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	<title>Grand Écart &#187; Afrique</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>02/10-14/10 : 30e Festival du film arabe de Fameck</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Oct 2019 12:24:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pense-bête]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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		<description><![CDATA[De quoi s&#8217;agit-il ? Le Festival du film arabe de Fameck fête ses 30 ans ! Au programme, plus de quarante films présentés : des longs-métrages de fiction, des documentaires,...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/09/festival-film-arabe-fameck-2019.jpg" alt="30e Festival du film arabe de Fameck" width="177" height="250" class="alignleft size-full wp-image-27265" /><strong>De quoi s&#8217;agit-il ?</strong></p>
<p>Le Festival du film arabe de Fameck fête ses 30 ans ! Au programme, plus de quarante films présentés : des longs-métrages de fiction, des documentaires, des courts-métrages, dont beaucoup inédits ou en avant-première, et six sections compétitives avec pour objectif de promouvoir une cinématographie émergente.<br />
Une sélection hors compétition intitulée « Ouverture sur le monde » est aussi proposée. Elle réunit des films qui ne sont pas produits par des pays du monde arabe mais qui y sont liés par les thématiques qu’ils traitent (Israël, Afghanistan, Iran, etc.). Le jury des longs-métrages de cette 30e édition sera présidé par le réalisateur et scénariste Philippe Faucon.</p>
<p>Avec près de 110 projections sur 10 jours, vous aurez la possibilité de découvrir les productions de pays comme le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, l’Égypte, et bien d&#8217;autres encore. Un événement à ne pas manquer !</p>
<p><em>&raquo; Plus d&#8217;infos sur le site du <a href="https://www.cinemarabe.org/" target="_blank">Festival du film arabe de Fameck</a></em></p>
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		<title>08/09-10/09 : 7e Festival FIFDA</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Jun 2017 05:32:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sarah Briffa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pense-bête]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>

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		<description><![CDATA[De quoi s&#8217;agit-il ? Le Festival international de films de la diaspora africaine, aka le FIFDA, c’est un week-end pour diffuser et promouvoir une sélection de films issus d’Afrique et...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/07/fifda-2017.jpg" alt="fifda 2017" width="280" height="156" class="alignleft size-full wp-image-25918" /><strong>De quoi s&#8217;agit-il ?</strong></p>
<p>Le Festival international de films de la diaspora africaine, aka le FIFDA, c’est un week-end pour diffuser et promouvoir une sélection de films issus d’Afrique et de sa diaspora. Renforcer leur présence dans le cinéma mondial, créer une ambiance conviviale et informelle, tel est l’objectif du FIFDA, à retrouver dans trois cinémas parisiens : Le Lincoln, la Clef et le Cinéma Etoile Lilas. 12 projections au total, dont certaines inédites, suivies de débats et de rencontres. Mais pas de compétition ! Du 8 au 10 septembre 2017.</p>
<p><em>&raquo; Plus d&#8217;informations sur le site du <a href="http://fifda.org/" target="_blank">FIFDA</a></em></p>
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		<title>The Last Face, de Sean Penn</title>
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		<pubDate>Wed, 18 May 2016 21:19:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Les films de la Compétition officielle]]></category>
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		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
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		<description><![CDATA[Un film sur <em>« un amour impossible… entre un homme… et une femme »</em> (sic). Les premières images font peur, et le reste n’est guère mieux...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/The-Last-Face_photo.jpg" alt="The Last Face, de Sean Penn" width="280" height="186" class="alignleft size-full wp-image-23516" /><strong>Qui ?</strong><br />
Sean Penn n’est jamais où on l’attend. Le beau gosse des années 1980, sorte de nouveau James Dean, a peu à peu mué en acteur-réalisateur engagé. <em>La Dernière Marche</em>, <em>Harvey Milk</em>, <em>Into the Wild</em>, campagne contre l’intervention américaine en Irak en 2003, humanitaire en Haïti ou en Louisiane, reporter gonzo menant à l’arrestation du narco-trafiquant El Chapo… Aucun sujet ne lui échappe, tout le concerne. A Cannes aussi, il a tenu tous les rôles. Prix d’interprétation masculine pour <em>She’s so Lovely</em>, président du jury (remettant la Palme d’or à <em>Entre les murs</em>) et réalisateur en compétition, avec <em>The Pledge</em>. Cette connaissance des arcanes cannoises le mènera-t-il au plus haut ?</p>
<p><strong>Quoi ?</strong><br />
Dans <em>The Last Face</em>, Sean Penn met en scène celle qui n’était pas encore son ex, Charlize Theron, tombant sous le charme de Javier Bardem, au sein d’une ONG plongée dans une guerre civile au Liberia. Au casting décidément international, on retrouve également Adèle Exarchopoulos et Jean Reno. Outre la thérapie conjugale un peu hasardeuse, on attend du réalisateur qu’il tire le meilleur de sa propre expérience avec les ONG et les zones de conflit. On se doute qu’il dénoncera avec violence les horreurs de la guerre, on espère sans trop de grandiloquence et de naïveté. De tout ça, on peut craindre le pire comme le meilleur. Sean Penn, jamais où on l’attend.</p>
<p><strong>Résultat des courses</strong><br />
Un film sur <em>« un amour impossible… entre un homme… et une femme »</em> (sic). Les premières images font peur, et le reste n’est guère mieux. Côté cinématographie (regroupons-y la mise en scène, la direction et le jeu d’acteurs, le scénario, le montage, les dialogues, les décors, la musique), c’est zéro. Oui, ça peut paraître cruel, mais il faut bien le remarquer : la réalisation de <em>The Last Face</em> est si mauvaise qu’il doit bien y avoir une place pour elle quelque part dans le <em>Guinness Book</em>. Sean Penn s’inspire à la fois de Terrence Malick (mais même le plus mauvais des Malick est mieux réalisé que <em>The Last Face</em>) et d’une pub pour une ONG. Trop occupé par son nombril, le cinéaste américain (à qui l&#8217;on doit pourtant <em>The Indian Runner</em> et <em>Into The Wild</em>) a oublié de rendre l’histoire crédible, de diriger correctement les comédiens (question rhétorique : Jean Reno est-il comédien ?), de proposer une véritable réflexion sur un tel sujet.</p>
<p>Bien sûr, peut-on vraiment dire d’un mauvais film qu’il est mauvais sans paraître insensible, dès lors qu’il est plein de bons sentiments ? Sean Penn veut provoquer chez le spectateur une prise de conscience en lui montrant les atrocités de la guerre (lacérations, viols, amputations, enfants-soldats… tout y passe). L’intention est louable, mais cachée sous une telle couche de narcissisme (Wren, l’alter ego fantasmé de Sean ?) et de lourdeur (à côté, <em>Urgences</em> est d’une subtilité rare) qu’elle manque son but. <em>The Last Face</em> nous apprend principalement que les méchants sont vraiment méchants, mais ne nous renseigne pas tellement sur ce qui a rendu possibles ces conflits. A part quelques mots sur le rôle des Etats-Unis et de l’Europe au milieu du film (une vingtaine de secondes, en arrondissant généreusement) et un joli discours final sur la notion de « réfugié » &#8211; malgré, ici aussi, beaucoup de narcissisme. Si « l’espoir d’un monde meilleur » que Sean Penn entrevoit n’a que <em>The Last Face</em> comme défenseur, la planète a du souci à se faire. Espérons au moins que les millions engloutis dans ce projet soient en partie reversés à une fondation humanitaire.<br />
<em>(<a href="http://www.grand-ecart.fr/auteur/jnb/" target="_blank">JNB</a>)</em></p>
<p>&nbsp;<br />
The Last Face<em> de Sean Penn, avec Charlize Theron, Javier Bardem, Adèle Exarchopoulos, Jean Reno… Etats-Unis, 2016. En compétition au 69e Festival de Cannes.</em></p>
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		<title>26/05-31/05 : Festival Cinémas d&#8217;Afrique 2015</title>
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		<pubDate>Mon, 25 May 2015 22:40:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pense-bête]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>

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		<description><![CDATA[De quoi s’agit-il ? Cannes terminé, un autre festival prend le relais ! Le monde du septième art ne dort jamais. Les cinéphiles se donnent rendez-vous à Angers pour la...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/festival-cinémas-d-afrique.jpg" alt="Festival Cinémas d&#039;Afrique" width="280" height="198" class="alignleft size-full wp-image-22010" /><strong>De quoi s’agit-il ?</strong></p>
<p>Cannes terminé, un autre festival prend le relais ! Le monde du septième art ne dort jamais. Les cinéphiles se donnent rendez-vous à Angers pour la 15e édition de Cinémas d’Afrique. Bien loin des strass et paillettes, ce festival a vocation à faire connaître les cultures africaines à travers des œuvres de tout le continent. Misère, joie, colère… Toutes les émotions y sont présentes. Mais ce qui compte le plus pour les organisateurs, c’est les hommes et femmes qui vivent là-bas.<br />
Cette année, 17 films sont au programme : 8 longs-métrages, 9 courts. Un programme riche, d’Algérie à Madagascar, en passant par le Ghana.<br />
Rendez-vous à Angers du 26 au 31 mai.</p>
<p><em>Toutes les informations sont disponibles sur le site de l’<a href="http://cinemasdafrique.asso.fr/wp/festival-actualites/" target="_blank" rel="nofollow" class="broken_link">association Cinémas et cultures d’Afrique</a>.</em></p>
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		<title>25/11-02/12 : 36e Festival des Trois Continents</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Nov 2014 10:22:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pense-bête]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>

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		<description><![CDATA[De quoi s&#8217;agit-il ? S&#8217;aventurer sur les terres d&#8217;un septième art austral souvent méconnu pour épancher la soif de découverte d&#8217;un public toujours plus nombreux. Telle est la mission que...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/09/festivaltroiscontinents.jpg" alt="Festival des 3 continents 2014" title="Festival des 3 continents 2014" width="220" height="117" class="alignleft size-full wp-image-19347" /><strong>De quoi s&#8217;agit-il ?</strong></p>
<p>S&#8217;aventurer sur les terres d&#8217;un septième art austral souvent méconnu pour épancher la soif de découverte d&#8217;un public toujours plus nombreux. Telle est la mission que s&#8217;est fixé, à chaque fin du mois de novembre, le festival nantais des Trois Continents, et ce depuis maintenant 35 ans. Cette nouvelle édition comprendra encore une fois son lot de fictions et de documentaires venus d&#8217;Afrique, d&#8217;Amérique latine et d&#8217;Asie. Dix œuvres inédites et dix autres présentées en avant-première seront à découvrir dans le cadre de la sélection officielle, en compétition et hors compétition. Le festival proposera également de remonter le fil d&#8217;une histoire souvent discontinue, celui du cinéma colombien. Ou de s&#8217;intéresser au parcours aussi atypique qu&#8217;incontournable de Yu Lik-wai, directeur de la photographie de Jia Zhang-ke et cinéaste a ses heures. Autant de nouvelles raisons de s&#8217;enthousiasmer devant la vitalité du cinéma du Sud. </p>
<p><em>&raquo; Plus d&#8217;informations sur le site officiel du <a href="http://www.3continents.com/fr/" target="_blank" rel="nofollow"></em>Festival des Trois Continents<em></a></em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>The Good Lie, de Philippe Falardeau</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Sep 2014 07:00:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[comédie dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[guerre]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan]]></category>

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		<description><![CDATA[Ca, ça m'énerve - Reese Witherspoon fait partie des actrices que j’adore. C’est parfaitement irrationnel, ne me demandez pas pourquoi. Peut-être parce que je l’avais découverte dans <em>Freeway</em> et...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Ca, ça m’énerve</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/09/the-good-lie-falardeau-reese-witherspoon.jpg" alt="The Good Lie, de Philippe Falardeau" title="The Good Lie, de Philippe Falardeau" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-19207" />Reese Witherspoon fait partie des actrices que j’adore. C’est parfaitement irrationnel, ne me demandez pas pourquoi. Peut-être parce que je l’avais découverte dans <em>Freeway</em> et que ce film m’avait fait mal aux dents, et parce que malgré des <em>Revanche</em> et autre <em>Contre-attaque</em> d’une blonde, elle retombe toujours sur ses pattes (voir son rôle de femme fatale abîmée dans <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/mud-jeff-nichols/" title="Mud, de Jeff Nichols" target="_blank">Mud</a></em>). Et puis elle a cette petite tête de hamster qui ne la rend pas vraiment magnifique mais qui me la fait imaginer drôle et vraiment sympa. Quoi qu’il en soit, c’est parce qu’elle joue dans <em>The Good Lie</em> que je me suis décidé à aller le voir en projection au <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/40e-festival-cinema-americain-deauville-costa-gavras-2014/" title="05/09-14/09 : 40e Festival du cinéma américain de Deauville" target="_blank">40e Festival de Deauville</a>.</p>
<p><em>A priori</em>, l’histoire vraie des orphelins du Soudan passée à la moulinette par la grosse machine hollywoodienne me donnait envie de passer mon tour. Et croyez-le ou non : j’aurais vraiment dû passer mon tour. Imaginez <em>Hôtel Rwanda</em> à la sauce <em>Rasta Rockett</em>, vous y serez à peu près. <em>The Good Lie</em> (« le bon mensonge », une expression qu’on trouve dans <em>Les Aventures d’Huckleberry Finn</em> de Mark Twain et qui est expliquée plusieurs fois dans le film, au cas où l’auditoire serait sur le banc de touche) profite du sensationnalisme de son sujet pour en faire une espèce de comédie dramatique malodorante et stupide qui aligne les clichés sur le bon sauvage (une expression jadis popularisée par Jean-Jacques Rousseau qui n’est pas expliquée dans <em>The Good Lie</em>). L’Africain découvre les saints Etats-Unis, avec ses étranges gâteaux en gelée, sa malbouffe bénie, ses téléphones et ses kits mains libres, son électricité, ses patinoires… De quoi montrer encore davantage les Etats-Unis comme un paradis où les orphelins soudanais vont enfin trouver le repos, même s’ils se heurtent à quelques injustices (une comédie dramatique ne le serait pas sans quelques opposants) : un patron inhumain, une administration en surplace, une ombre du passé qui surgit. <span id="more-19204"></span></p>
<p><em>The Good Lie</em> est dégoulinant de bons sentiments ; on se demande d’ailleurs s’il n’est pas financé par une ligue chrétienne quelconque. Ou par Benetton. J’ai vu il y a peu dans le métro une affiche pour le film <em>Nos étoiles contraires</em> qui avait poussé l’exercice de la platitude critique jusqu’à mettre en avant un <a href="https://twitter.com/grandecart" target="_blank" rel="nofollow" class="broken_link">tweet</a> d’un(e) obscur(e) inconnu(e) (espérons qu’il/qu’elle le reste) disant ceci (en substance) :</p>
<p><em>« On rit et on pleure, c’est génial »</em></p>
<p>Voilà, ca y est, c’est la fin du journalisme et de l’exercice critique : rire et pleurer, une finalité. Si tu veux rire et pleurer, il suffit de demander à un ami de te chatouiller, puis de te mettre une beigne, pas la peine de perdre dix euros au cinéma. <em>The Good Lie</em> est pensé pour rire et pleurer. D’abord la situation dramatique (la guerre au Soudan – <strong>deux millions</strong> de morts – qui ne fait pourtant pas pleurer grand monde dans la vraie vie), puis l’alignement des clichés pour se détendre et rigoler, puis un drame humain (la perte d’<strong>un</strong> frère), tire-larmes parce que si possiblement proche de nous (rassurez-vous, ça va bien finir). Peu importe que tout ça soit approximatif, mal fait, que ça ne tienne que sur une pseudo-authenticité (les acteurs principaux sont de véritables réfugiés soudanais), <em>The Good Lie</em> semble parti pour drainer tout un public qui pense que « rire et pleurer » devant un film en fait un chef-d’œuvre (pauvre Fritz Lang).</p>
<p>Le plus triste, dans tout ça, c’est que le réalisateur, le Québécois Philippe Falardeau, est spécialisé en relations internationales et a déjà participé à un documentaire sur la situation au Soudan. Il a aussi débuté dans la réalisation avec l’émission <em>Surprise sur prise</em>. Pour <em>The Good Lie</em>, Falardeau s’est davantage inspiré de la caméra cachée que de la caméra témoin.</p>
<p>&nbsp;<br />
The Good Lie <em>de Philippe Falardeau, avec Reese Witherspoon, Arnold Oceng, Femi Oguns, Ger Duany, Corey Stoll&#8230; Etats-Unis, 2013. Prix du jury du 40e Festival du film américain de Deauville.</em></p>
]]></content:encoded>
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