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	<title>Grand Écart &#187; théâtre</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Le panier garni de l&#8217;automne 2017</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Oct 2017 15:25:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Brésil]]></category>
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		<category><![CDATA[philosophie]]></category>
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		<description><![CDATA[Pour cette rentrée automnale 2017, nous décidons de mettre les petits plats dans les grands. Alors ne la jouons pas petit bras, inutile de mégotter, envoyons du lourd ! Dont acte....]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Pour cette rentrée automnale 2017, nous décidons de mettre les petits plats dans les grands. Alors ne la jouons pas petit bras, inutile de mégotter, envoyons du lourd ! Dont acte. C’est juré, promis, craché, les nouveautés des Editions Montparnasse sollicitent les neurones autant qu’elles piquent la curiosité. Au programme de ces réjouissances pour le moins hétéroclite : le coffret des œuvres essentielles de Jean-Bat’ Poquelin, le Paris des cinéastes de la Nouvelle Vague, deux Wajda inédits qui risquent de vous secouer méchamment les tripes, un documentaire bien barré ou le bonheur de retrouver la fantaisie d’Arthur Joffé, un étonnant dessin animé brésilien présenté au Festival d’Annecy (le plus beau des festivaux !) et, pour terminer en beauté, du vagabondage philosophique qui ne vous fera ni mal aux pieds ni à la tête. </p>
<h3>Le coffret « Comédie française ». 5 pièces de Molière</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/10/michel-duchaussoy-avare-moliere.jpg" alt="Michel Duchaussoy dans L&#039;Avare" title="Michel Duchaussoy dans L&#039;Avare" width="220" height="150" class="alignleft size-full wp-image-26006" /><strong><em>L’Avare</em>. Mise en scène de Jean-Paul Roussillon avec Jacques Eyser dans le rôle d’Anselme, Jean-Paul Roussillon dans le rôle de La Flèche, Michel Aumont dans le rôle d’Harpagon&#8230;</strong></p>
<p>Michel Aumont, en Harpagon grisâtre et nerveux, balaie la scène comme si le percepteur était à ses trousses. Inapte au bonheur, le plus radin des antihéros brasse le vent, pétri de désirs mais résistant à toutes les tentations, surtout celles qui lui en coûteraient. Un sou est un sou. Aumont, c’est l’acteur qui a le verbe haut mais qui, en même temps, sait faire montre d’une extrême douceur. Ces sautes d’humeur nous terrassent ! La mise en scène de Jean-Paul Roussillon épurée à l’extrême n’a jamais été aussi juste, et riche. Du grand art ! <span id="more-25994"></span></p>
<p><strong><em>Tartuffe</em>. Mise en scène de Jacques Charon avec Jacques Charon dans le rôle d’Orgon, Robert Hirsh dans le rôle de Tartuffe, Michel Duchaussoy dans le rôle de Monsieur Loyal…</strong></p>
<p>Tout du long de ce tragique ballet de la comédie humaine où les faux culs élèvent leur hypocrisie au rang de qualité, notre cœur est soulevé jusqu’à la nausée. Attention, tant de bassesse et d’ignominie concentrées sur 2 heures nécessitent un solide traitement contre les aigreurs d’estomac. <em>Tartuffe</em> est peut-être l’œuvre la plus acide de son auteur, la pièce maîtresse, parce qu’elle met frontalement à nu les hommes, qu’elle ne cache rien et dévoile tout. La tartufferie, comme le dit si bien Honoré de Balzac, est le dernier degré des vices sous lequel on couvre ses débordements !<br />
Alors quand la bonhomie d’Orgon se pique sur les traits aquilins de Tartuffe, on jubile. La cruauté est totale, et magnifique. Tartuffe que nous sommes !</p>
<p><strong><em>Le Malade imaginaire</em>. Mise en scène de Jean-Laurent Cochet avec Jacques Charon dans le rôle d’Argan, Jacques Eyser dans le rôle de Diafoirus, Georges Descrières dans le rôle de Purgon&#8230;</strong></p>
<p>Professeur et pédagogue (les deux ne vont pas forcément de pair !), grand comédien, le metteur en scène Jean-Laurent Cochet est l’homme qui a rendu la parole à Gérard Depardieu. Rien que ça ! Alors forcément, son malade imaginaire a la langue bien pendue, voire chargée comme un âne du Poitou. Le résultat est d’une folle gaîté ! En Argan, Jacques Charon envoie du bois, comme disent les plus rebelles des abonnés du Français. Les reparties fusent à la vitesse de la lumière à tel point qu’il est préférable, même devant sa télé, de porter un masque pour se protéger des postillons. Signalons par la même occasion qu’il est très appréciable de profiter du théâtre filmé sans s’envoyer au préalable une boite d’Aspegic 500. </p>
<p><strong><em>Les Femmes savantes</em>. Mise en scène de Jean-Paul Roussillon avec François Chaumette dans le rôle d’Ariste, Dominique Constanza dans le rôle d’Henriette, Simon Eine dans le rôle de Clitandre&#8230;</strong></p>
<p>L’une des plus truculentes pièces de JB Poquelin nous révèle avec force et intensité que si le ridicule ne tue pas, il ne rend pas plus fort ni plus intelligent ! <em>Les Femmes savantes</em> rassemble une cohorte de glandus aussi bavards que pénibles. Les écouter se chicaner sur des broutilles est un enchantement pour les oreilles ! </p>
<p><strong><em>Le Misanthrope</em>. Mise en scène de Jean-Paul Carrère avec Georges Descrières dans le rôle d’Alceste, Bernard Dhéran dans le rôle d’Oronte&#8230;</strong></p>
<p><em>Le Misanthrope</em> célèbre la complexité humaine dans toute sa splendeur quand la haine et l’amour se mêlent de telle façon qu’on ne peut plus rien discerner. Sans doute l’œuvre de Molière la plus moderne. La misanthropie n’est pas une maladie imaginaire. </p>
<h3>Hommage à la Nouvelle Vague</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/10/affiche-paris-vu-par.jpg" alt="Paris vu par..." title="Paris vu par..." width="220" height="150" class="alignleft size-full wp-image-25998" /><em>Paris vu par&#8230;</em> réalisé par Jean Douchet, Jean Rouch, Jean-Daniel Pollet, Eric Rohmer, Jean-Luc Godard et Claude Chabrol.</p>
<p>1965. Jeune producteur et déjà chef d’orchestre, Barbet Schroeder dirige les cinéastes de la Nouvelle Vague pour une immersion dans un Paris en pleine mutation économique et sociale. Chaque quartier qui possède son ambiance devient le théâtre d’une tranche de vie parfois heureuse ou parfois malheureuse. Ma préférence va aux courts d’Eric Rohmer et de Claude Chabrol. Parce que les deux artistes se placent très adroitement à la lisière du fantastique et que l’on peut déjà y reconnaître leur petite musique et leur langage cinématographique. <em>Paris vu par&#8230;</em> reste un exercice de style réjouissant. </p>
<h3>Deux films d’Andrzej Wajda</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/10/docteur-korczak-wajda.jpg" alt="Docteur Korczak, d&#039;Andrzej Wajda" title="Docteur Korczak, d&#039;Andrzej Wajda" width="220" height="150" class="alignleft size-full wp-image-25999" /><strong><em>Korczak</em> avec Wojciech Pszoniak, Ewa Dalkowska, Teresa Budzisz-Krzyzanowska, Marzena Trybala, Piotr Kozlowski&#8230;</strong></p>
<p>Le docteur Korczak a passé ses trois dernières années en tant que médecin juif polonais de 1939 à 1942, dans le ghetto de Varsovie. Il décrit avec réalisme la vie qui y règne. Le scénario du film est directement inspiré de son <em>Journal du ghetto</em>.<br />
Je n’irai pas par quatre chemins pour déclarer à la face du monde que Korczak est un chef-d’œuvre. Pas seulement parce qu’il raconte une histoire vraie et tragique mais tout simplement parce qu’il sonne juste à chaque seconde. Je ne connaissais pas le film avant d’en faire la promotion mais j’en reste encore coi de bonheur. Eh oui, il y a du bon parfois à être aussi ignorant ! Pendant les deux heures que dure le film, nous apprenons à connaître un Juste et nous apprenons à lui dire adieu. A travers le docteur et ces orphelins, Andrzej Wajda raconte sans voyeurisme la résistance dans le ghetto. Avant Steven Spielberg et Roman Polanski, Wajda embrassait l’horreur totale et l’amour absolu.</p>
<p><strong><em>L’Anneau de crin</em> avec Rafal Królikowski, Adrianna Biedrzynska, Cezary Pazura, Jerzy Kamas, Miroslaw Baka&#8230;</strong></p>
<p>Automne 1944, l&#8217;insurrection de Varsovie s&#8217;achève. Après cent jours d&#8217;héroïsme, les soldats de l&#8217;Armée de l&#8217;Intérieur rendent les armes. Marcin, jeune lieutenant, est grièvement blessé. Il est porté par deux jeunes infirmières, Wiska et Jamina. Elles cherchent à se fondre dans la masse de civils qui s&#8217;apprêtent à quitter Varsovie après la capitulation. Les soldats ukrainiens arrivent et l&#8217;un deux s&#8217;éprend de Wiska et l&#8217;ordonne de le suivre&#8230;<br />
<em>L’Anneau de crin</em> est un bel objet cinématographique mais trop insaisissable pour être réellement apprécié à sa juste valeur. L’anneau en question symbolise la promesse du combat pour une société libre et démocratique. Evidemment, en temps de guerre, entre les belles paroles et la réalité du terrain, nous savons tous que les petits intérêts passent avant les grands idéaux. Marcin est un personnage complexe, à la fois résistant, hésitant et pleutre, à tel point que l’on ne sait plus trop si nous devons lui accorder notre confiance. <em>L’Anneau de crin</em> raconte les espoirs déçus et les promesses non tenues. Ce film désenchanté est l’exact opposé des héros sacrifiés de <em>L’Armée des ombres</em>. </p>
<h3>Et comme si ça ne suffisait pas&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/10/feu-sacre-arthur-joffe.jpg" alt="Le Feu sacré, d&#039;Arthur Joffé" title="Le Feu sacré, d&#039;Arthur Joffé" width="220" height="150" class="alignleft size-full wp-image-26000" /><strong><em>Le Feu sacré</em> réalisé par Arthur Joffé avec Arthur Joffé, Dominique Pinon, Maurice Lamy&#8230;</strong></p>
<p>Un cinéaste pose des scénarios et cède à son désir de filmer à travers un vagabondage cinématographique. Filmer les gens qu&#8217;il aime, les lumières qu&#8217;il aime, ses voyages et ses amours, sont ses inspirations. On y trouve la drôlerie d&#8217;anonymes : une dispute de 2 chauffeurs de taxi new-yorkais à propose d&#8217;une église, une scène digne de Woody Allen. Le tout filmé merveilleusement à travers un sacre de la lumière.<br />
Dans <em>Le Feu sacré</em>, Arthur Joffé nous parle de sa vie de fils de cinéaste (son père Alex Joffé a tourné 6 films avec Bourvil entre 1960 et 1970 dont le merveilleux <em>Fortunat</em> que je vous recommande chaudement) et de sa propre vie de cinéaste entre folie absolue et vaines recherches de fond. Durant 1h30, ses amis, ses acteurs fétiches et sa famille le titillent sur ses défauts et ses qualités et son absence totale de concession, qui lui vaut encore aujourd’hui d’être considéré par la profession comme un drôle d’olibrius (on peut penser qu’il doit bien s’en tamponner le coquillard !). Bref, un gars à qui on ne confierait pas la réalisation du prochain <em>Star Wars</em>. Arthur Joffé est un poète, un auteur perché qui s’applique à offrir des œuvres singulières &#8211; <em>Harem, Alberto Express, Que la lumière soit !, Ne quittez pas !</em> &#8211; qui brassent les genres. <em>Le Feu sacré</em>, bourré d’humour et d’autodérision, nous présente un artiste généreux. Parfois, l’autofiction a du bon !</p>
<p><strong><em>Rio 2096</em> réalisé par Luiz Bolognesi</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/10/rio-2096-luiz-bolognesi.jpg" alt="Rio 2096, de Luiz Bolognesi" title="Rio 2096, de Luiz Bolognesi" width="220" height="150" class="alignleft size-full wp-image-26002" />Un immortel dévoile les événements historiques qui se sont déroulés au cours de l&#8217;histoire du Brésil : des guerres tribales précoloniales en passant par les révoltes paysannes du XIXe siècle, la résistance à la dictature militaire des années 1960 jusqu&#8217;au futur dystopique de 2096. Renaissant à chaque époque, ce héros lutte sans cesse aux côtés des plus faibles à la recherche d&#8217;un idéal et d&#8217;un amour perdu.<br />
<em>Rio 2096</em> prouve tout simplement que l’animé peut sans complexe brasser les genres, n’hésitant pas par la même occasion à prendre un certain nombre de risques formels (mélange de crayonné et de numérique) et scénaristiques. Si les allers-retours incessants dans le temps peuvent déranger les plus jeunes spectateurs davantage aguerris aux frises chronologiques made in Education nationale, on salue l’ambition de l’auteur à planter son décor principal dans un territoire dystopique jusque-là réservé aux œuvres pointues de la science-fiction classique. Les voyages temporels du héros nous servent à mieux appréhender la très grande du histoire du Brésil. On va, on vient, on comprend, on apprend. Au cours de ces immersions successives, on décèle un réel point de vue critique sur la gestion du pouvoir. <em>Rio 2096</em> est une œuvre politique et sociale engagée, aussi profonde qu’intelligente, militant pour les droits des plus démunis. Très conseillé. </p>
<p><strong><em>La Philo vagabonde</em> réalisé par Yohan Laffort avec Alain Guyard</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/10/philo-vagabonde-alain-guyard.jpg" alt="La Philo vagabonde" title="La Philo vagabonde" width="220" height="150" class="alignleft size-full wp-image-26001" />Mettre la philosophie dans tous ses états, hors les murs de l&#8217;université et du lycée, loin des intellectuels médiatisés. Plus que démocratiser la philosophie c&#8217;est chercher à la vulgariser, la ramener à sa dimension charnelle, dérangeante, remuante, faisant irruption là où on ne l&#8217;attend pas causant à tous, même aux plus humbles. Surtout à eux. Voilà le combat d&#8217;Alain Guyard lors de ses interventions en France et en Belgique dans des espaces marginalisés où la philosophie rencontrait un nouveau public.<br />
<em>La Philo vagabonde</em> est un récit documenté un peu plus sérieux que La Philo selon Philippe, la série préférée de <a href="http://www.grand-ecart.fr/auteur/mc/">MC</a> et <a href="http://www.grand-ecart.fr/auteur/jnb/">JNB</a>. Trêve de plaisanteries, l’heure est grave. Yohan Laffort et Alain Guyard se sont accoquinés pour rendre au monde un film utile. Utile parce qu’il donne l’envie de se plonger dans les bouquins, parce qu’il incite le spectateur à se bouger la rondelle pour penser autrement qu’un robot devant BFMTV, parce qu’il rend curieux tout simplement. <em>La Philo vagabonde</em> et nous transporte dans un ailleurs où l’on se sent tout d’un coup plus léger.<br />
Le DVD bénéficie d’un formidable livret de 88 pages transportable dans les dîners mondains.</p>
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		<title>Macbeth, de Justin Kurzel</title>
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		<pubDate>Sat, 23 May 2015 15:28:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Menossi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[La Compétition du 68e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Australie]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
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		<description><![CDATA[<em>« Ce qui est fait ne peut être défait… »</em> - Lady Macbeth. Et c’est bien dommage tant cette nouvelle déclinaison cinématographique du chef-d’œuvre tragique de...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Le Roi maudit</h3>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-20730" alt="Macbeth, de Justin Kurzel" title="Macbeth, de Justin Kurzel" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/04/Picto_Macbeth.jpg" width="280" height="187" /><em>« Ce qui est fait ne peut être défait… »</em> &#8211; Lady Macbeth. Et c’est bien dommage tant cette nouvelle déclinaison cinématographique du chef-d’œuvre tragique de William Shakespeare nous laisse un goût d’inachevé et de frustration. Ce n’est pas tant que l’audacieuse tentative de l’Australien Justin Kurzel ait été vaine. Il ne s’agit là que de son deuxième long-métrage et déjà le cinéaste se met dans les pas du célèbre tragédien, d&#8217;Orson Welles, Roman Polanski, Béla Tarr et Akira Kurosawa (<em>Le Château de l&#8217;araignée</em>). Par ailleurs il y a indéniablement du panache et de la grandeur dans l’horreur de ce <em>Macbeth</em>, porté par un duo d’acteurs impeccables, lady Cotillard et le général Fassbender, saisis dans l’intimité de leur machination et embrassant à bras le corps le Mal shakespearien. Elle, en épouse à la sensualité démoniaque, invoquant les ténèbres pour contrecarrer la tendresse de cœur qu’elle croit percevoir chez son époux. <em>« Venez à mes seins de femme prendre mon lait comme fiel, vous instruments meurtriers, où que vous surveilliez dans vos substances invisibles la méchanceté de nature ! »</em> Avant de se laisser peu à peu ronger par une culpabilité de plus en plus dévorante, jusqu’au suicide. Lui incarne un Macbeth pétri de doutes quant au chemin à suivre pour assouvir son irrépressible ambition. C&#8217;est sans doute ce qu&#8217;il y a de plus surprenant dans la lecture proposée par Kurzel : cette innocence presque infantile que Michael Fassbender insuffle à son personnage, marchant dans les pas que lui dictent tantôt sa Lady, tantôt les trois Sœurs du destin (dont les face-à-face avec le roi comptent parmi les séquences les plus réussies du film). Il se laissera emporter par le vertige du pouvoir pour plonger tête baissée dans son infernal destin qu’il sait scellé. </p>
<p>Sans être raté, donc, le <em>Macbeth</em> de Justin Kurzel s’engourdit néanmoins et malheureusement d’artifices de mise en scène tout à fait dispensables, la descente aux Enfers du roi perfide et de son épouse hérétique versant trop souvent dans l’emphase. <em>« Ce qui est captivant dans</em> Macbeth<em>, c’est que la tension souterraine se manifeste sans artifice »</em>, affirme le cinéaste. Pourquoi alors avoir la décevante sensation de passer de temps à autre à deux doigts de l’hypertrophie ? On regrette que le film n’ait pas davantage flirté avec les esthétiques bien plus épurées des œuvres pourtant tout aussi cruelles (chacune à leur manière) telles que <em>Le Guerrier silencieux</em> de Nicolas Winding Refn, <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/hauts-hurlevent-andrea-arnold-emily-bronte/" title="Les Hauts de Hurlevent">Les Hauts de Hurlevent</a></em> d’Andrea Arnold ou même le <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/michael-kohlhaas-arnaud-des-pallieres/" title="Michael Kohlhaas">Michael Kohlhaas</a></em> d’Arnaud Des Pallières. Trois récits ancrés dans une nature vivante, bouillonnante et brutale que Refn, Arnold et Des Pallières avaient su laisser parler, gronder pour donner corps à la rage de leurs personnages. A l&#8217;inverse, James Kurzel dessert son adaptation en noyant ses Highlands sous des cohortes de violons ininterrompues et de ralentis superflus. C’est bien dommage tant les choix photographiques (images ténébreuses sous-exposées), le respect de la versification et les performances émouvantes des deux acteurs, tout en sobriété, parvenaient déjà à instiller l’obscurité nécessaire à la terrifiante fureur de l’œuvre de Shakespeare. </p>
<p>&nbsp;<br />
Macbeth<em> de Justin Kurzel, avec Michael Fassbender, Marion Cotillard, David Thewlis, Paddy Considine&#8230; Royaume-Uni, 2015. Présenté en compétition au 68e Festival de Cannes. Sortie le 11 novembre 2015.</em></p>
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		<title>Mademoiselle Julie, de Liv Ullmann</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Sep 2014 20:39:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claire Fallou</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[adaptation]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
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		<description><![CDATA[Adaptation imprécise - Irlande, 1890. Lors des fêtes de la nuit de la Saint-Jean, la belle Mademoiselle Julie, fille de baron réputée lunatique, descend aux cuisines du château familial pour réclamer...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Adaptation imprécise</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/09/mademoiselle-julie-liv-ullman-chastain-affiche.jpg" alt="Mademoiselle Julie, de Liv Ullmann" title="Mademoiselle Julie, de Liv Ullmann" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-19170" />Irlande, 1890. Lors des fêtes de la nuit de la Saint-Jean, la belle Mademoiselle Julie, fille de baron réputée lunatique, descend aux cuisines du château familial pour réclamer une danse au jeune valet de son père. Elle séduit, il résiste, ils tombent ensemble : la nuit se referme autour de leur couple, précipitant une lutte d’amour, de morale et de pouvoir où la survie de l’un réclame la chute de l’autre. </p>
<p>Difficile pourtant de ressentir la fureur de la pièce d’August Strindberg (1888) dans le silence paisible de cette cuisine bien rangée choisie par Liv Ullmann. L’âtre reste froid, les fenêtres laissent entrer une lumière d’après-midi, les cuivres scintillent comme le chignon de Jessica Chastain. Ni cris, ni musique, ni désordre d’un banquet, rien de la folie de cette nuit de la Saint-Jean où Strindberg voulait pourtant que « la lassitude grise et la tête s’échauffe ». Dans ce décor de Vermeer, demoiselle confuse et valet troublé courent avec raideur autour de la table, peinant à transmettre leur rage et leur impuissance.</p>
<p>Jessica Chastain, dont on pouvait espérer un rendu flamboyant du trouble complexe de l’héroïne, livre une performance de souffles courts et de roulements d’yeux sauvée par un moment de grâce au sommet de la tension. Jeu inégal aussi pour Colin Farrell, qui alterne entre soumission et triomphe, s’éloignant du renversement net voulu par Strindberg au cœur de la pièce. <span id="more-19167"></span>L&#8217;ensemble crée un effet volatile et sans direction, où l’on comprend les enjeux de la folie féminine et de l’opposition de classe, sans pleinement vivre le dilemme posé à l’héroïne. C’est finalement Samantha Morton, dans le rôle secondaire de la cuisinière fiancée au valet, qui parvient à camper le personnage le plus précis.</p>
<p>Si cette adaptation de la réalisatrice norvégienne montre des choix intéressants, libérant notamment l’héroïne de toute référence à l’éducation donnée par sa mère, c’est souvent le texte même de Strindberg, toujours neuf et puissant, qui vient soutenir le film. </p>
<p>&nbsp;<br />
Mademoiselle Julie<em> de Liv Ullmann, avec Jessica Chastain, Colin Farrell, Samantha Morton&#8230; Norvège, Irlande, 2014. Sortie le 10 septembre 2014.</em></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/3l03z5/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
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		<title>Sils Maria, de Olivier Assayas</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Aug 2014 09:25:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claire Fallou</dc:creator>
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		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
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		<description><![CDATA[Variations sur un serpent de brume - Certains jours, au-dessus d’une vallée rocailleuse des Alpes suisses, les nuages s’enroulent au creux d’un col pour s’écouler ensuite entre les sommets. Se forme...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Variations sur un serpent de brume</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/08/affiche-sils-maria.jpg" alt="Affiche de Sils Maria" width="206" height="280" class="alignleft size-full wp-image-19137" />Certains jours, au-dessus d’une vallée rocailleuse des Alpes suisses, les nuages s’enroulent au creux d’un col pour s’écouler ensuite entre les sommets. Se forme alors un torrent compact de brume grise et blanche dont la course jette une ombre sur toute la vallée. Le phénomène s’appelle le Serpent de Maloja.</p>
<p>Quelques centaines de mètres plus bas, dans le calme d’un chalet isolé de Sils Maria, Maria Enders (Juliette Binoche) se bat contre son propre serpent. La pièce <em>Maloja Snakea</em> fait d’elle une star vingt ans plus tôt, lorsqu’elle en a incarné la jeune héroïne Sigrid. Agée d’une quarantaine d’années, elle répète à présent difficilement le rôle d’Helena, la femme mûre que Sigrid pousse au suicide. Le premier rôle appartient à une Jo-Ann Ellis (Chloë Grace Moretz), chérie rebelle des réseaux sociaux, dont Maria n’a jamais entendu parler. </p>
<p>Refus malgré la signature en bas du contrat. Refus par le repli d’un corps épaissi, un sourire moqueur sous une chevelure rase, un geste dédaigneux de la main qu’elle jette à son assistante Valentine (Kristen Stewart), tout au long d’un huis clos à deux. Maria repousse les répliques d’Helena qui la rendent vieille et l’empêchent de rester la Sigrid fondatrice de sa vie d’adulte. Valentine insiste sur une lecture plus équilibrée. Des sentiers sinueux aux sommets à ciel ouvert, des soirées tamisées à St. Moritz au silence nocturne du chalet, l’été de Sils Maria prête son décor somptueux aux deux femmes qui jouent la pièce et leur relation, frôlant une mise en abyme de l’intrigue, le texte entre elles comme un miroir à deux faces. </p>
<p>Autour d’elles plane la présence attendue de cette moderne enfant Jo-Ann, adorée de Valentine et crainte de Maria, vue moqueuse et dépenaillée sur quelques vidéos qui parlent de conduite en état d’ivresse. <span id="more-19136"></span></p>
<p>Olivier Assayas met en scène trois actrices puissantes pour trois personnages forts : Juliette Binoche assurée et touchante, Kristen Stewart énergique sur une palette réduite mais maîtrisée (s’offrant au détour du texte un clin d’œil conciliant à <em>Twilight</em>), et Chloë Grace Moretz fraîche et trouble. On regrette plusieurs longueurs et un dérapage hors sujet, mais l’on se perd avec plaisir dans leurs jeux de recherche à deux, où le réalisateur stylise ses deux thèmes centraux &#8211; le vieillissement et la difficulté d’être acteur &#8211; pour mieux sonder la profondeur de ces êtres et la teneur de leurs relations. </p>
<p>Le rythme est fluide, soutenu par une caméra souple, animé par la beauté des décors de montagnes et la richesse des touches de lumière. Sous les rayons d’un soleil pâle s’écoule le Serpent de brume : tumultueux sur fond de rock, triomphant sur <em>Le Canon</em> de Pachelbel. Et Juliette Binoche jette un brusque éclat de rire. </p>
<p>&nbsp;<br />
Sils Maria <em>d’Olivier Assayas avec Juliette Binoche, Kristen Stewart, Chloë Grace Moretz&#8230; France, 2014. Sortie le 20 août 2014.</em></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/3l3mvp/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
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		<title>La Vénus à la fourrure, de Roman Polanski</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Nov 2013 00:05:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Menossi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films du 66e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[adaptation]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[sexe]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre]]></category>

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		<description><![CDATA[Quel superbe numéro nous a joué là Roman Polanski avec La Vénus à la fourrure ! Polanski qui poursuit donc sa variation cinématographique autour du huis clos. A quatre dans...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/05/venus-a-la-fourrure.jpg" alt="La Vénus à la fourrure, de Roman Polanski" title="La Vénus à la fourrure, de Roman Polanski" width="193" height="280" class="alignleft size-full wp-image-13440" />Quel superbe numéro nous a joué là Roman Polanski avec <em>La Vénus à la fourrure</em> ! Polanski qui poursuit donc sa variation cinématographique autour du huis clos. A quatre dans un appartement (<em>Carnage</em>), à trois sur un bateau (<em>Le Couteau dans l&#8217;eau</em>, son premier film) et désormais à deux dans un théâtre. Le septième art adaptant et filmant le sixième. Drôle de façon pour Polanski de boucler la boucle, lui qui a commencé par fouler les planches avant d&#8217;empoigner la caméra. </p>
<p><em>La Vénus à la fourrure</em>, c&#8217;est ce troublant face-à-face adapté d&#8217;une pièce de David Ives, elle-même inspirée du roman éponyme du sulfureux Leopold von Sacher-Masoch, celui qui – à son corps défendant – a donné son nom au &#8220;masochisme&#8221;. Un jour d&#8217;orage, Vanda, une femme impétueuse, jaillit telle une tornade dans un théâtre parisien. Dans la salle, au téléphone, Thomas maugrée, désespéré de ne pas trouver son actrice pour incarner le rôle principal de la pièce qu&#8217;il s&#8217;apprête à mettre en scène… <em>La Vénus à la fourrure</em>. Et ce n&#8217;est certainement pas cette femme qui le sortira de la panade. Elle est en retard, mouillée jusqu&#8217;aux os, le rimmel dégoulinant. Elle est vulgaire, jure comme une charretière. Obstinée, la dénommée Vanda s&#8217;efforce malgré tout de convaincre Thomas qu&#8217;elle est faite pour le rôle. La prenant d&#8217;abord du haut de son statut d&#8217;auteur pédant, il finit par accepter de l&#8217;auditionner. La chrysalide se fait alors papillon. Captivé, Thomas se laisse charmer peu à peu par cette femme étonnante. Elle connaît son texte sur le bout des doigts, didascalies comprises. Et semble totalement imprégnée de la psychologie de son personnage. L&#8217;audition vire au filage complet, en même temps que s&#8217;installe un jeu de répulsion-séduction qui tournera à l&#8217;obsession. <span id="more-12267"></span></p>
<p>Avec <em>La Vénus à la fourrure</em>, Roman Polanski, homme de théâtre et cinéaste, a donc trouvé dans ce livre de Sacher-Masoch un formidable terrain de jeu pour laisser libre cours à ses marottes artistiques. Le huis clos, la folie, l&#8217;aliénation, l&#8217;asservissement, le travestissement, l&#8217;érotisme&#8230; Au détour d&#8217;un accessoire ou d&#8217;un costume, resurgissent ici et là les vieux fantômes de la filmographie du cinéaste. Une robe d&#8217;époque, une veste en velours vert, un couteau, un homme travesti en femme et ce sont <em>Tess</em>, <em>Le Bal des vampires</em>, <em>Rosemary&#8217;s Baby</em> et <em>Le Locataire</em> qui s&#8217;invitent sur la scène. Polanski pousse l&#8217;autodérision jusque dans sa distribution en plaçant devant sa caméra sa propre femme, Emmanuelle Seigner, et un Mathieu Amalric dont la ressemblance physique avec le cinéaste est frappante.   </p>
<p>Sans arrêt sur le fil, les deux comédiens délivrent un formidable numéro d&#8217;équilibristes, passant d&#8217;un registre à un autre, d&#8217;une émotion à une autre, changeant de tons, de tenues, d&#8217;accents, d&#8217;attitudes. Elle est extravagante, insolente, excessivement sensuelle, érotique, fantasque, fatale. Il est prétentieux, aigri, engoncé dans son quotidien petit-bourgeois, soudain bousculé et contraint par cette femme à accepter de perdre pied. A travers le prisme de ce duo-duel d&#8217;acteurs absolument époustouflant, Roman Polanski nous plonge dans une fantastique mise en abyme de la création. Epluche avec ironie les travers pervers que prend parfois le rapport du metteur en scène à son actrice. Dans un jeu de miroirs vertigineux, il brouille les frontières entre réel et fiction, soumis et dominant, homme et femme. Et le spectateur de s&#8217;enfoncer chaque fois un peu plus dans la fantaisie et l&#8217;imaginaire, jusqu&#8217;au point d&#8217;orgue final. </p>
<p><em>La Vénus à la fourrure</em> est une réflexion brillante sur le travail de mise en scène, d&#8217;interprétation d&#8217;un personnage, d&#8217;une époque, d&#8217;un auteur et de son texte… Sur tout ce qui participe à nourrir l&#8217;illusion du monde du théâtre et du cinéma. Un pamphlet féministe plein d&#8217;esprit et de malice.</p>
<p>&nbsp;<br />
La Vénus à la fourrure<em> de Roman Polanski, avec Emmanuelle Seigner, Mathieu Amalric. France, 2013. Présenté en compétition du 66e Festival de Cannes. Sortie le 13 novembre 2013.</em>  </p>
<p><strong>&raquo; Retrouvez tout notre <a href="/66e-festival-cannes-2013/">dossier dédié au 66e Festival de Cannes</a></strong></p>
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		<title>Salle n°6 Tchekhov, de Karen Shakhnazarov</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Dec 2012 08:31:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie Amigues</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[adaptation]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous sommes tous des fous en puissance. Tel est le propos du réalisateur russe en adaptant la nouvelle philosophico-dérangeante d&#8217;Anton Tchekhov. La salle n°6 est l&#8217;endroit où sont isolés les...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/11/salle-n-6-tchekhov.jpg" alt="Salle n°6 Tchékhov" title="Salle n°6 Tchékhov" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-10020" />Nous sommes tous des fous en puissance. Tel est le propos du réalisateur russe en adaptant la nouvelle philosophico-dérangeante d&#8217;Anton Tchekhov. La salle n°6 est l&#8217;endroit où sont isolés les malades mentaux incurables. L&#8217;histoire racontée par le romancier est celle d&#8217;un médecin qui va s&#8217;y retrouver comme patient.</p>
<p>Le film s&#8217;ouvre comme un documentaire dans un asile psychiatrique par un plan fixe sur un jeune enfermé depuis des années. Il répond à des questions sur les raisons de son internement. Plusieurs malades (qui ne sont pas des acteurs mais de véritables pensionnaires d&#8217;un asile)  défileront devant cette caméra immobile et se raconteront. C&#8217;est toujours un peu la même rengaine : parents alcooliques, abandon&#8230; Les mêmes regards hébétés, le même rêve (&#8220;sortir d&#8217;ici&#8221;). Mais derrière ces questions superflues, l&#8217;humain pointe le bout de son nez. Et son cortège de questionnements philosophiques sur la vie, le bien, le mal, le bonheur, Dieu&#8230; Comme pour nous dire que les fous ne sont pas si fous. Après ce prologue, la fiction éclot pour nous révéler comment, réciproquement, un homme sain bascule dans la folie. La trame narrative se déploie alors sous nos yeux mais pas de manière linéaire. Le réalisateur évacue d&#8217;emblée le suspense : on apprend que le docteur Raguine est devenu un patient et c&#8217;est d&#8217;abord défait et mutique, qu&#8217;on le rencontre. Puis on fait la connaissance d&#8217;un autre patient de l&#8217;asile, un certain Gromov qui souffre de manie de persécution, un &#8220;génie&#8221; que le docteur Raguine considérait comme un prophète. Et c&#8217;est le point de départ d&#8217;un éclatement formel : flashbacks, témoignages, mises en abîme d&#8217;images (petits films muets réalisés par un ami du docteur) nous trimballent du passé au présent, du médecin au patient. Les pistes se brouillent, s&#8217;entremêlent de manière percutante. Et deux chutes sont révélées : celle de Raguine, lente, presque douce. Ce médecin corrompu et qui a perdu tout intérêt pour ses malades. Puis celle de Gromov, fulgurante. Ce criminel inattendu. La rencontre de ces deux êtres pensants sera l&#8217;occasion de joutes verbales (parfois un peu trop denses, un peu trop longues) sur le sens de la vie, la souffrance, la recherche du bien et du bonheur. Le temps de comprendre, comme le clame Raguine, qu&#8217;il n&#8217;y a ni morale ni logique dans l’enfermement. Cela n&#8217;est qu&#8217;une simple question de hasard. Idée bien difficile à accepter, mais qui nous interpelle pourtant. Et de nous questionner sur la fragile lisière entre raison et folie. Sur les êtres qui peuplent les hôpitaux psychiatriques en Russie, et ailleurs&#8230; On restera troublé par la délicatesse et l&#8217;élégance d&#8217;une des dernières séquences du film. La &#8220;fête du nouvel an&#8221; où acteurs professionnels et vrais malades, hommes et femmes se mêlent dans l&#8217;embarras, la pudeur et l&#8217;innocence pour une ultime danse. Sublime confusion.</p>
<p>&nbsp;<br />
Salle n°6 Tchekhov<em> de Karen Shakhnazarov avec Vladimir Ilyn, Alexey Vertkov, Alexander Pankratov-Chiorny… Russie, 2009. Sortie en DVD le 5 juin 2012.</em></p>
<p><center><iframe frameborder="0" width="560" height="322" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xd6ic6?logo=0&#038;hideInfos=1"></iframe></center></p>
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		<title>Vous n&#8217;avez encore rien vu, d&#8217;Alain Resnais</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Sep 2012 10:16:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne-Claire Cieutat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Films du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre]]></category>

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		<description><![CDATA[<em>Vous n’avez encore rien vu</em> s’annonce, dès son titre, comme la promesse d’une réjouissance et nous suggère d’ouvrir grand les yeux. Voici un film qui nous propose de croire, avant même son générique...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/09/vous-n-avez-encore-rien-vu.jpg" alt="Vous n&#039;avez encore rien vu, Alain Resnais" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-9459" /><em>Vous n’avez encore rien vu</em> s’annonce, dès son titre, comme la promesse d’une réjouissance et nous suggère d’ouvrir grand les yeux. Voici un film qui nous propose de croire, avant même son générique, en la possibilité d’un regard régénéré, ce qui, par les temps qui courent, en dit long sur l’enthousiasme indéfectible d’un des plus juvéniles cinéastes français. </p>
<p>Comme dans tous ses films, il faudra se fondre dans un nouveau dispositif, en accepter les repères visuels et se laisser porter dans un espace-temps construit de toutes pièces. Dans un décor sublime signé par son fidèle chef-décorateur Jacques Saulnier, Resnais rassemble une large constellation de comédiens, fidèles, anciens collaborateurs ou nouveaux venus : Sabine Azéma, Pierre Arditi, Mathieu Amalric, Anne Consigny, Lambert Wilson, Michel Piccoli, Annie Duperey, mais aussi Hippolyte Girardot, Michel Vuillermoz ou Jean-Noël Brouté. Sur la base d’un scénario nourri des pièces <em>Eurydice</em> et <em>Cher Antoine ou l’Amour raté</em> de Jean Anouilh, ils incarnent en leur nom propre les comédiens qu’invite dans sa dernière demeure l’auteur dramatique, Antoine d’Anthac (Denis Podalydès). Celui qui les a dirigés sur scène autrefois vient de disparaître et, dans un geste posthume, leur demande de se rassembler autour d’une captation de sa version d’<em>Eurydice</em> proposée par une jeune troupe (celle de la Colombe, filmée par Bruno Podalydès). Eux seuls devront, dès lors, juger de la nécessaire pérennité de cette adaptation, par-delà la mort du dramaturge. <span id="more-6187"></span></p>
<p>C’est avec une distance teintée d’une immense tendresse que l’auteur de <em>Mon oncle d’Amérique</em> installe son généreux casting face à un écran – <em>&#8220;Oh, Piccoli !&#8221;</em>, s’exclame, réjouie, Annie Duperey à l’entrée du monsieur dans le décor. Lors de la projection, devant le texte revisité, les uns et les autres se laissent gagner par le souvenir et son incontrôlable circulation. Leur mémoire réactivée fait jaillir les mots en partage et se dresser les corps. De l’écran au salon qui les rassemble, cet étonnant face-à-face estompe la distance qu’instaurait au préalable la curiosité de la situation. La bande originale de Mark Snow instaure un climat gracieux. Les nuances de jeu sont infinies, et le trouble gagne les visages. Quel émoi d’entendre ces voix s’entrelacer, ces regards se replonger les uns dans les autres ! Le spectacle est double, sur et hors l’écran : quel étrange et beau vertige !</p>
<p><a href="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/09/azema-arditi.jpg" rel="shadowbox[sbpost-6187];player=img;"><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/09/azema-arditi.jpg" alt="Vous n&#039;avez encore rien vu, Alain Resnais" width="280" height="186" class="alignright size-full wp-image-9460" /></a><em>Vous n’avez encore rien vu</em> s’éprouve le cœur battant, car de soubresaut en jaillissement, c’est aussi tout le cinéma d’Alain Resnais qui revient en mémoire. Ses terres hantées, comme ses échappatoires possibles, ses voies imaginaires, ses récits embranchés, ses chemins enchantés. Resnais semble nous y convier à nouveau par un élégant jeu de correspondances (<em>L’Amour à mort</em> et la terreur de l’abandon dans les face-à-face, yeux dans les yeux, d’Azéma et Arditi, notamment, est très présent), sans jamais perdre de vue l’enjeu qui l’occupe ici : déclarer, sous une forme nouvelle, sa flamme au théâtre et aux acteurs. Ses comédiens, tant honorés, si chéris, se livrent à sa direction avec une énergie absolue et un raffinement confondant. A travers eux, naît une bouleversante réflexion sur les liens qui unissent les êtres et la peur de ce qui les sépare &#8211; éternelle obsession de Resnais, qui confère depuis toujours à son œuvre sa puissance émotionnelle. </p>
<p>L’idée lancinante du temps et de sa cadence &#8211; matérialisés judicieusement par un pendule de Foucault, imperturbable, dans la captation &#8211; habite, une fois encore, le bel édifice sans l’ébranler pour autant. <em>&#8220;Maintenant nous avons des souvenirs pour nous défendre&#8221;</em>, nous est-il dit ici. La mélancolie chez Resnais jamais ne l’emporte sur l’élan de ses personnages. Le réalisateur-enchanteur de <em>Smoking/No Smoking</em>, <em>On connaît la chanson</em> ou <em>Pas sur la bouche</em> lutte par la fantaisie et la rigueur combinées : ses remparts ont non seulement fière allure, ils sont inoubliables et revigorants.</p>
<p>&nbsp;<br />
Vous n&#8217;avez encore rien vu <em>d&#8217;Alain Resnais, avec Sabine Azéma, Pierre Arditi, Mathieu Amalric, Anne Consigny, Lambert Wilson, Michel Piccoli, Annie Duperey, Hippolyte Girardot, Michel Vuillermoz, Jean-Noël Brouté, France, 2012. En compétition au 65e Festival de Cannes. Sortie le 26 septembre 2012. </em></p>
<p><center><iframe frameborder="0" width="560" height="324" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xtvqdi?logo=0&#038;hideInfos=1"></iframe></center></p>
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		<title>Thomas VDB au Point-Virgule</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Mar 2011 02:34:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[rock]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Thomas VDB]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec ‘En Rock et en Roll’, en 2007, Thomas VDB épinglait les imposteurs du rock (icônes et fans dans le même panier). Il revient au Point-Virgule avec un nouveau spectacle intitulé...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/03/Thomas_VDB.jpg" rel="shadowbox[sbpost-210];player=img;"><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/03/Thomas_VDB.jpg" alt="Thomas VDB dans le spectacle Presque célèbre" title="Thomas VDB dans le spectacle Presque célèbre" width="225" height="300" class="alignleft size-full wp-image-1129" /></a>Avec ‘En Rock et en Roll’, en 2007, Thomas VDB épinglait les imposteurs du rock (icônes et fans dans le même panier). Il revient au Point-Virgule avec un nouveau spectacle intitulé <em>Presque célèbre</em>. Totalement drôle. Encore plus débraillé et excité qu’à l’habitude, ce féru de métal et de gros sons qui tâchent promet d’entrée « un one-man show en 3D ». Il ment. En même temps, on n’y croyait pas trop.</p>
<p>Mais les effets spéciaux sont tout de même de la partie. Car l’obsession du moment de l’ancien rédac chef de <em>Rock Sound</em> n&#8217;est autre que &#8220;remonter le temps pour reconfigurer le passé&#8221;. Et, premières amours obligent, gommer les scories de l’histoire de la musique. A commencer par Michel Sardou que VDB veut « rayer du continuum espace-temps ».</p>
<p>Et dans ce show aux accents de <em>Retour vers le futur</em>, le fan de Queen ne parle pas que musique. Avec une énergie proche de celle d’un môme hyperactif, il gratte partout où ça le démange : famille, petite amie, expériences de mort imminente, statistiques foireuses et même sexualité… des pandas.</p>
<p>Thomas VDB dit qu’il est « un comique à 2 balles ». Là encore, il ment. Une habitude chez lui. Seule certitude, le bonhomme a le verbe grinçant, l’impertinence adolescente et l’agitation créative. <em>Rock is not dead</em>, quoi.</p>
<p>Presque célèbre, Thomas VDB, Le Point-Virgule, 7 rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie, 75004 Paris, jusqu&#8217;au é&#8217; JUIN 2011.</p>
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		<title>Jacques et Mylène au Grand Parquet</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Mar 2011 22:22:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre]]></category>

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		<description><![CDATA[Ca ressemble à ces feuilletons américains qui n’en finissent pas de finir. Ces intrigues improbables sur mélodie mielleuse. Ces rebondissements épileptiques que justifient de laborieuses explications. Ces personnages qui renaissent...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/03/jacques-et-mylene.jpg" rel="shadowbox[sbpost-668];player=img;"><img class="alignleft size-medium wp-image-670" title="Jacques et Mylène" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/03/jacques-et-mylene-200x300.jpg" alt="Jacques et Mylène" width="200" height="300" /></a>Ca ressemble à ces feuilletons américains qui n’en finissent pas de finir. Ces intrigues improbables sur mélodie mielleuse. Ces rebondissements épileptiques que justifient de laborieuses explications. Ces personnages qui renaissent de leurs cendres pour asséner des sentences éculées : « Quand la science parle, l’homme se tait&#8230; » Ca sonne parfois comme une histoire d’amour, une tragédie, un fait divers, une farce, un vaudeville avec portes qui claquent et trop de monde dans le placard…</p>
<p>Mais en fait, c’est autre chose. Du rire qui grince. De la parodie de parodie qui multiplie les clins d’œil et les détournements. Et lamine les conventions. Viol, meurtre, inceste, zoophilie, nécrophilie, suicide : tout n’est que pulsions inavouables et monstruosités camouflées par une petite vie confortable et conforme. On rit de tout. Surtout du pire.</p>
<p>Il faut dire qu’aux commandes de cette « partouze sanglante chez les petits bourgeois », il y a le metteur en scène Benoît Lambert qui voulait que « le théâtre de boulevard soit revisité par un punk ».</p>
<p>Défi relevé avec les deux comédiens &#8211; Philippe Nicolle de la clique des 26000 couverts et Ingrid Sterlkoff-Révenault dont la folie à de quoi dérouter – qui incarnent les sept personnages de cette histoire de fous.</p>
<p>Et tandis que des serpentins figurent le sang qui gicle, un ballon explose pour dire la surexcitation d’un sexe. Un mauvais goût assumé. Une perpétuelle urgence. Du grand n’importe quoi porté par l’idée que le théâtre se fait et se défait. Et que si le bateau coule, on continue de jouer.</p>
<p>Jacques et Mylène<em> seront aussi les 9 et 10 mars au théâtre de l&#8217;Union, 20 rue des Coopérateurs, Limoges.</em></p>
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		<title>Didier Super est le Christ&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Feb 2011 02:00:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[comédie musicale]]></category>
		<category><![CDATA[Didier Super]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[Jésus Christ]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/02/didier-super-christ.jpg" alt="Et si Didier Super était le Christ" title="Et si Didier Super était le Christ" width="284" height="300" class="alignleft size-full wp-image-1166" /> Certains ne connaissent peut-être pas l’auteur des chansons à textes les plus méchantes que l’histoire aie connues : « Arrête de te la pêter », « A bas les gens qui bossent », « Y en a marre des pauvres » ou « Putain de Chinois », « On va tous crever ». Ca vous donne le ton. Pour ceux qui ne l’ont jamais vu ou écouté : Didier est moche, chante mal et est définitivement très méchant. Son créneau, c’est le politiquement très incorrect. Ses textes s’en prennent aux chômeurs, aux travailleurs, aux sans-papiers. Même les enfants en ont pour leur grade. Si on devait le situer, ce qui n’est pas une mince affaire, ce serait quelque part entre Desproges, Borat, Guillon (dans ses jours les plus acerbes) et les filous grolandais. L’objectif est de taper là où ça fait mal, de passer en revue tous les sujets tabous. Bref, de se moquer de tout et surtout du pire.</p>
<p>En novembre sur la scène de la Bellevilloise et ce soir sur celle du Bataclan, il revient avec une comédie musicale parce que, dit-il, « il est grand temps de relever le niveau dans ce domaine ». L’histoire, donc… Suite à une chute en vélo (qui a réellement lieu en entrée de spectacle et là aussi, Didier ne fait pas dans la dentelle), Super, le féroce, perd sa &#8220;Haine&#8221;. Dans un décor en bouts de ficelles et vieux cartons, accompagné de ses six compagnons (qui valent eux aussi le détour), Didier Super raconte le parcours d&#8217;un artiste qui ne trouve plus aucune raison de se plaindre. Il part alors à la recherche des vrais fumiers qui ont fait de ce monde une misère, persuadé qu’à leur contact, il renouera avec son passé de chanteur engagé. Est-ce clair ? Il s’en prend donc légitimement aux terroristes, aux milliardaires et aux marchands de bonbons… A tout ce qui passe. Mais derrière le potache, cette parodie de comédie musicale est une vraie réussie : arts de la rue, cabaret, numéro de clown, cascades, musique, Didier Super mélange le tout avec une facilité déconcertante, utilise la scène comme un terrain de jeu et donne l’illusion d’un spectacle en perpétuelle construction.</p>
<p>« Une histoire de merde avec des chansons et des cons qui dansent avec des numéros de BMX, pour compenser la pauvreté de l&#8217;histoire et le manque de talent général. » Dixit l’artiste. Pour sûr, Didier Super sait se vendre.</p>
<p>Et si Didier Super était la réincarnation du Christ<em>, au Bataclan, 50 boulevard Voltaire, 75011 Paris, le 11 février 2011 puis en tournée dans toute la France (ou presque).</em>.</p>
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