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	<title>Grand Écart &#187; Angleterre</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Rencontre avec Rose Glass</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Feb 2020 16:08:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Menossi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
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		<description><![CDATA[À tout juste 30 ans, la jeune réalisatrice anglaise Rose Glass a littéralement atomisé la compétition du 27e Festival international du film fantastique de Gérardmer. Un sacre largement mérité pour elle et...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2>Allons voir si la rose qui ce matin avait déclose&#8230;</h2>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/02/rose-glass-saint-maud-gerardmer-2020-c-mathieu-menossi.jpg" alt="Rose Glass" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-27492" />À tout juste 30 ans, la jeune réalisatrice anglaise Rose Glass a littéralement atomisé la compétition du <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/palmares-27e-festival-film-fantastique-gerardmer-2020/" title="Le palmarès du 27e Festival de Gérardmer">27e Festival international du film fantastique de Gérardmer</a>. Un sacre largement mérité pour elle et son premier long-métrage, <em>Saint Maud</em>. L’histoire de Maud – divine Morfydd Clark –, jeune et (très) pieuse infirmière à domicile envoyée auprès d’une chorégraphe gravement malade pour lui prodiguer ses derniers soins. Mais plus qu’au serment d’Hippocrate, c’est aux sermons de Dieu que Maud semble vouée, préférant consacrer son énergie à sauver l’âme de sa patiente plutôt qu’à soulager son corps&#8230; Plébiscité à quatre reprises (Grand Prix du jury, prix de la Critique, du Jury Jeunes et de la Meilleure musique originale), le film restera pour nous cette lumière éblouissante, aussi inattendue qu’inespérée, venue sortir de l’obscurité une compétition bien décevante. Certes, on sortira également du lot l’audacieux <em>Vivarium</em> de Lorcan Finnegan et l’original <em>Vigil</em> de Keith Thomas, mais il n’y avait sinon pas photo face à cette première réalisation d’une insolente maîtrise. Une Rose s’est donc bien éclose cette année à Gérardmer&#8230;</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Pourquoi avez-vous choisi le cinéma de genre pour votre premier film ?</strong></p>
<p>Pour être honnête, au tout début, je n’étais pas partie dans l’idée de faire un film fantastique ou un film d’horreur. L’histoire a finalement et naturellement évolué dans cette voie. J’ai toujours su que je voulais faire des films intenses, plutôt surréalistes, étranges. Ce n’est donc pas étonnant si j’ai fini par me diriger vers une forme de cinéma plutôt extrême, comme celle du cinéma de genre. <span id="more-27481"></span></p>
<p><strong>Quel est votre rapport à la religion ? Quelle cheminement, personnel ou intellectuel, vous a mené à aborder ces questions de croyance et de foi ?</strong></p>
<p>J’ai grandi dans une famille chrétienne, non pratiquante. On allait de temps en temps à l&#8217;église. J&#8217;ai été baptisée, scolarisée dans une école catholique, avec des nonnes pour professeurs. Des femmes très cool ! Donc oui, la religion a toujours été autour de moi dans ma jeunesse. Et lorsque vous êtes enfant et que quelque chose fait ainsi partie de votre vie, vous ne vous posez pas de questions. Cela fait partie de votre quotidien. Adolescente, la religion ne m’intéressait pas vraiment. Cela m’ennuyait plutôt de devoir aller à l’église, je ne croyais pas en Dieu et je regardais tout cela d’un œil plutôt cynique. Mais en grandissant, j’ai pris un peu plus de distance avec la religion et j’ai commencé à m’intéresser non pas à la religion en tant qu’organisation mais à la foi. Qu’est-ce que cela signifie « avoir la foi » ? Pourquoi certaines personnes croient et d’autres non ? Dans quelle mesure la foi peut-elle influer psychologiquement la vie de quelqu’un ? </p>
<p><strong>Justement, pourquoi Maud a-t-elle la foi, d&#8217;où lui vient une telle ferveur ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/02/saint-maud-rose-glass-grand-prix-gerardmer-2020.jpg" alt="Saint Maud, de Rose Glass" width="280" height="158" class="alignright size-full wp-image-27472" />Plutôt que quelqu’un qui aurait grandi dans la foi, j&#8217;étais intéressée par l&#8217;idée qu&#8217;une personne la trouve en cours de route. Maud s&#8217;y accroche parce qu&#8217;elle lui permet de s&#8217;élever. Sa ferveur religieuse repose sur une conception inhabituelle du christianisme. Elle s’est inventée de nombreuses règles qui l’aident dans sa vie quotidienne. C’est une façon de prendre soin d’elle, comme une thérapie. Sans être moi-même croyante, je pense que l&#8217;idée de vouloir faire partie de quelque chose de plus grand pour donner un sens à sa vie et trouver sa place dans le monde, c&#8217;est un besoin vital assez universel. Dans mon film, Maud se croit choisie par Dieu, qu&#8217;Il lui a confié une mission importante. Je voulais capter la réalité de sa vie, sa tristesse, sa solitude&#8230; Toutes ces raisons qui la poussent à s’accrocher à cette identité de quasi sainte. Sa foi est une réaction évidente à quelque chose qui dysfonctionnait dans son existence. Et je pense que cela l’a vraiment aidée. Simplement, en l&#8217;absence d’une véritable vie sociale, cela finit par prendre des proportions bien trop importantes. Elle va trop loin et cela devient dangereux.</p>
<p><strong>Il y a tellement de films sur la possession, mais sur la possession par l&#8217;Esprit Saint, c’est plus inhabituel&#8230;</strong></p>
<p>Vraiment ? Je ne sais pas. Mais je ne parlerais pas ici de « possession ». Certes, j’imagine qu’une personne pieuse, croyant fermement en Dieu, peut se sentir comme habitée, connectée à une sorte d&#8217;esprit sain. Dans le film, j’emmène Maud très loin dans sa foi. C’est en ce sens qu’elle peut éventuellement paraître possédée. Mais, s’ils sont poussés à l’extrême chez elle, ces moments de ravissement extatique religieux qui la traversent sont, selon moi, ressentis de façon plus contrôlée par de nombreux croyants. Encore une fois, cet état d’extase atteint par Maud répond à un désir très humain. On essaie tous de transcender nos corps, de transcender notre réalité ennuyeuse. Je crois que la vie est compliquée, désordonnée, chaotique et inexplicable. Et que c&#8217;est finalement profondément humain de vouloir trouver quelque chose qui nous élève, qui rend les choses plus claires. Simplement, cela prend des proportions incontrôlables chez Maud.</p>
<p><strong>Maud, c’est la rencontre entre Jeanne d’Arc et Travis Bickle (<em>Taxi Driver</em>), deux de vos inspirations. Mais vous en citez beaucoup d’autres, notamment Ingmar Bergman&#8230; </strong></p>
<p>Oui, un film en particulier, <em>Á travers le miroir</em>. L’histoire d’une jeune femme qui, sortant d&#8217;un hôpital psychiatrique, revient dans sa famille pour la première fois. Simplement, elle reste rongée par sa schizophrénie, sujette à des crises de délire psychotique. Là encore, tout dépend de la manière dont on regarde les choses. Personnellement, je qualifie ses crises de psychotiques, mais pour d’autres il pourra s’agir d’une véritable connexion divine. Avec <em>Saint Maud</em>, j&#8217;ai voulu faire un film qui fonctionne de la même manière, que l’on peut interpréter à sa guise. Peut-être que le cas de Maud relève de la psychiatrie, résultat de ses expériences de vie passées, ou peut-être entretient-elle réellement une relation avec l’Esprit Saint. </p>
<p><strong>Il n&#8217;y a encore pas si longtemps, parler à Dieu était un signe de divinité. Aujourd&#8217;hui, vous passez pour un dingue&#8230;</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/01/saint-maud-rose-glass-gerardmer.jpg" alt="Saint Maud, de Rose Glass" width="280" height="128" class="alignleft size-full wp-image-27414" />Absolument. Il y a notamment cette théorie soutenue par certains psychologues disant que Jeanne d&#8217;Arc souffrait d&#8217;une forme d’épilepsie due à des problèmes au niveau du lobe temporal. Et l’un des symptômes serait justement ce qu&#8217;ils appellent des crises extatiques. Jeanne d’Arc en aurait souffert, tout comme Dostoïevski. Des crises qui s’accompagnaient de sentiments de « révélations », d’ « élévation ». C’est ce que vit Maud. Des crises qu’elle interprète comme autant de manifestations divines. Mais si la science et la psychologie viennent aujourd’hui se substituer de plus en plus aux explications religieuses, mystiques ou spirituelles, je ne pense pas que cela change pour autant le ressenti des personnes qui vivent ces « expériences ». Science, psychologie et religion se rencontrent ici à une intersection très intéressante, je trouve.</p>
<p><strong>Vous expliquez que beaucoup d&#8217;histoires de la Bible permettent de comprendre l&#8217;humanité, sans doute de trouver sa place. Mais avec Maud, cela ne marche pas. Est-ce à dire que, dans un esprit faible, les histoires religieuses peuvent devenir une source de désordre mental ?</strong></p>
<p>Alors, je ne parlerais pas d’« esprit faible ». Ce serait trop désobligeant. Je ne pense pas me tromper en disant que la plupart des chrétiens n’appréhendent pas les textes de la Bible littéralement mais les interprètent comme autant d’allégories, de paraboles et de mythes. Prendre ces récits au pied de la lettre me paraît dangereux, selon moi. Mais je ne dirais pas que c’est une faiblesse non plus. On appréhende tous la réalité de façon subjective et l’une des forces du cinéma est de nous permettre de plonger dans la subjectivité d’une autre personne. D’explorer son monde, de vivre ses expériences de manière viscérale. Une façon de sortir un peu de nos strictes bulles de réflexion personnelles. Et le cinéma permet de se glisser dans les esprits les plus étranges, les plus extrêmes. C’est très excitant et on pourrait être surpris de s’y reconnaître, jusqu’à avoir de l’empathie pour ces esprits « extrêmes »&#8230;</p>
<p>&nbsp;<br />
Saint Maud<em> de Rose Glass, avec Morfydd Clark, Jennifer Ehle, Lily Knight&#8230; Royaume-Uni, 2019. Grand Prix du jury du 27e Festival international du film fantastique de Gérardmer. Sortie en salle le 25 novembre 2020.</em></p>
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		<title>L&#8217;éclectisme d&#8217;Artus 2018</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Feb 2018 15:03:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2018/02/carnival-of-souls-carnaval-des-ames1.jpg" alt="Le Carnaval des âmes" title="Le Carnaval des âmes" width="280" height="204" class="alignleft size-full wp-image-26139" />Après une trop longue absence, Artus Films revient aux affaires avec une nouvelle sélection de raretés et de films oubliés. Une sélection 2018 que nous pourrions qualifier… d’éclectique. Et l’éclectisme, c’est bon pour la santé ! Au menu, vous pourrez déguster un conte fantastique, un film 100 % noir, un classique de l’épouvante, une comédie policière, un thriller et, cerise sur le gâteau, un bijou de la science-fiction post-apocalyptique en mode Nouvelle Vague. Allez hop, c’est le moment de dépenser vos étrennes ! Y’a pas que <em>Star Wars</em> dans la vie.</p>
<p>&nbsp;<br />
<em>L’Etrange Mr Slade</em> réalisé par Hugo Fregonese est la cinquième adaptation du roman écrit par Marie Belloc Lowndes, <em>The Lodger</em>, lui-même énième variation de l’affaire « Jack l’éventreur ». Si les cinéphiles et les fans du ripper préfèrent, et de loin, la version d’Hitchcock tournée en 1927 (le film pose les fondamentaux du Maître), Hugo Fregonese s’en tire avec les honneurs. Il faut dire que le cinéaste argentin a signé des westerns restés dans l’histoire, comme l’immense <em>Quand les tambours s’arrêteront</em>, œuvre somme acclamée pour son rythme syncopé et sa succession de climax hallucinants. Bref, le gars n’est pas un tâcheron ! Dans <em>L’Etrange Mr Slade</em>, Fregonese et son équipe prennent le parti de jouer la sécurité en assurant une ambiance étrange et pénétrante au cœur du vieux Londres. Toutefois, l’originalité du projet réside dans le traitement plus psychologique que sensationnaliste du fameux Monsieur Slade (incarné par un Jack Palance des grands jours) où l’on découvre avec surprise que les motivations d’un tueur en série ne sont pas forcément celles auxquelles on pense. Il n’y a pas ici la volonté à bouleverser le genre mais de nous offrir un thriller vintage bien flippant ! <span id="more-26137"></span></p>
<p>On présente encore aujourd’hui <em>Le Carnaval des âmes</em> (1962) comme un objet culte parce que son réalisateur, Herk Harvey, réussit à accoucher d’une œuvre filmique non identifiée avec une enveloppe financière si riquiqui qu’il en fit pâlir de honte tous les Ed Wood de la Terre. Sauf que là, nous ne sommes pas en face d’un nanar, je vous rassure ! Il me semble plus sincère de reconnaître que le film a généreusement participé – grâce à ses qualités &#8211; à promouvoir le genre « horreur » à travers le monde, voire le démocratiser au même titre que l’inaltérable classique, <em>La Nuit des morts-vivants</em>. L’histoire est celle de Mary qui, après un terrible accident de voiture, décide de changer radicalement de vie. Commence alors pour elle une série d’événements étranges. Vous conviendrez que s’il n’arrivait rien à notre héroïne, j’aurais précisé en amont que Jacques Doillon était aux manettes.<br />
Dans le dessein de flatter d’abord les mirettes plutôt que le cerveau, <em>Le Carnaval des âmes</em> ose jouer l’épate sans jamais prendre les spectateurs pour des gogos. Pour notre plus grand bonheur, les ambitions esthétiques participent aux ressorts de l’intrigue quand les effets de lumière et d’obscurité concourent à rendre les esprits encore plus détraqués et les âmes damnées encore plus inquiétantes. Les séquences au cœur du parc d’attractions, fantomatiques à souhait, nous prouvent qu’avec un peu d’astuce et d’espièglerie un budget limité ne bride pas l’imagination. La copie est superbe. </p>
<p>Un Douglas Sirk ne se refuse pas et encore moins quand il s’agit du film préféré de son auteur, <em>Un scandale à Paris</em>, inspiré très librement des mémoires de Vidocq. Cette aventure fantaisiste du célèbre flic parisien vaut surtout pour ses séquences de cambriolage et son ton à la fois classieux et primesautier. George Sanders (Jean Dujardin lui ressemble comme deux gouttes d’eau) incarne un Vidocq tout en élégance qui mène son petit monde par le bout du nez avec l’aplomb des grands escrocs. D’ailleurs, les dialogues fleuris sont un régal ! <em>Un scandale à Paris</em> me rappelle par bien des aspects le <em>Scaramouche</em> de George Sidney où quand un anti-héros fantasque gagne le cœur même de ses ennemis.</p>
<p>Découvrir ou redécouvrir <em>Le Fils du pendu</em> de Frank Borzage est une véritable bénédiction (!). A travers la descente aux enfers d’un homme au tragique destin, Borzage dresse le portrait de toute une communauté de marginaux avec la volonté de nous prouver qu’il y a toujours pire ailleurs. Mais Borzage va encore plus loin quand il dénonce avec fermeté l’intolérance de la société américaine pour les minorités, les laissés-pour-compte et les losers de tous poils et de tous bords. <em>Le Fils du pendu</em>, film noir ultra-pessimiste, raconte les tourments d’un pays où l’intolérance (qui a depuis longtemps pourri l’esprit de l’Américain moyen) s’impose comme LA discipline nationale. Le style expressionniste (John L. Russell est à la photo, autant dire un génie !) renforce la violence des sentiments comme il participe à nourrir notre indignation. Black is very very black !</p>
<p><em>Les 5 Survivants</em> (1951) est sans aucun doute le coup de cœur de cette sélection. Un survival post-apocalyptique visionnaire aussi puissant que sobre, réalisé avec le cœur et trois bouts de ficelle. Ce n’est pas pour rien qu’il fut encensé en son temps par la critique et par François Truffaut <em>himself</em> ! Après une introduction tétanisante sur le sentiment de solitude absolue, chacun raconte sa condition de survivant dans ce nouveau monde dévasté par la folie des hommes et tente d’évaluer sa propre capacité de résilience. Les séquences de désespoir se succèdent aux furtifs instants d’espoir. <em>Les 5 Survivants</em> sonnait déjà au début des années 1950 la fin de la récréation. <em>« Arrêtez vos conneries ! On ne veut pas crever ! »</em> semble nous lancer le cinéaste Arch Oboler. Les grands initiés disent que le film lorgne du coté de Bergman. Eh bien, ils ont raison ! Je suis encore sous le choc.</p>
<p>Et pour terminer, le sirupeux <em>Au-delà de demain</em> qui, s’il n’est pas mon conte de Noël préféré, distille assez de manichéisme et cucuterie pour satisfaire les adorateurs du cinéma à papa. <em>Au-delà de demain</em> colle aux bonbons, vous êtes prévenus !</p>
<p>Tous les films sont disponibles en DVD chez Artus Films. </p>
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		<title>Le Ministère Hammer 2017</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Dec 2017 10:48:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
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		<description><![CDATA[Attention à votre porte-monnaie, Elephant Films sort neuf nouveaux bijoux du studio Hammer. Du fantastique, de l’épouvante, du thriller, de l’aventure... Cette sélection montre à quel point la Hammer...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Attention à votre porte-monnaie, Elephant Films sort neuf nouveaux bijoux du studio Hammer. Du fantastique, de l’épouvante, du thriller, de l’aventure&#8230; Cette sélection montre à quel point la société britannique Hammer Film Production privilégiait la diversité et soignait ses projets.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>La patte classique</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/12/empreinte-frankenstein-freddie-francis.jpg" alt="L&#039;Empreinte de Frankenstein, de Freddie Francis" title="L&#039;Empreinte de Frankenstein, de Freddie Francis"  width="280" height="242" class="alignleft size-full wp-image-26017" /><strong><em>L’Empreinte de Frankenstein</em> réalisé par Freddie Francis avec Peter Cushing, Peter Woodthorpe…</strong><br />
Réfugié dans un laboratoire de campagne avec son assistant Hans, le baron Frankenstein poursuit ses expériences avant d&#8217;être de nouveau chassé du village où il a trouvé refuge par un prêtre ayant découvert les agissements peu orthodoxes du scientifique. De retour au château familial de Karldstadt, il va tenter de faire revivre la créature, conservée dans la glace.<br />
Freddie Francis remplace au pied levé Terence Fisher qui s’est maladroitement blessé en se cognant le gros orteil contre une table basse. Aïe ! Peter Cushing est formidable en baron Frankenstein renié par ses pairs et systématiquement répudié par la société villageoise partout où il s’installe. Alors pour mieux conjurer le mauvais sort qui le poursuit, le scientifique et son assistant décident de voyager incognito jusqu’à la demeure familiale (un château en ruine démoli il y a des années par les habitants du cru, terrifiés à l’idée de revoir la créature dans la région) pour reprendre les expériences à zéro. Bien mal leur en a pris ! Tout comme son abomination, le baron est un solitaire pestiféré, une figure de l’interdit, une chose contre nature. <em>L’Empreinte de Frankenstein</em>, poème terrifiant sur la solitude, dégage une puissante mélancolie. Les ambitions formelles ne manquent pas, ni la tension, palpable de bout en bout.</p>
<p><strong><em>Les Maîtresses de Dracula</em> réalisé par Terence Fisher avec David Peel, Peter Cushing, Martita Hunt, Yvonne Monlaur…</strong><br />
Marianne a accepté un poste d&#8217;institutrice dans un pensionnat pour jeune fille. Alors qu&#8217;elle traverse la Transylvanie, son cocher l’abandonne dans un village, où elle trouve refuge dans une auberge. Malgré les mises en garde du propriétaire des lieux, elle accepte l&#8217;invitation de la baronne Meinster à passer la nuit dans son château. Heureusement pour elle, le docteur Van Helsing poursuit dans la région sa chasse aux vampires. <span id="more-26013"></span><br />
Exit Christopher « Dracula » Lee, vampire aquilin et dégingandé. Welcome David « Baron Meinster » Peel, vampire juvénile et souffreteux. <em>Les Maîtresses de Dracula</em> ne réinvente pas le genre, il se renouvelle intelligemment pour se donner la bouffée d’air frais nécessaire à sa survie. La grande surprise réside dans son approche scénaristique qui fait la part belle aux ressorts psychologiques plutôt qu’à l’horreur. Quand Terence Fisher et son scénariste Jimmy Sangster osent briser les tabous du mythe, ils n’y vont pas par quatre chemins. Oui, mais quels tabous ? Si je vous le dis, je vous gâche le plaisir de la (re)découverte. Mise en scène, interprétation, photo, c’est le plaisir absolu des yeux. </p>
<p><strong><em>Le Baiser du vampire</em> réalisé par Don Sharp avec Clifford Evans, Edward de Souza, Jennifer Daniel, Barry Warren…</strong><br />
Lors de leur voyage de noces, un jeune couple perdu dans un petit village d&#8217;Europe centrale accepte l&#8217;invitation du mystérieux comte Ravna dans son château. Ils vont découvrir, lors d&#8217;un mémorable bal masqué, que la lugubre demeure abrite une secte vampirique.<br />
Voilà le film Hammer qui inspira Roman Polanski pour son <em>Bal des vampires</em>. On y trouve même de nombreuses thématiques dont le cinéaste polonais raffole encore aujourd’hui (l’attraction féminine pour les gourous, le double jeu…). <em>Le Baiser du vampire</em> dénote des productions classiques du studio car aucun de ses acteurs vedettes n’est devant la caméra. Don Sharp réalise un film simple d’une grande beauté plastique, rythmé et bourré de suspense. Un grand cru, comme on dit !</p>
<p><strong><em>La Nuit du loup-garou</em> réalisé par Terence Fisher avec Oliver Reed, Clifford Evans&#8230;</strong><br />
Espagne. XVIIIe siècle. Fils du sadique baron Siniestro et de la servante sourde et muette dont il a abusé, Leon est adopté par un vieux professeur, Alfredo Carido. Mais en grandissant, le jeune homme a de plus en plus de mal à refréner ses pulsions meurtrières, qui le poussent à commettre des atrocités, au point de se transformer les nuits de pleine lune&#8230;<br />
C’est l’un des grands chefs-d’œuvre de la Hammer. <em>La Nuit du loup-garou</em> dépasse l’intensité des <em>Dracula</em>, <em>Frankenstein</em> et consorts parce que la fièvre qui le hante met davantage mal à l’aise. En effet, le comte Dracula ne se ronge pas les sangs d’être un vampire puisqu’il prétend être supérieur à la race humaine. Tout comme Frankenstein ne craint pas de se présenter comme un moins que rien puisqu’il se considère comme une erreur de la nature. Bref, l’un est pourri par le complexe de supériorité et l’autre bouffé par le complexe d’infériorité ! Le loup-garou, lui, est taraudé par la peur. La peur de se transformer en monstre, la peur d’écharper des âmes innocentes et la peur de finir en slip à l’orée du bois au petit matin. Les loups-garous vivent dans l’appréhension de ne pouvoir un jour vaincre leur condition. Seule la mort les délivrera. D’ailleurs, Oliver Reed, charismatique à souhait, délivre une performance haute en couleur dans les oripeaux de la Bête. Dans sa première partie, le film de Fisher nous transporte au cœur d’une aristocratie immonde, haut lieu de dépravation, qui deviendra le siège du Mal. Cette très longue introduction nous fait mieux comprendre les ressorts psychologiques qui habitent le mythe. On ne ressort pas indemne de <em>La Nuit du loup-garou</em>. </p>
<p><strong><em>Le Spectre du chat</em> réalisé par John Gilling avec Barbara Shelley, André Morell…</strong><br />
Lors d&#8217;une sombre nuit anglaise du début du XXe siècle, un crime parfait est commis quand un mari assassine sa riche femme avec l&#8217;aide de ses serviteurs. Le veuf va alors toucher un héritage conséquent, mais Tabitha, le chat de la victime, témoin de l&#8217;événement crapuleux, semble avoir compris les machinations des malfaiteurs. Il faut alors se débarrasser du sinistre animal.<br />
Produit conjointement par les studios Universal et Hammer, <em>Le Spectre du chat</em> est considéré par les spécialistes du gothique comme une perle du genre. Ramassé sur 1h15, le film tient son intrigue par la peau du cou à la manière d’un thriller et ce, sans jamais faiblir. C’est du grand art ! On se fait les témoins des remords et de la paranoïa des personnages principaux, rendus malades par la seule présence du matou de la maîtresse de maison. Cette descente aux enfers nous est présentée comme la plus cruelle des punitions. Du suspense à gogo, un rythme haletant et merci Edgar Allan Poe. </p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>L&#8217;héritage hitchcockien</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/12/paranoiac-freddie-francis.jpg" alt="Paranoïaque, de Freddie Francis" width="280" height="206" class="alignleft size-full wp-image-26021" /><strong><em>Paranoïaque</em> réalisé par Freddie Francis avec Janette Scott, Oliver Reed…</strong><br />
Dans la campagne anglaise, Simon partage avec sa soeur la demeure ancestrale de leur famille. Décidé à profiter seul de l&#8217;héritage de leurs parents décédés, il cherche à la faire passer pour folle et à l&#8217;interner. L&#8217;apparition d&#8217;un homme mystérieux prétendant être Tony, leur frère décédé huit ans auparavant, va bouleverser ses plans.<br />
<em>Paranoïaque</em> naît du choc Psychose, et bien entendu de la marquante scène de la douche. Ce petit bijou du Bis vaut pour ses séquences chocs qui à l’époque osaient franchir une ligne esthétique et psychologique assez peu répandue dans le cinéma traditionnel. Pour la faire courte, c’est brut de décoffrage ! La grande qualité du film réside dans sa facilité de nous faire passer d’une réalité tangible au fantastique pur et dur en quelques secondes. Le réalisateur culte, Freddie Francis, qui fut un très grand chef opérateur, y est pour quelque chose. Lui sait travailler le cadre et la lumière comme un véritable ambianceur. Et ça compte ! S’il fit des merveilles pour la Hammer et pour l’Amicus (studio concurrent de la Hammer), il marqua de son empreinte deux chefs-d’œuvre de David Lynch, Elephant Man et Une Histoire vraie. Classe, non ? </p>
<p><strong><em>Meurtre par procuration</em> réalisé par Freddie Francis avec David Knight, Moira Redmond…</strong><br />
Témoin du meurtre de sa mère par son père alors qu&#8217;elle était petite, Janet est sujette à de nombreux cauchemars alors qu&#8217;elle grandit dans un pensionnat. Afin de surmonter son traumatisme, elle est renvoyée au domicile familial accompagnée par son tuteur et suivie par une infirmière. Mais les cauchemars recommencent de plus belle, et mettent en scène une femme défigurée portant un gâteau d&#8217;anniversaire&#8230;<br />
Nous pourrions classer <em>Meurtre par procuration</em> dans le courant « hitchcockien » du petit cinématographe où rêves et cauchemars s’entrelacent autour d’une réalité fracassée par les traumas. Comme d’hab’, Freddie Francis, apprenti de Terence Fisher, fait le job. Bref, c’est court et c’est ultra-efficace ! Un Hammer peu connu mais qui mérite toute votre attention.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Et deux raretés</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/12/fascinant-capitaine-clegg-night-creatures-peter-graham-scott.jpg" alt="Le Fascinant capitaine Clegg, de Peter Graham Scott" title="Le Fascinant capitaine Clegg, de Peter Graham Scott" width="280" height="244" class="alignleft size-full wp-image-26020" /><strong><em>Le Fascinant capitaine Clegg</em> réalisé par Peter Graham Scott avec Peter Cushing, Yvonne Romain, Oliver Reed…</strong><br />
1772. Le capitaine Collier et ses soldats marins débarquent dans une petite ville côtière anglaise pour enquêter sur des fantômes des marais, qui sévissent dans la région. Il soupçonne bientôt le sinistre révérend Blyss, de ne pas être étranger à ces apparitions. D&#8217;autant que le religieux cache un passé trouble, où il était connu sous le nom de capitaine Clegg, ancien chef pirate.<br />
<em>Le Fascinant capitaine Clegg</em> est un film d’aventures qui foule avec intelligence le terrain du fantastique. Quand il est question de fantasmes et d’illusion, de double jeu et de faux-semblants, on se laisse facilement aller à la rêverie, pour ne pas dire abuser ou mener par le bout du nez. Et là, vous ne serez pas déçus par les ambitions fantasmagoriques de l’histoire ! Plus que jamais, Peter Cushing impressionne par sa capacité à nous échapper, insaisissable qu’il est en inquisiteur au passé trouble. Très original. </p>
<p><strong><em>Le Fantôme de l’opéra</em> réalisé par Terence Fisher avec Herbert Lom, Heather Sears, Edward de Souza…</strong><br />
1900. Une malédiction semble frapper l&#8217;opéra de Londres. Alors que les tragédies se succèdent, la rumeur de la présence d&#8217;un mystérieux fantôme orchestrant en coulisse les accidents enfle de plus en plus. Lors d&#8217;une première prestigieuse, son existence ne fait plus de doute quand Christine Charles, l&#8217;étoile montante de l&#8217;opéra, est enlevée par le fantôme. Elle va découvrir les terribles secrets cachés sous le masque couvrant son terrifiant visage.<br />
<em>Le Fantôme de l’opéra</em> fut un flop au box-office et Terence Fisher remercié (mais pardonné deux ans plus tard !). C’est ballot parce que cette version réadaptée du roman de Leroux ne mérite pas le mépris dont elle fut à sa sortie la victime. Les décors, la lumière et l’antre du Fantôme sont d’une beauté à tomber et les choix stylistiques de la mise en scène originaux et osés. Cette version Hammer, en forme d’enquête policière, a malheureusement le cul entre deux chaises. Pourquoi ? La faute au budget conséquent qui a convaincu la production que le film devait s’adresser en priorité au grand public. Faut bien rentabiliser ma bonne dame ! Alors même si les méchants travaillent du ciboulot (les monstres de la Hammer possèdent tous cette unique caractéristique d’être cinglés !), il manque ce supplément d’âme, la fameuse patte de la firme, qu’on appelle « l’horreur ». Le Fantôme de l’Opéra made in Hammer ressemble aux films de genre d’aujourd’hui qui ne veulent froisser personne. Malgré tout, le plaisir reste intact. Magie du cinéma.</p>
<p><em>Tous les films sont disponibles en combo DVD/blu-ray et dans un méga coffret chez Elephant Films.</em></p>
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		<title>27/09-01/10 : 28e Festival du film britannique de Dinard</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Jul 2017 15:15:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sarah Briffa</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
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		<description><![CDATA[De quoi s&#8217;agit-il ? L&#8217;humour à la british n&#8217;en finit plus de réunir des adeptes. La preuve en festival, car à Dinard, cela fait 28 années que le Festival du...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/28e-festival-film-britannique-dinard-2017/attachment/film-britannique-dinard/" rel="attachment wp-att-25856"><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/07/film-britannique-dinard.jpg" alt="film-britannique-dinard" width="280" height="106" class="alignleft size-full wp-image-25856" /></a><strong>De quoi s&#8217;agit-il ?</strong></p>
<p>L&#8217;humour à la <em>british</em> n&#8217;en finit plus de réunir des adeptes. La preuve en festival, car à Dinard, cela fait 28 années que le Festival du film britannique sélectionne et projette 30 longs-métrages dont 6 en compétition. La récompense ? Le prestigieux Hitchcock d&#8217;or, décerné par un jury à la fois britannique et français. La présidente du jury de cette édition n&#8217;est autre que l&#8217;actrice et réalisatrice Nicole Garcia ! <em>That&#8217;s all folks !</em></p>
<p><em>&raquo; Plus d&#8217;informations sur le site du <a href="http://www.festivaldufilm-dinard.com/" class="broken_link">festival de Dinard</a></em></p>
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		<title>Mise à mort du cerf sacré, de Yorgos Lanthimos</title>
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		<pubDate>Tue, 23 May 2017 12:02:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bois mort - Steven, chirurgien dans un hôpital, vit une paisible existence bourgeoise avec sa belle femme Anna et ses deux enfants parfaits, Kim et Bob. Il rencontre aussi régulièrement un... ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Bois mort</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/affiche-mise-a-mort-cerf-sacre-yorgos-lanthimos.jpg" alt="Mise à mort du cerf sacré, de Yorgos Lanthimos" width="196" height="280" class="alignleft size-full wp-image-25244" /><strong>Steven, chirurgien dans un hôpital, vit une paisible existence bourgeoise avec sa belle femme Anna et ses deux enfants parfaits, Kim et Bob. Il rencontre aussi régulièrement un jeune homme, Martin, qu&#8217;il voit à l&#8217;écart des autres et à qui il montre beaucoup d&#8217;égard. Le temps passant, Martin se fait de plus en plus envahissant dans la vie de Steven et de sa famille.</strong></p>
<p>En 2009, contre toutes les attentes &#8211; en vérité : contre toutes <em>mes</em> attentes -, le réalisateur grec Yorgos Lanthimos avait remporté le prix Un Certain Regard avec <em>Canine</em>, chronique faussement provocatrice sur les valeurs et l&#8217;éducation bourgeoises. Après avoir ensuite servi à Cannes du homard pas très frais (<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/homard-lobster-yorgos-lanthimos/" title="The Lobster, de Yorgos Lanthimos">The Lobster</a></em>, prix du Jury du <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/68e-festival-international-film-cannes-cinema-joel-ethan-coen-2015/" title="13/05-24/05 : Festival de Cannes 2015">68e Festival de Cannes</a>), Yorgos remet le couvert. Cette fois avec une <em>Mise à mort du cerf sacré</em> au titre exigeant, avec toujours Colin Farrell qui troque son costume de crustacé pinceur pour celui d&#8217;animal-roi de la forêt, barbe touffue à l&#8217;appui. <span id="more-25242"></span><br />
&nbsp;</p>
<h4>Symbole au ras du sol</h4>
<p>Un homard. Un cerf. Dès le titre, les films de Yorgos Lanthimos affichent une symbolique forte que le cinéaste grec va dérouler tout du long. Il nous a d&#8217;ailleurs habitués à ça depuis un moment, plaçant au centre de ses oeuvres la question du choix et de ses conséquences, saupoudrant le tout de quelques scènes provocantes et sibyllines à souhait. Dans ce <em>Cerf sacré</em>, il y a un secret inavouable : la mort du père de Martin, a priori provoquée accidentellement par le docteur Steven. Pour se venger, Martin imagine un plan d&#8217;une cruauté sans égale : faire tomber un à un les membres de la famille jusqu&#8217;à ce que Billy décide de tuer l&#8217;un des siens ; dans ce cas, la malédiction &#8211; ou la maladie selon l&#8217;endroit d&#8217;où on se place &#8211; prendra fin.</p>
<h4>Plan en bois</h4>
<p>Pendant 1h30, Colin le cerf sacré s&#8217;interroge, mais avec beaucoup de silence et un visage monolithique. Ce sont surtout les véritables victimes de cette machination (les deux enfants et la mère, campée par une belle et froide Nicole Kidman) qui font preuve de sentiments et d&#8217;instinct de survie : les enfants tentent, l&#8217;un après l&#8217;autre, de séduire leur père, la mère envisage l&#8217;avenir sans l&#8217;un de ses enfants. Pendant ce temps, le père en est réduit à consulter le directeur de l&#8217;école de sa progéniture pour savoir lequel de ses deux enfants est le meilleur. Il y a dans <em>Mise à mort du cerf sacré</em> un ramassis de péripéties caricaturales, qu&#8217;on verrait plus dans un épisode de <em>Spirou</em> dopé aux <em>Idées noires</em> que dans une œuvre de cinéma ambitieuse. Jamais la famille ne cherche à destituer le père, « cerf de famille » sacré. Interdit de remettre en cause les actes et décisions du chef de la meute ? C&#8217;est justement ce qui devrait différencier les hommes des animaux : le libre arbitre. Et sur ce libre arbitre, Yorgos Lanthimos, pas très inspiré, fait le silence absolu.</p>
<h4>Cerf veule</h4>
<p>Pourtant oui, l&#8217;ambition déborde de <em>Mise à mort du cerf sacré</em>. De l&#8217;ambition et beaucoup de prétention appuyée par des plans mystérieux et silencieux. Chez Yorgos Lanthimos, il semble entendu que des personnages se taisent par érudition, et pas simplement parce qu&#8217;ils n&#8217;ont rien à dire. Visuellement, <em>Mise à mort du cerf sacré</em> est ampoulé et maniériste, l&#8217;orchestration faite de musique et de sonorités « mentales » est insistante et accompagne de nombreux ralentis que n&#8217;auraient pas reniés Chow Yun-fat et John Woo à l&#8217;époque du <em>Syndicat du crime</em>. Autant d&#8217;éléments qui appuient le discours philosophique du film. On ne peut pourtant s&#8217;empêcher de penser que ça ne vole pas très haut, en tout cas bien en-dessous de ce que Lanthimos promet. </p>
<h4>Grec indigeste</h4>
<p>Ce qui rend enfin ce <em>Cerf sacré</em> assez indigeste, c&#8217;est la sensation de déjà-vu chez le cinéaste grec. Ses films font penser à. A d&#8217;autres films, d&#8217;autres livres, souvent plus réussis, en tout cas plus humbles. Les films de Yorgos Lanthimos fonctionnent comme un agglomérat d’œuvres qu&#8217;il a ingérées et digérées pour mieux les reconstituer. Dans <em>Mise à mort du cerf sacré</em>, il y a un peu de toutes ces séries B et autres <em>revenge movies</em> jubilatoires, divertissants et non moins intelligents &#8211; <em>The Box</em> et <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/piel-que-habito-pedro-almodovar/" title="La Piel que habito, de Pedro Almodovar">La Piel que habito</a></em>, par exemple, préfigurent à eux deux <em>Mise à mort du cerf sacré</em>. Yorgos Lanthimos balaie tout un pan de cinéma moins complexé, moins pompier, moins grandiloquent mais tout aussi inventif, alors qu&#8217;il aurait pu rendre hommage à ces faiseurs d&#8217;histoires qui ont construit et nourri la culture ciné et une réflexion sur l&#8217;état du monde ou le sens de nos actions. Et respecter ainsi le spectateur.</p>
<p>&nbsp;<br />
Mise à mort du cerf sacré <em>(The Killing of a Sacred Deer) de Yorgos Lanthimos, avec Colin Farrell, Nicole Kidman, Barry Keoghan&#8230; Angleterre, Etats-Unis, 2017. En compétition au 70e Festival de Cannes.</em></p>
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		<title>Moi, Daniel Blake, de Ken Loach</title>
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		<pubDate>Sun, 22 May 2016 12:39:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<h3>Nuit debout</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/moi-daniel-blake-ken-loach-1.jpg" alt="Moi, Daniel Blake, de Ken Loach" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-23780" />On pourrait dire que le nouveau film de Ken Loach est un tract politique supplémentaire. Ajouter qu’il éclaire une nouvelle facette de l’Angleterre prolétaire. On pourrait dire encore qu’il s’agit là de son dernier baroud d’honneur, lui qui, comme Line Renaud, n’en finit pas de faire ses adieux. Mais impossible pour le réalisateur du <em>Vent se lève</em> (palmé en 2006) de rendre les armes. </p>
<p>A l’image de son attachant personnage, Daniel Blake, Ken Loach ne peut se résoudre à lâcher l’affaire. Vingt fois sur le métier, remettez votre ouvrage… A 80 ans (dans un mois), le réalisateur britannique revient en compétition aussi vif qu’à son habitude, révolté, profondément empathique et humaniste. Ce qui se joue ici c’est la continuité d’une œuvre, d’un engagement, d’un propos. Une œuvre toute entière tournée vers les accidentés de la vie et la classe ouvrière. Sans concession, Ken Loach suit son antihéros, revendiquant jusque dans son titre le droit d&#8217;être un individu, un humain, un citoyen. Pas un simple numéro de sécurité sociale. <span id="more-23767"></span></p>
<p>Daniel Blake, double de Ken Loach, vieux bonhomme indigné, fatigué, en colère, est toujours prêt à se battre. Il n’est pas cinéaste. Il est menuisier. Mais c’est un peu la même chose, non ? Face à une administration kafkaïenne, il retrousse les manches, s&#8217;essuie le front et repart au combat. Histoire de ne pas devenir fou. Plaidoyer pour ceux que l&#8217;on désigne (surtout en ce moment) comme des assistés, <em>Moi, Daniel Blake</em> est aussi très sombre. Plus proche d’un <em>My Name is Joe</em> que de <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/part-des-anges-ken-loach/"><em>La Part des anges</em></a>, il nous arrache plus de larmes que de sourires. Et si le partage et la solidarité tentent de trouver une brèche ici et là, ce que montre surtout Ken Loach, c&#8217;est un système qui tourne avec la masse, se contrefout de l’homme qui suffoque. Une machine qui broie tout sur son passage. Sauf peut-être l’amour.</p>
<p>&nbsp;<br />
Moi, Daniel Blake <em>(I, Daniel Blake) de Ken Loach, avec Dave Johns, Hayley Squires, Mick Laffey&#8230; Angleterre, 2016. Palme d&#8217;or du 69e Festival de Cannes. Sortie le 26 octobre 2016.</em></p>
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		<title>American Honey, d’Andrea Arnold</title>
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		<pubDate>Mon, 16 May 2016 10:37:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Menossi</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<h3>Ados de la route</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/AMERICAN-HONEY-HD-©-Parts-Labor-LLCPulse-Films-LimitedThe-British-Film-InstituteChannel-Four-Television-Corporation-2016.jpg" alt="American Honey, d&#039;Andrea Arnold" width="280" height="210" class="alignleft size-full wp-image-23499" />Chez Andrea Arnold, on ne prend jamais les mêmes et surtout on ne recommence pas. Après son « puzzle » d’écrans vidéo dans les bas-fonds de Glasgow (<em>Red Road</em>), après son tableau d’une adolescence solitaire dans la banlieue de Londres (<em>Fish Tank</em>) et après son incartade sur les Highlands des <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/hauts-hurlevent-andrea-arnold-emily-bronte/"><em>Hauts de Hurlevent</em></a>, la cinéaste britannique a choisi cette fois-ci d’aller voir, son cinéma social sous le bras, si l’herbe qui pousse de l’autre côté de l’Atlantique est plus verte… <em>American Honey</em> (traduire <em>« Américain(e) pur sucre »</em>) est un road-movie mené tambour battant sur les routes du Midwest américain, porté par un casting encore une fois inconnu au bataillon ou presque. C’est l’histoire d’une <em>étoile</em> fuyante, Star (fantastique Sasha Lane), adolescente de 18 ans prisonnière d’une famille totalement perdue pour la cause (père incestueux, mère pas très claire, tous les deux démissionnaires). La jeune fille décide de prendre le large à bord d’un van. A son bord, une bande de jeunes dont un Shia LaBeouf en chien fou hâbleur et cabotin (un rôle sur mesure). Lancés à toute berzingue sur l’asphalte sud-américain, ils « avancent » (c’est déjà ça) de ville en ville pour faire du porte-à-porte afin de vendre des abonnements de magazines. Initiée et très vite intégrée au <em>crew</em> (à l’exception des accrochages récurrents avec Krystal, talentueuse Riley Keough, chef de meute intraitable de la petite entreprise ambulante), Star découvre un autre mode de vie. <span id="more-23498"></span>Entre liquides euphorisants de toutes sortes, marie-jeanne, batifolages et argent pas toujours très propre. Comme elle, ils ont tous quitté le foyer familial histoire de mettre <em>un peu de sucre dans leur bol</em>. De se donner une chance de devenir des adultes pas trop mal. Les moins pires possibles.</p>
<p>Pour tourner son film, Andrea Arnold a opté pour le format 4:3. Un cadre pour le moins serré, peu approprié au genre du road-movie. Et pourtant, ça tient la route. Car plus encore qu’aux paysages, Andrea Arnold s’intéresse davantage aux forces et aux tremblements qui agitent cette nouvelle famille de substitution. Avec son format 4:3, sa caméra toujours trépidante et sa lumière toujours naturelle, la cinéaste cadre au plus près des visages et des corps pour mieux nous plonger dans l’intimité de ces jeunes têtes brûlées. On passe ainsi de longs moments à l’intérieur du van, lieu de vie principal et incontournable du film. Coincée dans l’espace exigu de l’habitacle, Arnold insuffle à ces séquences (merveilleusement montées) une incroyable effervescence. L’occasion pour nous de faire plus ample connaissance avec les personnages. L’occasion également de profiter d’une bande-son aux petits oignons (oui, sur la route, on écoute de la musique), entre trap (sous-genre <em>dirty south</em> du hip-hop), pop et country. Elle est omniprésente. Assourdissante, dirons certains. Elle nous en dit pourtant beaucoup sur les émotions et les sentiments de la troupe qui, elle, y puise toute son énergie avant de rejoindre le prochain motel miteux. Quant aux missions de porte-à-porte, elles apparaissent comme autant de confrontations avec les différentes communautés (religieuses, sociales, économiques) qui composent les vastes territoires du Midwest. De la bourgeoisie Wasp et pavillonnaire de Kansas City à la réserve indienne miséreuse de Pine Ridge dans le Dakota du Sud, aux champs de forage pétrolier de Williston, dans le Dakota du Nord… Et aux visages de ses adolescents, Andrea Arnold de laisser poindre alors en filigrane celui d’un sud américain contrasté, inégal, âpre et excessif. </p>
<p>&nbsp;<br />
American Honey<em> d’Andrea Arnold, avec Shia LaBeouf, Sasha Lane, Riley Keough… Angleterre, Etats-Unis, 2016. Prix du jury du 69e Festival de Cannes.</em></p>
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		<title>Le Géant égoïste, de Clio Barnard</title>
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		<pubDate>Sat, 02 Apr 2016 14:24:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Justine Monchecourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Recadrages]]></category>
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		<description><![CDATA[Un film, une séquence, un plan. Quand le cinéma donne aux mots l'envie de se faire du cinéma...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>La noirceur au bout des doigts</h3>
<p><strong>Un film, une séquence, un plan. Quand le cinéma donne aux mots l&#8217;envie de se faire du cinéma. Relecture de films, entre projections réelles et rêvées. Parce qu&#8217;on ne sort jamais vraiment intact d&#8217;une salle obscure.</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/03/le-geant-egoiste.jpg" alt="Le géant égoïste, de Clio Barnard" width="280" height="190" class="alignleft size-full wp-image-23180" />Nous entrons de nuit dans le film, par une colline endormie. La ligne d’horizon est haute, les étoiles embrasent le ciel. Des chevaux immobiles, têtes baissées, paissent des touffes d’herbe. Cette prairie tranquille n’est qu’une vision voilée, fantasmée, l’antichambre d’un autre monde qui se situe à la lisière de cette nuit. Après-midi gris et moite, Bradford, ville du nord de l’Angleterre. Sa rase campagne ponctuée de pylônes électriques bruissants, ses déchets ravalés, traînant le long des trottoirs et absorbés par la végétation environnante, ses rues désertes, quelques habitants, prostrés. Des maisons vétustes collées les unes aux autres, comme pour contenir le peu de chaleur qui resterait à partager. C’est dans ce cadre qu’évoluent Arbor et Swifty, deux gamins laissés-pour-compte. Ils forment un duo d’oiseaux écorchés, qui fonctionnent comme deux pôles aimantés : Arbor, persistant dans des soubresauts vitaux, électrifié par sa colère et Swifty, qui recueille les heurts dans ses mains pour les apaiser. Sous le lit, endiablé, Arbor accepte de détendre le poing pour absorber la chaleur de Swifty. Il laisse la tendresse imbibante de Swifty le toucher. Allongés sur la moquette beige, ils s’immobilisent, Swifty a le regard profond de ses ascendants gitans. L’absorbant et l’absorbé. Quand l’un ne parvient plus à se soulever et que l’autre promet de tout supporter. <span id="more-23179"></span><br />
Sortis du système scolaire, les deux amis trouvent chez Kitten, marchand de ferraille, la possibilité de récupérer leurs vies laissées sur le bord de la route. Kitten rachète vieux frigos, machines à laver, voitures, vélos à celui qui les lui apporte. Arbor ne pense alors plus qu’à une chose : remplir ses poches de livres sterling en versant dans la décharge de Kitten les décombres de la ville. Munis d’une poussette, les deux compagnons vont arpenter les rues pour ramasser les rognures recrachées par la ville. Un soir, nous les suivons, vagabonds dans une ville déshumanisée, scrutant dans l’obscurité des hommes aux desseins douteux, qui déposent des câbles sur une voie ferrée, attendant qu’un train passe et les sectionne. Arbor réalise alors que la richesse n’est pas honnête fille. Délaissant ses casseroles glanées dans les bas-côtés, Kitten lui apprend à faire fondre la gaine noire des câbles volés dans des feux en campagne, à l’abri des regards. La tâche accomplie, Arbor passe la main sur le câble, enlève la suie. Le métal brille. Arbor se met à rêver du cuivre. Face au paysage, les mains sales, il se laisse bercer par le grésillement des lignes à haute tension. C’est à ce moment-là, dans le débordement frénétique des uns et des autres que le film nous fait vaciller entre envies avides grandissantes et saccades ténues d’humanité. Que reste-t-il des liens humains, une fois la gaine retirée ?</p>
<p><strong><a href="http://www.grand-ecart.fr/portraits/interview-clio-barnard-selfish-giant-geant-egoiste/" target="_blank">&raquo; Lire l&#8217;interview de Clio Barnard sur Grand Écart</a></strong></p>
<p>&nbsp;<br />
Le Géant égoïste<em> (The Selfish Giant) de Clio Barnard, avec Conner Chapman, Shaun Thomas, Sean Gilder&#8230; Angleterre, 2013. Présenté à la 45e Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes. Sortie le 18 décembre 2013.</em></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/xvrkfq/zone/2/autoplay/no/"></script></center></p>
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		<title>Kill Your Friends, d’Owen Harris</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Dec 2015 07:56:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alessandro Rizzo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[comédie dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>
		<category><![CDATA[thriller]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<h3>Br(h)it Machine</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/12/kill-your-friends-owen-harris.jpg" alt="Kill Your Friends, d&#039;Owen Harris" width="208" height="280" class="alignleft size-full wp-image-22623" />Londres,1997. En déversant sur le monde les refrains ineptes de ses bandes de <em>boys &amp; girls</em> &#8211; pecs lustrés et sourire sanitaire pour lui, survêt&#8217; de passionaria gymnique pour elle -, l&#8217;industrie musicale de la fin des <em>90&#8242;s</em> affiche l&#8217;arrogance et le cynisme du plus détestable des parvenus. Alors même que déferle la vague Brit-pop, elle impose un postulat affligeant qui soumettrait l&#8217;avenir des nouveaux Oasis, Blur, Radiohead ou Pulp, aux performances commerciales du <em>Short Dick Man</em> <a href="#ref">(1)</a>. Pour que vivent les uns, il faut que les autres se vendent. Et si ça ne suffit pas, on invente même une guerre picrocholine &#8211; le clash Blur-Oasis &#8211; pour alimenter la machine… Le constat est amer. L&#8217;appétit aiguisé par les profits colossaux engrangés par ceux qui parviennent à décrocher la timbale du tube au meilleur ROI (retour sur investissement, taux de rendement…), les labels passent la pop culture à la sulfateuse du grand capital. La musique s&#8217;écrit maintenant sur les partitions d&#8217;un tableau Excel. Quand ça marche, le pognon coule à flots dans des torrents de champagne. Excités par la promesse d&#8217;un pouvoir illusoire bâti sur le stupre et la coke, les jeunes mâles alpha qui peuplent désormais le business du disque sont de sanguinaires créatures de la nuit prêtes à s&#8217;entre-dévorer sauvagement à la moindre faiblesse. C&#8217;est dans ce contexte, où avoir de la culture musicale passerait presque pour une faute de goût professionnelle, qu&#8217;évolue Steven Stelfox (impeccable Nicolas Hoult, gueule d&#8217;ange et sourire carnassier), directeur artistique en mode requin tigre et chasseur du tube qui lui permettra de se hisser un peu plus près du sommet de la chaîne alimentaire pour sauver sa tête avant qu&#8217;un petit assistant, encore et toujours plus vorace, vienne lui arracher à son tour. <span id="more-22618"></span>Dans son univers impitoyable, déprimé et déprimant comme ses lendemains de défonce, tuer ou se faire tuer, au propre comme au figuré, est une question existentielle. Alors, le jeune Stelfox, fan de musique honteux aux neurones poudrés et alcoolisés, va comploter et assassiner pour éliminer la concurrence (tout aussi misérable), descendre aux enfers puis remonter s&#8217;asseoir dans le fauteuil en croûte de cuir qui trône dans le bureau du boss avant qu&#8217;un petit…</p>
<p>Tuer, oui, mais des amis certainement pas… ce mot n&#8217;appartenant pas au vocabulaire des sinistres personnages qui traversent comme des zombies surcokés le premier long-métrage d&#8217;Owen Harris. <em>Kill Your Friends</em>, adaptation du roman éponyme et autobiographique de John Niven, également scénariste du film, est le portrait au vitriol d&#8217;un milieu professionnel prétendument créatif gangréné par la vacuité et la dope. Une satire contemporaine, caustique et trash qui rappelle bien plus certaines outrances psychédéliques des <em>99 francs</em> de Kounen-Beigbeder que la violence romanesque du <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/recadrages/etude-analyse-critique-pain-gain-loup-wall-street-1-michael-bay-martin-scorsese/" title="Le Loup de Wall Street #1 : de Bay à Scorsese, et vice versa">Loup de Wall Street</a></em> de Scorsese. Ici, la charge est lourde. Le label en question est une pétaudière remplie d&#8217;irrécupérables ignares vaniteux et nocifs animés par leur seul cerveau reptilien. Des cas si désespérés de bêtise malveillante, qu&#8217;aucun espoir de rédemption n&#8217;est possible. Les saynètes mordantes, drôles, parfois savoureuses – mention spéciale à Moritz Bleibtreu en producteur érotomane venu vendre sa camelote au Midem &#8211; s&#8217;enchaînent avec suffisamment de rythme pour qu&#8217;on ne s&#8217;attarde pas trop sur une intrigue policière artificiellement plaquée et à l&#8217;issue convenue et mollassonne sur le pouvoir toxique des strass et des paillettes. En revanche, contrairement à la banalité du sous-texte sur l&#8217;ultraviolence d&#8217;un monde du travail créateur de monstres comme Stelfox, ce sont tous les coups de griffes portés au milieu frelaté de la musique qui font mouche et assurent le spectacle. On découvre un monde cupide, cynique et sclérosé où l&#8217;argent facile promis par un tube bien ficelé agit comme un irrésistible chant des sirènes aspirant tout vers les profondeurs d&#8217;un océan de médiocrité. Au-delà d&#8217;un récit à la première personne vif et vachard mené par une voix off parfois agaçante, Owen Harris met intelligemment à profit une formidable BO soigneusement élaborée. Car en dehors des postures tape-à-l&#8217;œil et des ficelles un poil grossières, son film est aussi et surtout un bel hommage en creux au patrimoine musical britannique (cité à plusieurs reprises, le nom totémique de Paul Weller agit comme un rappel subliminal et bien senti aux fondamentaux). Thriller raté mais satire acérée, <em>Kill Your Friends</em> donne furieusement envie de réactiver son lecteur CD et d&#8217;y glisser une petite galette argentée du siècle dernier.</p>
<p><a href="#ref" name="ref"></a><br />
<em>(1) </em>Short Dick Man<em>, morceau de 20 Fingers, 1994</em></p>
<p>&nbsp;<br />
Kill Your Friends <em>d’Owen Harris, avec Nicholas Hoult, Craig Roberts, James Corden&#8230; Angleterre, 2015. Sortie le 2 décembre 2015.</em></p>
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		<title>Hammer : le coffret de tous les cauchemars</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Nov 2015 17:43:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[adaptation]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[Hammer]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[vampire]]></category>

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		<description><![CDATA[Si vous désirez vivre une expérience de voyage dans le temps où gothique et horreur font bon ménage, je vous conseille vivement l’acquisition de ce coffret Hammer...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Si vous désirez vivre une expérience de voyage dans le temps où gothique et horreur font bon ménage, je vous conseille vivement l’acquisition de ce coffret Hammer, <em>Le coffret de tous les cauchemars</em>, rassemblant quatre bijoux tournés au début des années 1970. Quatre films d’excellente facture qui font honneur au célèbre studio. En 1976, les aficionados du genre vivront, avec <em>Une fille… pour le diable</em>, une triste extinction des feux. Mais là n’est pas le sujet, alors revenons à nos moutons enragés. Préparez-vous à recevoir dans vos salons des vampires assoiffés de sang, des goules assoiffées de sexe, des villageois assoiffés de bière et des aristocrates assoiffés de pouvoir. Les fameuses demeures victoriennes équipées de leurs fameux escaliers en bois combleront de joie les fidèles du magazine Relais et Châteaux. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/11/lessevicesdedracula-1.jpg" alt="Les Sévices de Dracula, de John Hough" width="280" height="164" class="alignleft size-full wp-image-22545" /><strong><em>Les Sévices de Dracula</em>, réalisé par John Hough, avec Peter Cushing, Dennis Price, Mary Collinson, Madeleine Collinson… </strong></p>
<p>A la mort de leurs parents, Fride et Maria (les sœurs Collinson) doivent quitter Vienne pour un petit village où elles sont recueillies par leur oncle, Gustav Weil (Peter Cushing). Ce fanatique religieux traque et brûle les sorcières des alentours. Il s’oppose au comte Karnstein (Damien Thomas), une créature de la nuit qui convoite les jumelles pour les initier à ses perversions maléfiques.<br />
Il ne faut que quelques secondes pour se fondre dans l’ambiance macabre. Peter Cushing incarne un fou de Dieu, un horrible inquisiteur armé d’une milice toute soumise à ses sombres désirs, passant ses nuits à brûler les jolies filles. Blondes, brunes ou rousses, tant qu’il y a de la braise… Au moment où Fride et Maria débarquent, le vieil oncle acariâtre crame à tour de bras. <span id="more-22538"></span>Problème. Les sœurs jumelles sont belles à mourir. Des petits seins fermes, une peau laiteuse, des petits culs rebondis. Difficile de ne pas être émoustillé. Cette adaptation réussie du roman <em>Carmilla</em> de Sheridan Le Fanu ne baisse jamais de rythme. On ne s’ennuie pas une seconde. Quand l’une des sœurs tombe sous le charme du vampire, il se joue une cruelle guerre des sentiments. Tonton condamnera-t-il sa nièce au bûcher ? Suspense. Le château, le village, l’épaisse forêt, tout l’environnement provoque le frisson. Les perversions maléfiques du comte Karstein méritent que vous y jetiez les deux yeux. Un très chouette film fantastique.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/11/comtessedracula-2.jpg" alt="Comtesse Dracula, de Peter Sasdy " width="280" height="210" class="alignleft size-full wp-image-22541" /><strong><em>Comtesse Dracula</em>, réalisé par Peter Sasdy,avec Ingrid Pitt, Nigel Green, Lesley-Anne Down…</strong></p>
<p>Depuis la mort de son mari, la terrible Comtesse Elisabeth (Ingrid Pitt) règne cruellement sur ses sujets. Mais cela ne suffit pas à la veuve, en quête d’une jeunesse éternelle.<br />
Quand elle découvre que le sang de jeunes vierges lui redonne le visage de ses 20 ans, elle n’hésite pas à envoyer son amant, le capitaine Dobi (Nigel Green), à la recherche de ses futures victimes afin de retrouver sa beauté perdue.<br />
Quel bonheur chers lecteurs ! <em>Comtesse Dracula </em>ne fait pas dans la dentelle ! Les jeunes vierges du village terminent leurs belles années vidées de leur sang au fond de la baignoire de la comtesse Elisabeth. Une nouvelle fois, on ne voit pas le temps passer en compagnie de la diablesse Bathory (revoyez l’excellent film de Julie Delpy sur la vraie Comtesse). La splendide Ingrid Pitt fait des merveilles dans ce rôle de sorcière schizophrène. On attend avec impatience le moment où les pères et les mères éplorés feront la peau à la vieille bique. L’esthétique du film rappelle le cinéma fantastique de l’Europe de l’Est avec ces décors et costumes pas très orthodoxes (jeu de mots laid). Un très bon cru.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/11/lafilledejackleventreur-3.jpg" alt="La Fille de Jack l&#039;éventreur, de Peter Sasdy" width="280" height="168" class="alignleft size-full wp-image-22542" /><strong><em>La Fille de Jack l’éventreur</em>, réalisé par Peter Sasdy, avec Eric Porter, Angharad Rees, Jane Merrow…</strong></p>
<p>Le docteur John Prichard (Eric Porter) recueille Anna (Angharad Rees), témoin du terrible meurtre de la médium pour laquelle elle travaillait. Rapidement, il se rend compte que, suite à un traumatisme, la jeune fille développe des troubles du comportement qui fascinent le psychiatre. Quinze ans auparavant, Anna a assisté à l’assassinat de sa mère par son propre père, le célèbre Jack l’éventreur. En proie à ses démons, la fille perpétuerait-elle l’héritage du tueur ? A moins que la vérité soit bien pire encore !<br />
<em>La Fille de Jack l’éventreur</em> ! Ouch ! On peut avoir peur. Comment une telle idée a-t-elle pu germer ? Et pourquoi pas la petite cousine de Frankenstein ! Eh bien que nenni ! Laissez-vous prendre au jeu des apparences. Arpentez les rues malfamées de Whitechapel et partez à la rencontre de sa populace. Rencontrez l’enfant du Mal au cœur de Londres.<br />
Les décors soignés font pour beaucoup à l’ambiance <em>so british</em>. Eric Porter et Angharad Rees s’amusent comme des petits fous. Ils sont aux limites du cabotinage mais tellement bons ! Le film ne laisse aucun répit. Encore une réussite. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/11/lecirquedesvampires-4.jpg" alt="Le Cirque des vampires, de Robert Young" width="280" height="198" class="alignleft size-full wp-image-22543" /><strong><em>Le Cirque des vampires</em>, réalisé par Robert Young, avec Adrienne Corri, Anthony Higgins…</strong></p>
<p>XIXe siècle. Les habitants d’un petit village exécutent le terrible comte Mitterhaus qu’ils soupçonnent de vampirisme. Dans son dernier souffle, la créature leur lance une malédiction. Quinze ans plus tard, alors que le village est décimé par une épidémie, un cirque vient distraire la population de ses malheurs avec de fabuleux spectacles de métamorphoses. A la nuit tombée, clowns, acrobates, femmes-léopards commencent leur numéro, mais le public ignore tout de l’horrible dessein qui se trame en coulisse pour le village maudit…<br />
<em>Le Cirque des vampires</em> exhale toute la poésie horrifique du studio Hammer. Une folie cathartique qui sonne comme des adieux. En effet, encore quatre années, une poignée de longs-métrages et le studio fermera bientôt ses portes. Si le film ne manque pas d’ambitions formelles, le scénario n’est pas très clair. Voire un peu bancal. On ne sait pas si l’origine du problème vient de coupes franches ou de raccourcis malheureux. Je penche plutôt vers la deuxième solution. Mais l’ambiance unique, presque malsaine, nous fait oublier la narration un poil confuse. Tim Burton serait le réalisateur parfait pour un remake. Voilà un barnum jubilatoire.</p>
<p>&nbsp;<br />
Hammer : le coffret de tous les cauchemars, <em>disponible en coffret DVD chez Elephantfilms.</em></p>
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