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	<title>Grand Écart &#187; Mia Hansen-Love</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Plateau télé : semaine du 19 novembre</title>
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		<comments>http://www.grand-ecart.fr/programme-tv/semaine-19-novembre-2012/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 19 Nov 2012 19:36:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Programme Télé]]></category>
		<category><![CDATA[Lars von Trier]]></category>
		<category><![CDATA[Mia Hansen-Love]]></category>
		<category><![CDATA[télévision]]></category>

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		<description><![CDATA[Nouveau : chaque semaine, on épluche le programme télé pour vous en proposer le meilleur. Préparez un bon sandwich, mettez-vous en pyjama, installez-vous sur le canapé : ce soir, c'est plateau télé...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/11/plateau-tele-grand-ecart.jpg" alt="La télé resserre les liens familiaux..." title="La télé resserre les liens familiaux..." width="280" height="109" class="alignleft size-full wp-image-9990" />Nouveau rendez-vous sur Grand Écart : comme il n&#8217;y a pas que TF1 et la téléréalité dans la vie, on vous aide à mieux vivre le petit écran depuis votre canapé. Parce qu&#8217;on se plaint, on se plaint qu&#8217;il n&#8217;y a rien à la télé, mais c&#8217;est surtout qu&#8217;on n&#8217;ouvre pas le bon programme ! Désormais, plus d&#8217;excuses pour comater devant <em>Les Ch&#8217;tis à Mykonos</em> ou <em>Enquête exclusive</em> (ou ses ersatz <em>Enquête d&#8217;action</em>, <em>En quête d&#8217;actualité</em>, bref : <em>en quête de sens</em>) : chaque semaine, on vous propose le meilleur du cinéma sur le petit écran, et on privilégie les chaînes accessibles à tous, parce que nous non plus on n&#8217;a pas d&#8217;argent. Cette semaine, c&#8217;est parti avec un plateau télé spécial Chaplin, Lars von Trier et comédie romantique. <span id="more-9981"></span><br />
&nbsp;</p>
<h4>Lundi 19 novembre</h4>
<p><em>Le Père de mes enfants</em>, de Mia Hansen-Love &#8211; Arte &#8211; 20h50<br />
<em>Orgueil et Préjugés</em>, de Joe Wright &#8211; NRJ 12 &#8211; 20h35<br />
<em>Raison et Sentiments</em>, d&#8217;Ang Lee &#8211; NRJ 12 &#8211; 22h50</p>
<p>Le festival du cinéma d&#8217;Arte continue avec <em>Le Père de mes enfants</em>, inspiré d&#8217;Humbert Balsan, producteur de Sandrine Veysset, Youssef Chahine ou Yolande Moreau. A voir pour Louis-Do de Lencquesaing, l&#8217;un de ces éternels seconds rôles du cinéma français qu&#8217;on affectionne et qui prend pour une fois le premier plan, pour sortir du cliché du producteur au cigare, et pour la douceur du regard de Mia Hansen-Love.<br />
Soirée Jane Austen sur NRJ 12, avec <em>Orgueil et Préjugés</em> et <em>Raison et Sentiments</em>. On préférera, pour les couche-tard, le second, pour revoir, certes, Hugh Grant dans une énième comédie romantique, mais en costume et chemise à jabot, et du clavecin intemporel plutôt que des tubes pop déjà démodés. Même si on a beaucoup d&#8217;affection pour Matthew Macfadyen &#8211; inoubliable Tom Quinn dans <em>MI-5</em> -, il ne nous fera jamais oublier Colin Firth dans le rôle de M. Darcy dans la version d&#8217;<em>Orgueil et Préjugés</em> de la BBC (voir <a href="/miscellanees/colin-firth-mark-darcy-bridget-jones-orgueil-prejuges/" target="_blank">ici</a> pourquoi).<br />
&nbsp;</p>
<h4>Mardi 20 novembre</h4>
<p><a name="chaplin"></a><br />
<em>La Ruée vers l&#8217;or</em>, de Charlie Chaplin &#8211; Gulli &#8211; 20h45<br />
<em>Charlot aime la patronne</em> &#8211; Gulli &#8211; 22h10<br />
<em>Les Temps modernes</em> &#8211; Gulli &#8211; 22h30</p>
<p>Alors que mk2 vient de ressortir les Chaplin en salle, Gulli propose une soirée avec <em>La Ruée vers l&#8217;or</em>, <em>Les Temps modernes</em> et un court-métrage. L&#8217;occasion de se dire que le monde n&#8217;a pas tellement changé en quatre-vingts ans, et que le cinéma n&#8217;a pas nécessairement besoin de débauche de moyens pour taper juste. L&#8217;humour, la tendresse et la simplicité d&#8217;un petit bonhomme né deux siècles plus tôt forcent l&#8217;humilité. Le terme est galvaudé, peut-être, mais ce n&#8217;est pourtant pas tous les jours que l&#8217;on voit des œuvres éternelles.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Mercredi 21 novembre</h4>
<p><em>Ajami</em>, de Scandar Copti et Yaron Shani &#8211; Arte &#8211; 20h50<br />
<em>Antichrist</em>, de Lars von Trier &#8211; Arte &#8211; 23h45</p>
<p>Festival du cinéma d&#8217;Arte toujours, d&#8217;une actualité criante, avec <em>Ajami</em>. Nuit noire à Jaffa, avec allers-retours et points de vue multiples, entre <em>Rashomon</em> et <em>Pulp Fiction</em>. Les haines séculaires, la violence quotidienne, et l&#8217;escalade. Une tuerie.<br />
Et quand les petits seront couchés, rallumez Arte : Lars von Trier propose une expérience sensorielle aux multiples niveaux de lecture, avec une Charlotte Gainsbourg et un Willem Dafoe épatants. <em>Antichrist</em>, le film qui préfigure <em><a href="/cinema/melancholia-lars-von-trier/">Melancholia</a></em>, où le chaos remplace la fin du monde. Ames sensibles s&#8217;abstenir.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Jeudi 22 novembre</h4>
<p><em>Orgueil et Préjugés</em>, de Simon Langton &#8211; 6 épisodes, 2 DVD &#8211; BBC</p>
<p>Pas grand-chose d&#8217;intéressant à la télé ce soir : allez plutôt acheter un DVD. La version BBC d&#8217;<em>Orgueil et Préjugés</em>, par exemple, pour comparer (mais y a pas photo).<br />
&nbsp;</p>
<h4>Vendredi 23 novembre</h4>
<p><em><a href="/cinema/au-dela-collines-cristian-mungiu/">Au delà des collines</a></em>, de Cristian Mungiu &#8211; En salle le 21 novembre<br />
<em>Whisky à gogo</em>, d&#8217;Alexander Mackendrick &#8211; Ciné+ Classic &#8211; 20h45<br />
<em>Mean Streets</em>, de Martin Scorsese &#8211; Ciné+ Club &#8211; 20h45</p>
<p>Allez au cinéma (<em>Au-delà des collines</em>, par exemple), ou payez-vous un abonnement aux chaînes cinéma câblées pour un classique de la comédie britannique, au moment de la gloire des studios Ealing, avec <em>Whisky à gogo</em> (des Ecossais en manque de whisky se trouvent face à une cargaison providentielle) ou pour les débuts d&#8217;un duo, lui aussi classique, avec la première rencontre entre De Niro et Scorsese dans le nerveux <em>Mean Streets</em>.</p>
<p><strong>Et ce week-end</strong>, sortez un peu de chez vous pour changer : les bons cinés programment toujours <a href="/cinema/frankenweenie-tim-burton-animation/"><em>Frankenweenie</em></a>, <em><a href="/cinema/augustine-alice-winocour-soko/">Augustine</a></em>, <a href="/cinema/god-bless-america-bob-goldthwait/"><em>God Bless America</em></a>, <em><a href="/cinema/looper-rian-johnson/">Looper</a></em> ou <em><a href="/cinema/argo-ben-affleck/">Argo</a></em>&#8230;</p>
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		<title>Rencontre avec Mia Hansen-L&#248;ve</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/portraits/interview-mia-hansen-love-amour-jeunesse/</link>
		<comments>http://www.grand-ecart.fr/portraits/interview-mia-hansen-love-amour-jeunesse/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 25 Jul 2011 09:32:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne-Claire Cieutat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[comédie dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[Mia Hansen-Love]]></category>

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		<description><![CDATA[A l’origine d’<em>Un amour de jeunesse</em> de Mia Hansen-Love, un souvenir, l’écho d’une douleur, l’aboutissement de sa trajectoire, et peut-être aussi un ultime tête-à-tête mâtiné de fiction. Rencontre.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Corps à corps</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/07/film-un-amour-jeunesse.jpg" alt="Lola Créton et Sebastian Urzendowsky dans Un amour de jeunesse" title="Lola Créton et Sebastian Urzendowsky dans Un amour de jeunesse" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-3869" /><strong>A l’origine d’<em>Un amour de jeunesse</em>, le troisième long métrage de Mia Hansen-L&oslash;ve (<em>Tout est pardonné</em>, <em>Le Père de mes enfants</em>), un souvenir, personnel et vécu, l’écho d’une douleur, l’aboutissement de sa trajectoire, et, peut-être aussi, un ultime tête-à-tête mâtiné de fiction bienveillante.</strong>  Soit Camille, 15 ans, qui aime Sullivan, 19 ans, d’un amour considérable. Lorsque Sullivan part s’installer sous d’autres cieux, Camille s’étiole et dépérit. Les années passent. Camille, désormais étudiante en architecture, réapprend à se structurer, à aimer, jusqu’au jour où Sullivan resurgit. Il y avait là un bel argument romanesque dont l’ampleur, jamais, ne sera soulignée. Mia Hansen-L&oslash;ve redonne corps à ces amours enfouies en posant sur elles son regard rigoureux et gracieux dans un parfait mélange de discrétion et de détermination. Sous une lumière cristalline, elle installe son beau tempérament : mélancolique, mais réconfortant. <span id="more-3865"></span></p>
<p><strong>Une fois encore, vous filmez un cheminement, celui d’un chagrin et d’une amoureuse… </strong></p>
<p>Le mot « cheminement » est un mot qui me plaît. <em>Un amour de jeunesse</em> parle de cela à partir du moment où Sullivan quitte Camille. Tout le film n’est qu’un cheminement et finalement de manière littérale sur ses cinq dernières minutes où l’on voit Camille marcher. Pour moi, c’est une image qui correspond à quelque chose d’intérieur, d’abstrait, qui court sur des années, mais c’est aussi une image concrète. J’aime beaucoup filmer les gens marcher. C’est récurrent dans mon travail. Ces obsessions créent une continuité pour moi entre la forme et le fond de mes films. </p>
<p><strong>N’est-ce pas aussi lié à votre rapport au temps ? Toutes vos héroïnes apprennent à grandir dans vos films, leur cheminement passe par la douleur et les conduit à laisser derrière elles une part d’enfance. Le cinéma donne à voir par définition ce qui n’est déjà plus et vous semblez en avoir conscience…</strong></p>
<p>C’est vrai que ce rapport au temps est spécifique au cinéma, non pas que les autres arts ne puissent pas parler du temps qui passe, mais le cinéma donne les moyens de le faire ressentir d’une manière propre, qui se passe du commentaire, sans nécessairement recourir au vieillissement artificiel des acteurs. Ce que peut suggérer le passage d’un plan à un autre est unique. Ce qui m’a portée et m’a donné le plus d’élan jusqu’ici, c’est ce besoin de faire ressentir ça. Mon rapport exclusif au cinéma est lié au temps. </p>
<p><strong>Vous filmez le temps qui passe, étape par étape, mais au travers de ce cheminement, vous installez aussi un état émotionnel qui, lui, s’inscrit durablement et résonne d’un bout à l’autre de vos films…</strong></p>
<p>Ca n’est pas contradictoire. En effet, il y a dans ce film, comme dans mes précédents, une émotion spécifique qui a à voir avec un mélange de souffrance insupportable de l’absence de quelqu’un d’aimé, et en même temps une acceptation de cette souffrance et une persévérance. Ce sont des choses insaisissables qui habitent tout le film. J’aime l’idée du mouvement de la vie.</p>
<p><strong>Est-ce pourquoi vos héroïnes vont toujours vers la lumière ?</strong></p>
<p>Je cherche la lumière, mais ce n’est pas quelque chose d’acquis pour moi. La présence de la lumière dans mes trois films et notamment dans celui-là qui parle d’architecture n’est pas là comme une évidence mais comme quelque chose de recherché. Mes héros ont besoin de la lumière comme de l’eau, comme quelque chose de vital. D’ailleurs, l’eau joue aussi un rôle important dans mes films. A la fin, lorsque Camille se baigne, ce n’est pas l’idée de la réconciliation que j’exprime, mais celle d’une force qui émane d’elle, d’une acceptation du fleuve de la vie. </p>
<p><strong>Pour la première fois, vous semblez exprimer des émotions littéralement. Ce que vous murmuriez jusqu’alors est ici formulé. Le mot « mélancolie » est prononcé, par exemple. Vous semblez vouloir « prendre le taureau par les cornes », affronter plus que jamais ces émotions qui parcourent vos films depuis le début…</strong></p>
<p>Les expressions « prendre le taureau par les cornes » ou « s’y coller » sont mes propres mots ! C’est ce que j’ai ressenti en écrivant. Une impression de frontalité. <em>Tout est pardonné</em> et <em>Le Père des mes enfants</em> tournaient autour de thèmes très proches mais étaient plus indirects par rapport à mes expériences et au regard de ce que je suis. Tout était suggéré et là, je me suis efforcée en l&#8217;écrivant &#8211; aussi pour m’en débarrasser &#8211; de clore ce chapitre. C’était aussi mon désir en faisant <em>Un amour de jeunesse</em> : si je voulais boucler la boucle, il fallait que tout soit dit. Il était donc nécessaire pour moi qu’il y ait cette discussion avec la mère, qu’elle parle de mélancolie, qu’elle formule ses sentiments. C’est en cela que le film tourne une page pour moi. Le personnage du père emploie cette expression, d’ailleurs. C’est une manière pour moi d’aller au bout de mon propre cheminement. Et si je ne l’ai pas formulé aussi directement jusque-là, c’est aussi que, de manière plus ou moins consciente, je gardais ça pour ce film-là. Au fond, je savais que je ferai ce film et que c’était dans celui-ci que les choses devaient être traitées de manière aussi directe. </p>
<p><strong>Est-ce cette frontalité qui vous permet une audace formelle nouvelle, des plans à l’esthétique plus soulignée, une sophistication plus affirmée ? Vous ouvrez et fermez un plan à l’iris, par exemple ; il y a aussi ce plan très pictural de Camille regardant au travers d’une fenêtre la neige tomber…</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/07/un-amour-de-jeunesse.jpg" alt="Affiche du film Un amour de jeunesse de Mia Hansen-Love" title="Affiche du film Un amour de jeunesse de Mia Hansen-Love" width="210" height="280" class="alignright size-full wp-image-3871" /> C’est un moment qui n’était pas dans le scénario. Sur le tournage, il s’est mis à neiger, c’était un instant magique que nous avons saisi. Ce qui a changé aussi, c’est tout simple, c’est qu’on apprend beaucoup au fur et à mesure des tournages. Je ne suis jamais la même entre le début et la fin d’un tournage. Chaque film permet de gagner du terrain, de transformer son imaginaire. Ca ouvre beaucoup de portes. Je pense que le fait d’avoir filmé des choses qui m’intimidaient avant, comme de filmer des bureaux dans <em>Le Père de mes enfants</em>, m’a énormément désinhibée. Puis le fait d’avoir changé de chef opérateur a dû jouer, ça a débridé mon imagination et je me suis mise à faire des choses que je n’aurais jamais osé faire avant. Je me censurais sans m’en rendre compte.</p>
<p><strong>Votre façon de filmer l’espace aussi a évolué. Dans <em>Tout est pardonné</em>, Vienne est appréhendée comme une ville fantôme. Dans <em>Le Père de mes enfants</em>, vous montrez un Paris circonscrit au quartier des affaires. Là, vous mettez en mouvement des corps avec fluidité dans l’espace…</strong></p>
<p>C’est peut-être, en effet, ce qui a le plus évolué à travers mes films. Peut-être que je reviendrai à des espaces désertés un jour, mais c’est vrai que mes films se sont de plus en plus ouverts au monde. En essayant d’arriver progressivement à en approcher la complexité, à la saisir au lieu de la refouler parce que trop difficile à appréhender. Cette question m’évoque un film magnifique qui a beaucoup compté pour moi : <em>Le Vent</em> de Victor Sjöström. L’héroïne, qui a grandi au milieu des plaines verdoyantes, se retrouve prisonnière d’une maison au milieu du désert hostile, aux côtés d’un mari qu’elle n’aime pas. Le cheminement du film la conduit à accepter son destin. Et le moment où elle lâche prise après avoir résisté longtemps de toutes ses forces, est un moment de tempête métaphorique et sublime : c’est le dernier plan du film, elle ouvre la porte et accueille le vent, bras ouverts. Ce mouvement de résistance, de persévérance et de solitude qui se résout dans l’acceptation et une plus grande compréhension du monde est quelque chose de magnifique qui m’a beaucoup marquée et que j’essaie de redire à ma manière dans <em>Un amour de jeunesse</em>. </p>
<p>Un amour de jeunesse<em> de Mia Hansen-L&oslash;ve, avec Lola Créton, Sebastian Urzendowsky, Magne-Havard Brekke. France, 2010. Sortie le 6 juillet 2011.</em></p>
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