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	<title>Grand Écart &#187; Australie</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Les WTF de la semaine #13</title>
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		<pubDate>Wed, 31 May 2017 20:14:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yvan Pierre-Kaiser</dc:creator>
				<category><![CDATA[WTF]]></category>
		<category><![CDATA[Australie]]></category>
		<category><![CDATA[gore]]></category>
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		<description><![CDATA[<em>« Long time no see ! »</em>, comme disent nos amis anglophones ! Mais nous voilà bien de retour, toujours aussi accros aux films un peu idiots, toujours aussi <em>in love</em> des pelloches à l'image moche mais...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/wtf-what-the-fuck-cinema-s.jpg" alt="WTF - What the fuck Cinéma" title="WTF - What the fuck Cinéma" width="280" height="109" class="alignleft size-full wp-image-16343" /><em>« Long time no see ! »</em>, comme disent nos amis anglophones ! Mais nous voilà bien de retour, toujours aussi accros aux films un peu idiots, toujours aussi <em>in love</em> des pelloches à l’image moche mais aux pitchs qui innovent (dans quel sens, cela reste à déterminer…). Trêve de poésie, voici une petite sélection de sensations fortes, des instantanés gore, débiles et improbables du côté obscur de l’inspiration… Du <em>What the fuck ?</em>, quoi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>The raging dead</h4>
<p>On avait parlé ici même du très fun <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/film-wtf-what-the-fuck/wyrmwood-alien-tampon-sexe-sm-comedie-horreur/">Wyrmwood</a></em>, en très grand bien, parce que c’est un film drôle, bien rythmé et qui a une patate d’enfer. Eh bien figurez-vous que la télévision s’empare du phénomène en adaptant en série cette série B déjantée. En voilà une bonne nouvelle ! Et quoi de mieux qu’un beau, long et sanglant <a href="http://screenanarchy.com/2017/05/gore-tastic-promo-for-wyrmwood-chronicles-of-the-dead.html?utm_source=dlvr.it&#038;utm_medium=facebook" target="_blank">extrait</a> pour saliver en attendant de découvrir cette merveille ?</p>
<h4>C’est la crise (du pétrole)</h4>
<p>Rayon séries télé violentes, la concurrence commence à être rude ! Ca mord, ça déchiquette et ça empale à tous les étages… Inspirée par la mouvance Grindhouse, la chaîne Syfy (à qui on doit déjà le réjouissant <em>Z Nation</em>) se lance encore une fois dans le game avec un projet complètement allumé : <em>Blood Drive</em>. Au menu : des cannibales, des monstres, des nymphomanes et des amazones. Mais aussi des courses de voitures, un monde post-apo et du sang, du sang et encore du sang. Quand on vous dit que c’est un nouvel âge d’or des séries&#8230; <span id="more-25714"></span></p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/ZR093dTc4m8" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<h4>Gore gore girls</h4>
<p>On n’offensera personne en affirmant que <em>Suicide Squad</em>, c’était quand même une belle bouse. Donc, un film qui parodie allègrement le concept mais en injectant une dose salutaire de nawak, de fantômes vengeurs et de sang nippon ne peut qu’être meilleur. Surtout quand ce <em>Ghost Squad</em> est réalisé par le maître japonais du gore qui tache, Noboru Iguchi (<em>Tokyo Gore Police</em>, <em>Robogeisha</em>, <em>Dead Sushi</em>…). On trépigne d’impatience.</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/jv9ZUOWbrG0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<h4>Plus Z que ça, tu meurs (et tu ressuscites)</h4>
<p>Fallait bien un film avec une bête dedans, non ? Pour une fois, soyons « original » et détournons-nous des squales pour se pencher sur le cas des dinosaures. Il ne s’agit pas de la suite de <em>Jurassic World</em>, mais d’un concept plus avant-gardiste, voire expérimental. Un long-métrage dont la prémisse nous laisse entrevoir un univers sombre, torturé… Un T-Rex zombi. Si, si. Un T-Rex zombifié. Comme on dit dans le métier : je pose ça là… <em>Z-Rex</em>… Sérieux ?</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/wVLXS6IdTAM" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
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		<title>Macbeth, de Justin Kurzel</title>
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		<pubDate>Sat, 23 May 2015 15:28:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Menossi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[La Compétition du 68e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Australie]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre]]></category>

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		<description><![CDATA[<em>« Ce qui est fait ne peut être défait… »</em> - Lady Macbeth. Et c’est bien dommage tant cette nouvelle déclinaison cinématographique du chef-d’œuvre tragique de...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Le Roi maudit</h3>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-20730" alt="Macbeth, de Justin Kurzel" title="Macbeth, de Justin Kurzel" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/04/Picto_Macbeth.jpg" width="280" height="187" /><em>« Ce qui est fait ne peut être défait… »</em> &#8211; Lady Macbeth. Et c’est bien dommage tant cette nouvelle déclinaison cinématographique du chef-d’œuvre tragique de William Shakespeare nous laisse un goût d’inachevé et de frustration. Ce n’est pas tant que l’audacieuse tentative de l’Australien Justin Kurzel ait été vaine. Il ne s’agit là que de son deuxième long-métrage et déjà le cinéaste se met dans les pas du célèbre tragédien, d&#8217;Orson Welles, Roman Polanski, Béla Tarr et Akira Kurosawa (<em>Le Château de l&#8217;araignée</em>). Par ailleurs il y a indéniablement du panache et de la grandeur dans l’horreur de ce <em>Macbeth</em>, porté par un duo d’acteurs impeccables, lady Cotillard et le général Fassbender, saisis dans l’intimité de leur machination et embrassant à bras le corps le Mal shakespearien. Elle, en épouse à la sensualité démoniaque, invoquant les ténèbres pour contrecarrer la tendresse de cœur qu’elle croit percevoir chez son époux. <em>« Venez à mes seins de femme prendre mon lait comme fiel, vous instruments meurtriers, où que vous surveilliez dans vos substances invisibles la méchanceté de nature ! »</em> Avant de se laisser peu à peu ronger par une culpabilité de plus en plus dévorante, jusqu’au suicide. Lui incarne un Macbeth pétri de doutes quant au chemin à suivre pour assouvir son irrépressible ambition. C&#8217;est sans doute ce qu&#8217;il y a de plus surprenant dans la lecture proposée par Kurzel : cette innocence presque infantile que Michael Fassbender insuffle à son personnage, marchant dans les pas que lui dictent tantôt sa Lady, tantôt les trois Sœurs du destin (dont les face-à-face avec le roi comptent parmi les séquences les plus réussies du film). Il se laissera emporter par le vertige du pouvoir pour plonger tête baissée dans son infernal destin qu’il sait scellé. </p>
<p>Sans être raté, donc, le <em>Macbeth</em> de Justin Kurzel s’engourdit néanmoins et malheureusement d’artifices de mise en scène tout à fait dispensables, la descente aux Enfers du roi perfide et de son épouse hérétique versant trop souvent dans l’emphase. <em>« Ce qui est captivant dans</em> Macbeth<em>, c’est que la tension souterraine se manifeste sans artifice »</em>, affirme le cinéaste. Pourquoi alors avoir la décevante sensation de passer de temps à autre à deux doigts de l’hypertrophie ? On regrette que le film n’ait pas davantage flirté avec les esthétiques bien plus épurées des œuvres pourtant tout aussi cruelles (chacune à leur manière) telles que <em>Le Guerrier silencieux</em> de Nicolas Winding Refn, <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/hauts-hurlevent-andrea-arnold-emily-bronte/" title="Les Hauts de Hurlevent">Les Hauts de Hurlevent</a></em> d’Andrea Arnold ou même le <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/michael-kohlhaas-arnaud-des-pallieres/" title="Michael Kohlhaas">Michael Kohlhaas</a></em> d’Arnaud Des Pallières. Trois récits ancrés dans une nature vivante, bouillonnante et brutale que Refn, Arnold et Des Pallières avaient su laisser parler, gronder pour donner corps à la rage de leurs personnages. A l&#8217;inverse, James Kurzel dessert son adaptation en noyant ses Highlands sous des cohortes de violons ininterrompues et de ralentis superflus. C’est bien dommage tant les choix photographiques (images ténébreuses sous-exposées), le respect de la versification et les performances émouvantes des deux acteurs, tout en sobriété, parvenaient déjà à instiller l’obscurité nécessaire à la terrifiante fureur de l’œuvre de Shakespeare. </p>
<p>&nbsp;<br />
Macbeth<em> de Justin Kurzel, avec Michael Fassbender, Marion Cotillard, David Thewlis, Paddy Considine&#8230; Royaume-Uni, 2015. Présenté en compétition au 68e Festival de Cannes. Sortie le 11 novembre 2015.</em></p>
<p><center><iframe src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01200383/zone/2/showtitle/1/src/sz5m8m" width="560" height="320" frameborder="0" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" hspace="0" vspace="0" style="z-index:1;"></iframe></center></p>
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		<title>Mad Max : Fury Road, de George Miller</title>
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		<pubDate>Fri, 15 May 2015 11:01:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yvan Pierre-Kaiser</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Les séances spéciales du 68e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[apocalypse]]></category>
		<category><![CDATA[Australie]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans cet opéra-rock plein de bruit et de fureur, ce maelstrom d’images fortes, au cœur de cette odyssée absurde que constitue <em>Mad Max : Fury Road</em>, il y a une figure centrale étonnante...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/mad-max-fury-road-tom-hardy-george-miller.jpg" alt="Mad Max Fury Road, de George Miller" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-21383" />Dans cet opéra-rock plein de bruit et de fureur, ce maelstrom d’images fortes, au cœur de cette odyssée absurde que constitue <em>Mad Max : Fury Road</em>, il y a une figure centrale très étonnante, un héros dont la finalité est absolument opposée au mouvement même du film. Celui qui donne son nom au film et qui pourtant ne le révèle que tardivement est préoccupé par une chose : disparaître. Ne pas être là. Où il se rêve, on ne le saura pas. Mais le fait est que <em>Fury Road</em>, c’est l’histoire d’un homme qui lutte pour s’effacer. </p>
<p>Le premier plan nous le montre de dos, on ne distingue pas son visage caché sous des vêtements et une pilosité abondante. Ce sont les Warboys qui vont nous révéler Max et ainsi le forcer à se montrer. Il va ensuite se retrouver littéralement embarqué dans le conflit qui oppose Furiosa (Charlize Theron, qui crée là un personnage inoubliable) et Immortan Joe, la première lui ayant dérobé son plus grand bien, des femmes (des « couveuses », comme on dit dans ce monde…).</p>
<p>Max est là malgré lui, mais il prend parti pour ces femmes, sans jamais se défaire de ses démons (un enfant mort). Il porte en lui une culpabilité trop lourde, un passé trop pesant. Alors, oui, sa rédemption sera de mener à bon port ce convoi improbable, mais au-delà de cette mission, on sent que Max est seul, irrémédiablement seul. <span id="more-21379"></span></p>
<p>D’où cette sensation étrange d’un film où le personnage principal est « absent » : peu de dialogues, un jeu très renfermé, Tom Hardy compose un héros qui est là pour faire briller les autres en quelque sorte. Et c’est peu dire que George Miller a orchestré une fascinante galerie de personnages… </p>
<p><em>Mad Max : Fury Road</em>, c’est l’épure et la débauche en une seule œuvre, la mise en relation des extrêmes au sein d’un montage sophistiqué. Le vide et le plein en un seul espace. Un film d’une richesse incroyable et d’une simplicité étonnante. Un film qui hurle la douleur de son héros à travers des larmes de silence.</p>
<p>&nbsp;<br />
Mad Max : Fury Road<em> de George Miller, avec Tom Hardy, Charlize Theron, Nicholas Hoult, Zoë Kravitz&#8230; Australie, 2015. Présenté hors compétition au 68e Festival de Cannes. Sortie le 14 mai 2015.</em></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/srxfks/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
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		<title>Mister Babadook, de Jennifer Kent</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Dec 2014 23:08:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Australie]]></category>
		<category><![CDATA[enfance]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[Gérardmer]]></category>
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		<category><![CDATA[psychanalyse]]></category>

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		<description><![CDATA[<em>Babadook… Dook… Dook.</em> Peu de doute à avoir sur le fait que cette incantation maléfique et sépulcrale va désormais appartenir au patrimoine du septième art. En DVD le 3 décembre 2014 !]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/affiche-babadook-jennifer-kent.jpg" alt="If it&#039;s in a word, or it&#039;s in a look, you can&#039;t get rid of the Babadook" title="If it&#039;s in a word, or it&#039;s in a look, you can&#039;t get rid of the Babadook" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-16084" /><strong><em>Babadook… Dook… Dook.</em> Peu de doutes à avoir sur le fait que cette incantation maléfique et sépulcrale va désormais appartenir au patrimoine du septième art.</strong> Si le premier film de Jennifer Kent, un développement de son superbe court-métrage <em>Monster</em>, ne bouleverse pas la grammaire cinématographique, il révèle un style et une maîtrise qu’on ne voit plus que rarement. <em>Babadook</em> ne fait pas penser à <em>Saw</em> ou <em>28 jours plus tard</em>, films-étalons de la production actuelle ; ses références sont plus nobles, plus <em>old school</em> et moins immédiatement saisissables, à l’instar de l’excellent <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/conjuring-dossiers-warren-james-wan/" title="Conjuring, de James Wan" target="_blank">The Conjuring</a></em> sorti il y a quelques mois. </p>
<p>C’est l’histoire d’Amelia, qui élève seule son fils Samuel depuis le décès de son mari alors qu’il emmenait sa femme à la maternité. Samuel, enfant hyperactif, est en proie à de terribles cauchemars, qui s’accentuent lorsqu’il découvre un livre à l’effrayant contenu, <em>Mister Babadook</em>. D’inquiétants événements ne tardent pas à convaincre Samuel que le monstre est véritablement sorti de l’étrange ouvrage. Face à la terreur de son fils, Amelia va également commencer à se poser des questions…</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/mister-babadook-essie-davis-noah-wiseman-film-jennifer-kent.jpg" alt="Essie David et Noah Wiseman dans Babadook" title="Essie David et Noah Wiseman dans Babadook" width="280" height="181" class="alignright size-full wp-image-16085" />Si le mythe du croque-mitaine vous semble éculé au cinéma, attendez de voir le traitement qu’en fait Jennifer Kent. Inspirée par Roman Polanski, qui a fait de l’horreur domestique un art (<em>Rosemary’s Baby</em>, <em>Répulsion</em>, <em>Le Locataire</em>), la réalisatrice installe un malaise durable grâce aux multiples sonorités – bruits et musique –, aux images qui trahissent sa passion pour l’expressionnisme et pour le faiseur de fantasmagories Georges Méliès, et évidemment à l’interprétation. Chaque séquence dans la maison révèle un visage et une personnalité nouvelle des protagonistes. Comédiens protéiformes, Essie Davis et le tout jeune Noah Wiseman jouent une partition exceptionnelle, qui n’est pas pour rien dans l’angoisse que suscite le film. Jusqu’à cette scène au paroxysme de la tension et de la violence verbale, dans laquelle la mère, excédée et épuisée, s’écrie : <em>« Si tu as si faim que ça, mange ta merde ! »</em> <span id="more-16081"></span> </p>
<p><strong>
<p style="text-align:center"><a href="http://www.grand-ecart.fr/portraits/interview-mister-babadook-rencontre-jennifer-kent/" title="Babadook : Rencontre avec Jennifer Kent" target="_blank">&raquo; Lire aussi l&#8217;interview de Jennifer Kent</a></p>
<p></strong></p>
<p>Film d’horreur, thriller psychologique, <em>Babadook</em> se situe quelque part entre les deux, à la lisière du fantastique. Une œuvre intense sur la cellule familiale et la difficulté d’être mère. Les nuits sans sommeil, le bruit effroyable qu’un enfant peut faire, ses élucubrations et son comportement parfois dangereux. Chaque parent a un jour fantasmé ne plus avoir d’enfant – ne serait-ce que pour quelques dizaines de minutes. Une œuvre sur la dépression et le deuil, aussi. Amelia a refoulé une tragédie passée, une de celles dont on ne sort jamais indemne, et le Babadook revient la hanter pour cela. Les rôles sont alors inversés : ce n’est plus l’enfant qui a peur du croque-mitaine caché sous le lit ou des pièces noires, c’est la mère, subitement ramenée à un passé qu’elle s’était promis d’oublier. Le monstre du placard surgit pour montrer qu’on ne se remet pas de la tragédie et de la peur, on l’apprivoise. Et si ce n’était plus le monstre tapi dans l’ombre qu’Amelia devait combattre mais celui qui est dans sa tête et qui prend la forme de son défunt mari ? Celui qu’il faut, à défaut de l’éliminer, repousser dans la cave, où il pourra être contrôlé ?</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/mister-babadook-livre-jennifer-kent.jpg" alt="Mister Babadook" title="Mister Babadook" width="280" height="117" class="alignleft size-full wp-image-16083" />Jennifer Kent réalise une immense œuvre, pourtant sans grands artifices (le film a vu le jour grâce à un système de finance participative à hauteur de… 30 000 dollars seulement), dans laquelle l’horreur peut prendre plusieurs visages. <em>Babadook</em> est aussi un récit initiatique, une façon pour la réalisatrice comme pour le spectateur d’affronter ses peurs les plus profondes, et de se rendre compte qu’il est toujours possible de sortir des ténèbres. <em>Babadook… Dook… Dook</em>.</p>
<div class="separation"></div>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Côté bonus du DVD</strong>, on ne retrouvera sur le DVD que <em>Monster</em>, le court-métrage qui a servi de point de départ à <em>Mister Babadook</em>, et une interview de la réalisatrice. Et comme on vous avait déjà gratifiés d&#8217;un excellent (si, si) <a href="http://www.grand-ecart.fr/portraits/interview-mister-babadook-rencontre-jennifer-kent/" title="Babadook : Rencontre avec Jennifer Kent">entretien avec Jennifer Kent</a> au moment de la sortie du film, on ne retiendra rien de particulier sur ces compléments. En revanche, sur le Blu-ray, on retrouve les mêmes bonus ainsi que des interviews d&#8217;Essie Davis et de l&#8217;équipe du film, et surtout un remarquable entretien avec Alex Juhasz, le génial illustrateur qui se cache derrière le livre pop-up <em>Mister Babadook</em>.</p>
<p>&nbsp;<br />
Mister Babadook <em> (The Babadook) de Jennifer Kent, avec Essie Davis, Noah Wiseman, Daniel Henshall, Hayley McElhinney… Australie, 2013. Prix du jury Presse, Prix du jury Jeunes et Prix spécial du jury du 21e Festival international du film fantastique de Gérardmer. Sortie le 30 juillet 2014. Sortie DVD le 3 décembre 2014.</em></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/3xfqfl/zone/2/"></script></center></p>
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		<title>Babadook : Rencontre avec Jennifer Kent</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Jul 2014 08:21:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
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		<description><![CDATA[On vous en disait déjà le plus grand bien en début d'année, quand il a remporté (presque) tous les prix au Festival de Gérardmer : à peine sorti, <em>Mister Babadook</em> est déjà en passe de devenir un...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>On vous en disait déjà <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/babadook-jennifer-kent-essie-davis/" title="Mister Babadook, de Jennifer Kent" target="_blank">le plus grand bien</a> en début d&#8217;année, quand il a remporté (presque) tous les prix au <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/palmares-21e-festival-international-film-fantastique-gerardmer-2014/" title="Le palmarès du 21e Festival de Gérardmer" target="_blank">Festival de Gérardmer</a></strong> : à peine sorti, <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/babadook-jennifer-kent-essie-davis/" title="Mister Babadook, de Jennifer Kent" target="_blank">Mister Babadook</a></em> est déjà en passe de devenir un classique du film d&#8217;horreur, aux côtés de <em>Rosemary&#8217;s Baby</em> ou de <em>Shining</em>, chefs-d’œuvre auxquels ce premier long-métrage de Jennifer Kent rend hommage. Normal, donc, depuis six mois qu&#8217;on trépigne d&#8217;impatience à l&#8217;idée d&#8217;encourager tous nos amis à aller le voir (en salle ce 30 juillet 2014), qu&#8217;on ait sauté sur l&#8217;occasion de rencontrer la réalisatrice australienne. Elle a accepté de se prêter à un jeu un peu différent de l&#8217;interview classique en réagissant comme bon lui semblait aux photos qu&#8217;on lui présentait. Résultat : une rencontre en mosaïque où l&#8217;on parle du besoin d&#8217;affronter ses peurs, de créativité imposée, de livre maléfique, de classiques de l&#8217;horreur, d&#8217;expressionnisme allemand, de vision d&#8217;auteur et de jeu d&#8217;acteur. </p>
<h4><span style="background-color:#ffff66;">Naissance</span></h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/07/01-short-monster-jennifer-kent.jpg" alt="Monster, court-métrage de Jennifer Kent" width="600" height="333" class="aligncenter size-full wp-image-18972" /></p>
<p>« Dans <em>Monster</em>, l’énergie du film se transférait dans la poupée. Comme l’énergie du Babadook se transfère dans le livre. Je voulais que les deux films se déroulent à hauteur d’enfant. C’est fou que cette idée soit restée aussi longtemps en moi ! Quand j’ai fait <em>Monster</em>, je ne me doutais pas du tout que je ferai un autre film avec un point de départ si proche. Je suis quelqu’un qui aime bien se confronter, c’est dans mon sang. <span id="more-18969"></span>Les gens qui réussissent à ne pas faire face à leurs difficultés, à étouffer leurs peurs, ça me fascine. C’est ce qui m’a donné envie de réaliser <em>Monster</em>, et puis j’ai voulu aller encore plus loin dans mon raisonnement, c’est pourquoi j’ai transformé mon court en long-métrage. »<br />
&nbsp;</p>
<h4><span style="background-color:#ffff66;">Créativité</span></h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/07/02-film-set-plateau-babadook-jennifer-kent.jpg" alt="Plateau du tournage de Babadook" width="600" height="360" class="aligncenter size-full wp-image-18973" /></p>
<p>« Comme nous avions un budget très serré <em>[environ 40 000 dollars, récoltés en partie grâce à la plateforme de financement participatif Kickstarter, ndlr]</em>, on devait être très organisés. Pour que ça fonctionne on a été obligés de penser à tout avant même de commencer à construire le plateau. Par exemple la maison de <em>Babadook</em> a deux étages, c’était un élément important du film, mais on a tout construit sur un seul niveau pour respecter le budget. On a énormément travaillé en amont avec le directeur photo, et finalement, je crois que c’est très bien, le manque d’argent a apporté plus de liberté et de créativité. Ca nous a aidés à consolider notre vision du film… Mais j’aimerais quand même avoir un tout petit peu plus d’argent pour mon prochain film ! »<br />
&nbsp;</p>
<h4><span style="background-color:#ffff66;">Noah</span></h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/07/03-shining-kubrick-vs-babadook-jennifer-kent.jpg" alt="Shining VS Babadook" width="600" height="327" class="aligncenter size-full wp-image-18974" /></p>
<p>« Noah <em>[Wiseman, ndlr]</em> est incroyable dans ce film. Il n’avait que 6 ans quand on a tourné. 6 ans, ça ne permet pas d’avoir beaucoup d’expérience ! C’était un vrai défi pour nous tous, mais ça en valait la peine. La veille du début du tournage, je me suis dit <em>« Qu’est-ce que j’ai fait ? »</em> Je savais qu’Essie Davis pouvait bien jouer son rôle, je la connaissais très bien, je connaissais son travail en tant qu’actrice. Mais avec un enfant on n’a aucune certitude, on ne sait jamais ce que ça va donner. J’ai essayé de le guider ; je lui ai raconté l’histoire du point de vue de l’enfant, ça l’a aidé à se concentrer et à s’identifier au personnage. Et puis ça a formidablement marché. La relation entre Essie et Noah était merveilleuse, elle a aussi beaucoup aidé à ce que ça fonctionne à l’écran tout en protégeant Noah des éléments les plus sombres de <em>Babadook</em>. »<br />
&nbsp;</p>
<h4><span style="background-color:#ffff66;">Universel</span></h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/07/04-photo-mari-babadook-jennifer-kent.jpg" alt="Babadook, de Jennifer Kent" width="600" height="248" class="aligncenter size-full wp-image-18975" /></p>
<p>« Le personnage du père n&#8217;apparaît pas dans le film, mais pourtant il est très présent, puisque sa mort et les émotions qu’elle suscite sont au cœur de <em>Babadook</em>. Ca raconte qu&#8217;il est vain d’essayer d’enfouir ses sentiments pour le reste de sa vie. On pourrait trouver ces éléments dans un drame, mais comme je voulais que les gens les ressentent vraiment, je me suis dit que la meilleure façon de faire ça était d’exagérer le tout et de construire un monde qui « grossirait » la réalité. Le genre horrifique permet de pousser les sentiments à l’extrême beaucoup plus qu’un drame classique, je crois que ça rend le sujet plus universel. »<br />
&nbsp;</p>
<h4><span style="background-color:#ffff66;">Horreur</span></h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/07/05-horreur-classique-essie-davis-babadook-jennifer-kent.jpg" alt="Essie Davis dans Babadook, de Jennifer Kent" width="600" height="557" class="aligncenter size-full wp-image-18976" /></p>
<p>« Ma définition de l’horreur est très différente de celle de la majorité des gens. Pour moi, <em>Lost Highway</em> de David Lynch ou <em>Funny Games</em> de Michael Haneke sont des films d’horreur. Malheureusement, lorsqu’on utilise le mot « horreur », les gens pensent au sang, à la mort, à de mauvais scénarios, à des personnages superficiels, à un twist final… Ce sont les pires aspects du genre. Alors que des films comme ceux que je viens de citer, ou comme <em>Shining</em>, <em>Morse</em>, <em>Les Diaboliques</em>, <em>Les Yeux sans visage</em> sont des films puissants, parfois poétiques, la preuve qu’on peut faire de grands films d’horreur qui ont des choses à dire. Ce sont des œuvres qui m’ont inspirée pour <em>Babadook</em>. »<br />
&nbsp;</p>
<h4><span style="background-color:#ffff66;">Fantasmagorie</span></h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/07/06-expressionnisme-noah-wiseman-babadook-jennifer-kent.jpg" alt="Noah Wiseman dans Babadook, de Jennifer Kent" width="300" height="451" class="aligncenter size-full wp-image-18977" /></p>
<p>« Je risque de sembler naïve, mais je crois que le cinéma du début du XXe siècle avait vraiment une force qu’on a perdue aujourd’hui. Pour moi, c’est encore très puissant. L’expressionnisme montre à la fois ce qui se passe à l’extérieur et à l’intérieur des personnages. Les images étaient tellement évocatrices ! Tout comme les images de Georges Méliès, il a prouvé qu’on pouvait faire tant de choses avec une caméra sans forcément avoir besoin d’ordinateur. Je me suis sentie très inspirée par ses œuvres et ses « trucs » visuels, ça a quelque chose de sinistre et de naïf à la fois. »<br />
&nbsp;</p>
<h4><span style="background-color:#ffff66;">Maléfique</span></h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/07/07-sam-noah-wiseman-georges-melies-babadook-jennifer-kent.jpg" alt="Noah Wiseman aka Sam dans Babadook, de Jennifer Kent" width="600" height="338" class="aligncenter size-full wp-image-18978" /></p>
<p>« Noah était vraiment parfait pour ce rôle… Sur cette image il a l’air mignon mais un peu maléfique. Il y a quelque chose du Babadook en lui. Je suis ravie quand je vois cette photo, ça me fait encore dire que nous avons fait ce que nous voulions. Il faut d’ailleurs remercier Alex Holmes, qui est un chef décorateur fantastique. Il a vraiment compris ce dont on avait besoin, toute cette décoration superbe et comme venue d’une autre époque, c’est grâce à lui. Son travail est tellement détaillé, il a tellement d’élégance. Je suis très reconnaissante à toute l’équipe, et je veux continuer de travailler avec ces gens. »<br />
&nbsp;</p>
<h4><span style="background-color:#ffff66;">Livre</span></h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/07/08-livre-mister-babadook-jennifer-kent-alex-juhasz.jpg" alt="Mister Babadook, le livre d&#039;Alex Juhasz et Jennifer Kent" width="600" height="323" class="aligncenter size-full wp-image-18979" /></p>
<p>« J’adore cette photo, elle est tellement forte ! Je crois que cette page n’y est pas pour rien dans la légende du livre. J’étais très stressée, je savais que le livre avait une importance capitale dans le film, il ne fallait surtout pas le rater. Avec mon producteur, on adorait le travail de l’illustrateur Alex Juhasz. C’était notre référence, alors finalement on s’est dit : <em>« Pourquoi on ne lui demanderait pas directement de le faire ? »</em> Il était aux Etats-Unis, mais il est venu en Australie six mois avant le début du tournage et on a commencé à parler du livre <em>Mister Babadook</em>. Il s’est mis à travailler dessus, et voilà : c’est un ouvrage très simple mais qui donne la chair de poule ! Il a vraiment aidé à créer la légende du Babadook. »<br />
&nbsp;</p>
<h4><span style="background-color:#ffff66;">Jeu</span></h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/07/09-essie-davis-babadook-jennifer-kent.jpg" alt="Essie Davis dans Babadook, de Jennifer Kent" width="600" height="349" class="aligncenter size-full wp-image-18980" /></p>
<p>« Tous les acteurs sont différents : c’est quelque chose que j’ai appris quand j’étais actrice moi-même. Il y en a qui intellectualisent leur rôle et qui travaillent les émotions, d’autres qui y vont plus à l’instinct. L’essentiel, c’est de savoir avec qui on travaille. Comme je suis aussi actrice, ça m’aide énormément pour les diriger. Mais je refuse d’être abominable avec mes comédiens, de les pousser dans leurs retranchements et de les manipuler comme des marionnettes. Je préfère une relation de confiance comme avec Essie, qui je connais de longue date. Au début j’étais un peu inquiète de travailler avec une amie. Je lui ai fait passer une audition juste pour voir comment elle envisageait son rôle. Essie déborde d’énergie, parfois je devais même la calmer un peu ! Dans la première partie son personnage est calme et doux, je devais donc la retenir… Et puis dans la deuxième partie du film, lorsque son personnage explose, je l’ai laissée faire, et c’était parfait. »<br />
&nbsp;</p>
<h4><span style="background-color:#ffff66;">Spectatrice</span></h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/07/11-wish-you-were-dead-livre-babadook-jennifer-kent.jpg" alt="Mister Babadook, le livre d&#039;Alex Juhasz et Jennifer Kent : &quot;you&#039;re going to wish you were dead&quot;" width="600" height="339" class="aligncenter size-full wp-image-18982" /></p>
<p>« Quand je vais au cinéma, je ne veux pas forcément entrer dans un monde de fantasmes, mais je veux ressentir quelque chose d’inhabituel, que ce soit de la peur, de la tristesse ou de la joie. C’est pour moi le plus important. Je veux être connectée avec le réalisateur, avec son univers et ses personnages. Je déteste aller au cinéma pour rester les bras croisés et attendre tranquillement la fin. »</p>
<p><em>
<p style="text-align:right; font-size:85%;">Merci à <a href="http://trendingwithattitude.blogspot.fr/" target="_blank" class="broken_link">Yasmin Laure</a> pour sa collaboration.</p>
<p></em></p>
<p>&nbsp;<br />
Mister Babadook <em> (The Babadook) de Jennifer Kent, avec Essie Davis, Noah Wiseman, Daniel Henshall, Hayley McElhinney… Australie, 2013. Prix du jury Presse, Prix du jury Jeunes et Prix spécial du jury du 21e Festival international du film fantastique de Gérardmer. Sortie le 30 juillet 2014.</em></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/3xfqfl/zone/2/"></script></center></p>
]]></content:encoded>
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		<title>These Final Hours, de Zak Hilditch</title>
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		<pubDate>Wed, 21 May 2014 12:18:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Menossi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Quinzaine des réalisateurs 2014]]></category>
		<category><![CDATA[apocalypse]]></category>
		<category><![CDATA[Australie]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>

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		<description><![CDATA[Tic Tac Tic Tac Il ne vous reste que quelques heures avant la fin du monde… Auprès de qui souhaiteriez-vous les passer ? C&#8217;est la question que pose Zak Hilditch...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Tic Tac Tic Tac</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/thesefinalhoursaffiche.jpg" alt="These Final Hours, de Zak Hilditch" width="196" height="280" class="alignleft size-full wp-image-17930" />Il ne vous reste que quelques heures avant la fin du monde… Auprès de qui souhaiteriez-vous les passer ? C&#8217;est la question que pose Zak Hilditch dans son premier long-métrage <em>These Final Hours</em>. Un film qui se joint ainsi à la grande famille des films apocalyptiques. Un exercice périlleux donc, dont la difficulté principale ne réside pas tant dans la problématique que dans les pistes explorées pour y répondre. Et force est de constater que cette histoire de fin du monde nous laisse un peu sur notre faim.</p>
<p>Ca tourne en boucle à la radio. Il reste douze heures avant l&#8217;éradication totale de toute vie sur terre. Le décompte a commencé. L&#8217;Europe a déjà disparu… Alors on baise, on prie, on se défonce, on tue. Dans une séquence d&#8217;ouverture lancée au rythme trépidant d&#8217;une bande-annonce, Hilditch nous passe en revue toute la panoplie comportementale des excès primales et primaires auxquels l&#8217;être humain est capable de s&#8217;adonner. James (le très sculpté Nathan Phillips), quant à lui, tergiverse avec Zoé, sa maîtresse, pour savoir s&#8217;ils passeront l&#8217;apocalypse ensemble ou s&#8217;il ira, comme prévu, à la <em>big party</em> de son ami Freddy, retrouver sa légitime, se repoudrer le nez et tout oublier. Mais James voit ses projets pré-apocalyptiques contrariés lorsqu&#8217;il est contraint en chemin de venir en aide à une fillette, Rose, tombée aux mains de deux lascars patibulaires… James n&#8217;ira donc pas à sa <em>big party</em> mais accompagnera Rose dans la recherche désespérée de son père qui lui a promis d&#8217;être là lorsque cela arriverait… <span id="more-17917"></span></p>
<p>Si la question de départ s&#8217;annonçait prometteuse – &#8220;Et vous, comment réagiriez-vous ?&#8221; –, le développement s&#8217;avère beaucoup plus discutable. Zak Hilditch y brasse à la fois un parti pris réaliste, celui de se concentrer essentiellement sur la dimension humaine de la fin du monde, et, par ailleurs, une mise en scène qui évoque tout le contraire. Des plans sur-construits, une image sur-esthétisée, des séquences &#8220;clipesques&#8221; (celle de la fameuse <em>big party</em>, notamment, se prélasse quelque part entre <em>Projet X</em> et <em>Spring Breakers</em>). L&#8217;oreille grince, les yeux piquent… Et on a toutes les peines du monde à s&#8217;attacher au destin pourtant ô combien tragique de notre duo James-Rose. On ne s&#8217;attardera guère non plus sur le bouquet final, à deux doigts de la série B, qui renforce encore un peu plus cette regrettable sensation d&#8217;un cinéaste qui n&#8217;a pas su choisir son camp.</p>
<p>&nbsp;<br />
These Final Hours<em> de Zak Hilditch, avec Nathan Phillips, Angourie Rice, Jessica de Gouw, Kathryn Beck&#8230; Australie, 2014. Présenté à la 46e Quinzaine des réalisateurs. Sortie le 22 juillet 2015.</em></p>
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		<title>Charlie&#8217;s Country, de Rolf de Heer</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Apr 2014 09:36:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Un Certain Regard 2014]]></category>
		<category><![CDATA[Australie]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>

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		<description><![CDATA[Sélection Un Certain Regard 2014 Qui ? L&#8217;Australien Rolf de Heer est né aux Pays-Bas. C&#8217;est peut-être parce qu&#8217;il a du recul sur la culture australienne qu&#8217;il est fasciné par...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Sélection Un Certain Regard 2014</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/04/charlie-s-country-rolf-de-heer.jpg" alt="Charlie&#039;s Country, de Rolf de Heer" title="Charlie&#039;s Country, de Rolf de Heer" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-17335" /><strong>Qui ?</strong><br />
L&#8217;Australien Rolf de Heer est né aux Pays-Bas. C&#8217;est peut-être parce qu&#8217;il a du recul sur la culture australienne qu&#8217;il est fasciné par ses origines et son célèbre bush. En 2002, le cinéaste débute une trilogie dédiée à la culture aborigène avec <em>The Tracker</em>, puis <em>10 canoés, 150 lances et 3 épouses</em>, sorte de conte-documentaire magnifique qui met en images le Temps du rêve aborigène. Ce deuxième épisode et plébiscité par la critique avait déjà été présenté au Certain Regard en 2006.</p>
<p><strong>Quoi ?</strong><br />
Le dernier épisode de sa trilogie s&#8217;intitule <em>Charlie&#8217;s Country</em>. On y retrouve son acteur fétiche David Gulpilil. Il interprète Charlie, qui décide de quitter sa communauté aborigène pour vivre seul dans son pays. Mais loin de son bush natal, la vie de Charlie ne va faire qu&#8217;empirer. Rolf de Heer continue d&#8217;étudier les liens entre Aborigènes et Australie blanche et les difficultés de se comprendre mutuellement. Déjà présenté au Festival d&#8217;Adélaide, le film a bénéficié d&#8217;un bouche-à-oreille enthousiaste, rendant sa projection cannoise encore plus attendue.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Crawlspace, de Justin Dix</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Apr 2013 08:04:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[action]]></category>
		<category><![CDATA[Australie]]></category>
		<category><![CDATA[monstre]]></category>
		<category><![CDATA[science-fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[<em>Crawlspace</em> ne passe pas par la case ciné et sort directement en DVD ce 3 avril 2013. Ce n'est pas une raison pour ne pas le regarder.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/04/crawlspace-peta-sergeant-justin-dix.jpg" alt="Crawlspace, de Justin Dix" title="Crawlspace, de Justin Dix" width="280" height="143" class="alignleft size-full wp-image-11988" /><em>La base secrète de Pine Gap, sorte de Zone 51 australienne, ne donne plus signe de vie depuis quelques heures. Une unité de soldats d’élite est envoyée sur place pour secourir l’équipe médicale et éradiquer toute menace. Mais il semble que certaines expériences réalisées là-bas aient mal tourné…</em></p>
<p>Il était un temps où les <em>direct to DVD</em> offraient la perspective d’une bonne soirée entre amis, qu’ils soient d’action, d’horreur, romantiques ou comiques. Et puis, sans crier gare, le <em>d2DVD</em> est devenu synonyme de mauvais film. Ce n’est certainement pas la faute à Steven Seagal et à ses multiples navets tournés dans les pays de l’Est, donc nous n’en parlerons pas. <em>Crawlspace</em>, <em>direct to DVD</em> dans les bacs ce 3 avril 2013, ne brille pas par son pitch, vu et revu un nombre incalculable de fois depuis <em>Alien</em>. Non, au premier abord, ce qui attire l’œil dans <em>Crawlspace</em>, c’est la mention de l’Australie. Depuis quelques années, les films qui en proviennent sont de nouveau porteurs d’une énergie et d’une originalité qui font souvent défaut au reste de la production du Nouveau Monde. <span id="more-11983"></span></p>
<p><em>Crawlspace</em>, premier long-métrage de Justin Dix (qui a précédemment participé aux effets visuels des épisodes de <em>Star Wars L’Attaque des clones</em> et <em>La Revanche des Sith</em>) surfe donc sur la vague de l’ozploitation, cinéma d’exploitation australien vite fait, mais bien fait. La maîtrise de la caméra et la qualité de l’image font vite oublier des décors peu soignés et des acteurs inexpressifs ; le principe de ce type de film étant de tout faire sauter, on ne peut pas réellement en vouloir au réalisateur d’avoir voulu limiter les frais. D’autant que la surprise de <em>Crawlspace</em>, c’est de tenir en haleine le spectateur malgré tous ses défauts ; d&#8217;ailleurs les similitudes de l’histoire avec celles d’<em>Alien</em> ou de <em>The Thing</em> se révèlent davantage des hommages à deux sommets du genre parmi d’autres références, et Justin Dix prend vite ses distances avec ses pairs. Crawlspace est – évidemment – un film où les héros vont ramper, mais c’est surtout un film de SF oppressant et intelligent, aux scènes d’action réussies, où les gentils ne sont pas forcément ceux qu’on croit, où les méchants ont presque raison de l’être, et où l’intrigue prend une tournure inattendue doublée d’un discours assez actuel sur la connivence entre pouvoir et politique. Dommage que le second degré disparaisse en changeant de continent, la jaquette française copiant carrément <em>Alien</em> et annonçant un fade <em>« Dans l’obscurité, une nouvelle espèce a muté »</em> alors que la version originale proposait un clin d’œil décalé et jubilatoire à la Quadrilogie : <em>« Dans cet espace, tout le monde vous entendra crier. »</em> </p>
<p><strong>&raquo; Participez au <a href="/jeu-concours/dvd-crawlspace-justin-dix-amber-clayton/">jeu-concours Crawlspace</a> et gagnez le DVD du film !</strong></p>
<p>&nbsp;<br />
Crawlspace<em> de Justin Dix, avec Amber Clayton, Ditch Davey, Eddie Baroo, Peta Sergeant, Fletcher Humphrys&#8230; Australie, 2011. Sortie DVD le 3 avril 2013.</em></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/pzfxv/zone/2/autoplay/no/"></script></center></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Jeu-concours Crawlspace // Terminé</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/jeu-concours/dvd-crawlspace-justin-dix-amber-clayton/</link>
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		<pubDate>Tue, 02 Apr 2013 23:10:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jeux Concours]]></category>
		<category><![CDATA[Australie]]></category>
		<category><![CDATA[science-fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[Félicitations aux cinq gagnants : Hatim Issoufaly Xavier Pelletange Elisabeth Legrand Eric Dogé Alexandre Boisson Ils ont correctement répondu : Not Quite Hollywood. &#160; Crawlspace de Justin Dix sort en...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Félicitations aux cinq gagnants :<br />
Hatim Issoufaly<br />
Xavier Pelletange<br />
Elisabeth Legrand<br />
Eric Dogé<br />
Alexandre Boisson<br />
Ils ont correctement répondu : <em>Not Quite Hollywood</em>.</strong></p>
<div class="separation"></div>
<p>&nbsp;<br />
<em><a href="/cinema/crawlspace-justin-dix/">Crawlspace</a></em> de Justin Dix sort en DVD ce 3 avril 2013. Comme c&#8217;est drôlement bien et qu&#8217;on aime les kangourous, on vous propose de gagner 3 Blu-ray et 2 DVD du film.<br />
Pour cela, il vous suffit de répondre correctement à la question suivante :</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Comment s&#8217;appelle l&#8217;excellent documentaire de 2008 qui retrace l&#8217;histoire du cinéma d&#8217;exploitation australien ?</p>
<ol>
<li>Une vague australienne</li>
<li>A Story of Aussixploitation</li>
<li>L&#8217;ozploitation : de Razorback à Mad Max</li>
<li>Not Quite Hollywood</li>
<li>Mon kangourou a les poches pleines</li>
</ol>
<p></strong></p>
<p>Vous avez jusqu&#8217;au 16 avril 16h16 pour envoyer votre réponse et vos coordonnées postales à l&#8217;adresse : <a href="mailto:concours@grand-ecart.fr?subject=Jeu Crawlspace">concours@grand-ecart.fr</a>.<br />
Les 5 gagnants seront tirés au sort parmi les bonnes réponses.</p>
<p><center><script type="text/javascript" src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/pzfxv/zone/2/autoplay/no/"></script></center></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Des hommes sans loi, de John Hillcoat</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Sep 2012 08:10:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Menossi</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Films du 65e Festival de Cannes]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/hommes-sans-loi-hillcoat.jpg" alt="Des hommes sans loi, de John Hillcoat" title="Des hommes sans loi, de John Hillcoat" width="280" height="186" class="alignleft size-full wp-image-7241" /><em>&#8220;Rien ne m&#8217;excite plus que de m&#8217;asseoir devant un film américain qui fait bien son job de film américain&#8221;</em> <a href="#note">(1)</a>. Après avoir mis en images l&#8217;apocalypse de Cormac McCarthy (<em>La Route</em>), le cinéaste australien s&#8217;est offert un petit plaisir avec la réalisation des <em>Hommes sans loi</em>. Une histoire de famille. Celle des frères Bondurant, Forrest, Howard et Jack, qui dans les années 1930, en pleine prohibition, ont monté la plus importante production d&#8217;alcool de contrebande du comté de Franklin en Virginie. Ils sont ce qu&#8217;on appelle des bootleggers. Mais leurs affaires se retrouvent bientôt menacées par l&#8217;acharnement d&#8217;une police véreuse incarnée par un certain Charlie Rakes, un agent spécial arrogant et vaniteux, tout droit débarqué de Chicago dans son costume trois pièces. <span id="more-6153"></span></p>
<p>A l&#8217;origine de ce projet, encore un livre. Celui de Matt Bondurant, <em>Pour quelques gouttes d&#8217;alcool</em>, dans lequel l&#8217;écrivain narre les exploits de ses aïeux. Jack Bondurant n&#8217;était autre que son grand-père paternel. Forrest et Howard, ses grands-oncles. Un récit où s&#8217;entremêlent faits réels, anecdotes familiales, rumeurs et légendes. Une aubaine pour John Hillcoat qui a aussitôt vu dans ces pages une véritable mine d&#8217;or. Une opportunité inespérée de combiner deux de ses genres favoris, le western et le film de gangsters. Quelque chose entre <em>Il était une fois en Amérique</em> de Sergio Leone et <em>Bonnie &#038; Clyde</em> d&#8217;Arthur Penn, deux références clairement revendiquées par John Hillcoat. Et c&#8217;est tout naturellement que le réalisateur australien a convié pour cette aventure son fidèle collaborateur et ami, Nick Cave, venu encore une fois lui prêter main-forte en se chargeant d&#8217;écrire musique et scénario.</p>
<p><em>Des hommes sans loi</em> s&#8217;inscrit donc dans la tradition des grands classiques du cinéma américain, un cinéma traversé par les mythes, celui du <em>self made man</em>, cet individu courageux et seul face à un système perverti. Où la campagne apparaît comme un espace sauvage, un territoire de résistance où s&#8217;écrivent les légendes contre une ville symbole d&#8217;un pouvoir lointain et corrompu et d&#8217;une justice arbitraire. Un classicisme que figurent également les personnages pour lesquels John Hillcoat et Nick Cave ont pris soin de dessiner en détail des psychologies clairement identifiables. Un peu à la façon d&#8217;un Clint Eastwood, dans la veine de son <em>Pale Rider, le cavalier solitaire</em> et autres <em>Josey Wales hors-la-loi</em>. Des héros taciturnes à la force tranquille, imperturbables en toutes circonstances. Les frères Bondurant sont de ceux-là. A l&#8217;image de Forrest, à la fois frère, père et mère. A la fois autoritaire, protecteur et attentionné. Un personnage complexe traversé par des émotions très différentes auxquelles Tom Hardy a su insuffler cet équilibre de puissance et de tendresse. Howard, quant à lui, interprété par Jason Clarke, est plus impulsif, bagarreur mais loyal. Et enfin, il y a Jack, campé par Shia LaBeouf qui a su enfin s&#8217;extirper de ses robots digitaux. C&#8217;est le p&#8217;tit dernier qui n&#8217;a pas profité des prédispositions physiques de ses frangins. Mais Jack rêve de grandeur, de beaux costumes. Pour lui et ses frères, il voit les choses en grand, n&#8217;hésitant pas à booster la petite entreprise familiale en allant se frotter au <em>big boss</em> de Chicago, le redoutable Floyd Banner (Gary Oldman). </p>
<p><em>Des hommes sans loi</em> est un film instinctif. Un film sur la violence excessive et quotidienne mais que vient contrebalancer une douceur silencieuse et un certain lyrisme. John Hillcoat s&#8217;amuse à alterner les scènes de pure sauvagerie avec des considérations beaucoup plus sentimentales. Une ambivalence mise en relief par la musique de Nick Cave, entre authenticité et modernité. Alors oui, c&#8217;est un film aux résonances très classiques. Mais, ça veut dire quoi &#8220;classique&#8221; au fond, tant le terme se trouve tout aussi bien employé pour souligner un manque d&#8217;originalité que pour célébrer une entrée au Panthéon des œuvres éternelles. <em>Des hommes sans loi</em> a effectivement des airs de &#8220;déjà vu&#8221;, mais pourquoi bouder son plaisir de plonger encore et encore dans ces univers qui ne cessent de nous fasciner. <em>Des hommes sans loi</em> est effectivement un film américain, mais qui fait très bien son job de film américain. C&#8217;est peut-être tout ce qu&#8217;il y a à retenir.<br />
<a name="note"></a><br />
<em>(1) John Hillcoat interviewé par Léonard Haddad pour </em>Technikart SuperCannes<em>.</em></p>
<p>&nbsp;<br />
Des hommes sans loi <em>(Lawless) de John Hillcoat, avec Shia LaBeouf, Tom Hardy, Jason Clarke, Jessica Chastain, Mia Wasikowska, Guy Pearce&#8230; Etats-Unis, 2012. Sortie le 12 septembre 2012. En compétition au 65e Festival de Cannes.</em></p>
<p><strong>&raquo; Retrouvez tout notre <a href="/festival-cannes-2012/">dossier dédié au 65e Festival de Cannes</a></strong></p>
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