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	<title>Grand Écart &#187; Nanni Moretti</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Rencontre avec Nanni Moretti et Margherita Buy</title>
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		<pubDate>Tue, 19 May 2015 13:54:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Menossi</dc:creator>
				<category><![CDATA[La Compétition du 68e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Nanni Moretti]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec <em>Mia madre</em>, Nanni Moretti renoue avec la veine autobiographique, tout en se gardant bien de venir occuper le haut de l’affiche. Une habitude, désormais, chez Moretti. Rencontre.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/miamadre_affiche.jpg" alt="Mia madre, de Nanni Moretti" title="Mia Madre, de Nanni Moretti" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-21562" />Avec <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/mia-madre-nanni-moretti/" title="Mia madre, de Nanni Moretti">Mia madre</a></em>, Nanni Moretti signe sans doute l’un de ses films les plus denses et les plus personnels. Le cinéaste renoue avec la veine autobiographique, tout en se gardant bien de venir occuper le haut de l’affiche. Une habitude, désormais, chez Moretti, qui préfère confier à d’autres le soin d’aller au turbin explorer les tréfonds de sa conscience. Après les doutes pontificaux de Michel Piccoli, place à ceux d’une femme-mère-fille-réalisatrice, Margherita (jouée par Margherita Buy). Pleine de certitudes derrière sa caméra, elle se retrouve submergée de confusion sitôt son quotidien retrouvé. Une mère à l’hôpital, une fille prise dans les remous de l’adolescence et un frère (incarné par Moretti), inlassablement exemplaire. Margherita se bat pour trouver sa place et la force de surmonter l’inévitable, la perte de sa maman… Nous avons souhaité en savoir plus. Nous avons donc convié Nanni et Margherita autour d’une table pour en parler… Enfin, c’est surtout Nanni qui a parlé. </p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Peut-on considérer <em>Mia madre</em> comme un film « somme », une synthèse dense et intense de votre réflexion de cinéaste ?</strong></p>
<p><strong>Nanni Moretti :</strong> A vrai dire, je ne m’en rends pas compte mais oui, c’est un film qui arrive à la fin d’un parcours. Un parcours non seulement professionnel mais aussi personnel, celui de toute une vie. Et donc si on peut voir à travers ce film l’expression d’un changement ou de quelque chose qui a mûri, c’est évidemment parce que ma propre vie a changé et mûri. <span id="more-21560"></span></p>
<p><strong>Vous faites dire à votre cinéaste fictive Margherita, personnage principal du film : <em>« Je veux voir l’acteur à côté du personnage. »</em></strong> </p>
<p><strong>N.M. :</strong> Oui, c’est une des façons dont je conçois le travail de l’acteur. C’est quelque chose que je pense profondément, une idée à laquelle je crois beaucoup comme réalisateur et comme spectateur. Par contre, ce n’est pas forcément le genre de consigne que je donne aux comédiens lorsque je travaille avec eux. Je n’aime pas les acteurs qui se livrent corps et âme à leur personnage. Je sais que c’est une manière de jouer qui plaît beaucoup au public comme à la critique mais, personnellement, je ne l’apprécie pas particulièrement. Je tiens à « voir » le personnage mais aussi la personnalité de l’acteur. Après, évidemment, je ne dis jamais tout ça à mes acteurs lors d’un tournage. Je n’aime pas beaucoup non plus trop en dire, théoriser pour théoriser. Mais je sais ce que je veux des acteurs et donc je travaille beaucoup sur le jeu.</p>
<p><strong>Justement, Margherita Buy, quel genre de directeur d’acteur est Nanni Moretti ? Est-ce que c’est dur d’être son alter ego à l’écran ?</strong></p>
<p><strong>Margherita Buy :</strong> Je ne crois pas que Nanni ait pensé ou construit mon rôle comme celui de son alter ego. J’ai lu le script qu’il m’a envoyé. J’y ai découvert l’histoire de cette femme réalisatrice, mère d’une jeune adolescente et fille d’une mère malade… Bien sûr, Nanni me dirigeant, on retrouve inévitablement dans cette figure de cinéaste ses propres façons d’aborder le métier, sa relation aux autres membres de l’équipe… Mais nous n’avons pas du tout théorisé autour du fait qu’elle était lui. </p>
<p><strong>Le film que tourne Margherita est un film politique. Le genre d’œuvre que vous auriez souhaité réaliser ? Ou au contraire que vous ne ferez jamais ?</strong></p>
<p><strong>N.M. :</strong> Ca m’est arrivé d’aborder le sujet politique dans certains de mes films, mais pas tant que ça finalement. Ce que j’ai toujours pensé, comme spectateur et comme réalisateur, c’est qu’un film n’a pas besoin de se confronter à des thématiques « importantes » pour être « important ». Je ne pense pas qu’il y ait des sujets de première classe et d’autres de seconde classe. Dans <em>Mia madre</em>, je voulais que le film tourné par le personnage de Margherita, à la différence de sa vie personnelle, soit très solide, très structuré. Je ne voulais pas qu’il soit un écho de sa vie privée, comme dans un jeu de miroirs. Je crois que les films politiques présentent les mêmes devoirs que les autres types de longs-métrages. Dans le sens où le but reste le même : faire un bon film et, autant que possible, innovant.</p>
<p><strong>Quatorze ans après <em>La Chambre du fils</em>, vous abordez de nouveau le thème du deuil, mais de façon plus apaisée. Il s’agit d’un deuil annoncé, attendu. Celui de la mère de Margherita, et, indirectement, de la vôtre…</strong></p>
<p><strong>N.M. :</strong> <em>La Chambre du fils</em> était un film très différent, qui répondait à un fantasme, à un besoin d’exorciser une peur. Dans <em>Mia madre</em>, il s’agit d’une expérience vécue. Et si effectivement, le deuil dans <em>La Chambre du fils</em> était non naturel, brutal, violent, celui dans <em>Mia madre</em> fait finalement partie de l’ordre naturel des choses. Perdre ses parents est une épreuve qui arrive à tout le monde, aussi douloureuse soit-elle. Ensuite, de façon plus générale, pour les réalisateurs comme pour les acteurs, je pense que le cinéma n’a aucun rôle thérapeutique. Pour quelques spectateurs, peut-être. Je suis sans doute parvenu, à travers mes films, à raconter quelque chose de moi-même. Pour autant, je ne considère pas que ma filmographie m’ait apporté une nouvelle prise de conscience par rapport à ce que je suis, par rapport à ma construction personnelle. </p>
<p><strong>Depuis quelques années, la « renaissance » du cinéma italien est une réflexion qui revient assez souvent. Pensez-vous qu’elle soit pertinente et que recouvre cette idée, selon vous ?</strong></p>
<p><strong>N.M. :</strong> A mon sens, la présence de plus en plus récurrente du cinéma italien dans les festivals résulte davantage d’exploits individuels, de réalisateurs, de producteurs, que d’une véritable dynamique d’ensemble, d’un système. Mais il n’y a pas en Italie de nouveau climat qui donnerait, plus qu’avant, de l’importance au cinéma. Et je ne parle pas seulement du fait politique. Il y a le manque de lois, de ressources du cinéma italien. Dans la vie des gens également, le rôle du cinéma est devenu marginal. Il n’y a pas une grande attention portée au cinéma en Italie, ni comme phénomène industriel ni comme phénomène artistique. Donc s’il y a une « renaissance », ce n’est pas en tant que phénomène général.</p>
<p>&nbsp;<br />
Mia madre<em> de Nanni Moretti, avec Margherita Buy, Nanni Moretti, John Turturro… Italie, 2014. En compétition au 68e Festival de Cannes. Sortie le 23 décembre 2015.</em></p>
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		<title>Le palmarès du 65e Festival de Cannes</title>
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		<pubDate>Mon, 28 May 2012 08:41:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[Michael Haneke]]></category>
		<category><![CDATA[Nanni Moretti]]></category>

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		<description><![CDATA[Voilà, Cannes, c'est fini. Cette année, ce n'est pas la Palme d'or qui aura créé la surprise, mais plutôt les autres prix. Le film de Michael Haneke, magnifique, mérite largement cette récompense, et...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/palme-or-haneke-amour.jpg" alt="Emmanuelle Riva, Michael Haneke et Jean-Louis Trintignant reçoivent la Palme d&#039;or © Sébastien Dolidon" title="Emmanuelle Riva, Michael Haneke et Jean-Louis Trintignant reçoivent la Palme d&#039;or © Sébastien Dolidon" width="280" height="116" class="alignleft size-full wp-image-7712" />Voilà, Cannes, c&#8217;est fini. Cette année, ce n&#8217;est pas la Palme d&#8217;or qui aura créé la surprise, mais plutôt les autres prix. Le film de Michael Haneke, magnifique, mérite largement cette récompense, et permet à son réalisateur de rejoindre le clan restreint des doubles-palmés (qui s&#8217;élargit ainsi à six metteurs en scène : Emir Kusturica, Francis Ford Coppola, Bille August, Shohei Imamura, Jean-Pierre et Luc Dardenne, Michael Haneke). Pour le reste, on peut s&#8217;étonner de voir quelques-uns des films qui nous ont le plus marqués pendant cette quinzaine tout bonnement absents du palmarès. <em><a href="/cinema/dans-la-brume-sergei-loznitsa/" target="_blank">Dans la brume</a></em>, <em><a href="/cinema/paradis-amour-ulrich-seidl/" target="_blank">Paradis : Amour</a></em>, <em><a href="/cinema/mud-jeff-nichols/" target="_blank">Mud</a></em> et <em><a href="/cinema/holy-motors-de-leos-carax/" target="_blank">Holy Motors</a></em> figurent parmi les œuvres les plus fortes du 65e Festival de Cannes. Leur absence ici, au profit notamment d&#8217;un double prix à <em><a href="/cinema/au-dela-collines-cristian-mungiu/" target="_blank">Au delà des collines</a></em> &#8211; malgré l&#8217;immense bien qu&#8217;on pense de ce film -, d&#8217;un Grand Prix à Matteo Garrone alors que <em><a href="/cinema/reality-matteo-garrone/" target="_blank">Reality</a></em> de Matteo Garrone nous a semblé bien en deçà des autres longs-métrages sélectionnés, et d&#8217;un prix de la mise en scène à <em><a href="/cinema/post-tenebras-lux-carlos-reygadas/" target="_blank">Post Tenebras Lux</a></em> de Carlos Reygadas, film si radical qu&#8217;il en devient opaque, ne font que mettre davantage en lumière le nom des gagnants, qui semblent les mêmes année après année. A se demander si Cannes n&#8217;est pas le Roland Garros du cinéma : malgré un nombre impressionnant de participants au départ, ce sont toujours les mêmes qui disputent la finale. <span id="more-7709"></span><br />
&nbsp;</p>
<h4>Palme d&#8217;or</h4>
<p><em><a href="/cinema/amour-michael-haneke/" target="_blank">Amour</a></em> de Michael Haneke<br />
&nbsp;</p>
<h4>Grand Prix</h4>
<p><em><a href="/cinema/reality-matteo-garrone/" target="_blank">Reality</a></em> de Matteo Garrone<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix de la mise en scène</h4>
<p><em><a href="/cinema/post-tenebras-lux-carlos-reygadas/" target="_blank">Post Tenebras Lux</a></em> de Carlos Reygadas<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix du scénario</h4>
<p><em><a href="/cinema/au-dela-collines-cristian-mungiu/" target="_blank">Au delà des collines</a></em> de Cristian Mungiu<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix d&#8217;interprétation féminine</h4>
<p>Cristina Flutur et Cosmina Stratan dans <em><a href="/cinema/au-dela-collines-cristian-mungiu/" target="_blank">Au delà des collines</a></em> de Cristian Mungiu<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix d&#8217;interprétation masculine</h4>
<p>Mads Mikkelsen dans <em><a href="/cinema/la-chasse-thomas-vinterberg/" target="_blank">La Chasse</a></em> de Thomas Vinterberg<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix du jury</h4>
<p><em><a href="/cinema/part-des-anges-ken-loach/" target="_blank">La Part des anges</a></em> de Ken Loach<br />
&nbsp;</p>
<h4>Caméra d&#8217;or</h4>
<p><em><a href="/cinema/betes-sud-sauvage-benh-zeitlin/" target="_blank">Les Bêtes du sud sauvage</a></em> de Benh Zeitlin<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix Un Certain Regard</h4>
<p><em><a href="/cinema/despues-lucia-michel-franco/" target="_blank">Despues de Lucia</a></em> de Michel Franco</p>
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		<item>
		<title>Ouverture du 65e Festival de Cannes, allegro ma non troppo, à gauche toute !</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/festival-cannes-2012/billets-humeur-edito/ouverture-nanni-moretti-gauche-toute/</link>
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		<pubDate>Tue, 15 May 2012 12:21:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Chouanière</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets d'humeur du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[Nanni Moretti]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Rappel de la théorie du chaos : une femme de ménage bat des cils à New York, et la Corrèze envoie...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/nanni-moretti-president-jury-cannes-2012.jpg" alt="Nanni Moretti, le président sympa du 65e Festival de Cannes" title="Nanni Moretti, le président sympa du 65e Festival de Cannes" width="280" height="184" class="alignleft size-full wp-image-6492" /><strong>Rappel de la théorie du chaos : une femme de ménage bat des cils à New York, et la Corrèze envoie un deuxième président à l’Elysée. Oui, l’anniversaire de l’affaire DSK coïncide avec l’ouverture du Festival.</strong> </p>
<p>C’est avec un sens de l’à-propos particulièrement notable que Wes Anderson, réalisateur à la propreté photographique incontestable (oserait-on dire que son esthétique est au plumeau ?), aura pour tâche de dépoussiérer les strapontins de la salle Lumière, suppléé là par les séants synchrones des festivaliers gloussants. Des zygomatiques au postérieur, <em><a href="/cinema/moonrise-kingdom-wes-anderson/" target="_blank">Moonrise Kingdom</a></em> sera une expérience anatomique, réconciliant l’humour et le corps, comme l’a si bien fait Julien Dray. <span id="more-6459"></span></p>
<p>A gauche toujours, mais loin de New York et de la rue Saint-Denis, Nanni Moretti réhabilite la fonction de président. En face des deux plombiers du libéralisme que sont Super-Mario Monti et Super-Mario Draghi, l’auteur de <em>Palombella Rossa</em> prouve qu’on peut tout à la fois être italien et sympathique, sans nécessairement avoir travaillé pour Goldman Sachs.</p>
<p>Interrogé par fax sur le président qu’il comptait être, Moretti a réalisé une déclaration d’intention exemplaire : </p>
<p>&nbsp;<br />
<em>« Moi président du jury cannois, je ne serai pas le chef de la compétition. Je ne recevrai aucun des cinéastes impétrants au Bunker.</p>
<p>Moi président du jury cannois, je ne traiterai pas Thierry Frémaux de collaborateur.</p>
<p>Moi président du jury cannois, je ne participerai pas à une collecte de fonds pour mon prochain film dans un hôtel de la Croisette.</p>
<p>Moi président du jury cannois, je considérerai la Quinzaine et la Semaine comme des partenaires incontournables.</p>
<p>Moi président du jury cannois, j’essaierai d’avoir une hauteur de vue, notamment parce qu’Ewan McGregor m’empêche de voir l’écran, quand il a mis du gel. »</em></p>
<p>&nbsp;<br />
Voilà, la Gauche est au pouvoir, et c’en est fini pour Cannes de sa traditionnelle cohorte bling-bling n’ayant rien à voir avec les personnages des frères Dardenne, de ses affreuses fêtes gratinées sur des terrasses à mille lieues des décors de Michael Haneke, et du <em>storytelling</em> façon presse people fort éloigné des schémas narratifs de Naomi Kawase.</p>
<p>Il était temps, camarades !</p>
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		</item>
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		<title>Habemus Papam, de Nanni Moretti</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/cinema/habemus-papam-nanni-moretti/</link>
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		<pubDate>Tue, 06 Sep 2011 09:31:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Menossi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival de Cannes 2011]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Nanni Moretti]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>

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		<description><![CDATA["Je prie celui qui sera élu de ne pas se dérober à la charge à laquelle il est appelé, par crainte de son poids, mais de se soumettre humblement au dessein de la volonté divine", dixit la constitution...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>La grande évasion</h3>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-2668" title="Michel Piccoli dans Habemus Papam de Nanni Moretti" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/05/habemus-papam-moretti.jpg" alt="Michel Piccoli dans Habemus Papam de Nanni Moretti" width="196" height="300" />&#8220;Je prie celui qui sera élu de ne pas se dérober à la charge à laquelle il est appelé, par crainte de son poids, mais de se soumettre humblement au dessein de la volonté divine&#8221;, dixit la constitution apostolique <em>Universi Dominici Gregis</em> promulguée par Jean-Paul II en 1996. Alors forcément, lorsque le futur ex-cardinal Melville (Michel Piccoli) fraîchement élu chef de l&#8217;Eglise catholique romaine, prend la poudre d&#8217;escampette pour mieux réfléchir à sa vie, c&#8217;est la panique au Vatican.</p>
<p>Il y a cinq ans, Nanni Moretti était venu au <a href="/categorie/festival-cannes-2011/">Festival de Cannes</a> brocarder Berlusconi avec <em>Le Caïman</em>. De retour cette année avec <em>Habemus Papam</em>, présenté en compétition officielle, on se met à craindre le pire, ou le meilleur, pour le Vatican. Et bah même pas dis donc ! N&#8217;en déplaise à une minorité d&#8217;énervés qui crient déjà au blasphème, appellent au boycott sans même avoir vu le film ou brandissent toute leur indignation devant ce &#8220;film décevant, grotesque et offensif&#8221; (dixit les Papaboys, association de jeunes fervents catholiques). <span id="more-2667"></span></p>
<p>Moretti y dresse le portrait d&#8217;un homme en proie au doute devant la lourde tâche qu&#8217;on s&#8217;apprête à lui confier. Un homme qui décide de filer à l&#8217;anglaise pour s&#8217;offrir, comme <a href="/tag/audrey-hepburn/">Audrey Hepburn</a>, quelques <a href="/cinema/vacances-romaines-audrey-hepburn/">vacances romaines</a> pour vivre ses questions, s&#8217;y confronter et, surtout, retrouver une réalité qu&#8217;il avait presque oubliée. Certes, cet homme, c&#8217;est le pape. Sa tâche, incarner l&#8217;unité de l&#8217;Eglise en portant sur ses épaules l&#8217;avenir spirituel de millions de catholiques. Pour autant, ce film n&#8217;est ni de près ni de loin une charge contre le Vatican.</p>
<p>Le tour de force de Moretti est justement d&#8217;avoir su éviter l&#8217;écueil de l&#8217;attaque frontale. Sans doute certains l&#8217;attendaient là mais, pour cela, &#8220;il existe des livres, des documentaires, des articles de journaux&#8221;, répond le réalisateur. Le propos du cinéaste est ailleurs : raconter son Vatican, son conclave, ses cardinaux. Et dans le Vatican de Moretti, on fait venir un psychanalyste pour guérir un pape de ses égarements de l&#8217;âme. C&#8217;est l&#8217;empirisme scientifique qui vient au secours du Royaume des cieux. Dans le Vatican de Moretti, on joue au volley-ball, on danse, on chante et on a même le droit de refuser de porter la tiare. Benoît XVI lui-même ne confiait-il pas avoir pensé à son élection comme à une guillotine placée au-dessus de sa tête ? Et qu&#8217;on se le dise, le doute n&#8217;est pas une maladie mais, bien au contraire, la manifestation d&#8217;un état de conscience éveillé. &#8220;Le courage, c&#8217;est de comprendre sa vie, de la préciser, de l&#8217;approfondir&#8221;, disait Jaurès (1).</p>
<p>Avec <em>Habemus Papam</em>, Nanni Moretti signe un film à l&#8217;irrévérence subtile où la foi catholique et la dignité de ses représentants n&#8217;y sont jamais diffamées. Le film va d&#8217;ailleurs bien au-delà du seul catholicisme, au-delà même de la religion, pour s&#8217;intéresser de façon beaucoup plus universelle au rapport de chacun à ses croyances, ses névroses, ses désirs. Une réflexion sur la pratique du pouvoir, son poids et la solitude qu&#8217;il engendre.</p>
<p><em>(1) </em>Discours à la jeunesse<em>, Jean Jaurès, Albi, 1903.</em></p>
<p>Habemus Papam<em> de et avec Nanni Moretti, avec aussi Michel Piccoli. Italie, 2011. Sortie le 7 septembre 2011. En compétition au Festival de Cannes 2011.</em><br />
&nbsp;</p>
<p><center><iframe frameborder="0" width="500" height="281" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xhynfs?width=500&#038;theme=eggplant&#038;foreground=%23CFCFCF&#038;highlight=%23834596&#038;background=%23000000&#038;hideInfos=1"></iframe></center></p>
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		<title>05/09-25/09 : Nanni Moretti à la Cinémathèque</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Sep 2011 00:24:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pense-bête]]></category>
		<category><![CDATA[Cinémathèque française]]></category>
		<category><![CDATA[Nanni Moretti]]></category>
		<category><![CDATA[rétrospective]]></category>

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		<description><![CDATA[De quoi s&#8217;agit-il ? A l&#8217;occasion de la sortie d&#8217;Habemus Papam le 7 septembre 2011, la Cinémathèque française diffuse une rétrospective intégrale du réalisateur Nanni Moretti. L&#8217;occasion de voir ou...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/09/nanni-moretti.jpg" alt="Nanni Moretti" title="Nanni Moretti" width="120" height="120" class="alignleft size-full wp-image-3999" /><strong>De quoi s&#8217;agit-il ?</strong></p>
<p>A l&#8217;occasion de la sortie d&#8217;<a href="/cinema/habemus-papam-nanni-moretti/"><em>Habemus Papam</em></a> le 7 septembre 2011, la Cinémathèque française diffuse une rétrospective intégrale du réalisateur Nanni Moretti. L&#8217;occasion de voir ou revoir les plus grands films de cet entomologiste de la société italienne : <em>Aprile</em>, <em>La Chambre du fils</em>, <em>Le Caïman</em>, <em>Journal intime</em>, et évidemment le tout frais et savoureux <em>Habemus Papam</em>.</p>
<p>&nbsp;<br />
<em>&raquo; Retrouvez le calendrier des projections : <a href="http://www.cinematheque.fr" target="_blank" rel="nofollow">www.cinematheque.fr</a></em></p>
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		<title>Comment Silvana Mangano pulvérise Lady Gaga</title>
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		<pubDate>Sun, 08 May 2011 08:07:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AP</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-1053" title="Affiche de Anna avec Silvana Mangano" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/03/mangano-anna.jpg" alt="Affiche de Anna avec Silvana Mangano" width="146" height="210" />L’autre jour, accoudé à la terrasse d’un bistrot où un vieil écran cathodique projetait le dernier clip de Lady Gaga, mon ami Philippe lâcha : « Tu vois, Silvana Mangano, un simple roulement d’épaules lui suffit à être ultra-bandante… alors que Lady Gaga là, elle a beau convulser du vagin toutes les cinq secondes, ça me fait absolument rien… mais rien du tout, vraiment, à part peut-être une vague sensation de nausée ou d’agonie, mais c’est pas comparable. »<br />
En l’occurrence, Philippe faisait allusion à une séquence que nous affectionnons l’un comme l’autre, qui nous rend heureux comme des enfants ivres, du genre de celles qui établissent une complicité muette et immédiate. La scène est tirée du long-métrage <em>Anna</em> d’Alberto Lattuada (1951), où Silvana Mangano incarne une religieuse aux prises avec son trouble passé de danseuse <a href="http://www.youtube.com/watch?v=qZqB2CczTes&#038;feature=related" rel="shadowbox[sbpost-1051];player=swf;width=640;height=385;" target=_blank >(<u>ici</u>)</a>.<span id="more-1051"></span></p>
<p>D’ailleurs, nous n’avons certainement pas été les seuls à nous délecter sans relâche des roulis aussi sobres qu’évocateurs de Mangano, à laquelle Nanni Moretti rendit un hommage appuyé dans son <em>Journal intime</em>, en 1994, reprenant <a href="http://www.youtube.com/watch?v=KH3Zx9BJYpQ&amp;feature=related" rel="shadowbox[sbpost-1051];player=swf;width=640;height=385;" target="_blank">(<span style="text-decoration: underline;">ici</span>)</a> l’exacte chorégraphie manganienne chez un vendeur de paninis. Au XXIe siècle, la chanson qu’interprète Mangano, &#8220;El negro zumbon&#8221; (en réalité chantée par Flo Sandon), se retrouvera samplée par le collectif de DJs The Avalanches pour leur unique tube, le réjouissant <a href="http://www.youtube.com/watch?v=U8BWBn26bX0" rel="shadowbox[sbpost-1051];player=swf;width=640;height=385;" target="_blank">&#8220;<span style="text-decoration: underline;">Frontier Psychiatrist</span>&#8220;</a>, et fréquemment reprise par le groupe lounge Pink Martini. Bref, nous voilà proches de ce que l&#8217;on pourrait appeler une scène-culte.</p>
<p>Lors du tournage de cette séquence, Silvana Mangano a 21 ans, mariée depuis peu (et pour longtemps) à l’un des deux producteurs d’<em>Anna</em>, Dino de Laurentiis – un type qui ne manquera pas de flair : futur producteur de Fellini, Rossellini, John Huston, Visconti ou David Lynch. Ancienne Miss Rome 1946, c’est un éphémère amour de jeunesse, Marcello Mastroianni, qui lui fit faire ses premiers pas au cinéma. Encore un qui a eu le nez creux : dès 1949, <em>Riz Amer</em> de Giuseppe De Santis consacre la belle italienne premier sexe-symbole de l’après-guerre. Or, si l’on pouvait craindre qu’un succès aussi précoce ait tendance à figer Silvana Mangano dans des rôles de jeunette torride à la Bardot, il n’en fut rien. Mangano se révèle même plutôt comme un excellent chianti : d’abord gouleyante, la patine du temps a su la transformer en un très grand cru.</p>
<p>Avec l’âge, ses choix se font en effet plus pointus et exigeants, jusqu’à de superbes rôles de quadragénaire à la sensualité anxieuse, de MILF (« Mom I’d Like to Fuck », ai-je appris récemment) blessée et digne, rappelant combien le désir et la sensualité n’ont pas d’âge. A la fin des années 1960, Pasolini en fait son égérie et la mère incestueuse de son <em>Œdipe-roi</em>. Amaigrie, Mangano joue alors à merveille les beautés fanées et névrotiques, à contre-courant du jeunisme consensuel, et ringardisant paradoxalement les midinettes à la mode. A cet égard, une scène sublime (et je pèse mes mots) tient en cette poignée de minutes, tirées du <em>Théorème</em> de Pasolini, où, entre Silvana Mangano et ce jeune Rimbaud de Terence Stamp, tout se dit en silence de l’incertitude brutale et inattendue du désir, de ce que la sensualité a d’intrinsèquement et sensiblement transgressif. Une scène tellement juste et belle&#8230; qu’elle en coupe définitivement le sifflet.</p>
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