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	<title>Grand Écart &#187; thriller</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Polars, classiques et thrillers de fin d&#8217;année</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Nov 2021 15:50:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[polar]]></category>
		<category><![CDATA[thriller]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p>Oyez oyez braves gens ! Voici quelques belles idées cinéma pour la fin d’année. Pour lire cet article, vous n’aurez ni besoin d’être vacciné ni de pass sanitaire. Toutefois, vous devrez porter une paire de charentaises rouges et vertes et vous resservir un verre de vermouth à chaque chronique. Pourquoi ? Parce que c’est comme ça !</p>
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<h2>Duel au soleil</h2>
<h3><em>Contre toute attente</em> réalisé par Taylor Hackford avec Jeff Bridges, Rachel Ward, James Woods…</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2021/11/contre-toute-attente-taylor-hackford-1.jpg" alt="Contre toute attente" width="280" height="151" class="alignleft size-full wp-image-27692" />Blessé, le joueur de football américain Terry Brogan tombe sous le coup d’une sanction sévère : son équipe le congédie ! Sous la pression de Jack Wise, un bookmaker véreux qui en sait beaucoup sur ses tricheries, Terry accepte de se lancer sur les traces de Jessy Wyler. En possession de 50.000 $ volés à celui qu’elle fuit, cette dernière se réfugie au Mexique. Quand Terry lui met la main dessus, il en tombe amoureux. Une erreur à ne pas commettre…<br />
Quel plaisir de voir <em>Contre toute attente</em> dans des conditions optimales ! Le cinéaste chevronné Taylor Hackford (<em>L’Associé du diable, Officier et Gentleman, Dolores Claiborne</em>…) livre un thriller romantique coloré et nerveux habité par de sacrés gueules. <span id="more-27690"></span>Le solaire Jeff Bridges, le lunaire James Wood, le buriné Richard Widmark et la ténébreuse Rachel Ward nous entraînent dans une course poursuite haletante autour des grands boulevards de Los Angeles et des plages sauvages du Mexique. Ce remake très libre des <em>Griffes du passé</em> de Jacques Tourneur réussit le tour de force à renouveler une œuvre originale (avec Robert Mitchum et Kirk Douglas, excusez du peu!) déjà puissante. Faire s’affronter Jeff Bridges et James Woods, si différents, est une trouvaille géniale. D’ailleurs, la scène où Woods en Ferrari et Bridges en Porsche se tirent la bourre sur Sunset Boulevard reste comme l’une des plus belles courses de voiture jamais filmée. Si le film est un peu tombé dans l’oubli, il marqua toute époque et notamment par sa bande originale. Taylor Hackford, grand mélomane, sut tirer parti de sa passion pour la musique, concoctant un score hallucinant mêlant le tube planétaire de Phil Collins &#8220;Against All Odds&#8221;, Peter Gabriel, les Fleetwood Mac, le guitariste virtuose Larry Carlton au cultissime compositeur français Michel Colombier. N’hésitez pas à revoir ou découvrir cette pépite du cinéma américain des années 1980.<br />
Disponible en combo DVD/blu-ray chez Sidonis Calysta.</p>
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<h2>Sur la piste des géants</h2>
<h3><em>La Caravane de feu</em> réalisé par Burt Kennedy avec John Wayne, Kirk Douglas…</h3>
<p>Dépossédé de ses mines d’or par Franck Pierce, Taw Jackson entend bien se venger à sa sortie de prison. Pour se faire, il réunit une équipe dont Lomax, tueur à gages et spécialiste des coffres-forts, pour attaquer la diligence blindée, dans laquelle son ennemi juré transporte l’or de ses terres vers El Paso. Une entreprise risquée, car le fourgon blindé est équipé d’une puissante mitrailleuse…<br />
<em>La Caravane de feu</em> est un petit western nerveux qui joue plein pot sur la connivence entre ses deux légendes. Et ça marche. Derrière le sujet sensible sur la spoliation des terres, John Wayne et Kirk Douglas s’amusent à se défier sans s’affronter. On peut être un peu gênés aux entournures quand des sujets difficiles ne sont pas traités avec les égards qui leur sont dus mais <em>La Caravane de feu</em> ne se moque de rien ni de personne. En fait, c’est un drôle de western. Profond et léger. A découvrir dans une magnifique version.<br />
Disponible en combo DVD/blu-ray chez Sidonis Calysta.</p>
<h3><em>Une Bible et un fusil</em> réalisé par Stuart Millar avec John Wayne et Katharine Hepburn&#8230;</h3>
<p>Démis de ses fonctions pour avoir fait un usage excessif de la force, le Marshal Rooster Cogburn reprend son insigne pour retrouver des pillards en possession d’une mitrailleuse et d’un chargement de nitroglycérine. Il est accompagné dans cette aventure par Eula Goodnight, une institutrice fille de pasteur au comportement plus pondéré, qui veut venger son père abattu par ces mêmes bandits…<br />
Suite de <em>100 dollars pour un shérif</em> et remaké par les frères Coen il y a quelques années sous le titre original <em>True Grit</em> (avec Jeff Bridges et Matt Damon), c’est le producteur Stuart Millar qui prend les choses en main sur Une Bible et un fusil pour assurer à John Wayne l’un de ses meilleurs derniers rôles et à Katherine Hepburn un rôle à la hauteur de son talent. Si de nouveau, on prend plaisir à voir John Wayne encombré d’une acolyte, on prend encore plus de plaisir à observer à quel point cette compagne d’infortune fait avancer l’histoire dans le bon sens. Dans cette saga inspirée par le roman de Charles Portis, John Wayne n’a jamais été la vedette et n’a jamais volé la vedette à Mattis et Eula. Une Bible et un fusil, c’est un chant du cygne aussi divertissant qu’émouvant.<br />
Disponible en combo DVD/blu-ray chez Sidonis Calysta.</p>
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<h2>Sous le soleil de Satan</h2>
<h3><em>Nazarin</em> réalisé par Luis Bunuel avec FranCisco Rabal, Marga Lopez, Rita Macedo&#8230;</h3>
<p>Parce que sa générosité et sa charité n&#8217;ont pas de limites, le père Nazarin vit dans une misère profonde. Désavoué par l&#8217;Église pour avoir protégé une prostituée soupçonnée de meurtre, Nazarin doit fuir, condamné à une longue errance. Andara, la prostituée, et Beatriz, jeune femme délaissée par son amant, se joignent par une pitié hystérique au sort du prêtre persécuté. Nazarin poursuit son chemin de croix, mais toutes ses tentatives pour prêcher l&#8217;amour divin se retournent contre lui.<br />
Présenté au Festival de Cannes en 1959, <em>Nazarin</em> fit polémique. Une polémique sur la croisette ? Rien de bien original me direz-vous ! Surtout que <em>Nazarin</em> obtint le prix du Film International. A l’apogée de sa gloire, Bunuel fut conspué par les critiques et une partie du public qui lui reprochèrent d’avoir viré catho. Ces glandus se trompaient lourdement. Avec <em>Nazarin</em>, Bunuel s’offrait une réflexion sur la foi et l’intégrité d’une rare justesse. Si cette histoire de prêtre persécuté, décidé à vivre sa religion comme elle devrait se vivre, c’est-à-dire avec pureté, sacrifice de soi et sans contrepartie, hérissa autant le poil des athées que des cathos, c’est bien qu’elle visait juste et qu’elle vise encore juste. Comme Pialat avec <em>Sous le soleil de Satan</em> et Pasolini avec <em>L’Evangile selon Saint-Mathieu</em>, Bunuel confronte l’église du cœur à celle du Vatican, l’intégrité contre la corruption. <em>Nazarin</em> est une œuvre simple et pure comme son anti-héros, loin des films surréalistes qui firent la renommée du cinéaste. La lumière et les paysages mexicains nous transportent sur le sentier de l’illumination.<br />
Disponible en blu-ray chez Elephant Films.</p>
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<h2>Polar au noir</h2>
<h3><em>La Clé de verre</em> réalisé par Stuart Heisler avec Alan Ladd, Veronica Lake, Brian Donlevy…</h3>
<p>À l&#8217;approche des élections, un homme politique nommé Paul Madvig est soupçonné dans le meurtre du fils du sénateur Henry et doit subir une campagne de presse hostile orchestrée par son ennemi, Nick Varna. Sa propre sœur, Opal, ainsi que la fille du sénateur, Janet, proclament sa culpabilité. Ed Beaumont, son bras droit, en vient à mener sa propre enquête sur l&#8217;affaire.<br />
Ce film noir joue avec nos nerfs. En effet, nous assistons durant 85 minutes au bal des faux-culs et des faux-semblants où les participants cherchent à savoir qui sont les plus faux-culs dans tous ce fatras de faux-semblants. <em>La Clé de verre</em> n’est pas un thriller parfait, loin s’en faut. On peut s’y paumer si tant est qu’une envie pressante nous prenne ! Voilà une œuvre du Hollywood Classic aussi sympa que clichouille !<br />
Disponible en blu-ray chez Elephant Films.</p>
<p><strong><em>Les Yeux de la nuit</em> réalisé par John Farrow avec Edward G.Robinson, Gail Russell, John Lund…</strong><br />
John Triton est un voyant de spectacle de cabaret. Il exerce en compagnie de Jenny et Whitney, ses deux partenaires. Tout bascule quand John est traversé de visions étranges. Plusieurs de ses prédictions se révèlent exactes. Quand il voit que Jenny, dont il est fou amoureux, va mourir lors de son premier accouchement, il se retire du monde. 20 ans plus tard, il tombe nez à nez avec la fille de Jenny, devenue orpheline…<br />
Mais en voilà une de jolie pépite ! <em>Les Yeux de la nuit</em> est une preuve que des petites productions peuvent être de beaux bijoux. Mise en scène, lumière, montage, interprétation, tout est à l’avenant et efficace au possible. Le film, qui se situe au lisière du polar et du fantastique, est un exemple de sobriété et d’intelligence. Et ce, sur une durée très courte. Si cette histoire de medium n’était pas gagné d’avance, on applaudit des deux mains une intrigue qui ne perd jamais le fil de son histoire et sa galerie de personnages qui ne se désincarnent pas au bout de 25 minutes. Voilà une œuvre très conseillée.<br />
Disponible en blu-ray chez Elephant Films.</p>
<h3><em>La Grande Horloge</em> réalisé par John Farrow avec Ray Milland, Charles Laughton, Maureen O’Sullivan…</h3>
<p>Le meilleur reporter d&#8217;un grand magazine enquête sur un homicide avec d&#8217;autant plus d&#8217;empressement que tout concourt à le désigner comme l&#8217;assassin lui-même.<br />
<em>La Grande Horloge</em> est un petit film noir torturé. Torturé par une absence de manichéisme de bon aloi et tout à fait réjouissante. Heureusement d’ailleurs ! Policiers, journalistes, femmes du monde, rien ni personne n’inspire confiance dans cette histoire de complot et de jeux des pouvoirs. <em>La Grande Horloge</em> est un peu plan-plan et loin d’être le meilleur film de John Farrow. C’est une curiosité au charme indéniable mais pas vraiment saisissante. On sent le film inachevé où vite fait.<br />
Disponible en blu-ray chez Elephant Films.</p>
<h3><em>Les Mains qui tuent</em> réalisé par Robert Siodmak avec Ella Raines, Franchot Tone, Alan Curtis…</h3>
<p>Après une dispute avec son épouse, Scott Henderson, séduisant ingénieur de 32 ans, quitte son domicile et, dans un bar, fait la connaissance d&#8217;une jeune femme. Elle accepte sa proposition de passer la soirée ensemble, à condition de ne pas divulguer son identité. À son retour chez lui, Scott Henderson est accueilli par trois policiers qui lui annoncent que sa femme a été étranglée avec l&#8217;une de ses cravates. L&#8217;enquête menée par la police ne permet pas de retrouver cette inconnue d&#8217;un soir et deux témoins affirment avoir vu Scott seul&#8230;<br />
Adapté du classique <em>Phantom lady</em> de William Irish, <em>Les Mains qui tuent</em> vaut davantage pour le travail de la lumière de Elwood Bredell que par la réalisation un peu plan-plan de Siodmak et les interprétations compassées et théâtrales de ses comédiens. En fait, on peut rester mitigés devant ce polar qui parfois nous étonne par sa beauté et son aspect vieillot. A découvrir.<br />
Disponible en blu-ray chez Elephant Films</p>
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<h2>Le grand film</h2>
<h3><em>L’Héritière</em> réalisé par William Wyler avec Olivia de Havilland, Montgomery Clift, Ralph Richarson…</h3>
<p>A la fin du XIXe siècle, Catherine Sloper vit dans une riche demeure de Washington Square en compagnie de son père, un veuf richissime et tyrannique. La jeune fille, timide et sans grands attraits, fait la rencontre du séduisant Morris Townsend lors d&#8217;un bal. Le jeune homme lui fait aussitôt une cour empressée. Devenant un habitué de la maison des Sloper, il demande la main de Catherine à son père. Mais, celui-ci ne tarde pas à accuser le jeune homme d&#8217;être un coureur de dot et refuse&#8230;<br />
<em>L’Héritière</em> est l’un des plus beaux films du cinéaste. Un film somme qui fait référence dans l’histoire du cinéma. Un film qui sur le fond comme sur la forme interroge le spectateur. Une œuvre si précise et intelligente qu’elle en devient interactive. Comme si elle développait une idée par plan. <em>L’Héritière</em> rappelle les grandes études sociales façon Balzac ou Julien Green. C’est un grand huit d’émotions. Étude sociale et étude de mœurs on ne sort pas indemne d’un tel morceau de cinoche.<br />
Disponible en blu-ray chez Elephant Films.</p>
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		<title>Parasite, de Bong Joon-ho</title>
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		<pubDate>Fri, 24 May 2019 07:20:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival de Cannes 2019]]></category>
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		<category><![CDATA[comédie]]></category>
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		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
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		<description><![CDATA[Jean-Luc Mélenchon a dit dans le passé au sujet de sa consoeur sénatrice : <em>« Après la catastrophe atomique, il restera les cafards, les fourmis et Marie-Noëlle Lienemann ! »</em> Il en va de même avec la...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Les hôtes</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/05/Bong-joon-ho.jpg" alt="Parasite, de Bong Joon-ho" title="Parasite, de Bong Joon-ho" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-27140" />Jean-Luc Mélenchon a dit dans le passé au sujet de sa consoeur sénatrice : <em>« Après la catastrophe atomique, il restera les cafards, les fourmis et Marie-Noëlle Lienemann ! »</em> Il en va de même avec la famille de Ki-taek, chômeurs et spécialistes de l’arnaque, et « parasites » auxquels se réfère le titre. Vivotant dans un entresol, ils chopent le wi-fi de la boutique d’à côté, se plaignent que les riverains avinés viennent se soulager devant leur fenêtre, acceptent le moindre petit job. Puis l’occasion se présente pour le fils, Ki-woo, de devenir le prof d’anglais de la fille d’une famille riche, les Park. Une maison d’architecte épurée, un jardin impeccable, une mère fragile et une gouvernante qui régente tout, Ki-woo voit grand et saisit l’opportunité de se faire une place dans cette vie bourgeoise à laquelle il est totalement étranger. Conte cruel et jouissif, <em>Parasite</em> explore les thèmes du mépris de classe comme des liens familiaux, souvent présents dans le cinéma de Bong Joon-ho. Après le polar ou le film de monstres (gentils et méchants), le cinéaste sud-coréen embrasse ici tous les genres. <em>« Une comédie sans clowns, une tragédie sans méchants »</em>, dit-il dans le dossier de presse. Un thriller efficace, aussi. Et une mise en scène au diapason de l’évolution d’une histoire foisonnante et surprenante. Resserrée quand il filme ses personnages tapis dans leur appartement miteux, majestueuse dans les décors de cette maison aux secrets glaçants, à la fois inquiétante et drôle au fur et à mesure que l’intrigue se dévoile. <span id="more-27136"></span>Après une première partie tonitruante à l’humour grinçant, <em>Parasite</em> s’enfonce de plus en plus dans la noirceur, pour se conclure sur un propos politique qui, s’il n’est pas des plus subtils, vaut comme un constat toujours salutaire que ne renierait pas un Ken Loach sous amphétamines. Deux sociétés, littéralement celle d’en haut, au soleil, et celle d’en bas, dans les égouts, qui s’ignorent et ne peuvent cohabiter. Et la concurrence exacerbée, dans les sous-sols, pour espérer grimper quelques marches. </p>
<p>Parasite<em> de Bong Joon-ho, avec Song Kang-ho, Choi Woo-shik, Park So-dam, Cho Yeo-jeong&#8230; Corée du Sud, 2019. Palme d&#8217;or du 72e Festival de Cannes. Sortie le 5 juin 2019</em></p>
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		<title>Le panier garni du printemps 2019</title>
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		<pubDate>Mon, 13 May 2019 08:49:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[culte]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Gary Cooper]]></category>
		<category><![CDATA[thriller]]></category>
		<category><![CDATA[western]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette nouvelle sélection orchestrée par Sidonis Calysta nous permet de découvrir ou redécouvrir des classiques - grands et petits - et de merveilleuses pépites. <em>L’Enigme sur le lac noir</em>, <em>La</em>...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Cette nouvelle sélection orchestrée par Sidonis Calysta nous permet de découvrir ou redécouvrir des classiques &#8211; grands et petits &#8211; et de merveilleuses pépites. <em>L’Enigme sur le lac noir</em>, <em>La Nuit des généraux</em> et <em>La Loi et l’ordre</em> forment le trio de tête. Sans oublier, nous sommes décidément gâtés, <em>L’Île mystérieuse</em> et <em>Jason et les argonautes</em> en version combo DVD/blu-ray remastérisée. Du blu-ray Harryhausen, ça ne se refuse pas ! Voilà, merci de votre attention. </p>
<h3>Du western du western du western</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/05/duel-sans-merci-siegel.jpg" alt="Duel sans merci, de Don Siegel" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-26986" /><strong><em>Duel sans merci</em> réalisé par Don Siegel avec Audie Murphy, Stephen MacNally, Faith Domergue&#8230;</strong><br />
Un gang de criminels s’approprie par les armes les mines de la région. Luke Cromwell désormais sous le nom de Silver Kid, fils d’une victime, joueur et prompt à la gâchette, et le marshal de la localité, Lightnin’ Tyrone, joignent leurs forces pour venir à bout du gang. Opal Lacy, femme fatale et intrigante, en fait alliée du gang, va semer la discorde entre eux.<br />
Ce petit western passerait facilement inaperçu s’il n’était pas réalisé par le grand Don Siegel, capable de transformer la plus insipide des intrigues en un film sec et nerveux, digne des meilleures séries B du genre. Du haut de ses 77 minutes, <em>Duel sans merci</em> joue l’efficacité et dépote comme il faut. Bonnard. <span id="more-26939"></span><br />
Disponible en Combo DVD/BR</p>
<p><strong><em>Duel sur le Mississippi</em> réalisé par William Castle avec Lex Barker, Patricia Medina, Warren Stevens&#8230;</strong><br />
En 1820, André Tulane (Lex Barker), colérique rejeton dune famille de planteurs de Louisiane, a une dette avec Lili Scarlet (Patricia Medina), Reine de navire-casino et la fille de Jacques Scarlet (Ian Keith), un ancien pirate. André va aider Lili à combattre les pirates de la rivière dirigés par son ancien fiancé Hugo Marat (Warren Stevens), après qu&#8217;il eut pris le contrôle du bateau de Lili.<br />
<em>Duel sur le Mississippi</em> est un drôle de film. D’abord, parce qu’il traite d’un sujet peu abordé à Hollywood -la guerre du sucre en Louisiane au début du 19ème siècle- et qu’il s’en fout royalement ! Ensuite parce qu’il joue la carte de la parodie à tout bout de champ décrédibilisant la moindre tentative un peu sérieuse de traiter le dit sujet. La faute à l’olibrius William Castle plus enclin à s’offrir un chouette film d’aventure à la papa qu’un western politique engagé. Dommage.<br />
Disponible en DVD</p>
<p><strong><em>Les Aventures du capitaine Wyatt</em> réalisé par Raoul Walsh avec Gary Cooper, Mari Aldon, Richard Webb&#8230;</strong><br />
1840. À l&#8217;apogée de la guerre, l&#8217;armée des États-Unis tente de réduire les derniers groupes d&#8217;Indiens Séminoles vivant en Floride. Pour l&#8217;aider, elle fait appel au taciturne capitaine Wyatt. Ce dernier a pour mission de détruire un fort dans lequel les contrebandiers entreposent les armes qu&#8217;ils livrent aux Indiens. Leur mission accomplie, les Américains rebroussent chemin après avoir libéré quelques prisonniers, dont une jeune femme, Judy Beckett, dont Wyatt tombe amoureux.<br />
Direction la Floride pour expérimenter un « Eastern », comme se plaisent à dire les aficionados du genre ! <em>Les Aventures du capitaine Wyatt</em>, c’est de la belle ouvrage, plaisant du début à la fin mais très loin du chef d’œuvre espéré. On regrette avec amertume le traitement routinier d’une intrigue à fort potentiel. Comme pour <em>Duel sur le Mississipi</em>, nous avons à faire avec un morceau de l’histoire américaine que l’on connaît peu (voire pas du tout) à savoir l’extermination des Indiens Séminoles par l’armée américaine. Eh bien au lieu de traiter le fond de l’affaire, Raoul Walsh prend le parti de traiter la forme, s’embarrassant par la même occasion de tous les stéréotypes possibles et inimaginables sur les hommes taciturnes, les relations avec les femmes et l’image des indiens. Rien de honteux, c’est juste décevant.<br />
Disponible en Combo DVD/BR</p>
<p><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/l-enigme-du-lac-noir-michael-gordon/" class="broken_link"><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/04/LENIGME-DU-LAC-NOIR-300x218.jpg" alt="L’Enigme du lac noir, Michael Gordon, 1951" width="300" height="218" class="alignleft size-medium wp-image-26949" /></a><strong><em>L’Enigme du lac noir</em> réalisé par réalisé par Michael Gordon avec Glenn Ford, Gene Tierney, Ethel Barrymore, Zachary Scott&#8230;</strong><br />
Cinq forçats évadés se réfugient dans une petite ville dont les habitants mâles sont absents. Les cinq hommes – James Canfield, Greer, Limey, Clyde et Matt – veulent des armes mais les femmes avec à leur tête Granny leur opposent une vive résistance. Canfield veut 40 000 dollars que possède un certain Rudy à cause de qui il a été injustement incarcéré.<br />
<em>L’Enigme du lac noir</em> est un coup de cœur absolu. Un western en forme de huis clos, une œuvre psychologique comme on en voit peu (alors merci Sidonis de nous le proposer car il n’a jamais été visible ou seulement sur une poignée de copie) et qui me rappelle à bien des égards les romans de Jean Giono (<em>Un Roi sans divertissement</em>) qui auscultent les modes de vie des communautés isolées. Le ressort dramatique se joue dans la confrontation des femmes du village contre les vils malandrins venus bousculer un quotidien devenu trop routinier. Dialogues ciselés, montage efficace, <em>L’Enigme du lac noir</em> régale les yeux et les oreilles. C’est tendu comme on dit !<br />
Disponible en DVD</p>
<p><strong><em>La Loi et l’ordre</em> réalisé par Edgar L.Cahn avec Walter Huston, Harry Carrey&#8230;</strong><br />
Ancien homme de loi, Frame Johnson et trois de ses amis arrivent à Tombstone, localité sous la coupe des trois frères Northrup. Revêtu de sa réputation, la municipalité lui propose l’étoile de marshal. Après un sanglant échange de coups de feu, Frame Johnson et ses deux amis restant se rendent à OK Corral pour un dernier règlement de compte avec les frères Northrup et sa clique.<br />
<em>La Loi et l’ordre</em> sort sur les écrans en 1932. Si on le considère aujourd’hui comme un western « somme », on l’apprécie surtout comme l’un des meilleurs témoignages de l’histoire de l’Ouest américain et de la ville de Tombstone en particulier. Le film se démarque des autres productions par son sens du détail et par l’authenticité des situations. Les scènes sonnent « vrai » ! Bref, nous vous le conseillons mille fois !<br />
Disponible en DVD</p>
<p><strong><em>Le Dernier des géants</em> réalisé par Don Siegel avec John Wayne, Lauren Bacall, James Stewart, Ron Howard&#8230;</strong><br />
Atteint d’un cancer en phase terminale, John Books (John Wayne), tireur d’élite vieillissant mais au brillant palmarès, s’installe dans une pension de famille où le fils de la gérante, l’ayant reconnu, s’attache à lui. Résolu face à la mort, qui fut sa compagne durant des années, il cherche le moyen de partir en beauté et de laisser dernière lui l’image d’une légende.<br />
<em>Le Dernier des géants</em> n’est pas le meilleur film de Don Siegel ni le meilleur western de John Wayne. Oui, comme son titre l’indique, c’est une œuvre fondamentalement testamentaire où John Wayne, rongé par le cancer, joue ici son dernier rôle, celui d’un vieux briscard rongé par le cancer ! La boucle est bouclée. Le film se compose autour de la personnalité d’une légende que le public connaît par cœur. Il n’y a pas vraiment de surprise mais juste ce qu’il faut d’émotion pour dire adieu. C’est un western moyen, ni plus ni moins, qui devrait donc plaire à François Bayrou et Philippe Douste-Blazy.<br />
Disponible en Combo DVD/BR Master Haute définition</p>
<h3>Du thriller du thriller du thriller</h3>
<p><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/la-nuit-des-généraux-anatole-litvak/" rel="attachment wp-att-26947" class="broken_link"><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/04/LA-NUIT-DES-GENERAUX-300x169.jpg" alt="La nuit des généraux, Anatole Litvak, 1967" width="300" height="169" class="alignleft size-medium wp-image-26947" /></a><strong><em>La Nuit des généraux</em> réalisé par Anatole Litvak avec Peter O’Toole, Omar Sharif, Philippe Noiret, Christopher Plummer&#8230;</strong><br />
1942. Une prostituée polonaise est sauvagement assassinée en plein Varsovie. La victime se trouvait être un agent des renseignements allemands. Les soupçons se portent sur trois généraux dont le général Tanz (Peter O’Toole). Le major Grau (Omar Sharif) réclame justice en dépit des atrocités commises par ailleurs. L’enquête ne se terminera qu’en 1965, à Hambourg en mettant à jour un vaste complot.<br />
On n’oublie jamais sa première fois devant <em>La Nuit des généraux</em>. Ce thriller malsain, craspec et dérangeant marque les esprits par sa radicalité et sa sauvagerie. On y découvre des généraux nazis dans leur sphère privée. Immondes. Et le trouble naît de ces immersions auxquelles on préférerait échapper. Peter O’Toole, ce génie, incarne avec une rare puissance un officier supérieur insaisissable. Face à lui, le solaire Omar Sharif et Philippe Noiret dans un rôle pivot et complexe. Une merveille de bout en bout. Epuisant tant la tension psychologique est prégnante.<br />
Disponible en Combo DVD/BR Master Haute définition</p>
<p><strong><em>Sahara</em> réalisé par Zoltan Korda avec Humphrey Bogart, Dan Duryea, Llyod Bridges&#8230;</strong><br />
Afrique du Nord 1942 &#8211; Le Sergent Joe Gunn (Humphrey Bogart), son tank ‘Lulubelle’ et ses hommes recueillent cinq soldats britanniques, un français, un africain et un prisonnier italien. Ils doivent traverser le désert libyen pour rejoindre Tobrouk. Mais le manque d’eau se fait cruellement sentir.<br />
Frère d’Alexander et Vincent, Zoltan Korda livre un film de guerre efficace. On peut aisément inscrire <em>Sahara</em> dans le genre des films de propagande (il sort sur les écrans en 1943) où l’héroïsme élevé au rang de qualité célèbre à la fois le courage des soldats et la couardise des ennemis ! Bref, le film ne casse pas trois pattes à un canard mais Humphrey Bogart, impeccable comme toujours, mérite à lui seul le déplacement.<br />
Disponible en Combo DVD/BR Master Haute définition</p>
<h3>Du culte du culte du culte</h3>
<p><strong><em>L’Ile mystérieuse</em> réalisé par Cy Endfield d&#8217;après Jules Verne avec Michael Craig, John Greenword, Michael Callan&#8230;</strong><br />
Pendant la guerre de Sécession, lors du siège de Richmond, le capitaine Cyrus Harding, prisonnier des Confédérés, réussit une spectaculaire évasion en ballon en compagnie de deux soldats, Herbert Brown et Neb, et du journaliste Gideon Spilett. Mais le ballon est piloté par un soldat rebelle&#8230;<br />
<em>L’Ile mystérieuse</em>, ne nous cachons pas derrière notre petit doigt, a pris un petit coup de vieux. Ce n’est certes pas la meilleure adaptation d’un roman de Jules Verne mais comme beaucoup d’adaptation de l’écrivain, son charme résiste au temps. Un charme suranné où la gravité se mêle au cucul la praline. Les effets spéciaux de Ray Harryhausen réjouissent la rétine. Indispensable pour tout amoureux du septième art.<br />
Disponible en Combo DVD/BR Master Haute définition</p>
<p><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/jason-et-les-argonautes-don-chaffey/" rel="attachment wp-att-26945" class="broken_link"><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/04/JASON-2-222x300.jpg" alt="Jason et les Argonautes, Don Chaffey, 1963" width="222" height="300" class="alignleft size-medium wp-image-26945" /></a><strong><em>Jason et les Argonautes</em> réalisé par Don Chaffey avec Todd Armstrong, Gary Raymond&#8230;</strong><br />
Pour reconquérir le royaume dont son demi-frère a usurpé le trône, Jason se lance dans la quête de la Toison d’Or. À bord de l’Argos dans lequel embarquent les meilleurs marins et guerriers, il met le cap sur une terre lointaine et dangereuse d’accès. S’il bénéficie de l’aide de certains dieux de l’Olympe, d’autres, par contre, dressent devant lui des créatures et monstres qui défient l’imagination : des squelettes encore très vivants, un titan de bronze, des harpies, un dragon à sept têtes&#8230;<br />
Don Chaffey ? Todd Armstrong ? Gary Raymond ? Non, ce n’est pas la célèbre triplette niçoise qui a remporté le dernier championnat départemental de pétanque mais le réalisateur et les acteurs principaux de <em>Jason et les Argonautes</em>. Et franchement qui s’en souvient ? Qui les connaît ? Hein, franchement ? Mais prononcez simplement les deux mots magiques « Ray et Harryhausen » et d’un coup, c’est un morceau d’histoire du cinéma qui prend forme devant nos yeux. Le maître Harryhausen incarne la substance moelle de ce que l’on définit comme la magie du cinéma. Impossible de se lasser de toutes ces successions de bravoures où monstres géants et squelettes sortis des enfers tentent de tuer nos héros. Un must.<br />
Disponible en Combo DVD/BR Master Haute définition</p>
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		<title>Ghostland, de Pascal Laugier</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Feb 2018 07:09:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[Pauline vient d'hériter de la maison de sa tante. Si possible, isolée de tout et encore mieux, ressemblant à un cabinet de curiosités avec animaux empaillés et poupées flippantes...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Oh oh oh jolies poupées !</h3>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-26075" title="Ghostland, de Pascal Laugier" alt="Ghostland, de Pascal Laugier" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2018/02/ghostland-pascal-laugier-mylene-farmer-affiche.jpg" width="206" height="280" />Pauline vient d&#8217;hériter de la maison de sa tante. Si possible, isolée de tout et encore mieux, ressemblant à un cabinet de curiosités avec animaux empaillés et poupées flippantes à tous les recoins. Elle décide de s&#8217;y installer avec ses deux filles adolescentes, la brune Beth, studieuse et rêveuse et la blonde Vera, un peu plus rebelle. Mais les cartons à peine déballés, les trois femmes sont attaquées par des intrus bien décidés à leur infliger une gratuite correction. Mais Pauline veille au grain et parvient à sauver ses filles. Un traumatisme qui va affecter différemment les deux sœurs, parvenues à l&#8217;âge adulte : Vera revit le drame de cette nuit en permanence et se terre chez sa mère en recluse, tandis que Beth devient auteur de thrillers à succès. Seize ans plus tard, alors qu&#8217;elles passent une soirée entre mère et filles, le drame, inéluctable, recommence&#8230; Ou semble recommencer&#8230;</p>
<p>Pascal Laugier aime les héroïnes qui s&#8217;ébattent dans des endroits confinés et qui se retrouvent dans des situations de malaise qui virent au cauchemar et aux litres d&#8217;hémoglobine. On garde d&#8217;ailleurs en tête les images gore de <em>Martyrs</em>, devenu un film culte. Entre-temps, Laugier aura tenté l&#8217;aventure américaine avec <em>The Secret</em> qui avait divisé la critique, mais assis sa position de réalisateur de films qui ne laissent pas indifférent. Et ici, l&#8217;indifférence n&#8217;est pas de mise. De scène en scène, c&#8217;est le sentiment d&#8217;oppression qui l&#8217;emporte. Le pire est toujours à venir et le pire survient effectivement. En dire plus reviendrait à révéler un twist retors et malin en plein milieu du film, remettant tout en perspective. Aussi, restons-en là pour garder la surprise qui ravira les amateurs de poupées en porcelaine aux visages sinistres et effraiera ceux qui en sont phobiques. Mais qu&#8217;ils se rassurent, point d&#8217;entité démoniaque façon <em>Chucky</em> ou <em>Annabelle</em>. Tout est pour de vrai, malheureusement pour les héroïnes. <span id="more-26095"></span></p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-26076" title="Ghostland, de Pascal Laugier" alt="Ghostland, de Pascal Laugier" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2018/02/ghostland-pascal-laugier.jpg" width="280" height="119" />Dans ce casting exclusivement américain (avec des stars de teenage movies et séries telles que Crystal Reed et Anastasia Philips et où surnagent les deux adolescentes Emilia Jones et Taylor Hickson, remarquables), on retrouve notre francophone Mylène Farmer, 23 ans après son premier rôle au cinéma dans <em>Giorgino</em>, film qui avait inspiré <em>Saint-Ange</em>, le premier long de Laugier. Le réalisateur et la chanteuse avaient déjà tourné un clip ensemble en 2015, fantastique dans tous les sens du terme, <em>City of Love</em>. Si on est surpris au début de la redécouvrir façon maman américaine protectrice en survêtements larges et bouteille de bière à la main, on s&#8217;habitue peu à peu à sa présence, au point de l&#8217;accepter entièrement. Car ici, Mylène Farmer gagne ses galons d&#8217;actrice, dans un rôle certes secondaire, mais ô combien difficile : celui de faire oublier la star de la chanson derrière un personnage crédible. Et en anglais. Derrière le bruit et la fureur, les cris permanents de souffrance et les images malsaines et dérangeantes, sa douceur apporte une trêve bienvenue. Espérons que ce ne sera pas la dernière.<br />
Ghostland<em> de Pascal Laugier, avec Crystal Reed, Anastasia Philips, Taylor Hickson, Emilia Jones, Mylène Farmer, Rob Archer&#8230; France, Canada, 2016. Présenté en compétition officielle du Festival du film fantastique de Gérardmer 2018. Sortie le 14 mars 2018.</em></p>
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		<title>Rencontre avec Sergio G. Sanchez</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Feb 2018 21:19:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alessandro Rizzo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[Après avoir débuté au cinéma sous l’aile protectrice de Juan Antonio Bayona, qui en avait fait son scénariste sur deux films majeurs (L’Orphelinat et The Impossible, Sergio G. Sanchez ouvre...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2018/02/secret-des-marrowbone-sergio-sanchez-2.jpg" alt="Le Secret des Marrowbone, de Sergio G. Sanchez" width="280" height="149" class="alignleft size-full wp-image-26066" />Après avoir débuté au cinéma sous l’aile protectrice de Juan Antonio Bayona, qui en avait fait son scénariste sur deux films majeurs (<em>L’Orphelinat</em> et <em>The Impossible</em>, Sergio G. Sanchez ouvre aujourd’hui la compétition de la 25e édition du Festival de Gérardmer avec <em>Le Secret des Marrowbone</em>, un premier film à la fois sombre et lumineux, torturé et brillant, qui lui appartient enfin totalement. Venu dans les Vosges pour défendre sa fable horrifique, le réalisateur espagnol revient sur son passage tardif derrière la caméra, nous parle de son film à l’aune du cinéma qu’il aime, de la littérature qui l’inspire et de sa passion pour la musique.</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Ecrire avant de réaliser : c’était le chemin que vous vous étiez fixé ?</strong></p>
<p>Pas vraiment. En ce qui me concerne, écrire fut un accident. Il faut remonter en 1996 pour comprendre. A cette époque, je viens de terminer mon école de cinéma et j’écris le scénario d’un film que je veux réaliser. Ce script est celui de <em>L’Orphelinat</em>. Mais, sans réseau, je décide de mettre en scène un court-métrage pour faire bouger les choses. A ma grande surprise, ce court (<em>7337</em>) marcha très fort dans les festivals où il remporta quelques prix. C’est là que Juan Antonio Bayona me repère et me charge de lui écrire le scénario d’un film de vampires (qui ne se fera d’ailleurs jamais). J’en profite alors pour lui faire lire <em>L’Orphelinat</em>, juste pour avoir son avis. Sans me le dire, il le fait lire à son producteur… Et vous connaissez la suite : Bayona réalise le film et obtient un très beau succès. Pour moi, <em>L’Orphelinat</em> marque ma première vraie expérience au cinéma et le début de dix ans de carrière de scénariste.</p>
<p><strong>Votre expérience aux côtés de Juan A. Bayona a-t-elle été précieuse pour réaliser ce premier long-métrage, <em>Le Secret des Marrowbone</em> ?</strong></p>
<p>A vrai dire, Bayona m’a déjà fait confiance comme réalisateur de seconde équipe. Il m’a aussi chargé de diriger les comédiens enfants sur <em>The Impossible</em>. C’est un grand technicien. J’ai beaucoup appris à ses côtés notamment l’exigence et le sens du détail. Sa façon de travailler est très particulière. Il dit toujours que le film doit rester vivant. Ce qui veut dire qu’il tourne le scénario deux fois : une fois dans sa version écrite puis une autre dans une version alternative qu’il faut improviser sur le tournage. Un <em>work in progress</em> très stressant pour le scénariste que j’étais mais un travail d’orfèvre très souvent payant au montage. <span id="more-26063"></span></p>
<p><strong>D’où vient l’histoire du <em>Secret des Marrowbone</em> ?</strong></p>
<p>L’histoire de ce film est elle aussi le fruit du hasard. Il y a quelque temps, on m’avait proposé d’adapter un fait divers sur la maladie mentale et les personnalités multiples pour un acteur célèbre dont je tairais le nom. Ma façon de raconter l’histoire n’ayant pas plu, le projet en est donc resté là. En revanche, j’avais toujours le pitch dans un coin de ma tête. Un peu plus tard, j’en parle à ma productrice actuelle qui est immédiatement emballée. Elle me demande de lui fournir chaque jour trois pages de script. La méthode s’est avérée intéressante et finalement payante. Je savais où j’allais mais, pour la première fois, sans savoir exactement comment. J’ai eu l’impression très plaisante d’écrire un feuilleton à l’ancienne où je devais livrer un chapitre quotidien avec un début et une fin marquée si possible par un cliffhanger.</p>
<p><strong>Comment qualifieriez-vous ce film ?</strong></p>
<p>Pour moi, cette histoire est un acte de rébellion contre la réalité ! Mais c’est aussi une fable d’épouvante que je vois comme une petite symphonie avec ses mouvements. D’ailleurs, cette référence à la musique est pour moi essentielle. Car mon amour du cinéma est intimement lié à la musique. Quand j’étais enfant, il n’y avait pas de télévision chez moi. Pour m’évader, j’écoutais donc beaucoup de musique que je transformais inévitablement en images mentales. Je me faisais déjà mon cinéma ! Voilà pourquoi la musique est aussi fondamentale dans ma façon de raconter une histoire au cinéma. Il ne vous aura pas échappé que dans <em>Le Secret des Marrowbone</em>, il y en a beaucoup. Mais toujours de façon calculée. Quand elle est là, on est dans la fantaisie alors que le silence marque le retour à la réalité. J’ai aussi voulu des thèmes musicaux différents selon les situations narratives et le personnage que l’on suit. La bande originale compte 70 minutes de musique pour 90 de film. Le rapport peut paraître démesuré, pourtant chaque note a un sens.</p>
<p><strong>Pourquoi avoir situé l’action du <em>Secret des Marrowbone</em> à la fin des années 1960 ? Précisément, en 1969, l’année où l’homme marche sur la Lune ?</strong></p>
<p>Parce que cette période marque le passage vers un monde nouveau. De fait, elle colle très bien à l’action et à l’état d’esprit tourmenté de mes personnages. Cette histoire de perte d’innocence devait se tenir dans une période trouble et incertaine.</p>
<p><strong>L’enfance est-elle le berceau de toutes les histoires qui font peur ?</strong></p>
<p>Bien sûr. Au même titre que c’est aussi le moment où se développent la fantaisie et l’esprit créatif de chacun. Et puis, les histoires fantastiques ou horrifiques, les contes, les fables sont toutes des réponses aux énigmes de la vie. Notre imagination vient combler nos vides existentiels.</p>
<p><strong>Pourquoi avoir choisi le cinéma de genre pour raconter l’histoire de la fratrie Marrowbone ?</strong></p>
<p>Car ce type de cinéma me permet de créer une rupture avec le réel. Par les décors, l’attitude des personnages, l’ambiguïté des situations, l’histoire est tout de suite ancrée dans l’imaginaire. Ce film est un conte fantastique qui s’empoisonne lentement jusqu’à devenir une fable horrifique. Je suis persuadé qu’un conte avec des enfants pour qui tout va bien n’aurait aucun intérêt !</p>
<p><strong>Existe-t-il un lien entre <em>L’Orphelinat</em>, <em>The Impossible</em> et <em>Le Secret des Marrowbone</em> ?</strong></p>
<p>Certainement, celui d’un être qui cherche à rejoindre un refuge ou un lieu inatteignable.</p>
<p><strong>Croyez-vous au surnaturel ?</strong></p>
<p>Bien sûr que j’y crois car nous l’avons tous en nous. Et je crois aussi profondément que le cinéma est la meilleure définition de ce qu’est un fantôme. Pour <em>Marrowbone</em>, le surnaturel et la peur surgit des intervalles, de ce qu’on ne voit jamais à l’écran. Ma référence littéraire pour ça a été <em>Le Tour d’écrou</em> d’Henry James, où l’angoisse naît de ce qui n’est pas raconté.</p>
<p><strong><em>Le Secret des Marrowbone</em> est un film élégant et stylisé. C’est le cinéma que vous aimez ?</strong></p>
<p>Totalement ! Faire un film avec mon portable, très peu pour moi ! J’aime le grand cinéma où tout compte : la musique, le son, les cadres, les décors, etc.</p>
<p><strong>L’Espagne est une place forte mondiale du cinéma fantastique avec des mentors pour les nouveaux réalisateurs. Vous avec Bayona, d’autres avec de la Iglesia. Existerait-il des familles ?</strong></p>
<p>Au risque de vous décevoir, pas vraiment. Vous devez savoir qu’en Espagne, le cinéma dont vous parlez est plutôt mal vu. Les médias nous considèrent comme des cinéastes mineurs alors que nous avons une certaine reconnaissance internationale. En Espagne, <em>Le Secret des Marrowbone</em> est considéré comme un film d’horreur de plus alors qu’en France vous y voyez un drame familial mâtiné d’épouvante.</p>
<p><strong>Quels ont été vos sources d’inspiration pour <em>Marrowbone</em> ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2018/02/secret-des-marrowbone-sergio-sanchez-affiche.jpg" alt="Le Secret des Marrowbone, de Sergio G. Sanchez" width="187" height="280" class="alignright size-full wp-image-26067" />A chaque film, je me concocte une playlist censée en refléter la tonalité. Pour celui-ci, basé sur les changements d’humeur et l’altération de la réalité, j’alternais principalement Georges Delerue pour la finesse de ses compositions et Jerry Goldsmith pour sa singularité et son audace qui le fait passer en un éclair d’une partition atonale à une envolée mélodique. Au niveau littéraire, je me suis inspiré de deux classiques absolus du roman gothique comme <em>Le Tour d’écrou</em> dont j’ai déjà parlé et de <em>Nous avons toujours habité le château</em> de Shirley Jackson. Pour le cinéma, je me suis replongé dans <em>Our Mother’s House</em> [en VF : <em>Chaque soir à neuf heures</em>, 1967, ndlr] de Jack Clayton qui a le même point de départ narratif sur une fratrie orpheline, <em>The Other</em> [L’Autre, 1972, ndlr] de Robert Mulligan sur le dédoublement de personnalité et enfin toute l’œuvre majestueuse de David Lean. Avec mon chef opérateur, quand on cherchait comment tourner un plan, on se demandait toujours comment l’aurait fait David Lean.</p>
<p><strong>Pour finir, quel est votre dernier coup de cœur de cinéma fantastique ?</strong></p>
<p>Je dirais sans hésiter <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/it-follows-david-robert-mitchell/" title="It Follows, de David Robert Mitchell">It Follows</a></em> de David Robert Mitchell.</p>
<p>&nbsp;<br />
Le Secret des Marrowbone <em>(El secreto de Marrowbone) de Sergio G. Sanchez, avec Anya Taylor-Joy, George MacKay, Mia Goth&#8230; Espagne, 2017. Sortie le 7 mars 2018. En compétition au Festival de Gérardmer 2018.</em></p>
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		<title>Mise à mort du cerf sacré, de Yorgos Lanthimos</title>
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		<pubDate>Tue, 23 May 2017 12:02:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
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		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
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		<description><![CDATA[Bois mort - Steven, chirurgien dans un hôpital, vit une paisible existence bourgeoise avec sa belle femme Anna et ses deux enfants parfaits, Kim et Bob. Il rencontre aussi régulièrement un... ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Bois mort</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/affiche-mise-a-mort-cerf-sacre-yorgos-lanthimos.jpg" alt="Mise à mort du cerf sacré, de Yorgos Lanthimos" width="196" height="280" class="alignleft size-full wp-image-25244" /><strong>Steven, chirurgien dans un hôpital, vit une paisible existence bourgeoise avec sa belle femme Anna et ses deux enfants parfaits, Kim et Bob. Il rencontre aussi régulièrement un jeune homme, Martin, qu&#8217;il voit à l&#8217;écart des autres et à qui il montre beaucoup d&#8217;égard. Le temps passant, Martin se fait de plus en plus envahissant dans la vie de Steven et de sa famille.</strong></p>
<p>En 2009, contre toutes les attentes &#8211; en vérité : contre toutes <em>mes</em> attentes -, le réalisateur grec Yorgos Lanthimos avait remporté le prix Un Certain Regard avec <em>Canine</em>, chronique faussement provocatrice sur les valeurs et l&#8217;éducation bourgeoises. Après avoir ensuite servi à Cannes du homard pas très frais (<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/homard-lobster-yorgos-lanthimos/" title="The Lobster, de Yorgos Lanthimos">The Lobster</a></em>, prix du Jury du <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/68e-festival-international-film-cannes-cinema-joel-ethan-coen-2015/" title="13/05-24/05 : Festival de Cannes 2015">68e Festival de Cannes</a>), Yorgos remet le couvert. Cette fois avec une <em>Mise à mort du cerf sacré</em> au titre exigeant, avec toujours Colin Farrell qui troque son costume de crustacé pinceur pour celui d&#8217;animal-roi de la forêt, barbe touffue à l&#8217;appui. <span id="more-25242"></span><br />
&nbsp;</p>
<h4>Symbole au ras du sol</h4>
<p>Un homard. Un cerf. Dès le titre, les films de Yorgos Lanthimos affichent une symbolique forte que le cinéaste grec va dérouler tout du long. Il nous a d&#8217;ailleurs habitués à ça depuis un moment, plaçant au centre de ses oeuvres la question du choix et de ses conséquences, saupoudrant le tout de quelques scènes provocantes et sibyllines à souhait. Dans ce <em>Cerf sacré</em>, il y a un secret inavouable : la mort du père de Martin, a priori provoquée accidentellement par le docteur Steven. Pour se venger, Martin imagine un plan d&#8217;une cruauté sans égale : faire tomber un à un les membres de la famille jusqu&#8217;à ce que Billy décide de tuer l&#8217;un des siens ; dans ce cas, la malédiction &#8211; ou la maladie selon l&#8217;endroit d&#8217;où on se place &#8211; prendra fin.</p>
<h4>Plan en bois</h4>
<p>Pendant 1h30, Colin le cerf sacré s&#8217;interroge, mais avec beaucoup de silence et un visage monolithique. Ce sont surtout les véritables victimes de cette machination (les deux enfants et la mère, campée par une belle et froide Nicole Kidman) qui font preuve de sentiments et d&#8217;instinct de survie : les enfants tentent, l&#8217;un après l&#8217;autre, de séduire leur père, la mère envisage l&#8217;avenir sans l&#8217;un de ses enfants. Pendant ce temps, le père en est réduit à consulter le directeur de l&#8217;école de sa progéniture pour savoir lequel de ses deux enfants est le meilleur. Il y a dans <em>Mise à mort du cerf sacré</em> un ramassis de péripéties caricaturales, qu&#8217;on verrait plus dans un épisode de <em>Spirou</em> dopé aux <em>Idées noires</em> que dans une œuvre de cinéma ambitieuse. Jamais la famille ne cherche à destituer le père, « cerf de famille » sacré. Interdit de remettre en cause les actes et décisions du chef de la meute ? C&#8217;est justement ce qui devrait différencier les hommes des animaux : le libre arbitre. Et sur ce libre arbitre, Yorgos Lanthimos, pas très inspiré, fait le silence absolu.</p>
<h4>Cerf veule</h4>
<p>Pourtant oui, l&#8217;ambition déborde de <em>Mise à mort du cerf sacré</em>. De l&#8217;ambition et beaucoup de prétention appuyée par des plans mystérieux et silencieux. Chez Yorgos Lanthimos, il semble entendu que des personnages se taisent par érudition, et pas simplement parce qu&#8217;ils n&#8217;ont rien à dire. Visuellement, <em>Mise à mort du cerf sacré</em> est ampoulé et maniériste, l&#8217;orchestration faite de musique et de sonorités « mentales » est insistante et accompagne de nombreux ralentis que n&#8217;auraient pas reniés Chow Yun-fat et John Woo à l&#8217;époque du <em>Syndicat du crime</em>. Autant d&#8217;éléments qui appuient le discours philosophique du film. On ne peut pourtant s&#8217;empêcher de penser que ça ne vole pas très haut, en tout cas bien en-dessous de ce que Lanthimos promet. </p>
<h4>Grec indigeste</h4>
<p>Ce qui rend enfin ce <em>Cerf sacré</em> assez indigeste, c&#8217;est la sensation de déjà-vu chez le cinéaste grec. Ses films font penser à. A d&#8217;autres films, d&#8217;autres livres, souvent plus réussis, en tout cas plus humbles. Les films de Yorgos Lanthimos fonctionnent comme un agglomérat d’œuvres qu&#8217;il a ingérées et digérées pour mieux les reconstituer. Dans <em>Mise à mort du cerf sacré</em>, il y a un peu de toutes ces séries B et autres <em>revenge movies</em> jubilatoires, divertissants et non moins intelligents &#8211; <em>The Box</em> et <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/piel-que-habito-pedro-almodovar/" title="La Piel que habito, de Pedro Almodovar">La Piel que habito</a></em>, par exemple, préfigurent à eux deux <em>Mise à mort du cerf sacré</em>. Yorgos Lanthimos balaie tout un pan de cinéma moins complexé, moins pompier, moins grandiloquent mais tout aussi inventif, alors qu&#8217;il aurait pu rendre hommage à ces faiseurs d&#8217;histoires qui ont construit et nourri la culture ciné et une réflexion sur l&#8217;état du monde ou le sens de nos actions. Et respecter ainsi le spectateur.</p>
<p>&nbsp;<br />
Mise à mort du cerf sacré <em>(The Killing of a Sacred Deer) de Yorgos Lanthimos, avec Colin Farrell, Nicole Kidman, Barry Keoghan&#8230; Angleterre, Etats-Unis, 2017. En compétition au 70e Festival de Cannes.</em></p>
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		<title>Rencontre avec Christophe Deroo</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Apr 2017 21:51:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<em>Sam Was Here</em>, aka <em>Nemesis</em> pour sa sortie française, est l'adaptation par son réalisateur du court-métrage <em>Polaris</em>, présentée hors compétition au 24e Festival du film fantastique de Gérardmer. Une...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/04/sam-was-here-nemesis-affiche-christophe-deroo.jpg" alt="Nemesis aka Sam Was Here, de Christophe Deroo" title="Nemesis aka Sam Was Here, de Christophe Deroo" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-24894" /><em>Sam Was Here</em>, aka <em>Nemesis</em> pour sa sortie française, est l&#8217;adaptation par son réalisateur du court-métrage <em>Polaris</em>, présentée hors compétition au <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/24e-festival-film-fantastique-gerardmer-2017/" title="25/01-29/01 : 24e Festival de Gérardmer">24e Festival du film fantastique de Gérardmer</a>. Une fois n&#8217;est pas coutume, un passage au long qui a du bon : en ajoutant une heure à l’œuvre originelle, le jeune cinéaste Christophe Deroo lui insuffle une âme et un mystère angoissant à souhait. Jugez plutôt sur pitch : Sam est représentant et parcourt le désert de Mojave californien. Dans son périple il ne croise personne et ses journées sont rythmées par l&#8217;écoute de la radio, dont l&#8217;animateur Eddy encourage la population locale à tuer un dangereux pédophile en liberté. La description du pédophile faite par Eddy correspond à Sam. Un premier film réussi et l&#8217;occasion de discuter avec Christophe Deroo de son inspiration : John Carpenter et Internet.</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Pourquoi avoir décidé d&#8217;adapter <em>Polaris</em> en long-métrage ?</strong><br />
<em>Polaris</em> plutôt qu&#8217;un autre de mes courts parce que c&#8217;était dans le budget et que ça correspondait à la restriction de temps qu’on avait. C’était la chose la plus simple à gérer : un personnage seul, un décor unique &#8211; le désert. Et puis surtout, <em>Polaris</em> était un court-métrage pour lequel j’avais mis de côté beaucoup de choses, à cause de la durée du format. Il y avait plein d&#8217;autres éléments que je voulais explorer. On est donc parti sur un scénario assez simple pour rendre cette exploration possible.</p>
<p><strong>Pourquoi le désert californien plutôt que n&#8217;importe quel endroit en France ?</strong></p>
<p>En fait, le film aurait pu être tourné n’importe où en France, à la montagne ou dans des endroits un peu isolés du pays. Mais ce qui nous a semblé intéressant, c’était de transformer le film tout de suite en quelque chose d’international pour pouvoir le faire vivre un petit peu à l’étranger. Tourner en anglais permet de faire vivre le film plus facilement. Et puis on avait déjà tourné <em>Polaris</em> là-bas, donc on y avait déjà beaucoup de contacts, c’était donc un peu plus facile pour l’organisation. <span id="more-24888"></span></p>
<p><strong>J’ai pensé à plein de films en regardant <em>Nemesis</em> ; vous, vous aviez des œuvres ou cinéastes en tête au moment de tourner ?</strong></p>
<p>Bien sûr. Mon influence principale sur <em>Nemesis</em>, c&#8217;est sûrement John Carpenter. Ce que j’aime chez lui, c’est notamment qu&#8217;il a toujours travaillé dans une économie de moyens pour faire passer les idées. C’est-à-dire qu’il n’a jamais atteint le statut de grosse production et ça c’est quelque chose qui me plaît chez lui, cet esprit de débrouille malgré les thèmes qu’il aborde. Dans <em>New York 1997</em>, par exemple, si on lit le pitch, on se dit que ça va coûter des millions. Mais ce n&#8217;est pas le cas ; il fait beaucoup avec peu et réussit à dire plein de choses. J’aime aussi David Lynch pour l’univers mental et les questions sans réponses que proposent ses films, et pour la place des sensations. Sam Raimi pour les vannes un peu vachardes qu’on voit de temps en temps dans ses films. J’ai d’autres influences dans le film français, même si elles ne collent pas trop avec l’esprit de <em>Nemesis</em>. Je suis un grand fan d’Henri Verneuil, de Philippe de Broca, de Claude Autant-Lara&#8230;</p>
<p><strong>Et de Quentin Dupieux, qui est lui aussi parti dans le désert pour réaliser des films un peu fous ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/04/sam-was-here-nemesis-cop-christophe-deroo.jpg" alt="Nemesis aka Sam Was Here, de Christophe Deroo" title="Nemesis aka Sam Was Here, de Christophe Deroo" width="280" height="129" class="alignright size-full wp-image-24895" />Souvent on nous rapproche parce qu’on a tourné dans le désert, et que la production exécutive de <em>Rubber</em> nous a aidés en trouvant le lieu de tournage. J&#8217;aime beaucoup Quentin Dupieux, mais je ne connais pas assez son cinéma pour me dire qu&#8217;il m’influence réellement. J’ai vu <em>Rubber</em>, <em>Wrong Cops</em>, <em>Nonfilm</em>, <em>Steak</em>, mais c’est quelqu’un qui m’influence beaucoup moins que John Carpenter ! Ceci étant il a un univers assez singulier et sa particularité le fait exister, c&#8217;est donc plutôt flatteur d&#8217;être comparé à lui&#8230;</p>
<p><strong>Au-delà du désert californien, vous avez un vrai talent de mise en scène. Il y a une lenteur assumée dans <em>Nemesis</em> qui va à l&#8217;encontre du cinéma d&#8217;horreur actuel très peu réaliste&#8230;</strong></p>
<p>J’aime moins les films d’horreur actuels. Ils font un peu train fantôme. Question angoisse, je suis plus touché quand un film place un univers et qu’il l’assume. C’est ce que je voulais faire avec <em>Nemesis</em>. Je suis un peu fatigué du côté frénétique des choses. J’ai l’impression qu’à force de vouloir être ultra-efficace sur un jump scare, on en oublie qu’il faut un peu de temps pour poser une ambiance. Un des films les plus probants, c’est <em>Les Dents de la mer</em> quand il jette les poissons et que le requin surgit. Mais ça n&#8217;arrive qu&#8217;aux trois quarts du film. Dans <em>Psychose</em> d’Alfred Hitchcock, durant une quarantaine de minutes on a simplement une femme qui stresse parce qu’elle a volé de l’argent. La notion de suspense a tendance à disparaître selon moi au profit de la surprise. Moi, c’est quelque chose que je cherche vraiment à développer. Le film a un look au charme suranné, c’était un rythme qu’on avait avant et qu’on a un peu oublié, mais pour moi en tant qu’auteur comme en tant que spectateur : c’est toujours plus payant quand je suis embarqué. Ce n’est pas grave d&#8217;avoir seulement deux ou trois jump scares bien foutus dans le film. S’ils sont bien amenés, je trouverai toujours ça plus fort qu’une espèce d’abattage lassant.</p>
<p><strong><em>Nemesis</em> est un film mystérieux au sens noble du terme, c&#8217;est-à-dire qu&#8217;il se dispense d&#8217;explications&#8230;</strong></p>
<p>Comme je suis un jeune réalisateur, que c’est un premier film et qu’il n’y avait pas beaucoup de moyens, et donc pas beaucoup de risques, j’ai essayé d&#8217;expérimenter. Je ne sais pas si c’était le bon choix à faire ; c’était plus une sensation que j’avais qu’il fallait aller dans ce sens-là. Pour moi, on vit dans un monde mystérieux. On a des réactions mystérieuses qui ne sont pas forcément explicables sur l’instant. Je suis un gros amateur de cosmologie. On vit dans un monde où même les scientifiques ne comprennent pas les tenants et les aboutissants de tout cela. Je trouve que cela fait partie même de notre univers. Quand il y a quelque chose de trop expliqué, de trop clair, ça enlève la source de mystère, ça empêche d’aller chercher. J’ai regardé récemment une conférence d&#8217;un mathématicien dont la phrase de conclusion était géniale : <em>« Si vous avez tout compris, c’est que je n’ai pas été assez clair. »</em> Quand il y a du mystère, la chose reste avec vous, on y réfléchit. C’est pour cela que j’adore David Lynch. C’est quelqu’un qui ouvre des passerelles vers des choses difficiles à exprimer ou à rendre physiques. C’est du ressenti. Je suis toujours un peu gêné quand la compréhension d’un film ne passe que par le cérébral. J’ai fait des études d’arts plastiques et quand on est face à un tableau, même abstrait, il y a un lien émotif : c’est ce que j’ai essayé de faire avec <em>Nemesis</em>. La compréhension n’est pas ma priorité. A la fin de la projection, des spectateurs m’ont dit avoir été un peu perdus mais angoissés, et c’est ce que je voulais. L’angoisse, c’est quelque chose de l’ordre de l’émotion. Je sais que c’est délicat et que parfois certaines personnes restent sur le carreau, et je les comprends, mais pour ce premier film j’avais envie d’essayer des choses.</p>
<p><strong>Même s’il y a beaucoup de ressenti, il y a plusieurs sous-textes. S’il ne fallait en retenir qu’un, ce serait lequel ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/04/sam-was-here-rusty-joiner-nemesis.jpg" alt="Nemesis aka Sam Was Here, de Christophe Deroo" title="Nemesis aka Sam Was Here, de Christophe Deroo" width="280" height="125" class="alignleft size-full wp-image-24899" />Le sous-texte du film, c’est le traitement de l’information sur le Net. Comment on peut organiser des espèces de mises à mort de gens, parfois sans preuves tangibles. On dit quelque chose, c’est répété et parce que c’est répété plein de fois ça devient vrai, et à partir du moment où dans l’esprit des gens il y a un doute, c’est très dur de s’en détacher. Je suis très surpris et interpellé par le harcèlement sur Internet. Les gens prennent une cible, parfois de manière aléatoire, et ensuite lui pourrissent la vie. Pour les attentats terroristes, il y a une conviction derrière. Les terroristes savent pourquoi ils agissent ainsi. Pour le harcèlement sur le Net, il n’y en a pas. C’est pulsionnel. Il y a une montée de haine sur les forums. Quelqu’un va pouvoir attaquer quelqu’un d’autre tout simplement parce qu’il l’a décidé. Il y a quelque chose d’assez tétanisant. Ca m’interpelle et ça me fait peur. Et c’est pareil sur des petites choses comme sur la sortie d’un film. Les gens donnent leur avis et parfois, corroborés par rien, cela fait effet boule de neige.  C’est quelque chose que je ressens depuis très longtemps. C&#8217;est de cette nature humaine que j’essaie de traiter. Il en est de même sur les thèses complotistes diffusées sur le Net. Je ne suis pas là pour dire que c’est faux. Je veux juste dire que j’entends l’information, mais que je veux savoir si elle est vérifiée avant de la répandre. J’adore la philosophie des sciences parce qu’elle part d’un fait vérifiable et identifiable et dessus on construit la philosophie comme on le veut. Je voulais parler de cela. Le show radio d&#8217;Eddy dans <em>Nemesis</em>, c’est ça. Vous pouvez vous exprimer, dire ce que vous voulez et au bout d’un moment ça peut se transformer en vraie boule de haine.</p>
<p><strong>C’est un peu la téléréalité ?</strong></p>
<p>Oui, c’est un peu cette idée-là. Je laisse le doute sur ce que Sam a réellement fait dans le film. Pour moi c’était important cette notion. Peut-être qu’il y a des choses qui l’accusent, mais personne ne va le vérifier. On continue d’appeler et on enchaîne. C’est très angoissant et inexplicable. C’est un peu comme si vous voyiez quelqu’un se faire taper dans la rue par des personnes et que vous vous disiez « Tiens, si j’allais lui mettre moi aussi un coup de pied ? » J’ai l’impression qu’on est délié de l’origine même de l’information.</p>
<p><strong>Ce n’était pas comme ça avant, selon vous ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/04/sam-was-here-rusty-joiner.jpg" alt="Nemesis aka Sam Was Here, de Christophe Deroo" title="Nemesis aka Sam Was Here, de Christophe Deroo" width="280" height="118" class="alignright size-full wp-image-24896" />Je pense que c’était plus contrôlé. Quand vous n’étiez pas d’accord avec quelque chose avant Internet, vous en parliez uniquement à votre entourage, ça concernait 20 ou 30 personnes. Je ne dis pas que la nature humaine a changé. Je m’interroge sur la possibilité de dire tout et n’importe quoi à un très grand nombre de personnes. Internet est un très bel outil pour plein de raisons, mais j’ai l’impression qu’il y a des problèmes sur certains aspects. Si vous êtes accusé sur Internet d’être pédophile, ce qui est le cas dans le film, même si c’est faux, vous avez 2 millions de personnes qui ont vu ça&#8230;</p>
<p>&nbsp;<br />
Nemesis <em>(Sam Was Here) de Christophe Deroo, avec Rusty Joiner, Sigrid La Chapelle&#8230; Présenté hors compétition au 24e Festival de Gérardmer. Sortie DVD le 4 avril 2017.</em></p>
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		<title>Divines, de Houda Benyamina</title>
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		<pubDate>Sun, 22 May 2016 10:46:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Encore un film sur les banlieues ? Oui, mais pas que. Et surtout, pas n’importe lequel. Pour son premier long-métrage, Houda Benyamina ne verse pas dans la facilité, loin de là. A travers...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Argent content</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/Divines1.jpg" alt="Divines, de Houda Benyamina" width="206" height="280" class="alignleft size-full wp-image-24127" />Encore un film sur les banlieues ? Oui, mais pas que. Et surtout, pas n’importe lequel. Pour son premier long-métrage, Houda Benyamina ne verse pas dans la facilité, loin de là. A travers l’histoire de Dounia et Maïmouna, fleurs de bitume d’une cité brûlante du 93, la réalisatrice fait non seulement un constat de ces existences qui se consument dans la violence, la drogue et le crime, mais aussi des envies de bonheur qu’elles ne font que caresser. Les deux jeunes filles préfèrent sécher les cours de leur BEP pour servir Rebecca, caïd qui fait régner l’ordre et le chaos entre les tours grisâtres. Elles dérobent de l’essence, dealent du shit, s’imaginent recouvertes de billets après le casse de leur siècle. En parallèle, il y a Djigui, agent de sécurité d’un hypermarché qui, lui, vit ses rêves de danseur contemporain, et que Dounia observe du coin de l’œil, le cœur en ébullition. Entre ces deux réalités, des êtres qui se débattent avec eux-mêmes, qui se cognent à la réalité, qui lancent des pavés aux policiers, qui traînent en survêtement en bas de leurs immeubles. L’amour peut-il encore poindre ? Quel avenir attend tous ces jeunes gens écorchés vifs ? <span id="more-24117"></span></p>
<p>Pour répondre à ces questions et à bien d’autres thèmes encore (le féminisme, l’amitié, la religion, le sens de l’honneur), Houda Benyamina ne cherche pas à styliser et esthétiser sa cité comme l’a fait Céline Sciamma dans <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/46e-quinzaine-des-realisateurs-2014/bande-filles-celine-sciamma/" title="Bande de filles, de Céline Sciamma" target="_blank">Bande de filles</a></em> &#8211; dont on pourrait rapprocher ce <em>Divines</em>. Ici, on ne fait pas du joli, on fait du cinéma. En découlent des scènes d’une intensité brute (la confrontation entre Dounia et sa professeure, la relation ambiguë, entre crainte et admiration, entre Dounia et Rebecca) et d’une beauté inouïe (une scène de « air-Ferrari » inoubliable, les chorégraphies où s’ébat Djigui avec force et majesté, la passion dévorante qui lie le danseur à Dounia…). Du cinéma léché entre hyperréalisme et onirisme. Un peu ce que n’a pas réussi à faire le pourtant palmé Audiard avec son <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/dheepan-lhomme-qui-naimait-pas-la-guerre-de-jacques-audiard/" title="Dheepan, de Jacques Audiard">Dheepan</a></em>, qui se terminait en jeu vidéo ultra-violent. Surtout, <em>Divines</em> donne la part belle aux femmes et renverse tous les codes : c’est une fille, Rebecca, qui gouverne la cité avec armes et fracas. C’est un garçon, Djigui, qui devient objet de convoitise, qui se dénude pour séduire, qui passe par le corps pour exprimer ses émotions. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/Divines2.jpg" alt="Divines, de Houda Benyamina" width="280" height="164" class="alignright size-full wp-image-24140" />Certes, Houda Benyamina n’évite pas certains clichés ou quelques incohérences. Tout comme elle n’élude pas une certaine réalité que l’on se cache (les bidonvilles qui jonchent l’Ile-de-France, la chance qui n’est jamais donnée aux laissés-pour-compte). Et entre deux thèmes tout juste effleurés (les ravages de l’alcool, l’homosexualité à travers un personnage maghrébin travesti), point une histoire d’amour. Timide, incandescente. Tout à la fois. Un amour entre une perle de béton et un artiste encore en carton. Dounia devra se confronter à l’heure des choix : suivre Djigui ou se damner pour le dieu Euro. Djigui incarne le danger, l’inconnu &#8211; car personne n’a su toucher Dounia comme lui &#8211; drapé dans son mystère et une ambition qui transpire par tous les pores de sa peau, qu’il lui offre bien volontiers. Mais le dieu Euro présente quant à lui un tout autre visage : celui de tous les possibles, quitte à se perdre. Et à tout perdre. Plusieurs fois, les billets de banque ressemblent à des épées de Damoclès. Ils deviennent raison de vivre, obsession, un chant des sirènes qui fera s’échouer le moindre navire. On est terrifié par cette scène où Dounia, visage ensanglanté mais sourire aux lèvres, brasse des liasses entières de billets de 200 euros. A l’heure des clips où des Rihanna dénudées sont prêtes à tout pour de l’argent (<em>&#8220;Bitch better have my money&#8221;</em>, qu’elle disait) et qui servent de modèles à des jeunes désœuvrés, le constat est édifiant. Entre les rires, les situations parfois absurdes ou rocambolesques, le drame, latent, doucereux, n’est jamais loin. Jusqu’à un final qui prend aux tripes. Emouvant, déroutant. Qui fera parler de lui à coup sûr.</p>
<p>Malgré quelques défauts inhérents aux premières œuvres, <em>Divines</em> est proche du divin. Surtout parce que le film est servi par quatre comédiens tombés du ciel. Isca Kalvanda en Rebecca à la fois animale, dangereuse, vénéneuse et apeurée par l’avenir et ses choix ; Deborah Lukumuena, alias Maïmouna, qui se sacrifie, en oublie sa foi pour suivre jusqu’au bout du monde (même s’il ne dépasse pas le périphérique) une Dounia prête à tout pour s’en sortir ; Kevin Mischel, à la beauté troublante, objet d’un désir qui ne peut pas s’assouvir ; et surtout, Oulaya Amamra, Dounia incandescente, charismatique, fascinante dont il ne s’agira certainement pas du dernier film. Quatre anges déchus qui viennent illuminer une œuvre qui n’offre aucune rédemption, aucune solution. Mais une œuvre aussi belle que brutale.</p>
<p>&nbsp;<br />
Divines<em> de Houda Benyamina, avec Oulaya Amamra, Deborah Lukumuena, Kevin Mischel et Jisca Kalvanda. France, Qatar, 2016. Mention spéciale de la SACD à la Quinzaine des Réalisateurs 2016. Caméra d&#8217;or du 69e Festival de Cannes.</em></p>
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		<title>Elle, de Paul Verhoeven</title>
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		<pubDate>Sun, 22 May 2016 08:05:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Hupperisation - Une femme forte et froide, bourgeoise violentée, un poil déséquilibrée : le type de rôle dans lequel on imagine très bien Isabelle Huppert. Verhoeven aussi.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Hupperisation</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/elle-paul-verhoeven-affiche.jpg" alt="Elle, de Paul Verhoeven" width="206" height="280" class="alignleft size-full wp-image-24231" /><strong>Qui ?</strong><br />
Paul Verhoeven, c’est une écrasante charge politique (<em>Starship Troopers</em>, <em>Black Book</em>), de l’érotisme fulgurant et controversée (<em>Spetters</em>, <em>Basic Instinct</em>, <em>Turkish Délices</em>), de la science-fiction visionnaire (<em>Total Recall</em>, <em>Robocop</em>). Souvent, tout ça à la fois. Et ce qu’on attend moins de ce cinéaste violent, outrancier et décomplexé, c’est le paradoxe d’un homme qui respecte la foi et les croyances et publie <em>Jésus de Nazareth</em> en 2010, fruit de trente années de recherches du « Jésus historique ». Sans se départir de son engagement, puisqu’il y suggère notamment que les miracles n’existent pas et que le Sauveur aurait des penchants homosexuels.</p>
<p><strong>Quoi ?</strong><br />
En mal de réalisation depuis qu’il a décidé de faire de son <em>Jésus de Nazareth</em> un livre au lieu d’un film, et que l’expérience de <em>Tricked</em> (un scénario participatif) s’est avérée plus enrichissante que véritablement qualitative, c’est en lisant <em>Oh…</em> du Français Philippe Djian que le Néerlandais a trouvé la matière à un nouveau long-métrage. <em>Elle</em>, adaptation libre de notre Djian national, avec au casting Isabelle Huppert dans le premier rôle, Laurent Laffite, Charles Berling, Anne Consigny, Virginie Efira, Vimala Pons. Un casting de rêve pour l’histoire de Michèle, présidente d’une florissante société de jeux vidéo, violée un jour par un inconnu, qui se met en tête de retrouver son agresseur. <span id="more-24229"></span></p>
<p><strong>Résultat des courses</strong><br />
Une femme forte et froide, bourgeoise violentée, un poil déséquilibrée : le type de rôle dans lequel on imagine très bien Isabelle Huppert. Verhoeven aussi, qui lui offre ce portrait de femme pragmatique à la résilience sans failles. Michèle/Huppert surmonte les épreuves, envers et contre tout. Et pourtant, jamais de pathos ni de mélo. Paul Verhoeven désamorce la violence grâce à la sobriété des interprétations, à l’humour grinçant omniprésent, à une mise en scène structurée comme une peinture de Mondrian : chaque chose est à sa place pour former un tout plus vrai que nature. Ni totalement thriller, ni totalement comédie, ni totalement subversion, <em>Elle</em> est un savant mélange de malaise et de loufoque, sorte d’improbable rencontre entre Michael Haneke et Judd Apatow. Depuis 24 ans que Paul Verhoeven n’était pas revenu présenter un film sur la Croisette (la dernière fois, c’était <em>Basic Instinct</em> en 1992), on l’avait un peu oublié, à tort. Le retour du Hollandais Violent au <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/69e-festival-international-film-cannes-2016/" title="11/05-22/05 : 69e Festival de Cannes">69e Festival de Cannes</a> s’accompagne d’un « Oh… » troublé et fasciné.</p>
<p>&nbsp;<br />
Elle <em>de Paul Verhoeven, avec Isabelle Huppert, Laurent Laffite, Charles Berling, Anne Consigny, Virginie Efira, Vimala Pons&#8230; France, Allemagne, 2015. En compétition au 69e Festival de Cannes. Sortie le 25 mai 2016. </em></p>
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		<title>Raman Raghav 2.0, d’Anurag Kashyap</title>
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		<pubDate>Fri, 20 May 2016 21:42:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Les films de la 48e Quinzaine des réalisateurs]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<h3>Serial curryller</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/raman-raghav-2-0.jpg" alt="Raman Raghav 2.0" width="196" height="280" class="alignleft size-full wp-image-24300" />Anuraq Kashyap continue de dépoussiérer le cinéma indien. Après avoir déconcerté avec les violents et stylisés <em>Gangs of Wasseypur</em> et <em>Ugly</em>, il monte encore d’un cran avec un thriller sadique et outrancier. Mais terriblement déjà vu pour les Occidentaux bercés aux tueurs en série, scènes de drogue, de sexe et autres dézingages sanguinolents en tous genres. Car ce qui faisait la spécificité de Kashyap, c’était de reprendre les codes du cinéma policier à l’américaine (voire à la sud-coréenne) et de pulvériser tous les clichés du cinéma <em>made in India</em>, avec danses bollywood interminables, histoires d’amour sucrées et décors chatoyants. Sauf que depuis, il y a comme un petit air de déjà-vu qui transpire de tous les plans. Heureusement, aucune chanson ni chorégraphie, mais des images saturées et stylisées, poisseuses et parfois sensuelles qui émaillent un film noir de jais. On y suit Ramanna, petit malfrat de Mumbai, fasciné par le tueur en série Raman Raghav, l’un des plus redoutables que l’Inde ait connu dans les années 1960. Et Ramanna dont le passé trouble (papa qui le viole, lui qui en fait de même sur sa jeune sœur) le hante, décide de suivre ce glorieux exemple et de fracasser son prochain avec une barre métallique. Et en plus, ce serait Dieu qui lui indiquerait ses victimes potentielles, rien que ça. Mais ce qui lui fait perdre complètement pied, c’est sa rencontre avec Raghavan (subtilité quand tu nous tiens), un jeune flic fougueux et cocaïnomane qu’il tient pour son jumeau maléfique, apte à poursuivre son œuvre. </p>
<p>Si on se base sur un thriller pur et dur, ce <em>Raman Raghav 2.0</em> ne fait pas dans la dentelle, loin de là. Le tueur est méchant, sans foi ni loi et le policier à ses trousses ne vaut pas mieux. Et il y a évidemment une belle à protéger qui ne demande que de l’amour qu’elle ne reçoit qu’à intervalles nocturnes. En revanche, si on prend le point de vue du film indien, le thriller revêt une tout autre parure, bien plus malsaine. Raghavan se perd entre sexe, drogue et insomnies, Ramanna l’observe dans ses moindres faits et gestes, jusqu’à tomber amoureux de son poursuivant. Tous les deux ne songent d’ailleurs qu’à une seule chose : éliminer ceux qui se mettent en travers de leurs chemins, même s’ils font partie de leur famille. Et Kashyap de ne rien éluder : ni les mots plus que grossiers (« enculé » ne faisant pas partie du vocabulaire bollywoodien jusqu’à présent), ni les scènes de sexe et de nudité, ni la violence éclaboussée de sang. Le réalisateur semble fasciné par sa propre œuvre et ses deux anti-héros qu’il filme comme on le ferait avec des femmes fatales, forçant le spectateur à les adorer autant que les détester. Des icônes sombres et tourmentées impeccablement campées par Nawazuddin Siddiqui (Ramanna) et Vicky Kaushal (Raghavan), rejoints par la sculpturale Sobhita Dhulipala, loin des rôles de demoiselle en détresse que sa beauté pourrait le faire croire. Ici, aucune once d’espoir à se mettre sous les rétines, seulement des acteurs cinégéniques. Toujours ça de pris. Une bonne nouvelle venue d’Inde, en attendant un prochain film tout aussi sombre, mais plus subtil. </p>
<p>&nbsp;<br />
Raman Raghav 2.0 <em>d’Anurag Kashyap, avec Nawazuddin  Siddiqui, Vicky Kaushal, Sobhita Dhulipala et Mukesh Chhabra. Inde, 2016. Présenté à la Quinzaine des Réalisateurs 2016. </em></p>
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