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	<title>Grand Écart &#187; Inde</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Le tour des éditions Montparnasse &#8211; Part One</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Feb 2020 09:00:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Autriche]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[films indépendants]]></category>
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		<description><![CDATA[Comme chaque année, les éditions Montparnasse renouvellent leurs trésors, réalisant le bonheur des cinéphiles et des cinéphages en manque de pellicule. Des documentaires engagés aux...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Comme chaque année, les éditions Montparnasse renouvellent leurs trésors, réalisant le bonheur des cinéphiles et des cinéphages en manque de pellicule. Des documentaires engagés aux plaisirs coupables des grandes comédies hollywoodiennes, des raretés historiques aux portraits intimes de Jean Rouch, d’un animé made in France aux plages proustiennes, il y a de quoi avoir la tête qui tourne.<br />
&nbsp;</p>
<h2>Inquiétude et insouciance</h2>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/02/vienne-avant-la-nuit-robert-bober.jpg" alt="Vienne avant la nuit, de Robert Bober" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-27505" /><strong><em>Vienne avant la nuit</em>, de Robert Bober</strong></p>
<p>En 75 minutes, Robert Bober mêle la grande Histoire de ce début du XXe siècle à l’histoire personnelle de Wolf Leibe Fränkel, son grand-père, autour d’un périple allant de sa Pologne natale aux postes frontières d’Ellis Island jusqu’à la grande et mystérieuse Vienne, capitale de l’Autriche. L’histoire d’un aller et presque retour en quelque sorte. Robert Bober évoque la vie d’un immigré perpétuel, ce grand-père qu’il n’a jamais connu, mais qui fut le témoin des changements de paradigme politique qui bouleverseront à jamais le monde. Dans son récit familial, Bober s’efface derrière les mots de Schnitzler, Stephan Zweig et Joseph Roth qui rendent compte, comme son grand-père aurait pu le faire, d’un mal étrange qui ronge les esprits. <span id="more-27503"></span>C’est Vienne avant la nuit&#8230; Cette exhumation poétique colle à la peau du réalisateur. Le documentaire d’une douce violence rappelle à quel point il suffit d’un rien pour que tout bascule dans l’horreur. S’il n’avait pas été atteint d’un trachome et renvoyé des Etats-Unis, Wolf Leibe Fränkel serait peut-être mort de sa belle mort, sur un banc de Central Park.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/02/les-dames-de-la-cote-nina-companeez.jpg" alt="Les dames de la côte, de Nina Companeez" width="280" height="154" class="alignright size-full wp-image-27506" /><strong><em>Les Dames de la côte</em>, de Nina Companeez avec Fanny Ardant, Michel Aumont, Françoise Fabian …</strong></p>
<p>Quand on évoque le nom de Nina Companeez résonne tout un pan du cinéma français des années 1970 où <em>Faustine et le bel été</em> (1971) qui révéla Muriel Catala (mais aussi Isabelle Adjani et Isabelle Huppert) et <em>L’Histoire très belle et très joyeuse de Colinot trousse-chemise</em> (1973) qui révéla Francis Huster (encore sobre et pas trop cabotin dans un rôle de Casanova échevelé !) symbolisent à la perfection le bonheur et l’insouciance d’une époque aujourd’hui révolue. Nina Companeez, c’est également la femme des grandes sagas télévisées classes et luxueuses (<em>L’Allée du Roi</em>, <em>Un pique-nique chez Osiris</em>, <em>A la recherche du temps perdu</em>&#8230;) dans lesquelles elle excelle à rendre des portraits ciselés des familles de la haute bourgeoisie française de la fin du XIXe et début du XXe siècle. Dans ses œuvres, il est toujours question d’amour et de convention, d’excès et de normes, comme si les personnages féminins qu’elle s’applique à croquer avec délices ne peuvent s’émanciper que dans la douleur. Vous l’aurez compris, Nina Companeez, ce n’est pas vraiment Romain Goupil ou Gérard Mordillat… <em>Les Dames de la côte</em>, c’est du Marcel Proust réinventé, une certaine idée de la France aisée et insouciante avant et après la Première Guerre mondiale. Cette valse des couples sur fond de mutation sociale de la société française est d’une cruauté sans nom quand la cinéaste s’attarde avec délice sur ces petits esprits étriqués. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/02/autrichienne-pierre-granier-deferre.jpg" alt="L&#039;Autrichienne, de Pierre Granier-Deferre" width="280" height="230" class="alignleft size-full wp-image-27507" /><strong><em>L’Autrichienne</em>, de Pierre Granier-Deferre avec Ute Lemper, Patrick Chesnais, Daniel Mesguich, Rufus&#8230;</strong></p>
<p>Avec <em>L’Autrichienne</em>, Pierre Granier-Deferre s’offrait un morceau d’histoire, un terrible huis clos narrant dans une série de flash-back les quatre derniers jours de la reine Marie-Antoinette. Une reine condamnée d’avance par une « cour » de magistrats dans un procès à charge mené par le Président du tribunal révolutionnaire, Martial Herman – incarné par un Patrick Chesnais des grands jours, naturel, odieux et exécrable… fabuleux donc ! L’actrice allemande Ute Lemper, comédienne, danseuse et musicienne accomplie, livre une prestation exemplaire, toute en légèreté et toute en gravité, d’une grande justesse. Le film est sec, épuré à l’extrême, sans fioriture… on ne badine pas avec la reine ! Elle va y passer ! Cette empathie qu’on développe pour elle naît de cette justice truquée, des mots cruels lâchés par le procureur, le juge et même l’avocat de la défense, un pleutre de première catégorie. Drôle de sentiment que de se sentir impuissant à la sauver, elle qui ne semble rien comprendre à ce qui lui arrive. Nous ne sommes pas en position de refaire l’Histoire. Le peuple crevait la dalle quand la reine dépensait la fortune du pays en pâtisserie. Absolument passionnant.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/02/branches-arbres-satyajit-ray.jpg" alt="Les Branches de l&#039;arbre, de Satyajit Ray" width="280" height="158" class="alignright size-full wp-image-27508" /><strong><em>Les Branches de l’arbre</em>, de Satyajit Ray avec Ajit Bannerjee, Haradhan Bannerjee, Soumitra Chatterjee&#8230;</strong></p>
<p>Ananda, ancien directeur de Mica Works, vit retiré avec son second fils, Proshanto, devenu handicapé mental à la suite d&#8217;un accident. Il a 3 autres fils qui ont tous une position sociale confortable, à l&#8217;exception du plus jeune, Protap, qui a préféré une carrière artistique au milieu financier dans lequel évolue le reste de la famille. Alors qu&#8217;Ananda les a tous réunis à l&#8217;occasion de son 70e anniversaire, ainsi que plusieurs notables de la ville, celui-ci est victime d&#8217;une attaque cardiaque.<br />
C’est en partie grâce à Gérard Depardieu qui dans les années 1990 rachète les droits de distribution de tous les films de Satyajit Ray, que les œuvres du maître indien sont visibles aujourd’hui. D’ailleurs, notre Gégé national et Daniel Toscan Du Plantier produiront et distribueront ses trois derniers films, dont <em>Les Branches de l’arbre</em>. C’est au travers de ces branches, huis clos familial, que le cinéaste dresse un état des lieux net et sans bavure d’une classe aisée décidée à rompre avec les traditions séculaires. L’Inde se modernise et les nouvelles générations s’acculturent au mode de vie occidentale. Les enfants d’Ananda ne considèrent plus leur père comme une référence, la poutre maîtresse sur laquelle repose d’immuables valeurs. <em>Les Branches de l’arbre</em> se fait le témoin du temps qui passe dans un pays que l’on pensait définitivement cristallisé dans ses coutumes et son folklore. Le cinéaste n’affirme pas que tout va changer du jour au lendemain mais qu’une révolution est en cours ; sans aucun doute l’avènement de l’Inde d’aujourd’hui qui tente de préserver sa culture et de prouver qu’elle est une grande puissance mondiale. Un grand film.</p>
<p>&nbsp;<br />
A suivre&#8230;</p>
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		<title>Raman Raghav 2.0, d’Anurag Kashyap</title>
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		<pubDate>Fri, 20 May 2016 21:42:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Les films de la 48e Quinzaine des réalisateurs]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[Inde]]></category>
		<category><![CDATA[thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[Serial curryller Anuraq Kashyap continue de dépoussiérer le cinéma indien. Après avoir déconcerté avec les violents et stylisés Gangs of Wasseypur et Ugly, il monte encore d’un cran avec un...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Serial curryller</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/raman-raghav-2-0.jpg" alt="Raman Raghav 2.0" width="196" height="280" class="alignleft size-full wp-image-24300" />Anuraq Kashyap continue de dépoussiérer le cinéma indien. Après avoir déconcerté avec les violents et stylisés <em>Gangs of Wasseypur</em> et <em>Ugly</em>, il monte encore d’un cran avec un thriller sadique et outrancier. Mais terriblement déjà vu pour les Occidentaux bercés aux tueurs en série, scènes de drogue, de sexe et autres dézingages sanguinolents en tous genres. Car ce qui faisait la spécificité de Kashyap, c’était de reprendre les codes du cinéma policier à l’américaine (voire à la sud-coréenne) et de pulvériser tous les clichés du cinéma <em>made in India</em>, avec danses bollywood interminables, histoires d’amour sucrées et décors chatoyants. Sauf que depuis, il y a comme un petit air de déjà-vu qui transpire de tous les plans. Heureusement, aucune chanson ni chorégraphie, mais des images saturées et stylisées, poisseuses et parfois sensuelles qui émaillent un film noir de jais. On y suit Ramanna, petit malfrat de Mumbai, fasciné par le tueur en série Raman Raghav, l’un des plus redoutables que l’Inde ait connu dans les années 1960. Et Ramanna dont le passé trouble (papa qui le viole, lui qui en fait de même sur sa jeune sœur) le hante, décide de suivre ce glorieux exemple et de fracasser son prochain avec une barre métallique. Et en plus, ce serait Dieu qui lui indiquerait ses victimes potentielles, rien que ça. Mais ce qui lui fait perdre complètement pied, c’est sa rencontre avec Raghavan (subtilité quand tu nous tiens), un jeune flic fougueux et cocaïnomane qu’il tient pour son jumeau maléfique, apte à poursuivre son œuvre. </p>
<p>Si on se base sur un thriller pur et dur, ce <em>Raman Raghav 2.0</em> ne fait pas dans la dentelle, loin de là. Le tueur est méchant, sans foi ni loi et le policier à ses trousses ne vaut pas mieux. Et il y a évidemment une belle à protéger qui ne demande que de l’amour qu’elle ne reçoit qu’à intervalles nocturnes. En revanche, si on prend le point de vue du film indien, le thriller revêt une tout autre parure, bien plus malsaine. Raghavan se perd entre sexe, drogue et insomnies, Ramanna l’observe dans ses moindres faits et gestes, jusqu’à tomber amoureux de son poursuivant. Tous les deux ne songent d’ailleurs qu’à une seule chose : éliminer ceux qui se mettent en travers de leurs chemins, même s’ils font partie de leur famille. Et Kashyap de ne rien éluder : ni les mots plus que grossiers (« enculé » ne faisant pas partie du vocabulaire bollywoodien jusqu’à présent), ni les scènes de sexe et de nudité, ni la violence éclaboussée de sang. Le réalisateur semble fasciné par sa propre œuvre et ses deux anti-héros qu’il filme comme on le ferait avec des femmes fatales, forçant le spectateur à les adorer autant que les détester. Des icônes sombres et tourmentées impeccablement campées par Nawazuddin Siddiqui (Ramanna) et Vicky Kaushal (Raghavan), rejoints par la sculpturale Sobhita Dhulipala, loin des rôles de demoiselle en détresse que sa beauté pourrait le faire croire. Ici, aucune once d’espoir à se mettre sous les rétines, seulement des acteurs cinégéniques. Toujours ça de pris. Une bonne nouvelle venue d’Inde, en attendant un prochain film tout aussi sombre, mais plus subtil. </p>
<p>&nbsp;<br />
Raman Raghav 2.0 <em>d’Anurag Kashyap, avec Nawazuddin  Siddiqui, Vicky Kaushal, Sobhita Dhulipala et Mukesh Chhabra. Inde, 2016. Présenté à la Quinzaine des Réalisateurs 2016. </em></p>
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		<title>Siddarth, de Richie Mehta</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Jul 2015 08:04:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yvan Pierre-Kaiser</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[Inde]]></category>

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		<description><![CDATA[Les films sociaux réalistes indiens sont rarement des parties de franche rigolade. Contrairement au versant « Bollywood » de la production cinématographique du sous-continent, ce sont...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/07/siddarth-richie-mehta-affiche.jpg" alt="Siddarth, de Richie Mehta" title="Siddarth, de Richie Mehta" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-22339" />Les films sociaux réalistes indiens sont rarement des parties de franche rigolade. Contrairement au versant « Bollywood » de la production cinématographique du sous-continent, ce sont des films âpres, au ton plus sec, ancrés dans une réalité douloureuse qui dénonce sans relâche les injustices d’un système politique corrompu, inégalitaire et où la pauvreté fait des massacres.</p>
<p>Ceci dit, les films sociaux indiens sont aussi les témoignages les plus vibrants et les plus déchirants sur le sort d’une humanité en prise avec ses plus bas démons et ses instincts les plus vils. Il est impossible de rester de marbre face aux destins de ces personnages ballotés dans des rouages où le terme tragique paraît bien faible. Et on peut aussi trouver cela « trop » : la cruauté qui y règne est à la limite du supportable et le sort des femmes y est quasiment toujours désespérant.</p>
<p><em>Eh bien bravo, avec votre introduction vous m’avez complètement dégoûté !</em></p>
<p>J’allais y venir, il y a bien sûr un MAIS…</p>
<p><em>Trop tard, je vais aller revoir </em>Jurassic World<em> pour la peine !</em></p>
<p>Non mais là je vous parle d’une sortie DVD. <span id="more-22335"></span></p>
<p><em>Peu me chaut, je veux des dinosaures.</em></p>
<p><em>Siddarth</em> est un film intéressant à plusieurs niveaux, il serait vraiment dommage de passer à côté !</p>
<p><em>Ah bon ? Il déprime différemment des autres ?</em></p>
<p>Tout d’abord, l’histoire est d’une simplicité qui la rend universelle : un père envoie son fils travailler dans une ville lointaine pour aider la famille à surmonter une passe difficile, mais le fils ne revient pas à la date convenue. Craignant qu’il n’ait été enlevé, le père se lance dans une quête désespérée.</p>
<p><em>Apportez-moi mon Lexomil…</em></p>
<p>Ensuite c’est un regard sans concession mais teinté de vraie douceur sur la réalité de la société indienne. Les images du making of montrent que le film a été tourné sur place dans des décors réels. Cette proximité avec le sujet se sent, le film est investi de cette réalité sans qu’elle soit pesante : c’est un vrai décor, utilisé comme tel, qui véhicule des émotions et donne chair aux personnages.</p>
<p><em>Vous savez, parfois j’ai l’impression d’être de retour à la fac avec vos explications…</em></p>
<p>Je ne pensais pas que vous auriez des souvenirs de cet époque… En tout cas pas des souvenirs de cours.</p>
<p><em>Touché.</em></p>
<p>Je peux ?</p>
<p><em>Mais je vous en prie.</em></p>
<p>Le sujet est grave, certes, profondément bouleversant même. Mais la réalisation prend soin de ne jamais aller dans le misérabilisme. Ces gens sont pauvres, c’est ainsi, c’est leur milieu. La question est d’ordre pratique : comment dès lors rassembler de l’argent pour financer les voyages du père ? Comment réorganiser son travail, sa vie de famille ? Comment protéger sa fille ? Ce sens pratique évite au film de devenir un simple « Les Misérables indiens ». Il est question de dignité, le père refuse de marchander avec des truands pour obtenir de l’argent, mais il y est surtout question de compassion et d’affection. C’est la beauté de ces scènes où certains personnages que l’on pensait désagréables ou mal intentionnés se révèlent plus attentionnés que prévus.</p>
<p><em>Bon, d’accord, mais les films réalistes… enfin, moi ça m’emm…</em></p>
<p>Oui, je l’entends bien, mais comme dans beaucoup de films indiens de ce genre, l’étiquette réaliste cache avant tout une autre qui est celle du thriller. Car c’est un véritable suspense qui s’installe tout au long du film. Pas un suspense de mauvais goût au sujet du sort du garçon, mais sur les essais de ses parents pour aller à sa recherche. Un suspense social, authentique et qui nous plonge dans un monde où nos repères n’ont pas lieu d’être. C’est ainsi une plongée dans une Inde loin des clichés touristiques habituels, c’est passionnant.</p>
<p><em>C’est vrai que </em>Jurassic World<em>, à part les dix dernières minutes c’est vraiment de la… c’est pas bon… vous m’avez encore eu avec vos films indiens…</em></p>
<p>Mais c’est avec plaisir ! Vous verrez, c’est une œuvre très émouvante, le genre de film qui reste en mémoire, longtemps après le visionnage.</p>
<p><em>Mais la prochaine fois, c’est moi qui vous persuaderai de voir le nouveau Roger Corman !</em></p>
<p><em>Sharktopus vs. Whalewolf</em> ? Déjà vu…</p>
<p>&nbsp;<br />
Siddarth <em>de Richie Mehta avec Rajesh Tailang, Tannishtha Chatterjee&#8230; Inde, 2013. Sortie le 27 août 2014. Sortie DVD le 9 juillet 2015.</em></p>
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		<title>Titli, de Kanu Behl</title>
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		<pubDate>Tue, 05 May 2015 14:31:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yvan Pierre-Kaiser</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Un Certain Regard 2014]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[Inde]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a quelques années, j’ai eu la chance de me rendre en Inde dans le cadre d’un tournage de documentaire. Les trajets entre les différentes étapes se faisaient en...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/Titli-une-chronique-indienne-affiche.jpg" alt="Titli, une chronique indienne" title="Titli, une chronique indienne" width="188" height="250" class="alignleft size-full wp-image-20973" />Il y a quelques années, j’ai eu la chance de me rendre en Inde dans le cadre d’un tournage de documentaire. Les trajets entre les différentes étapes se faisaient en voiture. Nous avons ainsi démarré au cœur du Rajasthan pour terminer à New Delhi. C’était un voyage à la fois beau et instructif. Nous sommes partis de l’Inde rurale, très pauvre, où les routes ne sont pas goudronnées, pour finalement atteindre la capitale, son opulence, sa frénésie…</p>
<p>Tout le long du trajet, la route elle-même est un spectacle au moins aussi saisissant que les paysages. Ce qui m’a le plus marqué – en dehors des camions aux couleurs et dessins improbables – ce sont les gens sur leurs motos. Il n’est pas rare de voir trois, quatre personnes sur un engin, des familles entières tenant sur de frêles deux-roues qui semblent défier les lois de la physique. Mais eux semblent impassibles. Mille histoires se lisent pourtant sur leurs visages, leurs attitudes et la couleur du sari des femmes… Mille histoires s’inventent ainsi dans la tête des adeptes de la rêverie. On leur imagine un passé, un présent, un avenir, on leur invente une destination, on se dit qu’au bout, il y a un rêve, pour eux aussi, que vont-ils chercher ? Que fuient-ils ? <span id="more-17313"></span></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/inde-1.jpg" alt="Inde-1" width="590" height="443" class="aligncenter size-full wp-image-21176" /></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/Inde-2.jpg" alt="Inde 2" width="589" height="330" class="aligncenter size-full wp-image-21178" /></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/Inde-3.jpg" alt="Inde 3" width="588" height="330" class="aligncenter size-full wp-image-21179" /></p>
<p>En découvrant <em>Titli</em>, j’ai vu se concrétiser une de ces mille histoires possibles. Première réalisation de Kanu Behl, c’est une peinture empreinte de réalisme de la vie de trois frères dans les faubourgs de New Delhi. Alors que les deux ainés survivent grâce à des larcins, Titli, le plus jeune (« titli » signifie « papillon » en hindi) rêve, lui, de s’acheter un parking dans un centre commercial en construction. Mais ses ambitions vont se heurter à la réalité d’une vie dans la pénurie et à son devoir d’aider sa famille.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/Inde-4.jpg" alt="Inde 4" width="589" height="331" class="aligncenter size-full wp-image-21180" /></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/faces-45.jpg" alt="Inde 5" width="590" height="443" class="aligncenter size-full wp-image-21181" /></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/faces-46.jpg" alt="Inde 6" width="588" height="331" class="aligncenter size-full wp-image-21182" /></p>
<p>Inutile de souligner que l’on est ici à des années-lumière des extravagances bollywoodiennes… L’Inde dépeinte dans <em>Titli</em> est une société âpre et profondément inégalitaire. Une société basée sur des traditions ancestrales dont on ne peut s’extirper que par le biais de l’argent. Mais ce qui frappe – littéralement – le spectateur occidental, c’est l’incroyable violence qui émerge de tous les rapports… Violence conjugale, violence morale, violence du système de castes, violences des rapports humains et violence physique… <em>Titli</em> est un film éprouvant. La spirale infernale qui entraîne les personnages de plus en plus profondément dans l’impasse est très justement décrite. </p>
<p>Réalisé sur les lieux de l’action, en prise donc avec la réalité qu’il décrit, le film a été tourné en 40 jours, avec des acteurs et actrices pour la plupart novices. Le seul comédien de renom est Ranvir Shorey qui incarne le frère ainé Vikram, personnage terrifiant et pathétique, auquel l&#8217;artiste donne une ampleur tragique qui contrebalance merveilleusement le jeu plus naturel et spontané du reste du casting. Tout le film est centré autour des acteurs ; le directeur de la photographie, Siddath Diwan, aurait dit au réalisateur : <em>« Nous allons juste laisser les acteurs être, et nous travaillerons autour d’eux. »</em> Un parti pris dont la cohérence est pour beaucoup dans la réussite artistique du film. Chaque personnage a droit à son moment de gloire, tous existent de manière presque « charnelle ». Qu’il s’agisse du visage de Titli, entre enfance et amertume, de la détermination de sa femme, de l’inquiétant silence du patriarche, le film est fait de portraits sensibles et profondément touchants.</p>
<p>Emouvant, choquant et captivant (les deux heures du film passent sans que l’on ne s’en rende compte), <em>Titli</em> est un beau film « dur ». On en sort éprouvé, mais les jours qui suivent la projection, le souvenir des personnages ressurgit, on se demande ce qu’ils ont pu devenir, ce qu’ils font en ce moment…</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/Inde-5.jpg" alt="Inde 5" width="590" height="443" class="aligncenter size-full wp-image-21183" /></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/Inde-6.jpg" alt="Inde 6" width="588" height="443" class="aligncenter size-full wp-image-21184" /></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/agra-3.jpg" alt="Inde 7" width="590" height="443" class="aligncenter size-full wp-image-21185" /></p>
<p>Certains sont sans aucun doute sur une moto, entre deux destinations, en fuite… Tentant d’échapper aux griffes du destin, essayant de récolter assez d’argent pour défier leur statut social. En tout cas leurs visages scrutent l’horizon où des gratte-ciel impersonnels s’élèvent et barrent de plus en plus la vue au-delà de la ville. Enfermés dans un système dont la ville se fait l’écho, leur histoire n’est qu’une parmi tant d’autres, dont ce cinéma indien se fait la belle et talentueuse voix.</p>
<p>&nbsp;<br />
Titli, une chronique indienne <em>de Kanu Behl avec Shashank Arora, Shivani Raghuvanshi, Ranvir Shorey, Amit Sial, Lalit Behl… Inde, 2014. Selection Un Certain Regard 2014. Sortie le 6 mai 2015.</em></p>
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		<title>Defender, de Rakesh Roshan</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Jul 2014 13:34:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yvan Pierre-Kaiser</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[action]]></category>
		<category><![CDATA[Inde]]></category>
		<category><![CDATA[super-héros]]></category>

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		<description><![CDATA[En fait <em>Defender</em> s’appelle <em>Krrish 3</em> en VO. Il s’agit donc du troisième volet d’une franchise bien établie dans le paysage bollywoodien, fruit de la famille Roshan, véritable dynastie moderne du...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Krrish ?????</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/07/defender-rakesh-roshan.jpg" alt="Defender, de Rakesh Roshan" title="Defender, de Rakesh Roshan" width="193" height="280" class="alignleft size-full wp-image-18804" />En fait <em>Defender</em> s’appelle <em>Krrish 3</em> en VO. Il s’agit donc du troisième volet d’une franchise bien établie dans le paysage bollywoodien, fruit de la famille Roshan, véritable dynastie moderne du cinéma indien. </p>
<p><em>Ah bon ? C’est le 3 ? Mais je ne vais rien comprendre alors !</em></p>
<p>J’allais y venir, mais puisque ça vous inquiète : les deux précédents films sont résumés au début, il n’est pas nécessaire de les avoir vus.</p>
<p><em>Ok, mais quand même, ça fait bizarre, non ?</em></p>
<p>Si vous me laissiez le temps de… Bref, passé l’effet surprise, ces deux minutes de résumé rapide sont en fait une introduction assez réussie à l’univers déjanté et furieusement SF du film. Cela ajoute à la folie, si vous voulez. L’exotisme du film n’en est que renforcé, pour nous Occidentaux qui découvrons bouche bée l’exubérance bollywoodienne…</p>
<p><em>Ah oui, y a ça aussi ! Je parie que ça chante et danse tout le temps !</em></p>
<p>Il n’y a que quatre séquences de danse et chant et cette édition permet de regarder le film en deux versions : intégrale ou internationale (sans les fameuses scènes). Mais croyez-moi, il serait vraiment dommage de sauter ces moments ô combien décalés (une des chansons se déroule dans la cité de Pietra en Jordanie, alors que le film se déroule à Mumbai…), ils sont le cœur du cinéma indien grand public, là où s’exprime toute la candeur et l’enthousiasme qui parcourt ce film complètement débridé.<br />
Bon, où en étais-je… Donc, chez les Roshan, le cinéma se transmet de génération en génération et Hrithik Roshan, acteur principal du film est actuellement une des plus grandes stars de son pays…</p>
<p><em>Ils jouent mal, non ?</em></p>
<p>Comment ? <span id="more-18801"></span></p>
<p><em>Ben, les acteurs indiens, c’est un peu cul-cul leur jeu… Ils en font des tonnes en plus.</em></p>
<p>Et c’est vrai que le jeu d’acteur dans les <em>Transformers</em> est d’une rare délicatesse. </p>
<p><em>Ce n’est pas pareil, c’est un blockbuster fait pour s’éclater.</em></p>
<p>Oui, et bien là, c’est pareil !<br />
Certes, personne ne fait ans la dentelle et si le méchant pouvait s’exprimer uniquement par grognements sournois il le ferait, mais c’est ainsi, c’est un blockbuster destiné à un large public, censé fournir 2h30 de divertissement pur et dur sans prise de tête ! Et pour en revenir à Hrithik Roshan, il interprète deux rôles dans le film (trois en fait…) jouant père et fils à la fois ! Un double rôle qu’il maîtrise parfaitement et dont il se sort vraiment avec tous les honneurs !</p>
<p><em>Ah oui&#8230; Donc en fait, c’est comme tous les autres blockbusters de super-héros américains ? Un gentil, un méchant, des combats, des effets spéciaux…</em></p>
<p>Oui, et alors ! Avec en plus la touche indienne qui consiste à ne rien se refuser en matière d’excès ! Les scènes d’action sont épiques, les dialogues basiques mais charmants, bref, on est dépaysés mais aussi en terrain connu, un mélange parfait. S&#8217;il ne fallait qu’une scène pour s’en convaincre : la scène des boules de glaces. </p>
<p><em>What the fuck ?</em></p>
<p>Eh oui, dit comme ça, c’est bizarre ! Mais le principe est simple : la moindre scène est prétexte à une surdramatisation. Ce qui peut être fatigant devient délicieusement ridicule et atteint parfois des niveaux de <a href="http://www.grand-ecart.fr/categorie/film-wtf-what-the-fuck/" target="_blank">WTF</a> stratosphériques.<br />
Notre couple décide de s’offrir une glace en cornet. Normal. Sauf qu’un des mutants créé par le méchant (dont le superpouvoir est d’avoir une superlangue) décide de chiper les boules que le marchand présente à ses clients. Quiproquo, confusion, étonnement, jusqu’à ce que le héros comprenne ce qui se trame et se mette à pourchasser le mutant. S’ensuit une course-poursuite effrénée à travers la ville.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/07/defender-hrithik-roshan-1.jpg" alt="Hrithik Roshan dans Defender" title="Hrithik Roshan dans Defender" width="280" height="187" class="alignright size-full wp-image-18808" /><em>WHAT THE FUCK ???</em></p>
<p>Exact. A lire, c’est étrange, à voir c’est complètement jouissif. Cinéma burlesque, cinéma d&#8217;action et romance sont croisées avec le gros film d’action, tout cela sans gêne et sans limites&#8230; Alors oui, le montage est parfois assez douloureux, notamment dans les transitions, où ils ont utilisé une truelle au lieu d’un logiciel AVID, mais bon, ça ne gâche pas non plus la fête.</p>
<p><em>En fait, vous aimez l’Inde après y avoir été et ce film vous rend nostalgique. C’est tout.</em></p>
<p>D‘abord ma vie privée ne vous regarde pas. Et ensuite, même si cela était vrai, cela n’enlève rien au charme objectif du film ! Au lieu de voir et revoir les mêmes schémas narratifs dans le cinéma américain ou européen, pourquoi ne pas les voir revus et corrigés par une autre sensibilité ? Oui, ce sont les mêmes clichés, mais traités différemment et poussés à l’extrême. Cela en devient absurde, touchant, étrange…</p>
<p><em>Ok, mais ça reste long !</em></p>
<p><em>Transformers 4</em> dure 2h45. <em>Defender</em> dure 2h30, chansons incluses.</p>
<p><em>Ah oui… Et pourquoi ça ne sort qu’en DVD ? C’est pas bon signe ça !</em></p>
<p>Parce que la brève période durant laquelle des films indiens grand public sortaient au cinéma dans l’Hexagone est terminée (pour l’instant)&#8230; <em>Lagaan</em>, <em>Devdas</em> y avaient eu droit&#8230; [Soupir de nostalgie]. On voit parfois des films plus intimistes, tels <em>The Lunchbox</em> ou <em>Siddharth</em> prochainement… Bref… Alors, les Roshan… Allô ? Y a quelqu’un ?</p>
<p><em>…</em></p>
<p>[Au loin, on entend le générique de <em>Defender</em>.<br />
L’auteur esquisse un léger sourire.]</p>
<p>C’est toujours ça que Michael Bay n’aura pas !</p>
<p>&nbsp;<br />
Defender<em> (Krrish 3) de Rakesh Roshan, avec Hrithik Roshan, Priyanka Chopra, Kangana Ranaut&#8230; Inde, 2013. Sortie DVD le 7 juillet 2014.</em></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/3303sx/zone/2/"></script></center></p>
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		<title>28/06-08/07 : 41e Festival international du film de La Rochelle</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Jun 2013 17:37:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pense-bête]]></category>
		<category><![CDATA[Chili]]></category>
		<category><![CDATA[enfants]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Inde]]></category>
		<category><![CDATA[William Kentridge]]></category>

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		<description><![CDATA[De quoi s&#8217;agit-il ? Rétrospectives burlesques, hommages éclectiques, découvertes chiliennes et centenaire du cinéma indien, la programmation du 41e Festival international du film de La Rochelle s’annonce envoûtante. Côté rétrospectives,...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/06/festival-international-du-film-de-la-rochelle.jpg" alt="festival-international-du-film-de-la-rochelle" width="147" height="210" class="alignleft size-full wp-image-13956" /><strong>De quoi s&#8217;agit-il ?</strong></p>
<p>Rétrospectives burlesques, hommages éclectiques, découvertes chiliennes et centenaire du cinéma indien, la programmation du 41e Festival international du film de La Rochelle s’annonce envoûtante. Côté rétrospectives, 30 films de Max Linder et 22 films de Billy Wilder, dont 5 présentés en avant-première de leur réédition en salle sont à découvrir.<br />
Quant aux hommages, ils sont denses. De Valeria Bruni Tedeschi  à Andreas Dresen, de José Luis Guérin à Heddy Honigmann et de <a href="/sorties-culturelles/expositions/william-kentridge-laboratoire-negation-temps/">William Kentridge</a> à Jerry Lewis, chacun y trouvera son bonheur.<br />
Côté Pacifique, 40 ans après le coup d’Etat mené par le général Augusto Pinochet germe un tout nouveau cinéma chilien. Le festival y présente 14 films de 6 cinéastes différents dont <em>La Sagrada Familia</em> de Sebastian Lelio et <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/no-pablo-larrain/" title="No, de Pablo Larrain">No</a></em> de Pablo Larrain.<br />
Direction maintenant l’Inde, avec une sélection de films plus ou moins connus mais qui détiennent une singularité et une vision très particulière du pays. 6 films seront projetés dont le premier, le plus historique (réalisé en 1913), <em>Raja Harishchandra</em> de Dadasaheb Phalke.<br />
Pour ponctuer le tout : peinture animée et cinéma pour enfants. Entre un hommage au studio Folimage qui produit des séries d’animation ludo-éducatives et trois longs-métrages avec <em>Zazie dans le métro</em>, <em>Side Walk Stories</em> et <em>La Grosse Bête</em>, les enfants seront conquis. </p>
<p><em>&raquo; Tout le programme sur le site du <a href="http://www.festival-larochelle.org/" target="_blank" rel="nofollow">Festival international du film de La Rochelle</a></em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>The Lunchbox de Ritesh Batra</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Apr 2013 15:12:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Films du 66e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Inde]]></category>

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		<description><![CDATA[Qui ? Ritesh Batra, réalisateur indien, signe son premier long-métrage après plusieurs courts-métrages qui lui ont valu un joli succès public et critique. Tourné à Bombay, le film met en...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/05/the-lunchbox-batra.jpg" alt="the-lunchbox-batra" width="200" height="134" class="alignleft size-full wp-image-12669" /><strong>Qui ?</strong><br />
Ritesh Batra, réalisateur indien, signe son premier long-métrage après plusieurs courts-métrages qui lui ont valu un joli succès public et critique. Tourné à Bombay, le film met en scène Irrfan Khan, star du cinéma de Bollywood, au cœur de l&#8217;oscarisé <em>L&#8217;Odyssée de Pi</em> de Ang Lee.</p>
<p><strong>Quoi ?</strong><br />
A Bombay, les repas de midi sont souvent pris en charge et livrés par les Babbawallas, une communauté de 5 000 livreurs qui travaillent à travers la ville. Ils font le lien entre les maisons des employés et leurs bureaux, leur apportant les repas préparés par leurs femmes. Analphabètes, c&#8217;est avec un système de codes et de couleurs qu&#8217;ils travaillent, assurant une livraison sans erreur&#8230; ou presque. Car c&#8217;est bien sans le vouloir qu&#8217;une femme au foyer et un homme au crépuscule de sa vie vont être mis en relation et commencer à échanger quelques mots&#8230;</p>
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		<title>Peddlers, de Vasan Bala</title>
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		<pubDate>Wed, 23 May 2012 09:04:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie Amigues</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Films du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[course-poursuite]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[Inde]]></category>
		<category><![CDATA[Semaine de la critique]]></category>

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		<description><![CDATA[Premier film d'un jeune indien qui a décidé un jour de troquer son costume de banquier contre celui de réalisateur, Peddlers a été financé en partie grâce à un appel sur Facebook de la productrice. Sans autorisation de tourner dans la ville de Mumbai, cela coûtait trop cher. Un film fait avec des bouts de ficelle, instinctif et spontané. ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/peddlers-vasan-bala.jpg" alt="Peddlers, de Vasan Bala" title="Peddlers, de Vasan Bala" width="280" height="157" class="alignleft size-full wp-image-7379" />Premier film d&#8217;un jeune Indien qui a décidé un jour de troquer son costume de banquier contre celui de réalisateur, <em>Peddlers</em> a été financé en partie grâce à un appel sur Facebook de la productrice. Sans autorisation de tourner dans la ville de Mumbai, cela coûtait trop cher. Un film fait avec des bouts de ficelle, instinctif et spontané.<br />
Trois personnages, une ville, des rencontres. L&#8217;équation est simple, efficace. Une femme ingénue veut à tout prix gagner de l&#8217;argent. Un flic impuissant emploie de drôles de méthodes pour assainir la ville de la drogue. Un jeune un peu paumé erre de trafics en rapines. Ils se croisent. Se cherchent ou se fuient. Leurs vies se font et se défont sur un rythme haletant.<span id="more-7339"></span> A l&#8217;image de cette scène de course-poursuite hallucinante dans les rues de Mumbai, qui mérite à elle seule le détour. Une bande-son énergique ou mélancolique scande les mouvements des corps abîmés. Les caractères, travaillés avec beaucoup de précision et de profondeur, nous ébranlent. Le montage presque convulsif joue avec nos nerfs en livrant les informations au compte-goutte, tardant à révéler des failles ou des blessures intimes. Un film sombre dans une ville grouillante où tout est gris, le ciel comme les gens. Les couleurs semblent délavées, les êtres déjà fanés. Pourtant, dans ce marasme, reste une urgence à survivre. A vivre. Et un premier film audacieux.</p>
<p>Peddlers <em>de Vasan Bala, avec Gulshan Devaiah, Siddharth Mennon, Kriti Malhotra, Nimrat Kaur&#8230; Inde, 2012. Présenté à la Semaine de la critique du 65e Festival de Cannes.</em></p>
<p><strong>&raquo; Retrouvez tout notre <a href="/festival-cannes-2012/">dossier dédié au 65e Festival de Cannes</a></strong></p>
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		<title>La sélection Un Certain Regard du 65e Festival de Cannes</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/festival-cannes-2012/films-65e-cannes/selection-certain-regard/</link>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 12:08:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Inde]]></category>
		<category><![CDATA[Kazakhstan]]></category>
		<category><![CDATA[Mexique]]></category>

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		<description><![CDATA[Pendant parallèle - mais tout aussi prestigieux - à la compétition officielle, la sélection Un Certain Regard 2012, présidée cette année par Mr Orange <em>aka</em> Tim Roth, ne déroge pas à sa règle, à savoir...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Cannes 2012 pour les nuls #2</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/tim-roth-cannes.jpg" alt="Tim Roth, président du jury Un Certain Regard au 65e Festival de Cannes" title="Tim Roth, président du jury Un Certain Regard au 65e Festival de Cannes" width="280" height="154" class="alignleft size-full wp-image-6744" />Pendant parallèle &#8211; mais tout aussi prestigieux &#8211; à la <a href="/festival-cannes-2012/films-65e-cannes/selection-officielle-competition/" target="_blank">compétition officielle</a>, la sélection Un Certain Regard 2012, présidée cette année par Mr Orange <em>aka</em> Tim Roth, ne déroge pas à sa règle, à savoir la mise en perspective de projets singuliers, peut-être un tantinet plus aventureux que la programmation du théâtre Lumière.<br />
<span id="more-6517"></span><br />
&nbsp;<br />
&nbsp;</p>
<h4><em><a href="/cinema/miss-lovely-ashim-ahluwalia/" target="_blank">Miss Lovely</a></em> d&#8217;Ashim Ahluwalia</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/miss-lovely-ashim-ahluwalia1.jpg" alt="Miss Lovely de Ashim Ahluwalia" title="Miss Lovely de Ashim Ahluwalia" width="200" height="134" class="alignleft size-full wp-image-6654" /><strong>Qui ?</strong><br />
Jeune réalisateur indien, Ashim Ahluwalia représentera le cinéma de Bollywood à Cannes. Enfin, un Bollywood comme on n&#8217;en a encore jamais vu. Loin des clichés et des conventions. Celui qui a commencé à faire du cinéma en retravaillant les films amateurs réalisés par son grand-père dans les années 1950 (il en a fait son premier court-métrage <em>The Dust</em> en 1993) est devenu un des cinéastes les plus originaux de sa génération. Remarqué en 2005 au festivals de Toronto et de Berlin pour son premier long-métrage <em>John et Jane</em>, un documentaire aux airs de fiction &#8211; ou l&#8217;inverse &#8211; sur la fièvre consumériste à Mumbai, il reçut à cette occasion le prix du cinéma national indien en 2007. Un cinéma audacieux, entre tradition bollywoodienne et exploration avant-gardiste. Le monde de l&#8217;art contemporain s&#8217;intéresse d&#8217;ailleurs beaucoup à son travail. Ses courts-métrages ont été diffusés à la Tate Modern, au centre Pompidou et à la Biennale d&#8217;architecture de Venise.</p>
<p><strong>Quoi ?</strong><br />
L&#8217;histoire de <em>Miss Lovely</em> se passe dans l&#8217;industrie cinématographique de Mumbai, dans les années 1980. Portant un regard sans concession sur le monde de Bollywood, le film suit deux frères, producteurs minables de films d&#8217;horreur, qui se lancent à la recherche de l&#8217;histoire la plus gore. Quant à Pinky (interprétée par une ancienne Miss Inde, Niharika Singh), jeune femme qui aspire à devenir actrice, elle va vite se retrouver plongée dans l&#8217;enfer du film porno. Bienvenue dans le monde merveilleux de Bollywood !<br />
&nbsp;</p>
<h4><em><a href="/cinema/playa-juan-andres-arango/" target="_blank">La Playa D.C.</a></em> de Juan Andrés Arango</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/playa-juan-andres-arango1.jpg" alt="La Playa D.C. de Juan Andrés Arango" title="La Playa D.C. de Juan Andrés Arango" width="200" height="129" class="alignleft size-full wp-image-6655" /><strong>Qui ?</strong><br />
Colombien d&#8217;origine, canadien d&#8217;adoption, Juan Andrés Arango ne cesse de faire des va-et-vient entre ces deux pays pour parfaire son apprentissage du cinéma. Après un cursus à l&#8217;université de cinéma en Colombie qu&#8217;il clôt par la réalisation d&#8217;un film de fin d&#8217;études, <em>Eloisa y las Nieves</em>, il retourne au Canada pour travailler sur son second film, son premier long-métrage, <em>La Playa D.C.</em>. Une plongée réaliste au cœur d&#8217;une Bogota brutale et dangereuse qu&#8217;il réussit à faire financer par une aide du fonds colombien pour le développement cinématographique. Le film est par ailleurs retenu pour participer au Festival du cinéma en construction de San Sebastian.</p>
<p><strong>Quoi ?</strong><br />
Tourné dans les quartiers populaires de Bogota, <em>La Playa D.C.</em> dépeint cette ville où s&#8217;installent aujourd’hui des réfugiés afro-colombiens en quête d&#8217;une vie meilleure. La chute est souvent rude quand ils sont contraints de devenir au mieux coiffeurs de rue, et au pire, dealers, à l&#8217;image de Tomas, le héros de cette fiction. Ce jeune a dû fuir son village à cause de la guerre et il se retrouve à Bogota, une ville de &#8220;Blancs&#8221; stigmatisante et violente. Le film raconte ses errances dans la capitale à la recherche de son frère Jairo.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em><a href="/cinema/chevaux-dieu-nabil-ayouch/" target="_blank">Les Chevaux de Dieu</a></em> de Nabil Ayouch</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/chevaux-dieu-nabil-ayouch1.jpg" alt="Les Chevaux de Dieu de Nabil Ayouch" title="Les Chevaux de Dieu de Nabil Ayouch" width="200" height="148" class="alignleft size-full wp-image-6656" /><strong>Qui ?</strong><br />
Nabil Ayouch : avec Jilali Ferhati ou la réalisatrice Farida Benlyazid, ce réalisateur né à Paris incarne la dimension sociale du cinéma marocain des années 1990, une cinématographie hélas réputée alors pour ses conditions de production difficiles. Avec <em>Mektoub</em> et <em>Whatever Lola Wants</em>, Ayouch s’est approprié le thème du retour au pays et a fait connaître son cinéma aux milieux cinématographiques internationaux. C’est aussi le réalisateur qui a fait débuter Jamel Debbouze au cinéma, en 1992.</p>
<p><strong>Quoi ?</strong><br />
<em>Les Chevaux de Dieu</em> semble rejoindre thématiquement <em>Ali Zaoua prince de la rue</em>, autre film d’Ayouch évoquant les petites gens des villes marocaines. Mais si le métrage de 2001 rendait compte d’une solidarité entre enfants de la balle, le cru 2012 s’annonce plus sombre, puisque à travers le destin de deux frères issus des bidonvilles de Sidi Moumen, Ayouch entend retracer le parcours qui les a menés au terrorisme et au sanglant attentat de Casablanca, en 2003.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em><a href="/cinema/renoir-gilles-bourdos/" target="_blank">Renoir</a></em> de Gilles Bourdos</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/renoir-gilles-bourdos.jpg" alt="Renoir, de Gilles Bourdos" title="Renoir, de Gilles Bourdos" width="200" height="121" class="alignleft size-full wp-image-6702" /><strong>Qui ?</strong><br />
<em>Un cadeau de Noël</em>, <em>L&#8217;Eternelle Idole</em>, <em>Relâche</em>. C&#8217;est avec ces trois courts-métrages que Gilles Bourdos se lance à l&#8217;assaut du septième art, épaulé par son actrice fétiche Brigitte Catillon. Il convie d&#8217;ailleurs à nouveau sa muse pour signer ses deux premiers longs, <em>Disparus</em> en 1998 et <em>Inquiétudes</em> en 2003. Quatre ans plus tard, il adapte à l&#8217;écran le roman de Guillaume Musso <em>Et après</em>.</p>
<p><strong>Quoi ?</strong><br />
C&#8217;est <em>in extremis</em> que Gilles Bourdos intègre ce Certain Regard 2012 avec son film <em>Renoir</em>, dans lequel le réalisateur revient avec liberté sur les dernières années de la vie du célèbre peintre. Incarné par Michel Bouquet, Auguste Renoir sent ses forces doucement l&#8217;abandonner. Il retrouve pourtant l&#8217;émoi et la frénésie de ses débuts avec l&#8217;« apparition » d&#8217;Andrée, une jeune fille belle et insaisissable. Elle devient son ultime inspiration. Mais lorsque Jean (Vincent Rottiers), le fils blessé, revient du front goûter à une convalescence bien méritée, il tombe lui aussi en admiration devant la jeune femme. Transporté par son énergie effrénée, Jean se décide à embrasser une carrière de cinéaste.<br />
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<h4><em><a href="/cinema/trois-mondes-catherine-corsini/" target="_blank">Trois mondes</a></em> de Catherine Corsini</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/trois-mondes-corsini1.jpg" alt="Trois mondes de Catherine Corsini" title="Trois mondes de Catherine Corsini" width="200" height="133" class="alignleft size-full wp-image-6658" /><strong>Qui ?</strong><br />
A Catherine Corsini, on doit la révélation de Karin Viard et Pierre-Loup Rajot dans <em>La Nouvelle Eve</em>. Elle paumée mais énergique, lui trop gentil et trop raisonnable. Eux amoureux illégitimes. C&#8217;était drôle, enlevé et émouvant. Depuis, variant les registres, du plus léger (<em>Mariées mais pas trop</em>) au plus sombre (<em>La Répétition</em>), elle n&#8217;a cessé de décortiquer les liens amoureux, entre pouvoir, ambition, orgueil et soumission, décelant chaque fois une vérité inexplorée chez ses acteurs.</p>
<p><strong>Quoi ?</strong><br />
Changement de cap avec <em>Trois mondes</em> ? Un accident, un délit de fuite, un témoin, un coupable, une victime et une collatérale. On semble s&#8217;éloigner des atermoiements amoureux pour se concentrer sur des questions morales dans une ambiance de polar. Et avec les jeunes acteurs, Raphaël Personnaz, Clotilde Hesme et Arta Dobroshi, découverte, à Cannes déjà, dans <em>Le Silence de Lorna</em>, tout cela prend des airs de cure de jouvence et de renouveau pour Catherine Corsini.<br />
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<h4><em><a href="/cinema/antiviral-brandon-cronenberg/" target="_blank">Antiviral</a></em> de Brandon Cronenberg</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/antiviral-brandon-cronenberg1.jpg" alt="Antiviral de Brandon Cronenberg" title="Antiviral de Brandon Cronenberg" width="200" height="133" class="alignleft size-full wp-image-6659" /><strong>Qui ?</strong><br />
Brandon Cronenberg est totalement inconnu. Si ce n’est que son père se prénomme David, est également présent à Cannes avec <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/cosmopolis-david-cronenberg/" target="_blank">Cosmopolis</a></em> (en compétition), et figure parmi les plus grands noms du cinéma actuel. Ainsi, Brandon paraît subitement plus connu, plus sympa, et même plus talentueux. Car si le jeune réalisateur-scénariste a écouté ne serait-ce qu’une infime partie des conseils du paternel, nul doute que son premier film, <em>Antiviral</em>, va réserver quelques surprises.</p>
<p><strong>Quoi ?</strong><br />
<em>Antiviral</em>, donc. L’histoire d’un jeune chercheur qui inocule à ses patients les pathologies de leurs stars préférées. Une histoire étrange, une réflexion sur la maladie et sur la célébrité : Brandon Cronenberg s’annonce aussi excentrique et créatif que son père.<br />
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<h4><em><a href="/cinema/grand-soir-benoit-delepine-gustave-kervern/" target="_blank">Le Grand Soir</a></em> de Benoît Delépine et Gustave Kervern</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/grand-soir-kervern-delepine1.jpg" alt="Le Grand Soir de Benoît Delépine et Gustave Kervern" title="Le Grand Soir de Benoît Delépine et Gustave Kervern" width="200" height="134" class="alignleft size-full wp-image-6660" /><strong>Qui ?</strong><br />
On ne présente plus le fameux duo Benoît Delépine / Gustave Kervern, auteurs et acteurs de <em>Groland</em>, réalisateurs de comédies sociales mordantes, surfant toujours sur l’actualité : <em>Aaltra</em> en 2004, <em>Avida</em> en 2006, <em>Louise-Michel</em> en 2008 et <em>Mammuth</em> en 2010. Si leur humour fait grincer des dents, il n’en est pas moins reconnu pour être aussi efficace qu’intelligent.</p>
<p><strong>Quoi ?</strong><br />
<em>Le Grand Soir</em>, cinquième long-métrage du duo, met en scène Benoît Poelvoorde et Albert Dupontel. Le premier incarne « le plus vieux punk à chien d’Europe », le second son frère, commercial déchu. Les deux hommes vont tardivement se retrouver dans la haine du système et lutter contre celui-ci. Mais quel est le lieu idéal de la révolution ? Le dernier endroit à la mode : les centres commerciaux. Il n’y a qu’à voir les premières images du film pour se convaincre de la forme olympique de Delépine et Kervern. Poelvoorde, crête dressée sur la tête, entraîne le naïf Dupontel vers la révolution, sur une célèbre musique de Didier Wampas. <em>Le Grand Soir</em> s’annonce jubilatoire.<br />
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<h4><em><a href="/cinema/laurence-anyways-xavier-dolan/" target="_blank">Laurence Anyways</a></em> de Xavier Dolan</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/laurence-anyways-xavier-dolan1.jpg" alt="Laurence Anyways de Xavier Dolan" title="Laurence Anyways de Xavier Dolan" width="200" height="134" class="alignleft size-full wp-image-6661" /><strong>Qui ?</strong><br />
Xavier Dolan est l’un des plus jeunes réalisateurs au monde aussi reconnu et incarne le chef de file d’une nouvelle génération de cinéastes québécois. Il fut d’abord acteur dans de nombreux spots publicitaires, séries télévisées et films puis à 20 ans seulement, il tourne son premier long-métrage <em>J’ai tué ma mère</em>, sélectionné en 2009 à la Quinzaine des réalisateurs. Il y explore des rapports violents entre une mère et son fils homosexuel et interprète lui-même le protagoniste. Un film très autobiographique, donc. L’année suivante c’est avec une comédie sur <em>Les Amours imaginaires</em> qu’il revient à Cannes, cette fois-ci dans la sélection Un Certain Regard, évoquant là encore, la question de l’homosexualité mais plus généralement les interprétations erronées et les fantasmes déçus de deux amis (un jeune homme homo et une jeune femme) épris du même éphèbe. Xavier Dolan oscille donc entre comédie et drame, avec une langue très écrite, proche parfois de l’écriture théâtrale, et c’est d’ailleurs, tel qu’il aime à le souligner, essentiellement du côté du théâtre (de Shakespeare à Jean-Marie Koltès), que le réalisateur va puiser son inspiration.</p>
<p><strong>Quoi ?</strong><br />
<em>Laurence Anyways</em>, tourné en février 2011, est le troisième long-métrage de Xavier Dolan. Dans le rôle titre, on trouve l’acteur français Melvil Poupaud, dont la mère est incarnée par Nathalie Baye. Petite anecdote : le rôle principal fut d’abord tenu par Louis Garrel, qui, tyrannisé par le réalisateur, aurait quitté le plateau du jour au lendemain et mis fin à cette douloureuse collaboration. <em>Laurence Anyways</em> raconte l’histoire d’un homme qui souhaite devenir une femme. Il l’annonce à sa compagne tout en cherchant à la convaincre d’accepter son choix et de rester avec la nouvelle personne qu’il deviendra. Xavier Dolan a réussi à passer brillamment le cap difficile car attendu du deuxième film avec <em>Les Amours imaginaires</em>, réalisé dans les mêmes modestes moyens économiques que le premier ; à l&#8217;inverse, <em>Laurence Anyways</em> a bénéficié d’un grand soutien financier et on peut se demander comment cette nouvelle donne influera sur son œuvre. Ce long-métrage aura-t-il la même simplicité foudroyante, la même authenticité que la critique a reconnu chez Xavier Dolan ? Le film sera-t-il fait de cette « sueur » si chère au réalisateur ? Car la vraie question purement météorologique mais de grand intérêt, c’est : transpirerons-nous cette année à cannes ?<br />
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<h4><em><a href="/cinema/despues-lucia-michel-franco/" target="_blank">Después de Lucia</a></em> de Michel Franco</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/despues-luca-franco1.jpg" alt="Después de Lucia de Michel Franco" title="Después de Lucia de Michel Franco" width="200" height="134" class="alignleft size-full wp-image-6663" /><strong>Qui ?</strong><br />
Une formation à la New York Academy, quelques films publicitaires en guise de premiers pas, un court-métrage, <em>Entre dos</em> (2003), qui parcourt les festivals : Michel Franco n&#8217;est pas bien vieux lorsqu&#8217;il déboule sur la Croisette en 2009 avec son premier long <em>Daniel y Ana</em> dans le cadre de la Quinzaine des réalisateurs. L&#8217;histoire vraie et tragique du kidnapping d&#8217;un frère et d&#8217;une sœur. Le réalisateur y abordait avec beaucoup de pudeur des sujets aussi sensibles tels que le viol, l&#8217;inceste et la pornographie clandestine.</p>
<p><strong>Quoi ?</strong><br />
Michel Franco est de retour au Festival de Cannes avec son deuxième film, <em>Después de Lucia</em>, présenté cette année au Certain Regard. Un récit qui ne s&#8217;annonce pas encore des plus joyeux : Roberto est dépressif, miné par la perte de sa femme après un accident de voiture. Il décide alors d&#8217;aller s&#8217;installer à Mexico avec sa fille Alejandra, 15 ans. Un nouveau départ qui s&#8217;avère des plus délicats pour la jeune adolescente. Plus jolie, plus brillante, elle devient vite la cible de ses camarades de classe. Humiliée, harcelée moralement et sexuellement, Alejandra choisit pourtant de garder le secret, afin de ne pas accabler son père. La violence s&#8217;immisce peu à peu dans chaque recoin de son quotidien.<br />
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<h4><em><a href="/cinema/perdre-raison-joachim-lafosse/" target="_blank">A perdre la raison</a></em> de Joachim Lafosse</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/perdre-raison-joachim-lafosse-1.jpg" alt="A perdre la raison de Joachim Lafosse" title="A perdre la raison de Joachim Lafosse" width="200" height="134" class="alignleft size-full wp-image-6665" /><strong>Qui ?</strong><br />
Joachim Lafosse est belge. C&#8217;est un peu le cinéaste de la troisième voie. Ni frère Dardenne, ni Benoît Poelvoorde. Doué et prolifique, avec ses quatre précédents films (<em>Folie privée</em>, <em>Ca rend heureux</em>, <em>Nue propriété</em>, <em>Elève libre</em>), il a déjà essaimé les festivals de Locarno, Venise, et Cannes, à la Quinzaine des réalisateurs. Il ne joue pas dans la cour du réalisme dur, âpre et, avouons-le, souvent glauque. Ne goûte pas non plus la bonne blague et l&#8217;absurde. Mais quelque part entre les deux, il s&#8217;intéresse aux limites, celles que l&#8217;on se fixe, celles que l&#8217;on dépasse, et celles qu&#8217;on transgresse, plutôt à tort qu&#8217;à raison. En résulte un cinéma trouble et fascinant, qui décortique les complexes liens de la famille.</p>
<p><strong>Quoi ?</strong><br />
<em>A perdre la raison</em> lance Joachim Lafosse dans la lignée de Jacques Audiard : un titre pris d&#8217;un extrait de chanson, comme <em>De battre mon cœur s&#8217;est arrêté</em> ; et le duo reformé de Niels Arestrup et Tahar Rahim, après <em>Un prophète</em>. On lui souhaite le même destin. Il s&#8217;inspire ici d&#8217;un fait divers qui a remué la Belgique en 2007, celui d&#8217;un quintuple infanticide. Et sent déjà le parfum de scandale, l&#8217;ex-mari de la mère meurtrière s&#8217;étant opposé au projet, criant à la récupération mercantile. On a du mal à croire que ce soient les intentions de Joachim Lafosse, qui semble filmer une détresse croissante, une perte des sens, jusqu&#8217;au-delà des limites.<br />
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<h4><em><a href="/cinema/student-darezhan-omirbayev/" target="_blank">Student</a></em> de Darezhan Omirbaev</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/student-darezhan-omirbayev-1.jpg" alt="Student de Darezhan Omirbayev" title="Student de Darezhan Omirbayev" width="200" height="113" class="alignleft size-full wp-image-6666" /><strong>Qui ?</strong><br />
Darezhan Omirbaev… Un nom peu connu du grand public, un peu à l&#8217;image de ces terres dont il est originaire, celles d&#8217;Asie centrale. Du Kazakhstan, plus précisément. Ce nom, c&#8217;est pourtant celui d&#8217;un des réalisateurs les plus atypiques du cinéma mondial. Un réalisateur dont les films, au gré des festivals, ont très souvent créé l&#8217;émoi. Que ce soit à Locarno en 1991, avec son premier long-métrage <em>Kairat</em>, récompensé par un Léopard d&#8217;argent et le prix Fipresci. A Venise, en 1995, avec <em>Kardiogramma</em>, sélectionné en compétition officielle. Ou encore à Cannes, à deux reprises. Une première fois en 1998 avec <em>Tueur à gages</em>, récompensé par le prix Un Certain Regard-Fondation Gan, puis en 2001, avec <em>La Route</em> (pas celle de Kerouac…), qui figurait à nouveau dans la sélection officielle Un Certain Regard. Le cinéma de Darezhan Omirbaev est un cinéma sobre, aux lignes de dialogues épurées, aux cadres précis, à la photographie soignée et aux personnages guidés par leur destin.</p>
<p><strong>Quoi ?</strong><br />
Pour sa troisième sélection dans le cadre du Certain Regard, Darezhan Omirbaev viendra cette année présenter son film <em>Student</em>, une adaptation audacieuse et personnelle du roman de Dostoïevski, <em>Crime et châtiment</em>. L&#8217;action se situe dans le Kazakhstan moderne. Désargenté et souffrant de solitude, un étudiant en philosophie s&#8217;efforce de survivre à sa condition. Exaspéré par une société coupée en deux, entre riches et pauvres, forts et faibles, il en arrive à envisager le pire et ira jusqu&#8217;à commettre un crime. Omirbaev reprend dans son long-métrage les grands thèmes qui traversent le roman russe : l&#8217;isolement, la souffrance, le remord, la culpabilité, la religion et la rédemption.<br />
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<h4><em><a href="/cinema/pirogue-moussa-toure/" target="_blank">La Pirogue</a></em> de Moussa Touré</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/pirogue-moussa-toure1.jpg" alt="La Pirogue, de Moussa Touré" title="La Pirogue, de Moussa Touré" width="200" height="133" class="alignleft size-full wp-image-6696" /><strong>Qui ?</strong><br />
Moussa Touré a fait ses armes comme technicien auprès de François Truffaut ou Bertrand Tavernier, avant de réaliser son premier film en 1991. <em>Toubab Bi</em> remporte de nombreux prix et révèle son réalisateur au-delà des frontières du Sénégal. Ses films suivants, <em>TGV</em>, <em>5 x 5</em> et <em>Nosaltres</em>, connaissent le même engouement (<em>Nosaltres</em> gagne notamment une mention spéciale au Festival panafricain du cinéma et de la télévision en 2007).</p>
<p><strong>Quoi ?</strong><br />
A l’instar de <em>Nosaltres</em>, <em>La Pirogue</em> traite de l’immigration et de la peur de l’autre. Le nouveau film de Moussa Touré raconte l’histoire de Baye Laye, capitaine de pirogue, chargé d’emmener trente hommes en Espagne. Trente hommes qui ne parlent pas tous la même langue, qui n’ont parfois jamais vu la mer et qui avancent vers l’inconnu. Peu représenté dans les festivals, le cinéma d’Afrique noire réserve pourtant souvent d’agréables surprises : en 2010, <em>Un homme qui crie</em>, du Tchadien Mahamat-Saleh Haroun, avait obtenu le prix du Jury du 63e Festival de Cannes.<br />
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<h4><em><a href="/cinema/elefante-blanco-pablo-trapero/" target="_blank">Elefante blanco</a></em> de Pablo Trapero</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/elefante-blanco-pablo-trapero-1.jpg" alt="Elefante blanco de Pablo Trapero" title="Elefante blanco de Pablo Trapero" width="200" height="133" class="alignleft size-full wp-image-6667" /><strong>Qui ?</strong><br />
Réalisateur de l’étonnant <em>Mundo grua</em> en 1999, chantre du nouveau cinéma argentin, scénariste et producteur, habitué de la Croisette – il y a déjà présenté <em>El Bonaerense</em>, <em>Leonera</em> et <em>Carancho</em> -, Pablo Trapero défend un cinéma audacieux et militant.</p>
<p><strong>Quoi ?</strong><br />
Cette année, Pablo Trapero revient à Cannes avec deux films, tous deux au Certain Regard. D’abord le film collectif <em>Sept jours à La Havane</em>, puis cet <em>Elefante blanco</em>, l’histoire d’une communauté religieuse qui lutte contre la corruption dans la banlieue de Buenos Aires. Trapero avait déjà traité le sujet dans <em>El Bonaerense</em>, mais l’envisage ici sous un angle plus mystique. Dans le rôle des prêtres, Ricardo Darin (star argentine déjà vue dans <em>Carancho</em>) et notre Jérémie &#8220;Cloclo&#8221; Renier ; dans le rôle de la femme fatale, la magnifique Martina Gusman, muse et compagne de Pablo Trapero, qui illumine à elle seule n’importe quel film.<br />
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<h4><em><a href="/cinema/confession-enfant-siecle-sylvie-verheyde/" target="_blank">Confession d’un enfant du siècle</a></em> de Sylvie Verheyde</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/confession-enfant-siecle-sylvie-verheyde-1.jpg" alt="Confession d&#039;un enfant du siècle de Sylvie Verheyde" title="Confession d&#039;un enfant du siècle de Sylvie Verheyde" width="200" height="134" class="alignleft size-full wp-image-6668" /><strong>Qui ?</strong><br />
Sylvie Verheyde, rare sur grand écran, y a tout de même laissé quelques traces, entre <em>Princesses</em>, mélange iconoclaste de polar et de drame &#8220;paumé&#8221;, confrontant Emma de Caunes (qu’elle avait dirigée dans son premier métrage <em>Un frère</em>) à Jean-Hugues Anglade, et <em>Stella</em>, reconstitution de la vie d’une préadolescente dans les années 1970. </p>
<p><strong>Quoi ?</strong><br />
Musset haut, Musset bas : peu plébiscité au cinéma, l’auteur de <em>Lorenzaccio</em> a été plus souvent évoqué pour sa liaison avec George Sand (<em>Les Enfants du siècle</em> de Diane Kurys) que transcrit à l’écran (ces dernières années, l’un des seuls exemples reste <em>Il ne faut jurer de rien !</em> sur lequel on ne dira rien, de peur de jurer). Avec <em>Confession d’un enfant du siècle</em>, Verheyde rapproche les deux ambitions, l’œuvre adaptée restant l’une des plus autobiographiques de l’écrivain. Au casting, Pete Doherty et Charlotte Gainsbourg continuent l’une des particularités de la cinéaste, à savoir la direction de chanteur-acteur, à l’exemple de Benjamin Biolay, méconnaissable en patron de PMU bourru dans <em>Stella</em>. Et si la présence à l’affiche de l’ancien chanteur des Libertines et des Babyshambles fera sans doute beaucoup plus parler du film que les atermoiements amoureux de l’oncle Alfred, gageons que cet artiste francophile saura œuvrer à la redécouverte du patrimoine.<br />
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<h4><em><a href="/cinema/novembre-jour-mishima-choisi-destin-wakamatsu/" target="_blank">25 novembre 1970, le jour où Mishima a choisi son destin</a></em> de Koji Wakamatsu</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/jour-mishima-destin-wakamatsu-1.jpg" alt="25 novembre 1970, le jour où Mishima a choisi son destin" title="25 novembre 1970, le jour où Mishima a choisi son destin" width="200" height="134" class="alignleft size-full wp-image-6669" /><strong>Qui ?</strong><br />
Dresser la liste des films de Koji Wakamatsu serait vain, tant ils sont nombreux et souvent invisibles de notre côté de la planète. Pourtant, Wakamatsu est le plus connu des cinéastes underground japonais : ancien yakuza, il débute sa carrière par le <a href="http://www.grand-ecart.fr/recadrages/roman-porno-japonais-nikkatsu/" target="_blank">pinku eiga</a>, dans lequel il voit immédiatement l’opportunité de développer des thèses politiques et anarchistes. Derrière une imagerie perverse et surréaliste, son regard critique sur le pouvoir en place donne une profondeur inattendue à ses films. </p>
<p><strong>Quoi ?</strong><br />
Avec <em>25 novembre 1970, le jour où Mishima a choisi son destin</em>, Koji Wakamatsu resserre encore le virage entamé avec <em>United Red Army</em> en 2008. Après avoir croqué en temps réel les faits divers et l’évolution politique du Japon pendant quarante ans, Wakamatsu s’attache à raviver les souvenirs morbides de l’histoire nippone : la prise du chalet d’Asama dans <em>United Red Army</em>, les conséquences de la Seconde Guerre mondiale dans <em>Le Soldat dieu</em>. <em>25 novembre 1970, le jour où Mishima a choisi son destin</em> revient sur la tentative de putsch et le seppuku public de l’écrivain Yukio Mishima en 1970.<br />
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<h4><em><a href="/cinema/mystery-lou-ye/" target="_blank">Mystery</a></em> de Lou Ye</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/mystery-lou-ye1.jpg" alt="Mystery, de Lou Ye" title="Mystery, de Lou Ye" width="200" height="134" class="alignleft size-full wp-image-6693" /><strong>Qui ?</strong><br />
Lou Ye, né à Shanghai en 1965, fait partie de la « sixième génération » de réalisateurs chinois (avec jia Zhangke, Wang Chao, Zhang Yuan et Wang Xiaoshuai).<br />
C’est le peintre de la passion amoureuse, qu’il place au centre de son œuvre et qu’il confronte souvent à l’histoire de son pays, et aux conflits sociaux. Lou Ye entame son parcours par <em>Weekend Lover</em> (prix Fassbinder au Festival de Mannheim), portrait d’une jeunesse sans repères à Shanghai ; mais c’est avec son deuxième long-métrage, <em>Suzhou River</em>, une histoire d’amour teintée d’onirisme tournée en caméra subjective qu’il se fait connaître auprès des Occidentaux. En Chine, le film n’a pas droit de sortie en salle. Le cinéaste enchaîne les paris ambitieux, défiant la censure et brisant les tabous imposés par la dictature chinoise. Il réalise <em>Purple Butterfly</em>, fresque consacrée au conflit sino-japonais des années 1930 (en compétition officielle cannoise en 2003) puis <em>Une jeunesse chinoise</em> autour des événements tragiques de la place Tian An Men, qui lui vaut une interdiction de tourner en Chine pendant cinq ans. Dès la fin de l&#8217;interdiction, Lou Ye fait coproduire son nouveau film <em>Nuits d’ivresse printanière</em> par des sociétés de Hong Kong et de France, échappant ainsi à la censure. Présenté au Festival de Cannes de 2009, il remporte le prix du scénario. Suit <em>Love and Bruises</em>, tourné à Paris avec la star Tahar Rahim et mettant à nouveau en scène une passion intense et violente entre une jeune étudiante chinoise et un jeune ouvrier. </p>
<p><strong>Quoi ?</strong><br />
<em>Mystery</em> : une histoire d’adultère qui tourne au drame par la mort de la jeune amante, dont le corps sanglant est retrouvé sur le bord d’une autoroute. Un policier ambitieux prend en charge l’affaire ; il refuse de croire à un accident. Lou Ye déplace donc son champ de prédilection vers le polar. On attend avec impatience de voir comment il maniera le genre ; s’il reste prétexte à raconter des sentiments passionnels ou si le cinéaste saura se servir du suspense pour tenir d’une nouvelle et autre façon son public en haleine.<br />
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<h4><em><a href="/cinema/betes-sud-sauvage-benh-zeitlin/" target="_blank">Les Bêtes du sud sauvage</a></em> de Benh Zeitlin</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/betes-sud-sauvage-zeitlin.jpg" alt="Les Bêtes du sud sauvage, de Benh Zeitlin" title="Les Bêtes du sud sauvage, de Benh Zeitlin" width="200" height="146" class="alignleft size-full wp-image-6697" /><strong>Qui ?</strong><br />
Benh Zeitlin préfère le cinéma au hockey. C’est sûrement pour ça qu’il cofonde en 2004 Court 13, un collectif de réalisateurs indépendants, et déménage à La Nouvelle-Orléans pour tourner son premier court-métrage, <em>Glory at Sea</em>, ayant pour toile de fond l’ouragan Katrina.</p>
<p><strong>Quoi ?</strong><br />
<em>Les Bêtes du sud sauvage</em>, son premier long, a quelque chose de <em>Max et les Maximonstres</em>, jusqu’à son titre original qui y fait directement écho (<em>Beasts of the Southern Wild</em> vs <em>Where the Wild Things Are</em>). Benh Zeitlin décrit lui-même son film comme un voyage fantastique dans une réalité alternative. <em>Les Bêtes du sud sauvage</em> suit l’odyssée d’une petite fille de 6 ans qui part à la recherche de sa mère alors que la nature reprend ses droits. En janvier 2012, le Festival de Sundance a décerné au film le Grand Prix du jury, et les critiques ont porté aux nues ce tout jeune réalisateur. Sa participation à Cannes est donc hautement attendue – encore plus qu’un match de hockey Canada / Suède.<br />
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<h4><em><a href="/cinema/7-jours-havane-del-toro-trapero-cantet/" target="_blank">Sept jours à La Havane</a></em> de Benicio Del Toro, Pablo Trapero, Julio Medem, Elia Suleiman, Gaspar Noé, Juan Carlos Tabio, Laurent Cantet</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/sept-jours-havane.jpg" alt="Sept jours à La Havane" title="Sept jours à La Havane" width="200" height="133" class="alignleft size-full wp-image-6692" /><strong>Qui ?</strong><br />
Benicio Del Toro, c&#8217;est le Sean Penn latin. C&#8217;est le gangster maniéré dans <em>Usual Suspects</em> de Brian Singer, c&#8217;est le policier mexicain désabusé dans <em>Traffic</em> de Soderbergh. Réalisateur qu&#8217;il retrouvera quelques années plus tard pour donner vie dans un diptyque épique à la figure révolutionnaire du Che. C&#8217;est encore l&#8217;ex-taulard dans <em>21 grammes</em> d&#8217;Alejandro Gonzalez Iñarritu.<br />
Pablo Trapero, quant à lui, fait figure, avec Diego Lerman ou Lucrecia Martel, de chef de file de la Nouvelle Vague argentine. Habitué du festival cannois, il était déjà venu présenter <em>El Bonaerense</em> en 2002 (Un Certain Regard) et <em>Leonera</em> en 2008, sélectionné en compétition. Dans <em>Carancho</em>, son dernier film, le cinéaste confirmait son statut de cinéaste engagé, en dénonçant les déviances d&#8217;une société argentine aux institutions corrompues.<br />
Avec Julio Medem, on retrouve un cinéma plus intimiste, poétique et parfois mystérieux (<em>L&#8217;Ecureuil rouge</em>, <em>Les Amants du cercle polaire</em>, <em>Lucia et le sexe</em>, <em>Yo también</em>…), souvent plus soucieux d&#8217;interroger les états d&#8217;âme de ses personnages que le monde dans lequel ils s&#8217;inscrivent.<br />
Accoutumé au grand rendez-vous du cinéma international, le réalisateur palestinien Elia Suleiman se fait surtout connaître avec son <em>Intervention divine</em>, une critique ironique de l&#8217;absurdité de la situation géopolitique en Palestine présentée en compétition à Cannes en 2002 et récompensé du prix du Jury. Une compétition qu&#8217;il retrouve sept ans plus tard avec <em>Le Temps qu&#8217;il reste</em>, un récit en forme de carnet de route, celui d&#8217;une famille palestinienne vivant à Nazareth, de 1948 à nos jours. Deux œuvres représentatives d&#8217;un cinéma proche de celui d&#8217;un Tati ou d&#8217;un Keaton, dans lequel politique et esthétique apparaissent comme parfaitement indissociables.<br />
<em>&#8220;Choquer est un plaisir&#8221;</em>… Trublion agité du septième art, Gaspar Noé a souvent défrayé la chronique et la Croisette par ses prises de positions artistiques souvent fracassantes, parfois arrogantes. Avec des films tels que <em>Irréversible</em> (qui avait scandalisé les festivaliers cannois en 2002) ou <em>Enter the Void</em>, sélectionné en compétition en 2010, le cinéaste déroule des thèmes de réflexion aussi sulfureux que la haine, la violence, la drogue, la sexualité ou la pornographie. Des réflexions auxquelles le spectateur n&#8217;est, non plus invité, mais forcé de prendre part. On est souvent pro ou anti-Noé, mais rarement entre les deux. Preuve d&#8217;une personnalité insolite et d&#8217;une œuvre déroutante.<br />
Juan Carlos Tabio est l&#8217;une des figures incontournables du cinéma cubain, reconnu pour son cinéma critique, sarcastique et ironique mais toujours bienveillant. Il est notamment le coréalisateur, avec Tomás Gutiérrez Alea, de <em>Fraise et chocolat</em> en 1993, véritable vitrine du cinéma cubain. Une œuvre éminemment polémique de par le choix de sa thématique, l&#8217;homosexualité, qui s&#8217;était vue récompensée du prix spécial du Jury au Festival de Sundance en 1995.<br />
Laurent Cantet, c&#8217;est notamment <em>Ressources humaines</em>, réalisé en 1999, un premier long-métrage de cinéma dans lequel le cinéaste entremêlait documentaire et fiction. Une œuvre largement saluée par la critique, récompensée par deux César, celui de la Meilleure première œuvre et du Meilleur jeune espoir pour Jalil Lespert, seul acteur professionnel au milieu d&#8217;un casting d&#8217;amateurs. Le réalisateur se voit consacré en 2008 avec <em>Entre les murs</em>, bien sûr, qui reçoit la récompense suprême au Festival de Cannes. Un docu-fiction, ou plus exactement une fiction documentaire adaptée à partir du roman éponyme de François Bégaudeau, dans lequel l&#8217;auteur évoquait ses souvenirs de professeur de français dans un collège dit &#8220;difficile&#8221;.</p>
<p><strong>Quoi ?</strong><br />
<em>Sept jours à La Havane</em>, c&#8217;est donc sept chapitres, sept réalisateurs, sept regards, un pour chaque jour de la semaine. Un film construit en cadavre exquis porté par sept talents du cinéma international chargés de dérouler autant de récits. Des récits indépendants qui, mis bout à bout, rassemblés dans une trame commune constituent au final un instantané inédit de La Havane. Au fil des quartiers, des atmosphères, des générations, des classes sociales et des cultures, les réalisateurs entrecroisent leurs sensibilités, leurs parcours et leurs styles pour offrir un véritable portrait contemporain de la mythique capitale cubaine.</p>
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		<title>Miss Lovely, de Ashim Ahluwalia</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Apr 2012 17:30:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Films du 65e Festival de Cannes]]></category>
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		<description><![CDATA[En sélection Un Certain Regard au 65e Festival de Cannes Jeune réalisateur indien, Ashim Ahluwalia représentera le cinéma de Bollywood à Cannes. Enfin, un Bollywood comme on n&#8217;en a encore...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>En sélection Un Certain Regard au 65e Festival de Cannes</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/miss-lovely-ashim-ahluwalia.jpg" alt="Miss Lovely de Ashim Ahluwalia" title="Miss Lovely de Ashim Ahluwalia" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-6542" />Jeune réalisateur indien, Ashim Ahluwalia représentera le cinéma de Bollywood à Cannes. Enfin, un Bollywood comme on n&#8217;en a encore jamais vu. Loin des clichés et des conventions. Celui qui a commencé à faire du cinéma en retravaillant les films amateurs réalisés par son grand-père dans les années 1950 (il en a fait son premier court-métrage <em>The Dust</em> en 1993) est devenu un des cinéastes les plus originaux de sa génération. Remarqué en 2005 au festivals de Toronto et de Berlin pour son premier long-métrage <em>John et Jane</em>, un documentaire aux airs de fiction &#8211; ou l&#8217;inverse &#8211; sur la fièvre consumériste à Mumbai, il reçut à cette occasion le prix du cinéma national indien en 2007. Un cinéma audacieux, entre tradition bollywoodienne et exploration avant-gardiste. Le monde de l&#8217;art contemporain s&#8217;intéresse d&#8217;ailleurs beaucoup à son travail. Ses courts-métrages ont été diffusés à la Tate Modern, au centre Pompidou et à la Biennale d&#8217;architecture de Venise.</p>
<p>L&#8217;histoire de <em>Miss Lovely</em> se passe dans l&#8217;industrie cinématographique de Mumbai, dans les années 1980. Portant un regard sans concession sur le monde de Bollywood, le film suit deux frères, producteurs minables de films d&#8217;horreur, qui se lancent à la recherche de l&#8217;histoire la plus gore. Quant à Pinky (interprétée par une ancienne Miss Inde, Niharika Singh), jeune femme qui aspire à devenir actrice, elle va vite se retrouver plongée dans l&#8217;enfer du film porno. Bienvenue dans le monde merveilleux de Bollywood !</p>
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