<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Grand Écart &#187; Allemagne</title>
	<atom:link href="https://www.grand-ecart.fr/tag/allemagne/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.grand-ecart.fr</link>
	<description>Étirements cinéphiles</description>
	<lastBuildDate>Sat, 27 Sep 2025 21:12:17 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.5</generator>
		<item>
		<title>Rencontre avec Harry Kümel</title>
		<link>https://www.grand-ecart.fr/portraits/interview-harry-kumel-levres-rouges-comtesse-bathory-delphine-seyrig/</link>
		<comments>https://www.grand-ecart.fr/portraits/interview-harry-kumel-levres-rouges-comtesse-bathory-delphine-seyrig/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 31 Jan 2020 14:01:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Gérardmer]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[vampire]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.grand-ecart.fr/?p=27375</guid>
		<description><![CDATA[Harry Kümel a tourné neuf longs-métrages, mais le cinéaste belge de 80 ans a gagné son statut de réalisateur culte grâce à un film en particulier, <em>Les Lèvres rouges</em>, relecture toute personnelle de...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/01/levres-rouges-c-malavida.jpg" alt="Les Lèvres rouges" width="280" height="169" class="alignleft size-full wp-image-27381" />Harry Kümel a tourné neuf longs-métrages, mais le cinéaste belge de 80 ans a gagné son statut de réalisateur culte grâce à un film en particulier, <em>Les Lèvres rouges</em>, relecture toute personnelle de l&#8217;histoire de la comtesse Bathory version vampire, avec une Delphine Seyrig sulfureuse en diable. Un film présenté au <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/27e-festival-film-fantastique-gerardmer-horreur-2020/" title="29/01-02/02 : 27e Festival du film fantastique de Gérardmer">Festival international du film fantastique de Gérardmer 2020</a> lors de la nouvelle édition de Rétromania. Tandis que le film va bientôt ressortir en version restaurée, rencontre avec son réalisateur.</p>
<p><strong>Avez-vous été surpris de l&#8217;invitation du festival ?</strong></p>
<p>Pas vraiment, car <em>Les Lèvres rouges</em> est assez connu dans le monde du fantastique et je suis souvent invité pour en parler dans de nombreux festivals. Cela dit, je ne connaissais pas celui de Gérardmer.</p>
<p><strong>Quelle est la genèse des <em>Lèvres rouges</em> ?</strong></p>
<p>J’avais déjà réalisé un premier long-métrage et des producteurs sont venus me voir pour me demander si je voulais bien faire un autre film, mais dans la veine fantastique, qui se vendait bien à l’époque. J’ai accepté et en me promenant à Bruxelles, j’ai vu un fascicule dédié à Elizabeth Bathory, la fameuse Comtesse sanglante. Je l’ai acheté, j’ai lu l’histoire de cette femme et tout de suite, j’ai voulu écrire quelque chose sur elle. Comme cela nécessitait beaucoup de fonds, de faire une reconstitution historique, on est plutôt partis sur l’idée qu’il s’agissait d’un vampire qui survit en se baignant dans le sang de jeunes vierges, pour rester éternellement jeune. Elle traverse le monde en compagnie de sa servante. Avec le producteur, nous avons écrit un synopsis très rapidement, qui a ensuite été envoyé au scénariste Jean Ferry, avec qui j’écrivais un autre film, <em>Malpertuis</em>. Un très grand scénariste. Il m’a envoyé un télégramme en me disant qu’il acceptait de collaborer sur ce film et qu’il voulait en faire les dialogues. Quelques mois plus tard, le film était vendu au Festival de Cannes. Cela se faisait très facilement et rapidement, à l’époque. <span id="more-27375"></span></p>
<p><strong>Pourquoi le choix de Delphine Seyrig ?</strong></p>
<p>C’était la condition que j’avais émise pour faire ce film. Si l’on mettait une actrice de grand renom dans le rôle principal, cela prendrait de l’allure et donnerait une aura particulière au film. Ce qui a particulièrement réussi. Delphine était une amie d’Alain Resnais. Elle a accepté, car Resnais trouvait que le film se lisait comme une bande dessinée dont il raffolait. On s’est très bien entendus elle et moi, c’était très agréable de travailler avec elle. Les seuls qui ont des problèmes avec elle, ce sont les producteurs. Elle réclamait toujours son argent, elle considérait les producteurs comme des ennemis. C’était comme un réflexe naturel chez elle, très français. </p>
<p><strong>Au moment de la sortie, est-ce que ce fut un choc ?</strong></p>
<p>Il est d’abord sorti aux Etats-Unis, car il y avait un co-financier américain. Avec un sujet pareil, cela n’aurait pas pu se faire uniquement sur des fonds belge. Il est sorti à New York et a fait un malheur. Il est sorti avec un slogan qui donnait envie de le voir. C’est grâce à cela que le film est sorti ensuite en Belgique. Il y a eu des critiques qui l’ont trouvé scandaleux, mais globalement l’accueil était plutôt bon. J’étais d’ailleurs excessivement étonné moi-même. C’est même devenu un film culte ! Je le revois maintenant comme s’il était tourné par un autre. On n&#8217;était pas habitués à voir ce genre de film, mélangeant érotisme et fantastique, avec une actrice connue et une très belle photographie. Cela ne s’était jamais fait aussi explicitement. C’est ça qui avait fait de l’effet à l’époque. </p>
<p><strong>Des réalisateurs se réclament-ils des <em>Lèvres rouges</em> ?</strong></p>
<p>Oui, absolument ! C’est très flatteur ! Quand je consulte les pages anglophones sur Internet sur moi, je découvre plein de commentaires élogieux. On vient de restaurer le film en version haute définition, qui sortira bientôt et les techniciens venaient voir la restauration en trouvant qu’on ne faisait plus de films comme ça, avec une telle couleur, une telle photographie, comme si c’était nouveau. Un cinéma qui est bien fait reste intemporel. Je ne dis pas cela par nostalgie, mais je suis très heureux que le film vieillisse bien, qu’il tienne le coup, comme du bon vin.</p>
<p><strong>Aviez-vous l’impression de faire quelque chose de précurseur à l’époque ?</strong></p>
<p>Non, pas du tout ! Un réalisateur pour moi, c’est l’interprète d’un scénario. La mise en scène, c’est trouver des solutions d’images et de son pour des moments dramatiques. C’est tout. Il faut toujours étonner le spectateur. C’est ce que disait Hitchcock. C’est grâce à lui que j’ai voulu faire du cinéma. Le seul devoir d’un réalisateur, c’est d’étonner. Prenez récemment un film comme 1917 de Sam Mendes, l’étonnement est à chaque moment. Ce n’est pas le sujet qui fait le film, qui est ici classique. Mais la manière dont il est fait, le rend étonnant. Ce qui est important et fait durer les films, c’est leur facture, quel que soit le sujet. Le sujet n’est que le porte-manteau du film. Un film ne doit surtout pas refléter la réalité de tous les jours. Les films doivent être vus en salle, avec des êtres humains autour de soi. </p>
<p><strong>Des réalisateurs vous surprennent-ils ?</strong></p>
<p>Le film de genre est ce qu’il y a de plus intéressant de nos jours. Un film comme <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/parasite-bong-joon-ho/" title="Parasite, de Bong Joon-ho">Parasite</a></em> est un film fantastique dans tous les sens du terme. Les films les plus intéressants ne viennent plus d’Europe, mais de l’Asie, comme ceux de l’Inde, de la Corée du Sud, du Japon. Ce sont des grands films. La Russie commence à retrouver de l’intérêt petit à petit. La France a des problèmes avec le cinéma fantastique. Georges Franju, à qui on doit <em>Les Yeux sans visage</em>, est mort dans la pauvreté. Des cinéastes comme René Clément ont essayé de se mettre au genre et ont été assassinés par la critique de la Nouvelle Vague. Quand j’ai vu <em>2001, l’Odyssée de l’espace</em>, j’avais été époustouflé, mais les critiques belges n’y avaient rien compris, parce qu’ils s’attachaient à l’histoire&#8230;</p>
<p>&nbsp;<br />
Les Lèvres rouges <em>de Harry Kümel, avec Delphine Seyrig, John Karlen, Danielle Ouimet. Allemagne, Belgique, France, 1971.</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.grand-ecart.fr/portraits/interview-harry-kumel-levres-rouges-comtesse-bathory-delphine-seyrig/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>The House that Jack Built, de Lars von Trier</title>
		<link>https://www.grand-ecart.fr/cinema/the-house-that-jack-built-lars-von-trier/</link>
		<comments>https://www.grand-ecart.fr/cinema/the-house-that-jack-built-lars-von-trier/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 18 May 2018 12:34:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival de Cannes 2018]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[Danemark]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Lars von Trier]]></category>
		<category><![CDATA[Suède]]></category>
		<category><![CDATA[tueur]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.grand-ecart.fr/?p=26427</guid>
		<description><![CDATA[D’enfant terrible de Cannes, où il a présenté quasiment tous ses films, le plus souvent en compétition, à <em>persona non grata</em> et aujourd’hui un retour profil bas après avoir été repêché <em>in extremis</em> hors...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Psycho Killer, qu’est-ce que c’est ?</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2018/05/THTJB_aff.jpg" alt="The House that Jack Built" width="189" height="280" class="alignleft size-full wp-image-26430" />D’enfant terrible de Cannes, où il a présenté quasiment tous ses films, le plus souvent en compétition, à <em>persona non grata</em> et aujourd’hui un retour profil bas après avoir été repêché <em>in extremis</em> hors compétition, Lars von Trier aura tout connu de ce Festival. Une relation d’amour-répulsion, comme le cinéaste en a d’ailleurs filmées, qui laisse penser que ce <em>The House that Jack Built</em> n’est en fait qu’un long message à Cannes. Car, en entrant dans la tête d’un tueur en série, à travers un dialogue en voix off entre celui-ci et sa conscience, Lars von Trier livre sa théorie sur les liens entre l’art, la création, la destruction et la pulsion de mort. Citant pêle-mêle, dans un collage au long cours inséré entre les meurtres de son personnage/porte-parole, Glenn Gould, divers tableaux (brassant de Picasso à Botticelli), dictateurs (dont Hitler, bien sûr, images de charniers comprises), ainsi qu’un mash-up de sa propre œuvre. Une démonstration en forme de réponse à toutes les polémiques dont il a fait l’objet. Cynique, parfois drôle, foisonnante, inventive &#8211; au moins sur la forme, à défaut d’apporter de nouvelles idées sur le fond. Lars von Trier mélange les images (super 8, animation) et les genres, passant avec une terrible aisance de la comédie grinçante (disons comme un vieux cric) au thriller horrifique, acéré comme le couteau de Jack, au son de <em>« Fame »</em> de David Bowie avant de conclure sur l’ironique <em>« Hit the road Jack »</em>. Des images parfois difficiles, atténuées par la froideur de Matt Dillon (qu’on n’avait jamais vu si convaincant), dont le commentaire laconique impose une distance. Dans un sublime final, il convoque Dante et les enfers, rappelant au passage à ses détracteurs aveuglés par sa <em>persona</em> qu’il est aussi un cinéaste majeur.</p>
<p>&nbsp;<br />
The House that Jack Built<em> de Lars von Trier, avec Matt Dillon, Uma Thurman, Sofie Grabol, Riley Keough, Bruno Ganz&#8230; Danemark, Suède, France, Allemagne, 2018. Présenté hors compétition au 71e Festival de Cannes.</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.grand-ecart.fr/cinema/the-house-that-jack-built-lars-von-trier/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Western, de Valeska Grisebach</title>
		<link>https://www.grand-ecart.fr/cinema/western-valeska-grisebach/</link>
		<comments>https://www.grand-ecart.fr/cinema/western-valeska-grisebach/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 27 May 2017 12:52:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Les films de la section Un Certain Regard]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Autriche]]></category>
		<category><![CDATA[Bulgarie]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.grand-ecart.fr/?p=25545</guid>
		<description><![CDATA[Un groupe d’ouvriers allemands part travailler sur un chantier en Bulgarie. Ils montent leur baraquement et hissent leur drapeau allemand en haut d’une colline à quelques galops d’un village perdu...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Il a les yeux revolver… </h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/western-valeska-grisebach-s.jpg" alt="Western, de Valeska Grisebach" title="Western, de Valeska Grisebach" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-25566" /><strong>Le pitch…</strong> Un groupe d’ouvriers allemands part travailler sur un chantier en Bulgarie. Ils montent leur baraquement et hissent leur drapeau allemand en haut d’une colline à quelques galops d’un village perdu. Dévier le cours d’une rivière pour installer une infrastructure : leur chantier semble une montagne pour le peu de mains qu’ils ont. D’un côté les Allemands, de l’autre les villageois bulgares. Entre les deux, la barrière de la langue. Et Meinhard (Meinhard Neumann), nouveau venu parmi les travailleurs qui ne sait pas trop où est sa place. </p>
<p><strong>Et donc ?&#8230;</strong> Un décor de western, des démarches de cow-boys, un café dans un village paumé en guise de saloon, quelques femmes, des regards revolver et des chevaux sauvages qu’on apprivoise. Le titre du film de Valeska Grisebach est d’abord à prendre au premier degré. Un western moderne dans une sorte de no man’s land bulgare où l’eau semble denrée rare et où les loisirs ne sont pas légion. Au cœur de ce film au scénario subtil et à l’image léchée, il y a surtout la langue. Sans elle, comment comprendre l’autre, dépasser ses préjugés et ne pas déraper. Pourtant malgré cette barrière Meinhard, l’ancien de la Légion étrangère, décide de partir à la rencontre de l’autre et tente de se faire accepter. Silencieux, il est l’honnête homme, alors que ses collègues de chantier balancent leurs remarques hostiles et nationalistes. Une tension palpable traverse ce long-métrage produit par Maren Ade (<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/toni-erdmann-maren-ade/" title="Toni Erdmann, de Maren Ade">Toni Erdmann</a></em>). Tout pourrait basculer…</p>
<p>&nbsp;<br />
Western <em>de Valeska Grisebach, avec Meinhard Neumann, Reinhardt Wetrek, Syuleyman Alilov Letifov, Vyara Borisova et Kevin Bashev. Allemagne, Autriche, Bulgarie, 2017. Présenté en sélection Un certain Regard au 70e Festival de Cannes.</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.grand-ecart.fr/cinema/western-valeska-grisebach/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Tehran Taboo, d’Ali Soozandeh</title>
		<link>https://www.grand-ecart.fr/cinema/tehran-taboo-ali-soozandeh/</link>
		<comments>https://www.grand-ecart.fr/cinema/tehran-taboo-ali-soozandeh/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 22 May 2017 10:44:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Les films de la 56e Semaine de la critique]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Autriche]]></category>
		<category><![CDATA[censure]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[film d'animation]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[sexe]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.grand-ecart.fr/?p=25636</guid>
		<description><![CDATA[Sea, sex and no fun Trois destins de femmes qui s’entrecroisent. Non, il ne s’agit pas du résumé du nouveau film de Desplechin ou de Téchiné. Ici, nous sommes au...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Sea, sex and no fun</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/tehran-taboo-ali-soozandeh.jpg" alt="Tehran Taboo, d&#039;Ali Soozandeh" width="280" height="120" class="alignleft size-full wp-image-25690" />Trois destins de femmes qui s’entrecroisent. Non, il ne s’agit pas du résumé du nouveau film de Desplechin ou de Téchiné. Ici, nous sommes au Moyen-Orient. En Iran, plus précisément où ces trois femmes sont loin d’avoir des préoccupations métaphysiques. Le mari de Pari est en prison et refuse de divorcer. Alors, cette jeune mère de famille en vient à se prostituer devant son fils. Sara vit chez ses beaux-parents où elle leur sert de manante, est enceinte et aimerait travailler. Mais son mari refuse. Donya vient de perdre sa virginité dans les toilettes d’une boîte de nuit et doit reconstituer son hymen avant son mariage la semaine suivante. Mais son amant d’un soir, Elias, étudiant et musicien sans le sou, n’a pas les moyens de l’aider. </p>
<p>Pour rendre compte de cette trinité dramatique, Ali Soozandeh a utilisé la technique de la rotoscopie. C’est-à-dire qu’il a filmé ses comédiens sur un fond vert et les a ensuite transformés en personnages animés qui s’amalgament à des décors dessinés. Le résultat est bluffant. Surtout, il permet de montrer l’impossible dans un pays où la religion est un carcan trop lourd à porter, où il est interdit aux femmes de s’émanciper sans un homme, où un couple qui se tient par la main sans être marié peut être emmené en prison, où l’on ne peut avoir un prêt dans une banque si l’on est étudiant, où la virginité avant le mariage est obligatoire… Ici, le film commence par une fellation dans un taxi avec un petit garçon qui s’oblige à regarder ailleurs, pour ne pas voir ce que sa mère est en train de prodiguer. Là, des pendaisons publiques. Là encore, une scène de sexe dans une discothèque. Ou ici, un ayatollah qui échange ses services de juge moral contre une partie de jambes en l’air peu délicate. Dans <em>Tehran Taboo</em>, on baise, on jure, on se drogue et on craint à tout instant d’être arrêté par la police pour un destin funeste. Tout le monde agit en cachette, comme dans une section parallèle, loin du regard des autorités qui n’hésitent pas elles-mêmes à briser les tabous et user des pires exactions. <span id="more-25636"></span></p>
<p>Le film est pessimiste, sans espoir, sans échappatoire ou presque pour ses personnages. Teinté d’humour noir et d’un cynisme tellement assumé, <em>Tehran Taboo</em> nous rend admiratif de cette bravoure somptueuse d’Ali Soozandeh. Le réalisateur habite en Allemagne, lui permettant une telle liberté de ton. On a peine à imaginer la réaction des Iraniens devant un tel brûlot qui brise toutes les conventions. A coup sûr, le film n’y sera jamais projeté, ou alors sous le manteau. Raison de plus pour aller le voir en salles, comme un acte politique, pour que la création demeure sans contraintes. Sans tabou. Surtout venant de Téhéran.</p>
<p>&nbsp;<br />
Tehran Taboo <em>d’Ali Soozandeh, avec Elmira Rafizadeh, Zar Amir Ebrahimi, Arash Marandi, Bilal Yasar… Allemagne, Autriche, 2017. Présenté à la 56e Semaine de la critique.</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.grand-ecart.fr/cinema/tehran-taboo-ali-soozandeh/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Jupiter&#8217;s Moon, de Kornel Mundruczo</title>
		<link>https://www.grand-ecart.fr/cinema/jupiter-moon-kornel-mundruczo/</link>
		<comments>https://www.grand-ecart.fr/cinema/jupiter-moon-kornel-mundruczo/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 20 May 2017 19:48:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Les films de la Compétition officielle]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[Hongrie]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.grand-ecart.fr/?p=25183</guid>
		<description><![CDATA[Le sujet est évidemment fort : des migrants serbes tentent de passer la frontière hongroise. Aryan est de ceux-là, mais meurt sous les tirs d&#8217;un policier nerveux. Jupiter&#8217;s Moon aurait...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/jupiter-s-moon-kornel-mundruczo.jpg" alt="Jupiter&#039;s Moon, de Kornel Mundruczo" width="198" height="280" class="alignleft size-full wp-image-25185" />Le sujet est évidemment fort : des migrants serbes tentent de passer la frontière hongroise. Aryan est de ceux-là, mais meurt sous les tirs d&#8217;un policier nerveux. <em>Jupiter&#8217;s Moon</em> aurait pu être une oeuvre sociale forte sur le sort réservé aux réfugiés et le risque de dérive totalitaire en Hongrie &#8211; et partout ailleurs en Europe, eldorado des migrants. Mais Mundruczo pêche par ambition en ajoutant une couche fantastique étonnante, déstabilisante et surtout assez absconse à son film : Aryan renaît et lévite.<br />
<em>Jupiter&#8217;s Moon</em> devient alors un objet fourre-tout qui survole son sujet comme Aryan survole la ville. Difficile, au-delà de ce qu&#8217;on voit à l&#8217;écran &#8211; un réfugié affamé, un réfugié qui fait sauter une bombe, un médecin ripoux qui voit dans les miracles d&#8217;Aryan un business avant d&#8217;y chercher la rédemption &#8211; de trouver autre chose dans le film. <em>Jupiter&#8217;s Moon</em> ne décolle pas.</p>
<p>&nbsp;<br />
Jupiter&#8217;s Moon <em>de Kornel Mundruczo, avec Merab Ninidze, Gyorgy Cserhalmi&#8230; Allemagne, Hongrie, 2017. En compétition au 70e Festival de Cannes.</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.grand-ecart.fr/cinema/jupiter-moon-kornel-mundruczo/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Toni Erdmann, de Maren Ade</title>
		<link>https://www.grand-ecart.fr/cinema/toni-erdmann-maren-ade/</link>
		<comments>https://www.grand-ecart.fr/cinema/toni-erdmann-maren-ade/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 17 Aug 2016 19:13:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Les films de la Compétition officielle]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Autriche]]></category>
		<category><![CDATA[comédie]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Maren Ade]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.grand-ecart.fr/?p=24007</guid>
		<description><![CDATA[Ines est allemande, mais elle s’est exilée à Bucarest, où elle est femme d’affaires dans une grande société. Quand elle voit débarquer son père, Winfried, à l’improviste à son travail, elle a du mal à...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>La vie des autres</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/toni-erdmann-maren-ade-1.jpg" alt="Toni Erdmann, de Maren Ade" width="280" height="138" class="alignleft size-full wp-image-24010" /><strong>Ines est allemande, mais elle s’est exilée à Bucarest, où elle est femme d’affaires dans une grande société. Quand elle voit débarquer son père, Winfried, à l’improviste à son travail, elle a du mal à cacher son agacement. Ce qui ne fait pas peur à Winfried, bien au contraire : il décide de rester et de se déguiser en Toni Erdmann, personnage truculent et envahissant.</strong><br />
&nbsp;<br />
<em>Toni Erdmann</em> est un film d’auteur. Mais un film d’auteur qui fait rire (beaucoup), et pas seulement à cause des blagues de colis piégés et de coussins péteurs (encore que). Non, ce qui met de bonne humeur dans <em>Toni Erdmann</em>, c’est la justesse burlesque ou dramatique de chaque séquence. C’est l’immédiate consécration à l’écran du saisissant Peter Simonischeck (Winfried) et de la charismatique Sandra Huller (Ines). Et c’est surtout le propos de la réalisatrice, Maren Ade, intelligent sans être ennuyeux (2h42 de film qui passent sans longueurs), érudit sans être démonstratif. Si <em>Toni Erdmann</em> est un film farfelu, il l’est par son point de départ : un père prend l’avion pour venir voir sa fille carriériste et lui demander simplement : <em>« Es-tu heureuse ? »</em> (Ensuite, il lui demande <em>« Es-tu un être humain ? »</em>, mais cette fois il n’attend pas vraiment de réponse.) Et c’est lorsque sa fille le congédie assez durement que Winfried, sorte de super-héros de la sociologie, se transforme en Toni. <span id="more-24007"></span></p>
<h3>Kukeri superstar</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/toni-erdmann-maren-ade-2.jpg" alt="Toni Erdmann, de Maren Ade" width="280" height="151" class="alignright size-full wp-image-24014" />Les super-héros existent pour faire ce que les gens normaux ne font pas. Pas seulement parce qu’ils ont (généralement) des superpouvoirs, mais parce que le costume les autorise intrinsèquement à agir dans l’intérêt des autres, sans théoriser sur la législation ou les dommages collatéraux. Toni Erdmann en est un d’un autre genre : il s’invite au bureau de sa fille, à sa fête entre collègues, au restaurant où elle dîne avec ses amis. Et tous – sauf Ines –  d’être sensibles au charme du monsieur. Ses superpouvoirs ? Une perruque brune aux airs de méduse morte, un dentier proéminent, un <em>kukeri</em> bulgare désopilant et un super-humour qui n’a pas peur du ridicule. L’alter ego de Winfried est équipé pour son combat au long cours : se rapprocher d’Ines, qui s’oublie dans un travail désincarné et insensé (en substance, celui de réduire les coûts et donc de virer des gens).</p>
<h3>Génération désenchantée</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/toni-erdmann-maren-ade-sandra-huller-peter-simonischek.jpg" alt="Toni Erdmann, de Maren Ade" width="280" height="157" class="alignleft size-full wp-image-24011" />Ines est un pur produit de la société libérale, qui prône le matérialisme, le pouvoir de l’argent et la flexibilité à outrance. Oui, une femme de ce monde doit être capable de licencier et d’emmener la femme de son client faire du shopping avec le même entrain. Difficile de croire qu’elle est la fille de ce gamin attardé de Winfried, pour qui la liberté, la dérision, l’échange et les petites joies du quotidien sont la raison de vivre. C’est bien là le paradoxe : en l’élevant ainsi, Winfried a rendu possible l’ambition professionnelle d’Ines. Elle est sûre d’elle (au bureau comme au lit) dans un monde peuplé de phallocrates. Ce qui se joue ici, c’est un conflit de générations, et la tentative d’un père, parfois maladroite, de faire renouer sa fille avec l’insouciance de son enfance. L’insistance de Winfried à être Toni apporte à Ines un peu de cette audace et de cette liberté qui lui manquent. Et lorsque, à force d’essayer, Ines se détache enfin de ses habitus professionnels et retrouve pour quelques heures sa dérision et sa clairvoyance, Maren Ade a emmené avec elle tous les spectateurs, libérés, avec son héroïne, du poids des conventions. <em>Toni Erdmann</em> est une œuvre sur l’ambition, qui n’a pas d’autre ambition que l’honnêteté et la générosité ; ce qui en fait un film rare et réparateur, et assurément l’un des plus beaux de ce <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/69e-festival-international-film-cannes-2016/" title="11/05-22/05 : 69e Festival de Cannes">69e Festival de Cannes</a>.</p>
<p>&nbsp;<br />
Toni Erdmann <em>de Maren Ade, avec Peter Simonischek, Sandra Hüller… Allemagne, Autriche, 2016. En compétition au 69e Festival de Cannes. Prix Fipresci de la presse internationale 2016. Sortie le 17 août 2016.</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.grand-ecart.fr/cinema/toni-erdmann-maren-ade/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Elle, de Paul Verhoeven</title>
		<link>https://www.grand-ecart.fr/cinema/isabelle-huppert-elle-paul-verhoeven/</link>
		<comments>https://www.grand-ecart.fr/cinema/isabelle-huppert-elle-paul-verhoeven/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 22 May 2016 08:05:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Les films de la Compétition officielle]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Verhoeven]]></category>
		<category><![CDATA[thriller]]></category>
		<category><![CDATA[viol]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.grand-ecart.fr/?p=24229</guid>
		<description><![CDATA[Hupperisation - Une femme forte et froide, bourgeoise violentée, un poil déséquilibrée : le type de rôle dans lequel on imagine très bien Isabelle Huppert. Verhoeven aussi.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Hupperisation</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/elle-paul-verhoeven-affiche.jpg" alt="Elle, de Paul Verhoeven" width="206" height="280" class="alignleft size-full wp-image-24231" /><strong>Qui ?</strong><br />
Paul Verhoeven, c’est une écrasante charge politique (<em>Starship Troopers</em>, <em>Black Book</em>), de l’érotisme fulgurant et controversée (<em>Spetters</em>, <em>Basic Instinct</em>, <em>Turkish Délices</em>), de la science-fiction visionnaire (<em>Total Recall</em>, <em>Robocop</em>). Souvent, tout ça à la fois. Et ce qu’on attend moins de ce cinéaste violent, outrancier et décomplexé, c’est le paradoxe d’un homme qui respecte la foi et les croyances et publie <em>Jésus de Nazareth</em> en 2010, fruit de trente années de recherches du « Jésus historique ». Sans se départir de son engagement, puisqu’il y suggère notamment que les miracles n’existent pas et que le Sauveur aurait des penchants homosexuels.</p>
<p><strong>Quoi ?</strong><br />
En mal de réalisation depuis qu’il a décidé de faire de son <em>Jésus de Nazareth</em> un livre au lieu d’un film, et que l’expérience de <em>Tricked</em> (un scénario participatif) s’est avérée plus enrichissante que véritablement qualitative, c’est en lisant <em>Oh…</em> du Français Philippe Djian que le Néerlandais a trouvé la matière à un nouveau long-métrage. <em>Elle</em>, adaptation libre de notre Djian national, avec au casting Isabelle Huppert dans le premier rôle, Laurent Laffite, Charles Berling, Anne Consigny, Virginie Efira, Vimala Pons. Un casting de rêve pour l’histoire de Michèle, présidente d’une florissante société de jeux vidéo, violée un jour par un inconnu, qui se met en tête de retrouver son agresseur. <span id="more-24229"></span></p>
<p><strong>Résultat des courses</strong><br />
Une femme forte et froide, bourgeoise violentée, un poil déséquilibrée : le type de rôle dans lequel on imagine très bien Isabelle Huppert. Verhoeven aussi, qui lui offre ce portrait de femme pragmatique à la résilience sans failles. Michèle/Huppert surmonte les épreuves, envers et contre tout. Et pourtant, jamais de pathos ni de mélo. Paul Verhoeven désamorce la violence grâce à la sobriété des interprétations, à l’humour grinçant omniprésent, à une mise en scène structurée comme une peinture de Mondrian : chaque chose est à sa place pour former un tout plus vrai que nature. Ni totalement thriller, ni totalement comédie, ni totalement subversion, <em>Elle</em> est un savant mélange de malaise et de loufoque, sorte d’improbable rencontre entre Michael Haneke et Judd Apatow. Depuis 24 ans que Paul Verhoeven n’était pas revenu présenter un film sur la Croisette (la dernière fois, c’était <em>Basic Instinct</em> en 1992), on l’avait un peu oublié, à tort. Le retour du Hollandais Violent au <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/69e-festival-international-film-cannes-2016/" title="11/05-22/05 : 69e Festival de Cannes">69e Festival de Cannes</a> s’accompagne d’un « Oh… » troublé et fasciné.</p>
<p>&nbsp;<br />
Elle <em>de Paul Verhoeven, avec Isabelle Huppert, Laurent Laffite, Charles Berling, Anne Consigny, Virginie Efira, Vimala Pons&#8230; France, Allemagne, 2015. En compétition au 69e Festival de Cannes. Sortie le 25 mai 2016. </em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.grand-ecart.fr/cinema/isabelle-huppert-elle-paul-verhoeven/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le marché noir des films obscurs</title>
		<link>https://www.grand-ecart.fr/cinema/films-obscurs-blaq-out-market-enfant-miroir-ridley-der-samourai-kleinert/</link>
		<comments>https://www.grand-ecart.fr/cinema/films-obscurs-blaq-out-market-enfant-miroir-ridley-der-samourai-kleinert/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 20 Nov 2015 08:31:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yvan Pierre-Kaiser</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[chef-d'oeuvre]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[enfance]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.grand-ecart.fr/?p=22524</guid>
		<description><![CDATA[Amateurs de <em>midnight movies</em>, d’obscurités en tous genres et d’OFNIS, réjouissez-vous ! L’éditeur Blaq Out inaugure une nouvelle collection nommée « Blaq Market »...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Amateurs de <em>midnight movies</em>, d’obscurités en tous genres et d’OFNIS, réjouissez-vous ! L’éditeur Blaq Out inaugure une nouvelle collection nommée « Blaq Market » et pour lancer ce projet dédié aux œuvres inclassables, étranges et méconnues, il nous offre deux perles du genre : <em>L’Enfant-miroir</em> de Philip Ridley (GB, 1990) et <em>Der Samurai</em> de Till Kleinert, (Allemagne, 2014).</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/11/der-samurai-samourai-till-kleinert-1.jpg" alt="Le Samourai, de Till Kleinert" title="Le Samourai, de Till Kleinert" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-22526" />Penchons-nous premièrement sur le cas du <em>Samurai</em>…<br />
Récompensé par un prix lors du dernier <a href="http://www.festivaldesmauditsfilms.com" target="_blank" rel="nofollow">Festival des maudits films</a> à Grenoble, ce long-métrage allemand narre l’histoire d’un jeune policier qui va croiser la route d’un mystérieux et violent individu lors d’une nuit ensanglantée. Mélangeant les genres et les références (les loups-garous, la théorie du genre et les films de samouraïs…), le film baigne dans une ambiance de cauchemar. Tout comme le héros, on ne sait pas à quoi s’attendre, la seule certitude, c’est que cet étrange samouraï est venu pour ce policier, pour lui faire comprendre quelque chose, pour qu’il réalise ou accepte enfin…<br />
Magnifiquement réalisé &#8211; certains plans évoquent les contes de fées -, superbement interprété, <em>Der Samurai</em> est une œuvre envoûtante, unique dont le grand mérite est d’aller au bout de son « délire ». Il y a une honnêteté et un premier degré assez touchants dans ce récit d’apprentissage tordu et terriblement émouvant…<br />
Passé inaperçu lors de sa sortie en salle l&#8217;été dernier, il serait dommage de passer à côté d’un fleuron du cinéma « autre ». <span id="more-22524"></span></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/11/enfant-miroir-philip-ridley.jpg" alt="L&#039;Enfant-miroir, de Philip Ridley" title="L&#039;Enfant-miroir, de Philip Ridley"width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-22527" /><em>L’Enfant-miroir</em> est l’œuvre du plasticien et réalisateur britannique Philip Ridley. Il s’agit de son premier long-métrage. On y découvre la vie de Seth Dove, un enfant vivant dans une petite communauté entourée de champs de blé interminables. Nous sommes dans les années 1950. Seth est convaincu que sa voisine, Dolphin Blue, une jeune veuve anglaise est en fait un vampire. Quand le frère de Seth rentre de la guerre et tombe amoureux de la jeune femme, le monde de Seth s’écroule.<br />
Résumer ce film, c’est littéralement « le résumer ». C’est-à-dire le réduire. Difficile de donner dans un synopsis l’ampleur de la narration, les différents niveaux d’histoire, les mini-intrigues qui finissent par converger à la fin et donnent lieu à l’un des plans finaux les plus glaçants du cinéma. C’est une œuvre dont la poésie, la force picturale et émotionnelle n’ont d’égal que sa maîtrise et son charme étrange, oppressant.<br />
Le film a beau se dérouler dans les champs de blé, on se sent suffoquer. C’est que pour Seth, le seul horizon possible est celui de son imaginaire. Rêveur, le garçon s’invente des histoires, des mondes imaginaires dont il a besoin pour supporter une vie au sein d’une famille absolument dysfonctionnelle et une communauté peuplée de fanatiques religieux.<br />
Drame psychologique, film d’horreur, <em>L’Enfant-miroir</em>, défie la notion de genre. C’est un film complètement à part, comme toutes les œuvres de son auteur (qui n’a réalisé que trois films à ce jour, mais trois films essentiels), un film qui dérange, qui secoue et ne s’oublie pas. Dépeignant le monde de l’enfance comme un conte dont la cruauté est sans merci, il nous met face à un spectacle terrifiant : le cycle horrible de la violence humaine. Qu’elle soit psychologique ou physique, fantasmée ou réelle, elle gouverne ce monde où Seth tente d’exister, mais où il est sans cesse contraint d’être à la fois le bourreau et la victime, un spectacle désolant et déchirant dont il ne peut pas sortir indemne.<br />
Ce chef-d’œuvre nous plonge ainsi dans un univers trouble, un monde cauchemardesque que l’on n’est même pas sûr d’avoir quitté une fois le film terminé…</p>
<p>Une rencontre avec Philip Ridley est organisée le samedi 21 novembre, plus de détails <a href="https://www.facebook.com/events/645242118912212/" target="_blank" rel="nofollow">ici</a>.</p>
<p>Le film est projeté le 22 novembre à 16h30, à l&#8217;occasion des Séances cultes du <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/5e-paris-international-fantastic-film-festival-grand-rex-2015/">Paris International Fantastic Film Festival</a>, en présence de Philip Ridley.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.grand-ecart.fr/cinema/films-obscurs-blaq-out-market-enfant-miroir-ridley-der-samourai-kleinert/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Victoria  de Sebastian Schipper</title>
		<link>https://www.grand-ecart.fr/cinema/film-plan-sequence-victoria-sebastian-schipper/</link>
		<comments>https://www.grand-ecart.fr/cinema/film-plan-sequence-victoria-sebastian-schipper/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 18 Jul 2015 10:55:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[adolescence]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[plan-séquence]]></category>
		<category><![CDATA[test]]></category>
		<category><![CDATA[thriller]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.grand-ecart.fr/?p=22240</guid>
		<description><![CDATA[Participez à notre test de l’été « Quelle Victoria êtes-vous ? » pour tenter de déterminer s’il vous faut ou non voir ce film allemand qui a déjà reçu deux prix prestigieux...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Le test de l&#8217;été</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/07/victoria-sebastian-schipper-affiche.jpg" alt="Victoria, de Sebastian Schipper" width="177" height="250" class="alignleft size-full wp-image-22254" />Participez à notre test de l’été « Quelle Victoria êtes-vous ? » pour tenter de déterminer s’il vous faut ou non voir ce film allemand qui a déjà reçu deux prix prestigieux, dont un Ours d’argent de la meilleure contribution artistique cette année. Il faut dire qu’il s’agit d’un virtuose <a href="http://www.grand-ecart.fr/top-5/plans-sequences-antonioni-sokourov-welles-park-johnnie-to/" title="Top 5 des plans-séquences">plan-séquence</a> de 2h14 qui a nécessité nombre de répétitions et c’est d’ailleurs, pour la petite histoire, la troisième prise qui fut la bonne. Jeu des acteurs, prouesse technique, réalisation tantôt nerveuse, tantôt onirique, <em>Victoria</em> a tout pour subjuguer. Il manque juste un ingrédient : le scénario&#8230; Et en l’absence de ce dernier, ce n’est donc plus qu’une jolie coquille vide avec plein de bonnes intentions, nappée d’une copieuse dose d’ennui.</p>
<p>&nbsp;<br />
Attention, ce test contient des spoilers.</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Quelle Victoria êtes-vous ?</strong></p>
<p><strong>Question 1. Il est 5h du matin. Vous êtes sortie en boîte toute la nuit et vous allez devoir travailler dans deux heures. Vous rencontrez quatre jeunes hommes un peu louches, éméchés mais sympas, qui tentent de voler une voiture.</strong></p>
<p>A)   Vous tracez votre chemin dare-dare.</p>
<p>B)   Vous les saluez rapidement pour ne pas avoir de problème quand ils vous diront : <em>« Eh mademoiselle t’as pas du feu ? »</em></p>
<p>C)   Vous leur faites la morale : <em>« C’est du joli messieurs, ne craignez-vous donc point la maréchaussée ? »</em></p>
<p>D)   Vous sympathisez avec eux, les suivez et volez des bières pour rigoler dans la rue car au fond, vous êtes une rebelle. <span id="more-22240"></span></p>
<p><strong>Question 2. Les gentils voyous vous proposent d’aller sur le toit d’un immeuble pour voir Berlin d’en haut.</strong></p>
<p>A)   Vous leur rétorquez que comme c’est la nuit, vous vous en tamponnez le coquillard. Intérieurement, vous craignez le viol collectif.</p>
<p>B)   Vous déclinez poliment : <em>« C’est pas tout, mais moi j’ai du boulot qui m’attend, mais c’est sympa d’avoir proposé. »</em></p>
<p>C)   Vous les sermonnez : <em>« Mais laissez donc les gens dormir tranquilles, allez cuver votre vinasse ailleurs ».</em></p>
<p>D)   Vous les suivez encore, escaladez une échelle, picolez sur le toit et trouvez que c’est le plus bel endroit au monde.</p>
<p><strong>Question 3. Les brigands vous invitent sans trop de politesse à les accompagner pour un travail nocturne qui ne transpire pas l’honnêteté.</strong></p>
<p>A)   Vous les assommez de questions : <em>« Où, quand, comment, pourquoi ? »</em></p>
<p>B)   Vous avez envie de travailler, vous au moins vous gagnez votre croûte dignement.</p>
<p>C)   Vous prenez votre téléphone portable et appelez la police : ils feront moins leurs malins.</p>
<p>D)   Vous les suivez toujours et offrez même de conduire la voiture qu’ils viennent de dérober sous vos yeux.</p>
<p><strong>Question 4. Vous apprenez que le boulot en question est de braquer une banque et que vous servirez de chauffeur pendant que vos nouveaux amis s’amusent avec des pistolets.</strong></p>
<p>A)   Vous souillez vos sous-vêtements, non là vraiment c’est trop, merci beaucoup de la soirée.</p>
<p>B)   Vous chouinez car vous n’avez jamais vu d’arme en vrai et surtout pas sur votre tempe.</p>
<p>C)   Là ça y est, la coupe est pleine, vous partez en courant en ameutant toute la ville qu’un mauvais coup se prépare.</p>
<p>D)   Vous offrez gentiment votre aide, parce qu’une promesse, ça ne se dédit pas et maintenant, on est trop des amis pour la vie.</p>
<p><strong>Question 5. Vous venez d’aider à braquer une banque et avez donc reçu un petit coup d’adrénaline.</strong></p>
<p>A)   Vous en avez eu pour votre compte, vous voulez rentrer chez vous ou même travailler, tiens, d’ailleurs, c’est l’heure.</p>
<p>B)   Vous vous mettriez des claques pour avoir fait des mauvais choix jusque-là.</p>
<p>C)   Vous abandonnez la mauvaise troupe sans la prévenir et appelez la police, en disant qu’on vous a prise en otage. Ca leur fera les pieds, à ces vilains voleurs.</p>
<p>D)   Vous embrassez vos amis sur la bouche et proposez d’aller fêter ça dans la discothèque juste à côté de la banque.</p>
<p><strong>Si vous avez un maximum de A</strong>, vous aimez votre tranquillité et les mauvaises rencontres, très peu pour vous. <em>Victoria</em> va donc vous énerver du début à la fin.</p>
<p><strong>Si vous avez un maximum de B</strong>, vous êtes la voix de la raison et vous aurez envie de frapper Victoria du début à la fin. Si possible avec une batte de baseball.</p>
<p><strong>Si vous avez un maximum de C</strong>, vous êtes la justice incarnée. <em>Victoria</em> sera une longue souffrance à vous infliger (mais vous voulez expier vos nombreux péchés).</p>
<p><strong>Si vous avez un maximum de D</strong>, en fait, c’est vous Victoria. Vous aimez faire les pires choix possibles afin de justifier d’en faire un plan-séquence au cinéma. Bravo, mais on ne vous dit pas merci.</p>
<p>&nbsp;<br />
Victoria <em>de Sebastian Schipper, avec Laia Costa, Frederick Lau, Franz Rogowski, Burak Yigit. Allemagne, 2014. Sortie le 1<sup>er</sup> juillet 2015.</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.grand-ecart.fr/cinema/film-plan-sequence-victoria-sebastian-schipper/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Cinéma Master Class : la collection des maîtres</title>
		<link>https://www.grand-ecart.fr/cinema/master-class-collection-maitres-propagande-anglaise-nazisme-guerre/</link>
		<comments>https://www.grand-ecart.fr/cinema/master-class-collection-maitres-propagande-anglaise-nazisme-guerre/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2015 08:28:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[armée]]></category>
		<category><![CDATA[guerre]]></category>
		<category><![CDATA[nazisme]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.grand-ecart.fr/?p=22099</guid>
		<description><![CDATA[Six films anglais inédits réalisés entre 1936 et 1946. Six films de propagande. Six films commandés par les autorités militaires anglaises et par Winston Churchill en personne...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Six films anglais inédits réalisés entre 1936 et 1946. Six films de propagande. Six films commandés par les autorités militaires anglaises et par Winston Churchill en personne. Six films pour galvaniser les foules contre l’obscurantisme nazi. Six films pour gagner la guerre et préparer l’après-guerre. Six films pour tenir six ans. Alexander Korda, Michael Powell, Laurence Olivier, David Lean, tous ces grands artistes ont participé à l’effort de guerre. Vous serez surpris par l’intelligence de ces œuvres qui, si elles utilisent un manichéisme de bon aloi et, dirons-nous, nécessaire, ne tombent jamais dans la manipulation grossière.<br />
C’est parti pour la revue des troupes.</p>
<h4>1936-1940</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/06/La-Conquête-de-lair.jpg" alt="La Conquête de l&#039;air" width="181" height="280" class="alignleft size-full wp-image-22101" /><strong><em>La Conquête de l’air</em> réalisé par Alexander Korda assisté de Zoltan Korda, John Monk Saunders, Alexander Esway, William Cameron Menzies, Alexander Shaw et Peter Bezencenet avec Laurence Olivier, Henry Victor, Frederic Culley, John Abbott&#8230;</strong></p>
<p>Des anciens temps à l’époque moderne troublée par la Seconde Guerre mondiale, l’appel des airs a fasciné l’homme. L’histoire de cette véritable conquête à travers ses plus célèbres inventeurs et aventuriers : des frères Wright à Saint-Exupéry, des ballons aux hélicoptères. Un récit mélangeant images d’archives et reconstitutions allant de pionniers de l’aviation à l’entrée en guerre de l’Angleterre.<br />
Réalisé entre 1936 et 1940, cet outil de propagande commandé par le ministère de l’aviation britannique revient depuis l’Antiquité jusqu’aux heures sombres de la Seconde Guerre mondiale sur ces merveilleux fous volants dans leurs drôles de machines qui ont donné de leur personne pour imiter les z’oiseaux.<br />
Le récit ne manque ni de charme ni d’humour quand il s’agit de narrer les aventures d’olibrius habillés en poulet, persuadés qu’un saut effectué de la plus haute tour du château suffira à les faire s’envoler. Plus dure sera la chute. Réaliser l’impensable se paie comptant. <span id="more-22099"></span><br />
<em>La Conquête de l’air</em> survole l’histoire de l’aviation et des pays (Italie, France et Angleterre) qui ont contribué aux développements des techniques de vol et à l’amélioration des machines. La conquête de l’air, d’abord course à l’innovation, fut meurtrière.<br />
Un récit passionnant.<br />
<em>Disponible en DVD.</em></p>
<h4>1939</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/06/Le-lion-a-des-ailes.jpg" alt="Le lion a des ailes" width="181" height="280" class="alignright size-full wp-image-22102" /><strong><em>Le lion a des ailes</em> réalisé par Michael Powell (entre autres) avec Ralph Richardson, Merle Oberon, June Duprez, Flora Robson&#8230;</strong></p>
<p>Sur terre, sur mer et dans les airs, l’Angleterre se prépare à combattre l’Allemagne nazie et à défendre sa liberté contre les armées d’Hitler. Alors qu’un officier de la Royal Air Force se prépare à partir sur le front, sa femme et son entourage participent également, chacun à leur façon, à l’effort de guerre. Le lion est prêt à rugir.<br />
Un film de propagande pur jus tourné en douze jours par six réalisateurs dont l’illustre Michael Powell. Commandé par Churchill lui-même la veille de la Seconde Guerre mondiale, <em>Le lion a des ailes</em> célèbre ni plus ni moins que la puissance de l’aviation militaire anglaise. Pourtant à l’époque, la Royal Air Force dispose seulement de vieux coucous pourris incapables de rivaliser avec les appareils ultramodernes de la Luftwaffe. Les civils ne savent pas. L’armée ne se vante pas de ses faiblesses. Pendant ce temps, loin des plateaux de tournage, les ouvriers anglais s’affairent le jour et la nuit pour sortir des chaînes d’assemblage des chasseurs dignes de ce nom.<br />
A travers la voix empruntée d’un narrateur, <em>Le lion a des ailes</em> fait la promotion du « bon vivre en Angleterre » contre « l’enfer promis par le IIIe Reich ». A chaque nouveau chapitre, on se croirait davantage devant les informations télévisées européennes que devant un film de guerre. C’est une façon ludique de maîtriser le fil narratif.<br />
<em>Le lion a des ailes</em> vaut pour son traitement de l’information pendant les préparatifs de guerre. Tentez l’aventure, vous ne risquez pas l’intoxication.<br />
<em>Disponible en DVD.</em></p>
<h4>1939</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/06/Q-planes.jpg" alt="Q-planes" width="180" height="280" class="alignleft size-full wp-image-22103" /><strong><em>Q-planes</em> réalisé par Tim Whelan et Arthur B. Woods avec Laurence Olivier, Ralph Richardson, Valerie Hobson, George Curzon&#8230;</strong></p>
<p>Quand les prototypes d’avions de guerre disparaissent mystérieusement, Scotland Yard envoie le major Hammond mener l’enquête. Il peut compter sur le soutien du meilleur pilote de la base, Tony McVane, et de la journaliste infiltrée Kay. Le mystère est toujours entier quand l’aviateur est envoyé à son tour en mission d’essai, qui tourne à la catastrophe quand l&#8217;appareil est descendu en plein océan Atlantique. Mais cette attaque donnera peut-être la clé de l’énigme.<br />
<em>Q-planes</em> assume sa nature hybride, une comédie de guerre où le sérieux n’hésite pas à se mêler à la plus pure absurdité. Blake Edwards portera le genre au firmament avec <em>Opération Jupons</em> (1959) et la saga des <em>Inspecteur Clouseau</em>. On peut craindre les gags lourdauds et les situations embarrassantes mais il n’en est rien. Le major Hammond a de la tenue ! Soixante-seize ans plus tard, l’humour froid et sophistiqué tient encore la route. Un rythme maîtrisé, des personnages cocasses, quelques saillies drolatiques et le tour est joué.<br />
<em>Q-planes</em> a été réalisé dans l’unique but de lancer la London films, une nouvelle firme destinée à remonter le moral des troupes et de la population.<br />
Une curiosité.<br />
<em>Disponible en DVD.</em></p>
<h4>1943</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/06/The-Demi-paradise.jpg" alt="The Demi-Paradise" width="181" height="280" class="alignright size-full wp-image-22104" /><strong><em>The Demi-Paradise</em> réalisé par Anthony Asquith avec Laurence Olivier, Penelope Ward, Marjorie Fielding, Michael Shepley&#8230;</strong></p>
<p>1943, Ivan Kouznetsoff, ingénieur soviétique, se rappelle de son périple en Angleterre un peu avant le conflit afin d’aider à créer une nouvelle hélice pour des navires capables de briser la glace. Ses préjugés sont mis à rude épreuve dès son arrivée et sa rencontre avec une jeune et charmante Britannique, Ann, qui va l’aider à comprendre ce peuple inconnu, son humour, sa chaleur et sa force. Les liens se resserrent alors que la Russie est attaquée par l’Allemagne nazie.<br />
Jean-Pierre Dionnet ne cache pas dans les bonus que <em>The Demi-Paradise</em>, aussi réussi soit-il, a servi d’outil de propagande dans le dessein de célébrer l’amitié anglo-russe, au moins sur les écrans de cinéma du roi George VI. En 1943, l’Angleterre caressait la Russie dans le sens du poil. Le héros russe (Laurence Olivier, 100 % britannique, 100 % joyeux cabotin) sert de ciment entre deux cultures que tout oppose. &#8220;Les nazis n’ont qu’à bien se tenir car nous, les forces alliées, sommes soudées&#8221; : c’est un peu le message à retenir. On s’amuse des incompréhensions polies, décalage culturel, que chaque personnage porte à l’autre. Les discussions servent à effacer les préjugés et préparent la victoire.<br />
Il règne dans <em>The Demi-Paradise</em> une profondeur surprenante qui fait oublier les clichés. Une très belle surprise.<br />
<em>Disponible en DVD.</em></p>
<h4>1942</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/06/Ceux-qui-servent-en-mer.jpg" alt="Ceux qui servent en mer" width="202" height="280" class="alignleft size-full wp-image-22100" /><strong><em>Ceux qui servent en mer</em> réalisé par David Lean et Noel Coward avec Noel Coward, Richard Attenborough, Michael Wilding, John Mills&#8230;</strong></p>
<p>Fleuron de la Marine britannique, le HMS Torrin est coulé en mer par les nazis, suite à un raid aérien. Les rescapés racontent son histoire et leur lutte héroïque contre les éléments et l’ennemi. A travers le récit de ces hommes se battant pour survivre et de leur navire, c’est toute l’histoire d’une nation en guerre qui nous est contée.<br />
<em>Ceux qui servent en mer</em> est ce que l’on appelle un « film somme ». Une œuvre qui brasse une telle quantité de sujets qu’elle suscite à chaque visionnage des réflexions nouvelles.<br />
Le navire sombre dès les premières minutes. Les marins rejoignent un canot. La messe est dite. La caméra passe sur les visages meurtris des survivants. A ce moment une série de flash-back s’enchaînent et s’entremêlent. Nous découvrons la vie de chacun. Les vies secrètes et familiales jusqu’aux événements tragiques qui les porteront au navire HMS Torrin.<br />
Passionnant de bout en bout.<br />
<em>Disponible en DVD et Blu-ray.</em></p>
<h4>1946</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/06/Etrange-aventurière.jpg" alt="L&#039;Etrange aventurière" width="181" height="280" class="alignright size-full wp-image-22105" /><strong><em>L’Etrange Aventurière</em> réalisé par Frank Launder avec Deborah Kerr, Trevor Howard, Raymond Huntley David Tomlinson&#8230;</strong></p>
<p>En 1944, Bridie, une jeune et volontaire Irlandaise, se rend à Dublin le jour de sa majorité, bien décidée à rejoindre l’IRA. Son désir de mener bataille contre l’oppresseur britannique est si fort, qu’elle se retrouve vite recrutée par un espion nazi, qui utilise ses sentiments pour récolter des informations sur l’armée britannique. Postée comme serveuse dans un bar près d’une prison militaire, elle va mettre la main sur un document vital, prompt à mettre en péril le débarquement allié. Alors que son indécision sur son devoir commence à croître, d’autres parties manœuvrent en secret pour récupérer les précieuses informations.<br />
Un film d’espionnage bourré de charme. Voilà ce qu’est <em>L’Etrange Aventurière</em>. Deborah Kerr incarne une jeune militante irlandaise naïve et maladroite, motivée et revancharde, une proie de choix pour les sbires des services spéciaux. On en pince pour cette femme de caractère décidée contre vents et marées à porter la voix de l’Irlande, même si ses idéaux, un poil décalés en période de guerre, sortent tout droit des livres d’école. Bridie l’intrépide expérimente la vie sur le terrain avec son lot de danger, apprenant à reconnaître le vrai du faux.<br />
<em>L’Etrange Aventurière</em> n’emprunte jamais un ton moqueur vis-à-vis de son héroïne. Elle met les pieds dans le plat pour notre plus grand bonheur.<br />
Une belle surprise.<br />
<em>Disponible en DVD.</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.grand-ecart.fr/cinema/master-class-collection-maitres-propagande-anglaise-nazisme-guerre/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
