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	<title>Grand Écart &#187; sang</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Burying The Ex, de Joe Dante</title>
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		<pubDate>Sat, 30 Jan 2016 10:14:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Faire une croix sur son ex, tirer un trait sur une histoire, tourner la page, passer à autre chose… De ces expressions que l’on use à l’envi pour évoquer une rupture, Joe Dante tire un film.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/01/burying-the-ex-joe-dante.jpg" alt="Burying The Ex, de Joe Dante" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-22870" /><strong>Faire une croix sur son ex, tirer un trait sur une histoire, tourner la page, passer à autre chose… De ces expressions que l’on use à l’envi pour évoquer une rupture, Joe Dante tire un film. <em>Burying The Ex</em>, &#8220;Enterrer son ex&#8221;, en français dans le texte.</strong> </p>
<p>Mais chez le réalisateur de <em>Gremlins</em>, <em>Hurlements</em> et <em>Piranha</em>, la formule est à prendre au premier degré. Max doit bel et bien enterrer Evelyn,son ex. Ou plutôt la réenterrer vu que cette dernière, sorte de Bree Van de Kamp en plus jeune, plus blonde et plus green, a eu la drôle d’idée de revenir d’entre les morts après qu’un bus l’a violemment percutée. Les raisons de la résurrection resteront assez floues. Est-ce le pacte qu’a signé le jeune couple en se promettant d’être toujours et « à jamais » ensemble ? Est-ce cette étrange petite figurine de Satan que Joe Dante s’empresse de casser en mille morceaux avant de la jeter aux oubliettes, là où d&#8217;autres en auraient fait le pivot de leur histoire ? Peu importe en fait. Une chose est sûre : plus l’idylle pourrit, plus la copine devenue zombie, s’effrite.</p>
<p>Passons rapidement sur le scénario bien ficelé et les dialogues bien sentis qui questionnent gentiment le bien-fondé des couples, de la vie à deux, du mariage et la difficulté de quitter quelqu’un de peur de blesser. Et venons-en à ce qui nous touche le plus. <span id="more-22868"></span></p>
<p>Dante qui s’amuse à détourner tous les clichés, tous les passages obligés de la comédie horrifique &#8211; même le jet de vomi, ici du liquide d’embaumement que dégobille la copine-revenante. Dante multiplie les clins d’œil aux fans du genre et embarque avec lui, les néophytes dans une joie contagieuse. Comprendra les clins d’œil qui veut, fera partie de l’aventure qui passe par là. </p>
<p>Max, le vendeur de farces et attrapes n’aspirant qu’à ouvrir sa propre boutique, c’est un peu Joe Dante, bien sûr. Lui et son cinéma qui divertit, conjure le mauvais sort, fait du bien. Lui qui est un peu nostalgique aussi d’une époque où les farces horrifiques étaient légion, où le cinéma se bricolait. Où l’on se prenait moins au sérieux. Lui qui se sent peut-être un peu seul maintenant que Wes Craven est parti et que son lointain cousin Sam Raimy vogue vers d’autres contrées. </p>
<p>Alors on garde cette jolie scène dans laquelle Max et Olivia, la nouvelle petite amie avec qui il a tant de points communs (le secret de l’amour qui dure, selon Dante ?), se baladent dans le <em>Hollywood Forever Cemetery</em>, énumérant les John Huston, Peter Lorre et autres disparus chers au réalisateur et au genre fantastique. <em>Burying The Ex</em>, c’est un peu ce cimetière. Un terrain verdoyant où sont enterrés de vieux films, des acteurs mythiques, des ingrédients magiques. Une zone de jeu à tiroirs sur laquelle on déambule avec enthousiasme. </p>
<p>&nbsp;<br />
Burying The Ex <em>de Joe Dante, avec Anton Yelchin, Ashley Greene, Alexandra Daddario Wilson&#8230; Etats-Unis, 2014.</em></p>
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		<title>The Voices, de Marjane Satrapi</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Feb 2015 18:07:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/02/the-voices-affiche-marjane-satrapi.jpg" alt="The Voices, de Marjane Satrapi" width="184" height="280" class="alignleft size-full wp-image-20247" />Portée aux nues en 2007 avec sa propre adaptation de <em>Persepolis</em> (coréalisée par Vincent Paronnaud), puis progressivement descendue de son piédestal avec un <em>Poulet aux prunes</em> joli mais trop propret puis une <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/bande-jotas-marjane-satrapi/" title="La Bande des jotas, de Marjane Satrapi">Bande des Jotas</a></em> qui a laissé critiques et public sur le banc, Marjane Satrapi revient avec <em>The Voices</em>. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’auteur-réalisatrice ne se cantonne pas à un genre. Elle ose l’animation engagée, le conte hybride, le western ibère et désormais la comédie horrifique.</p>
<p><em>The Voices</em>, c’est l’histoire de Jerry (Ryan Reynolds), manutentionnaire un peu simple d’esprit qui tombe amoureux de sa collègue Lisa (Gemma Arterton). Chez lui, Jerry parle avec son chien, compagnon de bon augure, et son chat, petite créature maligne à l’accent écossais. De mauvaises décisions en mauvaises décisions, Jerry va laisser sur son passage une quantité non négligeable de Tupperwares remplis de restes humains.</p>
<p>Le fil rouge est connu : un psychopathe tente tant bien que mal de contenir ses pulsions, et se retrouve à aligner les cadavres par obligation, pour couvrir ses traces, jusqu’à ce que le piège se referme sur lui. Mais c’est moins l’histoire (non écrite et non scénarisée par la réalisatrice) que le traitement choisi qui fait de <em>The Voices</em> une œuvre à part et réussie. Dans le fond comme dans la forme, Marjane Satrapi s’affranchit des codes du genre. D’abord, avec les éléments principaux de l’intrigue : un chat et un chien qui parlent et conseillent Jerry, tels un diablotin et un ange sur chaque épaule. Les dialogues à trois offrent quelques moments d’anthologie d’humour noir. Mais c’est aussi une multitude de détails et de trouvailles qui affluent et évitent à <em>The Voices</em> longueurs et essoufflement. L’apport de Marjane Satrapi est précieux : sa vision de l’Amérique des grands espaces sied à merveille à sa mise en scène, qui semble tout droit issue de la ligne claire de bande dessinée. <span id="more-20246"></span>Une vision presque onirique des Etats-Unis, aux couleurs désuètes mais charmantes, teintée de l’optimisme simplet de son personnage principal – du moins, tant que les médicaments prescrits par sa psychiatre et non absorbés ne le ramènent pas à la dure réalité, sale et sans espoir. La dure réalité, Marjane Satrapi la convoque dans <em>The Voices</em> à intervalles réguliers, rattrapant le spectateur lorsque la comédie semble prendre le dessus. Le film passe ainsi d’une vision enchanteresse de la vie (celle fantasmée par Jerry, rose et ordonnée) à la plus terrible noirceur (notamment le temps d’un flash-back parfaitement amené). Jubilatoire, mais jamais vain. </p>
<p>Œuvre internationale, genre flou entre l’horreur et la comédie, traitement très personnel qui pourrait déstabiliser le public… Si Marjane Satrapi a pris déjà beaucoup de risques avec <em>The Voices</em>, elle en rajoute pourtant un : confier à Ryan Reynolds, acteur en perte de vitesse depuis un bon moment, le rôle de Jerry. Résultat inattendu : l’acteur est si parfait dans le rôle du tueur sympa et pathétique qu’on se demande longtemps après le générique de fin, sans trouver de réponse satisfaisante, qui d’autre aurait pu officier dans ce triple rôle (Reynolds prête aussi sa voix à ses deux animaux de compagnie). Pour une <em>Bande des Jotas</em> décevante, un <em>The Voices</em> débridé et génial : Marjane Satrapi est de retour.</p>
<p>&nbsp;<br />
The Voices<em> de Marjane Satrapi, avec Ryan Reynolds, Anna Kendrick, Gemma Arterton&#8230; Allemagne, France, Etats-Unis, 2014. Présenté en compétition au 22e Festival du film fantastique de Gérardmer. Sortie le 11 mars 2015.</em></p>
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		<title>Tobe Hooper : la malédiction de la tronçonneuse</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Jan 2015 23:22:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alessandro Rizzo</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Chaque jour pendant le <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/22e-festival-international-film-fantastique-gerardmer-christophe-gans-2015/" title="28/01-01/02 : 22e Festival du film fantastique de Gérardmer">22e Festival du film fantastique de Gérardmer</a>, Grand Écart regarde dans le rétro et revient sur un film de l&#8217;édition 1995. Aujourd&#8217;hui, on parle de <em>The Mangler</em>, présenté hors compétition cette année-là, et surtout de son réalisateur culte, Tobe Hooper.</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/01/massacre-a-la-tronconneuse-leatherface.jpg" alt="Massacre à la tronçonneuse, de Tobe Hooper" title="Massacre à la tronçonneuse, de Tobe Hooper" width="280" height="210" class="alignleft size-full wp-image-20149" />Le temps faisant son œuvre, et parfois de belles pirouettes, Tobe Hooper est aujourd&#8217;hui célébré comme une référence absolue, comme un réalisateur visionnaire qui aura, à la faveur d&#8217;un film rageur et brutal, changé la face du cinéma. Entre masterclass, récompenses diverses et invitations prestigieuses, dont la Quinzaine des réalisateurs du <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/67e-festival-international-film-cannes-jane-campion-2014/" title="14/05-25/05 : Festival de Cannes 2014">dernier Festival de Cannes</a> où il présenta la version restaurée de son opus culte, cette année du 40e anniversaire de <em>Massacre à la tronçonneuse</em> aura été pour le Texan celle de la consécration et de la reconnaissance définitive. Classique séminal du cinéma de genre entré par effraction dans la pop culture, film mythique à la radicalité formelle novatrice, <em>Massacre à la tronçonneuse</em> est de ces objets monstrueux qui dépassent parfois leur créateur au point de le dévorer. Rappelons qu&#8217;en 1979, alors que le film est toujours censuré en salles, il devient un best-seller en VHS et, en quelque sorte, un des premiers DTV (<em>direct to video</em>) de l&#8217;histoire. <span id="more-20142"></span>S&#8217;accroche alors sur Tobe Hooper une aura sulfureuse tenace qui marque durablement une carrière balisée par les rumeurs et les incompréhensions. On pense par exemple au financement de « la tronçonneuse » par la mafia, à sa tentative de meurtre par l&#8217;acteur jouant Leatherface poussé à bout, à son caractère ingérable qui lui valut d&#8217;être débarqué par deux fois en cours de tournage, à sa brouille avec Spielberg sur <em>Poltergeist</em> qui aurait terminé le film à sa place… Qui ne dit mot consent : durant des décennies, Hooper ne dément rien et construit sa légende. Comme toujours la réalité est bien plus triviale et bien moins romantique. Aujourd&#8217;hui, à l&#8217;heure du pré-bilan, il rectifie certaines choses comme cette méprise avec Spielberg qui l&#8217;a blessé et ne serait dû, selon lui, qu&#8217;à la mauvaise interprétation d&#8217;un article du <em>L.A. Times</em> &#8211; Le jour où le reporter est sur le tournage de <em>Poltergeist</em>, Spielberg, producteur du film, met la main à la pâte et tourne des plans extérieurs, comme le ferait n&#8217;importe quel réalisateur de seconde équipe. Il n&#8217;en faut pas plus pour titrer <em>« Mais, qui réalise ce film ? »</em> et à la rumeur de se répandre. Pourtant, entre projets avortés et une industrie, frileuse et soucieuse des réputations, qui ne l&#8217;a pas toujours épargné, Tobe Hooper compte à son actif une filmographie multi-supports (cinéma, TV, DTV) bien remplie, certes en dents de… tronçonneuse, qui le place aujourd&#8217;hui dans le cercle restreint des Maîtres de l&#8217;horreur. Mais, d&#8217;évidence et malgré ses réussites &#8211; de <em>Poltergeist</em> au <em>Crocodile de la mort</em>, en passant par <em>The Mangler</em> (tiré d&#8217;une nouvelle de Stephen King et présenté hors compétition à Gérardmer en 1995) ou encore ses épisodes des <em>Contes de la crypte</em> –, Tobe Hooper restera pour l&#8217;éternité un réalisateur culte englouti, mais enfin digéré, par un film historique et cannibale dont le premier fan était&#8230; Stanley Kubrick.</p>
<p>&nbsp;<br />
<center><script type="text/javascript" src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/3k8fvz/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
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		<title>Skull, de Robert Hall</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Apr 2014 15:07:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yvan Pierre-Kaiser</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ami cinéphile qui aime arpenter les rayonnages de DVD et Blu-ray des grandes, moyennes ou petites enseignes, ceci est une mise en garde avant que tu optes pour le visionnage de <em>Skull</em>...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/04/skull-robert-hall-affiche.jpg" alt="Skull, de Robert Hall" width="197" height="280" class="alignleft size-full wp-image-16834" />Ami cinéphile qui aime arpenter les rayonnages de DVD et Blu-ray dans les grandes, moyennes ou petites enseignes, ceci est une mise en garde avant que tu optes pour le visionnage du film <em>Skull</em>. Pourquoi ce titre et pas un autre ? Serait-il particulièrement néfaste, voire dangereux ? Que nenni, cher ami. Il serait juste dommage que ton appréciation du film soit gâchée par le fait d’ignorer certains codes et certaines subtilités dont la connaissance me paraissent nécessaires pour que le travail accompli sur cette œuvre soit reconnu.</p>
<h3>Sais-tu vraiment ce qu’est <em>Skull</em> ?</h3>
<p>La jaquette promet un slasher dont le tueur porte un masque chromé à l’effigie d’un crâne humain. Un tueur très contemporain puisqu’il filme ses victimes avec une caméra sur son épaule. Jusqu’ici tout va bien, rien de très choquant (à part peut-être la tagline <em>« Fuyez, vous êtes filmés… »</em>). Mais, ce que tu ignores, cher amateur de séries B sanguinolentes, c’est que <em>Skull</em>, en V.O., se nomme <em>Chromeskull : Laid To Rest 2</em>. Un détail, certes, dont l’importance se fait sentir dès le début du film puisqu’il démarre là où <em>Laid To Rest</em>, donc son prédécesseur, s’arrêtait. <span id="more-16829"></span>L’histoire commence donc sur des chapeaux de roue (si le montage était au diapason…) avec une équipe qui vient prendre en charge le tueur pour le soigner et l’héroïne, traumatisée par ce qu’elle a vécue (et il faut dire qu’elle est bien la seule…), prend une douche et illico&#8230; se fait tuer. Trois mois plus tard&#8230; les choses continuent, le tueur a presque un nouveau visage, mais un employé de cette agence bizarre se prend un peu trop au jeu et commence lui-même a tuer des jeunes gens et on comprend que le tueur, donc le vrai, lui tuait pour des raisons particulières, bien que pas vraiment…</p>
<p>Alors faut-il voir le premier film pour apprécier <em>Skull</em> ? En fait non. La folie de ce second volet ne requiert pas vraiment de visionner <em>Laid To Rest</em>, tout au plus on lira avec une certaine attention la fiche Wikipedia. <em>Skull</em>, c’est le postmodernisme dans tous ses états, la suite qui peut ne pas en être une tout en signifiant son appartenance à la franchise.</p>
<h3><em>Skull</em>, c’est une autre vision de la réalisation</h3>
<p>La caméra posée, qui sagement retranscrit les actions, propose un cadre, délimite des espaces, ce n’est pas du tout l’idée que se fait <em>Skull</em> de la mise en scène. Ici, on colle au personnage, on multiplie les gros plans et quand le personnage bouge, on bouge avec lui en lui collant à la peau. La lisibilité, c’était avant, <em>Skull</em> est une œuvre qui s’affranchit des anciens codes, qui en invente de nouveaux, ou plutôt qui observe ce qui se passe quand on appuie sur REC et qu’on improvise. Encore une fois, on reconnait ici le penchant postmoderne de ce slasher incroyablement futé : dénoncer l’artifice de la mise en scène avec un personnage qui porte une caméra en nous montrant son parcours de manière difficilement lisible pour nous soumettre à l’illisibilité de ce monde, le tout dans un film de genre ultra-codé mais dont nous connaissons les codes, et ainsi mieux nous induire en erreur.</p>
<h3>Le non-sens érigé en principe d’écriture</h3>
<p>Ultime preuve de son audace, <em>Skull</em> refuse la simplicité en optant pour des personnages auxquels on ne peut pas s’identifier qui sont en train d’accomplir des actes sans aucune logique. Pourquoi en effet céder à la facilité et imposer au spectateur une grille de lecture vue et archi-revue ? <em>Skull</em> s’empare des codes du slasher, les malmènent, les vident de leur sens et les recrache en une bouillie difforme et étrangement intrigante que ne refuseraient pas certains artistes contemporains. Il en ressort une impression d’errements des personnages qui tels des somnambules égarés rêvent leurs parcours à travers des décors sans âmes, simples reflets déformés de leur vide existentiel. Et les blessures infligées par le tueur sont autant de grimaces, de rictus de douleur, des balafres qui crient leur malaise à la figure d’un monde odieux, imbécile et ignorant. Ici, il n’y a pas de place pour le « sens ». Pas de refuge pour la « logique ». Il n’y a que la mort, partout, sans qu’aucune raison valable ne le justifie. </p>
<p>Ainsi, comme il faut s’armer de courage avant de visionner <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/sharknado-anthony-ferrante-tornade-requins-the-asylum/" title="Sharknado, de Anthony C. Ferrante">Sharknado</a></em>, il faut puiser au fond de ses ressources pour supporter la vision de <em>Skull</em>, et se préparer à ne pas en ressortir indemne.</p>
<p>&nbsp;<br />
Skull<em> (Chromeskull : Laid To Rest 2) de Robert Hall, avec Nick Principe, Danielle Harris, Brian Austin Green, Thomas Dekker&#8230; Etats-Unis, 2011. Sortie DVD le 11 avril 2014.</em></p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="//www.youtube.com/embed/ZEh_xNzfBDA?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
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		<title>Only God Forgives de Nicolas Winding Refn</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/66e-festival-cannes-2013/films-selection-officielle-quinzaine/only-god-forgives-de-nicolas-winding-refn/</link>
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		<pubDate>Fri, 24 May 2013 17:56:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films du 66e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Danemark]]></category>
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		<description><![CDATA[Direction Bangkok, ses ruelles, ses vitrines de filles de joie, ses karaokés kitch, ses lampions rouges et ses néons fluo. Une ville entre rêve et réalité. Un entre-deux dans lequel a échoué Julian...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/04/affiche-only-god-forgives.jpg" alt="Affiche de Only God Forgives" width="206" height="280" class="alignleft size-full wp-image-13201" /><strong>Direction Bangkok, ses ruelles, ses vitrines de filles de joie, ses karaokés kitch, ses lampions rouges et ses néons fluo. Une ville entre rêve et réalité. Un entre-deux dans lequel a échoué Julian (Ryan Gosling en mode moins j’en fais, plus je crève l’écran), le héros d’<em>Only God Forgives</em>.</strong> </p>
<p>De Julian on ne sait que peu de choses et compte tenu de son aphasie, on n’en saura pas beaucoup plus. Quelques bribes&#8230; L’homme tient une salle de boxe, couverture pour son trafic de drogue. Son frère est assassiné pour avoir tué une prostituée. Sa mère (Kristin Scott Thomas), ivre de vengeance débarque pour rapatrier le corps du fils disparu. Et la même mère d’exiger de Julian la tête du coupable tout en comparant la taille des membres de ses deux héritiers… </p>
<p>Un pitch de série B comme prétexte à un livre d’images baroques, léchées et maîtrisées. Maniérées diront certains. Mais ce serait passer à côté de l’essentiel. <em>Only God Forgives</em> est une tragédie grecque avec ce que cela implique d’excès et de symétrie. Son héros déambule. Ni totalement bon, ni totalement mauvais, il est l’être médiocre qui « sans être un parangon de vertu et de justice, tombe dans le malheur non pas à cause de ses vices ou de sa méchanceté mais à cause de quelque erreur », soulignait Aristote à propos du héros tragique. Déroutant, contradictoire et incompréhensible : Julian lutte et subit. Exit le cow-boy de <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/drive-nicolas-winding-refn/" target="_blank">Drive</a></em>. Devenu Œdipe, l’icône se fait démolir. Coupable et innocent, il est le jouet des Dieux. D’un Dieu ou plutôt d’un homme qui se prend pour Dieu : Chang, vieux policier aux méthodes peu orthodoxes, chanteur à ses heures perdues. <span id="more-12278"></span></p>
<p>Et tandis que la narration s’étiole, que les dialogues sont réduits à néant et que la musique gronde, Refn ralentit son film à l’extrême. Ici ce ne n&#8217;est pas la vitesse des images projetées qui décroît, ce sont les héros qui se déplacent de plus en plus lentement. Un pas après l’autre, ils affrontent leur destin. </p>
<p>Métaphysique, <em>Only God Forgives</em> est aussi radical que <em>Le Guerrier silencieux</em>, aussi éthéré que <em>Drive</em>, aussi volontairement masochiste que <em>Bronson</em>. Une synthèse de ses films, en somme. Refn y interroge le rapport de l&#8217;homme à ses actes. Le conflit de l&#8217;homme avec les dieux, le conflit des hommes entre eux, le conflit de l&#8217;homme avec lui-même.</p>
<p>&nbsp;<br />
Only God Forgives <em>de Nicolas Winding Refn, avec Ryan Gosling, Kristin Scott Thomas, Vithaya Pansringarm&#8230; France, Danemark, 2013. Présenté en compétition officielle au 66E Festival de Cannes.</em></p>
<p><strong>&raquo; Retrouvez tout notre <a href="/66e-festival-cannes-2013/">dossier dédié au 66e Festival de Cannes</a></strong></p>
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		<title>A Touch of Sin, de Jia Zhang-ke</title>
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		<pubDate>Fri, 17 May 2013 17:00:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films du 66e Festival de Cannes]]></category>
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		<description><![CDATA[Quatre destins, aujourd’hui, en Chine. Dahai est un mineur impuissant face à la corruption des dirigeants qui appauvrissent son village. Zhou San, un travailleur migrant qui garde...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/04/touch-of-sin-jiang-wu.jpg" alt="A Touch of Sin, de Jia Zhang-ke" title="A Touch of Sin, de Jia Zhang-ke" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-12700" />Quatre destins, aujourd’hui, en Chine. Dahai est un mineur impuissant face à la corruption des dirigeants qui appauvrissent son village. Zhou San, un travailleur migrant qui garde toujours, contre sa poitrine, une arme à feu chargée. Xiao Yu est maltraitée par les riches clients du sauna dans lequel elle travaille. Xiao Hui, lui, passe d’un emploi dégradant et dénué d’intérêt à un autre.</p>
<p>Entre ces quatre histoires tirées de faits divers, un point commun : l’insoutenable violence qui les relie. Depuis <em>24 City</em> (2008) et <em>I Wish I Knew</em> (2010), Jia Zhang-ke nous avait habitués à une approche documentaire et contemplative des mutations sociales de son pays. Si la violence y transparaissait, elle était cachée derrière la colère et le désespoir individuels, conséquence d’une brutalité économique et de mutations qui ont créé un véritable fossé entre deux Chines : celle rurale, archaïque, où l’éducation fait défaut et où la servitude tient lieu d’habitude. Et la Chine du « miracle économique », urbaine et moderne, où l’argent est roi.</p>
<p>A l’opposé de ses deux précédents films, Jia Zhang-ke traite de front cette violence dans <em>A Touch of Sin</em> – violence qui sourdait pourtant déjà dans <em>Still Life</em> (2006), où les apprentis caïds se rêvaient en Chow Yun-fat du <em>Syndicat du crime</em>. A travers ces quatre destins, le cinéaste dresse le portrait grandiose et sordide d’une Chine confrontée à ses paradoxes : le virage économique a-t-il rendu les gens plus libres, ou a-t-il simplement déplacé les conditions de la soumission, passant d’une servitude forcée à une autre, en apparence plus volontaire ? <span id="more-12247"></span></p>
<p>Ce n’est pas un hasard si Jia Zhang-ke choisit de nous présenter ses personnages l’un après l’autre, commençant dans la région de Shanxi par Dahai et Zhou San, représentants de provinces agricoles où sortir dans la rue avec une arme à feu est anodin, et continuant avec Xiao Yu et Xiao Hui, citadins qui connaissent le confort moderne et la technologie chinoise. Ce n’est pas non plus un hasard si <em>A Touch of Sin</em> se termine par un retour dans le Shanxi, comme si l’histoire se répétait inlassablement. L’histoire des laissés-pour-compte, de ceux qui n’auront vu du miracle économique que l’envers du décor, et qui, voix étouffées au milieu d’un milliard de compatriotes, sont à cours de solutions.</p>
<p>Sans jamais justifier la violence, Jia Zhang-ke interroge sa légitimité avec cynisme. Lorsque l’état de « conscience malheureuse » empêche toute réaction proportionnée, la violence n’est-elle pas parfois plus efficace et plus noble qu’un discours, à l’image de ces guerriers des <em>wu xia pian</em>, prêts à mourir pour une juste cause ? Quand plus rien ne fonctionne, la brutale démesure n’est-elle pas fondée ? A défaut de l’avaliser, <em>A Touch of Sin</em> étudie les mécanismes de la violence, et donne voix aux invisibles, autant victimes que bourreaux, dont les tragédies remplissent jour après jour les colonnes « faits divers » des journaux. </p>
<p>&nbsp;<br />
A Touch of Sin<em> (Tian Zhu Ding) de Jia Zhang-ke, avec Zhao Tao, Jiang Wu, Wang Baoqiang, Luo Lanshan… Chine, 2013. Prix du scénario du 66e Festival de Cannes.</em></p>
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		<title>22/03-01/04 : 6e festival Hallucinations collectives</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Mar 2013 20:41:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
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		<description><![CDATA[De quoi s&#8217;agit-il ? Enfin un véritable festival de cinéma bis. Pendant onze jours, du 22 mars au 1er avril 2013, Hallucinations collectives donne une place de choix à des...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/03/hallucinations-collectives-lyon-2013.jpg" alt="Hallucinations collectives 2013" title="Hallucinations collectives 2013" width="152" height="200" class="alignleft size-full wp-image-11829" /><strong>De quoi s&#8217;agit-il ?</strong></p>
<p>Enfin un véritable festival de cinéma bis. Pendant onze jours, du 22 mars au 1er avril 2013, Hallucinations collectives donne une place de choix à des œuvres oubliées ou délaissées parce que trop bizarres, violentes ou perverses. A travers une compétition, des rétrospectives, une sélection spéciale <em>white trash</em>, des avant-premières, un <em>midnight movie</em> et une carte blanche au réalisateur-scénariste Nicolas Boukhrief, ce sont autant de films géniaux à (re)découvrir, parmi lesquels les sanglants <em>Sans retour</em> de Walter Hill et <em>Bad Taste</em> de Peter Jackson, les méconnus <em>Requiem pour un massacre</em> d&#8217;Elem Klimov, <em>Le Dernier Monde cannibale</em> de Ruggero Deodato et <em>Le Convoi de la peur</em> de William Friedkin, les biographiques et surprenants <em>Ni dieux ni démons</em> de Bill Condon et <em>Henry, portrait d’un serial killer</em> de John McNaughton, ou encore les étranges <em>L&#8217;Enfant miroir</em> de Philip Ridley et <em>Save the Green Planet</em> de Jeong Jun-Hwan. Une sélection&#8230; hallucinante. <em>Save the date</em>.</p>
<p><strong>&raquo; Plus d&#8217;infos sur le site des <a href="http://www.hallucinations-collectives.com/" target="_blank" rel="nofollow">Hallucinations collectives</a></strong></p>
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		<title>You&#8217;re Next, d&#8217;Adam Wingard</title>
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		<pubDate>Sun, 03 Feb 2013 11:54:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La réunion de famille des Davidson tourne court lorsque leur demeure, isolée, est prise d’assaut par des tueurs masqués. Les membres de la famille constituent des proies faciles...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/02/youre-next-adam-wingard-sharni-vinson.jpg" alt="You&#039;re Next, d&#039;Adam Wingard" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-11220" /><strong>La réunion de famille des Davidson tourne court lorsque leur demeure, isolée, est prise d’assaut par des tueurs masqués. Les membres de la famille constituent des proies faciles et s’effondrent les uns après les autres. Mais c’était sans compter sur Erin, la petite amie de Crispian Davidson, qui, sous ses airs innocents, semble faite pour survivre…</strong></p>
<p>S’il avait été sérieux, <em>You’re Next</em> aurait pu être un slasher à peu près divertissant. Parfaitement attendu, mais à peu près divertissant. Sauf que – à commencer par son titre en lettres de sang –, le film d’Adam Wingard est tout sauf sérieux. D’ailleurs, qu’y a-t-il de pire qu’un film d’horreur qui se prend au sérieux ? A moins d’être un génie, les films prétentieux sont généralement aussi ampoulés que dénués d’intérêt. Non, « sérieux » n’est pas le premier adjectif qui vient à l’esprit à la vision de <em>You’re Next</em>. « Jubilatoire » lui sied mieux. <span id="more-11219"></span><br />
Dès le début, Adam Wingard donne le ton : il y aura des femmes dévêtues, du sang, des répliques savoureuses et une bonne dose d’autodérision. <em>You’re Next</em> est autant le délire d’un réalisateur qu’un hommage génial à <em>Halloween</em>, le film-étalon du slasher. Comme dans le film culte de John Carpenter, Wingard ne crée pas le suspense à coups de <em>jumpscares</em> : il met en place une atmosphère glauque à souhait (les masques, les motivations d’abord inconnues des tueurs, même une bouteille remplie d’urine) puis déroule doucement la tuerie. Les assaillants, sûrs d’eux, avancent avec lenteur, inéluctablement, alors que les proies s’agitent et crient. La question n’est pas de savoir si les personnages vont survivre, mais comment et quand ils vont mourir. Pour mieux dynamiter tout ça, et juste avant que le jeu de massacre ne devienne insoutenable, le réalisateur introduit une (super-)héroïne, Erin. Erin n’apprend pas à tuer &#8211; comme l’apprend Sarah, l’héroïne de <em>The Descent</em>, qui se découvre des instincts de survie -, elle semble faite pour ça ; l’intrigue glisse, les proies ne sont plus les mêmes. L’action est renversée, et la vengeance d’Erin sera celle du public, jouissive et cathartique : non, <em>You’re Next</em> n’est pas du tout sérieux, mais fait un bien fou.</p>
<p>&nbsp;<br />
You’re Next <em>d’Adam Wingard, avec Sharni Vinson, Nick Tucci, Wendy Glenn, AJ Bowen… Etats-Unis, 2011. Prix du Meilleur réalisateur au Fantastic Fest 2011. Prix du jury Syfy au 20e Festival du film fantastique de Gérardmer. Sortie le 4 septembre 2013.</em></p>
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		<title>The Theatre Bizarre, anthologie horrifique</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Oct 2012 02:00:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<em>The Theatre Bizarre</em>, c’est une anthologie d’horreur de deux heures, divisée en sept segments, qui rend hommage au théâtre du Grand-Guignol. Sensations fortes et dégoût garantis...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/10/theatre-bizarre-affiche.jpg" alt="Theatre Bizarre, anthologie de cinéma d&#039;horreur" title="Theatre Bizarre, anthologie de cinéma d&#039;horreur" width="236" height="280" class="alignleft size-full wp-image-9527" /><strong><em>The Theatre Bizarre</em>, c’est une anthologie d’horreur de deux heures, divisée en sept segments, qui rend hommage au théâtre du Grand-Guignol.</strong> Genre rarement exploité, le film à sketchs horrifique offre pourtant son lot de sensations fortes et de plaisirs extrêmes ; après tout, un bon film d’horreur ne devrait pas dépasser la demi-heure, et soigner son paroxysme sans l’éterniser. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si l’histoire courte est le domaine de prédilection de l’épouvante : c’est ainsi qu’Edgar Allan Poe ou H. P. Lovecraft lui ont donné ses lettres de noblesse.</p>
<p>Puisqu’on en parle, l’ombre de Lovecraft n’est jamais loin dans <em>The Theatre Bizarre</em> : le premier segment, <strong><em>The Mother of Toads</em> de Richard Stanley</strong>, est un hommage direct au pape de l’épouvante. Si l’autodérision et le parfum <em>eighties</em> n’y dégoulinaient pas, on pourrait le trouver parfaitement suranné et déjà-vu. <span id="more-9579"></span></p>
<p>Ca tombe bien, des sept séquences, <em>The Mother of Toads</em> est la moins aboutie. Le deuxième film, <strong><em>I Love You</em>, de Buddy Giovinazzo</strong>, en dévoile davantage sur la structure de <em>Theatre Bizarre</em> : une anthologie d’horreur, oui, mais sur fond d’amour et de problèmes de couples. Ici, une femme annonce à son mari qu’elle veut le quitter. Lui, dépressif et psychopathe, mêle ses fantasmes et la réalité. C’est pathétique, anxiogène et fait monter la température…</p>
<p>Douglas Buck nous avait manqué depuis <em>Family Portraits</em>, le plus dérangeant film de genre de ces dernières années… <strong>Le revoilà en pleine forme avec <em>The Accident</em></strong>, et prouve qu’il sait aussi rendre la mort poétique. Manifestement plus à l’aise avec le format court que long (<em>Family Portraits</em> était aussi une anthologie, quand le long-métrage <em>Sisters</em> manquait d’élan), Douglas Buck raconte avec <em>The Accident</em> une journée pas ordinaire : celle où tout enfant prend conscience de la vie et de la mort, de la cruauté et de la tristesse. Image léchée, narration découpée et poétique, charge émotionnelle forte, <em>The Accident</em> est moins opportuniste que <em>Family Portraits</em> et tout aussi réussi.</p>
<p>Changement de ton, <strong>Tom Savini partage dans <em>Wet Dreams</em></strong> sa vision des problèmes de couples : tout le monde couche avec tout le monde et l&#8217;un rêve d’anéantir l’autre. Comme toujours, Savini, le Sex Machine d’<em>Une nuit en enfer</em>, est drôle et caustique. <em>Wet Dreams</em> est aussi jubilatoire que gore, un épisode léger avant le traumatisme oculaire de <strong>Vision Stains</strong>.</p>
<p>Attention les yeux ! <strong><em>Vision Stains</em></strong>, c’est l’histoire d’une tueuse en série qui extrait de ses victimes les souvenirs d’une vie, après avoir découvert que ceux-ci se cachaient, au moment de mourir, à l’intérieur du globe oculaire… Réalisé par <a href="/portraits/theatre-bizarre-vision-stains-interview-karim-hussain/" target="_blank">Karim Hussain</a>, chef-opérateur spécialisé en cinéma d’horreur, les effets visuels de <strong><em>Vision Stains</em></strong> sont particulièrement soignés, sans pour autant que le metteur en scène délaisse la narration. Peu de sang, mais quelques visions d’yeux percés qui secouent bien comme il faut. Paraît-il que c’est à ce moment-là de <em>Theatre Bizarre</em> que le spectateur s’évanouit… <strong>A moins que ce soit dans <em>Sweets</em></strong>, le segment suivant, sorte d’apothéose finale où l’ingestion d’aliments remplace l’effusion de sang. C’est David Gregory, également producteur et instigateur du projet avec Karim Hussain, qui signe <em>Sweets</em>. Encore une histoire d’amour, boulimique cette fois ; l’acte sexuel est remplacé par l’acte nutritif, jusqu’à l&#8217;ultime sacrifice du corps. Fascinant et dégoûtant.</p>
<p style="text-align:center"><strong>&raquo; Lisez aussi <a href="/portraits/theatre-bizarre-vision-stains-interview-karim-hussain/">l&#8217;interview de Karim Hussain</a></strong></p>
<p>Quant au dernier segment, pour ceux qui auraient bien compté, il s’agit du liant entre tous les autres : après chaque épisode on retrouve un pantin désarticulé joué par Udo Kier dans un vieux théâtre surréaliste, hommage au Grand-Guignol. A l&#8217;image des autres épisodes, <strong><em>Theatre Guignol</em> de Jeremy Kasten</strong> est léché et vaut par le charisme &#8211; même en marionnette &#8211; de son comédien.</p>
<p>Côté bonus, on retrouve un commentaire audio de l’équipe et les <em>making of</em> de <em>The Mother of Toads</em>, <em>The Accident</em> et surtout <em>Vision Stains</em>, incontournable car riche en détails. Le Blu-ray offre en plus son lot d’entretiens, avec David Gregory, Richard Stanley, Buddy Giovinazzo, Douglas Buck et le producteur Fabrice Lambot.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="font-size:90%">Theatre Bizarre <em>de David Gregory, Richard Stanley, Buddy Giovinazzo, Douglas Buck, Tom Savini, Karim Hussain et Jeremy Kasten. Canada, Etats-Unis, France, 2011. Sortie DVD le 3 octobre 2012.</em></p>
<p><center><iframe frameborder="0" width="560" height="245" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xtdplq?logo=0&#038;hideInfos=1"></iframe></center></p>
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		<title>Rencontre avec Karim Hussain</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Oct 2012 13:25:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Karim Hussain]]></category>
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		<description><![CDATA[Karim Hussain, chef-op et metteur en scène à ses heures,  réalise le segment <em>Vision Stains</em> de l'anthologie horrifique <em>Theatre Bizarre</em>, et nous raconte comment concilier romantisme et gore...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/10/theatre-bizarre-affiche.jpg" alt="Theatre Bizarre, anthologie de cinéma d&#039;horreur" title="Theatre Bizarre, anthologie de cinéma d&#039;horreur" width="236" height="280" class="alignleft size-full wp-image-9527" />Trop extrême et baroque pour nos salles de cinéma, c’est en DVD que vous pouvez découvrir <em><a href="/cinema/the-theatre-bizarre-horreur-buck-hussain/">The Theatre Bizarre</a></em>, une anthologie horrifique qui réunit sept réalisateurs du genre. Karim Hussain, à l’origine du projet avec David Gregory, est l’un d’eux. Egalement – et avant tout – directeur photo, il a collaboré avec Nacho Cerda, Jason Eisener, Olivier Abbou ou récemment Brandon Cronenberg. Autant dire qu’en horreur, il s’y connaît. Et ça se voit dans son segment, l’obsessionnel et dérangeant <em>Vision Stains</em>, qui associe d’un peu trop près aiguilles et pupilles… Rencontre avec un expert ès gore romantique.</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Avant même sa sortie, <em>The Theatre Bizarre</em> jouit d&#8217;une aura sulfureuse : plusieurs malaises ont eu lieu lors de projections. C’est <em>Vision Stains</em> qui provoque ça ?</strong></p>
<p>C’est vrai que c’est toujours à ce moment-là que les malaises ont eu lieu, lors de ma séquence ou de la suivante, <em>Sweets</em>… La vision de l’œil percée de <em>Vision Stains</em> est un peu dure. Il y a eu deux malaises dans le public en Allemagne, deux à New York et un au <a href="/pense-bete/festival-fantastique-gerardmer/" target="_blank">Festival de Gérardmer</a>. Mon but n’est pas de faire tomber les gens comme des mouches et de leur causer du tort physique, mais c’est sûr que ce sont des images assez choc. Pourtant, je voulais simplement raconter une histoire au sujet d’une artiste obsédée par les mémoires d’une autre, à la façon d’un vampire – ou d’un junkie. Je ne voulais pas réaliser intentionnellement des images déstabilisantes, mais puisqu’on a décidé de montrer des images dures, autant le faire correctement, donc de manière réaliste : on a réalisé les effets mécaniques avec de vrais prothèses, sans aucune image de synthèse. On a utilisé des têtes surdimensionnées avec des yeux en silicone et tout un système de poulies. C’était énormément plus de travail qu’en numérique. <span id="more-9524"></span></p>
<p><strong>Mais le résultat valait le coup…</strong></p>
<p>Le problème du numérique, c’est qu’il n’y aurait pas eu cet aspect vraiment charnel et véridique. Je ne suis pas un grand fan des images de synthèse, alors je préfère le faire comme il faut, façon vieille école, et avoir plus d’impact. Et ca a fonctionné. Malheureusement, ça s’est souvent accompagné de gens qui tombaient dans les pommes, mais il fallait bien en passer par là !</p>
<p><strong>Les obsessions du personnage de <em>Vision Stains</em> sont les vôtres ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/10/karim-hussain-copy-w2media.jpg" alt="Karim Hussain" title="Karim Hussain" width="207" height="280" class="alignright size-full wp-image-9531" />Les femmes et les yeux sont mes deux grandes obsessions. En fait, <em>Vision Stains</em> est un scénario que j’avais depuis dix ans. Je ne pensais pas à l’époque en faire un sketch inséré dans un long-métrage. Pour <em>Theatre Bizarre</em>, je pensais réaliser autre chose, mais finalement il s’agissait d’un projet trop cher, trop gros, et il y avait énormément de scènes de sexe, ce qui rend les choses plus compliquées : c’est toujours difficile d’avoir de bons comédiens qui vont également accepter des scènes de sexe extrêmes ! Je crois que c’est un peu plus facile de faire jouer des scènes de sexe à de bons acteurs en Europe qu’en Amérique du Nord… Bref, c’est pour cela que je suis retourné à mon vieux scénario de <em>Vision Stains</em>, que j’ai rapetissé et féminisé – au départ, c’était un homme qui tuait d’autres hommes, ce n’était pas très intéressant, alors qu’une femme qui tue d’autres femmes non par sadisme mais par amour, c’était plus fascinant.</p>
<p><strong>Sanglant mais poétique, c’est un peu le credo de <em>Theatre Bizarre</em> ?</strong></p>
<p>C’est tout l’intérêt de <em>Theatre Bizarre</em> ! On ne voulait pas seulement faire couler du sang. Le Grand-Guignol n’y occulte pas la dimension narrative, chaque segment devait comporter un scénario et des personnages soignés, et on voulait que l’ensemble forme un tout, pas simplement une suite de courts-métrages. L’une des thématiques principales du film, c’est la guerre des sexes, on trouve des femmes très fortes et des hommes plutôt mous. Il y a beaucoup d’histoires de couples dans le film. Je voulais casser cette direction avec Vision Stains, mais finalement, c’est aussi une histoire d’amour, en quelque sorte… C’est ça, <em>Theatre Bizarre</em> : une comédie romantique un peu extrême. Et pourtant le film est fait entièrement par des hommes ! On avait demandé à plusieurs femmes de réaliser des segments, mais aucune n’avait pu se libérer. C’est dommage, on aurait probablement eu des imaginaires encore très différents. Ce sera peut-être pour le prochain…</p>
<p style="text-align:center"><strong>&raquo; Lisez la <a href="/cinema/the-theatre-bizarre-horreur-buck-hussain/" target="_blank">critique de <em>The Theatre Bizarre</em></a></strong></p>
<p><strong>On va avoir droit à une suite ?</strong></p>
<p>Oui, le premier épisode ayant connu un certain succès aux Etats-Unis, <em>Theatre Bizarre 2</em> est déjà en préproduction. Je ne réaliserai pas de segment, parce qu’on ne voulait pas que les réalisateurs soient identiques, mais je serai chef-opérateur sur l’un des courts-métrages, puisque c’est mon métier principal.</p>
<p><strong>Comment vous êtes-vous retrouvé dans cette aventure ?</strong></p>
<p>J’ai rencontré David Gregory <em>[producteur de </em>Theatre Bizarre<em> et également réalisateur du segment </em>Sweets<em>, ndlr]</em> sur un festival, nous montrions chacun un film que nous avions réalisé. Il avait en tête de faire une version horrifique de <em>Aria</em>, le film à sketchs des années 1980 réalisé par Ken Russell, Nicolas Roeg, Julien Temple, Jean-Luc Godard et d’autres… Tous ces gens avaient obtenu une liberté totale à l’époque, et c’est exactement ce que nous voulions aussi sur <em>Theatre Bizarre</em> : faire des sketchs sans contrainte. <em>Theatre Bizarre</em> et <em>Aria</em>, c’est pareil, sauf que nous avons remplacé l’opéra par le théâtre du Grand-Guignol. C’est ainsi que nous avons créé la structure de <em>Theatre Bizarre</em>, ce lieu passé et surréaliste animé par le pantin d’Udo Kier. Par la suite, j’ai suggéré d’autres réalisateurs – Douglas Buck, Richard Stanley, Buddy Giovinazzo, Jeremy Kasten… Tous les amis, quoi ! Tom Savini est arrivé un peu plus tard. Comme on était tous amis, on communiquait beaucoup sur nos histoires respectives, on assistait aux montages des autres, le dialogue était très ouvert. Nous avions tous le <em>final cut</em>, on était donc très désireux d’écouter les idées des autres et de voir comment ça prenait forme. Le budget était serré, mais le fait d’avoir le dernier mot était très alléchant, et c’est pour ça que <em>Theatre Bizarre</em> était une fantastique expérience. C’est le gros problème des films américains : aux Etats-Unis les réalisateurs n’ont pas le <em>final cut</em>, énormément de films sont détruits au montage…</p>
<p><strong>Cette liberté existe parce qu’il s’agit d’une anthologie ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/10/vision-stains-karim-hussain-2.jpg" alt="Vision Stains, de Karim Hussain" title="Vision Stains, de Karim Hussain" width="280" height="140" class="alignleft size-full wp-image-9532" />Oui. Aux Etats-Unis, je ne crois pas qu’un réalisateur pourrait avoir cette liberté. Sauf s’il paie tout lui-même !  C’est peut-être pour cela qu’on assiste à un regain du film horrifique à sketchs en ce moment : il y a <em>Theatre Bizarre</em>, mais aussi <em>Little Deaths</em>, <em>Chillerama</em>, <em>V/H/S</em> (qui a fait un tabac à Sundance et a été acheté par Magnolia), et enfin <em>The ABCs of Death</em>, fait par 26 réalisateurs différents. J’ai d’ailleurs participé à ce dernier comme chef-opérateur, sur le segment de Jason Eisener, avec qui j’avais déjà fait <em>Hobo with a Shotgun</em>.</p>
<p><strong>Vous privilégiez toujours le métier de directeur photo ?</strong></p>
<p>Oui ! Je ne suis pas ce genre de chef-opérateur qui rêve secrètement de réaliser des films. J’ai appris à réaliser, et ça me plaît, mais je suis bien plus heureux en effectuant mon métier de chef-op et en travaillant avec des metteurs en scène que j’apprécie. En revanche, si un nouveau projet de réalisation me tient particulièrement à cœur, je le ferai volontiers…<br />
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<p style="font-size:90%">Theatre Bizarre <em>de David Gregory, Richard Stanley, Buddy Giovinazzo, Douglas Buck, Tom Savini, Karim Hussain et Jeremy Kasten. Canada, Etats-Unis, France, 2011. En DVD le 3 octobre 2012.</em></p>
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