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	<title>Grand Écart &#187; Denis Ménochet</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Rencontre avec Arnold de Parscau et Benoît Delépine</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Jul 2014 07:50:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[David Lynch]]></category>
		<category><![CDATA[Denis Ménochet]]></category>
		<category><![CDATA[Gérardmer]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/07/arnold-de-parscau-benoit-delepine-ablations-1.jpg" alt="Arnold de Parscau et Benoît Delépine (c) Vincent Brachet" title="Arnold de Parscau et Benoît Delépine (c) Vincent Brachet" width="260" height="280" class="alignleft size-full wp-image-18748" />D&#8217;une certaine manière, <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/ablations-arnold-de-parscau-denis-menochet/" title="Ablations, d’Arnold de Parscau" target="_blank">Ablations</a></em> est un cauchemar. Celui de son personnage principal, d&#8217;abord, incarné par l&#8217;immense Denis Ménochet, qui court après la personne qui lui a volé un rein (oui, oui, un rein, vous avez bien lu). Celui de Benoît Delépine, aussi, qui a écrit le scénario d&#8217;<em>Ablations</em> après un épisode paranoïaque où il croyait réellement avoir perdu un rein.</p>
<p>Mais d&#8217;une certaine manière, <em>Ablations</em> est aussi un rêve : celui de la rencontre fortuite entre un génie de l&#8217;absurde et un jeune homme talentueux qui vient à peine de terminer ses études de cinéma. Un clip pour David Lynch et une recherche Google plus tard naît ce premier long-métrage surréaliste aussi drôle que noir. Explications.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Benoît, qu’est-ce qui vous a poussé à écrire <em>Ablations</em> ?</strong></p>
<p><em>Benoît Delépine :</em> Après une nuit très arrosée, j’ai eu un « black-out » total, c’est-à-dire que je ne me souvenais plus trop de ce que j’avais fait, mais j’avais très mal aux reins. Je flippais comme une brute. J’ai eu un instant de panique en me réveillant, j’ai couru dans ma salle de bains pour voir si je n’avais pas un problème, et dans ma tête m’est apparue cette cicatrice qui n’existait heureusement pas dans la réalité. Ca a été le point de départ du film. <span id="more-18738"></span></p>
<p><strong>Et la suite ? </strong></p>
<p><em>BD :</em> La suite, c’est le cerveau à remplacer d’urgence. J’attends une greffe, je suis sur liste d’attente.</p>
<p><strong>La suite concernant <em>Ablations</em>, alors. Pourquoi avoir choisi Arnold de Parscau ?</strong></p>
<p><em>BD :</em> Je trouvais que ce scénario gagnerait à aller très loin dans le malaise, donc je me suis dit que ce n’était pas forcément un film pour moi en tant que réalisateur mais plus pour quelqu’un qui aurait cette sensibilité-là. J’ai cherché sur Internet un jeune réalisateur qui ferait des films qui me plaisent et qui soit dans cet axe-là, et je suis tombé sur Arnold, qui venait d’être choisi par David Lynch pour réaliser un clip de son dernier disque. Ce clip m’a énormément plu. Ce n’est pas le nom de David Lynch qui m’a plu, c’est vraiment le clip lui-même qui m’a scié. Je me suis dit qu’il fallait absolument que je le rencontre et que je lui propose de réaliser ce scénario.</p>
<p><strong>Comment s’est passée la rencontre ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/07/affiche-ablations-arnold-de-parscau-denis-menochet.jpg" alt="Ablations, d&#039;Arnold de Parscau" title="Ablations, d&#039;Arnold de Parscau" width="210" height="280" class="alignright size-full wp-image-18740" /><em>Arnold de Parscau :</em> Benoît m’a laissé un message téléphonique et je l’ai immédiatement rappelé.</p>
<p><em>BD :</em> Les Pages jaunes c’est très bien ! Mieux que Facebook.</p>
<p><em>AdP :</em> Oui, je suis vraiment sur les Pages jaunes, je ne sais même pas pourquoi j’y apparais ! </p>
<p><em>BD :</em> Et comme il n’y a qu’un Arnold de Parscau en France, j’ai eu de la chance, je suis directement tombé sur lui !</p>
<p><em>AdP :</em> Et donc, on s’est vus très peu de temps après, on a déjeuné ensemble tous les deux, on a un peu discuté, et on a vu Denis Ménochet juste après. </p>
<p><em>BD :</em> J’avais écrit le film pour Denis Ménochet. J’ai besoin d’avoir quelqu’un en tête pour écrire. Par exemple dans mon premier album de bande dessinée, <em>L’Imploseur</em>, je voyais Albert Dupontel, et du coup les dessinateurs ont dessiné Dupontel dans tout l’album ! Pour moi c’est vraiment important que les personnages principaux soient incarnés.</p>
<p><strong>Et Denis Ménochet s’est immédiatement laissé convaincre ?</strong></p>
<p><em>BD :</em> Oui, mais ça a été plus compliqué qu’avec Arnold. Je l’ai appelé pour lui dire que j’avais écrit un film pour lui, j’ai laissé plusieurs messages, jusqu’à ce qu’un Denis Ménochet qui habite Paris m’appelle et me demande d’arrêter de l’importuner. Les Pages jaunes, ça ne marche pas tout le temps ! Je suis donc passé par son agent pour avoir le numéro du Denis Ménochet que je cherchais. Je lui ai envoyé le scénario, il m’a rappelé deux jours après pour dire qu’il adorait, et ensuite on s’est vus tous les trois avec Arnold, on s’est tapés dans la main. J’ai encore la photo dans mon téléphone ! Regardez ! <em>[Il cherche la photo]</em></p>
<p><em>AdP :</em> A partir de là, on ne s’est plus quittés.</p>
<p><strong>Benoît, vous êtes aussi réalisateur, c’était difficile de se limiter au rôle de scénariste sur le tournage ?</strong></p>
<p><em>BD :</em> Je ne comptais pas venir souvent sur le tournage, mais j’y suis allé le premier jour pour marquer le coup, et le chef-opérateur m’a dit : <em>« Non, non, laisse-le, fous-lui la paix ! »</em> Il voyait que ça déstabilisait tout le monde. Alors je suis parti, et je ne suis revenu que le dernier jour. Mais Jean-Pierre Guérin, le producteur, était présent… Ah, ça y est, je l’ai retrouvée ! <em>[Il nous montre une photo de lui, Arnold et Denis Ménochet qui se tapent dans la main]</em></p>
<p><strong>Belle photo. Arnold, comment on vit l’expérience du premier long-métrage ?</strong></p>
<p><em>AdP :</em> C’est une histoire hallucinante. Je venais de sortir de l’école un an avant, j’avais seulement réalisé des courts-métrages étudiant, et Benoît m’a proposé de faire mon premier long. Il faut avoir confiance ! Il avait vu <em>Tommy</em>, mon clip pour Lynch, mais ça dure 4 minutes, ce n’est pas pareil de confier 90 minutes à quelqu’un… Il faut vraiment avoir de l’audace.</p>
<p><em>BD :</em> Dans le clip d’Arnold, on sentait une vraie maîtrise, une façon de diriger les comédiens vraiment intéressante. Si on arrive à faire ça sur un court, il n’y a pas de raison qu’on n’y arrive pas sur un long. Mais c’est aussi la rencontre elle-même qui m’a convaincu. C’est quelqu’un de calme, de posé, si j’avais senti quelqu’un de pas du tout sûr de lui ou hésitant, un peu perdu, Jean-Pierre et moi aurions changé d’avis, on n’aurait pas laissé la responsabilité d’un film à n’importe qui !</p>
<p><em>AdP :</em> Et puis on a fait un petit bout d’essai, d’ailleurs, un petit teaser de deux minutes. On a tourné une scène du film – mais la version finale qu’on voit dans <em>Ablations</em> est meilleure !</p>
<p><em>BD :</em> Elle valait ce qu’elle valait, mais c’est quand même elle qui a convaincu Canal+ et Ciné+ d’investir dans le projet.</p>
<p><strong>Il s’agissait de quelle scène ?</strong></p>
<p><em>AdP :</em> La scène dans la boîte de nuit et le réveil dans le terrain vague.</p>
<p><strong>La scène dans la boîte évoque vraiment David Lynch…</strong></p>
<p><em>AdP :</em> Oui, c’est vrai que c’est la scène la plus inspirée de Lynch, si j’ose dire que je me suis inspiré de lui. C’est vrai que dans cette scène tout est étrange, il y a un travesti, il y a des triplés au fond, il y a des rideaux rouges, et c’est une scène qui me tenait à cœur, je voulais vraiment en faire quelque chose de « malaisant », d’étrange… Bref, tout ce qui caractérise les films de Lynch ! Il y a plusieurs autres séquences qui vont dans ce sens-là, mais c’est vrai que pour celle-ci j’avais très envie de faire quelque chose qui refléterait mon propre univers. Mais malgré tout c’était écrit par Benoît, dans le scénario on sentait déjà qu’il s’agissait d’une scène assez étrange, avec le personnage qui a la tête qui tourne, la musique langoureuse… J’ai simplement essayé de confirmer l’envie de Benoît.</p>
<p><strong><em>Ablations</em> est un film très visuel. Pour vous, c’est aussi important de soigner les images que l’histoire ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/07/virginie-ledoyen-ablations-arnold-de-parscau.jpg" alt="Virginie Ledoyen dans Ablations" title="Virginie Ledoyen dans Ablations" width="280" height="155" class="alignleft size-full wp-image-18741" /><em>AdP :</em> J’aime qu’il y ait une forme originale, mais le fond est très important pour moi aussi, sinon je ferais des clips. Il fallait que l’histoire soit solide, et c’est ce que j’ai trouvé en lisant le scénario, même si le point de départ est très simple : un mec perd son rein.</p>
<p><em>BD :</em> Les idées visuelles d’Arnold ne sont pas gratuites. Il y a toujours quelque chose dans l’enfoncement, il y a une image qui correspond à la descente aux enfers du personnage principal. Certains vont probablement dire que c’est surligné, mais en tout cas il y a à chaque fois une idée qui correspond au fond du film.</p>
<p><em>AdP :</em> Oui, il y a sûrement des choses pour certains qui sont trop surlignées, mais il y en a d’autres qui le sont beaucoup moins, et probablement que des gens n’ont pas vu certains détails. J’ai caché plein de petites choses dans le film, peut-être que je suis le seul à le savoir ! Mais des choses qui vont toujours dans le sens de l’histoire.</p>
<p><em>BD :</em> Il y a un plan extraordinaire dans le film, celui avec le zoom avant sur la pupille de Virginie Ledoyen qui pleure puis le zoom arrière, et le décor et les vêtements de Virginie changent. J’ai longtemps cherché comment il avait fait ! Je cherchais un point de coupe, quelque chose. On n’avait pas un budget suffisamment important pour des effets spéciaux, je savais que c’était autre chose. J’ai fini par m’humilier en lui demandant, l’air de rien : <em>« Tiens au fait, comment tu as fait ça ? »</em></p>
<p><em>AdP :</em> C’était un décor sur roulettes, une fois qu’on est en gros plan sur son œil, le décor bouge en arrière-plan, on ne le voit pas ; en même temps une habilleuse enlève la robe de Virginie – elle en avait une autre en dessous – et une coiffeuse défait son chignon pour lui faire une autre coupe. Quand la caméra recule, il s’agit d’une autre scène.</p>
<p><strong>Très astucieux : c’est un effet spécial « à l’ancienne »…</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/07/benoit-delepine-ablations.jpg" alt="Benoît Delépine (c) Vincent Brachet" title="Benoît Delépine (c) Vincent Brachet" width="280" height="187" class="alignright size-full wp-image-18747" /><em>AdP :</em> Je n’aime pas du tout les effets spéciaux sur ordinateur. Même le plan de la soupe dans <em>Tommy</em>, c’est un seau que j’ai collé sous la table, rempli de soupe, pour que le bras puisse s’enfoncer. Et puis j’ai fait la même chose en immense quand il sort de la soupe : il est en fait dans une poubelle remplie de soupe.</p>
<p><em>BD :</em> J’adore ces trucs à la Méliès, avec Gus <em>[Gustave Kervern, ndlr]</em> on adore ça aussi. « Fil de Nylon Production » ! Quand on arrive à faire un effet incroyable avec absolument rien, c’est génial !</p>
<p><em>AdP :</em> Je ne suis pas très « fond vert », je n’aime pas trop les effets informatiques, d’abord parce que je trouve que c’est trop facile, et puis parce que ça demande des connaissances assez poussées sur le sujet, au moins pour expliquer précisément ce que tu souhaites en tant que réalisateur, donc je suis sûr que si je le faisais je me planterais ! </p>
<p><strong>Arnold, en tant que spectateur, qu’allez-vous voir ?</strong></p>
<p><em>AdP :</em> J’aime les bons films ! Je ne regarde pas énormément de films actuels, je me plonge plutôt dans les classiques que je n’ai pas encore vus. Je suis un fan inconditionnel de Stanley Kubrick, de David Lynch, et puis j’aime bien Ettore Scola, Roy Andersson qui fait des films assez hallucinants avec des personnages qui ne bougent pas. A côté de ça j’adore aussi les frères Coen, Quentin Tarantino, Martin Scorsese… Tous les incontournables ! Mais je n’ai pas un genre en particulier. Il n’y a peut-être que les comédies romantiques que je ne vais pas trop voir, et encore, il y en a quelques-unes que j’adore. J’aime surtout beaucoup frissonner. Le dernier frisson que j’ai eu au cinéma, c’était devant <em>Prisoners</em>, de Denis Villeneuve, et dans un autre genre, <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/alabama-monroe-felix-van-groeningen-bluegrass/" title="Alabama Monroe, de Felix Van Groeningen" target="_blank">Alabama Monroe</a></em> m’avait bouleversé.</p>
<p><strong>Vous vous sentez proche de certains réalisateurs ?</strong></p>
<p><em>AdP :</em> J’ai du mal à dire si ce que je fais ressemble au cinéma de quelqu’un d’autre. Ce que je sais c’est qu’il y a une époque où Lynch était vraiment mon réalisateur favori et j’avais envie d’aller dans cette atmosphère étrange, et maintenant j’ai envie d’aller vers quelque chose de moins étrange, de plus ancré dans le réel, mais où l’émotion gagne le spectateur. C’est important que le film provoque quelque chose à l’intérieur de nous. C’est assez rare de ressentir ça.</p>
<p><strong>Retomber dans les classiques est aussi une source d’inspiration ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/07/arnold-de-parscau-ablations.jpg" title="Arnold de Parscau (c) Vincent Brachet" alt="Arnold de Parscau (c) Vincent Brachet" width="187" height="280" class="alignleft size-full wp-image-18746" /><em>AdP :</em> Bien sûr. Il y a souvent plus de fond dans les classiques que dans ce qu’on voit aujourd’hui. Pour mon prochain film, je veux vraiment avoir une histoire qui touche, ça ne doit pas être seulement visuel, je trouve que les classiques sont une grande source d’inspiration. Je me nourris de ça, mais aussi de peinture, sculpture, et même de ce que je vois dans la rue. Quand j’assiste à une scène d’engueulade dans la rue, ça me donne des idées.</p>
<p><strong>Le prochain film sera donc inspiré du quotidien ?</strong></p>
<p><em>AdP :</em> En fait, je ne sais pas vraiment. Même si je veux aller vers le réel, je ne crois pas que j’arriverai à sortir totalement du style un peu bizarre que j’ai défendu jusqu’à présent&#8230; Je suis en train de me trouver. Je suis en train de trouver le style que je veux défendre. Je veux apprendre de mes erreurs, me diversifier. Je suis très content d’avoir fait <em>Ablations</em>, mais est-ce que je vais aller exactement dans la même direction pour le prochain ? Non, je crois que c’est important de faire quelque chose de différent. Ca n’a pas trop d’intérêt de refaire la même chose. Ce que je veux, c’est émouvoir le spectateur ; je ne sais pas encore si ce sera avec de l’humour, de la tristesse ou du frisson…</p>
<p style="font-size:90%"><em>Merci à Vincent Brachet pour sa collaboration</em></p>
<p>Ablations <em>d’Arnold de Parscau, avec Denis Ménochet, Virginie Ledoyen, Philippe Nahon, Yolande Moreau, Florence Thomassin, Serge Riaboukine&#8230; France, Belgique, 2013. Sortie le 16 juillet 2014.</em></p>
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		<title>Ablations, d&#8217;Arnold de Parscau</title>
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		<pubDate>Sun, 02 Feb 2014 12:39:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
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		<category><![CDATA[David Lynch]]></category>
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		<description><![CDATA[Un homme se réveille en pleine nature, sans souvenir de ce qui lui est arrivé. Rentré chez lui, il se découvre une grande cicatrice dans le bas du dos. Après...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/07/affiche-ablations-arnold-de-parscau-denis-menochet.jpg" alt="Ablations, d&#039;Arnold de Parscau" title="Ablations, d&#039;Arnold de Parscau" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-18740" />Un homme se réveille en pleine nature, sans souvenir de ce qui lui est arrivé. Rentré chez lui, il se découvre une grande cicatrice dans le bas du dos. Après avoir consulté son ancienne maîtresse, chirurgienne, l’évidence s’impose : on lui a enlevé un rein.</p>
<p><em>« J’y crois pas. »</em> Abasourdi, incapable d’offrir une meilleure formule, c’est ainsi que l’homme accueille la nouvelle. L’homme, c’est Denis Ménochet, acteur fabuleux qui porte le film sur ses épaules. A la fois fort et fragile, il incarne merveilleusement ce personnage peu à peu envahi par la rage et la folie. L’homme perd pied à la manière des héros lynchiens : dans un bordel, référence directe au surréaliste One-Eyed Jack’s, l’établissement de luxure aux couleurs chaudes de <em>Twin Peaks</em>. Le héros d’<em>Ablations</em> croit y voir son ravisseur, tapi dans l’ombre, comme il croit apercevoir des cicatrices sur tous les corps. De sous-jacente, la folie va se faire grandissante au fur et à mesure de son enquête ; des rêves éveillés lui offrent une réalité déformée, dans laquelle il se bat pour sauver son rein et découvrir la vérité. Séquences magnifiques de maîtrise formelle et d’ingéniosité signées Arnold de Parscau. Le tout jeune (25 ans) réalisateur avait précédemment réalisé un superbe clip pour « Good Day Today » de David Lynch ; c’est dire si l’influence du cinéaste sur <em>Ablations</em> est consciente. Pourtant, au gré de l’évolution du récit, de Parscau parvient avec facilité à s’émanciper de son modèle et donne au film une nouvelle tournure, davantage centrée sur l’enquête, dans laquelle pointe le second degré. On retrouve alors la patte de Benoît Delépine, scénariste du film et roi de l’absurde concret. <span id="more-16069"></span>L’humour – souvent pathétique – trouve une place idéale autant dans la rencontre entre le protagoniste et un vétérinaire que dans ce couple de cinéma à l’autodérision naturelle : Yolande Moreau et Philippe Nahon, toujours parfaits. Casting de rêve, mise en scène au cordeau, récit surprenant, emprunts cinéphiliques jouissifs : rien ne manque dans <em>Ablations</em>. Sauf un rein.</p>
<p>&nbsp;<br />
Ablations <em>d’Arnold de Parscau, avec Denis Ménochet, Virginie Ledoyen, Philippe Nahon, Yolande Moreau, Florence Thomassin, Serge Riaboukine et un rein. France, Belgique, 2013. Sortie le 16 juillet 2014. Présenté en compétition au 21e Festival du film fantastique de Gérardmer.</em></p>
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		<title>21e Festival de Gérardmer : Jour #3</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Feb 2014 21:55:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Denis Ménochet]]></category>
		<category><![CDATA[Gérardmer]]></category>
		<category><![CDATA[malédiction]]></category>

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		<description><![CDATA[La malédiction s’est abattue sur les membres de Grand Écart. Ils étaient partis en terres vosgiennes couvrir le Festival de Gérardmer. Jour 3 : un lumbago, deux angines, une indigestion… ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Malédiction</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/malediction-walking-dead.jpg" alt="On perd nos cheveux !" title="On perd nos cheveux !" width="280" height="151" class="alignleft size-full wp-image-16051" />La malédiction s’est abattue sur les membres de Grand Écart. Ils étaient partis en terres vosgiennes couvrir le <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/21e-festival-international-film-fantastique-gerardmer-2014/" title="29/01-02/02 : 21e Festival du film fantastique de Gérardmer" target="_blank">Festival de Gérardmer</a>. Jour 3 : un lumbago, deux angines, une indigestion… On guette le moment où leur peau va commencer à se décoller, leurs os à se briser et leurs dents à tomber.</p>
<p>Du coup, repli stratégique dans leur refuge, la Gérômoise. Là, ils y entendent des choses étranges. Un mec déguisé &#8211; <em>a priori</em> en homme invisible &#8211; informe sa voisine de table que « 6 femmes sur 10 simulent l&#8217;orgasme ». L’équipe souffreteuse décide d’échanger sur les films visionnés. <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/the-last-days-on-mars-ruairi-robinson/" title="The Last Days on Mars, de Ruairi Robinson" target="_blank">The Last Days on Mars</a></em> serait donc, à l’unanimité, pire que <em>Mission To Mars</em> et bien en dessous de <em>Ghosts of Mars</em>. <em>Across the River</em>, de l’Italien Lorenzo Bianchini, serait la première sensation de flippe du Festival (forêts, maisons abandonnées, nuit noire, spectres étranges et nature sauvage… une bonne bouffée de peurs primales). La seule même, si on exclut deux jumpscares de <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/we-are-what-we-are-jim-mickle/" title="We Are What We Are, de Jim Mickle" target="_blank">We Are What We Are</a></em>. <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/the-machine-caradog-james/" title="The Machine, de Caradog W. James" target="_blank"><em>The Machine</em></a>, de Caradog W. James, piocherait allégrement dans tout un tas de choses sans en ajouter beaucoup d’autres.</p>
<p>Les compagnons d’infortune décident d’un commun accord de ne pas reparler de <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/miss-zombie-sabu-hiroyuki-tanaka/" title="Miss Zombie, de Sabu" target="_blank">Miss Zombie</a></em> et de <em>Discopathe</em> qui sont définitivement des films « cadavre exquis », comprendre des films nés de l’association de deux mots piochés au hasard dans le dico et… c’est tout. Reste que <em>Rigor Mortis</em> (lisez <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/rigor-mortis-juno-mak-chine-vampire/" title="Rigor Mortis, de Juno Mak" target="_blank">ici</a> l&#8217;éclairante critique du film) les a pas mal séduits. <span id="more-16043"></span></p>
<p>La bonne découverte du matin, c’est tout de même <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/ablations-arnold-de-parscau-denis-menochet/" title="Ablations, d’Arnold de Parscau">Ablations</a></em>. Au scénario Delépine, roi de l’absurde concret ou du concret absurde. Derrière la caméra le jeune Arnold de Parscau dont c’est le premier long-métrage. Et dans le cadre, le costaud <a href="http://www.grand-ecart.fr/portraits/interview-rencontre-denis-menochet-grand-central-heros-morts-soir-eyjafjallojokull/" title="Rencontre avec Denis Ménochet" target="_blank">Denis Ménochet</a> et le couple infernal Philippe Nahon/Yolande Moreau. </p>
<p>Et la très bonne découverte du soir, c&#8217;est <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/babadook-jennifer-kent-essie-davis/" title="Mister Babadook, de Jennifer Kent" target="_blank">Babadook</a></em>, un vrai (de vrai) film qui fait peur doublé d&#8217;une métaphore de la dépression et de la folie. Du coup, notre top 2 devient d&#8217;un coup un top 4, <em>Ablations</em> et <em>Babadook</em> venant rejoindre <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/dark-touch-marina-de-van-missy-keating/" title="Dark Touch, de Marina de Van" target="_blank">Dark Touch</a></em> et <em>We Are What We Are</em>. Critiques à venir.</p>
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		<title>Rencontre avec Denis Ménochet</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Oct 2013 08:43:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontres & Portraits du 66e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[comédie]]></category>
		<category><![CDATA[Denis Ménochet]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[Quentin Tarantino]]></category>

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		<description><![CDATA[Denis qui ? Mé-no-chet. Il va falloir commencer à se rentrer ce nom dans le crâne. Une fois qu’on a croisé le regard de ce grand ours au cœur tendre, difficile de l’oublier. Rencontre et portrait.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/09/denis-menochet-christoph-waltz-inglourious-basterds-tarantino.jpg" alt="Denis Ménochet et Christoph Waltz dans Inglourious Basterds" title="Denis Ménochet et Christoph Waltz dans Inglourious Basterds" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-14548" />Denis qui ? Denis Ménochet. Mé-no-chet. Il va falloir commencer à se rentrer ce nom dans le crâne. Une fois qu&#8217;on a croisé le regard de cette figure un peu atypique, sorte de grand ours mal léché au cœur tendre, difficile de l&#8217;oublier. C&#8217;est grâce à Tarantino, qui lui a offert la séquence d&#8217;ouverture d&#8217;<em>Inglourious Basterds</em>, qu&#8217;on l&#8217;a découvert. Dans ce tête-à-tête glaçant avec Christoph Waltz. Majestueux. Et cette année, à Cannes, où Grand Écart l&#8217;a rencontré, Denis Ménochet présentait deux films, <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/66e-festival-cannes-2013/films-selection-officielle-quinzaine/grand-central-rebecca-zlotowski/" title="Grand Central, de Rebecca Zlotowski" target="_blank">Grand Central</a></em>, de Rebecca Zlotowski, et <em><a href="/cinema/nos-heros-sont-morts-ce-soir-david-perrault/" target="_blank">Nos héros sont morts ce soir</a></em>, de David Perrault, dont il tient le premier rôle en duo avec Jean-Pierre Martins. Il monte, on vous dit. Mais quand on le lui fait remarquer, l&#8217;acteur garde les pieds sur terre. Les yeux plongés dans ce café si nécessaire sur les plages cannoises à 11h du matin, il relativise : <em>&#8220;Forcément quand il y a Ryan Gosling et Justin Timberlake sur la Croisette, on sent moins que ça bouge pour soi !&#8221;</em> Il vit tout ça <em>&#8220;comme une chance. Surtout que ça fait un bout de temps que j&#8217;essaie de faire ce métier. Quentin Tarantino m&#8217;a exposé et m&#8217;a ouvert des portes. Et j&#8217;essaie de transformer l&#8217;essai et d&#8217;être à la hauteur de la chance qu&#8217;il m&#8217;a donnée à l&#8217;époque. Depuis, Christoph a eu deux Oscars, donc il faut cavaler quand même !&#8221;</em> <span id="more-14532"></span></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/09/denis-menochet-lea-seydoux-grand-central.jpg" alt="Denis Ménochet et Léa Seydoux dans Grand Central" title="Avec Léa Seydoux dans Grand Central" width="280" height="193" class="alignright size-full wp-image-14549" />Des Oscars, on ne sait pas. Mais impossible de passer à côté de sa performance dans <em>Grand Central</em>, où, aux côtés d&#8217;Olivier Gourmet, les seconds rôles prennent leur revanche et volent la vedette au couple star Léa Seydoux-Tahar Rahim. Des seconds rôles qui rendent ses lettres de noblesse à un cinéma français qui ne se contente pas de ses têtes d&#8217;affiche <em>bankables</em> mais se préoccupe de construire des personnages complexes et intéressants – dans le cas présent, même plus complexes et intéressants que les premiers rôles. Un emploi auquel Denis Ménochet ne pense pas. Il nous refait l&#8217;adage (<em>&#8220;Il n&#8217;y a pas de premiers rôles et de seconds rôles, il n&#8217;y a que des rôles&#8221;</em>, dit-on aux César quand il s&#8217;agit de remettre le trophée). <em>&#8220;Ma partition c&#8217;est ça, mon personnage, c&#8217;est ça, et j&#8217;y vais avec toute la force et tout mon cœur. Et du coup ça sert l&#8217;histoire, et c&#8217;est ça qui m&#8217;intéresse. Je ne me dis jamais</em> &#8216;Tiens, ça va être un bon second rôle&#8217;. <em>Je me dis</em> &#8216;Ca va être une belle histoire, et je vais aider à la raconter&#8217;. <em>Ma motivation, elle est là. Quand j&#8217;ai lu le scénario de </em>Grand Central<em>, je voulais vraiment en faire partie, parce qu&#8217;il y avait un truc un peu tchekovien très moderne, dans ce théâtre du nucléaire, et qu&#8217;il fallait raconter ces gens-là. Avec Olivier Gourmet, on pensait la même chose. On était tous les deux, peut-être dans un second rôle, mais pour nous c&#8217;était important de raconter ces gens. Ceux qui sont en première ligne. On était un peu les seigneurs.&#8221;</em></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/09/denis-menochet-jean-pierre-martins-nos-heros-sont-morts-ce-soir.jpg" alt="Denis Ménochet et Jean-Pierre Martins en catcheurs dans Nos héros sont morts ce soir" title="Denis Ménochet et Jean-Pierre Martins en catcheurs dans Nos héros sont morts ce soir" width="280" height="127" class="alignleft size-full wp-image-14550" />Il est comme ça, Denis Ménochet. Il enchaîne les références littéraires à la seconde (d&#8217;Oscar Wilde à Sartre en passant par Maupassant), et il utilise des expressions un peu surannées comme <em>&#8220;les seigneurs&#8221;</em>. C&#8217;est son côté venu d&#8217;une autre époque. Celle où les acteurs étaient physiques. <em>&#8220;Cette époque revient, c&#8217;est peut-être un nouveau cycle. On commence à se dire que le physique, ce n&#8217;est plus de faire 1 gramme et d&#8217;avoir une mèche devant les yeux&#8221;</em>, espère-t-il. Ce qui nous amène à l&#8217;autre film qu&#8217;il présentait cette année à Cannes – en salles le 23 octobre : <em>Nos héros sont morts ce soir</em>. Un hommage appuyé, en noir et blanc, au cinéma de Jean Gabin et Lino Ventura. L&#8217;alliance de la gouaille et du catch. Un rôle taillé pour lui. Grand, lourd, voire, ici, balourd. <em>&#8220;Je voulais que ce soit quelqu&#8217;un de très gauche, gros, chiant à traîner. Un boulet, quoi&#8221;</em>, explique Denis Ménochet pour son rôle de Victor, catcheur duettiste, ex-soldat encore fragile accroché aux basques de Simon (Jean-Pierre Martins). <em>&#8220;Il y a </em>Des souris et des hommes<em>, le livre de Steinbeck, avec le personnage de Lenny, quelqu&#8217;un de très gros qui ne maîtrise pas sa force et qui se fait complètement guider par son meilleur ami</em>, reprend Denis Ménochet. <em>Ca me parlait par rapport au scénario de David Perrault et au personnage de Victor. Donc j&#8217;ai essayé d&#8217;être vraiment ce mec. De manger tout le temps, d&#8217;être très dépendant de Jean-Pierre pendant le tournage. Enfin c&#8217;était pas Daniel Day-Lewis, non plus !&#8221;</em> Ce duo, sur le ring, c&#8217;est L&#8217;Equarrisseur de Belleville et Le Spectre. L&#8217;un au masque noir, l&#8217;autre au masque blanc. <em>&#8220;Il y a une phrase d&#8217;Oscar Wilde qui disait </em>&#8216;Donnez un masque à un homme et il te dira qui il est vraiment&#8217; <em>qui m&#8217;a beaucoup parlé au début du tournage. Ce personnage, que je voulais faire un peu pataud, un peu traumatisé, passait à quelque chose d&#8217;autre dès qu&#8217;il mettait le masque. Bizarrement, sur le tournage aussi. On pense souvent que le masque noir est le mal. Mais le blanc l&#8217;est aussi. Quand on a beaucoup de pouvoir, on peut être galvanisé par des conneries, et on s&#8217;est tous aperçus de ça pendant le film.&#8221;</em></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/09/denis-menochet-les-adoptes-melanie-laurent.jpg" alt="Denis Ménochet en romantique dans Les Adoptés" title="En romantique dans Les Adoptés" width="280" height="186" class="alignright size-full wp-image-14551" />Dans <em>Grand Central</em> comme dans <em>Nos héros sont morts ce soir</em>, on observe ce décalage, la rencontre de la force et de la fragilité. <em>&#8220;Mon travail c&#8217;est de mettre de l&#8217;humanité – et quand je dis humanité, c&#8217;est un grand mot, parce que c&#8217;est pour que le public puisse sentir un truc auquel il peut s&#8217;identifier. C&#8217;est pareil dans la colère ou dans la douceur. C&#8217;est quelque chose qui parle aux gens. Ils voient ça comme de la sensibilité, mais en fait c&#8217;est la leur qu&#8217;ils reflètent.&#8221;</em> Et c&#8217;est Mélanie Laurent, dans son film <em>Les Adoptés</em>, qui, la première, a filmé Denis Ménochet en homme blessé. <em>&#8220;Avant le Tarantino, j&#8217;étais soit videur, soit flic, soit pote de videur. Et du coup, Mélanie m&#8217;a confié un rôle, pas de jeune premier mais de romantique. Le mec qui perd l&#8217;amour de sa vie. C&#8217;était un sublime cadeau qu&#8217;elle m&#8217;a fait. Du coup les gens se sont ensuite dit</em> &#8216;Ah il peut faire ça, ça marche&#8217;. <em>Et c&#8217;est le film dont on me parle le plus dans la rue. Et ça, ça fait plaisir.&#8221;</em></p>
<p>Changement de registre pour son prochain film. Denis Ménochet sera aux côtés de Dany Boon et Valérie Bonneton dans <em>Eyjafjallojökull</em> (le 2 octobre) un titre qu&#8217;il prononce, de manière assez impressionnante sans aucune hésitation (<em>&#8220;Mon frère parle suédois couramment&#8221;</em>, explique-t-il, comme si c&#8217;était logique). Il y joue <em>&#8220;un illuminé qui a une église dans sa caravane. J&#8217;ai une barbe avec une croix, des ongles très longs, c&#8217;est très bizarre.&#8221;</em> Une envie de ne <em>&#8220;pas être toujours la même personne&#8221;</em>, même si <em>&#8220;c&#8217;est très casse-gueule&#8221;</em>. Casse-gueule ou gueule cassée, en tout cas, elle nous revient bien, sa gueule.<br />
&nbsp;</p>
<p style="font-size:90%">Grand Central <em>de Rebecca Zlotowski, avec Léa Seydoux, Tahar Rahim, Olivier Gourmet, Denis Ménochet… France, 2013. Présenté en sélection Un Certain Regard du 66e Festival de Cannes. Sortie le 28 août 2013.</em><br />
Nos héros sont morts ce soir <em>de David Perrault, avec Denis Ménochet, Jean-Pierre Martins, Constance Dollé&#8230; France, 2013. Présenté à la Semaine de la critique du 66 Festival de Cannes. Sortie le 23 octobre 2013.</em><br />
Eyjafjallojökull <em>de Alexandre Coffre, avec Dany Boon, Valérie Bonneton, Denis Ménochet&#8230; France, 2013. Sortie le 2 octobre 2013.</em></p>
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		<title>Grand Central, de Rebecca Zlotowski</title>
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		<pubDate>Sun, 19 May 2013 11:26:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films du 66e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Denis Ménochet]]></category>
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		<description><![CDATA[Enfant de la Fémis, Rebecca Zlotowski s’était déjà fait remarquer au Festival de Cannes 2010 en présentant son premier long-métrage <em>Belle épine</em> à la Semaine de la critique. L’histoire de...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/05/grand-central-tahar-rahim.jpg" alt="Grand Central, de Tahar Rahim" width="280" height="156" class="alignleft size-full wp-image-12880" />Enfant de la Fémis, Rebecca Zlotowski s’était déjà fait remarquer au Festival de Cannes 2010 en présentant son premier long-métrage <em>Belle épine</em> à la Semaine de la critique. L’histoire de Prudence Friedman, 17 ans, livrée à elle-même et qui découvrait le circuit sauvage de Rungis.</p>
<p>Exit les grosses cylindrées et les petits loubards, la jeune cinéaste pose cette fois sa caméra dans la centrale nucléaire de Cruas. Un cadre angoissant et magistral que traversent des personnages en marge. Ceux qui travaillent au plus près des réacteurs, là où les « doses » radioactives sont comptabilisées dans de petits carnets.</p>
<p>Parmi eux, le jeune Gary (Tahar Rahim) qui, de petits boulots en petits boulots, débarque là et trouve tout en un seul instant : un toit, de l’argent, des amis, une famille et l’amour. Rebecca Zlotowski colle aux basques de son héros. Une nuque. Un dos. Un profil. Comme dans sa première réalisation, la cinéaste joue avec les focales pour cerner Gary. Gary, le malin. Gary qui apprend vite. Des traits de caractère qui ne sont pas sans rappeler Malik, le héros d’<em>Un prophète</em>. Et la comparaison ne s’arrête pas là. Zlotowski signe quelques scènes qui résonnent comme un hommage à Audiard : à commencer par l’entrée dans la centrale. <span id="more-12393"></span></p>
<p>De son histoire de triangle amoureux, on retiendra, plus que Gary et Karole (Léa Seydoux), Toni, incarné par le talentueux Denis Ménochet. Avec son physique d’ogre, le voilà qui se glisse à merveille dans la peau du mari trompé, compréhensif, aux coups de sang et au bon cœur. A ses côtés, un Olivier Gourmet au bout du rouleau envahit aussi l’écran.</p>
<p>L’une des plus belles réussites du film tient dans sa partie documentaire. L’immersion au cœur de ce lieu de danger et de mystère est extrêmement précise et technique. Elle offre, en outre, des séquences sous haute pression, avant que la vie ne reprenne bon an, mal an, dehors. Au grand air. Si l’on osait les comparaisons façon casse-tête, on affirmerait que <em>Grand Central</em> est à mi-chemin entre un Ken Loach et <em>2001, l’odyssée de l’espace</em>. Oui, quelque chose comme ça. En un peu plus bonne élève. En un peu plus vain.</p>
<p>&nbsp;<br />
Grand Central <em>de Rebecca Zlotowski, avec Léa Seydoux, Tahar Rahim, Olivier Gourmet, Denis Ménochet&#8230; France, 2013. Sortie le 28 août 2013. Présenté en sélection Un Certain Regard du 66e Festival de Cannes.</em></p>
<p><strong>&raquo; Retrouvez tout notre <a href="/66e-festival-cannes-2013/">dossier dédié au 66e Festival de Cannes</a></strong></p>
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		<title>Nos héros sont morts ce soir, de David Perrault</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Apr 2013 15:17:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Films du 66e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Denis Ménochet]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Semaine de la critique]]></category>

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		<description><![CDATA[Qui ? Le premier long-métrage de David Perrault s&#8217;appuie sur un casting d&#8217;acteurs français confirmés. De Denis Ménochet, croisé dans Inglourious Basterds ou la série Les Revenants, à Jean-Pierre Martins...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/05/nos-heros-sont-morts-ce-soir-perrault1.jpg" alt="nos-heros-sont-morts-ce-soir-perrault" width="200" height="85" class="alignleft size-full wp-image-12659" /><strong>Qui ?</strong><br />
Le premier long-métrage de David Perrault s&#8217;appuie sur un casting d&#8217;acteurs français confirmés. De <a href="http://www.grand-ecart.fr/portraits/interview-rencontre-denis-menochet-grand-central-heros-morts-soir-eyjafjallojokull/" title="Rencontre avec Denis Ménochet">Denis Ménochet</a>, croisé dans <em>Inglourious Basterds</em> ou la série <em>Les Revenants</em>, à Jean-Pierre Martins (Marcel Cerdan dans <em>La Môme</em>) et Philippe Nahon, fidèle interprète de Gaspar Noé.</p>
<p><strong>Quoi ?</strong><br />
En France, au début des années 1960. Simon, catcheur, porte le masque blanc. Sur le ring, il est « Le Spectre ». Il propose à son ami Victor, de retour de la guerre, d’être son adversaire au masque noir : « L&#8217;Equarrisseur de Belleville ». Mais pour Victor, encore fragile, le rôle paraît bientôt trop lourd à porter : pour une fois dans sa vie, il aimerait être dans la peau de celui qu&#8217;on applaudit. Simon suggère alors à son ami d&#8217;échanger les masques. Mais on ne trompe pas ce milieu-là impunément…</p>
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