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	<title>Grand Écart &#187; Turquie</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Albüm, de Mehmet Can Mertoglu</title>
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		<pubDate>Sun, 15 May 2016 11:44:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Les films de la 55e Semaine de la critique]]></category>
		<category><![CDATA[comédie dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<h3>Un clic pour une claque</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/album-mehmet-can-mertoglu-1.jpg" alt="Album, de Mehmet Can Mertoglu" width="280" height="154" class="alignleft size-full wp-image-23730" />Lui est professeur d’histoire. Elle, travaille pour les impôts. Quadragénaires, ils n’ont pas d’enfant mais en désirent un ardemment, au point de se lancer dans une longue procédure d’adoption. En attendant son arrivée, ils organisent une fausse grossesse, pour faire croire à leur futur bambin qu’il est bien de leur sang. Et aussi pour les autres. Car ce couple refuse que ce secret, pourtant guère honteux, ne vienne à se savoir. Et quand le bébé est enfin dans son berceau et qu’un malencontreux cambriolage révèle l’adoption en cours, c’est le drame…</p>
<p>En compétition à la Semaine de la critique, le film turc <em>Albüm</em> désarçonne et ne fait pas dans la demi-mesure. Il faut dire qu’il est composé quasi exclusivement de plans fixes dans lesquels l’action point peu à peu, comme des photos animées qui se succéderaient pour former l’histoire de ce couple, entre drame et absurde. Le film commence par une saillie d’un taureau et la naissance d’un petit veau, métaphores de la stérilité de cet homme et de cette femme qui inspirent au début la compassion. Compassion de leur quotidien peu reluisant (appartement terne, métiers où ils s’épanouissent peu, vie sociale réduite), compassion envers leur volonté dure comme fer de présenter une grossesse radieuse à leur future progéniture par des photos d’un appareil jetable. Mais compassion qui se délite au fur et à mesure. Car s’ils n’ont pas d’enfant à aimer, ils ne sont guère aimables. A l’exemple de cette scène surréaliste dans un orphelinat où ils se permettent de dire haut et fort, sans ménagement, ce qu’ils pensent de la petite fille qu’on leur présente. <span id="more-23726"></span>Les mots racistes, les injures, l’alcool, la cigarette à haute dose achèvent de les rendre peu sympathiques, au point de souhaiter que leur procédure d’adoption ne se concrétise pas. Et quand bébé arrive dans leur vie, c’est justement pour le pire. De petit couple touchant, les voici devenus Bidochon qui se bidonnent en laissant le poupon sous un nuage de fumée ou dans sa couche souillée. Tout ce qui compte désormais pour eux : préserver les apparences, faire croire à leur nouvel entourage après un déménagement hâtif qu’ils sont bien les parents biologiques, réécrivant l’histoire de leur vie, même si c’est le pathétique qui l’emporte au bout du compte. Pour son troisième long-métrage, Mehmet Can Mertoglu se lance dans un film aux accents proches de ceux de Roy Andersson (<em>Chansons du deuxième étage</em>) entre plans esthétiques, lenteur volontaire et désespoir ironique. Il manque parfois de profondeur, tire en longueur, mais présente une intéressante et rare vision désenchantée de son pays, avide de se reconstruire et de se forger une nouvelle identité, quitte à ne pas montrer le meilleur de lui-même. Un <em>Albüm</em> au cœur pas si tendre qu’il serait dommage de ne pas ouvrir…</p>
<p>&nbsp;<br />
Albüm <em>de Mehmet Can Mertoglu, avec Sebnem Bozoklu, Murat Kilic, Muttalip Müdjeci et Riza Akin. Turquie, 2016. Prix Révélation France 4 de la Semaine de la critique 2016.</em></p>
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		<title>Mustang, de Deniz Gamze Ergüven</title>
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		<pubDate>Wed, 20 May 2015 14:24:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claire Fallou</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[La Quinzaine des réalisateurs 2015]]></category>
		<category><![CDATA[adolescence]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Sofia Coppola]]></category>
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		<description><![CDATA[Des cascades de cheveux bruns, des sous-vêtements roses et des gloussements étouffés : tout un univers d’adolescence au féminin s’épanouit au premier étage d’une...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/mustang-deniz-erguven.jpg" alt="Mustang, de Deniz Gamze Erguven" title="Mustang, de Deniz Gamze Erguven" width="206" height="280" class="alignleft size-full wp-image-21678" />Des cascades de cheveux bruns, des sous-vêtements roses et des gloussements étouffés : tout un univers d’adolescence au féminin s’épanouit au premier étage d’une maison de la Turquie rurale, sur les rives de la mer Noire. Cinq jeunes sœurs y vivent en toute complicité, sous l’œil inquiet d’une grand-mère soucieuse du qu’en-dira-t-on. Une remarque d’une voisine conservatrice fait tout basculer, changeant la demeure en prison blanche où les seuls invités sont les familles de fiancés potentiels.  </p>
<p>Le premier long-métrage de la réalisatrice turque Deniz Gamze Ergüven propose l’histoire intelligente d’une lutte entêtée pour la liberté, envers et contre les lourdes contraintes imposées aux femmes par la Turquie traditionnelle. Le récit est simple et clair de bout en bout, soutenu par une caméra souple et un montage précis. En toile de fond, la réalisatrice développe une esthétique touchante et colorée lui permettant de dévoiler sa connaissance intime du rythme domestique turc, des cuisines odorantes aux armoires pleines de linge brodé.</p>
<p>On reconnaît un thème connu. Après la pièce <em>La Maison de Bernarda Alba</em>, par Federico García Lorca (1936), et le film <em>Virgin Suicides</em> de Sophia Coppola (1999), l’enfermement d’une communauté de jeunes femmes par de pervers gardiens pleins de bonnes intentions provoque encore une curiosité pleine de fantasmes. La ressemblance trouve toutefois ses limites : si les héroïnes désincarnées de Lorca et de Coppola portent en elles les germes de leur propre malheur, le gynécée de <em>Mustang</em> respire la santé et l’envie de vivre. Certaines têtes doivent tomber, d’autres se tiendront bien hautes, au prix du sacrifice d’une longue chevelure brune.<span id="more-21677"></span></p>
<p>&nbsp;<br />
Mustang<em> de Deniz Gamze Ergüven, avec Erol Afsin, Güneş Nezihe Şensoy, Doğa Zeynep Doğuşlu&#8230; France, Allemagne, Turquie, 2014. Présenté à la Quinzaine des réalisateurs 2015. Sortie le 17 juin 2015.</em></p>
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		<title>Rencontre avec Nuri Bilge Ceylan</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Aug 2014 22:20:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontres et Portraits du 67e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>

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		<description><![CDATA[Nuri Bilge Ceylan signe une œuvre réjouissante, à la beauté époustouflante et aux personnages aussi détestables qu'attachants. <em>Winter Sleep</em>, c'est son nom, est le septième film du cinéaste turc, sorti...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/07/winter-sleep-nuri-bilge-ceylan-2.jpg" alt="Winter Sleep, de Nuri Bilge Ceylan" title="Winter Sleep, de Nuri Bilge Ceylan" width="280" height="119" class="alignleft size-full wp-image-18873" />Nuri Bilge Ceylan signe une œuvre réjouissante, à la beauté époustouflante et aux personnages aussi détestables qu&#8217;attachants. <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/competition-palme-or-2014/sommeil-hiver-nuri-bilge-ceylan/" title="Winter Sleep, de Nuri Bilge Ceylan" target="_blank">Winter Sleep</a></em>, c&#8217;est son nom, est le septième film du cinéaste turc, sorti ce 6 août 2014 et auréolé d&#8217;une <a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/palmares-jury-jane-campion-palme-or-2014/" title="Cannes 2014 : le palmarès" target="_blank">Palme d&#8217;or au 67e Festival de Cannes</a>. Il s&#8217;inscrit dans la lignée de ses précédents longs-métrages, mais magnifie son travail en gommant une propension au suresthétisme et en rendant <em>Winter Sleep</em> nettement plus dynamique et bavard &#8211; dans le bon sens du terme &#8211; que ses prédécesseurs. Les personnages de <em>Winter Sleep</em> sont d&#8217;ailleurs bien plus portés sur le dialogue que leur réalisateur, qui choisit ses mots avec économie&#8230; même en interview.</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Au gré des réalisations, vous avez reçu des récompenses de plus en plus prestigieuses : vous sentez une progression dans votre mise en scène ?</strong></p>
<p>Je ne peux pas vraiment vous dire s’il y a un progrès dans mes films, mais je suis conscient qu’un changement s’opère au fur et à mesure.</p>
<p><strong>Certains ont reproché à <em>Il était une fois en Anatolie</em> d’être un film trop long, mais <em>Winter Sleep</em> est encore plus long de presque une heure…</strong></p>
<p>Je ne savais pas que ça allait être comme ça… Ce n’est pas quelque chose que je peux savoir dès le début, et je ne veux pas faire des films prévisibles, ni pour le spectateur ni pour moi-même. Je pourrais réaliser un film beaucoup plus long. C’est un point positif de réaliser des films d’art et essai, ça permet de se sentir assez libre de ne pas rentrer dans les contraintes d’un cinéma commercial. <span id="more-18834"></span></p>
<p><strong>Vous ne saviez pas au moment de l’écriture combien de temps allait durer votre film ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/07/winter-sleep-nuri-bilge-ceylan-1.jpg" alt="Winter Sleep, de Nuri Bilge Ceylan" title="Winter Sleep, de Nuri Bilge Ceylan" width="280" height="119" class="alignright size-full wp-image-18874" />Je ne le sais jamais en avance ; je m’en rends compte pendant l’écriture seulement. Par exemple pour Winter Sleep, quand j’ai fini le scénario, on s’est rendu compte que ça allait être un film long parce que le scénario faisait deux fois la taille de celui d’Il était une fois en Anatolie, qui était déjà un film de deux heures et demi. Et là on s’est dit que le film allait être encore plus long, mais on n’a pas fait attention, on a tourné ce qu’on voulait tourner. Pour moi ce n’est pas important la durée du film, ç’aurait pu être plus long encore.</p>
<p><strong>On pense à Anton Tchekhov et à Ingmar Bergman : ce sont des influences conscientes ?</strong></p>
<p>Pour Tchekhov, oui, tout à fait, puisque le film est librement inspiré de trois de ses nouvelles. Nous avons beaucoup changé l’histoire, ajouté des choses, mais certains de ses dialogues ont été réutilisés sans aucun changement. Quant à Ingmar Bergman, c’est un réalisateur que j’aime beaucoup, bien sûr, mais je n’ai pas particulièrement pensé à lui en faisant ce film. Mais bien sûr, dès qu’on voit de longs dialogues entre les membres d’une famille ou des couples, ou alors des règlements de comptes, dans l’histoire du cinéma on pense forcément à Bergman. En revanche, dans mon style, dans ma façon de filmer, je ne pense pas qu’il y ait de lien avec le cinéma d’Ingmar Bergman.</p>
<p><strong>Dans <em>Winter Sleep</em>, vous éprouvez plus de sympathie pour les femmes que les hommes ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/07/winter-sleep-nuri-bilge-ceylan-affiche-film.jpg" alt="Winter Sleep, de Nuri Bilge Ceylan" title="Winter Sleep, de Nuri Bilge Ceylan" width="208" height="280" class="alignleft size-full wp-image-18878" />Je ne pense pas qu’il y ait un regard différent sur les femmes dans ce film-là, sauf que cette fois les femmes ont un plus grand rôle. Ce sont des femmes fortes, quand j’ai écrit leurs rôles je me suis inspiré de mon enfance : je vivais avec ma tante et ses deux filles qui étaient comme ça.</p>
<p><strong>Peut-on rapprocher le couple des <em>Climats</em> de celui formé par Aydin et Nihal dans <em>Winter Sleep</em> ?</strong></p>
<p>Oui, je pense effectivement que le couple des <em>Climats</em> et celui de <em>Winter Sleep</em> se ressemblent, mais dans <em>Les Climats</em> je racontais les moments silencieux de la vie beaucoup plus que dans <em>Winter Sleep</em>. <em>Winter Sleep</em> est un film très dialogué, à tel point qu’au moment de l’écriture nous nous demandions si le spectateur accepterait des dialogues très littéraires, très théâtraux&#8230; Mais malgré tout, je crois que ce que je raconte dans les deux films est assez semblable. En même temps, le propre point de vue du spectateur modifie également le sens de l’histoire.</p>
<p><strong>Quel type de spectateur êtes-vous ?</strong></p>
<p>J’aime bien les films avec des valeurs morales, c’est-à-dire qui nous laissent face à des valeurs morales ou qui nous poussent à y réfléchir. J’aime aussi les films où il y a un affrontement, c’est ce qui m’intéresse.</p>
<p>&nbsp;<br />
Winter Sleep <em>(Kış Uykusu) de Nuri Bilge Ceylan, avec Haluk Bilginer, Melisa Sözen, Demet Akbağ… Turquie, 2013. Palme d’or du 67e Festival de Cannes. Sortie le 6 août 2014.</em></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/3qrm83/zone/2/"></script></center></p>
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		<title>Cannes 2014 : le palmarès</title>
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		<pubDate>Sun, 25 May 2014 08:53:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival de Cannes 2014]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[palmarès]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>

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		<description><![CDATA[Cannes 2014 s&#8217;achève. Résultat des courses : une Palme amplement méritée pour le réalisateur turc Nuri Bilge Ceylan et son Winter Sleep. N&#8217;en déplaise à ceux pour qui la durée...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/sommeil-hiver-ceylan-palme.jpg" alt="Sommeil d&#039;Hiver de Nuri Bilge Ceylan" width="220" height="331" class="alignleft size-full wp-image-18226" />
<p style="text-align:center">Cannes 2014 s&#8217;achève. Résultat des courses : une Palme amplement méritée pour le réalisateur turc Nuri Bilge Ceylan et son <em>Winter Sleep</em>. N&#8217;en déplaise à ceux pour qui la durée est le premier critère de choix lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de regarder un film. Les mêmes qui, en 2010, décernaient la &#8220;palme de l&#8217;ennui&#8221; à l&#8217;<em>Oncle Boonmee</em> d&#8217;Apichatpong Weerasethakul et qui cette année, ont tweeté, jusqu&#8217;à en perdre leur pouce, que &#8220;Ceylan, c&#8217;est long&#8221;. On regrette vraiment que le magnifique poème de <a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/rencontres-interviews-portraits-2014/futatsume-no-mado-still-the-water-deuxieme-fenetre-invisible-naomi-kawase-pantheisme/" target="_blank">Naomi Kawase</a>, <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/competition-palme-or-2014/futatsume-no-mado-still-the-water-naomi-kawase/" target="_blank">Still the Water</a></em> n&#8217;ait pas obtenu la récompense suprême, et on se félicite moyennement de nos <a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/pronostics-redaction-2014/" target="_blank">pronostics</a>&#8230; Alors on récapitule pour ceux qui n&#8217;ont pas regardé la cérémonie :</p>
<p><center><br />
<h4>Palme d&#8217;or</h4>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/competition-palme-or-2014/sommeil-hiver-nuri-bilge-ceylan/" title="Winter Sleep, de Nuri Bilge Ceylan">Winter Sleep</a></em>, de Nuri Bilge Ceylan</center><br />
&nbsp;</p>
<h4>Grand Prix</h4>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/competition-palme-or-2014/la-meraviglie-merveilles-alice-rohrwacher/" title="Les Merveilles, d’Alice Rohrwacher">Les Merveilles</a></em>, d&#8217;Alice Rohrwacher<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix de la mise en scène</h4>
<p>Bennett Miller pour <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/competition-palme-or-2014/foxcatcher-bennett-miller-channing-tatum/" title="Foxcatcher, de Bennett Miller">Foxcatcher</a></em><br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix du jury ex aequo</h4>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/competition-palme-or-2014/mommy-xavier-dolan/" title="Mommy, de Xavier Dolan">Mommy</a></em>, de Xavier Dolan<br />
<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/competition-palme-or-2014/adieu-langage-jean-luc-godard/" title="Adieu au langage, de Jean-Luc Godard">Adieu au langage</a></em>, de Jean-Luc Godard<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix du scénario</h4>
<p>Andreï Zviaguintsev et Oleg Negin pour <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/competition-palme-or-2014/leviathan-andrey-zviagintsev/" title="Leviathan, d’Andrey Zviagintsev">Léviathan</a></em><br />
<span id="more-18145"></span>&nbsp;</p>
<h4>Prix d&#8217;interprétation féminine</h4>
<p>Julianne Moore dans <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/competition-palme-or-2014/maps-to-the-stars-david-cronenberg/" title="Maps to the Stars, de David Cronenberg">Maps to the Stars</a></em>, de David Cronenberg<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix d&#8217;interprétation masculine</h4>
<p>Timothy Spall dans <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/competition-palme-or-2014/mr-turner-mike-leigh/" title="Mr. Turner, de Mike Leigh">Mr Turner</a></em>, de Mike Leigh<br />
&nbsp;</p>
<h4>Caméra d&#8217;or</h4>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/un-certain-regard-2014/angelique-party-girl-marie-amachoukeli-claire-burger-samuel-theis/" title="Party Girl, de Marie Amachoukeli, Claire Burger et Samuel Theis">Party Girl</a></em>, de Marie Amachoukeli, Claire Burger et Samuel Theis<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix Un Certain Regard</h4>
<p><em>White God</em>, de Kornél Mundruczó<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix du jury Un Certain Regard</h4>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/un-certain-regard-2014/tourist-force-majeure-ruben-ostlund/" title="Force majeure, de Ruben Östlund">Force majeure</a></em>, de Ruben Östlund<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix spécial du Certain Regard</h4>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/un-certain-regard-2014/le-sel-de-la-terre-wim-wenders-juliano-ribeiro-salgado/" title="Le Sel de la terre, de Wim Wenders et Juliano Ribeiro Salgado">Le Sel de la terre</a></em>, de Wim Wenders et Juliano Ribeiro Salgado<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix d&#8217;ensemble Un Certain Regard</h4>
<p><em><a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/un-certain-regard-2014/angelique-party-girl-marie-amachoukeli-claire-burger-samuel-theis/" title="Party Girl, de Marie Amachoukeli, Claire Burger et Samuel Theis">Party Girl</a></em>, de Marie Amachoukeli, Claire Burger et Samuel Theis<br />
&nbsp;</p>
<h4>Prix du meilleur acteur Un Certain Regard</h4>
<p>David Gulpilil pour <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/un-certain-regard-2014/charlie-country-rolf-de-heer/" title="Charlie’s Country, de Rolf de Heer">Charlie&#8217;s Country</a></em>, de Rolf de Heer</p>
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		<title>Winter Sleep, de Nuri Bilge Ceylan</title>
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		<pubDate>Sat, 24 May 2014 21:07:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétition du 67e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>

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		<description><![CDATA[Scènes de la vie conjugale - N’en déplaise aux mauvaises langues, le titre n’a rien de prémonitoire : malgré ses 3h16, <em>Sommeil d'hiver</em> est court. Court parce qu’il n’a pas moins d’ambition que celle...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Scènes de la vie conjugale</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/sommeil-hiver-nuri-bilge-ceylan.jpg" alt="Sommeil d&#039;hiver, de Nuri Bilge Ceylan" title="Sommeil d&#039;hiver, de Nuri Bilge Ceylan" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-17028" />N’en déplaise aux mauvaises langues, le titre n’a rien de prémonitoire : malgré ses 3h16, <em>Winter Sleep</em> (&#8220;Sommeil d&#8217;hiver&#8221;) est court. Court parce qu’il n’a pas moins d’ambition que celle de raconter la vie – à travers un échantillon d’êtres vivant en société au cœur d’une Anatolie magnifiée par les rudes paysages hivernaux. Aydin (Haluk Bilginer, troublant d’ambivalence) est un ancien comédien, devenu hôtelier et grand propriétaire grâce à l’héritage paternel. Il vit avec sa belle et jeune femme Nihal (formidable Melisa Sözen), et sa sœur Necla (Demet Akbag), récemment séparée. L’hiver approche et vide l’hôtel de ses derniers résidents ; seules une poignée de personnes vont continuer de se croiser dans les environs. Peu de gens, mais suffisamment pour attiser des jalousies, révéler des frustrations, de l’orgueil, de l’égoïsme ou de la peur. <em>Winter Sleep</em>, malgré la réputation de son réalisateur et sa longueur, n’est pas un film contemplatif ; il est d’ailleurs à bien des égards beaucoup plus rythmé que les autres films déjà visionnés en ce début de compétition du <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/67e-festival-international-film-cannes-jane-campion-2014/" title="14/05-25/05 : Festival de Cannes 2014" target="_blank">67e Festival de Cannes</a>. Les conversations se suivent, il y est question de philosophie (faut-il s’opposer au mal ? l’ennui est-il un luxe ?) comme de politique (Aydin tente de se justifier de sa position de notable, quand d’autres sont dans l’incapacité de payer leur loyer) ou de morale (Nihal, victime à double titre de sa droiture). <span id="more-17027"></span>Sans superflu, sans artifices, avec beaucoup d’humour, Nuri Bilge Ceylan amène le spectateur à s’interroger sur le rapport aux autres et sur la difficulté de se comprendre – entre frère et sœur, mari et femme, amis ou voisins. Le cinéaste réalise un film réjouissant, qui n’est pas sans rappeler les œuvres d’Ingmar Bergman ni celles de William Shakespeare (le lieu où défilent les personnages s’appelle l’hôtel Othello). Assurément le chef-d’œuvre qu’on attendait depuis longtemps de la part du cinéaste turc.</p>
<p>&nbsp;<br />
Winter Sleep <em>(Kış Uykusu) de Nuri Bilge Ceylan, avec Haluk Bilginer, Melisa Sözen, Demet Akbağ&#8230; Turquie, 2013. Palme d&#8217;or du 67e Festival de Cannes. Sortie le 6 août 2014.</em></p>
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		<title>Polluting Paradise, de Fatih Akin</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Dec 2013 13:32:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>

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		<description><![CDATA[Pendant que nous sommes bien au chaud chez nous à regarder la <em>Nouvelle Star</em>, Fatih Akin filme l'impuissance de villageois face au cynisme des hommes de pouvoir. Un documentaire brillant.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>Chronique d&#8217;une catastrophe écologique annoncée</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/11/polluting-paradise-fatih-akin-affiche-film.jpg" alt="Polluting Paradise, de Fatih Akin" title="Polluting Paradise, de Fatih Akin" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-15124" />Fatih Akin, cinéaste allemand d’origine turque, célébré par le public et la critique pour les excellents <em>Head-On</em> et <em>Soul Kitchen</em>, retourne dans son village natal à Çamburnu près de la mer Noire, caméra au poing, résolu à nous expliquer l’inégal combat des habitants et du maire contre la construction d’une décharge à ciel ouvert, projet décidé en haut lieu au mépris de l’environnement. </p>
<p>Que faire de l’ancienne carrière de Çamburnu ? Un trou béant, laissé à l’abandon, épuisé, il faut le combler. Oui, mais le combler de quoi ? Les notables de la région s’organisent une petite sauterie, les idées fusent (-ça bosse fort- me souffle Laurent Ruquier) et la solution sort de l’éther. L’aboutissement des recherches portera le nom d’Opération brouzouf. Une démarche politico-économique qui vise à débarrasser la grande ville de ses déchets pour les stocker dans la fosse géante.<br />
Les travaux débutent par la pose d’un revêtement imperméable. On chouchoute la nappe phréatique, c’est déjà ça. Mais voilà, la bâche plastique se déchire sous les lames des engins de terrassement. L’entreprise qui ne connaît pas la crise construit à la hâte le bassin de rétention. Les voisins s’inquiètent. A ce rythme, l’eau noire fera la fierté du pays comme les malformations congénitales. <span id="more-15118"></span><br />
Les premiers camions-poubelles débarquent. Enormes. Monstrueux. Leurs gros ventres chient des sacs. Les déchets s’amoncellent. On les pile. On les tasse. Le temps se gâte. Un orage éclate. Les détritus remontent tout doucement la pente. Le pays sent la merde. Une odeur rance qui pique les yeux et rend fou. Tout près, les cueilleurs récoltent le thé.<br />
Le gouverneur de la province inspecte la décharge. Il conseille aux ingénieurs de la consolider, insiste sur la préservation de l’environnement. Personne n’est dupe. Les enjeux financiers bloquent tout dialogue. Les décideurs laissent la population gronder. Après tout, elle finira par se calmer, anesthésiée par les odeurs de chat crevé.<br />
Jusqu’au jour de la catastrophe.</p>
<p>Çamburnu suffoque. Les petites gens suffoquent, on ne les entend pas. Le trou comblé, on ne les écoute plus. Dont acte.<br />
<em>Polluting Paradise</em> pose le constat brillant de l’impuissance de la société villageoise contre le cynisme des hommes de pouvoir.<br />
Un documentaire brillant sur le temps passé qui ne reviendra plus. </p>
<p>&nbsp;<br />
Polluting Paradise <em>de Fatih Akin. Turquie, 2012. Sortie le 29 mai 2013. Disponible en DVD.</em></p>
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		<title>Noor, de Cagla Zencirci et Guillaume Giovanetti</title>
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		<pubDate>Thu, 24 May 2012 10:44:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Films du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[acid]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Pakistan]]></category>
		<category><![CDATA[road movie]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>

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		<description><![CDATA[Sans contrefaçon, Noor est un garçon. Du moins, elle aimerait le devenir. Et dans un village du Pakistan, être transgenre, ce n&#8217;est pas ce qui vous rend extrêmement populaire. Noor...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/noor-film-zencirci-giovanetti.jpg" alt="Noor, de Cagla Zencirci et Guillaume Giovanetti" title="Noor, de Cagla Zencirci et Guillaume Giovanetti" width="280" height="120" class="alignleft size-full wp-image-7798" />Sans contrefaçon, Noor est un garçon. Du moins, elle aimerait le devenir. Et dans un village du Pakistan, être transgenre, ce n&#8217;est pas ce qui vous rend extrêmement populaire. Noor a plus d&#8217;un souci dans sa vie, en plus de la quête de son identité sexuelle. Un père mort d&#8217;une overdose, un petit boulot harassant, un(e) ex devenu(e) femme qui tente de le/la faire changer d&#8217;avis dans sa course au pénis, une barbe qui ne pousse pas malgré bien des remèdes de charlatan, une petite amie qui préfère finalement se marier avec un homme, un vrai. Et en plus, Noor ressemble à Zazie. C&#8217;est dire. Alors Noor ne perd pas le nord et s&#8217;enfuit, dès que l&#8217;occasion se présente, dans un camion volé, à la recherche d&#8217;un lac vertueux peuplé de fées qui aurait le pouvoir, dit-on dans la tradition, d&#8217;exaucer tous les vœux, même celui d&#8217;avoir de la barbe et de la moustache. <span id="more-7792"></span>Evidemment, le lac est difficilement trouvable et Noor n&#8217;est pas au bout de ses surprises, de rencontres inattendues en flash-back douloureux, de danses en transe en rêves étranges, pendant son voyage initiatique. Un voyage onirique qui prend des allures de documentaire, tant les réalisateurs aiment nous faire perdre nos repères. Car Noor est interprété(e) par&#8230; Noor. Et au début du film il/elle s&#8217;adresse directement à la caméra pour nous confier son douloureux secret et sa quête : trouver une femme qui saura l&#8217;aimer. Mais qu&#8217;importe le flacon, puisque l&#8217;ivresse arrive dans des scènes à la beauté qui coupe le souffle. Le Pakistan s&#8217;offre à nous version montagnes enneigées au lointain et campagnes touffues, meublant ainsi les silences inéluctables à tout bon road movie. Si certains seconds rôles forcent un peu le trait, rien n&#8217;emporte la force de conviction de Noor, véritable bloc monolithique qui évacue ses émotions (c&#8217;est bon pour les gonzesses) dans son espoir de voir sa barbe pousser un jour, condition <em>sine qua non</em> pour se marier selon lui/elle. La fin, splendide de simplicité, achève le voyage sous des allures de pureté et garçon ou fille, finalement, plus rien ne compte si ce n&#8217;est la vie. Finalement, ce lac est peut-être magique. On va y faire un tour ? </p>
<p>&nbsp;<br />
Noor <em>de Cagla Zencirci et Guillaume Giovanetti, avec Noor, Uzma Ali, Baba Muhammad, Gunga Sain et Mithu Sain. France, Turquie, Pakistan, 2012. Programmation Acid Cannes 2012.</em></p>
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