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	<title>Grand Écart &#187; actualités</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Le panier garni du printemps 2021</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Apr 2021 17:01:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
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		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
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		<description><![CDATA[Si vous aimez l’éclectisme alors vous aimerez cette sélection. La verve de Simenon, les critiques de Spike Lee, la mise en perspective de Ron Howard, l’acidité de Gus Van Sant...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Si vous aimez l’éclectisme alors vous aimerez cette sélection. La verve de Simenon, les critiques de Spike Lee, la mise en perspective de Ron Howard, l’acidité de Gus Van Sant et la sagacité de Paul Schrader, voilà ce qui vous attend. Y a même du Jean-Claude Brialy ! Non mais, attendez, on vous soigne.<br />
&nbsp;</p>
<h2>Coffret Simenon</h2>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2021/04/la-mort-auguste.jpg" alt="La mort d&#039;Auguste" width="280" title="La mort d&#039;Auguste" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-27681" />L’œuvre de Georges Simenon inspire les cinéastes les plus prestigieux et ce, depuis les années 1930 et <em>La Nuit du carrefour</em> de Jean Renoir. D’ailleurs, nous profiterons bientôt de l’interprétation de Gérard Depardieu en commissaire Maigret dans Maigret et la jeune morte sous la direction de Patrice Leconte. Parmi les adaptations les plus réussies, citons <em>Le Voyageur de la Toussaint</em> (Louis Daquin), <em>Les Fantômes du chapelier</em> (Claude Chabrol), <em>Le Chat</em> (Pierre Granier-Deferre), <em>L’Etoile du Nord</em> (Pierre Granier-Deferre), <em>L’Horloger de Saint-Paul</em> (Bertrand Tavernier), <em>Le Président</em> (Henri Verneuil) et tant d’autres…<br />
Il y a quelques années France 3 se réappropriait les romans durs et les classiques de l’auteur pour livrer une série de téléfilms très respectueux des ambiances qui aujourd’hui sortent en coffret. Une histoire à la Simenon tourne toujours autour du même postulat, à savoir une immersion au cœur d’une cellule familiale dysfonctionnelle appartenant à la moyenne bourgeoisie. Pourquoi « moyenne bourgeoisie » ? Parce qu’elle permet de disséquer une couche sociale qui ne veut plus faire partie du peuple et de ses petites gens et qui, désespérément, tente d’intégrer une classe plus prestigieuse à laquelle jamais elle n’appartiendra. Simenon ausculte comme personne ces petits notables de province, avides de pouvoir, qui maltraitent leur petit personnel, eux qui furent il n’y a pas si longtemps que cela leur semblable. <span id="more-27676"></span>Au cœur des enjeux « simenesques », des enfants innocents, des âmes déçus et aigris et de la rancœur, beaucoup de rancœur. L’adaptation de <em>La Boule noire</em> avec Bernard Campan est particulièrement réussie tout comme <em>La Mort d’Auguste</em> soutenu par un formidable trio composé de Jean-Pierre Darroussin, Bruno Solo et l’omniprésent Antoine Duléry. On peut y observer les plus méprisables comportements de la nature humaine. Jalousie, petites magouilles entre amis, amertume, tout le tableau périodique des défauts. Et c’est un pur régal ! <em>La Fuite de Monsieur Monde</em> avec Bernard Le Coq nous offre le portrait ciselé d’un homme déçu par la médiocrité de sa famille et qui décide sur un coup de tête de tout abandonner et de laisser les siens à leur triste sort (à savoir ne plus les couvrir d’argent et souffrir de leur mauvais caractère). Ces études psychologiques, criantes de vérité, nous sautent à la gueule tant elles semblent nous désigner personnellement. Quoi, moi ? A voir aussi <em>Jusqu’à L’Enfer</em>, <em>En cas de malheur</em>, <em>Les Innocents</em> et une très honorable version de <em>L’Escalier de fer</em> avec Laurent Gerra (si, si!).<br />
Coffret Simenon chez Elephant Films.</p>
<h2>Un peu d’histoire&#8230;</h2>
<p>Au rayon téléfilms et séries estampillées ORTF, célébrons la réédition du feuilleton <em>Les Habits noirs</em> (1967) tiré de la saga littéraire éponyme du romancier Paul Féval. <em>Les Habits noirs</em> raconte les méfaits d’une bande de criminels sous la Restauration. Les 31 épisodes, courts et ramassés, racontent l’essentiel d’une époque troublée où rien ni personne ne semble digne de confiance. Si vous appréciez les séries vintage, le plaisir sera au rendez-vous. Les moyens sont ceux de la télé à la fin des années 1960 mais la qualité des dialogues et les références historiques emportent tout. Autre rareté « académique » issue de la télé française, la série Marie-Antoinette en quatre épisode de 90 minutes par Guy Lefranc vaut le coup d’œil. Si les ambitions formelles classiques peuvent rebuter, les soins apportés aux détails et aux événements font de cette série une référence en la matière et mieux car elle prend le parti de déconstruire l’aspect conte de fées de la vie à Versailles. Au bout du compte, se révèle une furieuse critique contre la monarchie et cette cour de fieffés empotés. Autre perle de la téloche, le téléfilm <em>Cinq-Mars</em> réalisé par Jean-Claude Brialy qui, entre deux cocktails onéreux, se permet le luxe de nous narrer avec brio l’ascension et la chute du préféré de Louis XIII, le bien nommé Henri Coëffier de Ruzé d&#8217;Effiat, marquis de Cinq-Mars qui tenta de fomenter un sale coup contre Richelieu et qui s’en mordit les doigts.<br />
Toutes ces œuvres sont éditées en coffret chez Elephant Films.</p>
<h2>Spike Lee, le community manager</h2>
<p>Avant d’arriver à nos moutons, un mot sur&#8230; <em>When the Levees Broke</em> (<em>Quand les digues ont cédé</em>).<br />
J’ai toujours apprécié le cinéma engagé de Spike Lee même si ses films possèdent quasi tous ce vilain défaut d’être trop long. Mais là, je vous invite et vous incite à goûter (et peut-être découvrir) chaque seconde de son meilleur film, <em>When the Levees Broke</em>, documentaire de près de 4 heures qui raconte avec force minutie les causes et les conséquences qui ont amené la ville de La Nouvelle-Orléans et une partie de la Louisiane à plier &#8211; et rompre &#8211; sous la force de l’ouragan Katrina en 2004. Spike Lee, lui, n’évite rien des problèmes qui ont pu causer cette catastrophe&#8230; évitable ! Politiques, habitants, universitaires, musiciens, hommes, femmes et enfants témoignent dans un flot de colère, de tristesse et d’amour. Voilà le chef-d’œuvre absolu de Spike Lee. Je profite même de cette tribune exceptionnelle sur Grand Écart pour vous conseiller l’immense (et je pèse mes mots !) bande originale du film composée par Terence Blanchard <em>A Tale of God’s Will (A Requiem for Katrina)</em> véritable hommage à la ville et à ses habitants disparus. Terence Blanchard, natif de La Nouvelle-Orléans (qui témoigne avec sa maman) livre une partition des plus délicates jamais entendue sur un label de jazz. Des torrents de larmes, je vous dis. Non, vous ne le regretterez pas.</p>
<p>Donc. Deux (bons) films de Spike Lee arrivent dans des versions certifiées « Haute Qualité » chez Elephant Films. Le premier, <em>Mo’Better Blues</em> raconte le parcours d’un trompettiste de génie, Bleek Gilliam, qui par passion pour la musique et sa musique en arrive à négliger sa famille, ses amis et tout son entourage professionnel. <em>Mo’Better Blues</em> marque la première collaboration « très réussie » entre le cinéaste et Denzel Washington. Le film s’inscrit adroitement dans l’hommage à la culture jazz et la reconnaissance des musiciens noirs au cœur de l’establishment new-yorkais. La Grande Pomme, ici magnifiquement filmée, rayonne de mille feux. Ce second film qui déboule dans les bacs se présente comme l’un des sommets de la carrière de Spike Lee, l’excellent <em>Jungle Fever</em>. A cette époque, Spike Lee enchaîne les succès et après <em>School Daze</em> (1988), <em>Do The Right Thing</em> (1989) et <em>Mo’Better Blues</em> (1990), <em>Jungle Fever</em> (1991) produit une vague d’indignation. En effet, les détracteurs de la culture interraciale voient d’un mauvais œil cette histoire d’amour illégitime entre un architecte noir et sa secrétaire blanche. <em>Jungle Fever</em> s’impose comme le drame du couple dans toute sa splendeur sur fond de préjugés raciaux. <em>Jungle Fever</em> n’est rien de moins qu’un film puissant et fiévreux porté par un Wesley Snipes des grands jours.<br />
Disponible en DVD et blu-ray chez Elephant films.</p>
<h2>Du Rififi au <em>New York Sun</em></h2>
<p>Notons la ressortie d’un film oublié de Ron Howard, <em>Le Journal</em>. C’est d’autant plus dommage qu’il soit sorti de nos mémoires car il est sans nul doute l’un des meilleurs films du cinéaste. Nous suivons sur 24 heures la vie trépidante d’Henry Hackett, rédacteur du journal <em>New York Sun</em> qui, harcelé d’un côté par sa chef de service et occupé de l’autre à prendre soin de sa femme qui est sur le point d’accoucher, tente de réfléchir à la place que lui offre le très prestigieux <em>New York Sentinel</em> pendant que se déroule dans les rues de la ville une histoire de meurtre prête à défrayer la chronique. Bref, ça n’arrête pas. Michael Keaton qui endosse le rôle d’Henry Hackett est génialissime. Le casting dans son ensemble, les situations, les dialogues, les rebondissements, les péripéties, c’est du grand art. Si vous désespérez à trouver un bon film sur le journalisme (hors les grands classiques du genre), vous ne saurez être déçus. Voilà une pépite oubliée qui mérite le devant de la scène.<br />
Disponible en DVD et blu-ray chez Elephant films.</p>
<h2>Et pour quelques classiques de plus</h2>
<p>Pour terminer cette sélection des plus éclectiques, je vous propose deux longs-métrages réalisés par deux maîtres du septième art. D’abord le thriller sacrément tendu de Gus Van Sant, <em>Prête à tout</em>, où une Nicole Kidman vénale et vénéneuse à souhait décide de se débarrasser de tous ceux et de toutes celles qui pourraient l’empêcher de vivre son rêve. Pour arriver à ses fins, la Nicole, comme on dit en Bourgogne, décide d’engager des petites frappes, des mineurs aussi dangereux que mignons. Trop mignons. Slurp qu’elle fait la Nicole avec sa langue.<br />
Et enfin voilà <em>Blue Collar</em>, le premier film de Paul Schrader en tant que réalisateur, proposé dans une édition digne de ce nom. Comme à son habitude, Schrader, ce vieil anar, nous emporte dans une diatribe antisociale où l’on ne sait plus vraiment qui des ouvriers (les cols bleus), des syndicalistes, des dirigeants ou des politiques sont les plus salauds. Ce pamphlet anticapitaliste avec Richard Pryor, Harvey Keitel et Yaphet Kotto (connu pour son rôle de Parker dans <em>Alien</em> et qui vient tout juste de disparaître) ne semble pas avoir vieilli d’un poil (à gratter). &#8220;Vous êtes tous des cons !&#8221; semble être l’expression favorite de l’artiste depuis près de 50 ans.<br />
Disponible en DVD et blu-ray chez Elephant Films.</p>
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		<title>Westerns et films noirs</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Mar 2021 13:20:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Pour penser à autre chose qu’à ce foutu virus, nous avons concocté à votre intention une petite sélection de films noirs et de westerns. Avec comme coup de cœur le viscéral <em>Passeur d’hommes</em> et l’ultra-tendu <em>Midi gare centrale</em>. <em>La Peine du talion</em> et <em>Le Relais de l’Or Maudit</em>, deux westerns majeurs, devraient vous retourner le cerveau. Et n’oubliez pas d’éteindre votre téléphone et BFM !</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><em>Passeur d’hommes</em> (1979), de Jack Lee Thompson</h2>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2021/03/passeur-hommes-mcdowell-thompson.jpg" alt="Passeur d&#039;hommes, de Jack Lee Thompson" width="280" height="134" class="alignleft size-full wp-image-27662" />La France occupée par le Troisième Reich, deux résistants demandent à un berger d’escorter le professeur Bergson et sa famille en Espagne, un pays neutre dans une Europe en guerre. Appelé le Basque, celui-ci accepte cette mission particulièrement périlleuse. Périlleuse parce que lui et les fugitifs doivent non seulement franchir les Pyrénées en plein hiver, mais surtout échapper à Von Berkow, un officier SS de la pire espèce, prêt à mettre la région à feu et à sang pour les arrêter…<br />
<em>Passeur d’hommes</em> a mauvaise réputation. Une très injuste mauvaise réputation car <em>Passeur d’hommes</em> est de ces films des années 1970 qui ne s’embarrassent pas des contingences du classique mais assument fièrement leurs outrances. D’abord les outrances d’un Malcolm McDowell (pléonasme) fardé en nazi fou d’Hitler jusqu’au bout du slip (qui rappelle à bien des égards Peter O’Toole dans <em>La Nuit des généraux</em>) qui n’ont rien à envier aux légendaires bougonneries d’un Anthony Quinn une nouvelle fois grimé en berger solitaire façon pâtre grec. Vulgaire pour les uns, absurde couillonnade pour les autres, <em>Passeur d’hommes</em> n’est rien de moins qu’une œuvre « pulp » qui préfigure <em>Inglourious Basterds</em> de Tarantino. Les paysages enneigés des Pyrénées apportent un indéniable supplément d’âme à cette chasse à l’homme bourrée de suspense. Entre deux séances de torture, le dernier quart d’heure est tout simplement tétanisant. <em>Passeur d’hommes</em> ne laisse pas indifférent et ça, c’est une grande qualité.<br />
Disponible en DVD et Blu-ray chez Sidonis Calysta<br />
<span id="more-27657"></span></p>
<h2><em>Midi gare centrale</em> (1950), de Rudolph Maté</h2>
<p>Lorna Murchison, dont le père possède une importante fortune, est enlevée par des kidnappeurs qui espèrent obtenir, en échange de la jeune fille aveugle, une importante rançon. Mr Murchison est prêt à obéir aux ordres des ravisseurs mais la police découvre le drame. La gare centrale est dès lors sous une constante surveillance&#8230;<br />
<em>Midi gare centrale</em> est un thriller noir qui va à mille à l’heure. Sa durée, resserrée à 81 minutes, ne laisse aucune place aux fioritures ou aux longues plages de réflexion. Une vie est en jeu, il faut aller au plus vite. Le cinéaste et très grand technicien Rudolph Maté se sert des bâtiments de la grande ville (et notamment d’une gare, lieu des plus familiers) comme autant d’éléments nourrissant le danger. En effet, l’environnement urbain semble perpétuellement vivant, voire organique, tant la photo, les cadres et la lumière servent le déroulement de l’intrigue. Aux côtés de William Holden et Nancy Olson, Lyle Bettger interprète l’un des plus grands salauds de l’histoire du cinéma. Très recommandé.<br />
Disponible en DVD et Blu-ray chez Sidonis Calysta</p>
<h2><em>Violence au Kansas</em> (1959), de Melvin Frank</h2>
<p>Marqué au fer rouge par la guerre contre le Mexique, Cam Bleeker s’évade de prison pour rejoindre la ferme où l’attendrait sa femme. Quand il y parvient, sérieusement blessé, il découvre que celle-ci est morte, et que les lieux sont désormais habités par une jeune veuve et ses deux enfants. Si Sam entreprend de s’établir auprès d’eux, les autorités le rattrapent. Contre sa liberté, le gouverneur lui propose un marché : capturer le hors-la-loi Luke Darcy&#8230;<br />
Ce western méconnu mérite d’être redécouvert. Non parce qu’il s’agit d’un chef-d’œuvre du genre mais parce que le grand Jeff Chandler (vu dans <em>La Flèche brisée</em>) bouffe l’écran à chacune de ses apparitions. Quel charisme ! On plonge dans un Kansas en proie au désordre où hommes, femmes et enfants ne sont rien d’autre que les victimes collatérales des grandes huiles essentielles qui ne pensent qu’au fric et à leurs intérêts (politiques, donc !). <em>Violence au Kansas</em> nous fait penser qu’en 150 ans d’histoire rien n’a véritablement changé.<br />
Disponible en DVD chez Sidonis Calysta</p>
<h2><em>Californie en flammes</em> (1952), de Lew Landers</h2>
<p>Les années 1840. Si la Californie vit toujours sous domination mexicaine, Don Arturo Bordega et ses partisans se battent pour qu’elle intègre la jeune fédération des États-Unis. D’autres puissances étrangères manœuvrent aussi pour se l’accaparer, en particulier la Russie qui, pour déstabiliser la région, s’appuie sur la rapacité de bandes armées&#8230;<br />
Alors celui-là, les aficionados du genre l’attendaient depuis longtemps. Visez un peu ; un pan obscur de la grande histoire de l’Amérique dévoilé. La fameuse période où la Russie convoitaient les terres vierges de l’Amérique de l’Ouest. Des Rouges chez les Peaux Rouges ! Si la rareté ne fait pas la qualité, on peut autant apprécier <em>Californie en flammes</em> comme la curiosité qu’il est que pour les nombreux genres qu’ils brassent. Le plus souvent, on ne sait pas trop si l’on a affaire à un western ou un film de cape et d’épée. La Mexican « Zorro » Touch est très présente. Une évidence, il ne faut pas trop se monter le bourrichon car le traitement du sujet n’est pas des plus pertinents. On a vu mieux. Reste le charme suranné d’un film qui refait surface après avoir été remisé dans les placards durant des décennies.<br />
Disponible en DVD et combo DVD/blu-ray chez Sidonis Calysta</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>SPECIAL GLENN FORD</h2>
<h2><em>La Peine du talion</em> (1948), de Henry Levin</h2>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2021/03/peine-du-talion-glenn-ford-henry-levin.jpg" alt="La Peine du talion, de Henry Levin" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-27663" />Malgré le drapeau blanc que hisse un détachement sudiste en signe de capitulation, le colonel Devereaux ordonne à ses hommes de faire feu. Un massacre. Si son second, le capitaine Del Stewart, garde le silence sur ce crime de guerre, il le fait uniquement par amitié. Quand, la paix revenue, les deux hommes se retrouvent, Devereaux exerce d’une main de fer la fonction de juge. Nommé shérif, Stewart se rend à l’évidence que celui-ci sombre peu à peu dans la folie et qu’il couvre les méfaits de Carter, l’homme le plus influent de la région…<br />
Voici le western puissant par excellence qui raconte la folie d’un homme et son inexorable chute. Cet officier,  fou de guerre, ce juge, avide de justice expéditive, suscite autant le dégoût que l’admiration. Et c’est ce sentiment trouble qui nous étreint qui donne au film sa valeur et sa singularité. <em>La Peine du talion</em>, c’est l’histoire du manichéisme pour les nuls dans le Grand Ouest. Autant dire que l’affaire n’est pas aussi simple que prévue, et que ce foutu manichéisme peut être jeté aux orties. Dans le Grand Ouest, où se situe la frontière entre le Bien et le Mal ? Hein ? Je vous le demande. Le grand Henry Levin réalise un western complexe porté par deux magnifiques interprètes, Glenn Ford et William Holden.<br />
Disponible en DVD et combo DVD/blu-ray chez Sidonis Calysta</p>
<h2><em>Traquée</em> (1947), de Richard Wallace</h2>
<p>Stephen Prince, qui est banquier, et sa maîtresse Paula Craig décident de partir en emportant 250 000 dollars. Voulant faire croire à la disparition de Stephen, ils jettent leur dévolu sur Mike Lambert, qu’ils décident de tuer pour faire passer son corps pour celui de Stephen&#8230;<br />
Ce petit film noir à Papa ne manque pas de charme. Glenn Ford et Janis Carter évoluent au cœur d’une trame machiavélique. Efficace.<br />
Disponible en DVD chez Sidonis Calysta</p>
<h2><em>Le Relais de l’Or Maudit</em> (1952), de Roy Huggins</h2>
<p>Commandés par le major Matt Stewart, des soldats sudistes attaquent un convoi nordiste transportant de l&#8217;or. Si une de leurs victimes leur apprend que la guerre est terminée depuis un mois, il est désormais trop tard. Désormais considérés comme des bandits, ils se rendent à l&#8217;évidence qu&#8217;ils ont été manipulés par leur officier supérieur. En gardant le butin pour eux, ils deviennent à leur tour des proies, prises en chasse par tous les hors-la-loi de l&#8217;État, ainsi que par les représentants de la loi…<br />
<em>Le Relais de l’Or Maudit</em> est un très grand western. Forcément, quand un scénariste de renom (Roy Huggins) déploie tout son talent au poste de réalisateur, il y a fort à parier que le résultat final soit à la hauteur des enjeux. Et ça l’est ! Le film propose une articulation de chapitres maîtrisés de bout en bout qui tendent à préparer un final haut en couleur. En premier lieu, nous vivons une succession de morceaux de bravoure qui posent le ton pour se conclure sur un huis clos tendu où toutes les certitudes que nous avions sur les personnages s’évanouissent en un claquement de colt. <em>Le Relais de l’Or Maudit</em> ne cesse de nous interroger sur les affres de la nature humaine. C’est du grand art ! Évidemment, si le cast aux petits oignons y est pour beaucoup (Randolph Scott et Lee Marvin en tête) dans la sublimation du scénario et la mise en scène de Huggins, le prestige de l’équipe technique avec Yakima Canutt (le plus grand coordinateur/cascadeur de Hollywood) et Charles Lawton Jr (chef opérateur de <em>3h10 pour Yuma</em>) achève d’inscrire <em>Le Relais de l’Or Maudit</em> dans le panthéon du western.<br />
Disponible en DVD et en blu-ray chez Sidonis Calysta</p>
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		<title>Le tour des éditions Montparnasse &#8211; Part One</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Feb 2020 09:00:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Autriche]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
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		<description><![CDATA[Comme chaque année, les éditions Montparnasse renouvellent leurs trésors, réalisant le bonheur des cinéphiles et des cinéphages en manque de pellicule. Des documentaires engagés aux...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Comme chaque année, les éditions Montparnasse renouvellent leurs trésors, réalisant le bonheur des cinéphiles et des cinéphages en manque de pellicule. Des documentaires engagés aux plaisirs coupables des grandes comédies hollywoodiennes, des raretés historiques aux portraits intimes de Jean Rouch, d’un animé made in France aux plages proustiennes, il y a de quoi avoir la tête qui tourne.<br />
&nbsp;</p>
<h2>Inquiétude et insouciance</h2>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/02/vienne-avant-la-nuit-robert-bober.jpg" alt="Vienne avant la nuit, de Robert Bober" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-27505" /><strong><em>Vienne avant la nuit</em>, de Robert Bober</strong></p>
<p>En 75 minutes, Robert Bober mêle la grande Histoire de ce début du XXe siècle à l’histoire personnelle de Wolf Leibe Fränkel, son grand-père, autour d’un périple allant de sa Pologne natale aux postes frontières d’Ellis Island jusqu’à la grande et mystérieuse Vienne, capitale de l’Autriche. L’histoire d’un aller et presque retour en quelque sorte. Robert Bober évoque la vie d’un immigré perpétuel, ce grand-père qu’il n’a jamais connu, mais qui fut le témoin des changements de paradigme politique qui bouleverseront à jamais le monde. Dans son récit familial, Bober s’efface derrière les mots de Schnitzler, Stephan Zweig et Joseph Roth qui rendent compte, comme son grand-père aurait pu le faire, d’un mal étrange qui ronge les esprits. <span id="more-27503"></span>C’est Vienne avant la nuit&#8230; Cette exhumation poétique colle à la peau du réalisateur. Le documentaire d’une douce violence rappelle à quel point il suffit d’un rien pour que tout bascule dans l’horreur. S’il n’avait pas été atteint d’un trachome et renvoyé des Etats-Unis, Wolf Leibe Fränkel serait peut-être mort de sa belle mort, sur un banc de Central Park.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/02/les-dames-de-la-cote-nina-companeez.jpg" alt="Les dames de la côte, de Nina Companeez" width="280" height="154" class="alignright size-full wp-image-27506" /><strong><em>Les Dames de la côte</em>, de Nina Companeez avec Fanny Ardant, Michel Aumont, Françoise Fabian …</strong></p>
<p>Quand on évoque le nom de Nina Companeez résonne tout un pan du cinéma français des années 1970 où <em>Faustine et le bel été</em> (1971) qui révéla Muriel Catala (mais aussi Isabelle Adjani et Isabelle Huppert) et <em>L’Histoire très belle et très joyeuse de Colinot trousse-chemise</em> (1973) qui révéla Francis Huster (encore sobre et pas trop cabotin dans un rôle de Casanova échevelé !) symbolisent à la perfection le bonheur et l’insouciance d’une époque aujourd’hui révolue. Nina Companeez, c’est également la femme des grandes sagas télévisées classes et luxueuses (<em>L’Allée du Roi</em>, <em>Un pique-nique chez Osiris</em>, <em>A la recherche du temps perdu</em>&#8230;) dans lesquelles elle excelle à rendre des portraits ciselés des familles de la haute bourgeoisie française de la fin du XIXe et début du XXe siècle. Dans ses œuvres, il est toujours question d’amour et de convention, d’excès et de normes, comme si les personnages féminins qu’elle s’applique à croquer avec délices ne peuvent s’émanciper que dans la douleur. Vous l’aurez compris, Nina Companeez, ce n’est pas vraiment Romain Goupil ou Gérard Mordillat… <em>Les Dames de la côte</em>, c’est du Marcel Proust réinventé, une certaine idée de la France aisée et insouciante avant et après la Première Guerre mondiale. Cette valse des couples sur fond de mutation sociale de la société française est d’une cruauté sans nom quand la cinéaste s’attarde avec délice sur ces petits esprits étriqués. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/02/autrichienne-pierre-granier-deferre.jpg" alt="L&#039;Autrichienne, de Pierre Granier-Deferre" width="280" height="230" class="alignleft size-full wp-image-27507" /><strong><em>L’Autrichienne</em>, de Pierre Granier-Deferre avec Ute Lemper, Patrick Chesnais, Daniel Mesguich, Rufus&#8230;</strong></p>
<p>Avec <em>L’Autrichienne</em>, Pierre Granier-Deferre s’offrait un morceau d’histoire, un terrible huis clos narrant dans une série de flash-back les quatre derniers jours de la reine Marie-Antoinette. Une reine condamnée d’avance par une « cour » de magistrats dans un procès à charge mené par le Président du tribunal révolutionnaire, Martial Herman – incarné par un Patrick Chesnais des grands jours, naturel, odieux et exécrable… fabuleux donc ! L’actrice allemande Ute Lemper, comédienne, danseuse et musicienne accomplie, livre une prestation exemplaire, toute en légèreté et toute en gravité, d’une grande justesse. Le film est sec, épuré à l’extrême, sans fioriture… on ne badine pas avec la reine ! Elle va y passer ! Cette empathie qu’on développe pour elle naît de cette justice truquée, des mots cruels lâchés par le procureur, le juge et même l’avocat de la défense, un pleutre de première catégorie. Drôle de sentiment que de se sentir impuissant à la sauver, elle qui ne semble rien comprendre à ce qui lui arrive. Nous ne sommes pas en position de refaire l’Histoire. Le peuple crevait la dalle quand la reine dépensait la fortune du pays en pâtisserie. Absolument passionnant.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/02/branches-arbres-satyajit-ray.jpg" alt="Les Branches de l&#039;arbre, de Satyajit Ray" width="280" height="158" class="alignright size-full wp-image-27508" /><strong><em>Les Branches de l’arbre</em>, de Satyajit Ray avec Ajit Bannerjee, Haradhan Bannerjee, Soumitra Chatterjee&#8230;</strong></p>
<p>Ananda, ancien directeur de Mica Works, vit retiré avec son second fils, Proshanto, devenu handicapé mental à la suite d&#8217;un accident. Il a 3 autres fils qui ont tous une position sociale confortable, à l&#8217;exception du plus jeune, Protap, qui a préféré une carrière artistique au milieu financier dans lequel évolue le reste de la famille. Alors qu&#8217;Ananda les a tous réunis à l&#8217;occasion de son 70e anniversaire, ainsi que plusieurs notables de la ville, celui-ci est victime d&#8217;une attaque cardiaque.<br />
C’est en partie grâce à Gérard Depardieu qui dans les années 1990 rachète les droits de distribution de tous les films de Satyajit Ray, que les œuvres du maître indien sont visibles aujourd’hui. D’ailleurs, notre Gégé national et Daniel Toscan Du Plantier produiront et distribueront ses trois derniers films, dont <em>Les Branches de l’arbre</em>. C’est au travers de ces branches, huis clos familial, que le cinéaste dresse un état des lieux net et sans bavure d’une classe aisée décidée à rompre avec les traditions séculaires. L’Inde se modernise et les nouvelles générations s’acculturent au mode de vie occidentale. Les enfants d’Ananda ne considèrent plus leur père comme une référence, la poutre maîtresse sur laquelle repose d’immuables valeurs. <em>Les Branches de l’arbre</em> se fait le témoin du temps qui passe dans un pays que l’on pensait définitivement cristallisé dans ses coutumes et son folklore. Le cinéaste n’affirme pas que tout va changer du jour au lendemain mais qu’une révolution est en cours ; sans aucun doute l’avènement de l’Inde d’aujourd’hui qui tente de préserver sa culture et de prouver qu’elle est une grande puissance mondiale. Un grand film.</p>
<p>&nbsp;<br />
A suivre&#8230;</p>
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		<title>Le panier garni du printemps 2019</title>
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		<pubDate>Mon, 13 May 2019 08:49:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[culte]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Gary Cooper]]></category>
		<category><![CDATA[thriller]]></category>
		<category><![CDATA[western]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette nouvelle sélection orchestrée par Sidonis Calysta nous permet de découvrir ou redécouvrir des classiques - grands et petits - et de merveilleuses pépites. <em>L’Enigme sur le lac noir</em>, <em>La</em>...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Cette nouvelle sélection orchestrée par Sidonis Calysta nous permet de découvrir ou redécouvrir des classiques &#8211; grands et petits &#8211; et de merveilleuses pépites. <em>L’Enigme sur le lac noir</em>, <em>La Nuit des généraux</em> et <em>La Loi et l’ordre</em> forment le trio de tête. Sans oublier, nous sommes décidément gâtés, <em>L’Île mystérieuse</em> et <em>Jason et les argonautes</em> en version combo DVD/blu-ray remastérisée. Du blu-ray Harryhausen, ça ne se refuse pas ! Voilà, merci de votre attention. </p>
<h3>Du western du western du western</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/05/duel-sans-merci-siegel.jpg" alt="Duel sans merci, de Don Siegel" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-26986" /><strong><em>Duel sans merci</em> réalisé par Don Siegel avec Audie Murphy, Stephen MacNally, Faith Domergue&#8230;</strong><br />
Un gang de criminels s’approprie par les armes les mines de la région. Luke Cromwell désormais sous le nom de Silver Kid, fils d’une victime, joueur et prompt à la gâchette, et le marshal de la localité, Lightnin’ Tyrone, joignent leurs forces pour venir à bout du gang. Opal Lacy, femme fatale et intrigante, en fait alliée du gang, va semer la discorde entre eux.<br />
Ce petit western passerait facilement inaperçu s’il n’était pas réalisé par le grand Don Siegel, capable de transformer la plus insipide des intrigues en un film sec et nerveux, digne des meilleures séries B du genre. Du haut de ses 77 minutes, <em>Duel sans merci</em> joue l’efficacité et dépote comme il faut. Bonnard. <span id="more-26939"></span><br />
Disponible en Combo DVD/BR</p>
<p><strong><em>Duel sur le Mississippi</em> réalisé par William Castle avec Lex Barker, Patricia Medina, Warren Stevens&#8230;</strong><br />
En 1820, André Tulane (Lex Barker), colérique rejeton dune famille de planteurs de Louisiane, a une dette avec Lili Scarlet (Patricia Medina), Reine de navire-casino et la fille de Jacques Scarlet (Ian Keith), un ancien pirate. André va aider Lili à combattre les pirates de la rivière dirigés par son ancien fiancé Hugo Marat (Warren Stevens), après qu&#8217;il eut pris le contrôle du bateau de Lili.<br />
<em>Duel sur le Mississippi</em> est un drôle de film. D’abord, parce qu’il traite d’un sujet peu abordé à Hollywood -la guerre du sucre en Louisiane au début du 19ème siècle- et qu’il s’en fout royalement ! Ensuite parce qu’il joue la carte de la parodie à tout bout de champ décrédibilisant la moindre tentative un peu sérieuse de traiter le dit sujet. La faute à l’olibrius William Castle plus enclin à s’offrir un chouette film d’aventure à la papa qu’un western politique engagé. Dommage.<br />
Disponible en DVD</p>
<p><strong><em>Les Aventures du capitaine Wyatt</em> réalisé par Raoul Walsh avec Gary Cooper, Mari Aldon, Richard Webb&#8230;</strong><br />
1840. À l&#8217;apogée de la guerre, l&#8217;armée des États-Unis tente de réduire les derniers groupes d&#8217;Indiens Séminoles vivant en Floride. Pour l&#8217;aider, elle fait appel au taciturne capitaine Wyatt. Ce dernier a pour mission de détruire un fort dans lequel les contrebandiers entreposent les armes qu&#8217;ils livrent aux Indiens. Leur mission accomplie, les Américains rebroussent chemin après avoir libéré quelques prisonniers, dont une jeune femme, Judy Beckett, dont Wyatt tombe amoureux.<br />
Direction la Floride pour expérimenter un « Eastern », comme se plaisent à dire les aficionados du genre ! <em>Les Aventures du capitaine Wyatt</em>, c’est de la belle ouvrage, plaisant du début à la fin mais très loin du chef d’œuvre espéré. On regrette avec amertume le traitement routinier d’une intrigue à fort potentiel. Comme pour <em>Duel sur le Mississipi</em>, nous avons à faire avec un morceau de l’histoire américaine que l’on connaît peu (voire pas du tout) à savoir l’extermination des Indiens Séminoles par l’armée américaine. Eh bien au lieu de traiter le fond de l’affaire, Raoul Walsh prend le parti de traiter la forme, s’embarrassant par la même occasion de tous les stéréotypes possibles et inimaginables sur les hommes taciturnes, les relations avec les femmes et l’image des indiens. Rien de honteux, c’est juste décevant.<br />
Disponible en Combo DVD/BR</p>
<p><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/l-enigme-du-lac-noir-michael-gordon/" class="broken_link"><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/04/LENIGME-DU-LAC-NOIR-300x218.jpg" alt="L’Enigme du lac noir, Michael Gordon, 1951" width="300" height="218" class="alignleft size-medium wp-image-26949" /></a><strong><em>L’Enigme du lac noir</em> réalisé par réalisé par Michael Gordon avec Glenn Ford, Gene Tierney, Ethel Barrymore, Zachary Scott&#8230;</strong><br />
Cinq forçats évadés se réfugient dans une petite ville dont les habitants mâles sont absents. Les cinq hommes – James Canfield, Greer, Limey, Clyde et Matt – veulent des armes mais les femmes avec à leur tête Granny leur opposent une vive résistance. Canfield veut 40 000 dollars que possède un certain Rudy à cause de qui il a été injustement incarcéré.<br />
<em>L’Enigme du lac noir</em> est un coup de cœur absolu. Un western en forme de huis clos, une œuvre psychologique comme on en voit peu (alors merci Sidonis de nous le proposer car il n’a jamais été visible ou seulement sur une poignée de copie) et qui me rappelle à bien des égards les romans de Jean Giono (<em>Un Roi sans divertissement</em>) qui auscultent les modes de vie des communautés isolées. Le ressort dramatique se joue dans la confrontation des femmes du village contre les vils malandrins venus bousculer un quotidien devenu trop routinier. Dialogues ciselés, montage efficace, <em>L’Enigme du lac noir</em> régale les yeux et les oreilles. C’est tendu comme on dit !<br />
Disponible en DVD</p>
<p><strong><em>La Loi et l’ordre</em> réalisé par Edgar L.Cahn avec Walter Huston, Harry Carrey&#8230;</strong><br />
Ancien homme de loi, Frame Johnson et trois de ses amis arrivent à Tombstone, localité sous la coupe des trois frères Northrup. Revêtu de sa réputation, la municipalité lui propose l’étoile de marshal. Après un sanglant échange de coups de feu, Frame Johnson et ses deux amis restant se rendent à OK Corral pour un dernier règlement de compte avec les frères Northrup et sa clique.<br />
<em>La Loi et l’ordre</em> sort sur les écrans en 1932. Si on le considère aujourd’hui comme un western « somme », on l’apprécie surtout comme l’un des meilleurs témoignages de l’histoire de l’Ouest américain et de la ville de Tombstone en particulier. Le film se démarque des autres productions par son sens du détail et par l’authenticité des situations. Les scènes sonnent « vrai » ! Bref, nous vous le conseillons mille fois !<br />
Disponible en DVD</p>
<p><strong><em>Le Dernier des géants</em> réalisé par Don Siegel avec John Wayne, Lauren Bacall, James Stewart, Ron Howard&#8230;</strong><br />
Atteint d’un cancer en phase terminale, John Books (John Wayne), tireur d’élite vieillissant mais au brillant palmarès, s’installe dans une pension de famille où le fils de la gérante, l’ayant reconnu, s’attache à lui. Résolu face à la mort, qui fut sa compagne durant des années, il cherche le moyen de partir en beauté et de laisser dernière lui l’image d’une légende.<br />
<em>Le Dernier des géants</em> n’est pas le meilleur film de Don Siegel ni le meilleur western de John Wayne. Oui, comme son titre l’indique, c’est une œuvre fondamentalement testamentaire où John Wayne, rongé par le cancer, joue ici son dernier rôle, celui d’un vieux briscard rongé par le cancer ! La boucle est bouclée. Le film se compose autour de la personnalité d’une légende que le public connaît par cœur. Il n’y a pas vraiment de surprise mais juste ce qu’il faut d’émotion pour dire adieu. C’est un western moyen, ni plus ni moins, qui devrait donc plaire à François Bayrou et Philippe Douste-Blazy.<br />
Disponible en Combo DVD/BR Master Haute définition</p>
<h3>Du thriller du thriller du thriller</h3>
<p><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/la-nuit-des-généraux-anatole-litvak/" rel="attachment wp-att-26947" class="broken_link"><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/04/LA-NUIT-DES-GENERAUX-300x169.jpg" alt="La nuit des généraux, Anatole Litvak, 1967" width="300" height="169" class="alignleft size-medium wp-image-26947" /></a><strong><em>La Nuit des généraux</em> réalisé par Anatole Litvak avec Peter O’Toole, Omar Sharif, Philippe Noiret, Christopher Plummer&#8230;</strong><br />
1942. Une prostituée polonaise est sauvagement assassinée en plein Varsovie. La victime se trouvait être un agent des renseignements allemands. Les soupçons se portent sur trois généraux dont le général Tanz (Peter O’Toole). Le major Grau (Omar Sharif) réclame justice en dépit des atrocités commises par ailleurs. L’enquête ne se terminera qu’en 1965, à Hambourg en mettant à jour un vaste complot.<br />
On n’oublie jamais sa première fois devant <em>La Nuit des généraux</em>. Ce thriller malsain, craspec et dérangeant marque les esprits par sa radicalité et sa sauvagerie. On y découvre des généraux nazis dans leur sphère privée. Immondes. Et le trouble naît de ces immersions auxquelles on préférerait échapper. Peter O’Toole, ce génie, incarne avec une rare puissance un officier supérieur insaisissable. Face à lui, le solaire Omar Sharif et Philippe Noiret dans un rôle pivot et complexe. Une merveille de bout en bout. Epuisant tant la tension psychologique est prégnante.<br />
Disponible en Combo DVD/BR Master Haute définition</p>
<p><strong><em>Sahara</em> réalisé par Zoltan Korda avec Humphrey Bogart, Dan Duryea, Llyod Bridges&#8230;</strong><br />
Afrique du Nord 1942 &#8211; Le Sergent Joe Gunn (Humphrey Bogart), son tank ‘Lulubelle’ et ses hommes recueillent cinq soldats britanniques, un français, un africain et un prisonnier italien. Ils doivent traverser le désert libyen pour rejoindre Tobrouk. Mais le manque d’eau se fait cruellement sentir.<br />
Frère d’Alexander et Vincent, Zoltan Korda livre un film de guerre efficace. On peut aisément inscrire <em>Sahara</em> dans le genre des films de propagande (il sort sur les écrans en 1943) où l’héroïsme élevé au rang de qualité célèbre à la fois le courage des soldats et la couardise des ennemis ! Bref, le film ne casse pas trois pattes à un canard mais Humphrey Bogart, impeccable comme toujours, mérite à lui seul le déplacement.<br />
Disponible en Combo DVD/BR Master Haute définition</p>
<h3>Du culte du culte du culte</h3>
<p><strong><em>L’Ile mystérieuse</em> réalisé par Cy Endfield d&#8217;après Jules Verne avec Michael Craig, John Greenword, Michael Callan&#8230;</strong><br />
Pendant la guerre de Sécession, lors du siège de Richmond, le capitaine Cyrus Harding, prisonnier des Confédérés, réussit une spectaculaire évasion en ballon en compagnie de deux soldats, Herbert Brown et Neb, et du journaliste Gideon Spilett. Mais le ballon est piloté par un soldat rebelle&#8230;<br />
<em>L’Ile mystérieuse</em>, ne nous cachons pas derrière notre petit doigt, a pris un petit coup de vieux. Ce n’est certes pas la meilleure adaptation d’un roman de Jules Verne mais comme beaucoup d’adaptation de l’écrivain, son charme résiste au temps. Un charme suranné où la gravité se mêle au cucul la praline. Les effets spéciaux de Ray Harryhausen réjouissent la rétine. Indispensable pour tout amoureux du septième art.<br />
Disponible en Combo DVD/BR Master Haute définition</p>
<p><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/jason-et-les-argonautes-don-chaffey/" rel="attachment wp-att-26945" class="broken_link"><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/04/JASON-2-222x300.jpg" alt="Jason et les Argonautes, Don Chaffey, 1963" width="222" height="300" class="alignleft size-medium wp-image-26945" /></a><strong><em>Jason et les Argonautes</em> réalisé par Don Chaffey avec Todd Armstrong, Gary Raymond&#8230;</strong><br />
Pour reconquérir le royaume dont son demi-frère a usurpé le trône, Jason se lance dans la quête de la Toison d’Or. À bord de l’Argos dans lequel embarquent les meilleurs marins et guerriers, il met le cap sur une terre lointaine et dangereuse d’accès. S’il bénéficie de l’aide de certains dieux de l’Olympe, d’autres, par contre, dressent devant lui des créatures et monstres qui défient l’imagination : des squelettes encore très vivants, un titan de bronze, des harpies, un dragon à sept têtes&#8230;<br />
Don Chaffey ? Todd Armstrong ? Gary Raymond ? Non, ce n’est pas la célèbre triplette niçoise qui a remporté le dernier championnat départemental de pétanque mais le réalisateur et les acteurs principaux de <em>Jason et les Argonautes</em>. Et franchement qui s’en souvient ? Qui les connaît ? Hein, franchement ? Mais prononcez simplement les deux mots magiques « Ray et Harryhausen » et d’un coup, c’est un morceau d’histoire du cinéma qui prend forme devant nos yeux. Le maître Harryhausen incarne la substance moelle de ce que l’on définit comme la magie du cinéma. Impossible de se lasser de toutes ces successions de bravoures où monstres géants et squelettes sortis des enfers tentent de tuer nos héros. Un must.<br />
Disponible en Combo DVD/BR Master Haute définition</p>
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		<title>Le panier garni de l&#8217;hiver 2019</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Feb 2019 18:19:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Hollywood]]></category>
		<category><![CDATA[Youssef Chahine]]></category>

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		<description><![CDATA[Chaque année, les éditions Montparnasse se décarcassent pour nous offrir des films et des documentaires classés en « Haute Qualité Cinématographique », une certification qui garantit aux...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Chaque année, les éditions Montparnasse se décarcassent pour nous offrir des films et des documentaires classés en « Haute Qualité Cinématographique », une certification qui garantit aux cinéphiles et cinéphages exigeants une isolation maximum contre les navets et les daubes. La sélection dont nous allons vous faire profiter est le geste éco-artistique essentiel contre la médiocrité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Les indispensables <em>Naked War, Coming In</em> et <em>Manon</em></h3>
<p><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/naked-war-joseph-paris-manon-clouzot-montparnasse-2019/attachment/naked-war-image-10/" rel="attachment wp-att-26850"><img class="alignleft size-medium wp-image-26850" alt="Naked War- Joseph Paris" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/02/Naked-War-Image-10-300x200.jpg" width="230" /></a>Coup de projecteur sur le film de Joseph Paris <em>Naked War</em> qui revient sur la naissance en 2012 du mouvement Femen et du désir de ses rudes combattantes d’en découdre. Le réalisateur les a suivies durant une année, au plus près des évènements et au plus près du corps. Des corps nus qui leur servent d’armes, d’armures ou de boucliers contre toutes les formes d’oppression liberticide. <em>Naked War</em> n’est pas un outil de propagande mais un documentaire engagé qui s’interroge sur les qualités et les failles d’un groupe d’actions solidaires. Les femmes qui se mobilisent et militent chez les Femen ne sont pas dupes de l’image radicale qu’elles renvoient. Elles se savent aimées et se savent détestées quand elles piétinent sans regret les symboles de la société civile et religieuse. Mais parfois, elles se trompent, peut-on penser. Si la République française se nourrit de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, les trois principes de la devise qu’elle s’est promise de nous transmettre et de nous instruire, il y a de quoi, aujourd’hui, rester dubitatif sur le contrat ! Les Femen, elles, mènent des assauts contre les systèmes qui s’arrogent le droit de penser à notre place. Si ces femmes vous défrisent, passez votre chemin, si elles vous touchent, <em>Naked War</em> fera avancer votre schmilblick !</p>
<p><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/naked-war-joseph-paris-manon-clouzot-montparnasse-2019/attachment/coming_in_6/" rel="attachment wp-att-26838"><img class="alignleft size-medium wp-image-26838" alt="Coming In - Marlies Demeulandre" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/02/COMING_IN_6-300x167.png" width="230" /></a>Dans <em>Coming In</em>, Marlies Demeulandre raconte l’homosexualité au travail à travers les nombreuses et incontrôlables interactions qui pourrissent et entretiennent notre quotidien entre sphère privée, sphère publique et sphère professionnelle. Rien que ça ! Des interactions qui, précisons le, devraient s’écraser sur une frontière absolument imperméable, puisque des principes déontologiques nous garantissent l’étanchéité absolue entre boulot et dodo. Mais tel n’est pas le cas ! La porosité est aussi une affaire d’éthique et de morale. Sinon, les témoignages recueillis ne réduisent pas ces hommes et ces femmes à leur simple sexualité, loin de là, mais replacent dans le contexte historique et social leur condition dans le milieu du travail, révélant par la même occasion des situations bien plus complexes qu’on ne pourrait le penser (ça on s’en doutait !!). Les échanges, les réflexions et les tranches de vie sont l’occasion de mieux comprendre « qu’est-ce qu’être homosexuel à son époque et sur son lieu de travail ». La richesse des informations fait de <em>Coming In</em> un incroyable outil de sensibilisation pour les DRH en manque d’inspiration. <span id="more-26823"></span></p>
<p><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/naked-war-joseph-paris-manon-clouzot-montparnasse-2019/attachment/manon-3-henri-georges-clouzot-1949/" rel="attachment wp-att-26848"><img class="alignleft size-medium wp-image-26848" alt="Manon - Henri-Georges Clouzot-1949" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/02/Manon-3-Henri-Georges-Clouzot-1949-295x300.jpeg" width="230"/></a><em>Manon</em> d’Henri-Georges Clouzot se présente comme une adaptation de « Manon Lescaut » de l’Abbé Prévost. Comprendre par là qu’il s’agit plutôt d’une version « éthérée » du roman ! Comprendre par là que les ambitions formelles de Clouzot font de son film une œuvre singulière plutôt exigeante. Comprendre par là que ce n’est pas le film de Clouzot le plus facile. Comprendre par là que c’est aussi beau que chiant. Comprendre par là que le film a été récompensé par un Lion d’Or au festival de Venise en 1949. Comprendre par là que je ne suis pas hyper fan … Cette histoire d’amour sur fond de guerre reste tout de même une œuvre majeure dans l’histoire du petit cinématographe. A vous de tenter le voyage !</p>
<p>&nbsp;<br />
</p>
<h3>Les coups de cœur <em>Orlando</em> et <em>La Petite Fille au bout du chemin</em></h3>
<p><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/naked-war-joseph-paris-manon-clouzot-montparnasse-2019/attachment/orlando-image-8/" rel="attachment wp-att-26828"><img class="alignleft size-medium wp-image-26828" alt="Orlando  Photo by Liam Longman © Adventure Pictures Ltd" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/02/Orlando-Image-8-300x195.jpg" width="230" /></a><em>Orlando</em> de Sally Potter. L’histoire d’un jeune noble anglais qui promet à la Reine Elisabeth 1er de ne jamais vieillir. <em>Orlando</em> traverse les époques, vit de ses amours et d’aventures. Le film de Sally Potter est resté dans les mémoires pour le tour de force esthétique et l’interprétation enfiévrée de Tilda Swinton, la belle androgyne. <em>Orlando</em> s’apprécie comme une expérience artistique sensationnelle, le plus beau des outils contre l’engourdissement mental mais également comme une analyse pertinente du concept d’altérité qui parfois s’invite durant notre existence. Il n’y a pas d’âge pour sortir du placard ! Un pur bijou qu’il faut voir et revoir.</p>
<p><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/naked-war-joseph-paris-manon-clouzot-montparnasse-2019/attachment/la-petite-fille-au-boute-du-chemin2ed-montparnasse/" rel="attachment wp-att-26843"><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/02/La-petite-fille-au-boute-du-chemin2©ed-Montparnasse.-300x168.jpg" alt="La petite fille au bout du chemin ©ed Montparnasse" width="230" class="alignleft size-medium wp-image-26843" /></a><em>La Petite Fille au bout du chemin</em>. Roman culte de Laird Koenig. Thriller culte de Nicolas Gessner. L’histoire de Ryn qui vit retirée dans une maison isolée en compagnie de son papa, ou qui tente de le faire croire. Si <em>La Petite Fille au bout du chemin</em> ne ménage pas les hommes et leur coutumière arrogance, le film dresse le portrait d’une Amérique paternaliste et réactionnaire jusqu’aux bouts des ongles. On sort rincés devant les scènes de harcèlement et les tentatives de son héroïne pour se soustraire des griffes de la gente masculine. La force de cette œuvre s’explique par la direction des comédiens et comédiennes, Jodie Foster et Martin Sheen en tête, et la tension palpable de la première à la dernière seconde. Un film générationnel qui aujourd’hui ne pourrait plus être produit.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Un cinéma léger ! Le coffret 10 DVD Jean Rouch</h3>
<p><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/naked-war-joseph-paris-manon-clouzot-montparnasse-2019/attachment/jean-rouch/" rel="attachment wp-att-26842"><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/02/Jean-Rouch--288x300.jpg" alt="Jean Rouch" width="230" class="alignleft size-medium wp-image-26842" /></a>Jean Rouch s’inscrit comme l’un des plus grands cinéastes français, initiateur d’un courant appelé « Le Geste cinématographique » qui s’évertue à raconter le monde de la façon la plus réaliste possible. Le fameux geste cinématographique prend sa source dans la volonté de poser sa caméra là où il est impossible de mentir, là où la vérité éclate.<br />
Ce formidable coffret, et c’est peu de chose de le dire, regroupe pas loin d’une trentaine de courts, moyens et longs métrages qui se déclinent en trois chapitres.</p>
<p>Le premier chapitre intitulé « Ethnofictions » -qui s’étale du début des années 70 jusqu’au début des années 90- met l’accent sur la vie quotidienne dans la société villageoise nigérienne. On y voit tour à tour le conseil tribal régler les affaires de la communauté sur la place du village, frères et cousins disserter et se chicaner autour de l’appartenance familiale, territoriale et des valeurs de l’amitié. Et puis des témoignages plus graves et bouleversants, quand il s’agit d’évoquer le douloureux sujet du SIDA et de l’épidémie qui frappe absolument toutes les strates de la société africaine. La parole taboue se libère, enfin.</p>
<p><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/naked-war-joseph-paris-manon-clouzot-montparnasse-2019/attachment/rouch-films-2/" rel="attachment wp-att-26831"><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/02/Rouch-films-2-300x209.jpg" alt="Jean Rouch" width="230" class="alignleft size-medium wp-image-26831" /></a>Le deuxième chapitre « Rituels traditionnels et modernes (1960-1996) » présente cette fois-ci l’influence notable de la société politique et religieuse ivoirienne, nigérienne et malienne sur les modes de vie, qu’ils soient issus des zones rurales ou des zones urbaines. Les travaux de Rouch, qui s’intéressent autant aux individus représentant l’autorité qu’aux escortes de fidèles, tendent à nous faire comprendre que le continent africain dans sa globalité tente coûte que coûte de préserver ses racines dans des traditions séculaires pas vraiment en adéquation avec les « nouvelles sales habitudes consuméristes » venues d’occident. Le ver est dans les fruits, de ça nous en sommes convaincus. Dans le salon d’une maison, lors de funérailles, durant un mariage, les anciens dieux et les nouveaux démons s’invitent à la fête et provoquent des causeries endiablées ! L’Afrique est vivante !</p>
<p><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/naked-war-joseph-paris-manon-clouzot-montparnasse-2019/attachment/cine%c2%a6uportrait-de-raymond-depardon-3/" rel="attachment wp-att-26836"><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/02/Cine¦üportrait-de-Raymond-Depardon-3-300x226.jpg" alt="Portrait de Raymond Depardon" width="230" class="alignleft size-medium wp-image-26836" /></a>Le troisième et dernier chapitre « Promenades et Portraits (1960-1997) » s’intéresse aux alter ego de Rouch (notamment son pote Raymond Depardon) et aux institutions du 7ème art. Ces déambulations « méta » rappellent à notre bonne mémoire les immersions de Frederic Wiseman dans les grands lieux de la culture mondiale. Il a été reproché à Rouch sa niaiserie et un léger penchant à la culture Banania. Si nous devons lui reconnaître une grande qualité, serait celle de s’intéresser aux petites gens.<br />
Un coffret « somme » absolument indispensable.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Coffret 5 DVD <em>Il était une fois&#8230; Hollywood</em></h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/02/il-etait-une-fois-hollywood-kuperberg-coffret-montparnasse.jpg" alt="Il était une fois Hollywood" title="Il était une fois Hollywood" width="176" height="280" class="alignleft size-full wp-image-26885" />Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Hollywood sans jamais oser le demander, voilà comment pourrait s’appeler le coffret <em>Il était une fois … Hollywood</em>. Clara et Julia Kuperberg reviennent sur l’âge d’or du cinéma américain dans un déluge d’images d’époque et d’analyses (10X53’) ciselées autour de sujets comme la censure, l’influence des femmes, la mafia, les scandales, les gossip girls, les espions, les icônes féminines et masculines, les anges déchus et la ville de Los Angeles vue comme la cité du film noir. Bref une vraie thèse de doctorat avec possibilité d’obtenir en supplément son agrégation. Les très nombreux témoignages de cinéastes défunts et vivants (Dieu merci, ils sont vivants !), romanciers, photographes et autres artistes ayant participé de près ou de loin à la légende apportent chacun à leur manière leur pierre à l’édifice d’Hollywoodland. On peut penser que rien ne change à Babylone ! Ces 10 films documentaires rappellent à quel point Hollywood est une usine à rêve et la plus belle des fabriques à cauchemar. La visite guidée des coulisses nous laisse pantois car à l’instar de la recette du boudin noir il ne fait pas bon savoir qui égorge les cochons. Une certitude, derrière l’écran de cinéma se trame des intrigues encore plus hallucinantes que les œuvres projetées. Il n’y a pas mieux, ou pire, que la réalité racontée toute crue. Voir <em>Il était une fois … Hollywood</em> avant le nouveau film de Quentin Tarantino !</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Le coffret Youssef Chahine</h3>
<p><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/naked-war-joseph-paris-manon-clouzot-montparnasse-2019/attachment/visuel-lautre-de-youssef-chahine-dr/" rel="attachment wp-att-26833"><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/02/Visuel-LAUTRE-de-Youssef-Chahine-©-DR-300x201.jpg" alt="L&#039;AUTRE de Youssef Chahine © DR" width="230"class="alignleft size-medium wp-image-26833" /></a>Je termine ce long papelard sur la sortie du coffret Youssef Chahine. Le cinéaste égyptien, chantre de la liberté et de la modernité, n’a jamais cessé avec ses œuvres de donner de l’air frais à son grand pays, prisonnier de la folie des hommes, des religieux et des dictateurs. Pour que sa voix porte, le cinéaste a essentiellement offert la parole aux femmes et aux penseurs. Tout pour emmerder les détenteurs du pouvoir ! <em>L’Autre, Le Destin, Silence&#8230; on tourne</em> méritent d’être redécouverts. Surtout par les temps qui courent !</p>
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		<title>Elle, de Paul Verhoeven</title>
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		<pubDate>Sun, 22 May 2016 08:05:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Les films de la Compétition officielle]]></category>
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		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
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		<category><![CDATA[Paul Verhoeven]]></category>
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		<category><![CDATA[viol]]></category>

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		<description><![CDATA[Hupperisation - Une femme forte et froide, bourgeoise violentée, un poil déséquilibrée : le type de rôle dans lequel on imagine très bien Isabelle Huppert. Verhoeven aussi.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Hupperisation</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/elle-paul-verhoeven-affiche.jpg" alt="Elle, de Paul Verhoeven" width="206" height="280" class="alignleft size-full wp-image-24231" /><strong>Qui ?</strong><br />
Paul Verhoeven, c’est une écrasante charge politique (<em>Starship Troopers</em>, <em>Black Book</em>), de l’érotisme fulgurant et controversée (<em>Spetters</em>, <em>Basic Instinct</em>, <em>Turkish Délices</em>), de la science-fiction visionnaire (<em>Total Recall</em>, <em>Robocop</em>). Souvent, tout ça à la fois. Et ce qu’on attend moins de ce cinéaste violent, outrancier et décomplexé, c’est le paradoxe d’un homme qui respecte la foi et les croyances et publie <em>Jésus de Nazareth</em> en 2010, fruit de trente années de recherches du « Jésus historique ». Sans se départir de son engagement, puisqu’il y suggère notamment que les miracles n’existent pas et que le Sauveur aurait des penchants homosexuels.</p>
<p><strong>Quoi ?</strong><br />
En mal de réalisation depuis qu’il a décidé de faire de son <em>Jésus de Nazareth</em> un livre au lieu d’un film, et que l’expérience de <em>Tricked</em> (un scénario participatif) s’est avérée plus enrichissante que véritablement qualitative, c’est en lisant <em>Oh…</em> du Français Philippe Djian que le Néerlandais a trouvé la matière à un nouveau long-métrage. <em>Elle</em>, adaptation libre de notre Djian national, avec au casting Isabelle Huppert dans le premier rôle, Laurent Laffite, Charles Berling, Anne Consigny, Virginie Efira, Vimala Pons. Un casting de rêve pour l’histoire de Michèle, présidente d’une florissante société de jeux vidéo, violée un jour par un inconnu, qui se met en tête de retrouver son agresseur. <span id="more-24229"></span></p>
<p><strong>Résultat des courses</strong><br />
Une femme forte et froide, bourgeoise violentée, un poil déséquilibrée : le type de rôle dans lequel on imagine très bien Isabelle Huppert. Verhoeven aussi, qui lui offre ce portrait de femme pragmatique à la résilience sans failles. Michèle/Huppert surmonte les épreuves, envers et contre tout. Et pourtant, jamais de pathos ni de mélo. Paul Verhoeven désamorce la violence grâce à la sobriété des interprétations, à l’humour grinçant omniprésent, à une mise en scène structurée comme une peinture de Mondrian : chaque chose est à sa place pour former un tout plus vrai que nature. Ni totalement thriller, ni totalement comédie, ni totalement subversion, <em>Elle</em> est un savant mélange de malaise et de loufoque, sorte d’improbable rencontre entre Michael Haneke et Judd Apatow. Depuis 24 ans que Paul Verhoeven n’était pas revenu présenter un film sur la Croisette (la dernière fois, c’était <em>Basic Instinct</em> en 1992), on l’avait un peu oublié, à tort. Le retour du Hollandais Violent au <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/69e-festival-international-film-cannes-2016/" title="11/05-22/05 : 69e Festival de Cannes">69e Festival de Cannes</a> s’accompagne d’un « Oh… » troublé et fasciné.</p>
<p>&nbsp;<br />
Elle <em>de Paul Verhoeven, avec Isabelle Huppert, Laurent Laffite, Charles Berling, Anne Consigny, Virginie Efira, Vimala Pons&#8230; France, Allemagne, 2015. En compétition au 69e Festival de Cannes. Sortie le 25 mai 2016. </em></p>
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		<title>My Life Directed By Nicolas Winding Refn, de Liv Corfixen</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Apr 2016 15:35:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yvan Pierre-Kaiser</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Danemark]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Winding Refn]]></category>
		<category><![CDATA[Ryan Gosling]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que Nicolas Winding Refn est de retour en Sélection officielle cannoise 2016 avec son dernier opus, The Neon Demon, voilà que nous parvient ce documentaire sur le tournage de...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/04/my-life-directed-nicolas-winding-refn-liv-corfixen-dvd.jpg" title="My Life Directed By Nicolas Winding Refn, de Liv Corfixen" alt="My Life Directed By Nicolas Winding Refn, de Liv Corfixen" width="206" height="280" class="alignleft size-full wp-image-23466" />Alors que Nicolas Winding Refn est de retour en <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/69e-festival-international-film-cannes-2016/" title="11/05-22/05 : 69e Festival de Cannes" target="_blank">Sélection officielle cannoise 2016</a> avec son dernier opus, <em>The Neon Demon</em>, voilà que nous parvient ce documentaire sur le tournage de son précédent film, <em>Only God Forgives</em>. Cela ne pourrait être qu’un bonus de DVD, façon « making of », sur les difficultés d’un tournage de 6 mois à Bangkok, mais partant d’un simple regard « behind the scenes », le film devient une réflexion intime et parfois cruelle sur les doutes d’un artiste et le péril dans lequel il met sa famille (et surtout son mariage). La réussite de ce projet est en grande partie due à l’identité de la réalisatrice, qui n’est autre que l’épouse de NWR… Loin d’une autofiction tournée au caméscope (un genre loin d’être honteux en soi, cf. Alain Cavalier et Chantal Akerman ou Naomi Kawase) où le tournage ne sert qu’à créer des moments de tensions pour mieux exhiber son malaise ou son narcissisme exacerbé, le documentaire de Liv Corfixen est une étude douloureuse et profondément honnête sur le métier de la création artistique.</p>
<p>Certes, voir Ryan Gosling faire le pitre avec les enfants du réalisateur danois est anecdotique (mais ça rend aussi assez jaloux, avouons-le) et le film a son lot de moments décalés (quand l’équipe accepte de participer à un festival local pour gagner assez d’argent afin de payer le bakchich destiné à la police taïwanaise), mais tout cela sert avant tout à montrer l’immersion totale que vit l’équipe. <span id="more-23463"></span></p>
<p>Ce projet est né sur le moment, sans écriture, sans préméditation. Ce côté brut est d’ailleurs assez séduisant : Liv Corfixen n’est pas en train de démontrer quoi que ce soit, elle est simple témoin – parfois avec la maladresse de son inexpérience derrière une caméra – des tensions et des affres dans lesquels se projette son mari. Son insistance à le filmer, à l’interroger sur son ressenti sont d’ailleurs des instants ambiguës, entre cinéma–vérité et malaise total. Malgré toute son affection, elle reste étrangère à ses doutes et lui n’arrive pas à communiquer pourquoi il est persuadé de foncer droit dans le mur avec ce projet.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/04/ryan-gosling-nicolas-winding-refn-my-life-directed-by.jpg" alt="My Life Directed By Nicolas Winding Refn, de Liv Corfixen" title="My Life Directed By Nicolas Winding Refn, de Liv Corfixen" width="280" height="157" class="alignright size-full wp-image-23468" />Situé entre le <em>Heart of Darkness</em> d’Eleanor Coppola et le <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/making-of-shining-vivian-kubrick/" title="Making of The Shining par Vivian Kubrick" target="_blank">making of de <em>Shining</em></a>, ce « petit » film est la suite logique du documentaire <em>The Gambler</em> où l’on suivait NWR et son épouse suite à l’échec total que fut <em>Inside Job</em>. Y aura-t-il une suite aux mésaventures du couple danois ? Est-ce la naissance d’un feuilleton documentaire éparpillé çà et là, dont les épisodes sont autant de pièces clairsemées au gré des regards et projets ? Ce qui est certain, c’est que Liv Corfixen a pris goût au métier de réalisatrice comme elle le confirmait lors d’une rencontre où assistait aussi son mari. Les voir ainsi côte à côte, ayant accompli une thérapie de couple (de leur propre aveu), loquaces et détendus donne envie de les accompagner encore un peu dans ce voyage au bout des ténèbres qu’est la création. Un chemin de croix et de joie que Liv Corfixen a réussi à montrer avec beaucoup de tendresse et de sincérité.</p>
<p>&nbsp;<br />
My Life Directed By Nicolas Winding Refn<em> de Liv Corfixen, avec Nicolas Winding Refn, Liv Corfixen, Ryan Gosling&#8230; Danemark, 2015. Sortie DVD et VOD le 27 avril 2016.</em></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/lzsfkx/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
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		<title>Desierto, de Jonas Cuarón</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Apr 2016 20:57:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Gael Garcia Bernal]]></category>
		<category><![CDATA[Mexique]]></category>
		<category><![CDATA[survival]]></category>
		<category><![CDATA[thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans le désert, personne ne vous entendra hurler de douleur. Peut-être, répercuté sur les montagnes environnantes, percevra-t-on l&#8217;écho de la balle qui vous traversera de part en part. Tel est...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/04/desierto-affiche.jpg" alt="Desierto, de Jonas Cuarón" title="Desierto, de Jonas Cuarón" width="207" height="280" class="alignleft size-full wp-image-23388" />Dans le désert, personne ne vous entendra hurler de douleur. Peut-être, répercuté sur les montagnes environnantes, percevra-t-on l&#8217;écho de la balle qui vous traversera de part en part. Tel est le quasi point de départ de <em>Desierto</em>, premier long-métrage de Jonas Cuarón qui a de qui tenir… En effet, le fils d&#8217;Alfonso Cuarón a déjà signé le court <em>Aningaaq</em>, miroir terrestre de <em>Gravity</em> renvoyant à la discussion que tenait Sandra Bullock avec un Inuit à quelques centaines de milliers de kilomètres de distance. Et on retrouve dans ce <em>Desierto</em> cette même ambiance de huis clos, en pleine nature sauvage. Car il s&#8217;agit là de l&#8217;affrontement de deux hommes. L&#8217;un qui doit survivre (Gael Garcia Bernal, toujours aussi magnétique et qui produit le film, comme un remerciement au fils de celui qui le lança dans le cinéma) et l&#8217;autre, chasseur d&#8217;immigrés mexicains (Jeffrey Dean Morgan, bien trop rare). Autour d&#8217;eux, les corps de ceux qui viennent d&#8217;être assassinés, tandis qu&#8217;ils essayaient de gagner les Etats-Unis, la terre promise. Et pour seul bruit, hormis celui du vent, le claquement des aboiements d&#8217;un chien amateur de chair humaine&#8230; </p>
<p>Des films de chasse à l&#8217;homme, de traques en terres hostiles, il y en a pléthore. On ne compte plus les <em>Délivrance</em>, <em>Vieux Fusil</em> et autre <em>Predator</em>. L&#8217;homme est un loup pour l&#8217;homme et tous les moyens sont bons pour survivre. <em>Desierto</em>, porté par la musique toujours pompeuse et fascinante de Woodkid, n&#8217;échappe pas à toutes les bonnes règles à suivre pour réussir son film. <span id="more-23385"></span>L&#8217;empathie pour le héros (qui aide son prochain comme il se doit), la haine fétide contre le chasseur (dont les motivations sont balayées par un simple racisme anti-Mexicains que ne renierait pas Donald Trump), des paysages à couper le souffle (le pendant aride de <em>The Revenant</em> d&#8217;Alejandro González Iñárritu), une jeune fille en danger, un animal malfaisant qui rôde, la mort à chaque tournant, brutale et sanguinolente, le face-à-face final. Et pourtant, le film happe, provoque des sueurs froides malgré le sol craquelé uniquement nourri du sang des corps qui tombent. Et le dernier quart d&#8217;heure est autant tragique qu&#8217;absurde. Un jeu du chat et de la souris autour d&#8217;une montagne escarpée. Comme un cartoon de <em>Bip bip et Coyote</em> où il en va de sa survie. Un film presque muet où tout réside dans l&#8217;émotion des deux protagonistes, traqueur et chassé. Deux visages crispés, l&#8217;un pour tuer, l&#8217;autre pour tenter de survivre. Deux visages qui ne se feront jamais face pour tenter de comprendre pourquoi ils en sont là, réduits à l&#8217;état d&#8217;animaux sauvages. Deux pertes d&#8217;humanité qui s&#8217;affrontent en terre inconnue. Ne reste que le désert, personnage principal qui lui, reste immuable. La nature l&#8217;emporte toujours…</p>
<p>&nbsp;<br />
Desierto<em> de Jonas Cuarón, avec Gael Garcia Bernal, Jeffrey Dean Morgan, Alondra Hidalgo, Diego Catano… Mexique, 2015. Sortie le 13 avril 2016.</em> </p>
<p><center><script type="text/javascript" src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/lr385x/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
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		<title>Cinéma Master Class : trois inédits pour les vacances</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Jul 2015 21:37:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[comédie]]></category>
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		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>

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		<description><![CDATA[De l’inédit. De la rareté. De l’exclusivité. De l’horreur. De l’amour. De la tragédie. De la romance. Trois films à découvrir ou à redécouvrir, comme dit la chanson.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>De l’inédit. De la rareté. De l’exclusivité. De l’horreur. De l’amour. De la tragédie. De la romance. Trois films à découvrir ou à redécouvrir, comme dit la chanson. Une claque par Jerzy Skolimowski. Une baffe par Stanley Kramer. Une fessée par Lina Wertmuller. Du cinéma qui fait circuler le sang.</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/07/cri-sorcier-jerzy-skolimowski-alan-bates.jpg" alt="Le Cri du sorcier, de Jerzy Skolimowski" title="Le Cri du sorcier, de Jerzy Skolimowski" width="250" height="167" class="alignleft size-full wp-image-22267" /><strong><em>Le Cri du sorcier</em> de Jerzy Skolimowski avec Alan Bates, Susannah York, John Hurt, Tim Curry&#8230;</strong></p>
<p>Comme chaque année, le docteur Robert Graves organise un tournoi de cricket entre les membres de son asile psychiatrique et les habitants du petit village voisin. Afin d’arbitrer la partie, il s’associe au mystérieux Charles Crossley persuadé d’avoir le pouvoir surnaturel de tuer grâce à son cri. Le patient se lance dans le récit de sa vie, marqué par l’apprentissage de la magie chez une tribu aborigène d’Australie, au cours duquel il a tué ses deux enfants. Ce n’est que le début d’un parcours terrifiant, qui va le mener chez les Filding, un couple anglais tout ce qu’il y a de plus normal, sur lequel il va exercer son emprise maléfique.<br />
Jerzy Skolimowski, compère de Roman Polanki avec qui il coécrit le scénario et les dialogues de son premier film, <em>Le Couteau dans l’eau</em>, représente la figure explosive du nouveau cinéma polonais des années 1960. Quand on évoque l’homme, on parle d’un cinéaste génial et touche-à-tout, un auteur de caractère capable d’atteindre les cimes de son art puis d’exploser en plein vol le film suivant. Si vous ne connaissez pas cet artiste culte, vous êtes de sacrés veinards ! <span id="more-22261"></span><br />
<em>Le Cri du sorcier</em> s’inscrit dans la période britannique de son auteur. A l’instar de Roman Polanski, Jerzy Skolimowski n’hésitera pas à voir du pays pour échapper à la censure du système communiste (il tournera même aux Etats-Unis). <em>Le Cri du sorcier</em>, récompensé par le Grand Prix du jury à Cannes en 1978, rassemble la crème des acteurs britanniques autour d’un scénario inspiré d’une courte nouvelle du romancier Robert Graves. Une histoire fantastique absolument terrifiante. Un homme mystérieux s’incruste dans la vie d’un couple sans histoires et le menace de son pouvoir, un cri si puissant qu’il tue instantanément qui l’entend. Un peu comme la mouche qui pète mais en moins fort.<br />
Skolimowski crée une œuvre sensorielle où le son devient l’élément moteur de l’image. Naît le trouble, une vilaine sensation d’insécurité où plane la magie d’un autre âge. La côte anglaise battue par le vent semble habitée par les esprits de la lande.<br />
Fans de Roman Polanski, du Peter Weir de la première heure, de David Cronenberg et David Lynch, réjouissez-vous !</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/07/theorie-dominos-stanley-kramer-gene-hackman.jpg" alt="La Théorie des dominos, de Stanley Kramer" title="La Théorie des dominos, de Stanley Kramer" width="250" height="164" class="alignleft size-full wp-image-22266" /><strong><em>La Théorie des dominos</em> de Stanley Kramer avec Gene Hackman, Candice Bergen, Richard Widmark, Mickey Rooney, Elie Wallach&#8230;</strong></p>
<p>Roy Tucker est un homme brisé. Vétéran du Vietnam où il a acquis une adresse incroyable au tir, il a tout perdu de retour à la vie civile, en tuant le mari violent d’Ellie, la femme qu’il aime. Résigné à passer sa vie en prison, la chance semble enfin lui sourire quand un mystérieux représentant du gouvernement lui offre la liberté en échange d’une unique mission, de sa totale collaboration et de son silence absolu. Il embarque pour l’Amérique du Sud avec pour consigne de tuer une figure politique importante. Mais les choses ne vont pas se passer comme prévues pour le mercenaire au cœur d’une conspiration tentaculaire.<br />
<em>La Théorie des dominos</em> souffre de la comparaison des travaux de Sydney Pollack et William Friedkin, deux spécialistes du thriller politico-sociéto-psychologique acclamés à la même époque par la critique et le public. Sorti en 1976 dans un relatif anonymat, le film, ni transcendant ni honteux, semble noyé dans la masse des œuvres flamboyantes du Nouvel Hollywood. Stanley Kramer, avouons-le, grand faiseur de comédies sautillantes, n’est pas l’homme de la situation. <em>La Théorie des dominos</em> signera même la fin de sa carrière. Triste. Les interprètes prestigieux surclassent une mise en scène trop pépère. Pourtant, il y a assez de suspense et d’âpreté pour trouver à <em>La Théorie des dominos</em> un charme très « années 1970 » à la fois couillu et désuet. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/07/amour-sang-lina-wertmuller-mastroianni.jpg" alt="D&#039;amour et de sang, de Lina Wertmuller" title="D&#039;amour et de sang, de Lina Wertmuller" width="250" height="168" class="alignleft size-full wp-image-22268" /><strong><em>D’amour et de sang</em> de Lina Wertmuller avec Marcello Mastroianni, Sophia Loren, Giancarlo Giannini&#8230;</strong></p>
<p>Aux prémices de la Seconde Guerre mondiale, alors que le fascisme s’empare de l’Italie, la mafia sicilienne est dévorée par des luttes intestines qui éclaboussent de sang les rues d’Italie jusqu’à celles de New York. Dans ce climat délétère, Titina perd son mari, brutalement assassiné par la pègre. Alors que Spallone, de retour d’un exil de dix ans, succombe aux charmes de la jeune veuve, Nick, un petit truand décidé à venger le meurtre de son cousin, revient au pays et s’éprend également de Titina. La rivalité entre les deux hommes grandit, et empoisonne la vie du trio, alors que la guerre approche&#8230;<br />
Sophia Loren, veuve éplorée maquillée comme un camion volé, crie sa haine de la mafia. Les ruelles résonnent de ses pleurs. Marcello Mastroianni, affublé d’une fausse barbe, revient au pays l’air paumé, l’œil triste et la mine déconfite. Oui, mais pourquoi ? Giancarlo Giannini (acteur du cru aux mille rôles et acteur fétiche de Lina Wertmuller), sapé comme un maquereau, vocifère des insanités le cigare aux lèvres. Saleté de petite frappe !<br />
Autant ne rien vous cacher. La vie à trois, c’est la chiotte ! On ne se partage pas Sophia Loren. <em>D’amour et de sang</em> est un film à l’italienne. Baroque, bruyant, coloré, bavard et généreux. </p>
<p style="font-size:90%"><em>Le Cri du sorcier</em>, <em>La Théorie des dominos</em> et <em>D’amour et de sang</em> sont disponibles en DVD et combo DVD/blu-ray chez ITV Studios.</p>
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		<title>The Duke of Burgundy, de Peter Strickland</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Jun 2015 22:20:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yvan Pierre-Kaiser</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[homosexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Peter Strickland]]></category>
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		<description><![CDATA[Il y a des films qui vous transpercent. Des films qui, une heure et demie auparavant n’existaient pas et après, qui sont tout. Des œuvres d’une telle beauté que la seule envie qui se saisit de vous après...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/06/duke-of-burgundy-peter-strickland.jpg" alt="The Duke of Burgundy, de Peter Strickland" title="The Duke of Burgundy, de Peter Strickland" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-22134" />Il y a des films qui vous transpercent. Des films qui, une heure et demie auparavant n’existaient pas et après, qui sont tout. Des œuvres d’une telle beauté que la seule envie qui se saisit de vous après visionnage – pour peu que vous soyez porté sur la chose, on se comprend – c’est d’écrire à leur sujet. Ecrire des choses belles et émouvantes, trouver des phrases aux tournures infiniment poétiques, des phrase qui s’imprimeront durablement dans la mémoire des lecteurs, à tel point qu’ils n’auront pas d’autre choix que d’aller au cinéma pour calmer l’incendie que ces mots auront allumé en eux. De tels films existent, <em>The Duke of Burgundy</em> en fait partie. Mais je serais incapable d’en approcher le mystère ou la beauté formelle avec les maigres mots que je maîtrise. Parce que ce rêve fou qui a germé – égaler la splendeur du film par une critique toute aussi éloquente et réussie – est totalement vain.</p>
<p>Le film de Peter Strickland raconte une histoire d’amour entre deux femmes. Une histoire de domination et de jeu de rôles. Une histoire où les codes et les règles ont une importance primordiale. Et quand, au sein de cette histoire de leurs histoires, l’une d’entre elles sort de son rôle, leur relation se crispe.</p>
<p>Qu’est-ce que le désir et comment naît-il ? Comment s’entretient-il ? La fiction est–elle finalement plus forte que la froide réalité ? Les thèmes et questionnements qui traversent <em>The Duke of Burgundy</em> sont bien connus. Comme toutes les œuvres fétichistes, ce n’est pas le fond qui va marquer durablement la rétine, mais la forme. La forme que cette quête de désir va prendre et les abîmes dans lesquels les personnages vont plonger pour assouvir leurs désirs. <span id="more-22129"></span></p>
<p>Fétichisme, le mot est tombé. Le film entier, en soi est un objet, un bel objet. Il n’y a pas un plan qui ne soit pas soigné, méticuleusement pensé. L’image est sublime, la lumière et les couleurs ravissent le regard à chaque instant. Et dans ce bel objet, que l’on a envie de poser chez soi, d’exposer pour embellir son intérieur, chaque objet, chaque décor est beau. Les verres à eau sont superbes. Le film célèbre le moindre détail comme si c’était un tableau de maître. Il suffit de voir ce plan sur des culottes qui trempent dans de l’eau savonneuse pour succomber au culte qu’instaure le film.</p>
<p>Ainsi, on est entraîné, fasciné dans un univers uniquement peuplé de femmes, dans un village qui pourrait être un pays d’Europe de l’Est. La période est incertaine, peut-être les années 1960-1970… Toutes les femmes assistent à des conférences de « lépidoptéristes », les experts en papillons. D’ailleurs, le seul « homme » de tout le film est ce fameux Duke, vous l’aurez compris, c’est un papillon : la Lucine…</p>
<p><em>The Duke of Burgundy</em> est une œuvre énigmatique, un labyrinthe sensoriel exquis. Ceux qui ont vu le précédent film du réalisateur, le sublime <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/berberian-sound-studio-peter-strickland-giallo/" title="Berberian Sound Studio, de Peter Strickland">Berberian Sound Studio</a></em> savent à quoi s’attendre (ou presque…). Il y a dans une séquence de ce film vénéneux et tendre à la fois plus de « cinéma » que dans la majorité des sorties annuelles*.</p>
<p>Ainsi, on constate à quel point l’auteur tente de s’approcher de l’émerveillement qu’il a ressenti en se laissant emporter par les ailes de ce long-métrage envoûtant. Et à quel point il retombe irrémédiablement dans la basse description d’émotions sincères mais esthétiquement inadéquates.</p>
<p><em>The Duke of Burgundy</em>, c’est le cinéma en tant que geste. La beauté de ce geste, et de ceux qui sont filmés, le talent artisanal presque, de la fabrication et l’assommante beauté d’une fiction qui se déroule – semble-t-il – au moment même où l’on regarde. Car c’est là le grand mystère de ce film, celui qui me hante depuis que je l’ai vu (mais en suis-je si sûr ?) : j’ai l’impression que le film n’existe pas en dehors de sa projection, qu’une fois le visionnage terminé, il retourne dans les eaux profondes d’où il a émergé. Et ainsi je justifie mon incapacité à en parler, car j’essaye de cerner une œuvre qui m’échappe, qui échappe au triste réel (triste langage), car elle appartient à un monde où l’imaginaire détient à lui seul les clés de la compréhension.</p>
<p>Et j’envie ce film de vivre là où j’ai toujours voulu exister. Et je le remercie de m’y transporter et de me donner à vivre l’amour de ces femmes, un amour de l’image, passion ô combien dangereuse et insatiable.</p>
<p style="font-size:90%">*La phrase donc qui aurait dû figurer sur l’affiche du film… Ô Vanité quand tu nous tiens…</p>
<p>&nbsp;<br />
The Duke of Burgundy <em>de Peter Strickland, avec Sidse Babett Knudsen, Chiara D’Anna, Eugenia Caruso&#8230; Royaume-Uni, 2015. Sortie le 17 juin 2015.</em></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/szvvx3/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
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