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	<title>Grand Écart &#187; Danemark</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>The House that Jack Built, de Lars von Trier</title>
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		<pubDate>Fri, 18 May 2018 12:34:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<h3>Psycho Killer, qu’est-ce que c’est ?</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2018/05/THTJB_aff.jpg" alt="The House that Jack Built" width="189" height="280" class="alignleft size-full wp-image-26430" />D’enfant terrible de Cannes, où il a présenté quasiment tous ses films, le plus souvent en compétition, à <em>persona non grata</em> et aujourd’hui un retour profil bas après avoir été repêché <em>in extremis</em> hors compétition, Lars von Trier aura tout connu de ce Festival. Une relation d’amour-répulsion, comme le cinéaste en a d’ailleurs filmées, qui laisse penser que ce <em>The House that Jack Built</em> n’est en fait qu’un long message à Cannes. Car, en entrant dans la tête d’un tueur en série, à travers un dialogue en voix off entre celui-ci et sa conscience, Lars von Trier livre sa théorie sur les liens entre l’art, la création, la destruction et la pulsion de mort. Citant pêle-mêle, dans un collage au long cours inséré entre les meurtres de son personnage/porte-parole, Glenn Gould, divers tableaux (brassant de Picasso à Botticelli), dictateurs (dont Hitler, bien sûr, images de charniers comprises), ainsi qu’un mash-up de sa propre œuvre. Une démonstration en forme de réponse à toutes les polémiques dont il a fait l’objet. Cynique, parfois drôle, foisonnante, inventive &#8211; au moins sur la forme, à défaut d’apporter de nouvelles idées sur le fond. Lars von Trier mélange les images (super 8, animation) et les genres, passant avec une terrible aisance de la comédie grinçante (disons comme un vieux cric) au thriller horrifique, acéré comme le couteau de Jack, au son de <em>« Fame »</em> de David Bowie avant de conclure sur l’ironique <em>« Hit the road Jack »</em>. Des images parfois difficiles, atténuées par la froideur de Matt Dillon (qu’on n’avait jamais vu si convaincant), dont le commentaire laconique impose une distance. Dans un sublime final, il convoque Dante et les enfers, rappelant au passage à ses détracteurs aveuglés par sa <em>persona</em> qu’il est aussi un cinéaste majeur.</p>
<p>&nbsp;<br />
The House that Jack Built<em> de Lars von Trier, avec Matt Dillon, Uma Thurman, Sofie Grabol, Riley Keough, Bruno Ganz&#8230; Danemark, Suède, France, Allemagne, 2018. Présenté hors compétition au 71e Festival de Cannes.</em></p>
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		<title>Border, d&#8217;Ali Abbasi</title>
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		<pubDate>Thu, 10 May 2018 23:26:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<h3>Aux frontières du réel</h3>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-26231" alt="Border" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2018/05/Border.jpg" width="280" height="145" />A son poste-frontière, Tina sent les gens qui passent. Au sens premier. Elle les renifle, elle sent leur honte, leur peur, leur culpabilité. Et à chaque fois, la jeune femme sans prétention, au physique plus qu’ingrat, fait mouche. De l’alcool passé en douce aux cartes mémoire remplies de photos pédo-pornographiques planquées dans les téléphones, rien ne lui échappe. Sa seule erreur, un homme, Vore, qui lui ressemble étrangement, mais ne semble rien avoir à se reprocher. Elle est intriguée &#8211; qui ne le serait pas &#8211; et attirée par cet homme bizarre. Impossible d’en dévoiler plus sur ce film, tant il est riche et surprenant, sans lui faire perdre sa saveur. Car on est sans cesse dérouté par ce <em>Border</em>, sans cesse décontenancé, amusé ou effrayé. Tous les genres se mélangent avec une fluidité bluffante, entre romance improbable &#8211; avec sûrement une scène de sexe totalement inattendue -, comédie et thriller. La force de <em>Border</em> est de ne jamais s’arrêter. Lorsque l’on pense avoir saisi les enjeux du film, d’autres pistes s’ouvrent, de plus en plus sombres, et toujours entremêlées, si bien que le climax ne retombe jamais. Ce faisant, sous ses airs légers de film de genre réinventant les légendes nordiques, <em>Border</em> &#8211; adapté d’une nouvelle de John Ajvide Lindqvist, déjà auteur de <em>Morse</em> &#8211; aborde les thèmes de la différence de manière bien plus percutante que certains films un peu lénifiants vus sur la Croisette depuis deux jours. <span id="more-26230"></span>Avec leurs physiques particuliers, ces deux personnages ont chacun leur réponse au regard des autres. L’une s’est inscrite dans la société, et même si elle y est effacée, soumise à un mari peu avenant, elle y a sa place. L’autre s’est marginalisé, cultive et revendique sa différence, au détriment des autres. Deux choix &#8211; qui n’en sont d’ailleurs pas forcément &#8211; et deux visions de la société qui se confrontent, s’attirent, se rejoignent, se séparent pour, peut-être, finir par se confondre. Une réflexion aussi brillante que troublante.</p>
<p>&nbsp;<br />
Border (Gräns) <em>d&#8217;Ali Abbasi, avec Eva Melander, Eero Milonoff, Jörgen Thorsson. Suède, Danemark, 2018. Prix Un Certain Regard au 71e Festival de Cannes.</em></p>
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		<title>The Neon Demon, de Nicolas Winding Refn</title>
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		<pubDate>Sat, 21 May 2016 17:58:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<h3>La plastique c’est fantastique</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/neon-demon-nicolas-winding-refn-elle-fanning.jpg" alt="The Neon Demon, de Nicolas Winding Refn" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-24182" />Après une balade en prison ultraviolente (<em>Bronson</em>), une épopée viking métaphysique (<em>Le Guerrier silencieux</em>), un thriller mécanique éthéré (<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/drive-nicolas-winding-refn/">Drive</a></em>) et un film de vengeance étourdissant (<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/66e-festival-cannes-2013/films-selection-officielle-quinzaine/only-god-forgives-de-nicolas-winding-refn/" title="Only God Forgives de Nicolas Winding Refn">Only God Forgives</a></em>), il restait encore au Danois Nicolas Winding Refn à pénétrer l’univers magnifique et futile de la mode. Inspiré, de son propre aveu, par la beauté qu’il côtoie tous les jours (auprès de sa femme, de ses deux filles et des actrices et mannequins rencontrés sur les tournages de films et publicités), NWR a ainsi mis en branle <em>The Neon Demon</em>. Une plongée ultra-esthétisée dans le Los Angeles des top-modèles, où la concurrence fait rage. On y croise Jesse (Elle Fanning), fraîchement débarquée à L.A. pour devenir mannequin. Belle et naïve, elle va rapidement comprendre, au contact des autres beautés croisées, que si l’homme est un loup pour l’homme, l’apprentie mannequin est pour les autres un véritable requin. Au gré de séquences assourdissantes à l’époustouflante symétrie graphique (mentions à la directrice photo Natasha Braier et au compositeur Cliff Martinez), Jesse va adopter les codes de la mode et repousser tous ceux qui lui tendent la main. Et le film sombre ainsi dans l’horreur morbide, scènes choc à l’appui qui tranchent avec la beauté plastique et ingénue des mannequins. Mais étrangement, alors que les précédents films de NWR s’assemblaient pour former une œuvre filmée impeccable, <em>The Neon Demon</em> semble victime de son objet et se cantonner à la superficialité. Derrière la technique – impressionnante –, pas d’enjeu, pas de complexité, pas de vision singulière d’un monde pourtant fait de fantasmes. <em>The Neon Demon</em> est plus proche du <em>Cremaster</em> de Matthew Barney ou du <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/lost-river-ryan-gosling-christina-hendricks/" title="Lost River, de Ryan Gosling">Lost River</a></em> de l’élève Ryan Gosling que de la magnificence de <em>Drive</em>. Un film en plastique ? <span id="more-24181"></span></p>
<p>&nbsp;<br />
The Neon Demon <em>de Nicolas Winding Refn, avec Elle Fanning, Karl Glusman, Jena Malone, Desmond Harrington, Christina Hendricks, Keanu Reeves… Danemark, Etats-Unis, France, 2016. En compétition au 69e Festival de Cannes. Sortie le 8 juin 2016.</em></p>
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		<title>My Life Directed By Nicolas Winding Refn, de Liv Corfixen</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Apr 2016 15:35:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yvan Pierre-Kaiser</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Alors que Nicolas Winding Refn est de retour en Sélection officielle cannoise 2016 avec son dernier opus, The Neon Demon, voilà que nous parvient ce documentaire sur le tournage de...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/04/my-life-directed-nicolas-winding-refn-liv-corfixen-dvd.jpg" title="My Life Directed By Nicolas Winding Refn, de Liv Corfixen" alt="My Life Directed By Nicolas Winding Refn, de Liv Corfixen" width="206" height="280" class="alignleft size-full wp-image-23466" />Alors que Nicolas Winding Refn est de retour en <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/69e-festival-international-film-cannes-2016/" title="11/05-22/05 : 69e Festival de Cannes" target="_blank">Sélection officielle cannoise 2016</a> avec son dernier opus, <em>The Neon Demon</em>, voilà que nous parvient ce documentaire sur le tournage de son précédent film, <em>Only God Forgives</em>. Cela ne pourrait être qu’un bonus de DVD, façon « making of », sur les difficultés d’un tournage de 6 mois à Bangkok, mais partant d’un simple regard « behind the scenes », le film devient une réflexion intime et parfois cruelle sur les doutes d’un artiste et le péril dans lequel il met sa famille (et surtout son mariage). La réussite de ce projet est en grande partie due à l’identité de la réalisatrice, qui n’est autre que l’épouse de NWR… Loin d’une autofiction tournée au caméscope (un genre loin d’être honteux en soi, cf. Alain Cavalier et Chantal Akerman ou Naomi Kawase) où le tournage ne sert qu’à créer des moments de tensions pour mieux exhiber son malaise ou son narcissisme exacerbé, le documentaire de Liv Corfixen est une étude douloureuse et profondément honnête sur le métier de la création artistique.</p>
<p>Certes, voir Ryan Gosling faire le pitre avec les enfants du réalisateur danois est anecdotique (mais ça rend aussi assez jaloux, avouons-le) et le film a son lot de moments décalés (quand l’équipe accepte de participer à un festival local pour gagner assez d’argent afin de payer le bakchich destiné à la police taïwanaise), mais tout cela sert avant tout à montrer l’immersion totale que vit l’équipe. <span id="more-23463"></span></p>
<p>Ce projet est né sur le moment, sans écriture, sans préméditation. Ce côté brut est d’ailleurs assez séduisant : Liv Corfixen n’est pas en train de démontrer quoi que ce soit, elle est simple témoin – parfois avec la maladresse de son inexpérience derrière une caméra – des tensions et des affres dans lesquels se projette son mari. Son insistance à le filmer, à l’interroger sur son ressenti sont d’ailleurs des instants ambiguës, entre cinéma–vérité et malaise total. Malgré toute son affection, elle reste étrangère à ses doutes et lui n’arrive pas à communiquer pourquoi il est persuadé de foncer droit dans le mur avec ce projet.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/04/ryan-gosling-nicolas-winding-refn-my-life-directed-by.jpg" alt="My Life Directed By Nicolas Winding Refn, de Liv Corfixen" title="My Life Directed By Nicolas Winding Refn, de Liv Corfixen" width="280" height="157" class="alignright size-full wp-image-23468" />Situé entre le <em>Heart of Darkness</em> d’Eleanor Coppola et le <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/making-of-shining-vivian-kubrick/" title="Making of The Shining par Vivian Kubrick" target="_blank">making of de <em>Shining</em></a>, ce « petit » film est la suite logique du documentaire <em>The Gambler</em> où l’on suivait NWR et son épouse suite à l’échec total que fut <em>Inside Job</em>. Y aura-t-il une suite aux mésaventures du couple danois ? Est-ce la naissance d’un feuilleton documentaire éparpillé çà et là, dont les épisodes sont autant de pièces clairsemées au gré des regards et projets ? Ce qui est certain, c’est que Liv Corfixen a pris goût au métier de réalisatrice comme elle le confirmait lors d’une rencontre où assistait aussi son mari. Les voir ainsi côte à côte, ayant accompli une thérapie de couple (de leur propre aveu), loquaces et détendus donne envie de les accompagner encore un peu dans ce voyage au bout des ténèbres qu’est la création. Un chemin de croix et de joie que Liv Corfixen a réussi à montrer avec beaucoup de tendresse et de sincérité.</p>
<p>&nbsp;<br />
My Life Directed By Nicolas Winding Refn<em> de Liv Corfixen, avec Nicolas Winding Refn, Liv Corfixen, Ryan Gosling&#8230; Danemark, 2015. Sortie DVD et VOD le 27 avril 2016.</em></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/lzsfkx/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
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		<title>What We Become, de Bo Mikkelsen</title>
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		<pubDate>Sun, 31 Jan 2016 18:00:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Gustav est un adolescent qui passe tranquillement ses vacances d’été sur son vélo ou son skate, quand une violente épidémie de grippe frappe le quartier. L’armée met la population en...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/01/affiche-what-we-become-bo-mikkelsen.jpg" alt="What We Become, de Bo Mikkelsen" title="What We Become, de Bo Mikkelsen" width="189" height="280" class="alignleft size-full wp-image-22989" />Gustav est un adolescent qui passe tranquillement ses vacances d’été sur son vélo ou son skate, quand une violente épidémie de grippe frappe le quartier. L’armée met la population en quarantaine, mais on s’en doute, sinon l’histoire couperait court, la situation dégénère. Les infectés virent à la folie et attaquent les autres.</p>
<p>On ne boude pas un film d’horreur danois. D’abord parce que dans une production trustée par les Etats-Unis et largement formatée, la recherche d’un petit bol d’air de liberté créatrice ne se refuse pas. Rappelons-nous qu’on doit au Danemark <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/haxan-christensen-cagliostro-oswald/" title="Häxan, de Benjamin Christensen et Cagliostro, de Richard Oswald">Haxan</a></em>, quand même. Ensuite, dans ce cas précis, parce que lors de la présentation officielle du film en compétition au <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/festival-film-fantastique-gerardmer-2016/" title="27/01-31/01 : 23e Festival du film fantastique de Gérardmer">23e Festival de Gérardmer</a>, le réalisateur Bo Mikkelsen a souligné qu’un tel film <em>« ne s’est jamais fait au Danemark »</em>. Notre curiosité est définitivement piquée. C’est parti pour 1h25 de film en danois.</p>
<p>Ca commence fort, musicalement et visuellement, avec le prégénérique et le carton de titre qui apparaît. L’introduction assourdissante présage du bon, dans la tradition de John Carpenter et plus récemment de David Robert Mitchell (<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/it-follows-david-robert-mitchell/" title="It Follows, de David Robert Mitchell">It Follows</a></em>, lui-même largement inspiré par <em>Halloween</em>). Le travail du son est fabuleux. Peter Albrechtsen (également compositeur d’<em>Antichrist</em>) mêle les nappes musicales pour déformer le son final, un peu à la manière d’un Phil Spector. Objectif angoisse. Ce qui est plutôt réussi dans la première partie du film, huis clos étouffant sur fond de virus mortel. Bo Mikkelsen sait filmer et le montre, peut-être un peu trop. Formellement, <em>What We Become</em> est une petite pépite qui nous renvoie avec bonheur aux parangons historiques du genre, ce qu’il partage encore avec <em>It Follows</em>. <span id="more-22988"></span></p>
<p>Là où le bât blesse, c’est que Bo Mikkelsen, tel un hipster dans son <em>barber shop</em> préféré, se focalise quasi exclusivement sur l’esthétique. Bien vite – attention on va bientôt spoiler – l’intrigue montre des faiblesses, le scénario des trous béants et des approximations en tout genre. Bo prend-il le spectateur pour un idiot ? C’est bien mal le connaître, surtout lorsqu’il est dit « de genre », biberonné aux comics et au cinéma geek. Les raccourcis, les détails dont on se défait au profit de la simplicité de l’action (l&#8217;absence de gaz qui interdit toute cuisson, mais qui revient quand il s’agit de faire disparaître Ninus le lapin), la bêtise supposée des personnages (qui irait réellement espionner des dizaines de militaires armés jusqu’aux dents pour ouvrir des camions pleins de morts alors qu’une épidémie inconnue se répand ?)… Et encore, tout ça ne serait rien si la seconde partie, qui fait éclater la violence et désamorce l’angoisse palpable du début, ne relevait pas tout bonnement du cliché. <em>What We Become</em> surfe sur la mode du zombie, alors qu’il aurait dû chercher ailleurs la filiation (ce qu’a réussi à faire David Robert Mitchell dans <em>It Follows</em>). En tranchant avec les codes de l’infection zombie, Bo Mikkelsen aurait prolongé le malaise. Au lieu de ça, <em>What We Become</em> finit par enchaîner les poncifs, plan aérien final laissant présumer que l’horrible épidémie se propage dans tout le pays y compris.</p>
<p>Peut-être que le film de Bo Mikkelsen est une première au Danemark, que pour d’obscures raisons le pays est plus adepte des sorcières et résurrections que des morts-vivants, et que ses habitants n’ont pas le câble. Mais partout ailleurs, ceux qui ont vu <em>La Nuit des morts-vivants</em>, <em>The Walking Dead</em> ou son spin-off <em>Fear the Walking Dead</em>, vont trouver <em>What We Become</em> réchauffé (au gaz) et décevant. </p>
<p>&nbsp;<br />
What We Become <em>(Sorgenfri) de Bo Mikkelsen, avec Mille Dinesen, Ole Dupont, Mikael Birkkjær&#8230; Danemark, 2015.</em></p>
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		<title>Béliers, de Grimur Hakonarson</title>
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		<pubDate>Sun, 17 May 2015 15:00:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Un Certain Regard 2015]]></category>
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		<description><![CDATA[Amour vache L’Islande est surtout connue pour ses aurores boréales. Ou alors pour sa musique, dignement représentée par Björk, aussi actrice à ses heures, et le magique groupe de post-rock...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Amour vache</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/rams-grimur-hakonarson.jpg" alt="Rams, de Grimur Hakonarson" width="280" height="130" class="alignleft size-full wp-image-21139" />L’Islande est surtout connue pour ses aurores boréales. Ou alors pour sa musique, dignement représentée par Björk, aussi actrice à ses heures, et le magique groupe de post-rock Sigur Ros. Aussi, on ne boude pas notre plaisir lorsqu’il nous est donné l’opportunité d’apprécier un peu de son cinéma qui, comme la musique de Sigur Ros, invite à plonger dans les immensités sauvages de la Terre de Glace. <em>Béliers</em>, c’est le récit de deux frères éleveurs de moutons, vivant côte à côte sans jamais se parler suite à une brouille vieille de quarante ans. Une histoire simple et taiseuse, qui en dit paradoxalement long sur les relations non seulement fraternelles, mais aussi celles qui régissent une communauté isolée pendant ces longs mois d’hiver austral. Grimur Hakonarson dépeint avec bienveillance et humour le quotidien de ces fermiers qui ont appris à chérir davantage la compagnie des béliers que celle des hommes, leur empruntant au passage quelques caractéristiques, dont celle de se rentrer dedans à la première occasion. A l’écran transparaît la passion du cinéaste pour son pays, pour ses personnages et même pour ses troupeaux de béliers islandais – qui en imposent, il faut le reconnaître. Et avant qu’on puisse penser l’exercice joli mais inconséquent, Hakonarson conclut son film de manière remarquable, lui donnant tout son sens dans les quelques dernières minutes, lumineuses, et révélant une foi inébranlable en l’homme. <span id="more-21138"></span></p>
<p>&nbsp;<br />
Béliers <em>(Hrútar) de Grimur Hakonarson, avec Sigurdur Sigurjosson, Theodor Juliusson, Charlotte Boving&#8230; Islande, Danemark, 2015. Grand Prix Un Certain Regard au 68e Festival de Cannes.</em></p>
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		<title>Cinq bonnes raisons d’attendre la sortie de The Salvation</title>
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		<pubDate>Fri, 23 May 2014 17:45:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Séances spéciales du 67e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Danemark]]></category>
		<category><![CDATA[western]]></category>

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		<description><![CDATA[On a vu <em>The Salvation</em> au Festival de Cannes. Mads Mikkelsen en cow-boy. On vous donne cinq bonnes raisons d'aller voir le film de Kristian Levring quand il sortira le 5 novembre prochain.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>On a vu <em>The Salvation</em> au <a href="www.grand-ecart.fr/pense-bete/67e-festival-international-film-cannes-jane-campion-2014/" target="_blank">67e Festival de Cannes</a>. On a donc vu Mads Mikkelsen en cow-boy. Il est comme Viggo, un rien l&#8217;habille et tout lui va. Alors on vous donne cinq bonnes raisons d&#8217;aller voir le film du Danois Kristian Levring quand il sortira en salle le 27 août prochain.</strong></p>
<p><center><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/1-quel-film.png" alt="Quel film - 1 ?" width="49" height="50" /></center></p>
<p>Le pitch classique et alléchant. 1871. Jon a quitté le Danemark pour s’installer aux Etats-Unis. Il retrouve sa femme et son fils qu’il n’a pas vus depuis sept ans. A peine arrivés, ces deux-là se font massacrer par deux truands. Quand Jon les rattrape, il les crible de balles de la tête aux talons. Et dans cet Ouest sauvage et violent, l’histoire ne peut s’arrêter là. D’autant que l’un des cadavres est le frère du caïd de la ville… </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/affiche-the-salvation1.jpg" alt="The Salvation" width="605" height="250" class="aligncenter size-full wp-image-18030" /></p>
<p><center><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/2-quel-film.png" alt="Quel film - 2 ?" width="49" height="50" /></center></p>
<p>La scène d’ouverture claque comme un coup de fouet et impose d’emblée le charismatique Mads Mikkelsen sous une lumière crépusculaire. Aussi avare en paroles que dans son rôle de <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/michael-kohlhaas-arnaud-des-pallieres/" title="Michael Kohlhaas, de Arnaud Des Pallières" target="_blank">Michael Kohlhaas</a>, le mec en impose. Là encore, il n’a plus rien à perdre et ça va chier… Résultat, le voilà qui se meut en John McClane (en moins bavard) sauce western. <span id="more-17997"></span></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/the-salvation.jpg" alt="The Salvation" width="605" height="250" class="aligncenter size-full wp-image-18014" /></p>
<p><center><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/3-quel-film.png" alt="Quel film - 3 ?" width="49" height="50" /></center></p>
<p>Conventionnel, diront certains. Joli clin d’œil aux westerns de Leone ou Ford. A hauteur de cow-boys, un peu carton-pâte parfois, <em>The Salvation</em> déroule ses paysages arides, offre quelques jolis panoramas et fait défiler ses gueules cassées, ses lâches, ses justiciers intègres et ses belles femmes malmenées. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/the-salvation-western.jpg" alt="The Salvation" width="605" height="250" class="aligncenter size-full wp-image-18017" /></p>
<p><center><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/4-quel-film.png" alt="Quel film - 4 ?" width="49" height="50" /></center></p>
<p>Le propos sous-jacent &#8211; pas très approfondi, on vous l’accorde &#8211; qui fait sourire. Avant d’être une grande et belle nation <em>(rires)</em>, l’Amérique fut construite par une bande de lâches sur des cadavres et des terres dérobées. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/the-salvation-eva-green1.jpg" alt="The Salvation" width="605" height="250" class="aligncenter size-full wp-image-18023" /></p>
<p><center><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/5-quel-film.png" alt="Quel film - 5 ?" width="49" height="50" /></center></p>
<p>Joli dosage de séquences sombres et d’humour féroce. <em>The Salvation</em> maîtrise assez bien l’art des ruptures, tour à tour drôle, violent, mélodramatique et jouissif. Les scènes de baston et de fusillade testostéronées, les embuscades, les exécutions sans sommation, les tortures au soleil : tout y est et tout est permis. Bref, un bon divertissement qui commence comme un récit âpre et sombre et se prolonge en grosse sauterie pour geek fan de western spaghetti.  </p>
<p>&nbsp;<br />
<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/the-salvation-western-mads.jpg" alt="The Salvation" width="605" height="250" class="aligncenter size-full wp-image-18027" /></p>
<p>&nbsp;<br />
The Salvation <em>de Kristian Levring avec Mads Mikkelsen, Eva Green, Jeffrey Dean Morgan… Danemark, 2014. Sortie en salle le 27 août 2014. Présenté hors compétition au Festival de Cannes 2014.</em><br />
&nbsp;</p>
<p><center><script type="text/javascript" src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/3qkkp8/zone/2/autoplay/no/"></script></center></p>
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		<title>When Animals Dream, de Jonas Alexander Arnby</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Apr 2014 20:57:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Menossi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Semaine de la critique 2014]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[Danemark]]></category>
		<category><![CDATA[loup-garou]]></category>

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		<description><![CDATA[Femmes à poils Marie et ses parents vivent dans un petit village de pêcheurs du Jutland accroché le long de la côte ouest du Danemark. Une famille qui fait l&#8217;objet...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Femmes à poils</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/when-animals-dream-jonas-arnby.jpg" alt="When Animals Dream, de Jonas Alexander Arnby" title="When Animals Dream, de Jonas Alexander Arnby" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-17372" />Marie et ses parents vivent dans un petit village de pêcheurs du Jutland accroché le long de la côte ouest du Danemark. Une famille qui fait l&#8217;objet de toutes les attentions, suscitant crainte et curiosité… Alors que son père se met en quatre pour ne pas faire de vagues et dissimuler la mystérieuse maladie de son épouse, contrainte à rester scotcher sur son fauteuil roulant, mutique, Marie, au contraire, compte bien trouver sa place au sein de cette communauté aux mœurs rigides (on est en plein fief protestant). La jeune fille, visage d&#8217;ange, beauté diaphane, ne passe pas inaperçue. Notamment auprès des spécimens masculins. Et elle-même ne reste d&#8217;ailleurs pas insensible à certains regards. Et alors que Marie croit pouvoir atteindre une certaine &#8220;normalité&#8221;, elle se met à développer les mêmes symptômes que sa mère et serait alors condamnée à subir le même sort. Piqûres de sédatifs pour ne pas devenir ce qu&#8217;elle est, apathie, regard vide. Une perspective qu&#8217;elle refuse rageusement. Mais alors que les stigmates de sa &#8220;différence&#8221; s&#8217;affirment chaque jour un peu plus, Marie sent croître l&#8217;animosité des villageois à son égard…</p>
<p><em>When Animals Dream</em>, c&#8217;est d&#8217;abord le portrait de deux femmes, d&#8217;une mère et de sa fille s&#8217;évertuant à se libérer d&#8217;un carcan qu&#8217;elles refusent. Celui d&#8217;un surmoi castrateur mis à mal par le moi de plus en plus pressant d&#8217;une adolescente confrontée à l&#8217;acceptation de son corps, de ses instincts, de sa sexualité. Un film également sur la crainte que suscitent bien souvent les femmes de pouvoir qui, au-delà de simplement s&#8217;assumer, revendiquent leur identité, leur parcours, leurs origines, face aux regards des autres, prisonniers de leur pré carré moraliste et de leur pieuse culpabilité. <em>When Animals Dream</em> est un film non pas &#8220;de&#8221; loups garous mais &#8220;avec&#8221; des loups garous. La lycanthropie, comme le vampirisme dans le <em>Morse</em> de Tomas Alfredson, ne sert que de prétexte allégorique à une réflexion autrement plus subtile que le déchaînements de séquences ensanglantées (c&#8217;est bien aussi, mais ce n&#8217;est pas le propos ici). Ce premier long-métrage de Jonas Alexander Arnby partage d&#8217;ailleurs beaucoup plus avec le chef d&#8217;œuvre d&#8217;Alfredson. Il en a l&#8217;esthétique naturaliste, épurée et la luminosité brumeuse. La mise en scène sèche, la retenue élégante et la finesse des personnages. La même volonté de proposer une variation inédite autour d&#8217;un cinéma de genre multi-référencé. Un premier coup 100% gagnant pour ce Arnby dont on surveillera désormais les moindres faits et gestes. </p>
<p>When Animals Dream<em>, de Jonas Alexander Arnby, avec Sonia Suhl, Lars Mikkelsen, Sonja Richter&#8230; Danemark, 2014. Présenté à la 53e Semaine de la critique.</em></p>
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		<title>Jauja, de Lisandro Alonso</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Apr 2014 19:23:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Un Certain Regard 2014]]></category>
		<category><![CDATA[Argentine]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[Danemark]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>

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		<description><![CDATA[Sélection Un Certain Regard 2014 Qui ? Cette année, l&#8217;Argentine est présente en compétition avec Wild Tales et au Certain Regard avec Jauja. Un détail qui ne devrait pas déplaire...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Sélection Un Certain Regard 2014</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/04/jauja-viggo-mortensen-lisandro-alonso.jpg" title="Jauja, de Lisandro Alonso" alt="Jauja, de Lisandro Alonso" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-17311" /><strong>Qui ?</strong><br />
Cette année, l&#8217;Argentine est présente en compétition avec <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/competition-palme-or-2014/wild-tales-damian-szifron/" title="Wild Tales, de Damian Szifron" target="_blank">Wild Tales</a></em> et au Certain Regard avec <em>Jauja</em>. Un détail qui ne devrait pas déplaire au président du jury argentin&#8230; Lisandro Alonso a déjà été sélectionné en section Un Certain Regard avec son premier film, <em>La Libertad</em>.</p>
<p><strong>Quoi ?</strong><br />
<em>Jauja</em>, c&#8217;est un étrange voyage à la conquête de l&#8217;eldorado, qui défile entre Danemark et Patagonie. On y suit le toujours parfait Viggo Mortensen, Danois qui embarque pour l&#8217;Argentine. D&#8217;après son réalisateur, <em>Jauja</em> &#8220;est un rêve sur l&#8217;amour, la mort et comment continuer&#8221;.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Only God Forgives de Nicolas Winding Refn</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/66e-festival-cannes-2013/films-selection-officielle-quinzaine/only-god-forgives-de-nicolas-winding-refn/</link>
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		<pubDate>Fri, 24 May 2013 17:56:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films du 66e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Danemark]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Winding Refn]]></category>
		<category><![CDATA[prostitution]]></category>
		<category><![CDATA[Ryan Gosling]]></category>
		<category><![CDATA[sang]]></category>
		<category><![CDATA[Stanley Kubrick]]></category>
		<category><![CDATA[Thaïlande]]></category>

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		<description><![CDATA[Direction Bangkok, ses ruelles, ses vitrines de filles de joie, ses karaokés kitch, ses lampions rouges et ses néons fluo. Une ville entre rêve et réalité. Un entre-deux dans lequel a échoué Julian...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/04/affiche-only-god-forgives.jpg" alt="Affiche de Only God Forgives" width="206" height="280" class="alignleft size-full wp-image-13201" /><strong>Direction Bangkok, ses ruelles, ses vitrines de filles de joie, ses karaokés kitch, ses lampions rouges et ses néons fluo. Une ville entre rêve et réalité. Un entre-deux dans lequel a échoué Julian (Ryan Gosling en mode moins j’en fais, plus je crève l’écran), le héros d’<em>Only God Forgives</em>.</strong> </p>
<p>De Julian on ne sait que peu de choses et compte tenu de son aphasie, on n’en saura pas beaucoup plus. Quelques bribes&#8230; L’homme tient une salle de boxe, couverture pour son trafic de drogue. Son frère est assassiné pour avoir tué une prostituée. Sa mère (Kristin Scott Thomas), ivre de vengeance débarque pour rapatrier le corps du fils disparu. Et la même mère d’exiger de Julian la tête du coupable tout en comparant la taille des membres de ses deux héritiers… </p>
<p>Un pitch de série B comme prétexte à un livre d’images baroques, léchées et maîtrisées. Maniérées diront certains. Mais ce serait passer à côté de l’essentiel. <em>Only God Forgives</em> est une tragédie grecque avec ce que cela implique d’excès et de symétrie. Son héros déambule. Ni totalement bon, ni totalement mauvais, il est l’être médiocre qui « sans être un parangon de vertu et de justice, tombe dans le malheur non pas à cause de ses vices ou de sa méchanceté mais à cause de quelque erreur », soulignait Aristote à propos du héros tragique. Déroutant, contradictoire et incompréhensible : Julian lutte et subit. Exit le cow-boy de <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/drive-nicolas-winding-refn/" target="_blank">Drive</a></em>. Devenu Œdipe, l’icône se fait démolir. Coupable et innocent, il est le jouet des Dieux. D’un Dieu ou plutôt d’un homme qui se prend pour Dieu : Chang, vieux policier aux méthodes peu orthodoxes, chanteur à ses heures perdues. <span id="more-12278"></span></p>
<p>Et tandis que la narration s’étiole, que les dialogues sont réduits à néant et que la musique gronde, Refn ralentit son film à l’extrême. Ici ce ne n&#8217;est pas la vitesse des images projetées qui décroît, ce sont les héros qui se déplacent de plus en plus lentement. Un pas après l’autre, ils affrontent leur destin. </p>
<p>Métaphysique, <em>Only God Forgives</em> est aussi radical que <em>Le Guerrier silencieux</em>, aussi éthéré que <em>Drive</em>, aussi volontairement masochiste que <em>Bronson</em>. Une synthèse de ses films, en somme. Refn y interroge le rapport de l&#8217;homme à ses actes. Le conflit de l&#8217;homme avec les dieux, le conflit des hommes entre eux, le conflit de l&#8217;homme avec lui-même.</p>
<p>&nbsp;<br />
Only God Forgives <em>de Nicolas Winding Refn, avec Ryan Gosling, Kristin Scott Thomas, Vithaya Pansringarm&#8230; France, Danemark, 2013. Présenté en compétition officielle au 66E Festival de Cannes.</em></p>
<p><strong>&raquo; Retrouvez tout notre <a href="/66e-festival-cannes-2013/">dossier dédié au 66e Festival de Cannes</a></strong></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/q0vvl0/zone/2/autoplay/no/"></script></center></p>
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