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	<title>Grand Écart &#187; Tunisie</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Dachra, d&#8217;Abdelhamid Bouchnak</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Feb 2019 17:57:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[cannibalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Gérardmer]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[sorcellerie]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>

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		<description><![CDATA[Tunisie interdite - Parfois chez Grand Écart, on n’est pas d’accord. Projeté au 26e Festival du film de Gérardmer, Dachra, premier long-métrage du réalisateur tunisien Abdelhamid Bouchnak, a...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2>Tunisie interdite</h2>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/02/dachra-abdelhamid-bouchnak.jpg" alt="Dachra, d&#039;Abdelhamid Bouchnak" title="Dachra, d&#039;Abdelhamid Bouchnak" width="280" height="155" class="alignleft size-full wp-image-26757" />Parfois chez Grand Écart, on n&#8217;est pas d&#8217;accord. Projeté au <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/26e-festival-film-fantastique-gerardmer/" title="30/01-3/02 : 26e Festival du film fantastique de Gérardmer">26e Festival du film de Gérardmer</a>, <em>Dachra</em>, premier long-métrage du réalisateur tunisien Abdelhamid Bouchnak, a divisé, tout en faisant converger l&#8217;équipe sur les évidentes qualités du film. Voici ce qu&#8217;en pensent <a href="http://www.grand-ecart.fr/auteur/ar/" target="_blank">Alessandro</a> (<em>plutôt pour</em>) et <a href="http://www.grand-ecart.fr/auteur/jnb/" target="_blank">JNB</a> (<em>plutôt contre</em>).</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Plutôt pour</h3>
<p>L’épouvante est-elle plus douce au soleil ? Pas vraiment, si l’on en croit le premier film d’un jeune réalisateur tunisien à la technique très sûre qui a déjà fait son petit effet dans tous les festivals où il a été présenté avant Gérardmer. Film de genre totalement assumé et parfaitement maîtrisé, <em>Dachra</em> est avant tout le nom d’un village sinistre où atterrit un trio d’étudiants en journalisme pour les besoins d’un reportage. Des maisons délabrées, des boyaux suspendus comme des chaussettes sur un fil à linge, des marmites bouillonnantes remplies de viande indéfinissable, des femmes en noir muettes à la présence hostile et un homme à l’hospitalité outrancière… Évidemment, tout ça sent le mystère et la sorcellerie à plein nez. Malgré les faiblesses d’un scénario éculé, rappelant au passage quelques classiques du genre, Abdelhamid Bouchnak – qui dit s’être inspiré des croyances occultes qui agitent encore certains angles morts du terroir tunisien – évite avec clairvoyance le found footage qui lui tendait pourtant les bras pour miser sur un vrai film de mise en scène à la créativité formelle évidente. <span id="more-26738"></span>Son incontestable virtuosité technique lui permet alors de s’affranchir de ses modèles américains et de proposer à travers une grande variété de cadres, d’axes et de mouvements caméra parfaitement maîtrisés, une vision tout à fait personnelle et, finalement, tunisienne de l’horreur. Noir et poisseux, visuellement et techniquement irréprochable, <em>Dachra</em> met mal à l’aise, plus qu’il ne colle la frousse, avec l’idée insidieuse de proposer entre deux scènes horrifiques ultra-stylisées la vision d’un auteur lucide sur la réalité d’un pays où le soleil ne brille vraiment pas toujours.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Plutôt contre</h3>
<p>Stanley Kubrick aimait dire que réaliser un film, c&#8217;est comme essayer d&#8217;écrire <em>Guerre et paix</em> dans une auto-tamponneuse. Le parcours est semé d&#8217;embûches, pas pour des raisons financières, ou pour des contraintes soit techniques soit artistiques, ou pour des aléas finaux de distribution, mais pour tout ça à la fois. Parce que le septième art, ce n&#8217;est pas soit une bonne histoire, soit un talent de mise en scène : c&#8217;est un art reproduit techniquement qui en englobe beaucoup d&#8217;autres, et qui s&#8217;exprime par le truchement de chacun de ses artifices. Avec <em>Dachra</em>, Abdelhamid Bouchnak fait clairement montre d&#8217;un sacré talent de mise en scène : les images sont soignées et épousent tantôt le classicisme de l&#8217;horreur, tantôt une originale modernité. Décors épurés aux inquiétantes couleurs surannées, champs fuyants, réappropriation par le haut des procédés du found footage. La première moitié du film distille une atmosphère expressionniste à l&#8217;inquiétante étrangeté salement réjouissante, qui doit également beaucoup au jeu de ses trois acteurs (Yasmine Dimasi, Aziz Jebali et Bilel Slatnia).<br />
Mais voilà : un film a une histoire. Bonne ou mauvaise, peu importe finalement, surtout dans le cinéma de genre, tant qu&#8217;une vision l&#8217;accompagne (qu&#8217;elle soit gore, hallucinée, nuancée, politique, austère&#8230;). Une fois posée l&#8217;ambiance, condition sine qua none à la peur au cinéma, il faut raconter quelque chose. Abdelhamid Bouchnak veut raconter la sorcellerie (apparemment encore criminel) qui sévit dans la campagne tunisienne, mais se perd en route en proposant un récit vu cent fois au cinéma (de <em>Cannibal Holocaust</em> à <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/we-are-what-we-are-jim-mickle/" title="We Are What We Are, de Jim Mickle">We Are What We Are</a></em> en passant par <em>Massacre à la tronçonneuse</em>, <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/bone-tomahawk-craig-zahler-kurt-russell/" title="Bone Tomahawk, de S. Craig Zahler">Bone Tomahawk</a></em> ou même <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/grave-julia-ducournau/" title="Grave, de Julia Ducournau">Grave</a></em>), dont la profondeur s&#8217;étiole petit à petit au gré du récit, la faute entre autres à un twist bavard à l&#8217;américaine et aux réactions somme toute souvent irraisonnées des personnages. Sans parler de la caution réaliste du &#8220;basé sur des faits réels&#8221;, argument du tout-venant, avalé jusqu&#8217;à plus soif et qui déguise à peine la démission totale de la responsabilité narrative du cinéaste.<br />
Autant d&#8217;éléments déceptifs, qui font de <em>Dachra</em> l&#8217;ombre de ce qu&#8217;on aurait aimé qu&#8217;il soit. Parce que son pitch est fort (la Tunisie à cheval entre folklore et modernité), sa mise en scène brillante, <em>Dachra</em> aurait mérité que son réalisateur Abdelhamid Bouchnak tente, malgré les secousses de l&#8217;auto-tamponneuse, de lui mettre un point final digne de ce nom.</p>
<p>&nbsp;<br />
Dachra <em>d&#8217;Abdelhamid Bouchnak, avec Yasmine Dimasi, Aziz Jebali, Bilel Slatnia, Bahri Rahali&#8230; Tunisie, 2018. En compétition au 26e Festival du film fantastique de Gérardmer.</em></p>
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		<title>La Belle et la Meute, de Kaouther Ben Hania</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Oct 2017 16:10:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Les films de la section Un Certain Regard]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[viol]]></category>

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		<description><![CDATA[Mariam est comme toutes les jeunes filles de son âge. Elle aime aller en discothèque, s’amuser, prendre des selfies, s’habiller un peu sexy et pourquoi pas, aller prendre l’air avec ce beau ténébreux...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>La plus belle n’ira plus danser</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/10/la-belle-et-la-meute-affiche.jpg" alt="La Belle et la Meute, de Kaouther Ben Hania" title="La Belle et la Meute, de Kaouther Ben Hania" width="206" height="280" class="alignleft size-full wp-image-25988" />Mariam est comme toutes les jeunes filles de son âge. Elle aime aller en discothèque, s’amuser, prendre des selfies, s’habiller un peu sexy et pourquoi pas, aller prendre l’air avec ce beau ténébreux qui la dévisage tant. Mais après ces premières minutes idylliques, l’enfer se glisse sous ses pas. Une ellipse la présente en train de courir dans la rue, en larmes, poursuivie par le ténébreux en question qui la prend dans ses bras pour la calmer. La belle vient de se faire violer collectivement par une meute de policiers. Elle décide de porter plainte et de réclamer justice, coûte que coûte, mais elle ira de situation kafkaïenne en absurdité désespérante. Car, on a oublié de le préciser, mais ce détail a toute son importance, Mariam vit en Tunisie. Et malgré le Printemps arabe, les jeunes filles restent des victimes dont on tait la souffrance, la corruption est toujours prégnante, la police n’est qu’une parodie d’elle-même à la solde des politiques et toute affaire de mœurs est forcément de la faute des femmes.</p>
<p>Car c’est de la faute de Mariam si elle est sortie dans la rue, si elle a embrassé un preux chevalier, un outrage pur et dur. C’est encore de sa faute, si habillée d’une robe courte et maquillée à l’européenne, sans voile, elle a aguiché sans le savoir, sans le vouloir, une horde de policiers dénués d’âme qui la filment tout en la fustigeant. C’est encore de sa faute si aucune clinique privée ne veut la prendre en charge, s’il faut un dépôt de plainte au commissariat pour pouvoir être auscultée, si personne ne peut et ne veut l’aider. Et son seul roc, ce garçon inconnu qui la suit malgré tout et tente de la soutenir, est victime à son tour. Coupable d’avoir fait partie des émeutiers, d’être anti-système. <span id="more-25984"></span></p>
<p><em>La Belle et la Meute</em> et ses neuf chapitres comme un conte horrifique, a fait partie des films qui ont fait sensation lors du dernier <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/films-competition-70e-festival-cannes-selection-jury-almodovar-2017/" title="17/05-28/05 : 70e Festival de Cannes">Festival de Cannes</a>, dans la catégorie Un Certain Regard. Il ne cesse, depuis, de remporter des trophées à l’international. Mais son mérite n’est pas là. Il provient du fait qu’il soit réalisé par une femme, Kaouther Ben Hania (<em>Zaineb n’aime pas la neige</em>), qui entend bien dénoncer l’opprobre jeté dans son pays, malgré ce que l’on aurait pu prendre pour une avancée historique. Pour les femmes, rien n’a changé ou presque. Sa Mariam cherchant justice se revendique en Marianne guidant le peuple. Elle est brillamment interprétée par Mariam Al Ferjani, aux yeux de biche traquée, qui est de tous les plans, qui protège du mieux qu’elle peut le semblant de dignité qui lui reste, qui troque le sourire contre une détermination sans faille. Elle est de tous les plans, tous les avilissements. Elle est magnifique. Tout comme le film, images bleutées, sensation de malaise étouffante, caméra virevoltante lors de plans-séquences impressionnants, avec option indignation en prime. Un film témoignage et coup de poing qui risque de faire parler de lui pendant longtemps, trop longtemps&#8230; </p>
<p>&nbsp;<br />
La Belle et la Meute <em>de Kaouther Ben Hania, avec Mariam Al Ferjani, Ghanem Zrelli, Noomane Hamda, Mohamed Akkari et Chedly Arfaoui. Tunisie, 2016. Sortie le 18 octobre 2017. </em></p>
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