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	<title>Grand Écart &#187; Miscellanées</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Miscellanée #16 : 62 ans de Palmes d’or</title>
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		<pubDate>Wed, 13 May 2015 09:00:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cyril Menossi</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'actu du 70e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Miscellanées]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
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		<category><![CDATA[palmarès]]></category>
		<category><![CDATA[Terrence Malick]]></category>

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		<description><![CDATA[Plus de 40 heures de travail, 13,5 centimètres de haut, 9 centimètres de large, 118 grammes d’or 24 carats, 1 kilogramme de cristal et estimée à un peu plus de 20 000 euros : la Palme d'or.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/palme-or-festival-film-cannes-copy-fdc.jpg" alt="La Palme d&#039;or (c) FDC" title="La Palme d&#039;or (c) FDC" width="280" height="198" class="alignleft size-full wp-image-21271" /><strong>Plus de 40 heures de travail, 13,5 centimètres de haut, 9 centimètres de large, 118 grammes d’or 24 carats, 1 kilogramme de cristal et estimée à un peu plus de 20 000 euros… Déjà 62 ans de Palmes d&#8217;or, et une histoire passionnante.</strong></p>
<p>2017 : <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/films-competition-70e-festival-cannes-selection-jury-almodovar-2017/">70e édition de Cannes</a> mais seulement 62e Palme d’or. Sacré Graal du septième art, la récompense la plus en vogue dans le monde du cinéma n’a pas toujours eu le vent en poupe et son histoire a été quelque peu chaotique.<br />
Si vous le voulez bien, remontons aux années 1950. A l’époque, pas de Palme d’or mais le « Grand Prix du Festival international du film ». Oubliés également l’or et le cristal, le réalisateur consacré recevait un diplôme et une œuvre signée par un artiste en vogue. Pas très glamour pour la Croisette, vous en conviendrez !<br />
<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/Marty-de-Delbert-Mann.jpg" alt="Marty, de Delbert Mann" title="Marty, de Delbert Mann" width="250" height="188" class="alignright size-full wp-image-21257" />C’est pourquoi, dès 1955, le Festival de Cannes voit apparaître la Palme d’or. Créée par la joaillière Lucienne Lazon, c’est le réalisateur américain Delbert Mann, pour son film <em>Marty</em>, qui recevra la récompense telle qu’on la connaît (plus ou moins) aujourd’hui pour la toute première fois de l’histoire du cinéma. Mais volte-face en 1963 quand l’administration décide de rétablir le « Grand Prix du Festival » avec les anciennes récompenses des années 1950.<br />
C’est finalement en 1975 que la Palme d&#8217;or est définitivement adoptée, bien qu’elle ne reçoive officiellement cette nomination qu’en 1980.<br />
Après quelques modifications, elle obtient la forme qu’on lui connaît aujourd’hui en 1997, lorsque la joaillerie Chopard obtient l’exclusivité de la réalisation du trophée. <span id="more-21255"></span></p>
<p>Mais outre l’aspect glamour à paillettes de la sculpture, la Palme d’or est, bien évidemment, un enjeu médiatique dangereux. Le réalisateur qui remporte ce prix n’est pas assuré du succès de son film auprès des critiques et du box-office. On observe bien souvent l’effet inverse avec une partie du public se sentant exclue par un cinéma qu’elle considère comme élitiste et pompeuse. Des films tels que <em>Les Meilleures Intentions</em> de Bille August (Palme d&#8217;or 1992), <em>L&#8217;Eternité et un jour</em> de Theo Angelopoulos (Palme d&#8217;or 1998) ou encore <em>Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures</em> d&#8217;Apichatpong Weerasethakul (Palme d&#8217;or 2010) en ont fait les frais avec respectivement 91 000, 130 000 et 182 000 entrées en France &#8211; à titre de comparaison, <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/la-vie-adele-abdellatif-kechiche/" title="La Vie d’Adèle – Chapitre 1 &amp; 2 de Abdellatif Kechiche">La Vie d&#8217;Adèle : chapitre 1 et 2</a></em> d&#8217;Abdellatif Kechiche, Palme d&#8217;or 2013, a recensé plus d&#8217;un million d&#8217;entrées dans l&#8217;Hexagone.</p>
<p>Toute institution historique (car oui, la Palme d’or est à elle seule une institution) a son lot de « premières fois » plus ou moins originales. En ce qui concerne la récompense suprême, il convient d’en retenir trois. A vous ensuite de juger de l&#8217;excentricité de chacune d’elle.<br />
<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/Jane-Campion.jpg" alt="Jane Campion" title="Jane Campion" width="250" height="176" class="alignleft size-full wp-image-21258" />En 59 ans, la Palme d’or n’a été décernée qu’une seule fois à une femme : Jane Campion pour <em>La Leçon de piano</em> en 1993. Et ce, malgré la sélection en compétition officielle de Valeria Bruni Tedeschi en 2013, Alice Rohrwacher et Naomi Kawase en 2014, Valérie Donzelli et Maïwenn pour cette édition 2015.<br />
A ce jour, seulement sept réalisateurs ont remporté deux fois le précieux trophée : Francis Ford Coppola (<em>Conversation secrète</em> en 1974 et <em>Apocalypse Now</em> en 1979), Shoei Imamura (<em>La Ballade de Narayama</em> en 1983 et <em>L’Anguille</em> en 1997), Bille August (<em>Pelle le conquérant</em> en 1988 et <em>Les Meilleures Intentions</em> en 1992), Emir Kusturica (<em>Papa est en voyage d’affaires</em> en 1985 et <em>Underground</em> en 1995), les frères Dardenne (<em>Rosetta</em> en 1999 et <em>L’Enfant</em> en 2005) et Michael Haneke (<em>Le Ruban blanc</em> en 2009 et <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/amour-michael-haneke/" title="Amour, de Michael Haneke">Amour</a></em> en 2012).<br />
Il y a deux ans, et pour la première fois dans l’histoire de la Palme, le trophée a été remis à un réalisateur et à ses deux actrices principales : Abdellatif Kechiche, Adèle Exarchopoulos et Léa Seydoux pour <em>La Vie d’Adèle</em>.</p>
<p>En 2015, pour célébrer les 60 ans de la création du trophée, Cannes Classics projette <em>La Légende de la Palme d’or</em>, d’Alexis Veller.</p>
<p>Dernières précisions avant de vous dévoiler la liste du palmarès du Festival de Cannes depuis sa création. La première édition de Cannes devait avoir lieu du 1er au 20 septembre 1939 sous la présidence de Louis Lumière. Malgré un film récompensé (<em>Pacific Express</em> de Cecil B. DeMille), les événements tragiques de cette époque ont contraint les réalisateurs à reporter la première édition effective du Festival au 20 septembre 1946. A partir de cette année il aura lieu tous les ans, sauf en 1948 et 1950, pour raisons budgétaires. A partir de 1952, le Festival se déroule au printemps.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Pré-guerre</h4>
<p><strong>1939</strong><br />
<em>Pacific Express (Union Pacific)</em> de Cecil B. DeMille</p>
<h4>Première période : « Grand Prix du Festival international du Film »</h4>
<p><strong>1946</strong><br />
<em>L&#8217;Epreuve (Iris och löjtnantshjärta)</em> d&#8217;Alf Sjöberg<br />
<em>Le Poison (The Lost Weekend)</em> de Billy Wilder<br />
<em>La terre sera rouge (De Røde enge)</em> de Bodil Ipsen et Lau Lauritzen Jr<br />
<em>La Ville basse (नीचा नगर, Neecha Nagar)</em> de Chetan Anand<br />
<em>Brève rencontre (Brief Encounter)</em> de David Lean<br />
<em>María Candelaria</em> d&#8217;Emilio Fernández<br />
<em>Le Tournant décisif (Великий перелом, Velikiy perelom)</em> de Fridrikh Ermler<br />
<em>La Symphonie pastorale</em> de Jean Delannoy<br />
<em>La Dernière Chance (Die letzte Chance)</em> de Leopold Lindtberg<br />
<em>Les Hommes sans ailes (Muzi bez krídel)</em> de Frantisek Cáp<br />
<em>Rome, ville ouverte (Roma città aperta)</em> de Roberto Rossellini</p>
<p><strong>1947</strong><br />
<em>Ziegfeld Follies</em> de Vincente Minnelli<br />
<em>Dumbo</em> de Ben Sharpsteen &amp; Walt Disney<br />
<em>Les Maudits</em> de René Clément<br />
<em>Antoine et Antoinette</em> de Jacques Becker<br />
<em>Feux croisés (Crossfire)</em> d&#8217;Edward Dmytryk</p>
<p><strong>1949</strong><br />
<em>Le Troisième Homme (The Third Man)</em> de Carol Reed</p>
<p><strong>1951</strong><br />
<em>Mademoiselle Julie (Fröken Julie)</em> d&#8217;Alf Sjöberg<br />
<em>Miracle à Milan (Miracolo a Milano)</em> de Vittorio De Sica</p>
<p><strong>1952</strong><br />
<em>Othello (The Tragedy of Othello : The Moor of Venice)</em> d&#8217;Orson Welles<br />
<em>Deux sous d&#8217;espoir (Due soldi di speranza)</em> de Renato Castellani</p>
<p><strong>1953</strong><br />
<em>Le Salaire de la peur</em> d&#8217;Henri-Georges Clouzot</p>
<p><strong>1954</strong><br />
<em>La Porte de l&#8217;enfer (地獄門, Jigokumon)</em> de Teinosuke Kinugasa</p>
<h4>Deuxième période : la Palme d&#8217;or</h4>
<p><strong>1955</strong><br />
<em>Marty</em> de Delbert Mann</p>
<p><strong>1956</strong><br />
<em>Le Monde du silence</em> de Jacques-Yves Cousteau et Louis Malle</p>
<p><strong>1957</strong><br />
<em>La Loi du Seigneur (Friendly Persuasion)</em> de William Wyler</p>
<p><strong>1958</strong><br />
<em>Quand passent les cigognes (Летят журавли, Letjât žuravli)</em> de Mikhaïl Kalatozov</p>
<p><strong>1959</strong><br />
<em>Orfeu Negro</em> de Marcel Camus</p>
<p><strong>1960</strong><br />
<em>La dolce vita</em> de Federico Fellini</p>
<p><strong>1961</strong><br />
<em>Une aussi longue absence</em> d&#8217;Henri Colpi<br />
<em>Viridiana</em> de Luis Buñuel</p>
<p><strong>1962</strong><br />
<em>La Parole donnée (O Pagador de Promessas)</em> d&#8217;Anselmo Duarte</p>
<p><strong>1963</strong><br />
<em>Le Guépard (Il gattopardo)</em> de Luchino Visconti</p>
<h4>Troisième période : retour au « Grand Prix du Festival »</h4>
<p><strong>1964</strong><br />
<em>Les Parapluies de Cherbourg</em> de Jacques Demy</p>
<p><strong>1965</strong><br />
<em>Le Knack&#8230; et comment l&#8217;avoir (The Knack &#8230;and How to Get It)</em> de Richard Lester</p>
<p><strong>1966</strong><br />
<em>Un homme et une femme</em> de Claude Lelouch<br />
<em>Ces messieurs dames (Signore &amp; signori)</em> de Pietro Germi</p>
<p><strong>1967</strong><br />
<em>Blow-Up</em> de Michelangelo Antonioni</p>
<p><strong>1968</strong><br />
Interrompu suite aux événement de Mai 68.</p>
<p><strong>1969</strong><br />
<em>If&#8230;</em> de Lindsay Anderson</p>
<p><strong>1970</strong><br />
<em>M*A*S*H</em> de Robert Altman</p>
<p><strong>1971</strong><br />
<em>Le Messager (The Go-Between)</em> de Joseph Losey</p>
<p><strong>1972</strong><br />
<em>La classe ouvrière va au paradis (La classe operaia va in paradiso)</em> d&#8217;Elio Petri<br />
<em>L&#8217;Affaire Mattei (Il Caso Mattei)</em> de Francesco Rosi</p>
<p><strong>1973</strong><br />
<em>La Méprise (The Hireling)</em> d&#8217;Alan Bridges<br />
<em>L&#8217;Epouvantail (Scarecrow)</em> de Jerry Schatzberg</p>
<p><strong>1974</strong><br />
<em>Conversation secrète (The Conversation)</em> de Francis Ford Coppola</p>
<h4>Dernière période : le retour définitif de la Palme d&#8217;or</h4>
<p><strong>1975</strong><br />
<em>Chronique des années de braise (وقائع سنين الجمر, Waqa&#8217;i&#8217; sanawat ed-djamr)</em> de Mohammed Lakhdar-Hamina</p>
<p><strong>1976</strong><br />
<em>Taxi Driver</em> de Martin Scorsese</p>
<p><strong>1977</strong><br />
<em>Padre padrone</em> de Paolo et Vittorio Taviani</p>
<p><strong>1978</strong><br />
<em>L&#8217;Arbre aux sabots (L’albero degli zoccoli)</em> d&#8217;Ermanno Olmi</p>
<p><strong>1979</strong><br />
<em>Apocalypse Now</em> de Francis Ford Coppola<br />
<em>Le Tambour (Die Blechtrommel)</em> de Volker Schlöndorff</p>
<p><strong>1980</strong><br />
<em>Que le spectacle commence (All That Jazz)</em> de Bob Fosse<br />
<em>Kagemusha, l&#8217;ombre du guerrier (影武者, Kagemusha)</em> d&#8217;Akira Kurosawa</p>
<p><strong>1981</strong><br />
<em>L&#8217;Homme de fer (Człowiek z żelaza)</em> d&#8217;Andrzej Wajda</p>
<p><strong>1982</strong><br />
<em>Missing</em> de Costa-Gavras<br />
<em>Yol, la permission (Yol)</em> d&#8217;Yılmaz Güney et Şerif Gören</p>
<p><strong>1983</strong><br />
<em>La Ballade de Narayama (楢山節考, Narayama bushiko)</em> de Shōhei Imamura</p>
<p><strong>1984</strong><br />
<em>Paris, Texas</em> de Wim Wenders</p>
<p><strong>1985</strong><br />
<em>Papa est en voyage d&#8217;affaires (Отац на службеном путу, Otac na službenom putu)</em> d&#8217;Emir Kusturica</p>
<p><strong>1986</strong><br />
<em>Mission (The Mission)</em> de Roland Joffé</p>
<p><strong>1987</strong><br />
<em>Sous le soleil de Satan</em> de Maurice Pialat</p>
<p><strong>1988</strong><br />
<em>Pelle le conquérant (Pelle erobreren)</em> de Bille August</p>
<p><strong>1989</strong><br />
<em>Sexe, mensonges et vidéo (Sex, Lies and Videotape)</em> de Steven Soderbergh</p>
<p><strong>1990</strong><br />
<em>Sailor et Lula (Wild at Heart)</em> de David Lynch</p>
<p><strong>1991</strong><br />
<em>Barton Fink</em> de Joel Coen</p>
<p><strong>1992</strong><br />
<em>Les Meilleures Intentions (Den Goda viljan)</em> de Bille August</p>
<p><strong>1993</strong><br />
<em>Adieu ma concubine (霸王別姬, Bàwáng biéjī)</em> de Chen Kaige<br />
<em>La Leçon de piano (The Piano)</em> de Jane Campion</p>
<p><strong>1994</strong><br />
<em>Pulp Fiction</em> de Quentin Tarantino</p>
<p><strong>1995</strong><br />
<em>Underground (Подземље, Podzemlje)</em> d&#8217;Emir Kusturica</p>
<p><strong>1996</strong><br />
<em>Secrets et mensonges (Secrets and Lies)</em> de Mike Leigh</p>
<p><strong>1997</strong><br />
<em>Le Goût de la cerise (طعم گیلاس, Ta&#8217;m-e gilās)</em> d&#8217;Abbas Kiarostami<br />
<em>L&#8217;Anguille (うなぎ, Unagi)</em> de Shōhei Imamura</p>
<p><strong>1998</strong><br />
<em>L&#8217;Eternité et un jour (Μια αιωνιότητα και μια μέρα, Mia éoniotita kai mia méra)</em> de Theo Angelopoulos</p>
<p><strong>1999</strong><br />
<em>Rosetta</em> de Luc et Jean-Pierre Dardenne</p>
<p><strong>2000</strong><br />
<em>Dancer in the Dark</em> de Lars von Trier</p>
<p><strong>2001</strong><br />
<em>La Chambre du fils (La stanza del figlio)</em> de Nanni Moretti</p>
<p><strong>2002</strong><br />
<em>Le Pianiste (The Pianist)</em> de Roman Polanski</p>
<p><strong>2003</strong><br />
<em>Elephant</em> de Gus Van Sant</p>
<p><strong>2004</strong><br />
<em>Fahrenheit 9/11</em> de Michael Moore</p>
<p><strong>2005</strong><br />
<em>L&#8217;Enfant</em> de Luc et Jean-Pierre Dardenne</p>
<p><strong>2006</strong><br />
<em>Le vent se lève (The Wind That Shakes the Barley)</em> de Ken Loach</p>
<p><strong>2007</strong><br />
<em>4 mois, 3 semaines, 2 jours (4 luni, 3 săptămâni și 2 zile)</em> de Cristian Mungiu</p>
<p><strong>2008</strong><br />
<em>Entre les murs</em> de Laurent Cantet</p>
<p><strong>2009</strong><br />
<em>Le Ruban blanc (Das weiße Band)</em> de Michael Haneke</p>
<p><strong>2010</strong><br />
<em>Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures (ลุงบุญมีระลึกชาติ ; Lung Boonmee raluek chat)</em> d&#8217;Apichatpong Weerasethakul</p>
<p><strong>2011</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/tree-life-terrence-malick/" title="The Tree of Life, de Terrence Malick">The Tree of Life</a></em> de Terrence Malick</p>
<p><strong>2012</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/amour-michael-haneke/" title="Amour, de Michael Haneke">Amour</a></em> de Michael Haneke</p>
<p><strong>2013</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/la-vie-adele-abdellatif-kechiche/" title="La Vie d’Adèle – Chapitre 1 &amp; 2 de Abdellatif Kechiche">La Vie d&#8217;Adèle</a></em> d&#8217;Abdellatif Kechiche (prix reçu conjointement avec Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos, ses deux actrices principales)</p>
<p><strong>2014</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/sommeil-hiver-winter-sleep-nuri-bilge-ceylan/" title="Winter Sleep, de Nuri Bilge Ceylan">Winter Sleep</a> (Kış Uykusu)</em> de Nuri Bilge Ceylan</p>
<p><strong>2015</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/dheepan-lhomme-qui-naimait-pas-la-guerre-de-jacques-audiard/">Dheepan</a></em> de Jacques Audiard</p>
<p><strong>2016</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/moi-daniel-blake-ken-loach/">Moi, Daniel Blake</a></em> de Ken Loach</p>
<p><strong>2017</strong><br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/the-square-ruben-ostlund/">The Square</a></em> de Ruben Ostlund</p>
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		<title>Miscellanée #15 : L’effet K</title>
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		<pubDate>Sun, 03 Nov 2013 08:16:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Miscellanées]]></category>
		<category><![CDATA[Alfred Hitchcock]]></category>
		<category><![CDATA[Chris Marker]]></category>
		<category><![CDATA[technique]]></category>

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		<description><![CDATA[L’effet K, ou « effet Koulechov » du nom de son théoricien, ou encore « expérience Mosjoukine », met en lumière la fonction créatrice du montage au cinéma et s’interroge sur le travail de l’acteur...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/10/ivan-mosjoukine-effet-koulechov-experience-montage-s.jpg" alt="L&#039;expérience Mosjoukine" title="L&#039;expérience Mosjoukine" width="280" height="196" class="alignleft size-full wp-image-15033" />L’effet K, ou « effet Koulechov » du nom de son théoricien, ou encore « expérience Mosjoukine », met en lumière la fonction créatrice du montage au cinéma et s’interroge sur le travail de l’acteur. En 1921, le réalisateur russe Lev Koulechov fait une expérience fascinante et novatrice : il choisit un plan de l’acteur vedette de l’époque Ivan Mosjoukine, plan sur lequel le visage de l’acteur est neutre et ne laisse paraître aucun sentiment particulier. Ce plan, il le décline à l’identique trois fois. La première fois, il le fait suivre d’une autre image, celle d’une assiette de soupe. La deuxième fois, le plan est suivi de l’image d’un cercueil dans lequel repose un enfant ; enfin, une femme lascive allongée sur un canapé succède au dernier plan neutre d’Ivan Mosjoukine. La faim, l’affliction et le désir : trois émotions suscitées par les plans en contrechamp de celui de l’acteur. <span id="more-14685"></span></p>
<p>Si le film est parvenu jusqu’à nous, la mise en pratique de l’expérience manque de clarté. Comment les trois séquences ont-elles été présentées au public, on ne le sait pas précisément ; ce qui est sûr, c’est qu’à chaque fois, les spectateurs ont loué le jeu parfait de la star russe, alors même que cette dernière a participé involontairement à l’expérience. Avec cette petite manipulation inoffensive, Lev Koulechov démontre la force des images et le pouvoir du montage. Il renvoie au spectateur son propre regard, que celui-ci semble également « réimprimer » sur l’acteur, le chargeant de sentiments qui ne sont pas les siens. Test peu flatteur pour l’acteur, l’histoire ne dit pas si celui-ci en a voulu au réalisateur.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/10/chris-marker-lettre-siberie-experience-montage.jpg" alt="Extrait de la Lettre de Sibérie" title="Extrait de la Lettre de Sibérie" width="280" height="196" class="alignright size-full wp-image-15034" />Sans grande conséquence lorsqu’il s’agit de provoquer l’envie ou la tristesse, on imagine bien la force d’autres images sur des populations complètes. Dictateurs et armées l’ont bien compris et ont su utiliser images, son et montage à une fin de propagande. Chris Marker, autre réalisateur-théoricien, a d’ailleurs prolongé l’expérience de Koulechov (expérience réalisée au temps du cinéma muet) dans sa <em>Lettre de Sibérie</em>. Il y explique – entre autres choses – la force du montage sonore en appliquant aux mêmes images trois textes différents : le premier fait l’éloge de l’URSS, le deuxième la critique abondamment, et le troisième choisit l’objectivité. Force est de constater que les trois voix off chevauchent parfaitement les images, les rendant tour à tour séduisantes ou terrifiantes. Contrairement à l’idée reçue, Marker précise que l’objectivité ne permet pas non plus d’appréhender la réalité sibérienne, elle constitue d’ailleurs en l’espèce le commentaire le plus injuste. <em>« On fait dire aux images ce qu’on veut. »</em> Une formule toute prête dont la démonstration, ici éclatante, relativise grandement le travail du comédien comme celui du metteur en scène. Sir Alfred Hitchcock ne s’y était pas trompé, en affirmant que le montage est l’élément clé de la grammaire cinématographique.</p>
<p>&nbsp;<br />
<center><iframe width="560" height="420" src="//www.youtube.com/embed/grCPqoFwp5k?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
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		<item>
		<title>Miscellanée #14 : Le cinéma à la télévision [1/2] : le temps</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Apr 2013 13:52:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Chouanière</dc:creator>
				<category><![CDATA[Miscellanées]]></category>
		<category><![CDATA[technique]]></category>
		<category><![CDATA[télévision]]></category>

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		<description><![CDATA[La France et la Suisse partagent une telle richesse culturelle qu’on se demande pourquoi l’une n’a jamais cherché en 800 ans à envahir l’autre. Ainsi de Jean-Jacques Rousseau, longtemps résident...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/03/muybridge-cheval-chronophotographie-temps-cinema-small.jpg" alt="La chronophotographie d&#039;Eadweard Muybridge" title="La chronophotographie d&#039;Eadweard Muybridge" width="280" height="121" class="alignleft size-full wp-image-11849" />La France et la Suisse partagent une telle richesse culturelle qu’on se demande pourquoi l’une n’a jamais cherché en 800 ans à envahir l’autre. Ainsi de Jean-Jacques Rousseau, longtemps résident en France, et né à Genève. Ou d’un autre gros cerveau à prénom composé, Jean-Luc Godard, n’ayant eu de cesse de faire des allers-retours entre la Confédération et la République.<br />
Grâce à cette ouverture binationale, entre autres, Jean-Luc ne s’est jamais abstenu de dire quelques trucs sensés, par exemple ceci, extrait du <em>Petit Soldat</em> :</p>
<p style="text-align:center"><em>« La photographie c’est la vérité, et le cinéma c’est vingt-quatre fois la vérité par seconde. »</em></p>
<p>Belle image de l’art que nous chérissons tant, sauf si l’on considère le progrès technique. Au temps du muet (ou des spectateurs sourds, ne pointons pas toujours les mêmes), la vérité demeurait subjective : c’était au caméraman, actionnant son outil par une manivelle, que revenait la noble tâche d’imprimer à la pellicule son rythme. Jusqu’à la fin des années 1920, le nombre d’images par seconde dépend du film, certains métrages atteignant 24 photogrammes quand d’autres se traînent à 15-16. C’est pourquoi certains films muets projetés de nos jours paraissent saccadés. Si la démarche de Nosferatu le vampire semble quelque peu hachée, ce n’est pas à cause d’une arthrose. <span id="more-11837"></span></p>
<p>Le nombre d’images par seconde fut fixé une bonne fois pour toutes, on le croyait, avec l’arrivée du son. Les problèmes ont commencé lorsque nos bons vieux films quittèrent les salles obscures et se retrouvèrent dans nos salons. Les téléviseurs fonctionnant en cadence avec la fréquence du courant électrique, c’est une vérité à 25 images seconde (en fait 50 trames entrelacées, soit 50 Hz) qui fut proposée en Europe (le PAL) et à 29,97 (60 Hz) aux Etats-Unis et au Japon (le NTSC). </p>
<p>Pour rendre au mieux la vérité cinématographique sur le petit écran, il importait d’opérer des choix techniques, et de faire quelques sacrifices. On consentit le plus grand en Europe : image et son furent accélérés de 4 %, pour que les 24 images en deviennent 25. Si l’œil non averti ne le remarque pas tant, le procédé entraîne pour l’oreille une variation de tonalité, de l’ordre d’un demi-ton vers l’aigu. Si la voix de Tom Waits tire vers une tessiture soprano dans <em>Coffee &#038; Cigarettes</em> lors de votre <a href="/categorie/programme-tv/">plateau-télé</a> du dimanche soir, ce n’est pas à cause d’une angine. Autre conséquence funeste : le plaisir est écourté. Accéléré de 4 %, les somptueuses 3h30 de <em>La Belle Histoire</em> de Lelouch sont réduites à 3h15. La norme NTSC ne modifie que l’image : les photogrammes sont alternativement doublés et triplés. Au lieu d’avoir 24 images dans la même seconde, l’on obtient 12 fois deux trames et 12 fois trois trames, avec pour résultat une baisse de la fluidité. </p>
<p>Mais le monde est en train de changer. La pellicule, et son grain si particulier (depuis 1895), voit petit à petit son influence sur le cinéma diminuer au profit des caméras numériques haute définition qui permettent d’enregistrer à une cadence prédéterminée (24, 25, 30 ou beaucoup plus pour des effets de ralenti splendides). Au même moment, le « progressive scan » des nouveaux téléviseurs à écran plat, hérité des écrans informatiques, permet aux 24 images par seconde d’être enfin visibles dans tous les salons.  </p>
<p>Nous aurions pu rester quittes, entre téléviseur et cinéma. Sauf que Peter Jackson nous sort un quitte ou double. En tournant <em><a href="/cinema/hobbit-voyage-inattendu-peter-jackson/">Le Hobbit</a></em> en 48 images par seconde (et en le projetant, dans les meilleures conditions, à la même vitesse), le cinéaste a choisi d’inaugurer une nouvelle ère. Où le flou inhérent aux mouvements de caméra ne sera plus qu’un lointain souvenir : le « <em>high frame rate</em> » permet (ou promet) une expérience immersive, car de plus en plus proche des capacités inégalées de notre vision réelle. La course à la vitesse ( !) n’est d’ailleurs pas fini : le 60 images par seconde est à nos portes (pour les prochains épisodes d’<em>Avatar</em>), tout en sachant que l’œil humain peut sentir la différence de fluidité jusqu’à près de 200 images par seconde… La vérité n’a qu’à bien se tenir. </p>
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		<title>Miscellanée #13 : Mexican Standoff</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Mar 2013 14:30:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Menossi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Miscellanées]]></category>
		<category><![CDATA[action]]></category>
		<category><![CDATA[John Woo]]></category>
		<category><![CDATA[Quentin Tarantino]]></category>
		<category><![CDATA[technique]]></category>

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		<description><![CDATA[Qu'est-ce qu'un <em>mexican standoff</em> ? Une ruelle coupe-gorge à Tijuana ? Un spot prisé des vendeurs de burritos ? Ou une expression pour caractériser une confrontation sous tension à l'issue incertaine ?]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/01/mexican-standoff-reservoir-dogs.jpg" alt="Mexican standoff" title="Mexican standoff" width="280" height="188" class="alignleft size-full wp-image-10614" />Non, un <em>mexican standoff</em> ou &#8220;impasse mexicaine&#8221; ne désigne pas une ruelle coupe-gorge à Tijuana, ni un spot prisé des vendeurs de burritos à emporter à San Cristobal de Las Casas. Non. On utilise l&#8217;expression d&#8217;&#8221;impasse mexicaine&#8221; ou de <em>mexican standoff</em> pour caractériser une confrontation sous haute tension à l&#8217;issue inextricable entre des adversaires à forces égales. L&#8217;exemple le plus fréquemment donné est celui de la crise des missiles de Cuba en 1962 pendant laquelle jamais la guerre froide entre les Etats-Unis et l&#8217;URSS ne fut aussi chaude. </p>
<p>Récupéré et transposé au cinéma, le <em>mexican standoff</em> est devenu l&#8217;une des figures de style les plus jubilatoires du film d&#8217;action, donnant lieu à bon nombre de &#8220;rencontres&#8221; épineuses inoubliables. Du genre A qui menace B et C qui menace A. Ou A qui menace B qui menace C qui menace A. Et c&#8217;est là que D et E arrivent et… bref, vous avez compris. Trois étant le nombre de protagonistes minimum reconnu pour une bonne &#8220;impasse mexicaine&#8221; réglementaire. Mais ça peut marcher aussi à deux et, inversement, certains réalisateurs ne se sont pas privés pour gonfler les effectifs : ainsi dans le troisième volet de la trilogie <em>Matrix</em>, <em>The Matrix Revolutions</em>, les Wachowski nous avaient-ils concocté une joyeuse &#8220;impasse&#8221; impliquant plus d&#8217;une dizaine de personnages. <span id="more-9790"></span></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/11/pirates-des-caraibes.jpg" alt="Pirates des Caraïbes : le secret du coffre maudit, Gore Verbinski" title="Pirates des Caraïbes : le secret du coffre maudit, Gore Verbinski  " width="280" height="186" class="alignright size-full wp-image-9798" />Parmi les <em>mexican standoffs</em> à retenir, on pourrait citer la plupart des séries B, <em>Tueurs nés</em> d&#8217;Oliver Stone,  <em>Battle Royale</em> de Kinji Fukasaku (dont l&#8217;intégralité du film pourrait être considérée comme une &#8220;impasse mexicaine&#8221;), <em>Munich</em> de Steven Spielberg ou plus récemment <em>Pirates des Caraïbes : le secret du coffre maudit</em> de Gore Verbinski et <em>Transformers 3 : la face cachée de la Lune</em>, signé Michael Bay. </p>
<p>Mais qui dit <em>mexican standoff</em> dit Sergio Leone bien sûr avec <em>Le Bon, la Brute et le Truand</em>. Blondin, Sentenza et Tuco, tous les trois réunis dans le cimetière de Sad Hill pour en découdre une bonne fois pour toutes dans un final éblouissant. La caméra titillant nos nerfs en passant d&#8217;un personnage à l&#8217;autre, en décortiquant chaque regard, chaque patte-d&#8217;oie plissée, chaque frémissement de narine, chaque tremblement de phalange. Le tout enrobé du lyrisme musical de Morricone. Toute la tension de cette séquence tient au fait que, contrairement au duel où le premier à dégainer a souvent l&#8217;avantage, la stratégie consiste plutôt ici à attendre de voir l&#8217;autre craquer et dévoiler son jeu. Une attente que Leone avait parfaitement su exploiter et transmettre au spectateur.</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/Y6x401CGAl8?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>&nbsp;<br />
On pense également à Quentin Tarantino, chez qui le <em>mexican standoff</em> est devenu une véritable marque de fabrique. De <em>Reservoir Dogs</em> à <em>Inglourious Basterds</em> en passant par <em>True Romance</em> (réalisé par Tony Scott mais scénarisé par Tarantino) et <em>Pulp Fiction</em>. </p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/HzF_TbmDH5s?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>&nbsp;<br />
Tarantino est passé maître dans la mise en scène de ces moments de nervosité extrême, prenant d&#8217;ailleurs souvent un malin plaisir à jouer sur les registres en habillant ses &#8220;impasses&#8221; avec quelques-unes de ses lignes de dialogues totalement improbables. </p>
<p>[Pulp Fiction – <em>Séquence de la tentative de hold-up dans un restaurant : Jules</em> (Samuel L. Jackson)<em>, d'un ton calme et maîtrisé, s'efforce de calmer Yolanda, </em>aka<em> Honey Bunny</em> (Amanda Plummer)<em>. Pendant ce temps, Vincent</em> (John Travolta) <em>tient en joue Ringo, </em>aka<em> Pumpkin</em> (Tim Roth) :]</p>
<p><strong>Jules :</strong> <em>Ecoute Yolanda, on va pas faire de bêtises, hein ?</em><br />
<strong>Yolanda :</strong> <em>Non, non le tue pas&#8230;</em><br />
<strong>Jules :</strong> <em>Personne ne tuera personne. On va se comporter tous les trois comme Fonzie&#8230; Et comment il est Fonzie ?</em><br />
<strong>Yolanda :</strong> <em>…</em><br />
<strong>Jules :</strong> <em>Allez Yolanda, dis-moi comment il est Fonzie !</em><br />
<strong>Yolanda :</strong> <em>Il est cool.</em><br />
<strong>Jules :</strong> <em>J&#8217;ENTENDS PAS !</em><br />
<strong>Yolanda :</strong> <em>Cool&#8230;</em><br />
<strong>Jules :</strong> <em>Gracias mucho ! Alors on va faire tous les trois comme lui, on est super cool !</em></p>
<p><center><iframe frameborder="0" width="560" height="315" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xxvpq5?logo=0&#038;hideInfos=1"></iframe></center></p>
<p>&nbsp;<br />
Dans <em>Inglourious Basterds</em>, Tarantino va même jusqu&#8217;à donner une définition par l&#8217;exemple de ce qu&#8217;est un <em>mexican standoff</em> à travers la bouche de l&#8217;un de ses personnages, le lieutenant Aldo Raine, incarné par Brad Pitt, qui s&#8217;efforce de passer un marché avec un soldat allemand : </p>
<p><em>&#8220;You got guns on us. You decide to shoot, we&#8217;re dead. Up top, they got grenades. They drop them down here, you&#8217;re dead. That&#8217;s a mexican standoff, and that was not the deal. No trust, no deal.&#8221;</em> </p>
<p>(<em>&#8220;Tu as des armes pointées sur nous. Tu décides de tirer, nous sommes morts. Là-haut, ils ont des grenades. Ils les balancent en bas, tu es mort. C&#8217;est une &#8220;impasse mexicaine&#8221; et ce n&#8217;était pas le marché. Pas de confiance, pas de marché.&#8221;</em>)</p>
<p>Mais cette passion pour le <em>mexican standoff</em>, Quentin Tarantino la doit à un autre <em>aficionado</em> : l&#8217;inévitable John Woo. Avec <em>The Killer</em>, son chef-d&#8217;œuvre, <em>Une balle dans la tête</em> ou encore <em>A toute épreuve</em>, le réalisateur chinois fait office de référence absolue en matière de <em>gunfight</em>. A tel point qu&#8217;on parle parfois de <em>John Woo standoff</em>. </p>
<p><center><iframe frameborder="0" width="560" height="315" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/x1vrna?logo=0&#038;hideInfos=1"></iframe></center></p>
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		<title>Miscellanée #12 : Colin Firth est monsieur Darcy</title>
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		<pubDate>Sat, 29 Dec 2012 20:58:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Miscellanées]]></category>
		<category><![CDATA[comédie romantique]]></category>

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		<description><![CDATA[Si le monde a rencontré Colin Firth dans le rôle de Mark Darcy dans <em>Bridget Jones</em> en 2001, l'Angleterre était déjà sous son charme depuis 1995. Et ce n'est d'ailleurs absolument pas un hasard si c'est à...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/11/colin-firth-mark-darcy-bridget-jones.jpg" alt="Colin Firth est Mark Darcy dans Bridget Jones" title="Colin Firth est Mark Darcy dans Bridget Jones" width="241" height="280" class="alignleft size-full wp-image-10004" />Si le monde a rencontré Colin Firth dans le rôle de Mark Darcy dans <em>Bridget Jones</em> en 2001, l&#8217;Angleterre était déjà sous son charme depuis 1995. Et ce n&#8217;est d&#8217;ailleurs absolument pas un hasard si c&#8217;est à lui que l&#8217;on a confié le rôle de l&#8217;arrogant Mark Darcy. Car c&#8217;est le rôle de monsieur Darcy, dans la version indépassable d&#8217;<em>Orgueil et préjugés</em> de la BBC, qui a fait connaître Colin Firth outre-Manche. <em>Bridget Jones</em> est à l&#8217;origine une chronique, parue dans le journal <em>The Independent</em>, sur la vie d&#8217;une trentenaire londonienne dans les années 1990. Bridget fume trop, boit trop, et lit <em>Cosmopolitan</em>. Elle regarde aussi la BBC, et tombe follement amoureuse de M. Darcy et de Colin Firth. En transformant sa chronique en roman, Helen Fielding s&#8217;inspire généreusement de l&#8217;intrigue d&#8217;<em>Orgueil et Préjugés</em> : un trio amoureux, avec <em>a priori</em> un type sympa et un type méchant, sauf qu&#8217;en fait c&#8217;est le contraire, où tout le monde est trop fier pour dévoiler ses sentiments profonds. Le Mark Darcy du livre étant très proche du M. Darcy de la BBC, et Colin Firth étant l&#8217;objet des fantasmes de Bridget, il ne pouvait en être autrement : Colin Firth devait incarner Mark Darcy. Un clin d&#8217;œil astucieux, un personnage à trois dimensions, et dix ans plus tard, une star oscarisée.</p>
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		<title>Miscellanée #11 : Valérie Mairesse et Andreï Tarkovski</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Nov 2012 10:54:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Chouanière</dc:creator>
				<category><![CDATA[Miscellanées]]></category>
		<category><![CDATA[Andrei Tarkovski]]></category>
		<category><![CDATA[plan-séquence]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>

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		<description><![CDATA[Si Valérie Mairesse apparaît à beaucoup comme une équation difficile à résoudre, c’est bien en raison de la variable « génération » en fonction de laquelle l’actrice passa un jour du rang d’inconnue à celui de...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/10/mairesse-tarkovski.jpg" alt="Valérie Mairesse, Andreï Tarkovski" title="Valérie Mairesse, Andreï Tarkovski" width="280" height="200" class="alignleft size-full wp-image-9707" />Si Valérie Mairesse apparaît à beaucoup comme une équation difficile à résoudre, c’est bien en raison de la variable « génération » en fonction de laquelle l’actrice passa un jour du rang d’inconnue à celui de personnalité familière. Les plus jeunes et les plus vieux ont pu la découvrir au théâtre, et on leur pardonnera d’avoir un jour franchi la porte de ce genre d’établissement depuis longtemps démodé par l’invention du cinéma parlant en couleur. D’autres, entre deux âges, l’ont aperçue grâce au service public, où Laurent Ruquier lui offrit une chaise de chroniqueuse, laquelle jouxtait tantôt le séant de Gérard Miller tantôt celui de Steevy, ce qui force le respect. <span id="more-9700"></span></p>
<p>Au cinéma, et en abondance sur la TNT, c’est dans <em>Banzaï</em> ou chez les <em>Frères Pétard</em> que certains l’auront appréciée, avec sa gouaille poissonnière qui en fit une Arletty <em>eighties</em>. Avec tout le respect que l’on doit à ces comédies populaires, il faut toutefois objecter qu’elles cachent un autre pan de la filmographie de Valérie, que les salisseurs de mémoire devraient un jour déterrer (mais pour prendre la pelle, encore faut-il se déboucher le nez).</p>
<p>Parce que Valérie Mairesse, elle a joué dans un Tarkovski. Et même pas un accessible, genre <em>L’Enfance d’Ivan</em>, mais un vrai film-somme (quand on dit &#8220;somme&#8221;, l’on pense &#8220;compendium&#8221;, hein, pas &#8220;roupillon&#8221;), et aussi le dernier du maître : <em>Le Sacrifice</em>. Connu des amateurs pour son impossible plan-séquence final, témoin de la virtuosité du réalisateur mais aussi de son hermétisme, <em>Le Sacrifice</em> voit Valérie Mairesse incarner l’une des domestiques de la maison isolée du monde où le film se déroule. Cela peut surprendre au milieu des longues contemplations, de la panique qui gagne la famille dépeinte, de l’hallucination vécue par le personnage principal, mais la comédienne s’intègre parfaitement à l’austère ballet qui se donne dans <em>Le Sacrifice</em>.</p>
<p>Ancienne comédienne chez Agnès Varda et Andreï Tarkovski, Valérie Mairesse s’est produite dernièrement au théâtre des Bouffes Parisiennes dans <em>Pouic Pouic</em>, pièce dans laquelle son personnage s’adresse à un poulet comme à un être humain. Valérie maître ès grand écart.</p>
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		<title>Miscellanée #10 : Transtrav</title>
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		<pubDate>Mon, 07 May 2012 10:39:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Miscellanées]]></category>
		<category><![CDATA[Alfred Hitchcock]]></category>
		<category><![CDATA[Steven Spielberg]]></category>
		<category><![CDATA[technique]]></category>

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		<description><![CDATA[Derrière ce nom étrange, rien de déviant, mais un superbe effet de cinéma. On l’a tous vu dans un film, on l’a tous trouvé fascinant sans comprendre comment il était réalisé. Le transtrav, ou travelling...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/04/effet-vertigo-transtrav-stewart.jpg" alt="James Stewart suspendu dans le vide dans Vertigo, d&#039;Alfred Hitchcock" title="James Stewart suspendu dans le vide dans Vertigo, d&#039;Alfred Hitchcock" width="280" height="185" class="alignleft size-full wp-image-5822" />Derrière ce nom étrange, rien de déviant, mais un superbe effet de cinéma. On l’a tous vu dans un film, on l’a tous trouvé fascinant sans comprendre comment il était réalisé. Le transtrav, ou travelling compensé, accentue la perspective tout en gardant le sujet principal aux mêmes dimensions. En clair, pendant que la caméra effectue un travelling avant, on agrandit le champ en dézoomant. Ou l’inverse : on zoome tout en opérant un travelling arrière. Le travelling compensé marque le malaise, l’angoisse, le vertige ou encore la surprise. <span id="more-5818"></span>Ce n’est pas un hasard si on l’appelle également parfois « effet Vertigo » : Alfred Hitchcock a été le premier à l’utiliser dans <em>Sueurs froides</em> (<em>Vertigo</em>, en anglais) en 1958, pour traduire la sensation de vertige qu’éprouve John Ferguson (James Stewart) lorsqu’il est suspendu dans le vide et qu’il regarde en contrebas (<a href="http://www.vodkaster.com/Films/Sueurs-froides/1274" target="_blank" rel="nofollow" class="broken_link">ici</a>). Depuis, on a très souvent vu cette technique au cinéma, avec plus ou moins de succès. Steven Spielberg la reproduit en 1975 dans <em>Les Dents de la mer</em>, lorsque le shérif Martin Brody (Roy Scheider) assiste à l’attaque de requin tant redoutée. Un transtrav rapide, spectaculaire et littéralement flippant qui n’est pas pour rien dans le traumatisme aquaphobique que provoque toute vision de ce film. Rappelez-vous :</p>
<p><center><iframe frameborder="0" width="560" height="311" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xpw0zq?logo=0&#038;hideInfos=1"></iframe></center></p>
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		<title>Miscellanée #9 : Le générique de Seven</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Dec 2011 11:35:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Miscellanées]]></category>
		<category><![CDATA[Alfred Hitchcock]]></category>
		<category><![CDATA[Apichatpong Weerasethakul]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[psychopathe]]></category>
		<category><![CDATA[Stanley Kubrick]]></category>
		<category><![CDATA[thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[On y prête rarement attention, mais les réalisateurs s’amusent souvent avec leurs génériques de début de film. Qu’il s’agisse du remarquable non-générique d’<em>Apocalypse Now</em> de Francis Ford Coppola...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/11/film-by-david-fincher.jpg" alt="Image du générique de Seven, de David Fincher" title="Image du générique de Seven, de David Fincher" width="280" height="146" class="alignleft size-full wp-image-4531" />On y prête rarement attention, mais les réalisateurs s’amusent souvent avec leurs génériques de début de film. Qu’il s’agisse du remarquable non-générique d’<em>Apocalypse Now</em> de Francis Ford Coppola, de ceux très soignés et précédés d’une séquence mémorable des <em>James Bond</em>, de la fameuse collaboration entre Saul Bass et Alfred Hitchcock qui culmine dans le vertigineux générique de <em>Sueurs froides</em>, de l’aérien et inquiétant générique de <em>Shining</em> par le même Saul Bass, de celui du superbe <em>Blissfully Yours</em> d’Apichatpong Weerasethakul qui démarre après 45 minutes de film, ou encore du minimalisme d’<em>Arrête-moi si tu peux</em> de Steven Spielberg, il contribue toujours à la mise en place du climat de l’œuvre. <span id="more-4527"></span></p>
<p>Celui de <em>Seven</em> n’est pas seulement fameux pour sa beauté dérangeante &#8211; qu’on doit à Kyle Cooper -, mais aussi parce que le nom de Kevin Spacey, qui interprète le tueur en série du thriller, n’y apparaît pas. Soucieux de préserver le suspense jusqu’au bout, le réalisateur David Fincher présente tous les acteurs – Brad Pitt, Morgan Freeman… &#8211; mais garde le secret sur le rôle du tueur. L’exact opposé de Quentin Tarantino dans <em>Kill Bill</em>, qui énonce clairement qui sont les cinq à tuer dès le générique. Alors qu’il se garde de montrer à l’écran le visage de Bill, alias David Carradine, Tarantino dévoile le nom de l’acteur dès le début, diminuant la surprise lorsqu’on découvre enfin son visage. David Carradine aura gagné avec ce rôle une nouvelle carrière ; Kevin Spacey, lui, le droit de se voir cité en premier au générique de fin de <em>Seven</em>.</p>
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		<title>Miscellanée #8 : Goldfinger est hongrois</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Oct 2011 11:14:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Amalia Casado</dc:creator>
				<category><![CDATA[Miscellanées]]></category>

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		<description><![CDATA[Un représentant de commerce américain ou un architecte hongrois... Qui donc inspira le célèbre Goldfinger, ennemi majeur de James Bond ? ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/10/james-bond-goldfinger.jpg" alt="Shirley Eaton et Sean Connery dans Goldfinger de Guy Hamilton" title="Shirley Eaton et Sean Connery dans Goldfinger de Guy Hamilton" width="280" height="210" class="alignleft size-full wp-image-4264" /><br />
D&#8217;abord, il y a Jacob Goldfinger, représentant de commerce employé dans les services secrets de l&#8217;armée américaine. Mécontent d&#8217;avoir le même nom qu&#8217;un très méchant très célèbre ennemi de James Bond, il décide de poursuivre Ian Fleming (créateur de 007) en justice, sous prétexte du risque de confusion possible entre sa personne et le personnage du roman. Il se fait débouter, mais l&#8217;intérêt de l&#8217;histoire est que la vraie source d&#8217;inspiration de ce fameux Goldfinger éclate au grand jour. Il s&#8217;agirait d&#8217;un architecte d&#8217;origine hongroise, Ernö Goldfinger (1902-1987), qui vivait dans les années 1950 dans la même rue que Fleming. Rue Hampstead, dans le nord de Londres. Une affaire de vengeance esthétique. L&#8217;architecte, tête de proue du style moderne, fait construire à la place de vieilles propriétés victoriennes qui s&#8217;y trouvaient des maisons qui n&#8217;étaient pas du goût de l&#8217;écrivain&#8230; Moralité : les frustrations, ça ressort à un moment ou à un autre, d&#8217;une manière ou d&#8217;une autre.</p>
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		<title>Miscellanée #7 : Septième art</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Jun 2011 10:09:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Miscellanées]]></category>
		<category><![CDATA[invention]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>

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		<description><![CDATA[Une septième miscellanée ne pouvait être que sur le septième art. L'expression est utilisée par tous ; mais d'où vient-elle ? Depuis l'Antiquité les arts majeurs ont côtoyé les autres, mais ce n'est qu'au...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-2138" title="Manifeste des sept arts, de Ricciotto Canudo, 1923" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/05/septieme-art-canudo.jpg" alt="Manifeste des sept arts, de Ricciotto Canudo, 1923" width="292" height="300" />Une septième miscellanée ne pouvait être que sur le septième art. L&#8217;expression est utilisée par tous ; mais d&#8217;où vient-elle ?</p>
<p>Depuis l&#8217;Antiquité les arts majeurs ont côtoyé les autres, mais ce n&#8217;est qu&#8217;au XIXe siècle qu&#8217;une &#8220;liste&#8221; a été officialisée. C&#8217;est le philosophe allemand Hegel qui distingue cinq arts, les classant par matérialité et expressivité : l&#8217;architecture, la sculpture, la peinture, la musique, la poésie. L&#8217;architecture constituant l&#8217;art le plus matériel et le moins expressif, la poésie le plus abstrait mais aussi celui qui fait le plus de place aux sentiments.<br />
Hegel reconnaît qu&#8217;il existe d&#8217;autres arts, mais ils sont secondaires et &#8220;nous ne pourrons en parler que d&#8217;une manière occasionnelle&#8221;.</p>
<p>Mais Hegel, pauvre de lui, n&#8217;a pas connu le cinéma (il est mort une bonne soixantaine d&#8217;années trop tôt). C&#8217;est Ricciotto Canudo (1879-1923), intellectuel et critique italien, qui a pris la relève et complété, nouvelle technologie oblige, la classification des arts. <span id="more-616"></span>Dès les années 1910, Canudo milite pour faire reconnaître le <a href="/miscellanees/domitor/">cinématographe</a> comme sixième art, puis, lui laissant la place officieuse qu&#8217;occupait dans le coeur de beaucoup la danse, publie en janvier 1923 le <em>Manifeste des sept arts</em> dans lequel il proclame :</p>
<p>&#8220;Nous avons besoin du Cinéma pour créer l&#8217;art total vers lequel tous les autres, depuis toujours, ont tendu.&#8221;</p>
<p>Et affine ainsi la définition de Hegel, substituant au classement précédent la notion inédite d&#8217;art englobant, de méta-art : le cinématographe, septième art, englobe tous les autres puisqu&#8217;il les concilie et les sublime. Le cinéma forme un tout, à la fois matérialisé et doté d&#8217;une expression sans limite.</p>
<p>Immédiatement anobli par certains, décrié par d&#8217;autres, Ricciotto Canudo n&#8217;aura malheureusement pas vu sa théorie adoptée par tous dans le monde entier, puisqu&#8217;il meurt peu de temps après avoir apporté son auguste pierre à l&#8217;édifice cinématographique. L&#8217;expression a survécu à l&#8217;homme.</p>
<p><em><strong>A lire :</strong> Ricciotto Canudo, </em>Manifeste des sept arts<em>, Séguier, 1923.</em></p>
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