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	<title>Grand Écart &#187; Gérardmer</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Rencontre avec Benjamin Blasco-Martinez</title>
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		<pubDate>Sun, 02 Feb 2025 15:53:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Gérardmer]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>

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		<description><![CDATA[À l’occasion du Festival de Gérardmer 2025, l’illustrateur et auteur de BD, Benjamin Blasco-Martinez, et le scénariste Philippe Pelaez, exposent Noir Horizon...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2>L’apocalypse en BD</h2>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2025/02/noir-horizon-tome-1-couverture-224x300.jpeg" alt="Noir horizon" width="224" height="300" class="alignleft size-medium wp-image-27906" />À l’occasion du Festival de Gérardmer 2025, l’illustrateur et auteur de BD, Benjamin Blasco-Martinez, et le scénariste Philippe Pelaez, exposent <em>Noir Horizon</em> (publié chez Glénat), une fresque de dark SF aussi visuelle que politique.</p>
<p><strong><em>Noir Horizon</em> à Gérardmer ?</strong><br />
Vous pourrez voir à Gérardmer un certain nombre de planches originales en noir et blanc des deux premiers tomes de la trilogie <em>Noir Horizon</em>, un space opera où six criminels sont envoyés derrière un gigantesque écran noir sur une planète hostile (Kepler 452-b), pour y chercher une nouvelle source d&#8217;énergie qui permettrait de prolonger le règne d&#8217;une dictature à l&#8217;agonie (Kadingirra).</p>
<p><strong>Ce n’est pas tant que ça de la science-fiction ?</strong><br />
C&#8217;est ce qui rend la science-fiction intéressante et tellement essentielle ! Les messages qu&#8217;elle véhicule sont universels et intemporels. C&#8217;est ce que Philippe Pelaez, le scénariste, a voulu démontrer. <em>Noir Horizon</em> s&#8217;inspire du <em>Discours de la servitude volontaire</em> de La Boétie écrit au XVIe siècle, qui est un véritable réquisitoire contre l&#8217;absolutisme, interrogeant les rapports de domination, la légitimité de l&#8217;autorité sur la population et l’acceptation de cette soumission. Donc oui, le propos est carrément d&#8217;actualité malheureusement, et le sera toujours j&#8217;en ai bien peur&#8230;</p>
<p><strong>Comment met-on en images un monde post-apocalyptique ?</strong><br />
<em>Noir Horizon</em> n&#8217;est pas à proprement parler un récit post-apo dans son ensemble. Le post-apo, on le trouve surtout sur la planète Kepler, où l&#8217;on montre les vestiges d&#8217;une ancienne civilisation, « un monde d&#8217;avant », qui a été anéantie par un cataclysme. Pour créer cela, il faut imaginer ce monde avant destruction, là est la difficulté. D&#8217;autant plus quand ce monde qu&#8217;on est censé imaginer n&#8217;a rien à voir avec l&#8217;humanité et l&#8217;histoire de sa civilisation. <span id="more-27904"></span>J&#8217;ai donc créé des ruines antiques fictives en mélangeant des inspirations mayas, égyptiennes et babyloniennes sur lesquelles la faune et la flore extraterrestres ont repris leurs droits ; une image souvent vue dans les récits post-apocalyptiques comme <em>The Walking Dead</em> ou <em>The Last Of Us</em> récemment. Je voulais quelque chose de très « lovecraftien », gigantesque, terrifiant, insondable et mystérieux pour Kepler et sa cité perdue. Pour Kadingirra c&#8217;est différent, nous sommes dans la dystopie. Il fallait imaginer un monde humain futuriste mais cauchemardesque, à la <em>Blade Runner</em> de Ridley Scott ou <em>1984</em> d&#8217;Orwell. Il fallait que tout soit titanesque et oppressant dans les bâtiments, les vaisseaux, les décors, à l&#8217;image de la démesure et de la folie des humains. Le choix délibéré de ne représenter aucune nature, aucun animal sauvage lorsque l&#8217;on montre Kadingirra contraste avec la planète Kepler qui, bien qu&#8217;hostile, représente l&#8217;espoir pour nos héros.</p>
<p><strong>Va-t-on de l’image au scénario ou l’inverse quand on parle apocalypse ?</strong><br />
Je pense qu&#8217;une idée, un concept naît d&#8217;une vision. Donc d&#8217;une image oui en quelque sorte et quel que soit le genre, en fait. Mais la vision peut aussi venir d&#8217;un texte ou d&#8217;une réflexion qui nous inspire. On ne sait pas trop où cela commence en vrai et c&#8217;est merveilleux ! Pour ce qui est de l&#8217;apocalypse, on essaye de répondre par le texte ou l&#8217;image à une question existentielle et à une peur ; « il y a eu un commencement, il y aura forcément une fin, comment cela va finir ? »</p>
<p><strong>Dans quelle mesure votre approche est « cinématographique » ?</strong><br />
<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2025/02/noir-horizon-planche-225x300.jpg" alt="Noir horizon" width="225" height="300" class="alignright size-medium wp-image-27907" />Je ne sais pas trop à vrai dire car c&#8217;est un peu inconscient en ce qui me concerne. Il est vrai que je m&#8217;inspire beaucoup du cinéma de manière générale, j&#8217;aime glisser des clins d&#8217;œil où des petites références dans mes planches mais la BD est cinématographique par elle-même. On retrouve les cadrages, la mise en scène, le rythme, les jeux de lumière, le jeu d&#8217;acteur pour les personnages. Ne manque que le son et le mouvement. D&#8217;ailleurs un film est une BD en quelque sorte, avant d&#8217;être un film ; on appelle cela un storyboard. La plupart des auteurs de BD sont amoureux du cinéma, cela je peux vous l&#8217;affirmer !</p>
<p><strong>Si <em>Noir Horizon</em> devait être porté à l’écran : qui le réaliserait ?</strong><br />
Guillermo Del Toro sans hésitation. C&#8217;est celui qui cocherait toutes les cases vu ses goûts, ses influences et sa filmographie. Et en plus il aime la BD ! L&#8217;espoir fait vivre&#8230;</p>
<p><strong>Top 3 des films post-apocalyptiques selon vous ? </strong><br />
La saga <em>Mad Max</em> de George Miller et Byron Kennedy. Tout est parfait dans ces films. L&#8217;humanité revenue à un état quasi primitif après une guerre nucléaire à cause des pénuries de pétrole, un western antique où les chevaux sont remplacés par des engins trafiqués, crasseux, monstrueux et surpuissants gavés de gasoil ! Un Mel Gibson fou furieux en guerrier de la route, solaire, magnétique, culte&#8230; et violent ! On peut ajouter le <em>Fury Road</em> qui est excellent aussi, du pur opéra !<br />
<em>Matrix</em> de Lilly et Lana Wachowski. L&#8217;originalité du scénario, les références bibliques et littéraires mêlées à l&#8217;univers geek et informatique. L&#8217;idée flippante que notre monde libre n&#8217;est qu&#8217;une illusion et que nous vivons esclave dans une autre réalité sans le savoir. Des scènes d&#8217;actions ultra-stylisées, du kung fu, l&#8217;agent Smith, la BO très techno, bref un pur chef-d&#8217;œuvre (du moins pour le premier film), le côté mecha moins passionnant pour les opus suivants.<br />
<em>28 jours plus tard</em> de Danny Boyle. L&#8217;ambiance de ce film est complètement dingue. Le centre-ville de Londres complètement désert après une pandémie, la solitude (temporaire) du héros, son désarroi, son incompréhension&#8230; juste mythique, inoubliable. Ajoutez à cela la nervosité de la mise en scène, des « zombies » infectés ultra-flippants assoiffés de sang qui courent partout, des militaires psychopathes, la BO et une fin heureuse pour une fois !</p>
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		<title>Rencontre avec Judith Beauvallet</title>
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		<pubDate>Thu, 30 Jan 2025 21:46:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Gérardmer]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>

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		<description><![CDATA[Femme d&#8217;un nouveau genre Journaliste cinéma pour le magazine Écran Large, Judith Beauvallet fait également partie de l’association S’Horrorité, qui réfléchit sur le féminisme et le cinéma de genre, et...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2>Femme d&#8217;un nouveau genre</h2>
<p><div id="attachment_27897" class="wp-caption alignleft" style="width: 209px"><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2025/01/judith-beauvallet-c-lytnim-199x300.jpeg" alt="Judith Beauvallet (c) Lytnim" width="199" height="300" class="size-medium wp-image-27897" /><p class="wp-caption-text">Judith Beauvallet (c) Lytnim</p></div>Journaliste cinéma pour le magazine <em>Écran Large</em>, Judith Beauvallet fait également partie de l’association S’Horrorité, qui réfléchit sur le féminisme et le cinéma de genre, et de la chaîne Demoiselles d’Horreur qui met en lumière les femmes dans le cinéma horrifique. Autant d’étiquettes qui font d’elle l’animatrice parfaite de la conférence « Les fantômes au féminin à travers les âges et ce qu’ils disent de notre rapport à la féminité » lors de ce 32e Festival international du film fantastique de Gérardmer. Rencontre passionnante.</p>
<p><strong>Les nouvelles sont-elles bonnes pour les femmes et le cinéma de genre ? </strong><br />
Oui, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas encore de chemin à faire. Ces dernières années, les réussites éclatantes de Julia Ducournau et Coralie Fargeat donnent beaucoup d’espoir et contribuent à changer les choses, c’est certain. Mais elles sont aussi un peu l’arbre qui cache la forêt d’une multitude de réalisatrices talentueuses qui peinent à continuer à faire les films qu’elles souhaitent après un ou deux premiers longs-métrages très prometteurs : Jennifer Kent, Natalie-Erika James, Natasha Kermani, Anna Lily Amirpour, Corinna Faith, Alice Lowe… Autant de metteuses en scène qui ont surpris tout le monde en réalisant de véritables perles, mais qui ont pourtant du mal à se faire une place au soleil dans la durée. Et si le nombre de réalisatrices est grandissant, leur difficulté à faire des films se ressent encore largement en festivals, où les longs-métrages réalisés par des femmes restent encore très minoritaires. Donc les choses changent, oui, et c’est génial, mais le combat ne s’arrête pas là !<span id="more-27896"></span></p>
<p><strong>Est-ce propre au genre ou au cinéma en général ? </strong><br />
Je pense que, à grande échelle, le même phénomène est valable pour le cinéma en général. Mais je pense qu’il est spécialement observable dans le cinéma de genre, où il évolue peut-être plus vite. Comme le genre a longtemps été méprisé (et c’est parfois encore le cas), c’est une industrie dont toute une partie s’est construite et continue de se construire sur des tout petits budgets. Et comme toujours, on laisse plus facilement la place aux femmes là où il n’y a pas beaucoup d’argent en jeu, et peut-être aussi des enjeux intellectuels considérés à tort comme moindres. En littérature, il y a aussi toute une époque où les femmes écrivaient beaucoup de romans gothiques ou horrifiques, parce que c’était un genre là aussi méprisé et qu’elles pouvaient donc s’y faire une place sans piquer celle des hommes. La même formule se répète, et les femmes ont fini par trouver dans l’horreur un terrain de jeu qui leur est finalement assez spécifique.</p>
<p><strong>Qu’est-ce que les femmes apportent au cinéma de genre ?</strong><br />
Le cinéma de genre a toujours mis en scène des personnages de femmes centraux, davantage que dans un cinéma plus mainstream. L’une des raisons étant que, dans un cinéma conçu par des hommes, les femmes faisaient office de victimes idéales en tant que sexe dit faible, et qu’elles étaient plus à même de subir les menaces et de susciter l’empathie du spectateur. Mais c’est une conception sexiste à double tranchant, parce que le cinéma de genre a aussi tôt fait de subvertir la figure de la femme innocente et d’en faire tantôt une sorcière, tantôt une prédatrice, tantôt un fantôme vengeur… Support de projection de fantasmes en tout genre, la femme est devenue la star des films d’horreur. Ce n’était qu’une question de temps avant que les femmes passent aussi derrière la caméra pour se réapproprier toutes ces histoires largement fondées sur leur représentation, leur sexualité, leurs oppressions… Aujourd’hui, les metteuses en scène qui font du genre font parfois des films avec un regard qui transparaît comme étant spécifiquement féminin (par exemple avec une manière plus juste et moderne de traiter les violences sexistes), mais elles font aussi parfois des films qui n’ont absolument rien à voir avec le fait d’être une femme. Et tant mieux, elles se contentent de faire des films comme les hommes, sans qu’on ait besoin d’attendre d’elles de prouver qu’elles le méritent davantage.</p>
<p><strong>⁠Vous attendez quoi des années qui viennent ?</strong><br />
Je croise très fort les doigts pour que les Rose Glass, Anita Rocha Da Silveira, Jennifer Kent et toutes les autres réussissent à s’imposer dans l’industrie, continuent à faire des films, et qu’elles entraînent avec elles toute une génération de femmes cinéastes. Et j’attends du milieu du cinéma qu’il leur fasse de la place en salles et en festivals sans qu’il faille attendre des phénomènes Ducournau ou Fargeat pour réaliser qu’elles y ont droit.</p>
<p><strong>⁠Les fantômes au féminin à travers les âges et ce qu’ils disent de notre rapport à la féminité… sujet de la conférence à Gérardmer. Quelques mots sur cela ?</strong><br />
Le fantôme en particulier est une créature fantastique associée au féminin par bien des aspects. Comme je le disais, en tant que sexe faible, les femmes ont beaucoup été mises en scène comme victimes idéales, et il est donc beaucoup question de leur mort dans les films de genre, une mort plus singulière, signifiante et douloureuse que dans les films d’action où les types se canardent par paquets de cinquante. La mort précoce d’une femme est, en fiction (et malheureusement parfois dans la vraie vie), souvent causée par un homme, et on y rattache donc tout un panel de thématiques : l’injustice, la vengeance, le regret… Des sentiments qui vont évidemment nourrir les histoires de hantise. Le fantôme est l’être parfait pour symboliser la culpabilité de personnages masculins qui incarnent, d’une manière ou d’une autre, le patriarcat. C’est pourquoi, dans les films japonais, les fantômes sont souvent des esprits vengeurs féminins qui ont subi un viol, des violences domestiques, un assassinat… Dans la figure du fantôme victorien, on est plutôt sur un écho de la figure de la jeune fille morte telle que l’a sacralisée Edgar Poe : la femme aimée par le narrateur est très jeune, très belle et très fragile. Sa mort (souvent causée par des raisons très floues) est à la fois la chose la plus triste et la plus injuste du monde, mais donc aussi celle qui va susciter les sentiments les plus torturés, et donc les poésies les plus belles. Ces approches sont différentes, mais se ressemblent dans leur manière de parler plus ou moins directement du rapport homme-femme. Bref, il va y avoir beaucoup de choses à raconter pendant cette conférence !</p>
<p><strong>⁠Quelques films auxquels vous ferez référence ?</strong><br />
Je ne peux pas parler pour mes consœurs avec qui nous nous sommes réparti des périodes différentes de l’histoire du cinéma, mais pour ma partie, je mentionnerai les adaptations d’Edgar Poe par Roger Corman, Twixt de Francis Ford Coppola, La Dame en noir… Parce que je vais me concentrer sur le fantôme gothique dans la littérature, et la manière dont il s’est retrouvé au cinéma.</p>
<p><strong>Le Festival de Gérardmer, pour vous ?</strong><br />
Je suis venue pour la première fois il y a deux ans, en tant que marraine du Jury jeunes, et ça a été un super moment. Je rêvais depuis longtemps de découvrir le festival, et j’y ai trouvé tout ce que j’espérais : des films complètement barrés, un public passionné, une petite ville adorable avec des coins où tout le monde se retrouve pour bavarder… Et les membres du Jury jeunes formaient un super groupe, j’ai beaucoup aimé les écouter débattre pour choisir le film à récompenser. Je n’avais jamais fait ça et je suis très heureuse que le festival m’en ait donné l’occasion ! J’espère avoir souvent l’occasion de revenir.</p>
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		<title>Le palmarès du 30e Festival de Gérardmer</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Jan 2023 13:18:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Menossi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
		<category><![CDATA[Gérardmer]]></category>
		<category><![CDATA[palmarès]]></category>

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		<description><![CDATA[Au Festival de Gérardmer cette année, plutôt que de voir un cinéma de genre jouer avec les codes, on aura vu le genre aller voir ailleurs, se libérer des stricts...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Au Festival de Gérardmer cette année, plutôt que de voir un cinéma de genre jouer avec les codes, on aura vu le genre aller voir ailleurs, se libérer des stricts territoires de l’horreur et du fantastique pour explorer d’autres terres et s’enrichir d’autres langages, d’autres esthétiques. Des partis pris aventuriers plus ou moins aboutis mais dont le jury longs-métrages à la présidence partagée entre Bérénice Bejo et Michel Hazanavicius a su dignement saluer les plus belles expressions.</p>
<p>Grand vainqueur de cette 30<sup>e</sup> édition, l’effronterie d’Eduardo Casanova dans <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/la-pieta-deduardo-casanova/" title="La Pietà, d’Eduardo Casanova">La Pietà</a></em>, fable irrévérencieuse au lyrisme terrifiant faisant d’un amour maternel la source de toutes les tyrannies. Le film rafle le Grand Prix du jury mais aussi le Prix du jury jeunes et le précieux Prix du public. Une passe de trois amplement méritée. Tout comme l’est la double reconnaissance à l’égard du nouveau long-métrage de Thomas Salvador (8 ans après <em>Vincent n’a pas d’écailles</em> !), <em>La Montagne</em> : son enivrante ascension vers les contrées d’un réalisme merveilleux remporte le Prix de la critique ainsi que le Prix du jury. Un prix qu’il partage avec une autre expérience sensorielle tout aussi radicale : <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/festival-gerardmer-2023-blood-memory-of-water-watcher-tour-piaffe-ann-oren/" title="Gérardmer 2023 : Blood, Piaffe, Watcher, La Tour et Memory of Water">Piaffe</a></em> de la jeune réalisatrice Ann Oren, ou la quête érotico-existentielle d’une jeune bruiteuse. Mais là où Salvador signe un éloge du silence, Oren chante une ode harmonieuse aux infinies richesses des sons. À noter enfin, un prix spécial &#8220;30<sup>e</sup> anniversaire&#8221; décerné au plus orthodoxe mais très honorable <em>Watcher</em> de Chloe Okuno. </p>
<p>Au final, un palmarès des plus éclectiques pour célébrer un cinéma de genre en mouvement perpétuel.<br />
&nbsp;</p>
<h2>Grand Prix</h2>
<p><em>La Pietà</em>, de Eduardo Casanova<br />
&nbsp;</p>
<h2>Prix du jury ex aequo</h2>
<p><em>La Montagne</em>, de Thomas Salvador<br />
<em>Piaffe</em>, de Ann Oren<br />
&nbsp;</p>
<h2>Prix du 30<sup>e</sup> Festival de Gérardmer</h2>
<p><em>Watcher</em>, de Chloe Okuno<br />
&nbsp;</p>
<h2>Prix de la critique</h2>
<p><em>La Montagne</em>, de Thomas Salvador<br />
&nbsp;</p>
<h2>Prix du public</h2>
<p><em>La Pietà</em>, de Eduardo Casanova<br />
&nbsp;</p>
<h2>Prix du jury jeunes</h2>
<p><em>La Pietà</em>, de Eduardo Casanova<br />
&nbsp;</p>
<h2>Grand Prix du court-métrage</h2>
<p><em>Il y a beaucoup de lumière ici</em>, de Gonzague Legout</p>
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		<title>Rencontre avec Jaume Balagueró</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Jan 2023 17:11:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[Gérardmer]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>

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		<description><![CDATA[Après un début de 30e Festival du film fantastique de Gérardmer un peu timide en terme d'entrain cinématographique, la projection hors compétition du nouveau long-métrage de...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2023/01/venus-jaume-balaguero-211x300.jpg" alt="Venus, de Jaume Balaguero" width="211" height="300" class="alignleft size-medium wp-image-27830" />Après un début de <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/1994-2023-30-ans-festival-film-fantastique-gerardmer/" title="1994-2023 : le Festival de Gérardmer, un grand parmi les grands">30e Festival du film fantastique de Gérardmer</a> un peu timide en terme d&#8217;entrain cinématographique, la projection hors compétition du nouveau long-métrage de Jaume Balagueró, <em>Vénus</em>, a remis un peu de baume au coeur des festivaliers. Film d&#8217;action rondement mené, récit horrifique savamment maîtrisé, déluge d&#8217;hémoglobine cathartique, actrices au top : si <em>Vénus</em> avait fait partie de la compétition du Festival de Gérardmer, nul doute qu&#8217;il en serait reparti avec quelques récompenses. Une petite piqûre de rappel de l&#8217;immense talent de celui qui fut, aux côtés de Paco Plaza, Alex de la Iglesia et Juan Antonio Bayona, l&#8217;un des fers de lance du renouveau du cinéma fantastique espagnol il y a de ça une vingtaine d&#8217;années. On n&#8217;a donc pas boudé l&#8217;occasion de le rencontrer, même si, emploi du temps de festival oblige, le moment fut trop court.</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Vous avez gagné 11 prix à Gérardmer, vous avez été président du jury. Cette année le Festival vous rend hommage, et vous présentez un nouveau film, <em>Venus</em>… Que vous évoque Gérardmer, après tout ce temps ?</strong></p>
<p>C’est toujours très émouvant de revenir à Gérardmer, parce que j’y ai vécu des choses très intenses. Que ce soit lorsque je présentais un film ou en tant que président du jury, les gens que j’ai rencontrés, les réactions du public, dans cette ville que j’adore, ce sont des souvenirs que je vais garder à jamais. Je n’ai jamais rien vécu de négatif à Gérardmer… Ah si ! Une chose ! La fois où j’étais venu avec Paco Plaza, on est allés skier, c’était la première fois que Paco skiait, et il n’y arrivait pas. J’essayais de lui apprendre mais il tombait tout le temps ! Alors on est rentrés… C’est la chose la plus horrible que j’ai vécue ici !</p>
<p><strong>Votre précédent film, <em>Braquage final</em>, était un film d’action. Avec <em>Vénus</em>, vous revenez au fantastique, votre genre d’origine. Ca vous avait manqué ?</strong></p>
<p>Ce n’est pas qu’il me manque, mais le fantastique fait partie de mon ADN, c’est toujours un plaisir d’y revenir. D’ailleurs, je crois que <em>Vénus</em> est un film très proche de ceux de mes débuts. <span id="more-27814"></span></p>
<p><strong>Dans quel sens ?</strong></p>
<p>Thématiquement. Quand je regarde certaines séquences de <em>Vénus</em>, je pense à <em>La Secte sans nom</em>, à <em>Darkness</em>. C’est plus sophistiqué, plus évolué, mais il y a quelque chose de commun entre ces films. </p>
<p><strong><em>Vénus</em> est inspiré d’une nouvelle de Lovecraft ?</strong></p>
<p>Un peu inspiré, oui. Il y a cette nouvelle de Lovecraft, <em>La Maison de la sorcière</em>. Dedans on y trouve une maison, des sorcières, et cette « horreur cosmique » typiquement lovecraftienne. Vénus raconte une histoire très différente, très contemporaine, celle d’une gogo dancer qui vole de la drogue à des trafiquants. Elle est découverte et s’échappe. Elle se réfugie dans la maison de sa sœur, une maison qui cache des choses vraiment terrifiantes. Il y a donc deux histoires d’horreur qui se rejoignent : un récit d’action avec les trafiquants de drogue, et un récit surnaturel dans la maison.</p>
<p><strong>Qu’est-ce qui vous fascine tant dans les histoires de sorcières et de religion ?</strong></p>
<p>Je suis très attiré par tout ce qui a à voir avec les icônes de la religion catholique. Ses représentations. C’est à la fois fascinant et effrayant, pour moi. Je ne suis pas quelqu’un de religieux, j’entre dans les églises non par foi mais parce que j’aime beaucoup l’ambiance. Je crois qu’il y a quelque chose de tout ça dans mes films. Le surnaturel, l’obscure de la religion, c’est très intéressant.</p>
<p><strong>Quelle évolution voyez-vous dans le cinéma depuis vos débuts ?</strong></p>
<p>C’est difficile de répondre… Si tu pars dans un autre monde quinze ans et que tu rentres sans avoir vu aucun film, tu vas forcément voir la différence. Sinon, non. Bien sûr, il y a une évolution. La narration a changé ; le rythme a évolué, parfois d’une façon un peu incontrôlée. Mais ce n’est pas lié qu’au cinéma lui-même, c’est aussi lié à ce qui nous entoure. Les nouvelles technologies, les plateformes de streaming… Les jeunes ont besoin d’un rythme très intense. Ce n’est peut-être pas une bonne chose, mais seul l’avenir le dira.</p>
<p><strong>Et dans votre cinéma ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2023/01/itw-jaume-balaguero-gerardmer-2023-300x225.jpg" alt="rencontre avec Jaume Balaguero" width="300" height="225" class="alignleft size-medium wp-image-27831" />Même si je ne suis pas toujours d’accord avec cette évolution incontrôlée, je suis une partie de ce monde. Moi aussi, je suis une victime de tout ça. Donc oui, mes films aussi ont changé de rythme, mais comme j’ai une façon très personnelle de raconter des histoires, peut-être que cette évolution est moins visible dans mes films.</p>
<p><strong>Beaucoup de films espagnols sortent directement sur les plateformes de streaming, désormais. Que pensez-vous de ce nouveau modèle ?</strong></p>
<p>Je crois que les plateformes sont devenues des refuges pour le cinéma en général. Parce que les salles ne marchent pas vraiment. Les gens vont très peu au cinéma désormais, donc si on pense à l’avenir du cinéma, on doit penser à l’avenir des plateformes. Moi, j’adore l’expérience de la salle de cinéma. Quand je fais un film, je pense toujours à la salle qui va le projeter. Mais l’économie fait que l’on doit désormais penser aux plateformes quand on réalise un film.</p>
<p>&nbsp;<br />
Vénus<em>, de Jaume Balagueró avec Ester Expósito, Ángela Cremonte, Magüi Mira, Fernando Valdivielso&#8230; Espagne, 2022.</em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>La Pietà, d&#8217;Eduardo Casanova</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Jan 2023 10:01:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Menossi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[comédie]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
		<category><![CDATA[Gérardmer]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Pedro Almodovar]]></category>

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		<description><![CDATA[De la dictature domestique d’une mère possessive à la tyrannie politique d’un dirigeant nord-coréen, il n’y avait qu’un pas que l’Ibère séditieux Eduardo Casanova franchit avec une réjouissante...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2>Rien sans ma mère</h2>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2023/01/La-Pieta-300x201.jpeg" alt="La Pietà, d&#039;Eduardo Casanova" width="300" height="201" class="alignleft size-medium wp-image-27824" /><strong>De la dictature domestique d’une mère possessive à la tyrannie politique d’un dirigeant nord-coréen, il n’y avait qu’un pas que l’Ibère séditieux Eduardo Casanova franchit avec une réjouissante extravagance dans <em>La Pietà</em> : une fable trash et libertaire sur l’obsession du pouvoir et la soumission. </strong></p>
<p>Mère toxique, intrusive et castratrice, l’oppressive Libertad – fantastique Ángela Molina (<em>Cet obscur objet du désir</em>,  <em>En chair et en os</em>, <em>Étreintes brisées</em>) ! – préserve son fils Mateo – flegmatique Manel Llunell – du monde extérieur en le gardant maternellement enfermé dans un cocon à l’apparente douceur guimauve. En réalité, une prison rose bonbon qui, lorsque tombe la nouvelle du cancer de Mateo, devient la scène de théâtre suffocante et tragique d’une relation mère-fils aussi destructrice que consentie. Entre complexe d’Œdipe et syndrome de Stockholm&#8230; <span id="more-27818"></span></p>
<p>En 2017, au fil d’un premier long-métrage déjà totalement disjoncté (<em>Pieles</em>), Eduardo Casanova nous plongeait dans un monde surréaliste peuplé de personnages difformes, comédie noire sans concession sur le complexe et l’acceptation de soi. <em>« Une riposte punk, rebelle et violente à la construction sociale et à toute la pression à laquelle la société est confrontée »</em>, avait alors expliqué le jeune réalisateur espagnol. Avec <em>La Pietà</em>, le cinéaste s’entête, nous entraînant à nouveau dans un univers imaginaire où le rose, omniprésent, n’est que l’emballage sucré d’une sombre allégorie acide et violente autour des thèmes de la soumission, du pouvoir et du contrôle absolu. Comme <em>« un coup de sabre dans une jolie pièce montée »</em>, Eduardo Casanova tranche dans le vif des faux-semblants d’une société moderne autoritaire où la <em>« liberté »</em> (<em>« libertad »</em>), incarnée par une figure maternelle au comportement despotique, devient symbole de souffrance et de mort : une Pietà, selon le thème artistique de l’iconographie picturale chrétienne. Mais Eduardo Casanova va plus loin, très loin en associant cette figure maternelle à celle, paternaliste et totalitaire, de Kim Jong-il (oui, oui !). Parallèle pour le moins piquant entre d’un côté cette relation mère-fils maladivement délétère et de l’autre, l’emprise du dictateur nord-coréen sur son peuple. Entre deux mondes où la liberté fait peur. Car c’est bien la question que pose le cinéaste. En nous intimant à tout définir et contrôler – nos vies, nos enfants, nos carrières, notre sexualité&#8230; –, nos sociétés libres ne brouillent-elles pas notre perception de la réalité ? Nos choix nous appartiennent-ils vraiment ou sont-ils les réponses attendues par une dictature invisible aux préceptes moraux prédéfinis ?</p>
<p>Toujours est-il que sa liberté, Eduardo Casanova s’en empare ici avec une énergie folle et jubilatoire, la laissant exploser à l’écran dans un film de genreS où s’entremêlent horreur et mélo, absurde et comédie potache. Où les décors et les costumes aux teintes pastel immaculées contrastent avec la noirceur du malheur et de la souffrance qui frappe cette mère et son grand garçon. Des confessions du réalisateur lui-même, Todd Solondz, Gaspar Noé, David Cronenberg ou encore Douglas Sirk comptent parmi ses influences. Mais on pense surtout ici à l’enfant de la Movida, el maestro Pedro Almodovar, ainsi qu’à John Waters auquel le réalisateur espagnol est souvent associé. Les deux trublions sont d’ailleurs très amis. De quoi faire de <em>La Pietà</em> une sorte de <em>Tout sur ma mère</em> à la sauce <em>Pink Flamingos</em>. Si le film divisera certainement, il nous a en tout cas totalement embarqués, cette <em>Pietà</em> portant en elle une vision qui mérite que l’on y réfléchisse&#8230;</p>
<p>&nbsp;<br />
La Piedad <em>(Pietà), d&#8217;Eduardo Casanova avec Ángela Molina, Manel Llunell, Ana Polvorosa&#8230; Espagnol, Argentine, 2022.</em></p>
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		<title>Souvenirs de toiles de Bérénice Bejo</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Jan 2023 07:30:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Souvenirs de toiles]]></category>
		<category><![CDATA[Gérardmer]]></category>

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		<description><![CDATA[Fait historique, la comédienne Bérénice Bejo partage la présidence du jury du 30e Festival international du film fantastique de Gérardmer avec Michel Hazanavicius. À son tour de nous faire part...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2023/01/berenice-bejo-gerardmer-2023-300x225.jpg" alt="Bérénice Bejo" width="300" height="225" class="alignleft size-medium wp-image-27805" /><strong>Fait historique, la comédienne Bérénice Bejo partage la présidence du jury du <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/1994-2023-30-ans-festival-film-fantastique-gerardmer/" title="1994-2023 : le Festival de Gérardmer, un grand parmi les grands">30e Festival international du film fantastique de Gérardmer</a> avec <a href="http://www.grand-ecart.fr/portraits/souvenirs-toiles-cinema/michel-hazanavicius-festival-gerardmer-2023/" title="Souvenirs de toiles de Michel Hazanavicius">Michel Hazanavicius</a>. À son tour de nous faire part de ses souvenirs de toiles, avant de remettre le Grand Prix dans quelques heures&#8230;</strong></p>
<p><strong>Quelle parité incroyable que cette coprésidence !</strong></p>
<p>C’était une belle idée de Bruno Barde ! Nous n’avions jamais vraiment fait de festivals ensemble. On a même reçu un message de Thierry Frémaux qui trouvait aussi que c’était une super idée. Et puis Michel l’a dit : s’il y a égalité, ma voix compte double ! Et je suis d’accord avec lui ! Mais je sais qu’il y aura forcément un film qui obtiendra une majorité.</p>
<p><strong>Vous vous êtes d’ailleurs déjà essayée au film de genre&#8230;</strong></p>
<p>Oui, c’est ma troisième participation au Festival. Je ne regarde pas forcément beaucoup de films de genre, mais je trouve qu’en France, il y a des petites pépites comme <em>Teddy</em> des frères Boukherma que j’avais adoré ou <em>La Nuée</em> de Just Philippot. Je vais bientôt faire un film d’anticipation avec Xavier Gens sur une espèce de requin qui évolue plutôt mal à cause des humains et je viens de tourner un film d’anticipation italien dans lequel, lorsque l’on meurt, on peut louer le corps de quelqu’un et y implanter l’âme de la personne décédée pour quelques jours. Peut-être que ces films viendront à Gérardmer à leur tour ? <span id="more-27804"></span></p>
<p><strong>Premier souvenir de cinéma ?</strong></p>
<p>Je pense que c’est soit <em>E.T. l’extraterrestre</em> avec ma grande soeur, soit <em>The Party</em> de Blake Edwards où j’étais allée avec mon père. Je me souviens avoir énormément ri, au point de me lever de mon siège et de taper du pied tellement c’était drôle.</p>
<p><strong>Le film qui a bercé votre enfance ?</strong></p>
<p><em>Chantons sous la pluie</em>, <em>Hatari !</em>, les films avec Marilyn Monroe, Audrey Hepburn, James Stewart, les Capra. Je les ai beaucoup regardés en boucle.</p>
<p><strong>Premier souvenir de film d’horreur ?</strong></p>
<p><em>Alien</em>, que mon père m’avait montré. J’avais eu super peur, car je me disais que ce genre de chose pouvait être possible, on ne connaît rien de notre univers. J’avais trouvé la bête monstrueuse et j’étais tellement en panique, que mon père m’avait montré un livre sur le film pour m’expliquer comment c’était fait. On la voyait vraiment bien, alors que dans le film, c’est plus caché. Ça m’avait tout de suite rassurée.</p>
<p><strong>Un film qui vous a traumatisée ?</strong></p>
<p><em>Délivrance</em>, que je ne pourrai jamais revoir. J’aime tellement voyager, notamment toute seule ou avec mes enfants, que si je repense à ce film, je ne ferais plus rien. Sinon, récemment, c’est <em>Dernier train pour Busan</em> que Michel m’avait demandé de regarder pour <em>Coupez !</em> et que j’ai adoré. Je l’ai vu en plein après-midi et j’ai dû faire pause plusieurs fois. Je n’étais pas habituée aux films de morts-vivants et j’avais été frappée par le fait qu’ils vont vite, qu’ils mangent beaucoup, qu’ils font beaucoup de bruit… Ils sont terrifiants en fait ! D’autant qu’on venait de sortir de la pandémie et qu’on retrouvait des images avec des gens masqués et si les personnages sont très stéréotypés, c’est extrêmement bien fait. J’ai aussi regardé <em>Kingdom</em> sur Netflix, c’était très beau, mais j’ai sursauté plusieurs fois. Je suis très bonne cliente pour tout ça.</p>
<p><em>Qu’est-ce qui vous effraie au cinéma ?</em></p>
<p>Tout ce qui a trait aux atteintes psychologiques, ce qui peut être possible, ce qui touche à la famille, aux enfants, à la fin du monde… Ça me touche beaucoup. Je ne suis pas touchée par contre par les films de tueurs où les filles vont forcément dans le couloir où il se trouve, sans allumer la lumière, je n’y crois pas, ça m’énerve. Je ne connais pas une seule fille qui ferait ce genre de chose. À l’inverse, <em>Shining</em>, ça me terrifie, car je pense qu’on peut vraiment devenir fou comme ça et vouloir tuer sa famille. <em>Trauma</em> de Dan Curtis aussi, avec cette maison qui prend emprise sur ses habitants et le père qui essaie de tuer son enfant dans la piscine.</p>
<p><strong>Le monstre le plus stylé ?</strong></p>
<p>J’aime bien les vampires, j’ai une petite fascination pour Dracula… Je trouve ça sensuel, avec ce rapport à la peau, mordre le cou qui est comme un baiser. J’aurais adoré jouer dans le <em>Dracula</em> de Coppola, je voulais être avec Gary Oldman quand j’étais petite !</p>
<p><strong>Les premières larmes au cinéma ?</strong></p>
<p>Je pleure tout le temps au cinéma. Je suis très facilement dans l’empathie, c’en est même ridicule. Quand on va voir des films un peu fleur bleue avec Michel, on finit par se regarder avec une larme au coin des yeux.</p>
<p><strong>Derniers fous rires au cinéma ?</strong></p>
<p><em>Irréductible</em> de et avec Jérôme Commandeur qui me fait beaucoup rire. Tout comme dans <em>Jack Mimoun et les secrets de Val Verde</em> qu’on a regardé avec les enfants. Chaque fois qu’il apparaît, il me fait rire.</p>
<p><strong>Un film culte ?</strong></p>
<p>Si je devais aller sur une île déserte, ce ne serait déjà pas un film de genre ou quelque chose de mélancolique. Ce serait un film positif, qui me fait du bien, un <em>Victor Victoria</em> de Blake Edwards ou un Capra.</p>
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		<title>Gérardmer 2023 : Blood, Piaffe, Watcher, La Tour et Memory of Water</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Jan 2023 09:09:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alessandro Rizzo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Gérardmer]]></category>

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		<description><![CDATA[Après une ellipse virale de trois ans et autant de jours de compétition, c’est le moment de faire...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2>En manque de calcium…</h2>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2023/01/piaffe-ann-oren-festival-gerardmer-2023-1.jpg" alt="Piaffe, d&#039;Ann Oren" width="300" height="169" class="alignleft size-full wp-image-27794" /><strong>Après une ellipse virale de trois ans et autant de jours de compétition, c’est le moment de faire un point d’étape à mi-parcours de cette <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/1994-2023-30-ans-festival-film-fantastique-gerardmer/" title="1994-2023 : le Festival de Gérardmer, un grand parmi les grands" target="_blank">30<sup>e</sup> édition du Festival de Gérardmer</a>.</strong></p>
<p>Côté off, l’Espace Lac est intact. On a comme l’impression de reprendre le fil de l’histoire. Les fauteuils rouges sont en place, les discours protocolaires interminables, Nirvana passe en mode jingle, le jury se présente façon brochette et le public connaît ses gimmicks. À part ça, la montagne est belle, le froid intense, la neige durcit le long des rues, les hôteliers sont sympas, les restaurateurs aussi. Mention spéciale pour les génies qui vendent des fondues où le fromage est aussi rare que la pluie au Sahel…</p>
<p>Côté in, cinq films d’une sélection au mieux intrigante, au pire peu inspirante viennent de nous passer sous les yeux. En l’absence totale d’émotions fortes, la tendance est pour l’heure à l’abattement mais pas à la résignation. Car, comme le dit si bien la sagesse populaire, c’est à la fin du bal qu’on paie les musiciens. Alors, par ordre d’apparition sur l’écran de l’Espace Lac, voici quelques premières impressions à chaud de ce qui nous a traversé le cerveau depuis mercredi… <span id="more-27787"></span></p>
<h2><em>Blood</em> de Brad Anderson… Maman, j’ai raté le tendon</h2>
<p>Une femme dont le divorce se passe mal prend ses deux enfants sous le bras pour déménager à la campagne dans la ferme de sa défunte tante. Là, de mauvais esprits dont on ne saura rien, infectent le gentil chien de la famille qui se met à croquer les mollets et la jugulaire du petit dernier. Revenu de loin, le pré-ado se réveille à l&#8217;hôpital avec un besoin vital de consommer du sang. D&#8217;abord horrifiée, sa mère décide de le nourrir en secret quel qu’en soit le prix à payer… Série B de consommation ordinaire calibrée pour les dimanches soir de déprime, <em>Blood</em> est un thriller horrifique aiguillé par un drame familial. Michelle Monaghan y fait honnêtement son job dans un rôle de mère courage égorgeant sans état d’âme lapins et patients pour nourrir son petit vampire. Scénaristiquement paresseux, mollement incarné, honnêtement réalisé, le film met en scène la formule populaire qui veut qu’on se saigne aux quatre veines pour ses enfants. À des années-lumières de la rugosité de <em>The Machinist</em>, Brad Anderson assure avec application le service minimum.</p>
<h2><em>Piaffe</em> de Ann Oren… Copine de cheval</h2>
<p>Alors qu’elle travaille sur un spot publicitaire où elle doit bruiter un cheval en position piaffe (le piétinement avant l’élan), une bruiteuse vit un puissant séisme existentiel à propos de son identité sexuelle… Véritable curiosité d’une sélection où il était plutôt osé de lui faire une place, <em>Piaffe</em> est un objet arty et cérébral qui représente pour l’instant la seule véritable bonne surprise du festival. Inspirée par les techniques du cinéma expérimental (scories sur la pellicule, surimpressions, travail sur le son…), la réalisatrice venue des beaux-arts affiche une incontestable beauté formelle sur tous ses plans. Une audace artistique époustouflante qui traverse des séquences orchestrées comme une succession de tableaux agencés par un montage à la fois juste et ambitieux. Côté fond, la symbolique du cheval prêt à s’élancer et la dimension fétichiste du travail de bruitage viennent étayer un propos parfois abscons sur la soumission aux normes genrées. Pourtant, malgré toutes ses qualités naturelles, <em>Piaffe</em> pèche par un manque de chair sans doute hérité de sa (f)rigidité nordique originelle. Un peu trop long, un peu trop précieux, un peu trop crâneur mais tellement brillant, le film d’Ann Oren devrait recueillir les suffrages unanimes de toutes celles et ceux qui se cognent des jumpscares et des zombies.</p>
<h2><em>Watcher</em> de Chloe Okuno… Atmosphère, atmosphère</h2>
<p>Un couple de trentenaires américains s’expatrie à Bucarest pour des raisons professionnelles. D’origine roumaine et parfaitement bilingue, le mari s’épanouit dans son nouveau job. Au contraire de sa jeune épouse qui traîne son spleen et sa solitude dans une ville dont la culture lui est totalement étrangère. Seule dans son grand appartement, elle distingue chaque soir la silhouette d’un homme qui la regarde depuis l’immeuble d’en face. Dans le même temps, un tueur en série sévit dans son quartier… Ambiance noire et crépusculaire pour ce pur thriller qui lorgne du côté de la période française de Polanski pour la paranoïa urbaine et domestique. Avec ce <em>Lost in Translation</em> sous le ciel plombé de Bucarest, la réalisatrice réussit à installer un climat inquiétant et à ménager ses rares effets avec une belle maîtrise. Malheureusement, alors qu’on s&#8217;oriente vers un final bien noir et non consensuel, un dernier twist absurde vient doucher nos espoirs de voir enfin un bon film de genre. Au travail sur un remake de l&#8217;effrayant <em>Audrey Rose</em> (1977) de Robert Wise, Chloe Okuno ne manque pas d’arguments pour réussir à se faire une place dans le monde de l’horreur d’atmosphère.</p>
<h2><em>La Tour</em> de Guillaume Nicloux… Ma cité a craqué</h2>
<p>Les habitants d’une tour de cité délabrée découvrent à leur réveil qu’ils sont coupés du monde par une brume noire qui avale tout ce qui entre en son contact. Piégé dans le bâtiment, tout le monde s’organise pour survivre. Des groupes commencent alors à se former sur des critères raciaux. Mois après mois, année après année, le cauchemar continue et la nature humaine s’exprime dans toute son horreur… Réalisateur tout terrain, aussi à l’aise sur un thriller que sur un drame à gros casting ou un projet expérimental, Guillaume Nicloux s’essaie cette fois à la fable post-apocalyptique à caractère social. Tragique et claustrophobique, <em>La Tour</em> tient parfaitement sa promesse initiale. Maîtrisé dans sa gestion de la violence en circuit fermé, habile dans les changements de rythmes, le film maintient une tension diffuse qui satisfait enfin les émotions qu’on est venu y chercher. Moins convaincant et brouillon, son propos anti-communautariste manque en revanche un peu trop de clarté pour faire vraiment mouche. Reste un final nihiliste et infiniment triste qui va sans aucun doute permettre à ce cauchemar social d’attraper son prix au passage. </p>
<h2><em>Memory of Water</em> de Saara Saarela… La soif du vide</h2>
<p>Dans un futur baptisé nouvelle ère, la Terre s’est asséchée et l’eau pure vient à manquer. En Scandinavie, une dictature militaire a pris le pouvoir en répartissant la ressource à la population selon son bon vouloir. Dans un petit village, une jeune maîtresse du thé découvre un secret qui pourrait changer la donne mais la mettre en grand danger… Après une introduction prometteuse où il faut reconnaître le soin apporté à l’image et à la reconstitution d’une société nordique au look rigoriste et rétro-futuriste, on bascule bien vite dans la trame et les codes narratifs d’une dystopie young adult ripolinée à la sauce cli-fi. Sur un scénario microscopique qui respecte scolairement la charte éditoriale du genre (le gentil qui est en réalité le méchant, l’héroïne qui en pince pour lui mais préfère sauver le monde, la bonne copine qui trahit avant de changer d’avis, la dictature d’opérette…), le film affiche tout du long un inquiétant deux de tension au compteur, des dialogues dignes d’un épisode de <em>Dora l’exploratrice</em> et un sous-texte écologique dont on se fiche très vite comme d’une guigne. En résumé, ne jamais oublier que derrière une image racée et un thème engagé peut couler des tonnes de guimauve.</p>
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		<title>Souvenirs de toiles de Michel Hazanavicius</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Jan 2023 08:21:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Souvenirs de toiles]]></category>
		<category><![CDATA[Gérardmer]]></category>

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		<description><![CDATA[Double actualité pour le réalisateur Michel Hazanavicius : sa dernière comédie, Coupez !, sort en vidéo et il est le co-président de la 30e édition du Festival international du film fantastique de Gérardmer...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2023/01/michel-hazanavicius-gerardmer-2023-300x225.jpg" alt="Michel Hazanavicius" width="300" height="225" class="alignleft size-medium wp-image-27781" /><strong>Double actualité pour le réalisateur Michel Hazanavicius : sa dernière comédie, Coupez !, sort en vidéo et il est le coprésident de la 30e édition du Festival international du film fantastique de Gérardmer, aux côtés de sa compagne Bérénice Bujo. On a pu le rencontrer entre deux séances d’angoisses.</strong></p>
<p><strong>Connaissiez-vous le Festival de Gérardmer auparavant ?</strong></p>
<p>J’étais déjà venu en 1995, c’est un festival qui a une très bonne réputation. Je n’ai pas une passion pour les films de genre, mais le spectre est suffisamment large pour qu’on puisse y trouver son compte. Je ne suis pas à la recherche de sensations fortes, même si quand j’ai vu <em>Dernier train pour Busan</em>, j’ai trouvé que c’était un très grand film.</p>
<p><strong>Même si on peut penser que <em>Coupez !</em> en est quand même une sorte d’hommage&#8230;</strong></p>
<p><em>Coupez !</em>, c’est une comédie de tournage sur un film de zombies, mais ça m’a permis de manipuler les codes du genre, à gros traits, même s’il y a en effet un grand travail sur le décor, la lumière… basé sur les grands films du genre des années 1970, qui parlaient d’uniformisation du monde, de surpopulation… Le zombie, dans la catégorie monstres du cinéma, est résolument le plus politique. </p>
<p><strong>Quand on est réalisateur soi-même, est-ce plus difficile pour apprécier les autres films en tant que président d’un jury ?</strong></p>
<p>Je respecte le travail de tous les réalisateurs, même ceux dont les films me laissent moins sensible. Je suis là vraiment en tant que spectateur. Je fais abstraction de la technique, même s’il y a des choses que je vais tout de même capter. <span id="more-27779"></span></p>
<p><strong>Vous pourriez réaliser un film de genre ?</strong></p>
<p>Je me considère plutôt comme un réalisateur de comédies, même si je ne m’interdis pas de travailler sur un autre type de films. Si j’ai une bonne idée ou s’il y a un bon scénario qui m’arrive, pourquoi pas. Le genre n’est pas très important, c’est un passage pour raconter quelque chose. </p>
<p><strong>Votre premier souvenir de cinéma ?</strong></p>
<p>C’est justement un souvenir de peur, il s’agit de <em>Pinocchio</em>, c’était une grosse terreur pour moi, la scène dans le ventre de la baleine. </p>
<p><strong>Le film qui a bercé votre enfance ?</strong></p>
<p>Quand j’étais jeune, on allait voir des films au cinéma, mais on n’allait pas les revoir. Il n’y a donc pas à proprement dit un film qui aurait bercé mon enfance. Il faudra attendre l’ère des VHS pour que je puisse revoir inlassablement des films, comme <em>Rio Bravo</em> et <em>Un éléphant ça trompe énormément</em>. </p>
<p><strong>Un film qui vous a vraiment effrayé ?</strong></p>
<p>Au tout début des VHS, je devais avoir 11-12 ans, un ami à moi m’a fait regarder chez lui <em>Cannibal Holocaust</em>. C’était une grosse frayeur, d’autant avec cette aura sulfureuse, c’était censé être du found footage et le réalisateur avait beaucoup joué là-dessus.</p>
<p><strong>Un monstre trop stylé ?</strong></p>
<p>La créature de <em>Frankenstein</em>, celui de James Whale par Boris Karloff que je trouve beau, poétique, extrêmement touchant.</p>
<p><strong>Vos premières larmes devant un film ?</strong></p>
<p>Je suis capable d’en avoir très rapidement. J’ai régulièrement des petites larmes au cinéma. Je peux être fort ému devant un film avec Adam Sandler, par exemple, qui arrive toujours à être touchant.</p>
<p><strong>Derniers fous rires au cinéma ?</strong></p>
<p>La dernière comédie qui m’a vraiment éclaté, c’est <em>L’Innocent</em> de Louis Garrel que j’ai vraiment adoré. Ou ce que peut faire quelqu’un comme Jonathan Cohen. Je ne suis pas très fou rire en général, à me taper sur les cuisses.</p>
<p><strong>Quand on réalise des comédies, on arrive encore à être surpris quand on en voit ?</strong></p>
<p>Oui, si les ficelles sont grosses. Il y a des choses qu’on voit arriver, car on connaît l’envers du décor. Mais je suis bon public, je me laisse porter en général.</p>
<p><strong>Un film culte ?</strong></p>
<p><em>Une vie difficile</em> de Dino Risi. J’en ai plein, ça change tout le temps, mais j’aime beaucoup citer celui-ci, il est encore trop méconnu. Il date du début des années 1960 mais il fonctionne toujours extrêmement bien, grâce notamment à son acteur hallucinant qu’est Alberto Sordi. J’aime les comédies à l’italienne. Ainsi que le cinéma de Billy Wilder comme <em>La Garçonnière</em> ou les films de Lubitsch. </p>
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		<title>Souvenirs de toiles d’Alex Lutz</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jan 2023 22:35:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Souvenirs de toiles]]></category>
		<category><![CDATA[Gérardmer]]></category>

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		<description><![CDATA[Le comédien et réalisateur Alex Lutz est membre du jury au Festival de Gérardmer, où il est également présent hors compétition avec le film <em>En plein feu</em>. Entre deux séances, il a bien voulu nous confier...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le comédien et réalisateur Alex Lutz est membre du jury au Festival de Gérardmer, où il est également présent hors compétition avec le film <em>En plein feu</em>. Entre deux séances, il a bien voulu nous confier quelques-uns de ses souvenirs de toiles&#8230;</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2023/01/alex-lutz-300x225.jpeg" alt="Alex Lutz" width="300" height="225" class="alignleft size-medium wp-image-27772" /><strong>Qu’attendez-vous comme expérience du Festival en tant que membre du jury ?</strong></p>
<p>J’aime ces festivals où on partage avec le public, car il y a ici une sacrée ambiance dans la salle, avec une manière particulière d’accueillir la séance, de faire du bruit. J’espère voir de chouettes films et j’ai hâte de choisir celui que l’on va récompenser tous ensemble.</p>
<p><strong>On va vous retrouver aussi dans <em>En plein feu</em> hors compétition…</strong></p>
<p>Oui, c’est un film à cheval sur le genre, qui empreinte des choses aux films d’anticipation, de frayeur. Je ne suis fermé à aucun genre de film en tout cas.</p>
<p><strong>Vous qui aimez vous métamorphoser de film en film, quelle créature pourriez-vous incarner ?</strong></p>
<p>Une bestiole, j’aimerais beaucoup. J’adore la réinvention de la créature du loup-garou ou quand les humains s’animalisent comme dans <em>La Mouche</em>. Je me souviens de Jack Nicholson qui devenait ce loup incroyable&#8230; J’adorais aussi la série <em>Manimal</em>, j’adorerais en faire un film. <span id="more-27766"></span></p>
<p><strong>Votre premier souvenir de cinéma ?</strong></p>
<p>J’hésite entre <em>Blanche-Neige</em> et <em>Rox et Rouky</em>. Ma tante nous emmenait souvent aux environs de Noël aux rétrospectives Disney qu’ils faisaient souvent à cette époque-là. C’était au Vox, à Strasbourg, une salle que j’adore. Mais mon premier souvenir vraiment dont je me souviens de tout, c’est <em>E.T. l’extraterrestre</em>. </p>
<p><strong>Le film qui a bercé votre enfance ?</strong></p>
<p>J’ai usé la cassette du <em>Cavalier électrique</em> avec Robert Redford et Jane Fonda, que j’adorais. Une histoire de cow-boy alcoolique qui s’en va dans les Rocheuses pour libérer son mustang. Et il y avait <em>Greystoke</em> dont j’ai un souvenir très fort. </p>
<p><strong>Votre premier souvenir de film d’horreur ?</strong></p>
<p><em>Les Oiseaux</em>, qui m’a terrorisé. Mais aussi <em>Thriller</em> de Michael Jackson. Les adultes fumaient des cigarettes entre eux pendant que nous on regardait la télé et qu’on se chiait dessus. Même encore maintenant, j’ai des frissons si j’entends à la radio le gros rire de la fin de la chanson, tellement j’avais eu peur petit.</p>
<p><strong>Le film qui vous a traumatisé ?</strong></p>
<p><em>Deep Water</em>, sur ce couple qui fait de la plongée et qu’on a oublié. J’avais regardé ce film un soir seul et j’avais adoré le côté naturaliste. Ou <em>Blair Witch</em> qui m’avait bien fait peur. C’était novateur pour l’époque.</p>
<p><strong>Qu’est-ce qui vous effraie, justement au cinéma ?</strong></p>
<p>Je ne suis pas si client de ça. Quand j’ai accepté d’être membre du jury, je me suis dit après coup : <em>« Mais en fait, je vais avoir peur à ce festival ! »</em> Je n’aime pas être traumatisé par ce que je vois, où je vais garder en tête les images, même si ça aide finalement de faire du cinéma, de comprendre comment ça fonctionne. Je n’aime pas ce qui est insidieux, qui met mal à l’aise, qui joue sur des cauchemars psychologiques profonds, nos saletés intérieures. </p>
<p><strong>Le monstre le plus stylé ?</strong></p>
<p>La figure du vampire. Le <em>Dracula</em> de Coppola était sublime par le côté polymorphe du personnage, qui grimpe sur les murs, qui devient un vieillard, mais aussi un dandy vénéneux et sexuel… Ou les figures de loup-garou. Quand elles ne sont pas loupées, elles sont stylées.</p>
<p><strong>Les premières larmes devant un film ?</strong></p>
<p><em>E.T.</em>, évidemment. Et <em>Rox et Rouky</em>. C’est horrible quand ils ne se reconnaissent pas, alors que c’est les meilleurs amis du monde et que Dorothée le chante.</p>
<p><strong>Le film le plus érotique ?</strong></p>
<p>J’ai un souvenir de Scarlett Johansson dans <em>Match Point</em>, du slow sensuel dans <em>L’Homme qui murmurait à l’oreille des chevaux</em>. Ou <em>Love</em> de Gaspar Noé qui est presque un opéra-porno. Il faut tout convoquer, ce n’est pas que la plastique, c’est une ambiance autour des comédiens, une manière de mettre en lumière, une manière de saisir une matière ou de mettre un son particulier.</p>
<p><strong>Les derniers fous rires de cinéma ?</strong></p>
<p>Gros rire long, dans le <em>Coupez !</em> de Michel Hazanavicius, d’autant que je ne savais absolument pas ce que j’allais voir. Bérénice Béjo m’en avait parlé au Festival Lumière, mais je n’avais pas du tout fait le rapprochement. J’étais paumé les 25 premières minutes, comme il se doit, mais quand tout s’éclaire, qu’est-ce que j’ai ri ! Et je trouve la fin très émouvante, avec cette image de pyramide humaine que je n’oublierai jamais.</p>
<p><strong>Votre film culte ?</strong></p>
<p><em>La vie est belle</em> de Benigni, <em>Qui a peur de Virginia Wolf ?</em>, <em>La vie est belle</em> de Capra, <em>César et Rosalie</em> mais tous les acteurs le disent, alors j’arrête de le dire, <em>Les Misérables</em> ou <em>Un homme qui me plaît</em> de Lelouch, <em>La Cité de la peur</em>&#8230;</p>
<p><strong>Un film que vous avez honte d’aimer ?</strong></p>
<p>Tous les unitaires de M6 les dimanches après-midi, genre une biographie sur Elizabeth Taylor avec une actrice qui ne lui ressemble absolument pas, j’adore ça ! Il y en avait avec Jaclyn Smith où elle incarnait la première réalisatrice de cinéma, c’était cousu de fil blanc, on lui avait juste mis quelques pattes d’oie et des cheveux blancs pour dire qu’elle avait vieilli. C’est merveilleux.</p>
<p><strong>Votre panthéon du cinéma ?</strong></p>
<p>Elizabeth Taylor, Jean Dujardin, Jack Nicholson, Marina Foïs, François Civil, Jean Gabin, Louis Jouvet, Suzie Delair, Adam Driver, Scarlett Johansson, Robert Redford, Barbra Streisand, Lyna Khoudri, Salim Kechiouche, Jean-Pascal Zadi, Bouli Lanners, Ruben Ostlund&#8230;</p>
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		<title>1994-2023 : le Festival de Gérardmer, un grand parmi les grands</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jan 2023 08:50:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Menossi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Gérardmer]]></category>

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		<description><![CDATA[À 30 ans, on finit de réaliser qu’on est devenu grand pour l’être vraiment. En 1994, Gérardmer reprenait courageusement le flambeau vacillant d’Avoriaz. 30 ans et 29 éditions plus tard,...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2023/01/festival-gerardmer-2023-225x300.jpg" alt="festival-gerardmer-2023" width="225" height="300" class="alignleft size-medium wp-image-27753" /><strong>À 30 ans, on finit de réaliser qu’on est devenu grand pour l’être vraiment. En 1994, Gérardmer reprenait courageusement le flambeau vacillant d’Avoriaz. 30 ans et 29 éditions plus tard, la flamme est plus ravivée que jamais et le rendez-vous vosgien de devenir un incontournable du genre.  </strong></p>
<h2>Coucou c’est nous !</h2>
<p>2020-2023&#8230; Trois ans que n’étions pas retournés en terre vosgienne. Le temps de laisser passer la tempête, entre une édition 2021 numérisée en distancielle et une autre, en 2022, aux airs de bal masqué FFP2&#8230; Une légère prise de distance s’est imposée avant de mieux pouvoir revenir souffler la trentième bougie du Festival de Gérardmer, grand-messe du cinéma de genre horrifique et fantastique. Gérardmer, son lac, ses forêts, son casino, ses raclettes&#8230; et une énergie folle. Celle des quelque 600 bénévoles, qui le temps du festival se font les ambassadeurs souriants et prévenants de toute une ville, se mobilisant corps et âme pour rendre l’horreur toujours plus belle. Quel plaisir de les retrouver, fidèles au poste !</p>
<h2>30 ans de Gérardmer !</h2>
<p>Trois décennies pendant lesquelles Fantastic’Arts aura su se hisser au rang de Festival international du film fantastique de Gérardmer pour devenir l’antre privilégié des amateurs de frissons et autres sueurs froides. 30 éditions, plus de 1200 œuvres projetées et autant d’occasions de découvrir et d’aimer des réalisateurs et réalisatrices du monde entier. <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/hobbit-voyage-inattendu-peter-jackson/" title="Le Hobbit : un voyage inattendu, de Peter Jackson">Peter Jackson</a>, Kim Jee-woon, Jaume Balaguero, <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/scream-wes-craven-grand-prix-gerardmer-1997/" title="Dans le rétro de Gérardmer : I Scream for ice cream" target="_blank">Wes Craven</a>, <a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/46e-quinzaine-des-realisateurs-2014/laurent-lucas-alleluia-fabrice-du-welz/" title="Alléluia, de Fabrice Du Welz" target="_blank">Fabrice Du Welz</a>, Guillermo Del Toro, <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/it-follows-david-robert-mitchell/" title="It Follows, de David Robert Mitchell" target="_blank">David Robert Mitchell</a>, <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/grave-julia-ducournau/" title="Grave, de Julia Ducournau" target="_blank">Julia Ducournau</a>, <a href="http://www.grand-ecart.fr/portraits/rose-glass-saint-maud-angleterre-religion-gerardmer-2020/" title="Rencontre avec Rose Glass" target="_blank">Rose Glass</a>&#8230; Toutes et tous auront su 30 ans durant aller puiser dans les dislocations de notre monde pour mieux en faire jaillir l’irrationnel et nos peurs les plus profondes. <span id="more-27749"></span></p>
<h2>Promis Jury !</h2>
<p>À édition spéciale, jury spécial. Pour ce 30e anniversaire, le Festival de Gérardmer a choisi de doubler la mise en dotant son jury de la compétition d’une présidence bicéphale. Un homme, une femme. Michel Hazanavicius et Bérénice Béjo. À leurs côtés, du très beau monde également. Finnegan Oldfield, Pierre Deladonchamps, Anne Le Ny, Alex Lutz, Sébastien Marnier, Pierre Rochefort mais aussi, hors du sérail, Catherine Ringer et Gringe. </p>
<h2>À se mettre sous la dent&#8230;</h2>
<p>La maladie, une planète asséchée ou désertée, l’absence, le manque, les faux-semblants, l’autre, des familles dysfonctionnelles ou fusionnelles ou les deux&#8230; Voilà, en vrac, quelques-unes des thématiques qui alimenteront la sélection de cette 30e édition. Au menu : neuf longs et cinq courts-métrages en compétition, treize films hors compétition, une séance spéciale (<em>Meurtres sous contrôle</em>, Larry Cohen), des nuits blanches, entre Nuit sang lendemain et Nuit décalée, une rétrospective sur le thème de la gémellité (<em>Deux sœurs</em>, <em>Us</em>, <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/jumeaux-seidl-goodnight-mommy-veronika-franz-severin-fiala/" title="Goodnight Mommy, de Veronika Franz et Severin Fiala">Goodnight Mommy</a></em>&#8230;) ainsi qu’une alléchante Rétromania qui verra notamment projetés <em>La Nuit des morts-vivants</em> de Romero et <em>The Host</em> de Bong Joon-ho. Et last but not least, cette 29e édition du Festival international du film fantastique de Gérardmer sera l’occasion de rendre hommage à deux cinémas omniprésents du genre : les cinémas espagnol et coréen, en la personne respective de Jaume Balagueró (<em>[Rec]</em>, <em>La Secte sans nom</em>&#8230;) qui viendra présenter son dernier long-métrage, <em>Venus</em>, et Kim Jee-woon (<em>J’ai rencontré le diable</em>, <em>A Bittersweet Life</em>, <em>Deux sœurs</em>&#8230;) qui&#8230; roulement de tambour, viendra honorer le festival d’une Masterclass exceptionnelle.</p>
<p>Bon festival à tous !</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>&raquo; Découvrez tous les <a href="https://festival-gerardmer.com/2023/competition/" target="_blank">films en compétition du Festival de Gérardmer 2023</a></strong></p>
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