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	<title>Grand Écart &#187; cinéma</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Rencontre avec Jean-François Rauger</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Feb 2017 13:41:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Menossi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Cinémathèque française]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[Gérardmer]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 28 janvier dernier, Jean-François Rauger rendait un vibrant hommage au cinéaste japonais Kiyoshi Kurosawa, invité d’honneur du 24e Festival de Gérardmer. Directeur de la programmation de...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/02/JFRauge-Gerardmer2017.jpg" alt="Jean-François Rauger" title="Jean-François Rauger" width="280" height="210" class="alignleft size-full wp-image-24816" /><strong>Le 28 janvier dernier, Jean-François Rauger rendait un vibrant hommage au cinéaste japonais Kiyoshi Kurosawa, invité d’honneur du <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/24e-festival-film-fantastique-gerardmer-2017/" title="25/01-29/01 : 24e Festival de Gérardmer">24e Festival de Gérardmer</a>. Directeur de la programmation de la Cinémathèque française (partenaire de Gérardmer), critique de cinéma émérite et fin connaisseur du cinéma fantastique, il a accepté de nous rencontrer. Entre réflexions générales, ode à Kurosawa et souvenirs de toiles.</strong></p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Comment se porte le cinéma fantastique ?</strong></p>
<p>Le fantastique s’est aujourd’hui répandu pour dépasser la production des films à petit budget et pour atteindre des productions plus riches, plus populaires. Donc l’idée de surnaturel au cinéma est une idée qui se porte bien. Concernant le cinéma de genre, c’est une autre histoire… J’ai l’impression que les structures cinématographiques qui ont longtemps permis à un cinéma dit « de genre » d’exister ont aujourd’hui disparu. Le cinéma de genre, c’est un cinéma qui se porte bien lorsqu’il y a de la place pour la série B au sens large… Et j’ai l’impression qu’aujourd’hui l’idée de genre est de plus en plus difficilement cernable, si l’on s’en tient au cinéma exploité en salles. Les frontières sont devenues beaucoup plus floues. </p>
<p><strong>Quelle relation entretenez-vous avec le <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/24e-festival-film-fantastique-gerardmer-2017/">Festival de Gérardmer</a> ?</strong></p>
<p>Gérardmer est un lieu de découvertes privilégié. C’est un festival qui a le souci d’interroger non seulement le présent du cinéma fantastique mais aussi son histoire. A l’image, cette année, de la rétrospective consacrée à <a href="http://www.grand-ecart.fr/portraits/hommage-kiyoshi-kurosawa-japon-gerardmer-2017/">Kiyoshi Kurosawa</a>. Le partenariat entre la Cinémathèque et le Festival s’est donc imposé tout naturellement. Et voilà maintenant plus de dix ans que nous entretenons cette relation privilégiée.<span id="more-24809"></span></p>
<p><strong>A propos de Kiyoshi Kurosawa, comment résumeriez-vous son parcours au sein du cinéma fantastique ?</strong></p>
<p>C’est un cinéaste cinéphile qui s’est notamment intéressé au cinéma américain des années 1970. Mais c’est évidemment quelqu’un qui s’inscrit aussi dans la tradition purement japonaise du film de fantômes. Une figure importante que l’on trouve déjà chez Mizoguchi et même avant. Mais Kiyoshi a apporté quelque chose de nouveau. c&#8217;est un pur cinéaste. Dans ses films, les sentiments d’inquiétude, d’angoisse proviennent avant tout de la mise en scène. Du cadre, de la bande-son, de ce qui peut parfois dysfonctionner entre les deux… C’est un cinéma où l’on n’est jamais certain de ce que l’on nous montre. C’est un cinéma très réaliste qui évoque des situations familières, presque quotidiennes parfois, où le fantastique n’est là que pour figurer les pulsions ou les projections des personnages. Le fantôme, chez Kiyoshi Kurosawa, ce n’est pas seulement le remord, le repentir, c’est aussi le désir de mort, la volonté d’annihiler l’autre. Etre, c’est nier l’être. C’est une philosophie qui traverse tous ses films, me semble-t-il. </p>
<p><strong>Le premier souvenir de film qui vous ait fait frissonner ?</strong></p>
<p>Le premier film purement fantastique que j’ai vu au cinéma, c’est un film anglais de la Hammer, <em>Dracula vit toujours à Londres</em>. Ca faisait alors un moment que je tournais autour du cinéma de genre. Quand on est enfant, on est fasciné par cette dimension imaginaire du cinéma. Après, parmi les premiers films à m’avoir « effrayé », je pense que <em>Psychose</em> d’Hitchcock reste indépassable. </p>
<p><strong>Votre dernière « claque » fantastique ?</strong></p>
<p><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/under-the-shadow-babak-anvari-prix-jury-gerardmer-2017/"><em>Under the Shadow</em></a>, le film de l’iranien Babak Anvari projeté cette année en compétition à Gérardmer [dont il est reparti avec le prix du Jury, ex æquo avec la drôle de déclinaison italienne du film de super-héros, <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/on-appelle-jeeg-robot-gabriele-mainetti/"><em>On l’appelle Jeeg Robot</em></a>, ndlr]. Une histoire de fantôme, de <em>djinn</em> en Iran, dans les années 1980. C’est un film qui traite exactement le surnaturel comme moi j’aime qu’il soit traité, en partant d’une situation très familière mais qui la dépasse, parce qu’insupportable, en recourant au surnaturel. Il faut toujours qu’il y ait quelque chose qui vous rattache au réel, ça ne fait que renforcer la dimension fantastique du film.</p>
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		<title>Humeur cannoise #1 : Un petit texte pour rigoler</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/69e-festival-cinema-cannes/actualite-film-2016/humeur-selection-fremaux-cinema-maralpin/</link>
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		<pubDate>Fri, 15 Apr 2016 07:42:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'actu du 69e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>

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		<description><![CDATA[Une certaine tendance du cinéma maralpin - Si le beaujolais nouveau est associé au troisième jeudi de novembre, Thierry Frémaux a son heure annuelle la première quinzaine d'avril...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Une certaine tendance du cinéma maralpin</h3>
<p> <br />
<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/04/marches-palais-cannes-photographes-©-FDC.jpg" alt="Les photographes du Festival de Cannes - (c) FDC" title="Les photographes du Festival de Cannes - (c) FDC" width="280" height="186" class="alignleft size-full wp-image-23443" />Si le beaujolais nouveau est associé au troisième jeudi de novembre, Thierry Frémaux a son heure annuelle la première quinzaine d&#8217;avril. Le Lyonnais sort alors de sa tanière, que l&#8217;on imagine tapissée par les centaines de DVD moldaves, ouzbeks, micronésiens, péruviens et béninois qui lui sont adressés chaque année, et devient spectacle, lui, le seul homme au monde capable vraiment de dire l&#8217;état du cinéma actuel. Accompagné de son Pierre Lescure de président, le voici face à un parterre de journalistes sur les dents, ayant reçu leur invitation à la conférence de presse officielle du Festival entre deux notifications du Pierre &#038; Vacances de La Bocca (respectivement &#8220;confirmation de votre réservation d&#8217;un f2 pour 16 personnes pendant 10 jours&#8221; et &#8220;Vacances dernière minute à Zadar&#8221;). Comme chaque année, Titi (pour les intimes) égrène LA liste, celle qui te fait cauchemarder la nuit, toi le cinéaste en herbe qui a commencé sur Hi8 ou sur DV, toi l&#8217;étudiant en cinéma qui rêve de remercier tout le quartier quand tu recevras des mains de Meg Ryan la Palme d&#8217;or, toi l&#8217;impétrant au Cours Simon qui galère sur Stanislavsky au fond de ton obscure studette. Et ensuite, répondant aux questions des folliculaires, le délégué général se transforme en Nanni Moretti dans <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/habemus-papam-nanni-moretti/" title="Habemus Papam, de Nanni Moretti"><em>Habemus Papam</em></a>. Arbitre de volley d&#8217;une partie entre les cardinaux européens et leurs homologues d&#8217;Océanie, il doit expliquer aux pays émergents que leur présence sera pour le prochain conclave. <span id="more-23437"></span></p>
<p>En 2016, exit donc de la compétition la Chine, le Mexique, pas mal de pays du Moyen-Orient, l&#8217;Italie, etc. Nos amis réalisateurs venus de ces patries secondaires du septième art passeront leur tour, comme d&#8217;autres avant eux. A l’instar du football, la prime qualificative est donnée au pays hôte, avec entre trois et quatre films tricolores compétiteurs chaque année. Pour le reste, le cinéma maralpin concerne non des pays mais des auteurs, venus d&#8217;horizons divers, mais que l&#8217;on pourrait ranger dans la grande catégorie du &#8220;cinéasme&#8221;.</p>
<p>Alors le cinéasme est pratiqué par ce que l&#8217;on appelle des cinéastes. C&#8217;est un pan entier du septième art qui s&#8217;appuie sur un réseau d&#8217;environ quinze salles, dont les plus connues se situent à Sundance, Toronto, Venise, Locarno, Berlin ou Cannes. Le cinéasme ne produit pas de bouses, merdes et autres gros navets. Non, tels les grands crus classés, ils sont acquis en primeur par les gourmets des villes précitées, avant la fin de la vinification, et l&#8217;on parlera donc de millésime moins équilibré, ou de ceps victimes d&#8217;intempéries sévères. Ce petit goût de poubelle que les plus fin palais trouveront au dernier <a href="http://www.grand-ecart.fr/portraits/winter-sleep-interview-rencontre-nuri-bilge-ceylan/" title="Rencontre avec Nuri Bilge Ceylan">Nuri Bilge Ceylan</a>, cette sensation de verdeur dans le magnum de <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/mommy-xavier-dolan/" title="Mommy, de Xavier Dolan">Dolan</a> ou ce piquant en bouche du nouveau <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/melancholia-lars-von-trier/" title="Melancholia, de Lars von Trier">von Trier</a> ne pourront, au Jugement Dernier venu, que venir à peine écorner une œuvre &#8220;inégale mais puissante&#8221;, &#8220;irrégulière mais salvatrice&#8221;. Car, dès lors qu&#8217;on y a goûté, le cinéasme a un goût de reviens-y, le parfum vanillé du fût de chêne dans lequel on transforme des objets cinématographiques divers en films de festoche. La dégustation de cette année honorera encore des œnologues confirmés ; les taquins déploreront que ni Marvel ni DC n&#8217;aient réussi à faire projeter leurs productions sur la Croisette. Mais que ferait cette bière tiède que l&#8217;on boit sans soif à longueur d&#8217;année au milieu de la seule Foire aux vins garantie sans ivresse ?</p>
<p>Ne préjugeons donc pas de la qualité du <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/69e-festival-international-film-cannes-2016/" title="11/05-22/05 : 69e Festival de Cannes">Festival 2016</a>, car avant tout palmarès, c&#8217;est le cinéasme qui sortira grandi de cette tournée des grands ducs.</p>
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		<title>Souvenirs de toiles de Rose</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Jun 2015 08:35:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Souvenirs de toiles]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Claude Lelouch]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>

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		<description><![CDATA[Après déjà dix ans de carrière, la chanteuse Rose continue d’éclore avec <em>Pink Lady</em>, à paraître chez Columbia le 15 juin. Un album qui distille un véritable parfum cinématographique...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/06/Rose-artiste.jpg" alt="Rose artiste" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-22074" />Après déjà dix ans de carrière, la chanteuse Rose continue d’éclore avec <em>Pink Lady</em>, à paraître chez Columbia le 15 juin. Un album qui se savoure pétale après pétale et distille un véritable parfum cinématographique… </p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Votre premier film ?</strong></p>
<p>J’ai été élevée à Louis de Funès. J’ai donc grandi avec des comédies comme <em>Rabbi Jacob</em>, mais aussi d’autres, comme <em>Les Compères</em>, de Francis Veber. On ne regardait la télévision que le dimanche soir, quand il y avait ce genre de films. Je n’ai pas grandi avec des films d’auteurs, mais avec du cinéma pour rire. A l’adolescence, le cinéma, c’était surtout pour pécho… On allait voir les films que les garçons choisissaient, comme <em>58 minutes pour vivre</em>. Mais bon, pour ce qu’on voyait du film…</p>
<p><strong>Le film qui a bercé votre enfance ?</strong></p>
<p>Avec mon frère, on regardait en boucle <em>Itinéraire d’un enfant gâté</em>, de Claude Lelouch. Mais je peux citer aussi <em>La Boum</em>, <em>L’Etudiante</em>, la trilogie <em>Fantômas</em> ou <em>Les Bronzés font du ski</em> (1979). Dès que ça passe à la télé, je regarde !</p>
<p><strong>L’acteur ou l’actrice disparu(e) avec qui vous aimeriez dîner ?</strong></p>
<p>Romy Schneider. C’était le sosie de ma mère. Pour moi, c’était la beauté à l’état pur, la classe incarnée. </p>
<p><strong>La VHS que vous conservez précieusement ?</strong></p>
<p>Ce sera définitivement <em>Itinéraire d’un enfant gâté</em>. Mon père a d’ailleurs toujours la cassette, en version enregistrée à la télé et donc en piteux état, ainsi qu’un magnétoscope ! <span id="more-22073"></span></p>
<p><strong>Le film le plus érotique ?</strong></p>
<p>Des films comme <em>Eyes Wide Shut</em> ou <em>Basic Instinct</em> qu’on regardait en cachette. Mais j’avoue ne pas trop m’y connaître dans ce domaine. Sinon, il y a <em>Mulholland Drive</em> aussi !</p>
<p><strong>Le film interdit qu’on essaie de se procurer par tous les moyens ?</strong></p>
<p><em>La Folle Journée de Ferris Bueller</em>, de John Hugues <em>[1986, avec Jennifer Gray et Matthew Broderick, ndlr]</em>. C’est un film culte pour moi, que je recherche activement. Impossible de le retrouver. C’est un film dingue et fin en même temps, qui vaut toutes les comédies américaines actuelles.</p>
<p><strong>Les premières grosses larmes devant un film ?</strong></p>
<p><em>La Liste de Schindler</em>, en 1993. Je n’ai pas arrêté de pleurer !</p>
<p><strong>Et les derniers fous rires au cinéma ?</strong></p>
<p><em>Tellement proches</em>, d’Eric Toledano et Olivier Nakache. Je l’ai vu deux milliards de fois ! Mais récemment, j’ai revu <em>Un éléphant ça trompe énormément</em> et j’ai beaucoup ri avec cette scène géniale où Guy Bedos, qui interprète un médecin, face à un patient atteint d’une maladie grave, ne prend pas de gants avec lui et se plaint même de sa tendinite qu’il a eue au tennis !</p>
<p><strong>Il y aurait qui dans votre Panthéon ciné ?</strong></p>
<p>Michèle Mercier pour les souvenirs d’Angélique. Elle est au Panthéon direct ! Sinon il y aurait Julianne Moore que j’adore, Catherine Deneuve qui est incroyablissime, Depardieu, Bette Midler, DiCaprio, Sharon Stone…</p>
<p><strong>Votre pseudonyme vient du film <em>The Rose</em>, de Mark Rydell. Pourquoi ce choix ?</strong></p>
<p>Ca vient de Janis Joplin, dont je suis fan. Je l’ai réellement découverte grâce au film <em>Janis et John</em>, de Samuel Benchetrit. Ca a été une révélation pour moi. Je me suis alors littéralement passionnée pour elle. Et quand je cherchais un pseudonyme qui me correspondrait, j’avais d’abord songé à « Pearl » <em>[surnom de Janis Joplin, ndlr]</em>, mais j’ai repensé au film <em>The Rose</em> que j’avais vu et dans lequel Bette Midler interprète une chanteuse inspirée de Janis Joplin. Et j’ai trouvé que Rose m’allait plutôt bien. Pour la petite histoire, la chanteuse Pink a choisi ce pseudo pour les mêmes raisons !</p>
<p><strong>Pourriez-vous composer pour le cinéma ?</strong></p>
<p>Je verrais bien mes chansons dans un film. Je les écris parfois dans ce sens. J’aimerais beaucoup qu’au moins l’une d’entre elles fasse partie d’une bande originale. Je demande d’ailleurs à des amis qui font du cinéma de prendre un de mes titres. Bon, ce n’est pas encore le cas, mais ça viendra peut-être !</p>
<p><strong>Quel est votre type de cinéma ?</strong></p>
<p>J’adore les films français, surtout les comédies, les comédies dramatiques, avec de bons dialogues, de bons acteurs. Dès les premières minutes, je sais si ce sera un navet ou non. Mais parfois, il peut y avoir de bonnes surprises comme pour <em>Les Souvenirs</em>, de Jean-Paul Rouve qui commence bizarrement et qui en fait est très beau, avec de jolies répliques, qu’on a envie de garder en mémoire comme dans un bon livre dont on surligne les belles phrases. </p>
<p><strong>Dans votre dernier album, <em>Pink Lady</em>, vous écrivez des histoires qui pourraient donner lieu à des films…</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/06/Cover-album-Pink-Lady-de-Rose.jpg" alt="Couverture album Pink Lady de Rose" width="280" height="280" class="alignright size-full wp-image-22075" />J’essaie en effet de me diriger vers ce qui me ressemble le plus, de m’éloigner des étiquettes qu’on m’a collées, notamment avec mon album précédent. Je me dirige donc petit à petit vers ce que fait mon maître, Alain Souchon. Par exemple, avec le titre <em>Partie remise</em>, je parle de la vie d’un pompiste. En fait, je n’invente rien, mais j’essaie de cinématographier ma musique, sans aller vers un côté trop réaliste. Ca, je n’y arrive pas. </p>
<p><strong>Vous fêtez vos dix ans de carrière. Comment a évolué la Rose d’alors à celle d’aujourd’hui ?</strong></p>
<p>C’est un vrai film ! J’ai l’impression d’avoir eu dix vies. J’ai mûri, tout en gardant une âme d’enfant. La même que Le Petit Prince que je lis à mon fils chaque soir. Je deviens plus concrète, moins rêveuse, je fantasme moins la vie et l’appréhende plus concrètement. Toutefois, c’est un grand écart perpétuel dans ma tête et dans ce que je fais et écoute. Je suis quelque part entre chaque chose de la vie qui est un bonheur à vivre et une certaine folie qui ne me quitte pas…</p>
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		<title>Cannes Soundtrack 2015 : Let the music play !</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/cinema/cannes-soundtrack-musique-film-bo-2015/</link>
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		<pubDate>Fri, 15 May 2015 08:30:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[La Semaine de la Critique 2015]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
		<category><![CDATA[musique de films]]></category>

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		<description><![CDATA[On parle musique de films avec quelques membres du jury de Cannes Soundtrack 2015. ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/cannes-soundtrack-award.jpg" alt="Cannes Soundtrack" title="Cannes Soundtrack" width="280" height="200" class="alignleft size-full wp-image-21317" /><strong>Point commun entre Gilles Medioni (<em>L’Express</em>), Thomas Baurez (<em>Studio Ciné live</em>), Benoît Basirico (<em>Cinezic</em>), Jacques Mandelbaum <em>Le Monde</em> et Gérard Delorme (<em>Première</em>) ? Ils font partie du jury de Cannes Soundtrack (comme Grand Écart) qui récompense la meilleure musique pour un des films en Compétition officielle. Alors petit tour express pour comprendre ce qu’est et comment se vit la musique de film pour ces cinéphiles en goguette sur la Croisette.</strong><br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;</p>
<p><strong>La chose qui vous touche le plus quand on parle musique et cinéma ?</strong> </p>
<p><strong>Gilles Medioni</strong> : L&#8217;interstice entre les silences et les images.<br />
<strong>Thomas Baurez</strong> : Quand la musique ne se contente pas d&#8217;accompagner une action ou un sentiment mais possède sa vie propre et peut éventuellement entrer en dissonance avec ces mêmes actions et sentiments.<br />
<strong>Gérard Delorme</strong> : Quand la musique se fait oublier comme si elle faisait partie du bruitage.<br />
<strong>Jacques Mandelbaum</strong> : La scène de la fête dans <em>Haut les mains</em> (1967) de Jerzy Skolimowski. Une musique de folie de Krzysztof Komeda pour une équation du lyrisme mécanique.<br />
<strong>Benoît Basirico</strong> : La musique fait partie d&#8217;un film au même titre que les autres éléments, la plus grande réussite, c’est lorsque cette alchimie paraît être une évidence, quand la musique s&#8217;associe au récit, aux personnages, au décor, à la lumière, au montage&#8230; Non comme une simple illustration vaine (le fameux &#8220;papier peint&#8221; décrié par Stravinsky) ni comme une nécessité (la musique comme un &#8220;pansement&#8221; ou &#8220;béquille&#8221;), mais comme un personnage en soi, avec sa propre existence, qui ne soit ni en dessous ni au-dessus du tout. <span id="more-21309"></span></p>
<p><strong>Votre dernier coup de cœur musical au cinéma ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/It-follows-david-robert-mitchell-affiche.jpg" alt="It follows de David Robert Mitchell" width="210" height="280" class="alignright size-full wp-image-21325" /><strong>Gilles Medioni</strong> : Syd Matters pour <em>L&#8217;Echappée belle</em>, d&#8217;Emilie Cherpitel et la chanson du générique de fin, <em>Bella Ciao</em>, interprétée par Clotilde Hesme.<br />
<strong>Thomas Baurez</strong> : Les compositions très feutrées de Jean-Louis Aubert pour <em>L&#8217;Ombre des femmes</em> de Philippe Garrel et le lyrisme de Grégoire Hetzel pour <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/trois-souvenirs-jeunesse-arnaud-desplechin/" title="Trois souvenirs de ma jeunesse, d’Arnaud Desplechin">Trois souvenirs de ma jeunesse</a></em> d&#8217;Arnaud Desplechin.<br />
<strong>Gérard Delorme</strong> : La BO de Matt Johnson pour <em>Hyena</em>. Une autre : celle de <em>Duke of Burgundy</em>.<br />
<strong>Jacques Mandelbaum</strong> : <em>Space Oddity</em> de David Bowie dans <em>Moi et toi</em> de Bernardo Bertolucci.<br />
<strong>Benoît Basirico</strong> : <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/53e-semaine-critique/it-follows-david-robert-mitchell/" target="_blank">It Follows</a></em> de Disasterpeace.</p>
<p><strong>C&#8217;est quoi une bonne musique de film ?</strong></p>
<p><strong>Gilles Medioni</strong> : Celle qui nous prend en douceur, par surprise (bonne) et nous retient.<br />
<strong>Thomas Baurez</strong> : Celle qui s&#8217;entend avec les images (dans les deux sens du terme) et qui s&#8217;écoute avec le temps.<br />
<strong>Gérard Delorme</strong> : Celle qui met en valeur l&#8217;action en y apportant une dimension supplémentaire (c&#8217;est souvent le cas lorsqu&#8217;elle agit en contrepoint).<br />
<strong>Jacques Mandelbaum</strong> : Une partition qui ni ne s&#8217;impose ni ne s&#8217;efface, mais qui affirme la puissance abstraite de la musique en intelligence avec la passion charnelle du cinéma.<br />
<strong>Benoît Basirico</strong> : Une bonne musique de film n&#8217;est pas forcément une &#8220;bonne musique&#8221; (c&#8217;est-à-dire une musique complexe, singulière, appréciable seule sur disque), mais une bonne musique de film est une &#8220;bonne musique pour un film&#8221;. Ainsi, aucune règle préétablie ne doit s&#8217;imposer, une musique de film n&#8217;est pas un style musical, mais simplement les bons choix pour un film précis. S&#8217;il suffit de trois notes pour illustrer l&#8217;attaque d&#8217;un requin, cela peut fonctionner. L&#8217;essentiel d&#8217;une bonne musique de film est de contribuer à nous faire aimer le film. </p>
<p><strong>Dans la compétition cannoise, qu&#8217;avez-vous hâte de découvrir, musicalement parlant ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/love-gaspar-noe.jpg" alt="Love de Gaspar Noé" width="197" height="280" class="alignleft size-full wp-image-21330" /><strong>Gilles Medioni</strong> : La BO de <i>Love</i>, de Gaspar Noé.<br />
<strong>Thomas Baurez</strong> : Carter Burwell pour <i>Carol</i> de Todd Haynes. Les Coen y seront forcément sensibles ! Et Chris Douridas, chez Gus Van Sant, c&#8217;est excitant.<br />
<strong>Gérard Delorme</strong> : <i>Mad Max Fury Road</i>. George Miller est un génie du cinéma, il avait su magistralement choisir et placer la musique dans <i>Mad Max 2</i>.<br />
<strong>Jacques Mandelbaum</strong> : l&#8217;inconnu, essentiellement.<br />
<strong>Benoît Basirico</strong> : Je n&#8217;ai aucune attente particulière, ni de films à citer, simplement le désir d&#8217;être surpris par une bonne combinaison musique/film. Il y a certes des compositeurs appréciés par ailleurs qui laissent place à la curiosité dans la découverte de leur nouveau travail (Alexandre Desplat, Carter Burwell, Johann Johannsson&#8230;), avec une forte présence asiatique (avec en tête Lim Giong et Yoko Kanno issus de la musique électronique).<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;</p>
<p><strong>Et pour ceux que ça intéresse, la liste de tous les compositeurs des films en compétition – Sélection officielle 2015, c’est ici :</strong></p>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/carol-todd-haynes/" target="_blank">Carol</a></em>, de Todd Haynes<br />
Compositeur : Carter Burwell</p>
<p><em>Chronic</em>, de Michel Franco<br />
Compositeur : Non communiqué</p>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/dheepan-lhomme-qui-naimait-pas-la-guerre-de-jacques-audiard/" target="_blank">Dheepan</a></em>, de Jacques Audiard<br />
Compositeur : Nicolas Jaar</p>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/racconto-racconti-tales-contes-matteo-garrone/" target="_blank">Tale of Tales</a></em>, de Matteo Garrone<br />
Compositeur : Alexandre Desplat</p>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/loi-du-marche-stephane-brize-cannes-2015/" target="_blank">La Loi du marché</a></em>, de Stéphane Brizé<br />
Compositeur : Non communiqué</p>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/louder-than-bombs-plus-fort-que-les-bombes-joachim-trier/" target="_blank">Louder Than The Bombs</a></em>, de Joachim Trier<br />
Compositeur : Ola Fløttum</p>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/macbeth-justin-kurzel/" target="_blank">Macbeth</a></em>, de Justin Kurzel<br />
Compositeur : Jed Kurzel</p>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/marguerite-julien-valerie-donzelli/" target="_blank">Marguerite &amp; Julien</a></em>, de Valérie Donzelli<br />
Compositeur : Pierre-Alexandre Busson</p>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/mia-madre-nanni-moretti/" target="_blank">Mia Madre</a></em>, de Nanni Moretti<br />
Compositeur : Arvo Pärt</p>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/mia-madre-nanni-moretti/" target="_blank">Mon Roi</a></em>, de Maïwenn<br />
Compositeur : Stephen Warbeck</p>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/nie-yin-niang-the-assassin-hsiao-hsien-hou/" target="_blank">The Assassin</a></em>, de Hou Hsiao-Hsien<br />
Compositeur : Lim Giong</p>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/saul-fia-fils-saul-laszlo-nemes/" target="_blank">Le Fils de Saul</a></em>, de László Nemes<br />
Compositeur: László Melis</p>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/shang-he-gu-ren-mountains-may-depart-zhang-ke-jia/" target="_blank">Mountains may depart</a></em>, de Jia Zhang-Ke<br />
Compositeur : Yoshihiro Hanno</p>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/sicario-denis-villeneuve/" target="_blank">Sicario</a></em>, de Denis Villeneuve<br />
Compositeur : Jóhann Jóhannsson</p>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/homard-lobster-yorgos-lanthimos/" title="The Lobster, de Yorgos Lanthimos">The Lobster</a></em>, de Yorgos Lanthimos<br />
Compositeur : Non communiqué</p>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/sea-of-trees-foret-songes-aokigahara-japon-gus-van-sant/" title="Sea of Trees, de Gus Van Sant">The Sea of Trees</a></em>, de Gus Van Sant<br />
Compositeur : Mason Bates</p>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/notre-petite-soeur-umimachi-diary-kore-eda-hirozaku/" title="Notre petite sœur, de Kore-eda Hirozaku">Notre Petite Sœur</a></em>, de Kore-Eeda Hirokazu<br />
Compositeur : Yôko Kanno</p>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/valley-of-love-guillaume-nicloux-huppert-depardieu/" title="Valley of Love, de Guillaume Nicloux">Valley of Love</a></em>, de Guillaume Nicloux<br />
Compositeur : Charles Ives</p>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/giovinezza-youth-jeunesse-paolo-sorrentino-caine-keitel/" title="La Giovinezza, de Paolo Sorrentino">Youth</a></em>, de Paolo Sorrentino<br />
Compositeur : David Lang</p>
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		<title>Festival d&#8217;Alès Itinérances : rencontre avec Céline Gailleurd et Olivier Bohler</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/portraits/festival-ales-itinerances-interview-celine-gailleurd-olivier-bohler/</link>
		<comments>http://www.grand-ecart.fr/portraits/festival-ales-itinerances-interview-celine-gailleurd-olivier-bohler/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 07 May 2015 16:37:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Camy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>

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		<description><![CDATA[<em>Edgar Morin, chronique d’un regard</em>, le portrait intense et poétique d'un grand penseur du XXe siècle...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Edgar Morin, le cinéma du sensible</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/Edgard-Morin-Chronique-d-un-regard-affiche.jpg" alt="Edgar Morin, Chronique d&#039;un regard" width="188" height="250" class="alignleft size-full wp-image-20870" /><strong>Le documentaire <em>Edgar Morin, chronique d’un regard</em> est le portrait intense et poétique d’un des plus grands penseurs du XXe siècle, Edgar Morin, et de sa relation au cinéma. Avec onirisme, un sens de l’impalpable et une volonté de plonger au fond de ce regard encore pétillant à 93 ans, les réalisateurs, Céline Gailleurd et Olivier Bohler, réussissent à transmettre par le cinéma et les émotions cette pensée moderne, humaniste et progressiste. Le film est sorti ce 29 avril en France.<br />
Rencontre.</strong></p>
<p><strong>Comment est née l’idée de ce documentaire ?</strong></p>
<p><strong>Olivier :</strong>  Un public assez important connaît Edgar Morin. Cependant la médiatisation du personnage se fait surtout autour de ses prises des questions politiques ou sociologiques, oubliant les racines de son œuvre qui plonge directement dans le cinéma. L’idée était donc de montrer que sa pensée continue, encore aujourd’hui, de tirer ses racines dans ce terreau fondateur qu’est le cinéma. Morin dit qu’il ne peut pas être que sociologue de cinéma, ou qu’anthropologue ou avoir une démarche liée uniquement à la phénoménologie. Pour comprendre un phénomène, il faut croiser les disciplines y compris la médecine, la biologie.<br />
<strong>Céline :</strong> Ce fut le premier chercheur à entrer au CNRS avec comme objet d’étude le cinéma. <span id="more-20869"></span></p>
<p><strong>Comment aborde-t-on l’écriture un tel documentaire qui dresse à la fois le portrait d’un homme, de sa pensée et l’histoire de celle-ci ?</strong></p>
<p><strong>Céline :</strong> Nous avons essayé de construire le film comme l’itinéraire d’un penseur itinérant selon différentes étapes qui vont de la salle de projection aux rues de Paris, Berlin, en passant par le musée du quai Branly, la Deutsche Kinemathek, jusqu’aux moyens de transport… Cela nous a pris beaucoup de temps pour trouver ces lieux porteurs de cinématographies, de mémoire et d’art, qui permettent le surgissement de la pensée. Il fallait qu’Edgar Morin soit sans cesse en interaction avec ce décor pour profiter du pétillement de sa pensée toujours en mouvement. Son déplacement est à la fois physique et intellectuel. C’est quelqu’un qui traverse les disciplines et n’arrête pas de bouger.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/Edgar-Morin.jpg" alt="Edgar Morin" width="250" height="167" class="alignright size-full wp-image-20871" /><strong>Dans votre film, beaucoup de choses passent par le côté sensible. Cela donne l’impression d’être en voyage dans sa pensée, un voyage imaginaire presque…</strong></p>
<p><strong>Olivier :</strong> C’est une fiction à sa façon, un voyage inventé d’Edgar Morin. L’essentiel c’est l’émotion ressentie face à ce qu’il nous dit du cinéma. Il était important de le rendre sensible, rendre palpable ce qui l’émeut à l’image, de montrer qu’il éprouve une émotion avant même qu’il l’intellectualise. Par exemple, quand il évoque <em>Le Chemin de la vie</em> de Nikolaï Ekk (1931), il y retrouve le personnage de sa mère. Tout passe d’abord chez lui par l’émotion.</p>
<p><strong>Vous cherchiez à créer ce pont entre fiction et réalité ?</strong></p>
<p><strong>Céline :</strong> Le croisement entre la réalité et l’imaginaire marque le rapport d’Edgar Morin au cinéma.<br />
<strong>Olivier :</strong> Il apprécie les grands films hollywoodiens mais aussi les <em>telenovelas</em> brésiliennes tout en aimant le cinéma documentaire. Son association avec Jean Rouch n’est pas neutre. Rouch est un grand metteur en scène de la réalité. Il faisait retourner des scènes. Cela a plu à Morin. Dans ce cinéma direct, ce cinéma vérité, il y a une très grande part de mise en scène.<br />
<strong>Céline :</strong> Les films sont pour lui plus forts que des ouvrages de sociologie, même les films de fiction.</p>
<p><strong>Au fur et à mesure de votre film, on comprend que son rapport au monde au travers du cinéma est très lié à la mort de sa mère.</strong></p>
<p><strong>Olivier :</strong> Il nous a raconté qu’une nuit, dans les années 1970 alors qu’il est à New York, il rêve de sa mère. Celle-ci le pardonne et il pleure dans son rêve alors qu’il n’a jamais pleuré sa mort. Quand il se réveille, il décide qu’une nouvelle ère de son existence commence. Il a déjà une cinquantaine d’années. Edgar Morin repense ainsi la question de la régénération au travers d’un rêve où il pleure sa mère. C’est de l’ordre de l’expérience, de l’émotion. Aujourd’hui quel philosophe accepterait de raconter des choses aussi intimes et d’expliquer que sa philosophie repose en partie là-dessus ? Cela rend différent de pas mal de penseurs.</p>
<p><strong>L’engagement politique d’Edgar Morin n’apparaît pas directement. Cependant tout le caractère politique qu’il projette dans le cinéma est rendu visible&#8230;</strong></p>
<p><strong>Céline :</strong> Nous voulions montrer qu’il a puisé ses premières prises de conscience politique dans ses émotions de cinéma alors qu’il était adolescent.  Dans le film de Georg Wilhelm Pabst, <strong>L’Opéra de quat’sous</strong> (1931) d’après Bertolt Brecht, il a vu l’exploitation de l’homme par l’homme à l’œuvre. Il a senti ses premiers désirs d’engagement naître en voyant les films de Pabst. On retrouve dans <em>Chronique d’un été</em>, coréalisé avec Jean Rouch en 1961, cette volonté de filmer. Huit ans avant mai 1968, il avait eu l’autorisation de tourner dans l’usine Renault grâce au réseau de la Résistance. Ses images sont magnifiques.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/Céline-Gailleurd-et-Olivier-Bohler.jpg" alt="Céline Gailleurd et Olivier Bohler" width="187" height="250" class="alignleft size-full wp-image-20872" /><strong>Cet engagement politique ne cesse de parcourir le film ?</strong></p>
<p><strong>Olivier :</strong> Pour nous le cinéma, c’est politique.<br />
<strong>Céline :</strong> Comme une vision critique de la société, une ouverture sur le monde. Quand Edgar Morin parle de la question du bonheur, avant même <em>Chronique d’un été</em> où il pose la question <em>« Etes-vous heureux ? »</em> à des Parisiens dans la rue, on voit déjà dans ses articles, cette préoccupation, cette façon de décortiquer les médias et leur obsession du bonheur, du <em>happy end</em> de la société de consommation.<br />
Nous voulions donc aussi montrer comment Morin s’empare du cinéma pour essayer de réfléchir à la société dans laquelle nous vivons, comment le cinéma devient une réflexion critique.<br />
<strong>Olivier :</strong> Avec <em>Chronique d’un été</em>, il montre des jeunes qui ne savent pas où ils vont ; il montre la guerre d’Algérie qui fait des ravages ; il montre une angoisse réelle chez les Français moyens qui ne trouvent pas leur place. Montrer cela en 1960, en plein boom économique, est précurseur. Les années 1960 se situent au milieu des Trente Glorieuses mais pour lui c’est le début de la fin. Il n’y a rien de glorieux. C’est le moment où la société s’enfonce dans la consommation, la pollution, l’isolement des uns par rapport aux autres, la perte du lien social. Analyser dans le présent des choses qui allaient devenir évidentes trente ans plus tard démontre une sacrée puissance d’analyse.<br />
<strong>Céline :</strong> Ce qui me touche beaucoup par rapport aux questions politiques, c’est qu’il n’a pas le regard désenchanté. Il n’est pas passéiste car son engagement, étant de l’ordre de l’émotion, le met en mouvement.<br />
<strong>Olivier :</strong> Son truc, c’est de dire que tout va mal mais que dans les probables, il y a aussi, ça va aller mieux. Dans les possibles, il y a le bonheur.</p>
<p><strong>Est-il heureux aujourd’hui ?</strong></p>
<p><strong>Céline :</strong> L’origine de <em>Chronique d’un été</em> était justement son mal-être. Nous lui avons donc posé la question et sa réponse a été un sourire radieux. Un des sourires qui terminent notre film.<br />
<strong>Olivier :</strong> Cela ne veut pas dire qu’il n’est pas inquiet sur le monde d’aujourd’hui. Mais il est pacifié avec lui-même. Il est apaisé.</p>
<p>L’entretien complet est à lire sur <a href="http://ciaovivalaculture.com/2015/04/28/entretien-edgar-morin-le-cinema-du-sensible/" target="_blank" rel="nofollow" class="broken_link">Ciaovivalaculture</a>. </p>
<p>&nbsp;<br />
<em>Prochaines séances/rencontres avec les réalisateurs, Edgar Morin et l’équipe du film :<br />
Le jeudi 30 avril, 19h40 au Champollion (51, Rue des Ecoles, 75005 Paris)<br />
Soirée en présence des réalisateurs et de l’équipe, animée par Antoine Gaudin<br />
Le lundi 4 mai, 20h au Cinéma des cinéastes (7, av. de Clichy, 75017 Paris)<br />
Soirée en présence de Edgar Morin et des réalisateurs</p>
<p>Le mardi 5 mai, 19h15  au Champollion (51, Rue des Ecoles, 75005 Paris)<br />
Soirée en présence de Edgar Morin et des réalisateurs, animée par Emmanuel Dreux<br />
Le mercredi 6 mai 18h à la boutique Potemkine (30, rue Beaurepaire, 75010 Paris)<br />
Rencontre conviviale, discussion avec les réalisateurs et le monteur Aurélien Manaya</em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Les Optimistes, de Gunhild Weshagen Magnor</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/cinema/les-optimistes-volley-gunhild-weshagen-magnor/</link>
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		<pubDate>Tue, 05 May 2015 12:24:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Norvège]]></category>
		<category><![CDATA[sport]]></category>

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		<description><![CDATA[Pendant que votre grand-mère est en charentaises dans sa maison de retraite et se plaint que personne ne vient la voir, en Norvège, il existe un club de volley-ball féminin pour les séniors...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/Les-Optimistes-de-Gunhild-Weshagen-Magnor-affiche.jpg" alt="Affiche de Les Optimistes, de Gunhild Weshagen Magnor" title="Affiche de Les Optimistes, de Gunhild Weshagen Magnor" width="188" height="250" class="alignleft size-full wp-image-20894" />Pendant que votre grand-mère est en charentaises dans sa maison de retraite, vous tricote un énième pull à trous pour Noël et se plaint que personne ne vient la voir, en Norvège, il existe un club de volley-ball féminin pour les séniors, particulièrement dynamique, les Optimistes. Amplitude d&#8217;âge ? De 66 à 98 ans. Oui, oui, 98 ans, en la personne de Goro. Une adorable mamie, mascotte de l&#8217;équipe et qui fait encore plus de sport à son vénérable âge que vous tous réunis. Au réveil, gymnastique. Puis, ménage en grand de sa petite bicoque de 150 mètres carrés. Puis, ski de fond pour rejoindre le gymnase, volley avec des smashs à faire trembler le filet, retour à la maison en luge où elle va gentiment préparer un repas pour quinze. Voilà le quotidien de Goro. Mais ses comparses ne sont pas en reste. Ca fait de l&#8217;équitation, ça nage, ça déménage de sa grande maison (pour une autre grande maison) à 90 ans, ça pince les fesses de son compagnon, ça rit à tout va. La peur de la mort ? Inconnue au bataillon. Les Optimistes s&#8217;en gaussent comme de leurs premières baskets. Et les voici parées à affronter amicalement une équipe masculine sénior (75 ans de moyenne d&#8217;âge) en Suède. Gunhild Westhagen Magnor suit ces incurables optimistes avec tendresse et bienveillance, surtout pour Goro, star malgré elle de ce reportage qui donne envie de vivre comme jamais. On craint pour elle, en permanence : qu&#8217;elle ne se brise en deux après un effort trop important, quand elle apprend qu&#8217;elle a un cancer, quand elle se lance dans un tricot endiablé, quand elle cire son parquet avec entrain. <span id="more-20893"></span>Peur qu&#8217;elle nous claque entre les doigts avant la fin du tournage. On guette un drame qui n&#8217;arrivera jamais. Car c&#8217;est sans compter son appétit de vivre, plus fort que tout. Goro n&#8217;est pas gourou, mais on en devient adepte en <img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/Les-Optimistes-de-Gunhild-Weshagen-Magnor.jpg" alt="Les Optimistes, de Gunhild Weshagen Magnor" width="250" height="141" class="alignright size-full wp-image-20895" />quelques secondes. Son sourire (de toutes ses dents) emporte tout sur son passage et donne une leçon à nous tous qui subissons notre quotidien. Ces Optimistes valent tous les anti-dépresseurs du monde. Qu&#8217;elles perdent ou emportent le match qui donne un but à leurs entraînements permanents comme autant de rendez-vous qui éloignent la mort, là n&#8217;est pas la question. Le principal est le chemin. Enneigé la plupart du temps. Mais qui fond sous leurs pas. Et nous fondons avec eux. </p>
<p>&nbsp;<br />
Les Optimistes <em>de Gunhild Weshagen Magnor. Norvège, 2014. Sortie le 29 avril 2015.</em></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/sr3l5l/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le Tournoi, d’Elodie Namer</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Apr 2015 16:43:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cyril Menossi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>

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		<description><![CDATA[Leçon d&#8217;échec Le monde se divise en deux catégories : ceux qui jouent aux échecs sans trop se poser de questions et ceux qui élaborent des tactiques avec trois tours...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Leçon d&#8217;échec</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/04/Le-Tournoi-Elodie-Namer.jpg" alt="Le Tournoi,d&#039;Elodie Namer" title="Le Tournoi,d&#039;Elodie Namer" width="184" height="250" class="alignleft size-full wp-image-20842" /><strong>Le monde se divise en deux catégories : ceux qui jouent aux échecs sans trop se poser de questions et ceux qui élaborent des tactiques avec trois tours d’avance.<br />
Bien loin de l’innocence des parties dominicales avec les grands-parents, le milieu professionnel des échecs est un cercle très fermé où la compétition est omniprésente. Une immersion d’un an a été nécessaire à Elodie Namer pour s’imprégner des particularités et de l’ambiance de ce microcosme social. Résultat de cette observation anthropologique : <em>Le Tournoi</em>, premier long-métrage de la réalisatrice.</strong></p>
<p><strong>Pion en F4 : un pitch innocent</strong></p>
<p>On atterrit en Hongrie, lors du Grand Open international d’échecs de Budapest. Cal, champion de France de la discipline est l’un des favoris du tournoi. Telle une machine, il exécute les combinaisons apprises et répétées avec son entraîneur, un homme froid aux méthodes strictes, tout droit sorti de l’ex-RDA. Défis et paris stupides rythment la vie du jeune homme et de ses coéquipiers. <span id="more-20841"></span><br />
La compétition progresse et Max, un petit garçon de 11 ans, survole tous ses adversaires. L’enfant qui semble imbattable fait surgir chez Cal des sentiments auxquels il n’a jamais été confronté et la machine à gagner s’enraye peu à peu pour laisser place à l’humain. </p>
<p><strong>Pion adverse en E6 : une mise en scène pertinente</strong></p>
<p>A la lecture du pitch, on ne peut qu’espérer que la réalisatrice n’ait pas tout misé sur la trame de fond qui reste très pauvre. Elodie Namer compense ce manque d’originalité par un film axé sur la psychologie de Cal et qui alterne entre la première et la troisième personne. Cadrage, lumière, musique… Tout est fait pour que le spectateur ressente le mal-être du jeune homme. La symbolique entre l’hôtel et son esprit est constante. Tout comme l’adolescent emprisonné par sa logique, le spectateur se sent oppressé par cet hôtel aux couloirs interminables et dénués de lumière naturelle. On se surprend à prendre une grande bouffée d’air lorsque Cal sort du bâtiment pour la première fois du film et ainsi, se libère de ses chaînes mentales.<br />
Si l’implication du spectateur est une réussite, il en est de même pour l’authenticité du sujet. On ne peut qu’applaudir le travail de documentation effectué autour du monde des échecs. Conseillée par Fabien Libiszewski, joueur d’échecs professionnel qui interprète le rôle d’Aurélien dans le film, Elodie Namer a su restituer avec fidélité l’ambiance et les codes d’un monde qui reste très secret. Le spectateur comprend les principes et tactiques essentiels du jeu mais reste en surface de cet univers très fermé et dont l&#8217;entraînement est maître-mot. La réalisatrice a choisi de filmer l’ambiance plus que la partie, et on ne peut que la remercier : on se sent impliqué et cela rajoute au dynamisme du film.</p>
<p><strong>Pion en G4 : des acteurs au naturel</strong></p>
<p>A l’exception de Lou de Laâge qu’on a déjà pu voir à l’affiche de plusieurs longs-métrages, le reste du casting se compose principalement d’acteurs jeunes et méconnus.<br />
Loin du cliché geek que l’on pourrait avoir du champion d’échecs, Michelangelo Passaniti renvoie plus au mauvais garçon avec son allure de boxeur &#8211; qu’il est en réalité. Le jeune homme interprète un rôle où on ne l’attendait pas et le résultat est loin d’être décevant.<br />
Après avoir partagé l’affiche avec des maîtres du cinéma français tels que Guillaume Canet, Daniel Auteuil ou encore Pierre Niney, c’est cette fois-ci au tour de Lou de Laâge de porter la casquette de sage. Elle a su s’accaparer son rôle et l’interprète avec justesse.<br />
Mention spéciale à Fabien Libiszewski, qui n’est pas issu du milieu du septième art et qui, pour son premier film nous offre une prestation très convaincante.</p>
<p><strong>Dame adverse en H4 : échec et mat</strong></p>
<p>Malheureusement, le film se conclut sur un <em>happy end</em> niais auquel on refuse de croire et qu’on voit pourtant arriver à des kilomètres. De manière plus générale, la deuxième partie du film, qui correspond à l’affranchissement mental de Cal, est totalement bâclée. L’axe psychologique, notamment, présent continuellement durant toute la première partie de l’œuvre, est ici survolé très rapidement.<br />
C’est bien dommage pour ce long-métrage qui proposait pourtant une mise en scène intéressante, un univers authentique et un casting réussi.</p>
<p>Le Tournoi<i>, de Elodie Namer, avec Michelangelo Passaniti, Lou de Laâge&#8230;, France. Sortie le 29 avril 2015.</i><br />
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<center><iframe src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01200383/zone/2/showtitle/1/src/s8mupr" width="560" height="320" frameborder="0" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" hspace="0" vspace="0" style="z-index:1;"></iframe></center></p>
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		<title>Merci Abigaïl !</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Apr 2015 05:27:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yvan Pierre-Kaiser</dc:creator>
				<category><![CDATA[Recadrages]]></category>
		<category><![CDATA[Abigaïl Jacquier]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Hopkins]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>

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		<description><![CDATA[Autant prévenir d’emblée le lecteur sur le caractère incongru de cet article : il sera question d’un film (malheureusement) inconnu et d’un groupe de musique peu connu de ceux qui...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Autant prévenir d’emblée le lecteur sur le caractère incongru de cet article : il sera question d’un film (malheureusement) inconnu et d’un groupe de musique peu connu de ceux qui ne s’intéressent pas à la musique « lourde »… De plus, comme vous l’avez lu, le titre n’offre aucune indication sur ce que vont contenir les lignes qui suivent (mais tout finira par s’expliquer – je crois).</strong></p>
<p>Aux quelques téméraires qui ont décidé de poursuivre la lecture, j’adresse une dernière mise en garde : l’auteur parlera de son expérience personnelle et fera fi de la notion d’objectivité alors même qu’il tentera de dire des vérités générales sur le cinéma, la musique, l’art…</p>
<p>Bref, aux quelques âmes charitables qui ont la bonté de me suivre dans les méandres de cette écriture, je dis merci.</p>
<p>Tout commence avec la découverte du nouvel album du groupe de black metal expérimental new-yorkais Liturgy. <em>The Ark Work</em>, soyons honnête, est par moments à la limite de ce qui est supportable d’entendre, c‘est une violente déconstruction d’un genre déjà extrême, le black metal. Mélangeant les textures, les instruments (du glockenspiel à l’électro, on trouve de tout…), les styles vocaux, Liturgy a créé un monstre dissonant, un véritable défi qui nous renvoie à une position d’auditeur très inconfortable. Mais illustrons ces assertions avec le premier extrait <em>Quetzalcoatl</em>, la chanson la plus « abordable » de tout l’album…</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/ebxIwwhV5MA?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center><br />
<span id="more-20548"></span><br />
Ce que cette chanson illustre à merveille, c’est la « folie » de cet album. Le genre de la musique est difficile à déterminer, les repères sont brouillés, le groupe n’essaye pas de nous plaire, le mixage est très particulier, on serait presque tenté de dire que c’est un peu n’importe quoi… Surtout qu’à l’écoute de <em>The Ark Work</em>, vous seriez frappé par une chose : il est impossible de savoir ce qui va suivre. Les morceaux se suivent et ne se ressemblent pas, on est perdu dans le dédale d’un objet sonique qui a le malin plaisir de nous échapper dès qu’on pense avoir compris sa démarche. </p>
<p>Frank Zappa disait très justement : <em>« Ecrire sur la musique, c&#8217;est comme danser sur l&#8217;architecture. C&#8217;est quelque chose de très stupide. »</em> J’assume ma bêtise en poussant le bouchon plus loin : la musique de Liturgy fait par moment penser à la géométrie non-euclidienne que Lovecraft cite dans ses ouvrages. Il y a quelque chose de très dérangeant, d’éprouvant même d’être confronté à un tel univers et on est assez vite tenté de ne plus y prêter attention. Et pourtant… C’est en persévérant que quelque chose d’étrange m’est arrivé. Abandonnant tout espoir de compréhension, j’ai été emporté par la musique d’une manière que je n’aurais pas soupçonnée. Tout d’un coup, l’album s’est ouvert à moi, ou devrais-je dire, je me suis ouvert à lui, je l’ai laissé prendre le dessus en arrêtant de penser. Et au milieu de cette épiphanie musicale, à travers les murs de guitares, j’ai vu le visage de Tomas Katz.</p>
<p>J’avoue, je ne vous facilite aucunement la compréhension. Mais c’est fait exprès. </p>
<p><em>Les Neuf Vies de Tomas Katz</em> est un film de Ben Hopkins, sorti en France en 2003. Ce film britannique est une merveille, mélangeant allègrement cinéma expérimental, science-fiction, fantastique et cinéma muet.</p>
<p><center><iframe width="420" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/QRs9QR3vybo?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p><em>Tomas Katz</em> est un poème, une comédie et une vision incroyablement touchante de l’Apocalypse. C’est un film qui a l’audace de se prendre au sérieux alors qu’il est en train de se moquer de lui-même, c’est une ode à la liberté créatrice comme on n’en voit que trop rarement. Cela me rappelait Cocteau, à la première vue, mais les références sont futiles face un tel OFNI. <em>Tomas Katz</em> est le genre de film qui vous donne envie de prendre votre téléphone pour faire un film, là, maintenant, tout de suite. Parce que ça a l’air possible, et ça l’est… </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/03/Tomas-Katz-2.jpg" alt="Tomas Katz" title="Tomas Katz" width="249" height="171" class="alignleft size-full wp-image-20551" />Mais au début, <em>Tomas Katz</em> m’a dérouté, m’a interpellé, les différences de tonalités, le personnage principal qui ne cesse de changer. Toute cette dissonance… Apparemment sans unité ou cohérence, le film semble sauter d’un univers à l’autre, au gré de ses humeurs. Jusqu’au moment où… Exactement, dès que l’on s’abandonne au film, tout devient magnifique.</p>
<p><em>Tomas Katz</em> et Liturgy, ou le droit au n’importe quoi en apparence, le droit à la dissonance.</p>
<p>Dans les deux cas, l&#8217;émotion forte qui naît de ces œuvres provient moins de la structure, ou plutôt de la maîtrise de celle-ci que de l’inflexible détermination qui sous-tend le projet. Quand, au sein du chaos apparent, on devine la volonté de ceux qui l’on créé et qui savent où ils vont, à ce moment, le spectateur est transporté ailleurs. Il y a quelque chose d’incroyablement satisfaisant en tant que spectateur de s’en remettre entièrement aux artistes, de les laisser nous emmener sans essayer d’être plus malin. Retrouver sa naïveté de spectateur, comme si c’était le premier film, le premier morceau de musique que l’on rencontre. </p>
<p><em>Tomas Katz</em> ne réinvente pas LE cinéma. Il invente SON cinéma. Tout comme Liturgy travaille le black metal à sa manière. C’est une vision personnelle qui devient un univers à part entière. On sent que l’on peut avoir confiance, que l’on peut enfin, pour une fois, se reposer et juste se laisser aller. Ne pas essayer de trouver le sens et seulement se laisser porter par l’œuvre…</p>
<p>Quand avez-vous été bousculé la dernière fois par un film ? Quand est-ce qu’un film vous a regardé droit dans les yeux en vous mettant au défi de continuer à le regarder ? Quand est-ce qu’un film vous a happé par son mystère, au point que vous vous êtes dit <em>« Je ne sais pas ce qui va suivre… »</em> ? </p>
<p>Cet article est une déclaration d’amour, un manifeste, une réclamation, l’envie de crier haut et fort que nous avons besoin de plus de films comme <em>Tomas Katz</em>. Le cinéma (et l’art en général) devrait être un défi qui nous est lancé. Et il ne devrait pas toujours être confortable, facile d’accès, compréhensible… Le cinéma a le droit de faire un peu n’importe quoi, comme en écriture on devrait avoir le droit de faire un peu n’importe quoi. Par exemple, donner des titres atypiques à des articles. Juste pour remercier ceux ou celles qui en sont à l’origine. Imaginez que ça devienne une coutume… Imaginez qu’on abandonne un peu nos habitudes, nos certitudes, qu’on ose faire confiance à l’imaginaire avant tout. Que l’émotion passe avant la raison, juste pour une fois. Que la dissonance de nos rêves devienne la nouvelle bande-son de notre quotidien. Quel monde aurions-nous ?</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/03/Tomas-Katz-1.jpg" alt="Tomas Katz" title="Tomas Katz" width="249" height="185" class="alignright size-full wp-image-20554" />Mais vous et moi, nous savons que ça n’arrivera pas. Nous resterons les maillons d’une société dont les fondamentaux ne cessent de s’éloigner de notre humanité. Nous n’échapperons pas au broyage de nos idéaux par un quotidien impitoyable. Nous verrons nos rêves se briser contre le barrage titanesque de la réalité.</p>
<p>C’est justement pour ça que nous avons le cinéma. La musique. Les arts.</p>
<p>Et il faut en préserver la magie, la force vitale, celle qui dérange et qui est indomptable. Il faut parfois refuser la facilité du divertissement prémâché et s’aventurer dans l’inconnu de ces cinémas étranges, oniriques, maladroits, excitants… Il faut faire vivre cette partie de nous, car le jour où elle disparaîtra, la Finance et ses sbires auront définitivement gagné et aucune dystopie ne pourra décrire la déchéance que nous connaîtront en tant qu’êtres humains.</p>
<p><em>Tomas Katz</em> et Liturgy ne sauveront pas l’humanité. Mais ils raviveront en vous l’envie de voyager, l’envie de créer, l’envie toute simple d’être curieux, de redécouvrir le plaisir de se laisser surprendre. </p>
<p>Il n’est pas compliqué de trouver l’album de Liturgy ; le chemin vers <em>Tomas Katz</em> sera plus compliqué. Mais chaque seconde passée en quête de ce film en vaut la peine. Et une fois arrivé, je serais là, avec quelques autres, vous accueillant pour une séance de minuit de ce film incroyable et nous célébreront ensemble sa beauté, sa folie et la force, la passion qu’il nous a transmise.</p>
<p>Et comme j’ai commencé cet article par les remerciements, je le termine par le titre alternatif &#8211; qui est beaucoup moins sexy, vous en conviendrez :</p>
<p><strong>Pour un cinéma dissonant.</strong></p>
<p><em>The Ark Work</em>, de Liturgy, est sorti le 24 mars sur le label Thrill Jockey. Il est décrit par le label comme du « black metal transcendantal ».</p>
<p><em>Les Neuf Vies de Tomas Katz</em> (<em>The Nine Lives of Tomas Katz</em>) est un film de Ben Hopkins avec Tom Fisher, Ian McNeice, Tony Maudsley. C’est une coproduction anglo-allemande de 2000, décrite comme « une comédie avant-gardiste sur l’Apocalypse ».</p>
<p>Pour en savoir plus sur <em>Les Neuf Vies de Tomas Katz</em> et surtout pour lire ce que le réalisateur lui-même raconte du tournage et de ses intentions, faites un tour sur le site du distributeur du film, <a href="http://www.eddistribution.com/film.php?id_film=40&amp;page=3" target="_blank" rel="nofollow" class="broken_link">ED Distribution</a>.</p>
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