait dix ans qu&#8217;on se rend chaque année au Festival de Cannes. Onze pour certains. Des grands films, on en a vu. Des mauvais, quelques-uns. Des déceptions au moment du palmarès, on en a eu. Cette année encore, on se prête au jeu du palmarès de la rédaction, qui n&#8217;est pas un pronostic. Pedro Almodovar et son jury vont peut-être récompenser tous les autres films, et pas ceux-là&#8230; Ou alors on les a tous, mais dans le désordre. Qui sait. Peu importe, Cannes nous a livré de très beaux films cette année, même ceux qui ne figurent pas au palmarès &#8211; le nôtre ou l&#8217;officiel que nous connaîtrons demain. Voilà notre palmarès rêvé : les films qui nous ont le plus transportés, qui nous ont fait chavirer, surpris ou éblouis pendant cette dixième &#8211; onzième pour certains, et bientôt douzième &#8211; <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/films-competition-70e-festival-cannes-selection-jury-almodovar-2017/" title="17/05-28/05 : 70e Festival de Cannes">quinzaine cannoise</a>.</p>
<h4>Notre Palme d&#8217;or</h4>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/120-battements-par-minute-robin-campillo/" title="120 battements par minute, de Robin Campillo">120 battements par minute</a></em>, de Robin Campillo</p>
<h4>Notre Grand Prix</h4>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/cannes-nelyubov-faute-amour-andrei-zviaguintsev/" title="Faute d’amour, d’Andreï Zviaguintsev">Faute d&#8217;amour</a></em>, d&#8217;Andreï Zvyaguintsev</p>
<h4>Notre Prix d&#8217;Interprétation masculine</h4>
<p>Robert Pattinson dans <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/robert-pattinson-good-time-benny-josh-safdie/" title="Good Time, de Benny et Josh Safdie">Good Time</a></em>, de Benny et Josh Safdie</p>
<h4>Notre Prix d&#8217;Interprétation féminine</h4>
<p>Diane Kruger dans <em>In the Fade</em>, de Fatih Akin</p>
<h4>Notre Prix du Scénario</h4>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/vers-la-lumiere-hikari-naomi-kawase/" title="Vers la lumière, de Naomi Kawase">Vers la lumière</a></em>, de Naomi Kawase<br />
<span id="more-25618"></span></p>
<h4>Notre Prix de la Mise en scène</h4>
<p><em>You Were Never Really Here</em>, de Lynne Ramsay</p>
<h4>Notre Prix du Jury</h4>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/une-femme-douce-sergei-loznitsa-russie/" title="Une femme douce, de Sergei Loznitsa">Une femme douce</a></em>, de Sergei Losnitza</p>
<p>Et sinon, vous pouvez aussi lire notre <a href="http://www.grand-ecart.fr/70e-festival-cinema-cannes/actualite-film-2017/faux-pronostic-cite-peur-les-nuls-hommage/" title="Cannes 2017 : le faux pronostic">faux pronostic</a>&#8230;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Cannes 2017 : le faux pronostic</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/70e-festival-cinema-cannes/actualite-film-2017/faux-pronostic-cite-peur-les-nuls-hommage/</link>
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		<pubDate>Sat, 27 May 2017 15:46:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'actu du 70e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>

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		<description><![CDATA[Un certain nombre de spectateurs n'étaient pas nés au moment de la sortie du film de Les Nuls <em>La Cité de la peur</em>, une comédie familiale. Ce n'est pas une raison pour ne pas leur...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/05/cite-peur.jpg" alt="La Cité de la peur" width="250" height="163" class="alignleft size-full wp-image-3190" />Un certain nombre de spectateurs n&#8217;étaient pas nés au moment de la sortie du film de Les Nuls <em>La Cité de la peur</em>, une comédie familiale. Ce n&#8217;est pas une raison pour ne pas leur faire profiter de notre faux palmarès de ce <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/films-competition-70e-festival-cannes-selection-jury-almodovar-2017/">70e Festival de Cannes</a>.</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Prix Savez-vous danser la carioca</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/jeannette-enfance-jeanne-arc-bruno-dumont/" title="Jeannette, l’enfance de Jeanne d’Arc, de Bruno Dumont">Jeannette</a></em>, de Bruno Dumont</p>
<p><strong>Prix Remboursez nos invitations</strong><br />
<em>D&#8217;après une histoire vraie</em>, de Roman Polanski</p>
<p><strong>Prix Laissez la police faire son travail</strong><br />
<em>L&#8217;Intrusa</em>, de Leonardo Di Constanzo</p>
<p><strong>Prix Juste un doigt, vous voulez pas un whisky d’abord</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/un-beau-soleil-interieur-claire-denis/" title="Un beau soleil intérieur, de Claire Denis">Un beau soleil intérieur</a></em>, de Claire Denis</p>
<p><strong>Prix Vous savez où trouver de bonnes gencives de porc dans la région</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/okja-bong-joon-ho/" title="Okja, de Bong Joon-ho">Okja</a></em>, de Bong Joon-ho</p>
<p><strong>Prix Il ne peut plus rien nous arriver d’affreux maintenant</strong><br />
<em>In the Fade</em>, de Fatih Akin</p>
<p><strong>Prix O, D, I, maintenant L, qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/une-femme-douce-sergei-loznitsa-russie/" title="Une femme douce, de Sergei Loznitsa">Une femme douce</a></em>, de Sergei Loznitsa ex aequo avec <em>Twin Peaks</em> saison 3, de David Lynch<br />
<span id="more-25612"></span><br />
<strong>Prix Des voitures qu’elles sont bien pour les conduire</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/frost-sharunas-bartas/" title="Frost, de Sharunas Bartas">Frost</a></em>, de Sharunas Bartas</p>
<p><strong>Prix Laissez-moi passer j’ai une invit’</strong><br />
Netflix pour ses multiples présences à Cannes</p>
<p><strong>Prix Meurs, pourriture communiste</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/cannes-nelyubov-faute-amour-andrei-zviaguintsev/" title="Faute d’amour, d’Andreï Zviaguintsev">Faute d&#8217;amour</a></em>, d&#8217;Andreï Zvyaguintsev</p>
<p><strong>Prix Skölofensrü</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/the-square-ruben-ostlund/" title="The Square, de Ruben Ostlund">The Square</a></em>, de Ruben Ostlund</p>
<p><strong>Prix Alors que revoilà la sous-préfète</strong><br />
Nicole Kidman pour ses multiples présences à Cannes (<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/the-beguiled-les-proies-sofia-coppola/" title="Les Proies, de Sofia Coppola">Les Proies</a></em>, <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/mise-a-mort-cerf-sacre-yorgos-lanthimos/" title="Mise à mort du cerf sacré, de Yorgos Lanthimos">Mise à mort du cerf sacré</a></em>, <em>How to Talk to Girls at Parties</em>, <em>Top of the Lake</em> saison 2)</p>
<p><strong>Prix C&#8217;est une véritable boucherie</strong><br />
<em>The Villainess</em>, de Jung Byun-gil</p>
<p><strong>Prix Je n’écrirai rien sur ce film, c’est une merde</strong><br />
<em>Bushwick</em>, de Cary Murnion et Jonathan Milott</p>
<p><strong>Prix Paf pastèque</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/homme-integre-mohammad-rasoulof/" title="Un homme intègre, de Mohammad Rasoulof">Un homme intègre</a></em>, de Mohammad Rasoulof</p>
<p><strong>Prix Je suis le Pape et j’attends ma sœur</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/jupiter-moon-kornel-mundruczo/" title="Jupiter’s Moon, de Kornel Mundruczo">Jupiter&#8217;s Moon</a></em>, de Kornel Mundruczo</p>
<p><strong>Prix Un pull-over ça moule, et une moule ça pue l’ovaire</strong><br />
<em>L&#8217;Amant double</em>, de François Ozon</p>
<p><strong>Prix Banco, on vend la caravane</strong><br />
<em>Mobile Home</em>, de Vladimir de Fontenay ex aequo avec <em>Cuori puri</em>, de Roberto de Paolis</p>
<p><strong>Prix Monsieur n&#8217;est pas une tapette géante, monsieur est commissaire de police</strong><br />
<em>Twin Peaks</em> saison 3, de David Lynch</p>
<p><strong>Prix En fait, je suis pas vraiment acteur</strong><br />
La famille Amato dans <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/a-ciambra-jonas-carpignano/" title="A ciambra, de Jonas Carpignano">A ciambra</a></em>, de Jonas Carpignano<br />
Mention spéciale à Eva Green dans <em>D&#8217;après une histoire vraie</em>, de Roman Polanski</p>
<p><strong>Prix On vote ? Moi je vote : il bluffe</strong><br />
Yorgos Lanthimos pour <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/mise-a-mort-cerf-sacre-yorgos-lanthimos/" title="Mise à mort du cerf sacré, de Yorgos Lanthimos">Mise à mort du cerf sacré</a></em></p>
<p><strong>Prix Qu&#8217;est-ce qu&#8217;il y connaît aux filles, Rick Hunter ?</strong><br />
Colin Farrell dans <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/the-beguiled-les-proies-sofia-coppola/" title="Les Proies, de Sofia Coppola">Les Proies</a></em>, de Sofia Coppola</p>
<p><strong>Prix Simon, va falloir nous le vendre, ce film</strong><br />
<em>A fabrica de nada</em>, de Pedro Pinho</p>
<p><strong>Prix Quand je suis content, je vomis</strong><br />
<em>How to Talk to Girls at Parties</em>, de John Cameron Mitchell</p>
<p><strong>Prix Pour des raisons de budget, la scène suivante sera entièrement doublée à la bouche</strong><br />
<strong><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/barbara-mathieu-amalric-jeanne-balibar/" title="Barbara, de Mathieu Amalric">Barbara</a></strong>, de Mathieu Amalric</p>
<p><strong>Prix Jetez-moi là</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/portraits/the-rider-rodeo-brady-jandreau-interview-chloe-zhao-cannes-2017/" title="Rencontre avec Chloe Zhao">The Rider</a></em>, de Chloe Zhao</p>
<p><strong>Prix Cons de mimes</strong><br />
La femme douce de <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/une-femme-douce-sergei-loznitsa-russie/" title="Une femme douce, de Sergei Loznitsa">Une femme douce</a></em>, de Sergei Loznitsa</p>
<p><strong>Prix A votre avis, c&#8217;est qui le plus fort, l&#8217;hippopotame ou l&#8217;éléphant ? Parce que l&#8217;hippopotame il est quand même très fort</strong><br />
Joaquin Phoenix dans <em>You Were Never Really Here</em>, de Lynne Ramsay</p>
<p><strong>Prix La victime a été tuée à la saucisse et au marteau</strong><br />
<em>You Were Never Really Here</em>, de Lynn Ramsay</p>
<p><strong>Prix Et mes cousins ils ont dormi dans la chambre du bas parce que j&#8217;avais prêté mon pull à ma sœur</strong><br />
<em>The Meyerowitz Stories</em>, de Noah Baumbach</p>
<p><strong>Prix Pendant ce temps à Vera Cruz</strong><br />
<em>La Defensa del dragon</em>, de Natalia Santa</p>
<p>Et bien sûr, notre <a href="http://www.grand-ecart.fr/70e-festival-cinema-cannes/actualite-film-2017/pronostic-palmares-redaction/" title="Cannes 2017 : le palmarès de Grand Écart">vrai palmarès rêvé est ici</a> !</p>
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		<title>Western, de Valeska Grisebach</title>
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		<pubDate>Sat, 27 May 2017 12:52:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Les films de la section Un Certain Regard]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Autriche]]></category>
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		<description><![CDATA[Un groupe d’ouvriers allemands part travailler sur un chantier en Bulgarie. Ils montent leur baraquement et hissent leur drapeau allemand en haut d’une colline à quelques galops d’un village perdu...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Il a les yeux revolver… </h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/western-valeska-grisebach-s.jpg" alt="Western, de Valeska Grisebach" title="Western, de Valeska Grisebach" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-25566" /><strong>Le pitch…</strong> Un groupe d’ouvriers allemands part travailler sur un chantier en Bulgarie. Ils montent leur baraquement et hissent leur drapeau allemand en haut d’une colline à quelques galops d’un village perdu. Dévier le cours d’une rivière pour installer une infrastructure : leur chantier semble une montagne pour le peu de mains qu’ils ont. D’un côté les Allemands, de l’autre les villageois bulgares. Entre les deux, la barrière de la langue. Et Meinhard (Meinhard Neumann), nouveau venu parmi les travailleurs qui ne sait pas trop où est sa place. </p>
<p><strong>Et donc ?&#8230;</strong> Un décor de western, des démarches de cow-boys, un café dans un village paumé en guise de saloon, quelques femmes, des regards revolver et des chevaux sauvages qu’on apprivoise. Le titre du film de Valeska Grisebach est d’abord à prendre au premier degré. Un western moderne dans une sorte de no man’s land bulgare où l’eau semble denrée rare et où les loisirs ne sont pas légion. Au cœur de ce film au scénario subtil et à l’image léchée, il y a surtout la langue. Sans elle, comment comprendre l’autre, dépasser ses préjugés et ne pas déraper. Pourtant malgré cette barrière Meinhard, l’ancien de la Légion étrangère, décide de partir à la rencontre de l’autre et tente de se faire accepter. Silencieux, il est l’honnête homme, alors que ses collègues de chantier balancent leurs remarques hostiles et nationalistes. Une tension palpable traverse ce long-métrage produit par Maren Ade (<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/toni-erdmann-maren-ade/" title="Toni Erdmann, de Maren Ade">Toni Erdmann</a></em>). Tout pourrait basculer…</p>
<p>&nbsp;<br />
Western <em>de Valeska Grisebach, avec Meinhard Neumann, Reinhardt Wetrek, Syuleyman Alilov Letifov, Vyara Borisova et Kevin Bashev. Allemagne, Autriche, Bulgarie, 2017. Présenté en sélection Un certain Regard au 70e Festival de Cannes.</em></p>
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