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	<title>Grand Écart &#187; César</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Plateau télé : semaine du 2 mars 2014</title>
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		<pubDate>Sun, 02 Mar 2014 18:37:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Programme Télé]]></category>
		<category><![CDATA[César]]></category>
		<category><![CDATA[télévision]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/04/semaine-plateau-tv-s.jpg" alt="La télé ça décoiffe" width="280" height="109" class="alignleft size-full wp-image-12022" />A l&#8217;heure où l&#8217;on écrit ces lignes, on est toujours sous le choc de la razzia Gallienne aux Cesar et des deux seuls prix (un chacun) réservés à <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/la-vie-adele-abdellatif-kechiche/">La Vie d&#8217;Adèle</a></em> et <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/66e-festival-cannes-2013/films-selection-officielle-quinzaine/linconnu-lac-alain-guiraudie/" title="L’Inconnu du lac, de Alain Guiraudie">L&#8217;Inconnu du lac</a></em>. Du coup, c&#8217;est avec la peur au ventre qu&#8217;on aborde la nuit des Oscars (un aperçu du cauchemar : rien pour Cate Blanchett, le doublé pour Jennifer Lawrence dans un film de David O. Russell, lui-même grillant au poteau Martin Scorsese, Alfonso Cuaron, Steve McQueen et Alexander Payne, et, pour couronner le tout, l&#8217;Oscar de la musique à <em>Gravity</em>). Pour conjurer le sort, on détourne le regard de <em>Bienvenue chez les Ch&#8217;tis</em> dimanche sur TF1, et, avec les films de cette semaine, on se dit que par le passé, des prix ont été justement décernés (Sara Forestier dans <em>Le Nom des gens</em>) ou que des grands ont été honteusement oubliés (Patrick Dewaere nommé six ans de suite, dont l&#8217;année du <em>Juge Fayard</em>, lundi sur Arte), et aussi qu&#8217;une carrière peut prendre un tournant inattendu (Matthew McConaughey à revoir dans <em>Comment se faire larguer en 10 leçons</em>, mardi sur Numéro 23).</p>
<h4><em>Fighter</em>, de David O. Russell – lundi, 23h – D8</h4>
<p>David O. Russell, le nouveau nabab du cinéma américain, raflant Oscars, Baftas et Golden Globes à la pelle était pourtant indésirable des studios américains après l&#8217;échec retentissant de <em>J&#8217;adore Huckabees</em>. Avant <em>Happiness Therapy</em> et <em>American Bluff</em>, c&#8217;est avec <em>Fighter</em> qu&#8217;il s&#8217;était de nouveau fait un nom. Et avant de donner une respectabilité à Bradley Cooper – qui n&#8217;était jusque là que le beau gosse de <em>Very Bad Trip</em> –, c&#8217;est à Mark Wahlberg qu&#8217;il avait donné de l&#8217;épaisseur dans ce rôle de boxeur entraîné par son grand frère. Comme dans le film, ce n&#8217;est pourtant pas sa victoire à lui qui importe, mais celle de Christian Bale, récompensé de l&#8217;Oscar du second rôle. Un film de reconquête, qui en dit autant sur ses auteurs et acteurs, qui ont tous connus la traversée du désert, que sur ses personnages.<span id="more-16504"></span></p>
<h4><em>Le Nom des gens</em>, de Michel Leclerc – mercredi, 20h45 – France 4</h4>
<p>On oubliera vite que Sara Forestier n&#8217;a pas été honorée cette semaine en célébrant le fait qu&#8217;elle l&#8217;a justement été pour son rôle dans <em>Le Nom des gens</em>. Un rôle de jeune femme libre, impulsive, déconcertante, avec une savoureuse ligne de conduite : les mecs de droite, les fachos dirait cette fille de militante gauchiste, c&#8217;est elle qui les baise. Littéralement. Face à elle, le trop raisonnable Jacques Gamblin est bousculé par cette spontanéité, par cette apparente insouciance finalement plus profonde. Une réflexion subtile sur l&#8217;engagement au quotidien, un débat sans fin entre la raison et la passion : ce n&#8217;est pas toujours le meilleur produit qui emporte le marché, nous répète Jacques Gamblin inlassablement. Le tout enrobé d&#8217;un humour féroce, où l&#8217;émotion affleure sans prévenir (les personnages des parents, dont les blessures et regrets surgissent), agrémenté des délicieuses apparitions d&#8217;Alain Bedouet – la voix du Téléphone sonne de France Inter jusqu&#8217;à ce qu&#8217;il prenne sa retraite il y a peu – et de Lionel Jospin. Un plaisir.</p>
<h4><em>The Housemaid</em>, de Im Sang-soo – mercredi, 20h50 – Arte<br />
<em>La Servante</em>, de Kim Ki-young – mercredi, 22h30 – Arte</h4>
<p>Pour finir, on se tourne vers les losers de la semaine : même pas un petit Oscar à se mettre sous la dent. Tout juste une présentation en Compétition à Cannes pour <em>The Housemaid</em>, reparti bredouille. Une variation troublante sur la domination et la liberté tant les deux réalisateurs coréens brouillent les pistes et mélangent les genres : drame psychologique, comédie acérée, film érotique et même thriller horrifique. Une immersion dans la classe dominante, du côté de l&#8217;escalier de service, où la question du choix et de la liberté de ses actes est omniprésente, voire jusqu&#8217;au-boutiste. La domination ne s&#8217;exerce pas seulement sur les faibles, et les puissants portent aussi leurs chaînes. Le choix de s&#8217;en défaire, en revanche, semble être celui de ceux qui n&#8217;ont plus rien à perdre.</p>
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		<title>Plateau télé : semaine du 23 février 2014</title>
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		<pubDate>Sun, 23 Feb 2014 19:24:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Programme Télé]]></category>
		<category><![CDATA[César]]></category>
		<category><![CDATA[David Lynch]]></category>
		<category><![CDATA[télévision]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors qu'on se prépare à célébrer le cinéma à la fin de la semaine avec les César vendredi soir puis les Oscars dans la nuit de dimanche à lundi pour les insomniaques, la télé aurait pu faire un effort...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/television-tv-moustache-noeud-pap.jpg" alt="Moustache TV" title="Moustache TV !" width="280" height="156" class="alignleft size-full wp-image-16401" />Alors qu&#8217;on se prépare à célébrer le cinéma à la fin de la semaine avec les César vendredi soir puis les Oscars dans la nuit de dimanche à lundi pour les insomniaques, la télé aurait pu faire un effort et se mettre sur son 31. Eh bien non. France 2 a innové avec succès en diffusant une série britannique en VM (la très réussie <em>Broadchurch</em>, avec David Tennant, ex-<em>Doctor Who</em>), mais France 3 reste à la traîne. Et si elle a la pertinence de diffuser <em>Le Discours d&#8217;un roi</em>, récompensé des 4 oscars les plus prestigieux (film, scénario, réalisateur, acteur), elle le fait en VF. Ce qui, pour un film sur les difficultés d&#8217;élocution du roi George VI, n&#8217;a aucun sens. Bref, heureusement qu&#8217;Arte existe et viendra nous sortir du marasme, avec notamment la poursuite de son cycle sur la guerre de 14-18 (<em>Capitaine Conan</em> et <em>Johnny s&#8217;en va-t-en guerre</em>). Ca vous laissera du temps pour commencer à faire des paris et pronostics sur les cérémonies du week-end, et à confectionner des grilles de bingo (intermittents, blague sur Julie Gayet, merci Claude Berri, larmes, bides, un moment gênant à la Jeanne Balibar, bisous à mes enfants qui me regardent à la télé, irruption de Gérard Depardieu, etc.). A vos stylos. <span id="more-16394"></span><br />
&nbsp;</p>
<h4><em>L&#8217;Horloger de Saint-Paul</em>, de Bertrand Tavernier – dimanche, 20h45 – Arte</h4>
<p>Pas de prise de risques inconsidérés. Tavernier, pour son premier film (récompensé du prix Louis-Delluc), a tapé dans les valeurs sûres : une adaptation de Simenon – qui, donc, n&#8217;a pas inspiré que des épisodes de <em>Maigret</em> –, transposée dans sa ville natale de Lyon, interprétée par Philippe Noiret. L&#8217;histoire d&#8217;un père qui découvre son fils lorsque celui-ci est recherché pour meurtre. L&#8217;histoire d&#8217;une complicité perdue et retrouvée. En arrière-plan, Tavernier brosse aussi le portrait de la France pompidolienne : les flics, les syndicats, le rapport de force. « <em>Tu vas voir que les Français ont encore voté comme des cons</em> », disent les premiers dialogues du film, après un long plan sur une voiture en flammes. Une violence sous-jacente, qui met une histoire intime sous tension et la place sur un terrain politique.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Mulholland Drive</em>, de David Lynch – dimanche, 20h50 – HD1</h4>
<p>L&#8217;une est aussi blonde que l&#8217;autre est brune. Une histoire d&#8217;opposés qui s&#8217;attirent jusqu&#8217;à se confondre. Une fois de plus David Lynch nous perd dans le dédale des inconscients, le sien, le nôtre, celui de ses personnages. Des longues scènes hypnotiques, une mystérieuse clé bleue, une quête. Avec David Lynch, on n&#8217;est jamais sûr de savoir où l&#8217;on va, de comprendre ce qu&#8217;on cherche et ce qu&#8217;on trouve. Peu importe, c&#8217;est le voyage qui compte. Se laisser embarquer, se perdre, et se raccrocher à un mot énigmatique avant d&#8217;aller se coucher : <em>silencio</em>.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Un poison violent</em>, de Katell Quillévéré – mercredi, 20h50 – Arte</h4>
<p>Sensation de la Quinzaine des réalisateurs 2010, <em>Un poison violent</em> suit Anna, 14 ans, et ses doutes alors qu&#8217;elle doit s&#8217;engager sur le chemin religieux. Au moment où elle doit faire sa confirmation, elle se trouve à la fois attirée par un jeune garçon et bouleversée par le départ de son père. Le parcours initiatique d&#8217;une jeune fille pendant l&#8217;été en Bretagne. Le conflit entre la chair et la foi, deux attirances contraires. Elle se crée, chemin faisant, ses propres valeurs, ses propres limites, affronte ses désirs.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Le Vilain</em>, d&#8217;Albert Dupontel – mercredi, 20h45 – France 4</h4>
<p>Vilain est un mot qui va bien à Albert Dupontel. Un mot un peu enfantin, à la fois désuet et réjouissant. Un mot de sale gosse. Espiègle, inventif, et finalement attachant. Dupontel écrit, depuis <em>Bernie</em>, des personnages outranciers, démesurés, dont la violence n&#8217;a d&#8217;égale que leur bêtise. Comme si le Coyote de Chuck Jones prenait vie sous nos yeux. Des stratagèmes impensables pour un duo burlesque vivifiant. Catherine Frot, grimée en vieille femme, face à son fils, Dupontel, donc, dans une escalade de cascades, de déguisements et de bruitages. A quelques jours des César, où Albert Dupontel concourt avec <em>Neuf mois ferme</em>, on se replonge avec délice dans l&#8217;univers déjanté d&#8217;un réalisateur qui se fait de plus en plus tendre avec les années. </p>
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		<title>Plateau télé : semaine du 24 février 2013</title>
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		<pubDate>Sun, 24 Feb 2013 13:59:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Programme Télé]]></category>
		<category><![CDATA[César]]></category>
		<category><![CDATA[Michael Haneke]]></category>
		<category><![CDATA[télévision]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors voilà, les César, les Oscars, ça se termine. Comme on est un peu nostalgiques des tapis rouges, des smokings et des belles robes, on continue encore un peu. Encore un peu de Haneke, encore...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/02/hal-9000.jpg" title="Hal 9000" alt="Hal 9000" width="280" height="109" class="alignleft size-full wp-image-11586" />Alors voilà, les César, les Oscars, ça se termine. Comme on est un peu nostalgiques des tapis rouges, des smokings et des belles robes, on continue encore un peu. Encore un peu de Haneke, encore un peu de Kevin Costner, un petit rappel de Juliette Binoche&#8230; Et de temps en temps, on se souvient qu&#8217;il y a un monde réel. Que l&#8217;Italie vote et que l&#8217;on vit une époque formidable.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Dimanche 24 février</h4>
<p><em>Vincere</em>, de Marco Bellocchio &#8211; 20h45 &#8211; Arte<br />
<em>Le Patient anglais</em>, d&#8217;Anthony Minghella &#8211; 20h50 &#8211; D8<br />
<em>Les Garçons</em>, de Mauro Bolognini &#8211; 0h20 &#8211; France 3</p>
<p>En ce jour d&#8217;élection en Italie, Arte n&#8217;est pas très sympa avec son petit camarade italien, et lui rappelle un passé peu reluisant. Avant un documentaire sur Hitler et Mussolini, <em>Vincere</em> brosse le portrait du futur Duce à travers un drame passionnel et se concentre sur sa maîtresse, Ida Dalser, sur laquelle il a une emprise totale. Une manière à la fois intelligente et lyrique de raconter l&#8217;Histoire. <span id="more-11578"></span></p>
<p>Question lyrisme, <em>Le Patient anglais</em> se pose là. Mais comme ce soir, Emmanuelle Riva rejoindra peut-être la liste des actrices françaises oscarisées, on regarde Juliette Binoche en signe de soutien.</p>
<p>On revient en Italie en fin de soirée, avec <em>Les Garçons</em>, scénarisé par Pasolini. Ces garçons, ce sont Jean-Claude Brialy et Laurent Terzieff, embarqués dans le dédale des rues de Rome à la fin des années 1950, au volant d&#8217;une Fiat remplie d&#8217;armes, et de jolies filles.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Lundi 25 février</h4>
<p><em>Sens unique</em>, de Roger Donaldson &#8211; 20h50 &#8211; Arte<br />
<em>Women without Men</em>, de Shirin Neshat &#8211; 22h40 &#8211; Arte</p>
<p>Puisque Kevin Costner a reçu un César d&#8217;honneur vendredi soir, on tente de comprendre pourquoi avec <em>Sens unique</em>. 1987. L&#8217;année des <em>Incorruptibles</em>, et quelques-unes avant la gloire de <em>Danse avec les loups</em> et autres <em>Robin des Bois</em>. <em>Waterworld</em> et <em>The Postman</em> sont encore loin, on donne donc une chance à ce thriller politique avec Gene Hackman, et en bonus, une apparition du jeune Brad Pitt.</p>
<p><em>Argo</em>, qui rafle tous les prix depuis deux mois, a certainement brillé aux Oscars. L&#8217;occasion, avec <em>Women without Men</em>, de retourner à Téhéran avec la CIA, mais en 1953. Quatre femmes tentent d&#8217;échapper à la domination masculine.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Mardi 26 février</h4>
<p><em>Le Petit Nicolas</em>, de Laurent Tirard &#8211; 20h50 &#8211; M6<br />
<em>Je ne voudrais pas être un homme</em>, d&#8217;Ernst Lubitsch &#8211; 0h40 &#8211; Arte<br />
<em>Quand j&#8217;étais mort</em>, d&#8217;Ernst Lubitsch &#8211; 1h25 &#8211; Arte</p>
<p>Alain Chabat, le seul à avoir su rester fidèle à l&#8217;esprit de Goscinny dans son <em>Astérix</em>, a participé aux dialogues de cette adaptation du <em>Petit Nicolas</em>. Heureusement, parce que la reconstitution de la France Formica manquerait, sans lui, de l&#8217;espièglerie de ce petit garçon parfois trop sage.</p>
<p>Pour retrouver un maître de la comédie, il faudra veiller tard et attendre la diffusion de deux moyens-métrages d&#8217;Ernst Lubitsch sur Arte (ou le replay sur Arte+7) : <em>Je ne voudrais pas être un homme</em>, la fugue joyeuse d&#8217;une jeune femme, travestie, dans une soirée alcoolisée, et <em>Quand j&#8217;étais mort</em>, le retour d&#8217;un homme qui a feint son suicide dans la maison désormais tenue par sa belle-mère.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Mercredi 27 février</h4>
<p><em>Caché</em>, de Michael Haneke &#8211; 20h50 &#8211; Arte</p>
<p>La saison des prix étant terminée, on va peut-être pouvoir retrouver, au moins avant le prochain, une vie paisible sans Michael Haneke. Mais avant, une dernière petite séance d&#8217;un cinéma toujours un peu (voire beaucoup) malsain et pervers. Dans <em>Caché</em>, il est question de culpabilité, de manipulation et de faux-semblants. Et ça fait mal.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Jeudi 28 février</h4>
<p><em>Narco</em>, de Gilles Lellouche et Tristan Aurouet &#8211; 20h50 &#8211; D17<br />
<em>Une époque formidable</em>, de Gérard Jugnot &#8211; 23h25 &#8211; France 3</p>
<p>Gus est narcoleptique, comme le titre, <em>Narco</em>, le laisse imaginer. Ses endormissements, rêves et fantasmes sont donc l&#8217;occasion d&#8217;autant de digressions fantasques, puisque Gus se voit alors en super-héros. La structure même du film conduit à un ensemble inégal, mais avec quelques percées assez enthousiasmantes.</p>
<p>Son titre est peut-être ce qu&#8217;il y a de plus réussi dans <em>Une époque formidable</em>. Ce moment de désillusion où l&#8217;on découvre que le chômage et l&#8217;exclusion ne concernent pas que les paumés. Un petit cadre et son pavillon bien propres sur eux le vivent comme une honte tellement insurmontable que ledit petit cadre finit à la rue. Les premiers pas d&#8217;une peur du déclassement.</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Et ce week-end</strong>, une fois n&#8217;est pas coutume, lisez autre chose que le programme télé : on vous conseille un excellent essai sur Andy Kaufman, <a href="/sorties-culturelles/livres/comique-extremiste-andy-kaufman-et-le-reve-americain-de-florian-keller/">Comique extrémiste</a>.</p>
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		<title>La Classe américaine</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Feb 2012 08:45:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Recadrages]]></category>
		<category><![CDATA[César]]></category>
		<category><![CDATA[comédie]]></category>
		<category><![CDATA[Oscars 2012]]></category>
		<category><![CDATA[The Artist]]></category>

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		<description><![CDATA[Petit bilan des César et des Oscars en compagnie d'une cinéphile un peu midinette...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/02/berenice-bejo-jean-dujardin-artist.jpg" alt="Bérénice Bejo et Jean Dujardin dans The Artist" title="Bérénice Bejo et Jean Dujardin dans The Artist" width="270" height="180" class="alignleft size-full wp-image-5491" />Depuis quelques années, les César et les Oscars sont célébrés le même week-end. Ce qui signifie pour les cinéphiles un peu midinettes que, pendant deux jours, on ne dort pas et on se nourrit de pizzas, de pistaches et&#8230; de Xanax. Vendredi, on était déjà au bord de la pendaison. Pourtant, Antoine de Caunes revenait dans la place. Celui qui a tout appris de Billy Crystal (les films détournés en début de cérémonie : une invention de Billy, d&#8217;ailleurs rééditée cette année au Kodak Theater) avait été le premier à dépoussiérer la cérémonie, à embaucher des auteurs, à faire participer les acteurs – nommés ou non – dans des pastiches souvent drôles. Et cette année, la souffrance. Comme si Jeanne Balibar avait chanté en cochon pendant 4h30. L&#8217;usure sûrement. <span id="more-5485"></span></p>
<p>L&#8217;usure aussi, qui se lit sur les traits – artificiellement – tirés de Billy Crystal. Qui refait le coup du « je lis dans les pensées des acteurs », qui fait référence à <em>Quand Harry rencontre Sally</em>. Oui, c&#8217;est la meilleure comédie romantique du monde, non, Billy Crystal n&#8217;a rien fait de notable depuis. Mais bon, c&#8217;était en 1989. Au moins, l&#8217;avantage des Oscars sur les César, c&#8217;est que c&#8217;est court. Mais c&#8217;est aussi l&#8217;inconvénient. Les blagues de Billy Crystal (il y en a eu quelques-unes de bonnes, tout de même) durent moins de 30 secondes, le temps d&#8217;annoncer les remettants. Les discours de remerciement, 45 secondes. Montre en main. Sinon, on commence par envoyer la musique, ensuite on coupe le micro, et enfin adieu la lumière. Il y a finalement quelque chose de dérangeant dans ce show hyper-rodé, calibré, propre. Rien n&#8217;est imprévu, rien ne déborde. La cérémonie a été resserrée en 3 heures. Les prix techniques et les prix d&#8217;honneur sont célébrés en amont (en novembre, pour les Oscars d&#8217;honneur) et on diffuse un mini-clip pour faire comme si on trouvait ça intéressant. Si peu de place pour l&#8217;émotion. En revanche, il y a de la place pour la pub toutes les dix minutes. Ce qui veut dire pour nous, petits Frenchies, Laurent Weil et Didier Allouch toutes les dix minutes. Et ça, c&#8217;est difficile pour les nerfs.</p>
<p>Mais comme on est cinéphile midinette, on s&#8217;émeut facilement. Et après ce difficile vendredi soir – on reparlera des oublis honteux d&#8217;<a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/pater-alain-cavalier/">Alain Cavalier</a> et Olivier Gourmet un jour –, on est fatigué et on trouve drôle Colin Firth qui évoque <em>Mamma Mia</em> avec <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/dame-fer-phyllida-lloyd-thatcher/">Meryl Streep</a> (<em>« I was gay, we were happy »</em>). On se souvient que Michel Hazanavicius, c&#8217;était le mec qui portait le blouson <em>« PUB »</em> dans <em>Les Nuls, l&#8217;émission</em> et qu&#8217;il nous a (presque) tout appris de l&#8217;humour cinéphile. Que quand Alain Chabat réalise son premier film, il fait un gros clin d&#8217;oeil à son pote en donnant son nom, alors imprononçable et inconnu, à son chien (déjà un histoire de cabot) joueur de foot : Didje Hazanavicus. On a l&#8217;impression de le connaître depuis toujours, alors on pleure un peu. On oublie les <em>Nous C Nous</em>, on oublie que Thomas Langmann a réalisé <em>Astérix aux Jeux olympiques</em>, et nous aussi on crie <em>&#8220;OUAH PUTAIN GENIAL MERCI FORMIDABLE&#8221;</em>.</p>
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