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	<title>Grand Écart &#187; adolescence</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Gérardmer 2020 : quatre nanars et un (grand) film</title>
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		<pubDate>Fri, 31 Jan 2020 22:05:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alessandro Rizzo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
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		<description><![CDATA[Après deux jours de la compétition gérômoise du 27e Festival du film fantastique de Gérardmer, un constat s’impose : à Gérardmer, le dérèglement n’est pas seulement climatique – c’est possible, la...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/01/saint-maud-rose-glass-gerardmer.jpg" alt="Saint Maud, de Rose Glass" width="280" height="128" class="alignleft size-full wp-image-27414" />Après deux jours de la compétition gérômoise du <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/27e-festival-film-fantastique-gerardmer-horreur-2020/" title="29/01-02/02 : 27e Festival du film fantastique de Gérardmer">27e Festival du film fantastique de Gérardmer</a>, un constat s’impose : à Gérardmer, le dérèglement n’est pas seulement climatique &#8211; c’est possible, la mousson dans les Vosges ? &#8211; il est également cinématographique. À mi-parcours, soit après cinq films dont quatre purges aussi ineptes qu’une raclette surgelée ou une tartiflette au Caprice des dieux, le bilan penche dangereusement dans le rouge. À moins que toute cette médiocrité ne soit qu’une machination pour laisser le champ libre à la stupéfiante épiphanie britannique que cette pluvieuse matinée de vendredi nous a réservée. Une lumière venue d’une jeune et frêle Anglaise au talent aussi insolemment mature qu’une référence à laquelle on se sent bien incapable de la rapprocher. Mais ça, c’est une autre histoire que d’autres sauront brillamment raconter…</p>
<h2><em>Snatchers</em>&#8230; Teen movie tiédasse</h2>
<p>Tout commence donc, et avant d’aller rêver à des jours meilleurs, dans la potacherie yankee lors d’un traditionnel mercredi soir d’ouverture des festivités. <em>Snatchers</em> &#8211; pour rappeler que le corps humain, en l&#8217;occurrence celui des femmes, est une matrice scénaristiquement idéale à profaner &#8211; est un pastiche de teen movie horrifique tiédasse qui transgresse du bout des lèvres et sans trop se mouiller le kiki dans la sauce piquante (paraît-il que c’est une pratique à la mode chez certains mâles sans neurones utilisateurs de l’appli TikTok). <span id="more-27406"></span>À partir d’un pitch pourtant subversif et prometteur sur la grossesse spontanée et monstrueuse d’une ado en mal de sexe, le binôme de réalisateurs “in charge” a réussi l’exploit de torcher un nanar qui ressemble furieusement à un de ces bonbons hyper-acides qui se finissent en chewing-gum fadasse. Rattrapés sciemment ou pas par une morale bien sage et jamais bonne pour le business, le duo aurait été bien inspiré de jeter un œil avant de se lancer à une pépite hilarante et transgressive comme <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/cradiole-cooties-jonathan-milott-cary-murnion/" title="Cooties, de Jonathan Milott et Cary Murnion">Cooties</a></em>. Mais, trop tard…</p>
<h2><em>Répertoire des villes disparues</em>&#8230; Ennui abyssal</h2>
<p>Le lendemain, au saut du lit, on sent de la gravité dans l’air. Fini la rigolade, <em>Répertoire des villes disparues</em> est au programme. Voilà, un film canadien d’auteur qui promet une déclinaison originale du retour des morts-vivants sur fond d’exode rurale et de peur de l’étranger. Malheureusement, le résultat est d’un ennui abyssal. Tourner sous la neige et en 16 mm ne suffit pas à donner de la mœlle à un sujet qui n’a plus que ses tics “auteurisants” sur les os. Pourtant, l’image granuleuse, le montage fantasque, le rythme hiératique, les cadrages impressionnistes et les dialogues à contre-temps auraient dû nous emporter dans les tourments de ces braves gens médusés par le retour allégorique de tous les ex-vivants du village… Par ailleurs, avoir le film et la série <em>Les Revenants</em> dans la tête ne rend vraiment pas service à cet exercice de style fantomatique.</p>
<h2><em>Sea Fever</em>&#8230; Consternation des grands fonds</h2>
<p>Fin de journée, les choses s’enchaînent pour le meilleur… ou encore pour le pire ? On se dit qu’après avoir touché le fond, il est temps de remonter à la surface. Et pour ça, le programme nous enverrait-il des signes. Le <em>Sea Fever</em> qui se présente est certes un euro-pudding mais son pitch augure de bonnes choses à tous celles et ceux qui apprécient l’angoisse maritime à base de huis clos oppressant en pleine mer et de créature marine inconnue et malfaisante. Mais bien vite, le fol espoir laisse la place à la consternation des grands fonds. Avec son scénario mal maîtrisé, sa réalisation indigente, son suspense asthmatique, sa photographie loupée et son interprétation incertaine, le film s’avère finalement un bien mauvais copié/mal collé du <em>Cabin Fever</em> d’Eli Roth. Caramba ! Et de trois !</p>
<h2><em>1 br</em>&#8230; Ecrit par un algorithme ?</h2>
<p>C’est certain. La séance suivante doit être celle de la rédemption. Après une présentation survoltée du producteur du film, c’est à <em>1 br: the Apartment</em> de faire résonner son générique dans la salle de l’Espace Lac. Cette fois, on sent dès les premières minutes que la narration tient la route. Une jeune femme s’installe en toute confiance dans un appartement d’une résidence de Los Angeles tenue par un syndic de copropriété aux méthodes plutôt radicales. Malheureusement, 1h30 plus tard, le verdict tombe : entre emprise, soumission et ambiance sectaire avec sévices à la clé, ce film sans talent ni saveur ne s’élève jamais au-dessus d’un banal produit Netflix suspecté d’avoir été écrit par un algorithme. Quelle tristesse, encore raté…</p>
<h2><em>Saint Maud</em>&#8230; Lumière céleste !</h2>
<p>Vendredi matin, après ces quatre plaies d’Égypte, une lumière céleste a miraculeusement percé un ciel gérômois qu’on croyait définitivement voué aux ténèbres de la médiocrité… Alors pour ce premier jour de cinéma : Gloire à <em>Saint Maud</em> ! On vous en parle davantage très vite.</p>
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		<title>A genoux les gars, d&#8217;Antoine Desrosières</title>
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		<pubDate>Sat, 12 May 2018 17:18:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival de Cannes 2018]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[adolescence]]></category>
		<category><![CDATA[comédie dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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		<description><![CDATA[Le pouvoir et ses responsabilités - En ce premier Cannes post-Weinstein, ce n’est rien de dire que la sélection d’<em>A genoux les gars</em> au Certain Regard est opportune. Il y est question de rapports de...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Le pouvoir et ses responsabilités</h3>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-26273" alt="A genoux les gars" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2018/05/A-genoux-les-gars.jpg" width="210" height="280" />En ce premier Cannes post-Weinstein, ce n’est rien de dire que la sélection d’<em>A genoux les gars</em> au Certain Regard est opportune. Il y est question de rapports de pouvoirs entre hommes et femmes &#8211; même si, contrairement à Weinstein, socialement, ces jeunes-là n’en ont aucun -, de consentement, de manipulation et de domination. Histoire d’entrer directement dans le vif du sujet, le film s’ouvre sur une simulation d’orgasme, parfait hommage à Meg Ryan dans <em>Quand Harry rencontre Sally</em>. Car, de sexe, il n’est que question. L’obsession des garçons étant d’obtenir de leurs copines une fellation, et celle des filles de les satisfaire tout en restant <em>« halal »</em> et en conservant leur dignité &#8211; or, explique l’une d’elles, la fellation est un acte avilissant pour la femme. De se satisfaire aussi, mais ça, il ne faut pas trop le crier sur les toits, comprend-on. Les dialogues sont le fruit d’improvisations, à tel point que les deux actrices principales sont créditées au scénario. Cela fait à la fois la force et la faiblesse du film. Leur tchatche, leur sens de la repartie font parfois mouche. Mais pour ces quelques rares sorties réjouissantes, des kilomètres de dialogue qui tournent en rond : sucer or not sucer, telle est la seule question pendant une bonne partie du film. Jusqu’à ce qu’on arrive enfin au coeur du sujet : la manière dont les personnages masculins vont manipuler l’une des deux filles pour qu’elle cède enfin, la filmer en pleine performance, puis la faire chanter avec cette sextape tournée au smartphone à son insu. Ce sujet du consentement arraché à contrecœur est le plus intéressant du film, mais il est assez vite évacué au profit d’interminables interrogations sur la loyauté ou l’intégrité, tant la question de la diffusion ou non de la sextape et celle de la révélation ou non de la trahison de sa sœur prennent le pas sur celles du viol ou même du désir et du plaisir féminin. <span id="more-26272"></span>Une séquence, la plus réussie, aborde ce dernier thème, alors que l’une des deux sœurs se retrouve dans une chambre d’hôtel avec un jeune homme &#8211; dont il ne nous sera absolument rien caché et qui, par ailleurs, occupe les deux tiers du lit dans une démonstration, l’air de rien, d’une variante de <em>manspreading</em>. Pour le reste, les scènes s’étirent dans de vaines joutes verbales où il s’agit toujours de prendre le pouvoir sur l’autre. Et même si ce sont les filles qui gagnent à la fin, la manière dont elles y parviennent et certaines lignes de dialogue douteuses font que les louables ambitions féministes de départ se noient dans une chronique plus revancharde qu’égalitaire.</p>
<p>&nbsp;<br />
A genoux les gars<em> d&#8217;Antoine Desrosières, avec Souad Arsane, Inas Chanti, Sidi Mejai, Mehdi Dahmane et Elis Gardiole. France, 2018. Présenté en sélection Un certain Regard au 71e Festival de Cannes. Sortie le 20 juin 2018.</em></p>
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		<title>Chasseuse de géants, d&#8217;Anders Walter</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Feb 2018 07:28:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<h3>Un géant encore trop vert&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2018/02/chasseuse-geants-anders-walter-1.jpg" alt="Chasseuse de géants, d&#039;Anders Walter" width="280" height="155" class="alignleft size-full wp-image-26091" />La jeune Barbara n&#8217;est pas qu&#8217;une adolescente à lunettes munie d&#8217;un serre-tête avec des oreilles de lapin. Non, elle pourfend également des géants de son marteau magique, baptisé du nom d&#8217;un ancien joueur de baseball. Du moins, le croit-elle dur comme fer. Car ni ses frère et sœur, ni sa nouvelle amie Sophia, ni ses camarades à la brimade facile, ni sa psychologue, ne daignent la prendre au sérieux. Aussi traîne-t-elle comme une carapace, le qualificatif de folle, qui lui permet, au mieux, d&#8217;être évitée par tout un chacun. Au pire, elle n&#8217;est pas à l&#8217;abri d&#8217;une rouste intempestive. Mais qu&#8217;importe ! Elle a le monde à sauver de ces géants malfaisants qui ne trouvent rien de mieux que de se confondre avec les arbres de la forêt&#8230;</p>
<p>Il a fallu plus de deux années et demie au réalisateur danois Anders Walter pour réaliser cette <em>Chasseuse de géants</em>, qui succède à <em>Helium</em>, Oscar du court-métrage en 2014. Courtisé par Hollywood, fasciné par le roman graphique éponyme de Joe Kelly et JM Ken Niimura, le réalisateur a emmené femme et enfant à Los Angeles pour tenter de développer ce projet d&#8217;envergure qui nécessite à la fois de grands élans d&#8217;émotion et des effets spéciaux impressionnants. Le film possède d&#8217;ailleurs toutes les qualités et les menus défauts des premiers longs-métrages : une envie de montrer son savoir-faire, un besoin de se mesurer aux plus grands (Guillermo Del Toro ne semble pas si loin), quitte à faire trop long et oublier au passage, entre une sincérité évidente de son propos, des pointes d&#8217;originalité&#8230; <span id="more-26062"></span></p>
<p>Car Anders Walter passe après bien des films ambitieux sur l&#8217;enfance ou l&#8217;adolescence qui se réfugie dans l&#8217;imaginaire pour éviter de se plonger dans une réalité tragique. Il y a déjà eu, entre autres, <em>L&#8217;Histoire sans fin, Donnie Darko, Le Labyrinthe de Pan</em> et plus près de nous,<em> Quelques minutes après minuit</em>, un frère jumeau de cette<em> Chasseuse de géants</em>, en plus fort, vibrant et mieux maîtrisé. Si Anders Walter évite le copier-coller de justesse avec ce dernier, il souffre terriblement de la comparaison. Mais il a une arme qui le sauve malgré tout : non pas un marteau magique, mais une interprète saisissante pour le rôle ô combien difficile de Barbara. Physique, charismatique, émouvante, Madison Wolfe, 15 ans et ses déjà quatre années de carrière. A chaque fois, elle se plonge corps et âme, comme une grande, dans des prestations dramatiques marquantes : <em>Conjuring 2, Joy</em> ou encore<em> Dalton Trumbo</em>. Le géant Hollywood n&#8217;a qu&#8217;à bien se tenir&#8230;</p>
<p>&nbsp;<br />
Chasseuse de géants<em> (I Kill Giants) d&#8217;Anders Walter, avec Madison Wolfe, Zoe Saldana, Imogen Poots, Sydney Wade&#8230; Etats-Unis, Belgique et Irlande, 2017. Présenté en compétition officielle du Festival du film fantastique de Gérardmer 2018.</em></p>
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		<title>The Lodgers de Brian O&#8217;Malley</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Feb 2018 14:26:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
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		<description><![CDATA[A deux, on est moins forts - Il était une fois deux jumeaux, Rachel et Edward. Ils vivent en reclus, comme dans tout bon conte qui se respecte, dans une grande demeure perdue au fond des bois...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>A deux, on est moins forts&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2018/02/the-lodgers-brian-o-malley.jpg" alt="The Lodgers, de Brian O&#039;Malley" width="280" height="117" class="alignleft size-full wp-image-26059" />Il était une fois deux jumeaux, Rachel et Edward. Ils vivent en reclus, comme dans tout bon conte qui se respecte, dans une grande demeure perdue au fond des bois et au bord d&#8217;un lac aux eaux sombres. Bien évidemment, ils cachent un épouvantable secret qui commence à devenir trop lourd pour leurs frêles épaules. Pour tromper l&#8217;ennui qui pèse sur leur existence, ils suivent des règles imposées par des esprits censés veiller sur eux : ils ne doivent jamais ramener de personnes inconnues en leur logis qui tombe en ruines, être dans leurs lits à minuit et ne jamais être trop longtemps séparés l&#8217;un de l&#8217;autre. Sous peine de&#8230; On ignore quoi au juste, mais certainement pas une partie de bingo improvisée.</p>
<p>Evidemment, le jour de leurs 18 ans, ces règles qui les construisent et les définissent, vont peu à peu voler en éclats. Car Rachel ne rêve que d&#8217;une chose : connaître le monde extérieur (en dehors de l&#8217;épicerie du coin où elle s&#8217;en va quérir des denrées alimentaires à crédit) et si possible, le faire en solitaire. Et quand elle rencontre Sean, le fils de l&#8217;épicière rentré éclopé de la guerre, cela agit comme un détonateur en elle. Cette vie tant rêvée, elle la veut désormais coûte que coûte, elle la sent à portée de main et en amoureux tant qu&#8217;à faire, même si cela en vient à contrecarrer les plans de ses esprits domestiques qui n&#8217;ont dès lors plus qu&#8217;un seul objectif : la tourmenter. Et ce qui commence comme une jolie petite comptine que Rachel et Edward se chantent pour eux (en réalité, les règles qui les régissent), devient peu à peu un horrible cauchemar&#8230; <span id="more-26053"></span></p>
<p>Brian O&#8217;Malley revient enfin au cinéma, trois ans après <em>Let us Prey</em> qui avait déjà fait couler des hectolitres de sueur froide. Avec<em> The Lodgers</em> (ou<em> Les Locataires</em>), il met le curseur encore plus loin. Si les histoires de maisons délabrées dans la forêt où vivent en autarcie des personnages blafards sont presque un genre à elles seules dans le cinéma fantastique, il réussit à insuffler suffisamment d&#8217;originalité à son récit pour captiver de bout en bout celui ou celle qui daignera tourner les pages de ce conte horrifique. Les images sont à elles seules époustouflantes d&#8217;esthétisme. La caméra se promène en virtuose dans les couloirs défraîchis et humides de la demeure, les prises de vues sous-marines sont aussi angoissantes que fascinantes et surtout, le réalisateur capte la beauté dans chaque détail et qu&#8217;importe, au final, le terrible secret qui relie ce frère et cette sœur à ces esprits (plus ou moins) protecteurs. Tout le chemin parcouru qui y mène est jalonné de moments forts en suspense et en émotions, portés par deux comédiens exceptionnels : Charlotte Vega et Bill Milner, aux pâleurs surannées dont on aimerait y découvrir quelques couleurs, quelques traces de vie et d&#8217;espoir. Entre attraction et répulsion, au bord d&#8217;un inceste passionnel, les deux frère et sœur semblent inéluctablement placés sur le même chemin funeste. A moins d&#8217;un grand sacrifice. Et dès lors, ce ne sont plus les esprits qui nous terrorisent, mais les choix qu&#8217;ils vont devoir faire pour s&#8217;en affranchir&#8230; Un film aussi beau que vénéneux.</p>
<p>&nbsp;<br />
The Lodgers <em>de Brian O&#8217;Malley, avec Charlotte Vega, Bill Milner, Eugene Simon, David Bradley&#8230; Irlande, 2017. En compétition officielle du Festival de Gérardmer 2018.</em></p>
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		<title>Faute d’amour, d’Andreï Zviaguintsev</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Sep 2017 08:14:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Les films de la Compétition officielle]]></category>
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		<category><![CDATA[Andrei Zviaguintsev]]></category>
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		<description><![CDATA[Un selfie ou la vie - Face A. Genia et Boris divorcent. Depuis sa chambre, Alyosha les entend crier. Ils se disputent au sujet de la garde de leur enfant ; non pas pour le garder, mais justement pour...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Un selfie ou la vie</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/faute-amour-maryana-spivak-matvey-novikov-zvyaguintsev-s.jpg" alt="Faute d&#039;amour, d&#039;Andrei Zviaguintsev" title="Faute d&#039;amour, d&#039;Andrei Zviaguintsev" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-25083" />Face A. Genia et Boris divorcent. Depuis sa chambre, Alyosha les entend crier. Ils se disputent au sujet de la garde de leur enfant ; non pas pour le garder, mais justement pour ne pas s’encombrer de ce garçon de 12 ans que les hormones commencent à travailler. Le lendemain matin, Alyosha fugue ; les parents se lancent à sa recherche.</p>
<p>Face B. Du <em>Retour</em> à <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/competition-palme-or-2014/leviathan-andrey-zviagintsev/" title="Léviathan, d’Andreï Zviaguintsev">Leviathan</a></em>, Andreï Zviaguintsev explore le monde dans lequel il vit. D’une sphère à l’autre, avec le recul nécessaire. Il scrute les travers intimes de nos contemporains – <em>Le Bannissement</em> – ou les scories politiques ataviques – <em>Leviathan</em>. Dans <em>Faute d’amour</em>, le cinéaste russe prend la mesure de son talent et mêle les deux. La force du discours n’a d’égale que la subtilité presque respectueuse de ces individus en perte de repères, qui troquent une existence en communion avec l’autre pour un égotisme générationnel. Le plus intime et le plus domestique des drames de la vie – le divorce des parents – est alors chez Andreï Zviaguintsev une simple manifestation de cette translation de valeurs. </p>
<p>Car en filigrane de ce <em>Faute d’amour</em> saisissant et cynique, c’est toute une attitude vis-à-vis du monde, toute une posture qu’expose le réalisateur. A force de mises en scène permanentes à la télévision dans les émissions de téléréalité et les shows politiques, sur les réseaux sociaux ou dans la religion (le film se déroule quelques mois avant le <a href="http://www.grand-ecart.fr/recadrages/apocalypse-cinema-fin-monde-21-decembre-2012/" title="Apocalypse et cinéma : vive la fin du monde !">21 décembre 2012</a>, prétendue date de l’Apocalypse), nous avons tous oublié de nous intéresser à autre chose qu’à nous-mêmes. <span id="more-25074"></span>Ou alors, quand nous le faisons, c’est en regardant le monde à travers l’étroitesse d’un écran. Finalement, Andreï Zviaguintsev pose une simple question : savons-nous encore nous intéresser aux autres ? Ou faut-il, comme Genia et Boris, perdre ce qu’on a de plus précieux pour en saisir l’importance ?</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/faute-amour-andrei-zviaguintsev-affiche.jpg" alt="Faute d&#039;amour, d&#039;Andrei Zviaguintsev" title="Faute d&#039;amour, d&#039;Andrei Zviaguintsev" width="210" height="280" class="alignright size-full wp-image-25084" />Zviaguintsev explore les processus de ce narcissisme victorieux, qui interdit aux individus le recul nécessaire à un questionnement sérieux et une ouverture à l&#8217;autre. Lorsque Genia passe un moment romantique avec son amant, elle surfe sur son téléphone. Lorsqu’elle s’ennuie, elle regarde les photos de sa <em>timeline</em>. Au restaurant, ses voisines de table font un selfie, moues séductrices comprises, pour immortaliser le moment. Le personnage central de <em>Faute d’amour</em> ? C’est le smartphone, qui remplace les relations humaines par un ersatz de sentiments et d’amour. La technologie sans limite a-t-elle bridé notre empathie ? La peur et la haine &#8211; irréductibles à la seule Russie &#8211; sont-ils les conducteurs de cet enfermement psychologique qui nous fait préférer le confort à la vie ?</p>
<p>Avec intelligence, le réalisateur d’<em>Elena</em> évite l’écueil de tomber dans ce qu’il dénonce. Il raconte l’histoire d’Alyosha sans artifice, sans pathos, musique larmoyante ni effets tape-à-l’œil. <em>Faute d’amour</em> est un film beau et sobre, peut-être encore plus que ses précédentes œuvres. En grand cinéaste, Andrei Zvyaguintsev s’efface avec humilité et honnêteté pour ne pas interférer dans la plus importante des missions de l’artiste : ouvrir une fenêtre sur le monde pour mieux le comprendre &#8211; et, peut-être, le corriger.</p>
<p>&nbsp;<br />
Faute d’amour <em>(Nelyubov) d’Andrei Zvyaguintsev, avec Maryana Spivak, Alexey Rozin, Matvey Novikov… Russie, France, 2017. Prix du jury au 70e Festival de Cannes. Sortie le 20 septembre 2017.</em></p>
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		<title>Sicilian Ghost Story, de Fabio Grassadonia et Antonio Piazza</title>
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		<pubDate>Tue, 23 May 2017 15:09:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Les films de la 56e Semaine de la critique]]></category>
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		<description><![CDATA[Ce fut le premier moment d’émotion du Festival de Cannes : toute l’équipe de <em>Sicilian Ghost Story</em> qui s’enlace et fond en larmes au moment du générique de fin, des larmes écloses après...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Conte de faits</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/sicilian-ghost-story-cannes-2017.jpg" alt="Sicilian Ghost Story, de Fabio Grassadonia et Antonio Piazza" title="Sicilian Ghost Story, de Fabio Grassadonia et Antonio Piazza" width="280" height="154" class="alignleft size-full wp-image-25299" />Ce fut le premier moment d’émotion du <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/films-competition-70e-festival-cannes-selection-jury-almodovar-2017/" title="17/05-28/05 : 70e Festival de Cannes">Festival de Cannes</a> : toute l’équipe de <em>Sicilian Ghost Story</em> qui s’enlace et fond en larmes au moment du générique de fin, des larmes écloses après cette toute première projection en ouverture de la Semaine de la critique, des larmes soutenues par une standing ovation interminable. Les lumières rallumées, personne ne veut quitter la salle. Il faut dire que pour leur deuxième réalisation après <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/salvo-fabio-grassadonia-antonio-piazza/" title="Salvo, de Fabio Grassadonia et Antonio Piazza">Salvo</a></em> en 2013, les réalisateurs Fabio Grassadonia et Antonio Piazza ont créé là une œuvre atypique et esthétique qu’il sera difficile d’oublier. Le renouveau du cinéma européen vient peut-être de l’Italie… </p>
<p>Dans la mouvance d’un Paolo Sorrentino, <em>Sicilian Ghost Story</em> prend son temps pour distiller une atmosphère soyeuse et délétère en même temps. Le film est un mélange des genres dont les ingrédients ont été savamment choisis : un tiers de conte, un tiers de chronique amoureuse adolescente, un tiers de faits divers et quelques soupçons de thriller pour saupoudrer le tout. On a parfois l’impression de revivre un nouveau <em>Labyrinthe de Pan</em>. Car l’onirisme s’entremêle au réel pour masquer la cruauté et donner des bribes d’espoir. Soit l’histoire de Luna, amoureuse de Giuseppe. Ils sont beaux, ont 13 ans et vivent leurs premiers émois amoureux avec le sourire. Mais Giuseppe, fils d’un mafieux en train de livrer ses anciens camarades de braquage à la police, est enlevé pour faire chanter ce père aussi traitre qu’absent. Le film suit alors le destin de ces deux enfants qui deviennent adultes par la force de cette séparation : Luna qui veut tout faire pour retrouver son aimé, quitte à se perdre ; Giuseppe qui subit son destin dans des geôles dénuées de fenêtres. Sa seule distraction, son unique lien avec l’extérieur : relire une lettre d’amour que lui avait donné Luna avant son enlèvement. <span id="more-25163"></span></p>
<p>Conte sur l’amour et la mort, <em>Sicilian Ghost Story</em> en emprunte tous les codes : la forêt, tantôt étrange et maléfique, tantôt sublime et protectrice ; la marâtre (la mère de Luna, stricte et peu câline qui revêt les oripeaux et le chignon serré de la Holly Hunter version <em>Leçon de piano</em>) ; le père trop tolérant qui passe tous ses caprices à Luna ; les animaux qui veillent sur les deux adolescents de près ou de loin. Mais ici, c’est le prince charmant qui est en captivité et sa belle qui tente de le délivrer. Il y a du <em>Roméo et Juliette</em> aussi, entre ces deux jeunes gens qui s’aiment sans pouvoir se l’avouer face à face. Ils sont issus de deux milieux différents. L’un d’un père malfrat, l’autre d’un monde ouvrier. Aucune des deux familles ne tolère qu’ils se voient en dehors de l’école. Mais leur amour les relie malgré la distance qui les sépare, malgré l’enfermement qui les confine, lui dans sa prison de fortune, elle dans sa chambre et sa dépression. Alors qu’ils s’étiolent simultanément, ils se retrouvent, pleins de vie, dans leurs rêves aussi beaux que funestes. S’il y a parfois des respirations humoristiques, <em>Sicilian Ghost Story</em> est comme un doux poison que l’on ne saurait s’empêcher de boire : c’est aussi bon que douloureux. Une beauté vénéneuse qu’il serait dommage de se priver d’admirer.</p>
<p>&nbsp;<br />
Sicilian Ghost Story<em> de Fabio Grassadonia et Antonio Piazza, avec Julia Jedikowska, Gaetano Fernandez, Corinne Musaralli… Italie, France, Suisse, 2016. Présenté à la 56e Semaine de la critique.</em></p>
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		<title>Grave, de Julia Ducournau</title>
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		<pubDate>Thu, 19 May 2016 09:29:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Les films de la 55e Semaine de la critique]]></category>
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		<description><![CDATA[Après <em>Somos lo que hay</em> et son remake américain, <em>We Are What We Are</em> - tous deux présentés à la Quinzaine, et avant <em>The Neon Demon</em>, le genre exploré par Julia Ducournau pour son premier film est...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Sœurs sourires</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/Grave1.jpg" alt="Grave, de Julia Ducournau" width="280" height="117" class="alignleft size-full wp-image-23970" />Après <em>Somos lo que hay</em> et son remake américain, <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/we-are-what-we-are-jim-mickle/" title="We Are What We Are, de Jim Mickle" target="_blank">We Are What We Are</a></em> &#8211; tous deux présentés à la Quinzaine, et avant <em>The Neon Demon</em>, de Nicolas Winding Refn, présenté cette année en <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/69e-festival-international-film-cannes-2016/" title="11/05-22/05 : 69e Festival de Cannes">Compétition</a>, on peut dire que le genre exploré par Julia Ducournau pour son premier film est déjà bien balisé sur la Croisette. Il en faut pour épater le festivalier blasé. Et pourtant, la jeune réalisatrice semble apporter un regard inédit. </p>
<p>D’abord, parce qu’elle raconte avant tout l’histoire de l’émancipation d’une jeune fille. Déjà fille de vétérinaires, elle rentre en école vétérinaire à la suite de sa sœur. Les traditions et la transmission sont des valeurs familiales, on le comprendra. Végétarienne convaincue &#8211; une autre valeur de son éducation -, le bizutage qu’elle subit, et au cours duquel elle doit ingurgiter des reins de lapin, bouscule ses certitudes. Justine découvre le nouveau visage de sa sœur aînée, Alex, elle déjà sortie du cocon et du carcan familial. Elle se découvre aussi une appétence insoupçonnée pour la viande rouge et des pulsions auxquelles son corps ne l’avait pas habituée. Julia Ducournau filme avec une justesse bluffante cette période de la fin de l’adolescence, cette confrontation avec un nouveau soi où il s’agit d’arbitrer entre les valeurs que l’on s’est vu transmettre et celles que l’on se construit, de trouver sa voie entre les envies héritées et ses désirs profonds. La réalisatrice filme toutes ces contradictions et la transformation progressive de la jeune fille à la jeune femme au plus près des corps et par le prisme du tabou ultime. Car, depuis <em>Carrie</em>, on sait bien que le film de genre a toujours été une manière de matérialiser les bouleversements intérieurs de cet âge particulier. Les litres de sang déversés, les soudaines attaques sur les corps n’étant que le reflet d’une transformation physique et de pulsions qu’il s’agit d’apprendre à décoder. <span id="more-23969"></span></p>
<p>Parce que l’histoire de sa déviance commence par sa relation avec sa sœur, la jeune Justine brise là deux tabous en un seul. Une relation entre sœurs dont toutes les composantes sont explorées : elles sont à la fois jalouses et complices, solidaires et rivales, mais liées l’une à l’autre de manière irrémédiable. La grande sœur accompagne sa cadette, lui montre la voie, parfois avec brutalité, parfois en lui tenant la main &#8211; avec ce qu’il en reste. La petite sœur suit son aînée pour le meilleur et pour le pire, cherche son approbation tout en cherchant à s’affirmer. Rarement cette relation fraternelle aura été décrite avec tant de vérité. Une relation tumultueuse, pouvant basculer à chaque instant dans la violence, mais réservant aussi une intimité rare. Par l’histoire de ces deux sœurs, Julia Ducournau signe un film très féminin en ce qu’il montre à la fois le corps des femmes sorti de toute séduction, et dans sa crudité la plus banale, et celui des hommes comme objet de désir. Elle signe également un film d’une modernité revigorante, par ses dialogues très justes (et drôles) portés par des acteurs à la hauteur, et surtout par sa mise en scène rythmée, jouant des lumières, des couleurs et des décors, reflétant à la fois l’énergie de la jeunesse, parfois son apathie, et l’alternance des deux. Bref, un film de genre français et féminin réussi. Des mots qu’on ne pensait jamais pourvoir associer.</p>
<p>&nbsp;<br />
Grave<em>, de Julia Ducournau, avec Garance Marinier, Ella Rumpf, Rabah Naït Oufella, Laurent Lucas&#8230; France, Belgique, 2016. Sélectionné à la Semaine de la critique 2016.</em></p>
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		<title>Le Disciple, de Kirill Serebrennikov</title>
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		<pubDate>Fri, 13 May 2016 15:52:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Veniamin est adolescent. A l’école, il passe son temps à lire la Bible et refuse de retirer ses vêtements à la piscine. Devant la curiosité du corps professoral, Veniamin voit une invitation à continuer...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Veniamin est adolescent. A l’école, il passe son temps à lire la Bible et refuse de retirer ses vêtements à la piscine. Devant la curiosité, voire l’amusement, du corps professoral et de ses camarades, Veniamin voit une invitation à continuer.</p>
<h3>Foi grave</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/disciple-kirill-serebrennikov-affiche.jpg" alt="Le Disciple, de Kirill Serebrennikov" width="206" height="280" class="alignleft size-full wp-image-23689" />Perdre ses repères à l’adolescence, lorsque des filles dénudées se baladent à la piscine et que l’éveil à la sexualité s’accompagne d’un grand point d’interrogation, qu’on est élevé par une mère célibataire qui cumule les boulots et que nos camarades de classe ne nous portent pas dans leur cœur : rien d’anormal. Et avant de trouver un sens à la vie – s’il y en a bien un à trouver –, on peut se perdre momentanément, comme le suppose la mère de Veniamin au début du film, dans la drogue ou la masturbation. Ce qui est moins normal, c’est de se réfugier si jeune dans la religion et de connaître une crise mystique. De velléité spirituelle, le catholicisme prend une place de plus en plus importante pour Veniamin. Et lorsqu’il fait son « coming out » bigot à sa mère, il y voit une libération et une autorisation implicite, un signe qu’il doit évangéliser ses pairs. Les professeurs l’écoutent débiter ses sornettes, demander l’obligation des maillots de bain féminins une-pièce à la piscine, exiger l’arrêt des cours d’éducation sexuelle, installer une croix dans l’école… Seule la professeur de biologie, Elena, tient bon et ne recule pas devant les prédications du jeune garçon. Les autres membres enseignants sont caricaturaux, au mieux figés dans l’immobilisme, au pire rétrogrades et en grande partie responsables, par leur intellect défaillant, de la situation. Ce n’est d’ailleurs pas ce débat-là (celui de savoir si l’homme descend du singe ou d’Adam) qui intéresse le réalisateur Kirill Serebrennikov. C’est le mécanisme : comment Veniamin franchit la frontière. <span id="more-23687"></span></p>
<h3>La croix et la manière</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/uchenik-disciple-kirill-serebrennikov.jpg" alt="Le Disciple, de Kirill Serebrennikov" width="280" height="186" class="alignleft size-full wp-image-23690" />Lentement mais sûrement, la crise mystique glisse vers le fanatisme religieux. Dès lors, la curiosité un peu jalouse (de la facilité avec laquelle Veniamin charme son auditoire) laisse la place chez le spectateur à la stupeur et à l’effroi. Le mécanisme d’embrigadement est implacable, à cela près que dans Le Disciple, Veniamin joue tous les rôles : celui du gourou, du bourreau, de la victime. Année 2016 oblige, impossible de ne pas penser à ces gamins qui interprètent les textes religieux comme bon leur semble, sans le recul nécessaire. Et qui finissent par se faire exploser au nom d’un Dieu vengeur. Veniamin trouve une justification de tous ses actes dans la Bible ; pire, comme on jouerait son destin sur un coup de dés, lui récite la Bible pour trouver le courage d’agir. A l’instar de ces popes et autres ecclésiastes qui prêchent la bonne parole alors qu’eux mêmes devraient balayer devant leur porte, Veniamin fait du prosélytisme en occultant ses propres pensées. Kirill Serebrennikov fait à la fois preuve d’ironie et d’honnêteté intellectuelle en incrustant chacune des citations à l’image lorsqu’elle sont dites, afin qu’on ne puisse l’accuser, à son tour, de détourner les Ecritures. Le Disciple est alors implacable : pour l’avenir de la Russie – et en filigrane, du reste du monde –, l’extrémisme religieux est un fléau à combattre, et le dialogue, avec des figures adultes intelligentes et cultivées, la solution. </p>
<p>&nbsp;<br />
Le Disciple<em> (Uchenik) de Kirill Serebrennikov, avec Victoria Isakova, Petr Skvortsov, Julia Aug, Alexandr Gorchilin&#8230; Russie, 2016. Présenté en sélection Un Certain Regard au 69e Festival de Cannes. Prix François Chalais 2016.</em> </p>
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		<title>February, d&#8217;Oz Perkins</title>
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		<pubDate>Sun, 31 Jan 2016 16:37:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Menossi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
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		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
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		<description><![CDATA[Osgood « Oz » Perkins, acteur et fils du très tranchant Anthony Perkins (inoubliable Norman Bates de <em>Psychose</em> d’Alfred Hitchcock), signe ses débuts derrière la caméra...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/01/february-affiche.jpg" alt="February, d&#039;Oz Perkins" title="February, d&#039;Oz Perkins" width="187" height="280" class="alignleft size-full wp-image-22959" /><strong>Osgood « Oz » Perkins, acteur et fils du très tranchant Anthony Perkins (inoubliable Norman Bates de <em>Psychose</em> d’Alfred Hitchcock), signe ses débuts derrière la caméra avec <em>February</em>, un récit horrifique au féminin pris dans la glace d’un hiver moribond.</strong></p>
<p>Kat (Kiernan Shipka, de <em>Mad Men</em>) et Rose (Lucy Boynton) sont pensionnaires à Bramford, une prestigieuse institution catholique pour jeunes filles. C’est la fin février et bientôt les vacances. Alors que toutes leurs camarades retrouvent leurs parents venus les chercher, les deux étudiantes sont mystérieusement « oubliées » et contraintes de passer quelques jours supplémentaires entre les murs de l’internat, en attendant d’avoir des nouvelles de <em>mummy</em> et <em>daddy</em>… A des kilomètres de là, Joan (Emma Roberts, de <em>Scream 4</em> et <em>American Horror Story</em>) quitte prématurément ce qui semble être un hôpital – psychiatrique ? Assise seule sous la neige, sur un banc d’une gare routière, elle est abordée par un homme, la cinquantaine (James Remar), qui lui propose gentiment de l’aider et de l’emmener en voiture là où elle le désire. Joan accepte. Direction ? L’institut de Bramford. Pourquoi ? On ne le sait pas (encore). Mais alors que son voyage prend de sanglantes tournures, à l’institut, Kat se retrouve assaillie de visions et de voix maléfiques de plus en plus effroyables. </p>
<p>Oz Perkins nous invite donc à suivre deux pistes narratives simultanées et à accompagner les gestes et les pensées de ces trois adolescentes aux tempéraments très différents. Kat, la petite nouvelle de l’école, blonde fragile, taciturne et introvertie. <span id="more-22953"></span>Rose, l’ « ancienne », la jolie brune hautaine et revêche qui fume et qui fait le mur. Et Joan, nerveuse, excitée, agitée. Trois lignes de vie, trois fils du destin enchevêtrés que Perkins prend soin de dénouer lentement, très lentement, dans une réalisation élégante et subtile. Car si le thème de la possession compte parmi les marronniers du genre, le cinéaste nous en propose ici une approche quasi « auteurisante » de par son traitement. Images (de Julie Kirkwood) et matériaux sonores (d’Elvis Perkins, le frère) œuvrent de concert pour mieux nous figer dans le froid glacial de cet inquiétant mois de février. Plans aux compositions complexes, visages décentrés, coupés, vrombissements sourds, silences écrasants. Oz Perkins instille insidieusement le trouble en démultipliant les sources de tension, ne laissant saillir l’horreur que par petites touches, sans jamais s’y complaire. A l’écran, cela n’a l’air de rien. L’effet, lui, est redoutable. A tel point qu’on en viendrait presque à douter de la nature de l’emprise dont est victime Kat. Est-elle véritablement maligne ? Ou simplement fantasmée, désirée, tentative désespérée d’une adolescente noyée dans une immense solitude et prête à suivre le premier mentor venu, même diabolique ? Perkins laisse les portes ouvertes.</p>
<p>C&#8217;est certain, en tout cas, cet Oz-là est un magicien. Et chez les Perkins, on fait donc dans la coutellerie de père en fils. Car si Anthony a su offrir à Hitchcock le plus célèbre coup de couteau de toute l’histoire du cinéma, Oz nous assène aujourd’hui un splendide coup de poignard en plein cœur d’un des plus grands thèmes du cinéma de genre : ce <em>February</em> est une belle et lancinante variation, terrifiante et mélancolique, autour du thème de la possession, doublée d’une subtile réflexion sur l’adolescence, le sentiment d’abandon et la quête d’identité. </p>
<p>&nbsp;<br />
February<em> d&#8217;Oz Perkins, avec Emma Roberts, Kiernan Shipka, Lucy Boynton&#8230; Etats-Unis, 2015.</em></p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/nTyyT74CMaw?rel=0&amp;showinfo=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
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		<title>Victoria  de Sebastian Schipper</title>
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		<pubDate>Sat, 18 Jul 2015 10:55:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[adolescence]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[plan-séquence]]></category>
		<category><![CDATA[test]]></category>
		<category><![CDATA[thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[Participez à notre test de l’été « Quelle Victoria êtes-vous ? » pour tenter de déterminer s’il vous faut ou non voir ce film allemand qui a déjà reçu deux prix prestigieux...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Le test de l&#8217;été</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/07/victoria-sebastian-schipper-affiche.jpg" alt="Victoria, de Sebastian Schipper" width="177" height="250" class="alignleft size-full wp-image-22254" />Participez à notre test de l’été « Quelle Victoria êtes-vous ? » pour tenter de déterminer s’il vous faut ou non voir ce film allemand qui a déjà reçu deux prix prestigieux, dont un Ours d’argent de la meilleure contribution artistique cette année. Il faut dire qu’il s’agit d’un virtuose <a href="http://www.grand-ecart.fr/top-5/plans-sequences-antonioni-sokourov-welles-park-johnnie-to/" title="Top 5 des plans-séquences">plan-séquence</a> de 2h14 qui a nécessité nombre de répétitions et c’est d’ailleurs, pour la petite histoire, la troisième prise qui fut la bonne. Jeu des acteurs, prouesse technique, réalisation tantôt nerveuse, tantôt onirique, <em>Victoria</em> a tout pour subjuguer. Il manque juste un ingrédient : le scénario&#8230; Et en l’absence de ce dernier, ce n’est donc plus qu’une jolie coquille vide avec plein de bonnes intentions, nappée d’une copieuse dose d’ennui.</p>
<p>&nbsp;<br />
Attention, ce test contient des spoilers.</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Quelle Victoria êtes-vous ?</strong></p>
<p><strong>Question 1. Il est 5h du matin. Vous êtes sortie en boîte toute la nuit et vous allez devoir travailler dans deux heures. Vous rencontrez quatre jeunes hommes un peu louches, éméchés mais sympas, qui tentent de voler une voiture.</strong></p>
<p>A)   Vous tracez votre chemin dare-dare.</p>
<p>B)   Vous les saluez rapidement pour ne pas avoir de problème quand ils vous diront : <em>« Eh mademoiselle t’as pas du feu ? »</em></p>
<p>C)   Vous leur faites la morale : <em>« C’est du joli messieurs, ne craignez-vous donc point la maréchaussée ? »</em></p>
<p>D)   Vous sympathisez avec eux, les suivez et volez des bières pour rigoler dans la rue car au fond, vous êtes une rebelle. <span id="more-22240"></span></p>
<p><strong>Question 2. Les gentils voyous vous proposent d’aller sur le toit d’un immeuble pour voir Berlin d’en haut.</strong></p>
<p>A)   Vous leur rétorquez que comme c’est la nuit, vous vous en tamponnez le coquillard. Intérieurement, vous craignez le viol collectif.</p>
<p>B)   Vous déclinez poliment : <em>« C’est pas tout, mais moi j’ai du boulot qui m’attend, mais c’est sympa d’avoir proposé. »</em></p>
<p>C)   Vous les sermonnez : <em>« Mais laissez donc les gens dormir tranquilles, allez cuver votre vinasse ailleurs ».</em></p>
<p>D)   Vous les suivez encore, escaladez une échelle, picolez sur le toit et trouvez que c’est le plus bel endroit au monde.</p>
<p><strong>Question 3. Les brigands vous invitent sans trop de politesse à les accompagner pour un travail nocturne qui ne transpire pas l’honnêteté.</strong></p>
<p>A)   Vous les assommez de questions : <em>« Où, quand, comment, pourquoi ? »</em></p>
<p>B)   Vous avez envie de travailler, vous au moins vous gagnez votre croûte dignement.</p>
<p>C)   Vous prenez votre téléphone portable et appelez la police : ils feront moins leurs malins.</p>
<p>D)   Vous les suivez toujours et offrez même de conduire la voiture qu’ils viennent de dérober sous vos yeux.</p>
<p><strong>Question 4. Vous apprenez que le boulot en question est de braquer une banque et que vous servirez de chauffeur pendant que vos nouveaux amis s’amusent avec des pistolets.</strong></p>
<p>A)   Vous souillez vos sous-vêtements, non là vraiment c’est trop, merci beaucoup de la soirée.</p>
<p>B)   Vous chouinez car vous n’avez jamais vu d’arme en vrai et surtout pas sur votre tempe.</p>
<p>C)   Là ça y est, la coupe est pleine, vous partez en courant en ameutant toute la ville qu’un mauvais coup se prépare.</p>
<p>D)   Vous offrez gentiment votre aide, parce qu’une promesse, ça ne se dédit pas et maintenant, on est trop des amis pour la vie.</p>
<p><strong>Question 5. Vous venez d’aider à braquer une banque et avez donc reçu un petit coup d’adrénaline.</strong></p>
<p>A)   Vous en avez eu pour votre compte, vous voulez rentrer chez vous ou même travailler, tiens, d’ailleurs, c’est l’heure.</p>
<p>B)   Vous vous mettriez des claques pour avoir fait des mauvais choix jusque-là.</p>
<p>C)   Vous abandonnez la mauvaise troupe sans la prévenir et appelez la police, en disant qu’on vous a prise en otage. Ca leur fera les pieds, à ces vilains voleurs.</p>
<p>D)   Vous embrassez vos amis sur la bouche et proposez d’aller fêter ça dans la discothèque juste à côté de la banque.</p>
<p><strong>Si vous avez un maximum de A</strong>, vous aimez votre tranquillité et les mauvaises rencontres, très peu pour vous. <em>Victoria</em> va donc vous énerver du début à la fin.</p>
<p><strong>Si vous avez un maximum de B</strong>, vous êtes la voix de la raison et vous aurez envie de frapper Victoria du début à la fin. Si possible avec une batte de baseball.</p>
<p><strong>Si vous avez un maximum de C</strong>, vous êtes la justice incarnée. <em>Victoria</em> sera une longue souffrance à vous infliger (mais vous voulez expier vos nombreux péchés).</p>
<p><strong>Si vous avez un maximum de D</strong>, en fait, c’est vous Victoria. Vous aimez faire les pires choix possibles afin de justifier d’en faire un plan-séquence au cinéma. Bravo, mais on ne vous dit pas merci.</p>
<p>&nbsp;<br />
Victoria <em>de Sebastian Schipper, avec Laia Costa, Frederick Lau, Franz Rogowski, Burak Yigit. Allemagne, 2014. Sortie le 1<sup>er</sup> juillet 2015.</em></p>
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