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	<title>Grand Écart &#187; Koji Wakamatsu</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>21e Festival de Gérardmer : Jour #2</title>
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		<pubDate>Fri, 31 Jan 2014 21:58:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[cannibalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Gérardmer]]></category>
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		<category><![CDATA[Koji Wakamatsu]]></category>

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		<description><![CDATA[Après une fin de soirée difficile jeudi où l’on a souri devant l’entrée en matière de <em>Discopathe</em> - soit un mec étrange qui part en vrille dès qu’il entend du disco – et où l’on s’est diablement ennuyé après...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Délices</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/05/we-are-what-we-are-jim-mickle-s.jpg" alt="We Are What We Are, de Jim Mickle" title="We Are What We Are, de Jim Mickle" width="280" height="135" class="alignleft size-full wp-image-13123" />Après une fin de soirée difficile jeudi où l’on a souri devant l’entrée en matière de <em>Discopathe</em> &#8211; soit un mec étrange qui part en vrille dès qu’il entend du disco – et où l’on s’est diablement ennuyé après – sans doute parce que le film ne décolle pas de la bonne blague un peu potache mais pas très drôle et vaguement trash -, on a enfin vu ce vendredi le film qu’on attendait. Une œuvre à la mise en scène subtile, prenant le temps d’installer une tension dérangeante jusqu’au paroxysme et la démesure qui suit. Des acteurs parfaits, capables d’exprimer autant la folie que le désarroi. Une musique – souvent diégétique, bonus ultime – qui colle merveilleusement à d’élégantes images. Et une histoire fascinante, triste et terrifiante, qui emprunte autant à l’horreur qu’à la fable sociale. Un film si enthousiasmant qu’on en oublierait presque la poignée de spectateurs (malheureusement tous regroupés autour de nous) qui rient lorsque rien n’est drôle, qui commentent au lieu d’apprécier, qui font des remarques salaces dès qu’un personnage féminin apparaît à l’écran ou même ceux qui se lèvent lorsqu’ils pensent avoir compris la fin, prouvant au réalisateur qu’il est inutile de se casser la tête à terminer en beauté. <span id="more-15998"></span></p>
<p>Ce film, c’est un remake ; et, une fois n’est pas coutume, un remake meilleur que l’original, malgré tout le bien qu’on pense de <em>Somos lo que hay</em> de Jorge Michel Grau. Son titre est <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/we-are-what-we-are-jim-mickle/" title="We Are What We Are, de Jim Mickle">We Are What We Are</a></em>, et c’est pour le moment, sans conteste, le plus beau film de la compétition de ce <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/21e-festival-international-film-fantastique-gerardmer-2014/" title="29/01-02/02 : 21e Festival du film fantastique de Gérardmer" target="_blank">21e Festival</a>. Surtout depuis qu’on a vu <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/miss-zombie-sabu-hiroyuki-tanaka/" title="Miss Zombie, de Sabu">Miss Zombie</a></em>, métrage japonais dans lequel on espérait retrouver la rage d’un <em>Tetsuo</em> ou des films de <a href="http://www.grand-ecart.fr/portraits/non-interview-koji-wakamatsu-mishima/" title="La non-interview de Koji Wakamatsu">Koji Wakamatsu</a>. Rien de tout ça. <em>Miss Zombie</em> s’étire et tourne en rond, propose des séquences de nettoyage de terrasse à la brosse de crin qui n’en finissent pas et ne raconte pas grand-chose de neuf. </p>
<p>&nbsp;<br />
<center><script type="text/javascript" src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01836272/src/xz850p/zone/1/autoplay/no/"></script></center></p>
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		<title>25 novembre 1970, le jour où Mishima choisit son destin, de Koji Wakamatsu</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Nov 2013 18:00:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Films du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[biopic]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
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		<category><![CDATA[politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 25 novembre 1970, l’écrivain Yukio Mishima et quatre membres de sa milice personnelle, la...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/11/affiche-25-novembre-1970-mishima-choisit-destin-koji-wakamatsu.jpg" alt="25 novembre 1970, le jour où Mishima choisit son destin, de Koji Wakamatsu" title="25 novembre 1970, le jour où Mishima choisit son destin, de Koji Wakamatsu" width="213" height="280" class="alignleft size-full wp-image-15219" /><strong>Le 25 novembre 1970, l’écrivain Yukio Mishima et quatre membres de sa milice personnelle, la Société du Bouclier, prennent de force le quartier général des Forces d’autodéfense japonaises. Après avoir rassemblé les soldats et tenté de renverser le régime pour restaurer le pouvoir de l’Empereur, Yukio Mishima se suicide par éventration, à la manière traditionnelle des samouraïs.</strong> </p>
<p>Koji Wakamatsu n’entend pas se faire le témoin de la carrière prolifique de Yukio Mishima. Tout le film est articulé autour de la date-clé du 25 novembre 1970 et des événements qui y ont immédiatement mené. L’exégèse de l’œuvre de Mishima, Paul Schrader s’y est déjà joliment attelé en 1985 avec <em>Mishima : une vie en quatre chapitres</em>, cherchant à travers ses ouvrages – souvent autobiographiques – les raisons de l’acte final. Si Koji Wakamatsu ne passe pas sous silence la philosophie de vie de Yukio Mishima, c’est avec pudeur et distance qu’il le fait, là où Schrader jouait du maniérisme et invoquait la tragédie grecque. Wakamatsu insiste davantage sur le mouvement contestataire de gauche grandissant depuis le début des années 1960 et l’assujettissement du Japon aux Etats-Unis pour expliquer le cheminement de l’écrivain. <span id="more-6630"></span></p>
<p>Contrairement à ce qui a souvent été avancé, ce n’est pas à cause de l’échec de son coup d’Etat que Mishima a choisi de se suicider par seppuku ; dès le départ, convaincu que l’action importait davantage que le résultat et que seule la mort pouvait permettre « l’harmonie de la plume et du sabre », Mishima savait qu’il vivait le dernier jour de sa vie ce 25 novembre. Seule façon de mêler la beauté des mots à celle de l’action. De manière froide, presque chirurgicale, Wakamatsu filme la détermination de Yukio Mishima, ainsi que celle des gens qui l’entouraient : d’abord sa femme, qu’on devine conseillère agissant dans l’ombre, consciente de la volonté de son mari. Ensuite, ses disciples, qui ont juré à l’écrivain et à l’Empereur fidélité – jusqu’à la mort.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/jour-mishima-destin-wakamatsu.jpg" alt="25 novembre 1970, le jour où Mishima a choisi son destin de Koji Wakamatsu" title="25 novembre 1970, le jour où Mishima a choisi son destin de Koji Wakamatsu" width="280" height="187" class="alignright size-full wp-image-6631" />On ne retrouve pas dans <em>25 novembre 1970, le jour où Mishima choisit son destin</em> la passion et la violence des anciennes œuvres du cinéaste (<em>L’Extase des anges</em>, <em>Les Anges violés</em>), mais on y devine toujours la même volonté de transmission. <em>25 novembre 1970…</em> clôt une trilogie entamée avec <em>United Red Army</em>, ou la grotesque histoire des guerres intestines de l’armée rouge japonaise au début des années 1970. Qu’il raconte l’extrême gauche ou l’extrême droite, Koji Wakamatsu avance sans fard, alertant le spectateur autant sur la difficulté de la révolte que sur la dangerosité de l’immobilisme. Si <em>25 novembre 1970…</em> apparaît comme le testament d’un écrivain controversé, il est aussi celui du cinéaste de la révolte, disparu il y a un peu plus d’un an et riche d’une filmographie exceptionnelle.</p>
<p style="text-align:center"><strong><a href="http://www.grand-ecart.fr/portraits/non-interview-koji-wakamatsu-mishima/" title="La non-interview de Koji Wakamatsu">&raquo; Lire aussi le portrait de Koji Wakamatsu</a></strong></p>
<p>25 novembre 1970, le jour où Mishima choisit son destin <em>de Koji Wakamatsu, avec Arata Iura, Shinnosuke Mitsushima, Shinobu Terajima, Soran Tamoto&#8230; Japon, 2011. Présenté en sélection Un Certain Regard au 65e Festival de Cannes. Sortie le 27 novembre 2013.</em></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/xkvmu3/zone/2/autoplay/no/"></script></center></p>
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		<title>La non-interview de Koji Wakamatsu</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Oct 2012 13:28:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
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		<category><![CDATA[Koji Wakamatsu]]></category>
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		<description><![CDATA[Koji Wakamatsu est mort ce 17 octobre 2012 et Grand Écart n'a jamais réalisé d'interview du monsieur. Récit d'une non-rencontre.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/jour-mishima-destin-wakamatsu.jpg" alt="25 novembre 1970, le jour où Mishima a choisi son destin de Koji Wakamatsu" title="25 novembre 1970, le jour où Mishima a choisi son destin de Koji Wakamatsu  " width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-6631" />J’ai rencontré Koji Wakamatsu en mai 2012. Enfin, presque. Il était venu présenter <em><a href="/cinema/novembre-jour-mishima-choisi-destin-wakamatsu/" target="_blank">25 novembre 1970, le jour où Mishima choisit son destin</a></em> au <a href="/festival-cannes-2012/films-65e-cannes/selection-certain-regard/" target="_blank">Festival de Cannes</a>. Le lendemain de la projection, je me rends sur la terrasse du Palais des festivals pour interviewer le réalisateur japonais, qui se trouve alors à quelques mètres de moi. Un sourire aux lèvres, une formule de politesse apprise par cœur en tête (« 初めまして », « enchanté »), j’avance résolument vers le monsieur, quand l’attaché de presse s’interpose : <em>« Vous n’avez pas eu mon message ? »</em> Evidemment, non. <em>« Monsieur Wakamatsu ne se sent pas bien, l’interview est annulée. »</em> Après autant de palabres que de supplications, j’ai pu obtenir d’envoyer mes questions par mail. Signe de tête au metteur en scène, à trois mètres mais déjà si lointain, puis j’ai pris congé, envoyé mes questions et attendu fébrilement une réponse.</p>
<p>Malgré mes relances auprès de l’attaché de presse, rien n’y fit. Et désormais, je dois bien me rendre à l’évidence : à moins d’un mail miraculeusement perdu dans les tuyaux, le décès accidentel à Tokyo de Koji Wakamatsu ce 17 octobre 2012 réduit à néant mes espoirs d’un entretien de son vivant. C’est bien triste. J’aurais aimé lui demander pourquoi, après avoir saisi la violence des mouvements étudiants d’extrême gauche dans les années 1970, et déclaré avoir commencé à réaliser des films pour tuer en puissance des policiers <a href="#note">(1)</a> et dénoncer l’ordre établi, il s’est intéressé à Yukio Mishima, écrivain nationaliste et farouche partisan d’un Etat militaire. Il m’aurait peut-être répondu d’abord que s’ils n’avaient pas le même point de vue, ils partageaient tous deux le besoin de réveiller une société en perte de repères et asservie aux Etats-Unis. <span id="more-9713"></span>En 1970, les forces américaines sont encore très présentes dans l’archipel par le biais du traité de sécurité nippo-américain (ANPO), renouvelé au début des années 1960 malgré les manifestations japonaises. Koji Wakamatsu aurait pu ajouter ensuite que depuis ses débuts en 1963, il n’a eu de cesse de rapporter les faits divers japonais : les révoltes étudiantes et le terrorisme associé constituant l’apogée des troubles politiques de l’époque. Au fil des années, il a pu voir une jeunesse oublier totalement son passé et se nourrir principalement de culture américaine, il a pu voir les révoltes diminuer jusqu’à stopper au profit d’un fatalisme résigné. Mettre en scène aujourd’hui des films comme <em>United Red Army</em>, <em>Le Soldat-Dieu</em> ou <em>25 novembre 1970, le jour où Mishima choisit son destin</em> (les trois derniers films du cinéaste), c’est affirmer sa volonté de rendre leur mémoire aux Japonais (et, de fait, à l’Occident, ces films constituant chez nous de solides bases de compréhension de la société nippone). Tout comme en France, les plus jeunes ne connaissent ni Vichy, ni Mai 68, ni le suicide de Pierre Bérégovoy, au Japon la prise du chalet d’Asama en 1972 n’est qu’un lointain souvenir, et ceux qui s’en souviennent retiennent les conséquences &#8211; le massacre -, non les causes. C’est ce que Wakamatsu raconte, avec une précision chirurgicale et sans prendre parti, dans <em>United Red Army</em>, la terrible et grotesque histoire des guerres intestines de l’armée rouge japonaise. Comme le putsch suivi du suicide public de Yukio Mishima, ces événements ont participé à l’évolution politique du pays.</p>
<p>Autant dire qu’avec de tels films, on peut difficilement réduire Koji Wakamatsu aux seuls rôles de réalisateur de <em><a href="/recadrages/roman-porno-japonais-nikkatsu/" target="_blank">pinku eiga</a></em> et de sulfureux producteur de <em>L’Empire des sens</em>, comme le suggèrent les hommages depuis sa mort <a href="#note">(2)</a>. Sa volonté de devenir un réalisateur indépendant à partir de 1965 a d’ailleurs influencé plusieurs générations de cinéastes japonais. Cette indépendance lui a permis d’accoucher d’un cinéma différent, fait d’expérimentations visuelles et sonores, d’insertions de coupures de presse, et d’une collusion parfois insoutenable entre sexe et violence. Mais à l’inverse du <em>pinku eiga</em>, le sexe n’est jamais gratuit chez Wakamatsu. Il sert une autre cause, dénonçant tantôt la stupidité des jeunes révolutionnaires (<em>Sex Jack</em>, <em>L’Extase des anges</em>), associant la frustration sociale à la violence sexuelle (<em>Quand l’embryon part braconner</em>, <em>Les Anges violés</em>) et à la dépravation (<em>Les Secrets derrière le mur</em>). Wakamatsu, cinéaste anarchiste en colère, dépeint la société dans ce qu’elle a de plus terrible, de plus cruel. Il raconte la jeunesse nippone révoltée, et n’hésite pas à s’en moquer s’il le faut.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/10/koji-wakamatsu-quand-embryon-part-braconner-2.jpg" alt="Quand l&#039;embryon part braconner, de Koji Wakamatsu" title="Quand l&#039;embryon part braconner, de Koji Wakamatsu" width="280" height="125" class="alignright size-full wp-image-9721" />Si l’on avait demandé au metteur en scène pourquoi, à partir des années 1980, il a délaissé cette violence frontale et charnelle, il aurait probablement répondu qu’avec la fin du mouvement radical de gauche, son rôle de cinéaste militant se terminait. A part un film dense et magnifique (<em>Piscine sans eau</em>), les décennies 1980 et 1990 ont surtout été marquées par des œuvres alimentaires. Puis la crise, les troubles politiques et l’immobilisme de la jeunesse nippone du XXIe siècle ont redonné au cinéaste son envie de témoigner des événements passés, qu’il a vécus au plus près (il était proche des factions de gauche dont plusieurs membres ont d’ailleurs joué dans ses films, et son scénariste Masao Adachi était un intellectuel radical). Koji Wakamatsu, ancien yakuza, cinéaste enragé et engagé, est mort bêtement à 76 ans sans m’accorder d’interview, mais laisse une œuvre marquante, excentrique et surréaliste, ancrée dans son époque et pourtant universelle.<br />
&nbsp;<br />
<a name="note"></a></p>
<p style="font-size:90%"><em>(1) </em>« Un jour, j’ai dû faire six mois de prison pour une bête histoire de bagarre. Ce que j’ai vécu a été dur. Les gardiens et le personnel ne me laissaient pas aller aux toilettes. On ne me traitait pas comme un être humain. En sortant, je voulais vraiment me venger. Mais je savais que si je tuais des policiers dans la vie réelle on me remettrait en prison. J’ai donc décidé de tuer des policiers dans des romans. N’ayant pas fait d’études, je ne savais pas écrire et, au bout de dix pages, je ne pouvais plus continuer. Du coup, je me suis dit que j’allais faire des films. »<em> Entretien avec Koji Wakamatsu, in </em>Le Cinéma enragé au Japon<em>, Julien Sévéon.<br />
(2) Extrait de l’hommage d’Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, à Koji Wakamatsu : </em>« Il produisit en 1976 le sulfureux &#8216;Empire des sens&#8217; de Nagisa Oshima, avant de tenir lui-même la caméra dans &#8216;Mishima, The millenial rapture&#8217; ou &#8216;Petrel Hotel Blue&#8217;. Des œuvres fortes, sensibles, engagées dans le réel, qui laissent une trace dans notre regard d&#8217;Occidentaux. »<em> (sic) En plus de faire l’impasse sur trente années de réalisation, le cabinet ministériel mélange les titres…</em></p>
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