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	<title>Grand Écart &#187; nazisme</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Le frichti de l&#8217;hiver 2019-2020 !</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Dec 2019 09:02:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[culte]]></category>
		<category><![CDATA[nazisme]]></category>
		<category><![CDATA[polar]]></category>
		<category><![CDATA[science-fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Tom Selleck]]></category>
		<category><![CDATA[western]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette sélection annonce un hiver rude. C’est la raison pour laquelle celle-ci est chaude et épaisse. Vous retrouverez Magnum, toujours aussi bien gaulé, du western politique et engagé et des thrillers en...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Cette sélection annonce un hiver rude. C’est la raison pour laquelle celle-ci est chaude et épaisse. Vous retrouverez Magnum, toujours aussi bien gaulé, du western politique et engagé et des thrillers en mode <em>seventies</em> sacrément burnés. De quoi passer les semaines qui arrivent tranquille sous la couette !</strong></p>
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<h2><em>Magnum P.I</em> saison 7</h2>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/12/magnum-pi-saison-7.jpg" alt="Tom Selleck dans Magnum" width="202" height="250" class="alignleft size-full wp-image-27298" />Cette septième saison de <em>Magnum</em> est un véritable crève-cœur, pas un beau gâchis mais un petit gâchis. On sait qu’elle devait être la dernière. En effet, nous sommes à la fin des années 1980 et Tom Selleck, qui en a ras la moustache, espère enfin se faire un nom au cinéma. Donald Bellisario, quant à lui, le scénariste et producteur, est parti sur d’autres aventures laissant son petit personnel gérer la boutique et les intrigues. Du coup, on se retrouve avec une quantité d’épisodes sans âme ni saveur, un peu comme si tout le monde avait lâché l’affaire. Toutefois, un épisode particulièrement sort du lot ; l’épisode 6, <em>Comptes et comptines</em>, où, alors qu’il fait ses comptes, Magnum reçoit un appel mystérieux. Un homme le menace, utilisant comme message une comptine… Caméra à l’épaule, gros plans, tensions à donf, musique de Phil Collins, cet épisode est une merveille. On se croirait dans le <em>Manhunter</em> goupillé par Michael Mann la même année. Formidable ! L’épisode suivant, tout en rupture, voit l’arrivée de Lily, la fille du détective. Magnum apprend qu’il est père mais semble s’en moquer. Troublant. Et puis le fameux épisode 9, un cross-over avec Angela Lansbury d’<em>Arabesque</em> ! Du cross-over gériatrique par excellence ! L’épisode 17, intitulé <em>Laura</em>, accueille Frank Sinatra en guest dans le rôle d’un vieux détective à la recherche de sa petite fille. Excellent et émouvant. Ouf, l’honneur est sauf. Cette saison 7 n’est pas honteuse, elle a juste perdu son mojo. Le dernier épisode, cataclysmique, a tellement fait gueuler les fans, qu’une saison 8 fut commandée en urgence et je vous en parlerai bientôt. Youpi. <span id="more-27294"></span><br />
<em>Coffret en blu-ray chez Elephant Films</em></p>
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<h2>Du western et encore du western !</h2>
<h3><em>Le Retour des Texas Rangers</em> réalisé par James P. Hogan avec Ellen Drew, John Howard, Akim Tamiroff… </h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/12/retour-texas-rangers.jpg" alt="Le Retour des Texas Rangers" width="250" height="190" class="alignleft size-full wp-image-27299" />Au début des années 1930, dans le grand ouest américain, du bétail est dérobé au ranch White Sage. Les Texas Rangers sont appelés à la rescousse. Pour arrêter les coupables, ils vont devoir faire preuve d’ingéniosité et braver le danger : ils tentent de s’infiltrer dans le gang des voleurs de bétail…<br />
<em>Le Retour des Texas Rangers</em> est ce que l’on appelle un western de ranch où les grands propriétaires terriens ont maille à partir avec les voleurs de bétails. Le film s’intéresse avant tout à cette mythique brigade de police, les « Texas Rangers », née dans la première moitié du XIXe siècle au Texas et dont les membres éminents s’occupaient essentiellement des affaires sensibles comme les meurtres. Pour d’obscures raisons politiques, leur brigade fut un temps dissoute et il ne serait pas étonnant qu’à l’époque où l’intrigue se déroule elle n’était pas encore reformée. Bref, nous voilà plongés dans l’Amérique des années 1930, une Amérique défaite par la crise et les resquilles, une Amérique où les héros populaires s’appellent « Bonnie and Clyde ». Si le film ne casse pas des briques, il s’inscrit dans une veine noire où tout paraît désenchanté. Une vraie curiosité.<br />
<em>Disponible en combo DVD/Blu-ray chez Elephant Films</em></p>
<h3><em>Vengeance mexicaine</em> réalisé par Fred Schepisi avec Willie Nelson, Gary Busey&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/12/vengeance-mexicaine-fred-schepisi.jpg" alt="Vengeance Mexicaine" width="250" height="141" class="alignleft size-full wp-image-27300" />Dans un Texas pré-guerre civile, un jeune homme tue par accident son beau-frère et doit fuir au Mexique. Peu de temps après, il fait la connaissance de Barbarosa, un hors-la-loi. Les deux hommes font équipe malgré le mode de vie de Barbarosa. Le vieil hors-la-loi conseille de revenir au Texas : c’est bien la vengeance qui les unit avant tout.<br />
<em>Vengeance mexicaine</em> est un superbe western, très graphique, superbement éclairé et marqué par des tons rocailleux qui donnent une pépie du diable. Pensez à prendre une bouteille d’eau ! La musique envoûtante renforce d’autant plus la présence de l’environnement et de la nature. Vous l’aurez compris, les extérieurs jouent un rôle considérable dans cette histoire de filiation d’un bandit et de son apprenti. L’intrigue plutôt basique &#8211; prendre aux riches pour donner aux pauvres &#8211; évite toutes fioritures. La distribution impeccable, Willy Nelson en tête (qui coproduit), parachève l’efficacité d’un projet qui n’était pas franchement gagné d’avance. C’est sec et franc du collier ! Comme on aime.<br />
<em>Disponible en combo DVD/Blu-ray chez Elephant Films</em></p>
<h3><em>Sur le territoire des Comanches</em> réalisé par George Sherman avec Maureen O’Hara, MacDonald Carey&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/12/sur-le-territoire-des-comanches-film.jpg" alt="Sur le territoire des Comanches" width="185" height="250" class="alignleft size-full wp-image-27301" />Un traité de paix est signé avec les Comanches interdisant l&#8217;accès à leur terre. Mais alors qu&#8217;un gisement d&#8217;argent est découvert sur leur territoire, les colons installés dans les environs sont de plus en plus envieux. Jim Bowie est envoyé par le président pour s&#8217;assurer que les accords sont respectés. Katie Howard, la tenancière du saloon, veut attaquer les Comanches et s&#8217;emparer des richesses&#8230;<br />
<em>Sur le territoire des Comanches</em> qui revient sur la spoliation des terres indiennes par ces satanés colons est un petit western politique qui n’y va pas avec le dos de la cuillère pour raconter la grande histoire de l’ouest américain. On y voit les Indiens se faire joyeusement manipuler en toute confiance avant de fomenter une vengeance qui arrivera bien trop tard. Du classique de chez classique, bien troussé par un George Sherman des grands jours.<br />
<em>Disponible en combo DVD/Blu-ray chez Elephant Films</em><br />
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<h3><em>La Belle rousse du Wyoming</em> réalisé par Lee Sholem avec Maureen O’Hara, Alex Nicol&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/12/la-belle-rousse-du-wyoming.jpg" alt="La Belle Rousse du Wyoming" width="161" height="250" class="alignleft size-full wp-image-27302" />Le grand ouest américain : nouveaux colons et anciens rangers livrent un combat acharné concernant le bétail, véritable richesse. En plein milieu des fortes tensions, un shérif tente de s&#8217;interposer quand un homme d&#8217;affaires, associé à une femme mystérieuse, essaie de gagner la confiance des colons pour gagner beaucoup d&#8217;argent&#8230;<br />
<em>La Belle rousse du Wyoming</em> ravira les fans de John Ford et des westerns de grande ampleur. On y parle une nouvelle fois de la guerre entre propriétaires terriens qui tentent coûte que coûte de s’accaparer le moindre lopin de terre afin d’y faire paître le bétail. Sur le fond, c’est du solide et sur la forme, on respire la fraîcheur des prairies du Wyoming à plein poumon. Un western à papa rudement dépaysant à regarder avec maman.<br />
<em>Disponible en combo DVD/Blu-ray chez Elephant Films</em></p>
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<h3><em>Sans peur, sans pitié</em> réalisé par Lima Barreto avec Alberto Ruschel, Marisa Prado, Juan-Nicola Bernico, Melania Carpentiero, Matteo Menossi et Cedrico Janeti&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/12/sans-peur-sans-pitie-congaceiro.jpg" alt="Sans peur, sans pitié" width="160" height="250" class="alignleft size-full wp-image-27303" />Un gang de Cangaceiro, des bandits du nord-est du Brésil, kidnappe une institutrice venant d&#8217;un petit village, Olivia. Un des membres, Teodoro, fait peu à peu sa connaissance et tombe éperdument amoureux. Ce qui ne plaît pas au chef de la bande, sans peur et sans pitié&#8230;<br />
Il faut savoir que <em>Sans Peur, sans pitié</em> (sorti en 1953) se présente comme l’un des plus grands succès du cinéma brésilien de l’après-guerre. Au Brésil, on considère le film comme un impérissable chef-d’œuvre au même titre que <em>Mon curé chez les nudistes</em> en France. Si l’on prend le recul nécessaire, on se rend assez vite compte que l’on ne tient pas une pièce maîtresse comparable à <em>Lawrence d’Arabie</em>. Pourtant cette histoire de bandit d’honneur, comme dirait Jean-Pierre Dionnet, ne manque pas de panache ! La présence puissante de la nature et les caractères bien trempés des hommes qui la foulent composent un tableau des plus sauvages sur la vie des Cangaceiro à la charnière des XIXe et XXe siècle. Voilà le western révolutionnaire que vous devez absolument avoir vu.<br />
<em>Disponible en combo DVD/Blu-ray chez Elephant Films</em></p>
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<h2>Du frisson, de l’angoisse et des thrillers mode 70’s !</h2>
<h3><em>Le Voyage des damnés</em> réalisé par Stuart Rosenberg avec Faye Dunaway, Max von Sydow&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/12/voyage-des-damnes.jpg" alt="Le Voyage des damnés" width="188" height="250" class="alignleft size-full wp-image-27304" />1939, le SS Saint Louis quitte Hambourg pour Cuba avec à bord 937 réfugiés juifs. Ni Cuba, ni les Etats-Unis ne veulent les accueillir. Contraint de faire demi-tour, les officiers américains reçoivent une lettre signée de la main de plus de 200 juifs : s&#8217;ils ne trouvent pas refuge quelque part, ils menacent de collectivement mettre fin à leur jour.<br />
Que j’aime ce film ! Au-delà de la tragédie qui touche les passagers, <em>Le Voyage des damnés</em> propose comme dans tout grand film choral une série de portraits qui balayent à peu près tout ce que la nature humaine compte de sensibles, de traîtres, d’envieux, de naïfs, d’altruistes, de braves, de cons&#8230; Cette croisière maudite analyse avec sagesse ce que hommes et femmes sont capables de produire quand ils et elles sont acculé·e·s par des événements qui les dépassent. Le suspense est rude et le drame limite insoutenable. Je compare ce film à un opéra. Et je vous le recommande.<br />
<em>Disponible en combo DVD/Blu-ray chez Elephant Films</em></p>
<h3><em>Le Pont de Cassandra</em> réalisé par George Pan Costamos avec Richard Harris, Sophia Loren&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/12/pont-de-cassandra.jpg" alt="Le Pont de Cassandra" width="187" height="250" class="alignleft size-full wp-image-27305" />Genève. Trois terroristes sont surpris dans un laboratoire de l&#8217;Organisation mondiale de la santé, qu&#8217;ils s&#8217;apprêtaient à faire sauter. L&#8217;un d&#8217;entre eux parvient à s&#8217;enfuir et monte dans le Continental Express en partance pour Stockholm. Le fugitif est une véritable bombe ambulante. Eclaboussé lors de la fusillade par des liquides contenus dans des flacons brisés, il vient en effet d&#8217;être contaminé par le virus, terriblement contagieux, de la peste pulmonaire&#8230;<br />
<em>Le Pont de Cassandra</em> est un film catastrophe trop méconnu et c’est dommage car il tient sans contestation possible la dragée haute à bien des oeuvres contemporaines du même acabit. Spécialiste des films d’action, bon faiseur (toutefois un cran en dessous d’un John Frankenheimer), George Pan Costamos goupille un thriller bourré de suspense et de scènes ultra spectaculaires. Durant près de deux heures, on passe d’une salle de commandement aux wagons bondés par des voyageurs transis de trouille. Evidemment, tout est prétexte à faire tourner le chronomètre ! Et ça fonctionne. Du cinéma bien bonnard.<br />
<em>Disponible en combo DVD/Blu-ray chez Elephant Films</em></p>
<h3><em>Saturn 3</em> réalisé par Stanley Donen avec Kirk Douglas, Harvey Keitel et Farrah Fawcett&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/12/saturn-3-stanley-donen.jpg" alt="Saturn 3, de Stanley Donen" width="250" height="126" class="alignleft size-full wp-image-27315" />Adam et Alex, deux scientifiques, vivent seuls sur la station spatiale Saturn 3. Leur mission : trouver de nouvelles sources de nourriture pour une Terre dévastée. Mais cette vie idyllique est mise en danger avec l&#8217;arrivée du capitaine James qui, bientôt, construit un robot destructeur : Hector. Le capitaine tombe amoureux d&#8217;Alex et ne souhaite qu&#8217;une chose : éliminer Adam&#8230;<br />
Bordel mais que c’est nul. J’ai dû ronfler car la gorge me gratte.<br />
<em>Disponible en combo DVD/Blu-ray chez Elephant Films</em></p>
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<h2>Alerte Films coup de coeur</h2>
<h3><em>Danger, planète inconnue</em> réalisé par Robert Parrish avec Roy Thinnes, Ian Hendry&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/12/danger-planete-inconnue.jpg" alt="Danger, planète inconnue" width="189" height="250" class="alignleft size-full wp-image-27306" />Le centre spatial Eurosec dirigé par Jason Webb vient de faire une découverte qui va bouleverser toutes les théories scientifiques. Une sonde spatiale a détecté une planète inconnue de l&#8217;autre coté du soleil possédant la même orbite que la Terre. Le colonel Glenn Ross, un astronaute aguerri, et John Kane, un scientifique anglais sont alors envoyés en mission d&#8217;exploration sur cette étrange planète qui semble être la soeur jumelle de notre planète. Mais l&#8217;expédition tourne mal&#8230;<br />
<em>Danger, planète inconnue</em> est un petit chef-d’œuvre de la science-fiction produit par Silvia et Gerry Anderson, les parents de la merveilleuse série <em>Les Sentinelles de l’air</em>. Je vous prie de croire que les décors sont d’une beauté à couper le souffle. Les bâtiments scientifiques, les vaisseaux spatiaux, les décors intérieurs et extérieurs, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe calme et volupté. Et ce scénario torturé du bulbe qui peut se lire de mille façons. A l’envers, à l’endroit, par devant et par derrière ! De la folie pure. Je vous en conjure, jetez-vous sur ce bijou vintage, vous ne le regretterez pas !<br />
<em>Disponible en combo DVD/Blu-ray chez Elephant Films</em></p>
<h3><em>Ces garçons qui venaient du Brésil</em> réalisé par Franklin J. Schaffner avec Laurence Olivier, Gregory Peck&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/12/ces-garcons-qui-venaient-du-bresil-franklin-schaffner.jpg" alt="Ces garçons qui venaient du Brésil, de Franklin Schaffner" width="250" height="167" class="alignleft size-full wp-image-27307" />Au début des années 1970, Ezra Lieberman, qui traque depuis plus de vingt ans les criminels nazis, reçoit d&#8217;inquiétantes informations en provenance du Paraguay : le sinistre docteur Josef Mengele, responsable de monstrueuses expériences à Auschwitz, aurait injecté des cellules vivantes, prélevées sur Hitler, à une centaine de femmes dans le but d&#8217;assurer au Führer une descendance&#8230;<br />
Voilà un thriller culte par excellence (au même titre que <em>Marathon Man</em> sorti deux ans auparavant à qui il fait irrémédiablement écho ; regardez la distribution …) qui se réapproprie l’Histoire sans la dénaturer (du révisionnisme de bon aloi). L’intrigue qui tourne autour de la manipulation génétique, et qui semble capillotractée jusqu’à l’outrance, paraît aujourd’hui carrément plausible. Le film fiche la trouille car il présente les multiples figures de la folie dans des scènes d’action savamment dosées. Chaque personnage joue sa partition avec un vrai sens du rythme. Durant les deux heures que dure <em>Ces garçons qui venaient du Brésil</em>, on se sent pris au piège, avec l’envie que le cauchemar s’arrête et fissa. Un classique.<br />
<em>Disponible en combo DVD/Blu-ray chez Elephant Films</em></p>
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		<title>Les WTF de la semaine #14 : the Bikini-Body Edition</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jul 2018 21:15:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yvan Pierre-Kaiser</dc:creator>
				<category><![CDATA[WTF]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[nazisme]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Cage]]></category>
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		<category><![CDATA[Takashi Miike]]></category>

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		<description><![CDATA[Les jours sont longs, il fait chaud et la saga estivale avec Ingrid Chauvin a été remplacée par une adaptation en feuilleton de Bodyguard. Mais où vont-ils chercher de telles...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/wtf-what-the-fuck-cinema-s.jpg" alt="WTF - What the fuck Cinéma" width="280" height="109" class="alignleft size-full wp-image-16343" />Les jours sont longs, il fait chaud et la saga estivale avec Ingrid Chauvin a été remplacée par une adaptation en feuilleton de <em>Bodyguard</em>. Mais où vont-ils chercher de telles idées ? Bref, cela fait bien trop longtemps que personne ne vous a pas parlé <a href="http://www.grand-ecart.fr/categorie/film-wtf-what-the-fuck/">des projets les plus déviants</a> mis en chantier par des gens qui n’en ont rien à faire de vos tweets antédiluviens. Qu’est-ce qui vous fait dire que je suis végan ? A part ça mon correcteur d’orthographe est sis-genré hermaphroditophobe. Et ça ne dérange personne. </p>
<h3>Nick for President</h3>
<p>S’il existe une quelconque justice en ce bas monde dépourvu d’intérêt depuis que <em>Ash vs. Evil Dead</em> a été annulé, alors <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/mandy-panos-cosmatos/" title="Mandy">Mandy</a></em> sera LE film de l’année. D’une part, il est grandement temps que la Terre entière accepte le fait que Nicolas Cage est vraisemblablement un des plus grands acteurs de sa génération. D’autre part, le premier film de Panos Cosmatos (<em><a href="https://www.youtube.com/watch?v=nWF0bBKhe6o" rel="shadowbox[sbpost-26545];player=swf;width=640;height=385;" target="_blank">Beyond The Black Rainbow</a></em>) était un trip psychédélico-SF absolument superbe. Et tiercement, c’est l’histoire d’un homme qui se venge d’un culte sataniste ayant occis sa douce. Vous ai-je dis que Cage y brandit une tronçonneuse ? Que ce film soit loué, le Messie est arrivé.</p>
<p><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/2D23Emnl_rE?rel=0" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe><br />
<span id="more-26545"></span></p>
<h3>Sharks for President</h3>
<p>On n’imagine pas un WTF, surtout estival, sans mention de films dédiés à nos amis les squales. Les hostilités débutent le 10 août avec <em><a href="https://www.youtube.com/watch?v=bsLk0NPRFAc" rel="shadowbox[sbpost-26545];player=swf;width=640;height=385;" target="_blank">Meg</a></em>, où un requin préhistorique gigantesque a la mauvaise idée d’énerver Jason Statham.<br />
Les spectateurs infâmes que nous sommes auront ensuite le droit de visionner le 19 août, le tout dernier chapitre de la série <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/sharknado-anthony-ferrante-tornade-requins-the-asylum/" title="Sharknado, de Anthony C. Ferrante" target="_blank">Sharknado</a></em>. Et si vous avez arrêté de regarder après le 1, sachez que certains d’entre nous se sont farci 5 films autour d’un concept digne d’un court-métrage. Le 6, intitulé <em>The Last Sharknado : It’s About Time !</em> promet de clore la saga pour de bon. Bref, jusqu’au prochain reboot avec The Rock, donc.<br />
Et pour finir ce mois d’août absolument magnifique, nous aurons le plaisir de découvrir <em>6-Headed Shark Attack</em>, une folie concoctée par les dingues de la firme The Asylum, une production qui porte de fait très bien son nom. La bande-annonce en lien est celle de l’opus précédent, <em>5-Headed Shark Attack</em>, mais quelque chose me dit que c’est presque pareil…</p>
<p><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/RY84YdZiB4Q?rel=0" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe></p>
<h3>Zombies for President</h3>
<p>En Ecosse, ils ont du pétrole ET ils ont aussi des idées. Des idées bien tordues pour revigorer le genre pourrissant du film de zombies. Imaginez l’addition : un survival zombiesque à la <em>Shaun of the Dead</em> + une comédie musicale + tout cela à Noël + une histoire d’ados = <em>Anna And The Apocalypse</em> !! Un joyeux mélange qui fait fureur dans les festivals du monde entier.</p>
<p><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/LmxNBDrvBLk?rel=0" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Et si vous vous dites « Oh, super le premier film de zombies musical ! » Eh bien dites-vous bien que chaque concept WTF a déjà été tourné au Japon. C’est inévitable. Preuve avec LE premier film de zombies musical, <em>Happiness of the Katakuris</em>, de 2001. Cette œuvre est signée Takashi Miike et le DVD est un must-have pour tout cinéphile qui se respecte un minimum.</p>
<p><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/nIXyiJqMLJI?rel=0" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe></p>
<h3>Bigfoot for President</h3>
<p>Et impossible de clore cette rubrique amoureuse des OFNIs sans y inclure un film avec des nazis. Dans la catégorie du « titre de film tellement improbable », voici : <a href="https://www.imdb.com/title/tt7042862/" target="_blank">The Man Who Killed Hitler and Then The Bigfoot</a>. Les mauvaises langues diront que tout le scénario s’y trouve magistralement résumé. Et pourtant, les premières critiques de festivaliers laissent présager un film beaucoup moins « grindhouse » et plus axé sur les personnages. On demande sincèrement à vérifier !</p>
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		<title>Green Room, de Jeremy Saulnier</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/cinema/nazi-punks-patrick-stewart-green-room-jeremy-saulnier/</link>
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		<pubDate>Wed, 16 Sep 2015 10:00:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alessandro Rizzo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[nazisme]]></category>
		<category><![CDATA[survival]]></category>

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		<description><![CDATA[Peu importe la rive de l'Atlantique sur laquelle on monte son groupe de punk rock, les galères restent toujours les mêmes. Tout se joue à bord d'un van agonisant, demeure insalubre où les rêves de...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Fatal concert</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/Green-room-de-Jeremy-Saulnier.jpg" alt="Green room, de Jeremy Saulnier" title="Green room, de Jeremy Saulnier" width="280" height="121" class="alignleft size-full wp-image-21708" />Peu importe la rive de l&#8217;Atlantique sur laquelle on monte son groupe de punk rock, les galères restent toujours les mêmes. Tout se joue à bord d&#8217;un van agonisant, demeure insalubre où les rêves de gloire se font et se défont au rythme chaotique d&#8217;une mécanique précaire. On y mange peu, on y dort mal. On charge, on décharge le matériel dans un semi-coma permanent. On joue, fort et mal, puis on remballe. L&#8217;argent est une denrée rare que le serment rock&#8217;n'roll suffit rarement à compenser. Tournée foireuse. Fatigue galopante. Public improbable. Scènes minables. Tympans fusillés et boyaux retournés. Chaque soir, la surprise est au bout du riff… Voilà à quoi devait ressembler l&#8217;éprouvante tournée des Ain&#8217;t Rights avant qu&#8217;ils n&#8217;acceptent un dernier concert. Celui de trop ? Certainement, tant la salle, un pub de skinheads paumé au milieu des bois de l&#8217;Oregon, sent le danger à plein nez. Les crânes rasés, eux, jouent à domicile et le font savoir. Sans surprise l&#8217;ambiance de garnison du IIIe Reich pèse des kilo-tonnes et l&#8217;hostilité dégagée par certains spécimens de simili-aryens est si palpable qu&#8217;on pourrait la découper au couteau de chasse. D&#8217;autant que les Ain&#8217;t Rights, dépités de devoir envoyer leur set dans ce cloaque grouillant de fachos, jouent d&#8217;entrée la provoc en assénant crânement un « Nazi punks fuck off ! » &#8211; hymne antifasciste des Dead Kennedys, chantres du punk US &#8211; fébrile mais couillu vu le contexte. Malgré les crachats et les intimidations, le retour backstage se fait sans encombre mais il est temps de ne pas s&#8217;éterniser. Encore fallait-il ne pas y découvrir un cadavre fraîchement embroché. Devenus des témoins gênants, les jeunes punks ne sont pas près de quitter les lieux… <span id="more-22402"></span></p>
<p><strong>
<p style="text-align:center"><a href="http://www.grand-ecart.fr/portraits/interview-jeremy-saulnier-green-room/" title="Rencontre avec Jeremy Saulnier" target="_blank">&raquo; Lire l&#8217;interview de Jeremy Saulnier</a></p>
<p></strong></p>
<p><em>Blue Ruin</em>, <em>Green Room</em>… A chaque film sa couleur. Pas de bleu azur pour le premier, ni de vert prairie pour le second mais les teintes saumâtres d&#8217;une Amérique profonde rongée par la violence endémique de pécores bas du front aux neurones sérieusement endommagés par toutes sortes de substances addictives. Des coins reculés de purgatoire, que l&#8217;Oncle Sam n&#8217;aurait jamais pu imaginer de son temps, qui fascinent tant Jeremy Saulnier au point qu&#8217;il y plante avec constance le décor de mini-tragédies où les actes <em>a priori</em> anodins de pauvres types sans envergure déclenchent invariablement des bains de sang définitifs. A la vengeance maladroite de <em>Blue Ruin</em> succède le timing malchanceux de <em>Green Room</em>. Au cœur de l&#8217;Amérique White Trash, la moindre erreur se paye cash. Enfin, la couleur du titre &#8211; excellent comme le précédent &#8211; renvoie à la fois au rempart végétal cloisonnant la scène du drame, à la teinte principale d&#8217;une photographie quasi-monochrome et surtout au kaki des bombers que portent les skinheads. Une cohérence artistique pleine de morgue solennelle qui nous rappelle avec habileté qu&#8217;on n’est pas là pour se gondoler. Pourtant, alors que la tension et l&#8217;angoisse devraient atteindre l&#8217;irrespirable, c&#8217;est un ennui surprenant qui commence insidieusement à nous gagner. Ce que Jeremy Saulnier avait réussi parfaitement dans <em>Blue Ruin</em> ne prend que partiellement ici. L&#8217;ambiance est certes lourde mais le rythme fait d&#8217;inquiétantes syncopes. Les skinheads, figures de salopards de compétition, manquent cruellement d&#8217;envergure et de dangerosité pour réellement nous effrayer ou, au choix, nous donner l&#8217;irrésistible envie de les voir se faire massacrer. Dommage que le seul méchant vraiment prometteur se tienne trop rapidement à l&#8217;écart de l&#8217;embrouille. Tout comme Patrick Stewart qui, dans un contre-emploi de vieux parrain suprémaciste à la Stacy Keach dans <em>American History X</em>, n&#8217;inspire au mieux q&#8217;un poil d&#8217;indifférence malgré une barbe inédite.</p>
<p>En voulant atteindre une certaine épure stylistique, Jeremy Saunier bannit de sa recette les exhausteurs d&#8217;action qui font pourtant le piment des films de genre. Le plat est joliment dressé mais trop chichement assaisonné pour être vraiment bon. <em>Green Room</em> est un thriller bio et allégé représentatif du travail d&#8217;une nouvelle génération de réalisateurs indés américains qui ambitionnent de revisiter la série B en brouillant les codes du genre. Mais à force de privilégier le style, le risque de sonner creux tout en étant techniquement irréprochable existe. Comme dirait l&#8217;autre, c&#8217;est pas la crête qui fait le punk&#8230;</p>
<p>&nbsp;<br />
Green Room <em>de Jeremy Saulnier, avec Anton Yelchin, Imogen Poots, Patrick Stewart&#8230; Etats-Unis, 2015. Présenté à la Quinzaine des réalisateurs 2015 et au 41e Festival de Deauville.</em></p>
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		<title>Cinéma Master Class : la collection des maîtres</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Jun 2015 08:28:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[armée]]></category>
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		<category><![CDATA[nazisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Six films anglais inédits réalisés entre 1936 et 1946. Six films de propagande. Six films commandés par les autorités militaires anglaises et par Winston Churchill en personne...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Six films anglais inédits réalisés entre 1936 et 1946. Six films de propagande. Six films commandés par les autorités militaires anglaises et par Winston Churchill en personne. Six films pour galvaniser les foules contre l’obscurantisme nazi. Six films pour gagner la guerre et préparer l’après-guerre. Six films pour tenir six ans. Alexander Korda, Michael Powell, Laurence Olivier, David Lean, tous ces grands artistes ont participé à l’effort de guerre. Vous serez surpris par l’intelligence de ces œuvres qui, si elles utilisent un manichéisme de bon aloi et, dirons-nous, nécessaire, ne tombent jamais dans la manipulation grossière.<br />
C’est parti pour la revue des troupes.</p>
<h4>1936-1940</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/06/La-Conquête-de-lair.jpg" alt="La Conquête de l&#039;air" width="181" height="280" class="alignleft size-full wp-image-22101" /><strong><em>La Conquête de l’air</em> réalisé par Alexander Korda assisté de Zoltan Korda, John Monk Saunders, Alexander Esway, William Cameron Menzies, Alexander Shaw et Peter Bezencenet avec Laurence Olivier, Henry Victor, Frederic Culley, John Abbott&#8230;</strong></p>
<p>Des anciens temps à l’époque moderne troublée par la Seconde Guerre mondiale, l’appel des airs a fasciné l’homme. L’histoire de cette véritable conquête à travers ses plus célèbres inventeurs et aventuriers : des frères Wright à Saint-Exupéry, des ballons aux hélicoptères. Un récit mélangeant images d’archives et reconstitutions allant de pionniers de l’aviation à l’entrée en guerre de l’Angleterre.<br />
Réalisé entre 1936 et 1940, cet outil de propagande commandé par le ministère de l’aviation britannique revient depuis l’Antiquité jusqu’aux heures sombres de la Seconde Guerre mondiale sur ces merveilleux fous volants dans leurs drôles de machines qui ont donné de leur personne pour imiter les z’oiseaux.<br />
Le récit ne manque ni de charme ni d’humour quand il s’agit de narrer les aventures d’olibrius habillés en poulet, persuadés qu’un saut effectué de la plus haute tour du château suffira à les faire s’envoler. Plus dure sera la chute. Réaliser l’impensable se paie comptant. <span id="more-22099"></span><br />
<em>La Conquête de l’air</em> survole l’histoire de l’aviation et des pays (Italie, France et Angleterre) qui ont contribué aux développements des techniques de vol et à l’amélioration des machines. La conquête de l’air, d’abord course à l’innovation, fut meurtrière.<br />
Un récit passionnant.<br />
<em>Disponible en DVD.</em></p>
<h4>1939</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/06/Le-lion-a-des-ailes.jpg" alt="Le lion a des ailes" width="181" height="280" class="alignright size-full wp-image-22102" /><strong><em>Le lion a des ailes</em> réalisé par Michael Powell (entre autres) avec Ralph Richardson, Merle Oberon, June Duprez, Flora Robson&#8230;</strong></p>
<p>Sur terre, sur mer et dans les airs, l’Angleterre se prépare à combattre l’Allemagne nazie et à défendre sa liberté contre les armées d’Hitler. Alors qu’un officier de la Royal Air Force se prépare à partir sur le front, sa femme et son entourage participent également, chacun à leur façon, à l’effort de guerre. Le lion est prêt à rugir.<br />
Un film de propagande pur jus tourné en douze jours par six réalisateurs dont l’illustre Michael Powell. Commandé par Churchill lui-même la veille de la Seconde Guerre mondiale, <em>Le lion a des ailes</em> célèbre ni plus ni moins que la puissance de l’aviation militaire anglaise. Pourtant à l’époque, la Royal Air Force dispose seulement de vieux coucous pourris incapables de rivaliser avec les appareils ultramodernes de la Luftwaffe. Les civils ne savent pas. L’armée ne se vante pas de ses faiblesses. Pendant ce temps, loin des plateaux de tournage, les ouvriers anglais s’affairent le jour et la nuit pour sortir des chaînes d’assemblage des chasseurs dignes de ce nom.<br />
A travers la voix empruntée d’un narrateur, <em>Le lion a des ailes</em> fait la promotion du « bon vivre en Angleterre » contre « l’enfer promis par le IIIe Reich ». A chaque nouveau chapitre, on se croirait davantage devant les informations télévisées européennes que devant un film de guerre. C’est une façon ludique de maîtriser le fil narratif.<br />
<em>Le lion a des ailes</em> vaut pour son traitement de l’information pendant les préparatifs de guerre. Tentez l’aventure, vous ne risquez pas l’intoxication.<br />
<em>Disponible en DVD.</em></p>
<h4>1939</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/06/Q-planes.jpg" alt="Q-planes" width="180" height="280" class="alignleft size-full wp-image-22103" /><strong><em>Q-planes</em> réalisé par Tim Whelan et Arthur B. Woods avec Laurence Olivier, Ralph Richardson, Valerie Hobson, George Curzon&#8230;</strong></p>
<p>Quand les prototypes d’avions de guerre disparaissent mystérieusement, Scotland Yard envoie le major Hammond mener l’enquête. Il peut compter sur le soutien du meilleur pilote de la base, Tony McVane, et de la journaliste infiltrée Kay. Le mystère est toujours entier quand l’aviateur est envoyé à son tour en mission d’essai, qui tourne à la catastrophe quand l&#8217;appareil est descendu en plein océan Atlantique. Mais cette attaque donnera peut-être la clé de l’énigme.<br />
<em>Q-planes</em> assume sa nature hybride, une comédie de guerre où le sérieux n’hésite pas à se mêler à la plus pure absurdité. Blake Edwards portera le genre au firmament avec <em>Opération Jupons</em> (1959) et la saga des <em>Inspecteur Clouseau</em>. On peut craindre les gags lourdauds et les situations embarrassantes mais il n’en est rien. Le major Hammond a de la tenue ! Soixante-seize ans plus tard, l’humour froid et sophistiqué tient encore la route. Un rythme maîtrisé, des personnages cocasses, quelques saillies drolatiques et le tour est joué.<br />
<em>Q-planes</em> a été réalisé dans l’unique but de lancer la London films, une nouvelle firme destinée à remonter le moral des troupes et de la population.<br />
Une curiosité.<br />
<em>Disponible en DVD.</em></p>
<h4>1943</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/06/The-Demi-paradise.jpg" alt="The Demi-Paradise" width="181" height="280" class="alignright size-full wp-image-22104" /><strong><em>The Demi-Paradise</em> réalisé par Anthony Asquith avec Laurence Olivier, Penelope Ward, Marjorie Fielding, Michael Shepley&#8230;</strong></p>
<p>1943, Ivan Kouznetsoff, ingénieur soviétique, se rappelle de son périple en Angleterre un peu avant le conflit afin d’aider à créer une nouvelle hélice pour des navires capables de briser la glace. Ses préjugés sont mis à rude épreuve dès son arrivée et sa rencontre avec une jeune et charmante Britannique, Ann, qui va l’aider à comprendre ce peuple inconnu, son humour, sa chaleur et sa force. Les liens se resserrent alors que la Russie est attaquée par l’Allemagne nazie.<br />
Jean-Pierre Dionnet ne cache pas dans les bonus que <em>The Demi-Paradise</em>, aussi réussi soit-il, a servi d’outil de propagande dans le dessein de célébrer l’amitié anglo-russe, au moins sur les écrans de cinéma du roi George VI. En 1943, l’Angleterre caressait la Russie dans le sens du poil. Le héros russe (Laurence Olivier, 100 % britannique, 100 % joyeux cabotin) sert de ciment entre deux cultures que tout oppose. &#8220;Les nazis n’ont qu’à bien se tenir car nous, les forces alliées, sommes soudées&#8221; : c’est un peu le message à retenir. On s’amuse des incompréhensions polies, décalage culturel, que chaque personnage porte à l’autre. Les discussions servent à effacer les préjugés et préparent la victoire.<br />
Il règne dans <em>The Demi-Paradise</em> une profondeur surprenante qui fait oublier les clichés. Une très belle surprise.<br />
<em>Disponible en DVD.</em></p>
<h4>1942</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/06/Ceux-qui-servent-en-mer.jpg" alt="Ceux qui servent en mer" width="202" height="280" class="alignleft size-full wp-image-22100" /><strong><em>Ceux qui servent en mer</em> réalisé par David Lean et Noel Coward avec Noel Coward, Richard Attenborough, Michael Wilding, John Mills&#8230;</strong></p>
<p>Fleuron de la Marine britannique, le HMS Torrin est coulé en mer par les nazis, suite à un raid aérien. Les rescapés racontent son histoire et leur lutte héroïque contre les éléments et l’ennemi. A travers le récit de ces hommes se battant pour survivre et de leur navire, c’est toute l’histoire d’une nation en guerre qui nous est contée.<br />
<em>Ceux qui servent en mer</em> est ce que l’on appelle un « film somme ». Une œuvre qui brasse une telle quantité de sujets qu’elle suscite à chaque visionnage des réflexions nouvelles.<br />
Le navire sombre dès les premières minutes. Les marins rejoignent un canot. La messe est dite. La caméra passe sur les visages meurtris des survivants. A ce moment une série de flash-back s’enchaînent et s’entremêlent. Nous découvrons la vie de chacun. Les vies secrètes et familiales jusqu’aux événements tragiques qui les porteront au navire HMS Torrin.<br />
Passionnant de bout en bout.<br />
<em>Disponible en DVD et Blu-ray.</em></p>
<h4>1946</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/06/Etrange-aventurière.jpg" alt="L&#039;Etrange aventurière" width="181" height="280" class="alignright size-full wp-image-22105" /><strong><em>L’Etrange Aventurière</em> réalisé par Frank Launder avec Deborah Kerr, Trevor Howard, Raymond Huntley David Tomlinson&#8230;</strong></p>
<p>En 1944, Bridie, une jeune et volontaire Irlandaise, se rend à Dublin le jour de sa majorité, bien décidée à rejoindre l’IRA. Son désir de mener bataille contre l’oppresseur britannique est si fort, qu’elle se retrouve vite recrutée par un espion nazi, qui utilise ses sentiments pour récolter des informations sur l’armée britannique. Postée comme serveuse dans un bar près d’une prison militaire, elle va mettre la main sur un document vital, prompt à mettre en péril le débarquement allié. Alors que son indécision sur son devoir commence à croître, d’autres parties manœuvrent en secret pour récupérer les précieuses informations.<br />
Un film d’espionnage bourré de charme. Voilà ce qu’est <em>L’Etrange Aventurière</em>. Deborah Kerr incarne une jeune militante irlandaise naïve et maladroite, motivée et revancharde, une proie de choix pour les sbires des services spéciaux. On en pince pour cette femme de caractère décidée contre vents et marées à porter la voix de l’Irlande, même si ses idéaux, un poil décalés en période de guerre, sortent tout droit des livres d’école. Bridie l’intrépide expérimente la vie sur le terrain avec son lot de danger, apprenant à reconnaître le vrai du faux.<br />
<em>L’Etrange Aventurière</em> n’emprunte jamais un ton moqueur vis-à-vis de son héroïne. Elle met les pieds dans le plat pour notre plus grand bonheur.<br />
Une belle surprise.<br />
<em>Disponible en DVD.</em></p>
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		<title>Rencontre avec Jeremy Saulnier</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/portraits/interview-jeremy-saulnier-green-room/</link>
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		<pubDate>Thu, 21 May 2015 20:24:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[La Quinzaine des réalisateurs 2015]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[nazisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Nazi Punks Fuck Off Ca casse du néonazi dans le nouveau film de Jeremy Saulnier. Une trachée déchiquetée, un avant-bras qui pendouille à moitié, un crâne qui explose, un autre...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Nazi Punks Fuck Off</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/Green-room-de-Jeremy-Saulnier.jpg" alt="Green room, de Jeremy Saulnier" title="Green room, de Jeremy Saulnier" width="280" height="121" class="alignleft size-full wp-image-21708" />Ca casse du néonazi dans le nouveau film de Jeremy Saulnier. Une trachée déchiquetée, un avant-bras qui pendouille à moitié, un crâne qui explose, un autre planté… On n’a pas tout compté. <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/nazi-punks-patrick-stewart-green-room-jeremy-saulnier/" title="Green Room, de Jeremy Saulnier">Green Room</a></em> succède à <em>Blue Ruin</em>. Un huis clos bordélique et violent succède à une course à la vengeance en plein air. Points communs ? La même liberté de jouer avec les genres et les registres, la même utilisation par touches du gore, les mêmes personnages transformés malgré eux en combattants, la même envie de coller à la réalité. Rencontre avec un ancien punk qui rend hommage aux années 1990 dans un film qui envoie du pâté, mais pas que…</p>
<p><strong>Votre film aurait-il pu s’intituler <em>Nazi Punks Fuck Off</em> ? </strong></p>
<p>Oui, ca aurait pu mais « fuck » dans le titre aurait limité l’exploitation commerciale du film&#8230; </p>
<p><strong>Faut-il voir <em>Green Room</em> comme une réponse à la montée des mouvements extrémistes ? </strong></p>
<p>Il y avait une forte présence de skinheads dans le mouvement punk quand j’en faisais partie dans les années 1990. A Washington, on les voyait traîner dans les rues. Il y avait des bastons, de la violence quotidienne. C’est un souvenir très fort pour moi et j’ai voulu revenir placer cela dans le film. D’autant plus quand on sait que depuis l’accession au pouvoir par Obama, il y a un retour des extrêmes, de la suprématie blanche. Notamment dans le nord-ouest, près de Portland où nous avons tourné le film. On y trouve plusieurs groupes néonazis davantage dans l’ombre que dans les années 1990, mais bien là. <span id="more-21707"></span></p>
<p><strong>L’objectif était de fracasser du néonazi ? Est-ce que ça vous a fait du bien ? </strong></p>
<p>Les nazis sont des méchants faciles dans les films. Dans <em>Green Room</em>, il n’y a pas de discussion sur l’idéologie. Il s’agit davantage de montrer qu’il s’agit d’un système à la tête duquel il y a toujours quelqu’un qui dirige et qui a des motivations très claires. Motivations qui sont souvent économiques et non idéologiques. Mais tous ces soldats et mercenaires qui font le sale boulot croient en l’idéologie et commettent des crimes et des actes monstrueux au nom de cette dernière. Contre leur propre intérêt. Je voulais aussi analyser la façon dont le message se dissémine dans la population, alors qu’initialement cela ne sert qu’un individu. Je voulais humaniser ces nazillons, leur enlever leur idéologie, leur filiation et leur symbole. Les ramener à l’état de simples humains. Dans ce film, ne peuvent survivre que ceux qui redeviennent eux-mêmes : cela concerne aussi bien les néonazis que le groupe de musique punk ou que les pitbulls. </p>
<p><strong>Les pitbulls ? </strong></p>
<p>Oui, même les pitbulls. J’ai examiné leur nature profonde. On leur apprend à se battre et à être des monstres mais leur nature première, c’est d’être amicaux. </p>
<p><strong>Vous avez une vision plutôt positive de l’humanité… </strong></p>
<p>Je ne sais où commence et où finit le cycle de la haine, mais c’est réconfortant de penser que tout le monde a un bon noyau. Que tout le monde peut être aussi bon que mauvais, même si c’est difficile de désapprendre la haine. </p>
<p><strong>Vous aimez vraiment réaliser des films barrés, non ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/Jeremy-Saulnier.jpg" alt="Jeremy Saulnier" title="Jeremy Saulnier" width="280" height="158" class="alignright size-full wp-image-21709" />Vous devriez voir mon premier court-métrage. C’est une comédie mélancolique. Un film te définit jusqu’à ce que tu en fasses un autre. Je suis fan des films de genre parce qu’ayant une très belle femme et des filles adorables, je n’ai pas besoin de voir des films sur des Américains célibataires qui boivent de la bière dans leur appartement et ont des problèmes de cœur. J’ai besoin de plus. Je veux des grosses claques dans la figure. Je veux des frissons. Je veux une réponse physique. Je veux aller à l’extrême. Mais je veux aussi que ce soit humain et pas artificiel. C’est pour ça que mes films vont loin, mais toujours avec des personnages très humains auxquels le public peut s’identifier. </p>
<p><strong>Connaissez-vous déjà la couleur de votre prochain film ? </strong></p>
<p>Je ne sais pas. Ce sera très différent. Mais les films de genre sont définitivement la façon la plus facile de se faire connaître aux Etats-Unis. Pas besoin de grands acteurs. On peut juste avoir de la folie, du gore et de l’horreur. Et ça passe très bien. </p>
<p><strong>Il y a beaucoup de gore, le film est très violent. Pourtant vous en usez avec parcimonie. Pourquoi ?</strong></p>
<p>L’usage du gore est très stratégique dans la narration. Il faut qu’il y ait un élément émotionnel qui lui soit associé. Si je ne faisais que du gore sans histoire, ce serait possible de faire des plans de dix secondes sur des plaies béantes. Aujourd’hui, notre regard est habitué à la violence, on a tous vu des choses plus choquantes dans la vraie vie, des vidéos terribles dans les médias. Donc, mes films ne peuvent pas être juste gore. Je voulais que le public puisse partager toutes les souffrances du film, y compris celle des nazis. Il ne faut pas célébrer le gore. Il faut l’utiliser avec parcimonie et lui ajouter des émotions pour rendre le gore dix fois plus extrême en en montrant dix fois moins. </p>
<p><strong>Vos personnages ne sont pas des combattants, ils le deviennent malgré eux… </strong></p>
<p>Oui, c’est un thème que j’explore. J’en ai assez de regarder les bons vieux films d’action avec des héros experts en tout, intelligents, drôles, avec toujours un revolver caché quelque part. Je veux voir des gens qui sont un peu paresseux et intuitifs. Qui ne sont pas stupides, mais juste pas faits pour le combat. Sans expérience de la situation. Quand je vois des situations où les citoyens lambda doivent faire face à la violence, leur réaction me surprend toujours. C’est pas du tout comme dans les films. Même des policiers expérimentés qui arrivent sur une scène de crime pour arrêter une personne… Ils finissent parfois par en buter dix. J’essaie de traquer les petits détails qui n’iraient pas dans un film d’action, même si ça fait des détours dans l’histoire et que mes personnages prennent des chemins débiles. S’ils tentent de sortir et que, pas de chance, c’est verrouillé, ce n’est pas le film qui va leur donner une solution, ils n’ont qu’à se démerder. </p>
<p><strong>Vouliez-vous offrir un futur aux punks dans ce film ? </strong></p>
<p>C’est un film sur la nature flottante du punk. Qui est punk ? Qui ne l’est pas ? Il y a vingt ans, j&#8217;étais un punk. Je portais treillis, bottes, coupe de cheveux de folie. Désormais, je suis là avec une chemise de papa et les cheveux bien coiffés. Je peux plus jouer ce rôle-là. Il y a quelque chose de physique pour incarner un punk. Il faut écouter de la musique un peu merdique. C’est un spectacle, une expérience live. C’est fini pour moi, mais je serai toujours nostalgique de cette période de ma vie, de cette culture… Désormais, je mets toute cette énergie dans mes films de genre pour célébrer cette partie de ma vie. Je ne vais plus à des concerts et quand je le fais je me sens comme un imposteur. Je ne suis pas l’un des leurs même si je les respecte. Je suis content d’avoir archivé cette partie de ma vie dans ce film-là. C’est une partie importante de la vie, mais faut avancer.</p>
<p><strong>Et si comme dans <em>Green Room</em>, je vous demande de sauver un groupe et un album avant de partir sur une île déserte ? </strong></p>
<p><em>Black Sabbath</em>, peut-être… Un album, c’est trop difficile. Celui qu’ils ont fait en hommage aux Talking Heads, <em>Start Making Sense</em> ? Pour trouver l’album, il faudrait que je vous rappelle dans un mois. Je suis un réalisateur, je ne prends pas de décision. En tout cas, ce film m’a donné envie de réécouter de la musique.  </p>
<p><strong>Et un seul film ?</strong><br />
Les films que j’ai le plus vus : <em>Les Aventuriers de l’Arche perdue</em> et <em>No Country For Old Men</em>. Oui, si je dois en garder un, c’est celui-ci.</p>
<p>&nbsp;<br />
Green Room <em>de Jeremy Saulnier, avec Anton Yelchin, Imogen Poots, Patrick Stewart&#8230; Etats-Unis, 2015. Présenté à la Quinzaine des réalisateurs 2015 et au 41e Festival de Deauville.</em></p>
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		<title>Dans l’embrasure : une séquence du Port de l&#8217;angoisse</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Nov 2014 16:07:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Justine Monchecourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[guerre]]></category>
		<category><![CDATA[nazisme]]></category>
		<category><![CDATA[polar]]></category>

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		<description><![CDATA[La scène se déroule dans le salon de l’hôtel Marquis à Fort de France, en 1940. Une serveuse créole surgit d’un groupe d’hommes, plateau à la main. Elle se dirige vers des marins attablés sur...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La scène se déroule dans le salon de l’hôtel Marquis à Fort de France, en 1940. Une serveuse créole surgit d’un groupe d’hommes, plateau à la main. Elle se dirige vers des marins attablés sur la droite, ses grandes boucles d’oreilles dodelinantes faisant comme un point d’or dans le cadre. Elle leur pose des verres, puis disparaît vers le fond. Le champ s’ouvre alors sur Humphrey Bogart, assis au centre de la salle bondée. D’un mouvement aérien, la caméra s’avance jusqu’à lui et comme un scintillement, les pales d’un ventilateur étalent des ombres saccadées sur le visage de Humphrey. La flamme d’une bougie vascille. Humphrey craque une allumette, l’incandescence éclaire furtivement son visage puis s’évanouit pour se confondre dans les premières fumées de cigarette. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/11/le-port-de-l-angoisse-1.jpg" title="Le Port de l&#039;angoisse, d&#039;Howard Hawks" alt="Le Port de l&#039;angoisse, d&#039;Howard Hawks" width="285" height="214" class="alignleft size-full wp-image-19598" /><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/11/le-port-de-l-angoisse-2.jpg" alt="Le Port de l&#039;angoisse, d&#039;Howard Hawks" title="Le Port de l&#039;angoisse, d&#039;Howard Hawks" width="285" height="214" class="alignright size-full wp-image-19599" /></p>
<p>Il lève les yeux, quelque chose l’attire au loin. La caméra bascule alors de son côté, pour découvrir dans un cadre plus large le pianiste Hoagy Carmichael qui commence à jouer <em>Am I Blue</em> parmi la foule. Les bruits environnants &#8211; bavardages, éclats de voix, raclements de fourchette &#8211; s’estompent. Lauren Bacall apparaît, assise à une table attenante, comme sortie des vapeurs d’un songe. Elle porte un verre à ses lèvres, lentement, et esquive le toast tendu par celui qui l’accompagne. <span id="more-19596"></span>Dans son ennui, elle observe un instant cet homme qui boit à grandes lampées. Puis son regard dérive sur le côté, reste aimanté. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/11/le-port-de-l-angoisse-3.jpg" alt="Le Port de l&#039;angoisse, d&#039;Howard Hawks" title="Le Port de l&#039;angoisse, d&#039;Howard Hawks" width="285" height="214" class="alignleft size-full wp-image-19600" /><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/11/le-port-de-l-angoisse-4.jpg" alt="Le Port de l&#039;angoisse, d&#039;Howard Hawks" title="Le Port de l&#039;angoisse, d&#039;Howard Hawks" width="285" height="214" class="alignright size-full wp-image-19601" /</p>
<p>La caméra adopte alors le point de vue de Lauren, et c’est Humphrey Bogart qui apparaît dans le champ. C’est dans cette perspective précise du salon, laissée vacante par la foule, dans ce passage en creux, qu’un appel d’air brûlant va se former.<br />
Retour sur la table de Lauren et l’homme. La caméra glisse légèrement sur la droite, pour faire apparaître Hoagy.  Pendant que le pianiste chante <em>&#8220;There was a time, I was his only one, But now I’m the sad and lonely one, so lonely&#8221;</em>, Lauren repousse la main insistante posée sur son bras et se lève pour s’accouder au piano. Attentive à la musique, elle jette un regard rapide et légèrement insolent sur le côté. Hoagy invite Lauren à reprendre les paroles, et c’est d’une voix mate et noire qu’elle souffle <em>I was his only one</em>. Le pianiste poursuit le chant, Lauren reprend <em>I’m the sad and lonely one</em> en tournant une deuxième fois la tête sur le côté. A cet instant, quelque chose d’intangible se dérobe à l’écran, quelque chose qui s’enfuit avec ce dernier regard lancé de Lauren. Plan serré sur Humphrey Bogart, renversé. </p>
<p>J’ai su plus tard que Lauren Bacall et Humphrey Bogart s’étaient épris l’un de l’autre pendant le tournage du <em>Port de l&#8217;angoisse</em>. J’ai compris à ce moment que ce qu’il y avait de bouleversant dans cette scène, c’était moins l’histoire amoureuse imbriquée dans le récit du film que cette brèche ouverte insoupçonnée, résistant aux artifices cinématographiques. Dans laquelle se déploierait et s’échapperait en excès un soupir amoureux. Dans la beauté de l’embrasure.</p>
<p>&nbsp;<br />
Le Port de l&#8217;angoisse <em>(To Have and Have Not) de Howards Hawks, avec Humphrey Bogart, Walter Brennan, Lauren Bacall&#8230; Etats-Unis, 1944.</em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Franco, westerns, gothiques, érotiques et belles pépées : la sélection Artus Films</title>
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		<pubDate>Tue, 27 May 2014 13:09:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[nazisme]]></category>
		<category><![CDATA[sexe]]></category>
		<category><![CDATA[western]]></category>

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		<description><![CDATA[Cannes, c'est fini... Retour à la vie normale en douceur, avec du sexe, des westerns et de l'horreur.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Bienvenue dans le monde joyeux des Bisseux</h3>
<p>&nbsp;</p>
<h4>L&#8217;érotisme selon Jess</h4>
<p>Pas facile de raconter Jesus Franco Manera dit Jess Franco (1930-2013), figure légendaire d’un cinéma de genre aujourd’hui moribond, à l’heure où au cœur de zones commerciales impersonnelles fleurissent les multiplexes, monuments érigés à la gloire du pop-corn et de tous ces super-héros crétins. En 50 ans de carrière, Jess Franco tourne 185 films et quelques broutilles, parfois 10 longs-métrages dans une année, alternant en moins de temps qu’il n&#8217;en faut pour le dire le fantastique, le drame, l’érotisme et la pornographie.<br />
Pour mieux vous donner une idée du bonhomme, Jess Franco, c’est le pape des petits budgets, des emmerdes à la chaîne et de l’urgence, de l’extrême urgence. Alain Petit, ami et spécialiste du cinéaste qui participe à tous les bonus des galettes estampillées Artus Films, rappelle à nos mémoires qu’il existait un temps miraculeux &#8211; que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître &#8211; où il était tout à fait possible d’écrire une histoire le lundi, de dégotter un producteur le mercredi et d’imprimer des kilomètres de pellicule la semaine suivante, avant de repartir de plus belle sur un autre projet d’une tout autre nature.<br />
Aujourd’hui, Jess Franco hante les ruines des petites salles de quartier. Les bisseux courageux programment l’artiste dans leurs ciné-clubs et quand on invite le défunt cinéaste à passer au salon, il s’installe.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/inassouvies-jess-franco.jpg" alt="Les Inassouvies, de Jess Franco" title="Les Inassouvies, de Jess Franco" width="280" height="200" class="alignleft size-full wp-image-18277" /><strong><em>Les Inassouvies</em> avec Maria Rohm, Marie Liljedahl, Christopher Lee, Paul Muller, Jack Taylor&#8230;</strong></p>
<p>Monsieur Mistival (Paul Muller) confie sa fille Eugénie à sa maîtresse, Mme de Saint-Ange (Maria Rohm) afin de l’initier aux jeux de l’amour. Arrivée sur une île, la jeune fille va découvrir les joies de l’érotisme, du saphisme et d’autres perversions raffinées. Sa naïveté et son innocence décuplent le plaisir de ses initiateurs qui l’emmènent de plus en plus loin dans la débauche…<br />
Jess Franco a le chic pour envoyer les jeunes filles de bonne famille sur des îles perdues se faire peloter par de vieux couples lubriques sous le prétexte fallacieux qu’une efficace initiation à l’amour passe forcément par une partie à trois. Avant les mises en bouche, les filles roulent des yeux, minaudent, se font lascives. Slurp. Les chats ronronnent autour des souris. Slurp.<br />
La petite musique de chambre du coquin Franco retentit quand l’ingénue jouvencelle Eugénie s’apprête à se faire croquer. <em>Les Inassouvies</em> ne s’inspire pas de <em>La Philo selon Philippe</em> mais de <em>La Philosophie dans le boudoir</em> du Marquis de Sade. Cette histoire de perversion est tout à fait charmante. Slurp. <span id="more-17428"></span></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/sumuru-cite-sans-hommes-jess-franco.jpg" title="Sumuru, de Jess Franco" alt="Sumuru, de Jess Franco" width="280" height="200" class="alignleft size-full wp-image-18280" /><strong><em>Sumuru, la cité sans hommes</em> avec Shirley Eaton, Richard Wyler, Maria Rohm, George Sanders&#8230;</strong></p>
<p>Le détective privé Jeff Sutton est envoyé en mission au Brésil afin de retrouver une jeune femme disparue. Transportant avec lui une mallette pleine de dollars, il atterrit à Femina, une cité futuriste peuplée par des femmes d’un genre nouveau. Menées par Sonanda (Shirley Eaton), ces amazones modernes ont pour but d’asservir l’espèce masculine. Tout se corse quand sir Matthews (George Sanders) convoite l’argent de Sutton, et cherche à s’emparer de la réserve d’or de Sonanda.<br />
Humour, espionnage, gadgets et belles pépées, voilà seulement une partie des ingrédients qui composent la recette de cet ovni psychédélique réalisé en 1969. Le reste ne tient qu’au savoir-faire et à la patte de l’alchimiste Franco ; images léchées, cadres chiadés, décors originaux. Si vous n’avez jamais goûté au cinéma dit « vintage » alors vous pouvez sans hésitation tenter l’aventure <em>Sumuru, la cité sans hommes</em>. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/miroir-obscene-jess-franco.jpg" alt="Le Miroir obscène, de Jess Franco" title="Le Miroir obscène, de Jess Franco" width="280" height="200" class="alignleft size-full wp-image-18281" /><strong><em>Le Miroir obscène</em> avec Emma Cohen, Lina Romay, Robert Woods, Howard Vernon, Alice Arno, Philippe Lemaire…</strong></p>
<p>Annette (Emma Cohen) et Marie (Lina Romay), deux sœurs, vivent avec leur père sur une île, à Madère. Depuis leur plus jeune âge, elles entretiennent une relation ambiguë, mêlant jalousie et obsession fusionnelle. Lorsque Annette décide de se marier, Marie, ne le supportant pas, se suicide. Annette se renferme davantage sur elle-même, et quitte l’île pour habiter en ville. Désormais, sa sœur va la hanter à travers un miroir, jadis témoin de leurs rapports incestueux…<br />
A sa sortie, <em>Le Miroir obscène</em> se taille une sale réputation chez les inspecteurs français des travaux finis. Ces vils manants qu’on appelle « producteurs » et/ou « distributeurs » remontent le film, salopant les intentions initiales du cinéaste. D’après eux, un érotisme « bien dosé » ne vaut pas quelques inserts pornos « bien explicites » ou, soyons clairs, une bonne scène de cul vaut mieux qu’un long discours. La poésie n’étouffe pas les financeurs, c’est une certitude.<br />
Encore aujourd’hui, tout ce qui touche aux rapports incestueux passe mal. Le sens des mots affecte davantage qu’une pénétration en gros plan. La suggestion dérange les boyaux. <em>Le Miroir obscène</em>, collaboration fructueuse entre Jess Franco et Jean-Claude Carrière, enfin présenté dans ses deux versions (espagnole et française), ne cache pas ses nombreuses inclinations pour <em>Viridiana</em>, le chef-d’œuvre de Luis Bunuel récompensé d’une Palme d’or en 1961.<br />
Le mystère dévoilé après des décennies d’attente sommeille dans un boîtier double DVD. <em>Le Miroir obscène</em> se définit comme un drame érotique lyrique. Avec Emma Cohen, Lina Romay et le génial Howard Vernon, formidable en père abusif.</p>
<p>Jess Franco n’est pas un cinéaste comme les autres. Oui, ces films tournés à la vitesse de la lumière dénotent dans le paysage des comédies laborieuses. Chaque fois, je me fais cueillir. Le cinéma de Franco s’apprécie par sa lumière, la musique et ses respirations énigmatiques. Il sait y faire, comme on dit. Le bougre.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Westerns à l&#8217;italienne</h4>
<p>Les westerns italiens ont ceci de commun qu’ils ne croient guère en la bonté de l’espèce humaine. L’âge d’or du spaghetti dure de 1965 à 1975 (avec près de 800 films produits), une décennie où le monde, où que nous regardions, s’émancipe ou tente de se libérer. Les colonies prennent leur indépendance au prix d’immenses sacrifices et la guerre froide provoque sur tous les continents, au mieux des tensions insupportables, au pire des conflits meurtriers. Vingt-cinq années en arrière, notre jolie planète bleue est à feu et à sang.<br />
Aux Etats-Unis, la guerre du Vietnam ringardise le western à papa pour laisser place aux odyssées cathartiques de Sam Peckinpah. Les cataractes d’hémoglobine remplacent les torrents d’or si chers aux conquérants du Nouveau Monde. Le western italien profite de l’Ouest déjà conquis. Si à cette époque le genre remise les Indiens au fond du placard (pour ensuite mieux les exposer dans de fières épopées naturalistes et écologiques comme <em>Little Big Man</em> et <em>Jeremiah Johnson</em>, entre autres), les Italiens n’hésitent pas à sortir l’artillerie lourde quant il s’agit de faire s’affronter les membres d’une même famille ou d’un même village. C’est le temps des sales petites affaires, le temps des règlements de compte et des coups bas. L’esprit collectif s’efface au profit de l’individu. Le ton désenchanté des westerns transalpins sonne rock’n’roll. C’est du brutal !<br />
Aussi dérangeant soit-il, le western à l’italienne ne fera pas long feu sous la puissance des Majors américaines qui, sous couvert de laisser le Nouvel Hollywood s’exprimer, préparent leurs revanches. En effet, Hollywood installe le retour du divertissement bien pensant.<br />
Nos quatre westerns, tous d’excellentes factures, soignés sur le fond et sur la forme, traitent de la vengeance. Une vengeance sourde et personnelle.<br />
L’homme des hautes plaines, le shérif, le salaud vengeur, le bon, la brute et le truand, tous portent le nom de Gianni Garko. Il est LA star incontestable et incontestée du western italien. Plutôt beau mec, blond comme les blés, moustachu, ses petits yeux fusillent l’adversaire. La moitié du boulot est déjà fait. Garko est de la trempe des Lee Van Cleef, des Klaus Kinski, des anti-héros caractériels. Ses rides lui donnent ce look d’aventurier, de pionnier qui en a vu des vertes et des pas mûres. Le visage buriné, le corps marqué, le mec passe sa vie au grand air. Méfiance. Garko assure, c’est un Roi. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/bonnes-funerailles-sartana-gianni-garko.jpg" alt="Bonnes funérailles, avec Gianni Garko" title="Bonnes funérailles, avec Gianni Garko" width="280" height="200" class="alignleft size-full wp-image-18282" /><strong><em>Bonnes funérailles, amis, Sartana paiera</em> de Giuliano Carnimeo, avec Gianni Garko, Helga Liné, Daniela Giordano&#8230;</strong></p>
<p>Sartana (Gianni Garko) assiste à l’assassinat de Benson, un prospecteur. Il se rend aussitôt à Indian Creek rencontrer la nièce du défunt, Abigail, afin de lui proposer d’acheter le terrain qu’elle vient d’hériter. Mais ce terrain intéresse plusieurs personnes, car il dispose d’une mine d’or : Lee Tse Tung, tenant d’une maison de jeux, et Hoffman, un banquier malhonnête. Sartana va devoir mener une lutte sans merci et ainsi démasquer les meurtriers de l’oncle d’Abigail.<br />
Sartana change de peau. Fieffé salaud dans <em>Les Colts de la violence</em>, Sartana se fait détective pour gagner les faveurs d’une femme éplorée. D’habitude, le pistolero se sert sans se soucier d’autrui. Western dynamique, haut en couleur, <em>Bonnes funérailles, amis, Sartana paiera</em> ne fait pas dans la dentelle. Pêchu et couillu.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/quand-les-colts-fument-gianni-garko.jpg" alt="Gianni Garko" title="Gianni Garko" width="280" height="200" class="alignleft size-full wp-image-18283" /><strong><em>Quand les colts fument, on l&#8217;appelle Cimetière</em> de Giuliano Carnimeo, avec Gianni Garko, William Berger, Chris Chittell, John Fordyce&#8230;</strong></p>
<p>Ayant terminé leurs études en ville, les deux fils d’un propriétaire terrien rentrent au ranch paternel. Mais, dans l’Ouest, la vie n’est pas tout à fait la même que sur la côte est… Aussitôt arrivés, les deux frères se font ennuyer par des bandits. Un mystérieux étranger vêtu de noir (Gianni Garko) leur vient en aide. Leur père leur explique alors que la terreur a envahi la campagne, et qu’une bande de gangsters rackette les habitants. Les deux frères vont croiser à nouveau le chemin de l’étranger qui semble avoir une dette à payer auprès de leur père.<br />
J’adoooore <em>Quand les colts fument, on l’appelle Cimetière</em>. Parce qu’il est excessif à tout point de vue et qu’il est aussi barré que rigolo. L’histoire de deux pieds tendres qui rentrent à la maison après leurs études et, tout naïfs et bêtas qu’ils sont, s’endurcissent au contact d’un étranger bourru.<br />
Faut voir la tête dépitée du père devant ces deux progénitures aux corps frêles et aux manières précieuses, lui qui les attendait comme le Messie espérant enlacer des colosses disposés à botter le cul des malfrats. La distribution géniale offre une galerie de gueules terribles (le gentil méchant, le méchant gentil, les gringos, les bandits…). Tous les seconds couteaux assurent le spectacle.<br />
Evidemment, nous nous attendons à ce que les gosses deviennent de fiers combattants après leur éprouvante initiation. C’est un régal. Sûr et certain que Tarantino raffole de ce western.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/le-temps-des-vautours.jpg" alt="Le Temps des vautours, avec Gianni Garko" title="Le Temps des vautours, avec Gianni Garko" width="280" height="200" class="alignleft size-full wp-image-18284" /><strong><em>Le Temps des vautours</em> de Romolo Guerrieri, avec Gianni Garko, Claudio Camaso, Fernando Sancho, Loredana Nusciak…</strong></p>
<p>Manuel (Claudio Camaso), un bandit mexicain évadé de prison, enlève la jolie Dolorès pour demander une rançon. Son père demande alors à Django (Gianni Garko), le redoutable chasseur de primes, de ramener sa fille. Ne reculant jamais devant un bon pactole, Django accepte, et se met aussitôt en chasse. Mais sa mission va prendre une tournure quelque peu inattendue.<br />
<em>Le Temps des vautours</em> porte bien son titre et nous embarque loin des sentiers balisés. C’est le grand rendez-vous des crasseux et des traîtres, le paradis des faux-semblants et de l’ignominieux. Le truc en plus, c’est le scénario qui nous amuse d’imprévus. Un western surprenant et manipulateur par excellence. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/gianni-garko-le-jour-de-la-haine-giovanni-fago.jpg" alt="Le Jour de la haine, avec Gianni Garko" title="Le Jour de la haine, avec Gianni Garko" width="280" height="200" class="alignleft size-full wp-image-18285" /><strong><em>Le Jour de la haine</em> de Giovanni Fago, avec Gianni Garko, Claudio Camaso, Fernando Sancho&#8230;</strong></p>
<p>Johnny Forest (Gianni Garko), un chasseur de primes, retrouve la liberté après dix ans de travaux forcés. Il doit retrouver son frère Clint (Claudio Camaso) et le faire payer. En effet, celui-ci a tué leur père et fait accuser Johnny. Entre-temps, il est devenu un redoutable bandit, à la tête d’une horde de pillards sans foi ni loi. Mais, au cours de sa quête, Johnny apprendra que la dernière volonté de sa mère était de laisser la vie sauve à Clint.<br />
Je reconnais qu’une nouvelle fois je me suis laissé séduire. <em>Le Jour de la haine</em> ne laisse aucun répit. L’orage gronde. Les foudres de la haine s’abattent sur les hommes. Demain est un autre jour. Une sale journée qui commence.<br />
Impression qui a son importance : après coup, tout paraît moins bourrin que le synopsis n’en donne l’air. Ce western sur la vengeance se déguste jusqu’à sa toute fin. </p>
<p>Si Curd Ridel, fin connaisseur du western italien, nous confirme dans les bonus qu’il existe une palanquée de bouses imbitables, je me joins à lui pour vous garantir la très, très haute tenue de cette sélection goupillée par Artus films.<br />
Les quatre films partagent de nombreuses qualités : le charisme de Gianni Garko (impérial dans tous les rôles), l’approche psychologique ultra-honnête pour ce qui concerne les rapports familiaux (entendez par là qu’on est bien loin des relations cucul-la-praline imposées par les lobbyistes religieux infiltrés à Hollywood), le penchant réjouissant au désespoir, sans oublier les choix esthétiques et graphiques qui à chaque plan régalent les yeux.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Vague gothique</h4>
<p>La vague gothique, c’est le coin préféré des âmes en peine. Les vastes châteaux plantés sur des charniers d’enfants renferment les fantômes de mères éplorées. La nuit, les murs ruissellent de larmes et l’on peut entendre claquer le fouet du bourreau sur les fesses rougies des saintes vierges. Le village d’en bas pleure ses innocentes enfants. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/vengance-lady-morgan-massimo-pupillo.jpg" alt="La Vengeance de lady Morgan, de Massimo Pupillo" title="La Vengeance de lady Morgan, de Massimo Pupillo" width="280" height="200" class="alignleft size-full wp-image-18286" /><strong><em>La Vengeance de lady Morgan</em> de Massimo Pupillo, avec Erika Blanc, Paul Muller, Barbara Nelli, Gordon Mitchell&#8230;</strong></p>
<p>Alors qu’elle est promise à sir Harald Morgan (Paul Muller), la jeune et jolie Susan épouse Pierre, son amour de toujours. Peu de temps après, celui-ci meurt dans un tragique accident. Susan doit donc se marier avec Morgan. Elle vient vivre dans son château, servie par des domestiques plus qu’inquiétants. Avec l’aide du comte, ceux-ci harcèlent Susan, qui finit par se suicider. Morgan parvient alors à hériter de sa fortune, qu’il convoitait. Mais lady Morgan revient d’entre les morts pour assouvir sa vengeance…<br />
Troisième incursion dans le gothique pour le documentariste Massimo Pupillo après <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/collection-gothique-artus-films/" target="_blank">Le Cimetière des morts-vivants</a></em> et <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/voyage-lune-coffret-gothique-artus-films/#vierges-bourreau" target="_blank">Vierges pour le bourreau</a></em>. Si <em>La Vengeance de lady Morgan</em> sent à plein pif le cinéma fauché, vous seriez mal inspirés de le balayer d’un revers de la main. Pupillo ouvre son manuel « Trucs et astuces » et, en un plan bien senti, distille l’angoisse. Au bout d&#8217;un quart d’heure <em>La Vengeance de lady Morgan</em> abandonne l&#8217;atmosphère « thriller » pour baigner dans une ambiance « fantastique hybride » où se mêlent fantômes et vampires. C’est un choix osé mais respectable.<br />
<em>La Vengeance de lady Morgan</em> est une œuvre gothique foutraque assez bien foutue pour piquer la curiosité et donner l’envie de découvrir le catalogue.<br />
Un film invisible pendant des années, alors ne boudons pas notre plaisir. Merci Artus.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/vierges-pleine-lune-paolo-solvay-artus-gothique.jpg" alt="Les Vierges de la pleine lune, de Paolo Solvay" title="Les Vierges de la pleine lune, de Paolo Solvay" width="280" height="200" class="alignleft size-full wp-image-18287" /><strong><em>Les Vierges de la pleine lune</em> de Paolo Solvay, avec Rosalba Neri, Mark Damon, Esmeralda Barros&#8230;</strong></p>
<p>Depuis des années, Karl Schiller recherche l’anneau des Nibelungen, bijou mystique qui confère la puissance à celui qui le possède. Alors qu’il mène une quête archéologique, son frère jumeau, Franz, convoite l’anneau à des fins personnelles. Il devance Karl et se retrouve en Transylvanie, au château du comte Dracula. Là, il rencontre la comtesse, la veuve de Dracula, qui le séduit et le vampirise. Peu après, Karl arrive lui aussi au château, pour découvrir une étrange cérémonie de noces suivie par un sacrifice rituel de jeunes vierges…<br />
Quel bordel ce synopsis ! Mais quel bordel ! Anneau magique, Dracula, rituels sataniques, tout y passe. Encore une production fauchée comme les blés mais qui tient la route. Pourquoi ? Parce que c’est ça, la magie du cinéma. Il suffit d’un couloir sombre, un regard, une lumière, des acteurs sourcilleux, une petite histoire et le tour est joué.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Guerre et barbarie</h4>
<p>Adolescent, je me rends tous les mercredis chez mon loueur de VHS préféré. Au premier étage à droite, une silhouette en carton-pâte du « Marteau-pilon anal » accueille les gros dégueulasses. L&#8217;image du célèbre acteur noir américain spécialiste du perforage impose le respect. Sur la gauche, la pièce « fantastique et horreur » abrite des milliers de jaquettes aux titres étranges. Une affiche d’<em>Ilsa, la louve des SS</em> trône en bonne place. Quand elle se fait « tigresse du goulag », Ilsa menace quiconque la dévisage, nue sous son manteau de fourrure, chapka en peau de vison vissée sur le crâne. Y a pas ! L’amazone en jette. La « Nazisploitation », c’est sale mais c’est bon. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/horreurs-nazies-filles-perdues-sergio-garrone.jpg" alt="Horreurs nazies, le camp des filles perdues" title="Horreurs nazies, le camp des filles perdues" width="280" height="200" class="alignleft size-full wp-image-18288" /><em>Horreurs nazies &#8211; Le camp des filles perdues</em> de Sergio Garrone avec Mircha Carven, Paola Corazzi, Giorgio Ceroni&#8230;</p>
<p>Lors de la Seconde Guerre mondiale, dans un camp de prisonniers, les jeunes filles subissent les pires tortures. En effet, le commandant du camp, jadis castré par une fille après l’avoir violée, cherche à se faire greffer un nouveau sexe, qu’il choisit parmi ceux de ses plus beaux officiers. Avant de passer à l’acte, il teste les éventuels donneurs sur les prisonnières qui arrivent de plus en plus nombreuses…<br />
Tout le grand barnum de la « nazi(sex)ploitation » est là sous nos yeux. Les filles défilent à la chaîne. On les torture. On les palpe. On les caresse. La caméra s’attarde sur leurs petits minous poilus, car oui les filles à cette époque exhibaient leur petit minou poilu. Maintenant, pauvre de nous, nous subissons ces pubis rasés qui nous rappellent qu’un poulet de Bresse élevé en plein air vaut mieux qu’un poulet Picpic élevé en batterie, mais je m’égare.<br />
C’est aussi drôle qu’hallucinant, aussi dérangeant que bidonnant. Ce trip-là, aujourd’hui, ne pourrait plus voir le jour sur grand écran qu’il serait attaqué dans la seconde même par des centaines d’associations de défense des éléphants.<br />
A noter qu’Artus propose ces autres pépites que sont <em>Helga, la louve de Stilberg</em>, <em>Elsa Fraulein SS</em>, <em>Nathalie dans l’enfer nazi</em>, <em>Train spécial pour Hitler</em> et <em>Les Gardiennes du pénitencier</em>.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Cine-Fumetti</h4>
<p>Fumetto/fumetti: produit 100 % italien vendu en kiosque à des centaines de millions d’exemplaires. Au pays de Silvio, le « fumetto » est une petite bande dessinée, un objet culte de la culture bis. Depuis cinquante ans, <em>Tex Willer</em>, garçon vacher connu au Far West, règne en maître sur les étales aux cotés de <em>Diabolik</em>. Le ciné bis italien adapte Demoniak, l’anti-héroïne vengeresse. Satanik est née.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/satanik-fumetti-piero-vivarelli.jpg" alt="Satanik, de Piero Vivarelli" width="280" height="200" class="alignleft size-full wp-image-18289" /><strong><em>Satanik</em> de Piero Vivarelli, avec Magda Konopka, Umberto Raho, Julio Pena, Luigi Montini&#8230;</strong></p>
<p>Marnie Bannister, une vieille femme défigurée, se rend chez un scientifique, inventeur d’un procédé pouvant rajeunir la peau. N’ayant expérimenté son produit que sur des animaux, celui-ci refuse de traiter la dame comme un cobaye. Elle élimine alors le professeur et s’injecte elle-même le liquide miracle, mais bien plus qu’il n’en fallait. Elle devient aussitôt une jeune et jolie femme, prête à prendre sa revanche sur son passé. Elle devient Satanik !<br />
Pour apprécier <em>Satanik</em> comme il se doit, c’est-à-dire comme un bonbon acidulé au goût « Pop, Blop, Wizzz », il est d’usage d’accepter les faux raccords et les invraisemblances. Le graphisme coloré fait le reste, hypnotique et charmant.<br />
Cette vieille peau de Marnie Bannister, transformée en bombe mondaine, rend les hommes zinzins. Devenue Satanik, elle ensorcelle les hommes pour une seule et unique raison : prendre sa revanche. Pourquoi donc ? Parce que les super-héros comme les super-vilains et super-vilaines doivent coûte que coûte mettre le bronx. Eux seuls nous vengent des institutions qui nous maltraitent ; les sous-préfectures, les centres de contrôle technique, les bureaux de l’état civil…<br />
Dans les bonus, Eric Peretti revient sur les origines du genre et de la bande dessinée <em>Demoniak</em> en particulier, dont s’inspire <em>Satanik</em>. Superbe coffret avec un livret de 64 pages goupillé par Alain Petit. </p>
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		<title>Le Secret derrière la porte, de Fritz Lang</title>
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		<pubDate>Sat, 10 May 2014 20:11:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alessandro Rizzo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[expressionnisme]]></category>
		<category><![CDATA[nazisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Carlotta Films ressort le magnifique <em>Secret derrière la porte</em> en version restaurée. Thriller psychanalytique formidable et pourtant méconnu, il est l'un des sommets de l’œuvre de Fritz Lang...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/secret-derriere-porte-fritz-lang-affiche.jpg" alt="Le Secret derrière la porte, de Fritz Lang" title="Le Secret derrière la porte, de Fritz Lang" width="198" height="280" class="alignleft size-full wp-image-17406" />Après avoir connu l’âge d’or du cinéma muet et livré des films qui deviendront des classiques absolus de l’histoire du cinéma (<em>M le Maudit</em>, <em>Docteur Mabuse</em> ou <em>Metropolis</em>), Fritz Lang, profondément choqué à l’idée d’être récupéré par la propagande nazie, quitte l’Allemagne en 1933. Après une escale en France, où il prend tout de même le temps de tourner un film (<em>Liliom</em>, 1934), il s’exile définitivement aux Etats-Unis l’année suivante. S’engage alors une seconde carrière d’une grande densité où il tourne à rythme soutenu des films de tout genre &#8211; western, aventure, drame social, thriller &#8211; pour tous les grands studios (MGM, RKO, Twenty Century Fox, Universal…). Grand technicien du cinéma et véritable auteur, il imprime à chacun son style baroque et sa virtuosité tout en tirant chaque scénario vers des questionnements universels et profonds sur la nature humaine ou la société. Maître de l’expressionnisme &#8211; où chaque élément composant l’image devient psychiquement signifiant &#8211; fasciné par la démence (<em>Dr Mabuse</em>) et les pulsions criminelles (<em>M</em>), rien de surprenant à ce que Fritz Lang, d’origine viennoise, s’inscrive dès 1944 avec <em>La Femme au portrait</em> dans cette nouvelle tendance de la production US où le thriller se teinte de psychanalyse. Un genre nouveau porté avec brio et succès par Alfred Hitchcock dès son premier film américain, <em>Rebecca</em> (1940) &#8211; conte gothique adapté de Daphné Du Maurier &#8211; puis avec <em>La Maison du docteur Edwardes</em> (1945) et ses séquences oniriques aux décors peints par Dali. <span id="more-17404"></span></p>
<p>Sorti en 1948, <em>Le Secret derrière la porte</em>, thriller psychanalytique et douzième film hollywoodien de Fritz Lang, creuse un peu plus le sillon de ce sous-genre du film noir. Il y est question d’une riche héritière américaine (Celia Barrett, interprétée par Joan Bennett) qui, lors d’un voyage au Mexique, s’éprend follement de Mark Lamphere (Michael Redgrave), un brillant architecte. Après un mariage éclair, la passion cède vite la place au malaise face aux zones d’ombres d’un époux qu’elle ne connaît pas. En s’installant dans la demeure Lamphere &#8211; qui n’est pas sans rappeler le manoir de <em>Rebecca</em> &#8211; Celia découvre, entre autres choses, que son mari a un fils de son ex-femme décédée dans de mystérieuses circonstances. Mark se révèle alors un homme insondable aux comportements étranges ; comme cette passion singulière qui consiste à reconstituer à l’identique dans une aile de la maison des chambres où des meurtres célèbres ont eu lieu. Bien qu’il se plaise à les ouvrir à ses convives, une des chambres reste strictement interdite à toute visite…</p>
<p>Libre variation autour du thème principal de <em>Barbe Bleue</em> de Perrault &#8211; au passage, source intarissable pour tout scénariste en recherche de consistance psycho-analytique &#8211; <em>Le Secret derrière la porte</em> dresse le portrait d’un pervers narcissique submergé par ses pulsions homicides. Fétichiste et manipulateur comme le personnage du conte, il crée les conditions d’un piège retors et animal où l’épouse trop curieuse pour résister à l’interdit se jette naïvement. L’ogre, qui l’avait pourtant prévenue, peut alors légitimement la dévorer… La composition hiératique de Michael Redgrave apporte au personnage de Mark Lamphere une dimension reptilienne glaçante et malsaine. Dans le rôle de la proie promise aux crocs du serpent, Joan Bennett campe une Celia Barrett volontaire qui, malgré son fort tempérament, succombe à une passion aussi impérieuse qu’immature la condamnant à une courte vie. C’est pourtant de ce même caractère, à l’instar de la dernière épouse de Barbe Bleue, qu’elle trouve force et courage, et toujours un peu d’inconscience, pour ne pas se transformer en victime.</p>
<p>Clairs-obscurs d’une beauté sidérante, cadres et mouvements d’appareil somptueux toujours au service de la narration… Dès la séquence d’ouverture, onirique et expressionniste estampillée Fritz Lang, on est littéralement happé par cette intrigue vénéneuse où la précision de chaque détail répond à la compulsion maladive d’un prédateur misérable. Envoûtant film noir au symbolisme sexuel puissant, drame labyrinthique dans les méandres d’un esprit malade &#8211; le manoir et ses chambres &#8211; <em>Le Secret derrière la porte</em> est assurément une référence devenue culte, car très souvent injustement oubliée, du thriller psychanalytique. Malgré des bonus à l’intérêt limité &#8211; à l’exception du document sur la fascination de Fritz Lang pour le crime &#8211; cette édition Blu-Ray HD restaurée et remasterisée est l’occasion parfaite de rendre justice à ce classique du genre en le redécouvrant dans les meilleures conditions.</p>
<p>&nbsp;<br />
Le Secret derrière la porte <em>de Fritz Lang, avec Michael redgrave, Joan Bennett&#8230; Etats-Unis, 1948. Sortie DVD et Blu-Ray remastérisée le 20 mars.<br />
Suppléments : </p>
<ul>
<li></em>Joan Bennett : la « chose enrobée de cellophane »<em> (10&#8242;) : Le rendez-vous manqué entre une comédienne fantasque et son destin de star.</li>
<li></em>« Pourquoi suis-je intéressé par le meurtre ?»<em> (17’) : Mise en images d’un entretien avec Fritz Lang sur sa fascination pour le crime.</li>
<li>Galerie photos.</em></li>
</ul>
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		<title>La sélection Chandeleur 2014</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Mar 2014 09:00:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Gregory Peck]]></category>
		<category><![CDATA[guerre]]></category>
		<category><![CDATA[nazisme]]></category>
		<category><![CDATA[Ryan Gosling]]></category>

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		<description><![CDATA[La sélection Chandeleur 2014, pour le moins éclectique, vaut le coup d’œil avec les aventuriers perdus, l’horreur nazie, l’ado barjot, les Roms massacrés, le conflit israélo-palestinien, les pirates...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La sélection Chandeleur 2014, pour le moins éclectique, vaut le coup d’œil avec les aventuriers perdus, l’horreur nazie, l’ado barjot, les Roms massacrés, le conflit israélo-palestinien, les pirates somaliens et l’amour est un joyeux bordel. Sans oublier trois chefs-d’œuvre qui comptent une chasse avec la SS, la guerre en Afrique et pour terminer les réjouissances, la guerre en Asie. Rien que ça !<br />
N’hésitez pas à vous inscrire à notre nouveau concours organisé par les filles de la rédaction : « Etes-vous plutôt Prozac ou Lexomil ? »<br />
&nbsp;</p>
<h3>Les coups de cœur</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/gold-thomas-arslan.jpg" alt="Gold, de Thomas Arslan" title="Gold, de Thomas Arslan" width="220" height="116" class="alignleft size-full wp-image-16454" /><strong><em>Gold</em> de Thomas Arslan, avec Nina Ross, Marko Mandic, Lars Rudolph…</strong></p>
<p>1898. Canada. Emilie Meyer rejoint un groupe d’immigrés allemands déterminés à gagner les espaces aurifères du Klondike. C’est le début d’un long et difficile périple en terre d’eldorado.<br />
La nature sauvage nous l’appréhendons, la domestiquons et s’il le faut, nous l’anéantissons. Ces aventuriers, quant à eux, goûtent à l’hostilité d’un monde inconnu, cette sensation qu’en cas de malheur il est trop tard pour faire demi-tour et crever sur place s’impose comme le meilleur des dénouements.<br />
<em>Gold</em> ne raconte pas comment faire fortune mais à quel point la fortune se mérite. La bonne fortune, c’est d’abord rester en vie. Ces hommes et femmes se mettent nus au grand air. Les plus faibles (pas forcément ceux que l’on croit) se désagrègent au contact des éléments. La survie joue le rôle du fil directeur avec l’immensité du Canada en toile de fond. <em>Gold</em>, c’est du « Malick » en moins pompeux. <span id="more-16353"></span><br />
<em>Disponible en DVD chez blaqout.</em></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/medecin-de-famille-lucia-puenzo-nazi.jpg" alt="Le Médecin de famille, de Lucia Puenzo" title="Le Médecin de famille, de Lucia Puenzo" width="220" height="116" class="alignleft size-full wp-image-16457" /><strong><em>Le Médecin de famille</em> de Lucia Puenzo, avec Alex Brendemühl, Natalia Oreiro, Diego Peretti…</strong></p>
<p>Patagonie, 1960. Eva, Lenzo et leurs trois enfants s’installent en périphérie de Bariloche. Le couple reprend l’affaire familiale, un hôtel cossu au bord d’un lac, paradis de carte postale, au pied de la cordillère des Andes. Leur premier hôte est un médecin responsable de la clinique vétérinaire, une élégante personne aux manières courtoises qui s’intéresse beaucoup à la cadette de 12 ans, Lilith, une adorable poupée aux yeux clairs. Lilith ne grandit pas. Le docteur lui propose un remède.<br />
Après la Seconde Guerre mondiale, San Carlos de Bariloche, ville germanophone jusqu’au bout des ongles, accueillit quelques serviteurs du IIIe Reich dont Joseph Mengele. <em>Le Médecin de famille</em> revient sur le court séjour du criminel de guerre en Argentine avant sa fuite en Egypte et son retour en Amérique latine. Mengele ne fut jamais inquiété, jamais retrouvé et mourut au Brésil, noyé comme un pauvre con.<br />
La réalisatrice présente le monstre en homme serviable. Une glaçante façade quand nous le suspectons une fois de plus d’utiliser ces innocents comme terrain d’expérience. Le Mal absolu fascine autant qu’il débecte. Sans effet de manche, nous assistons impuissants à la destruction de la beauté et de l’innocence.<br />
Très chaudement recommandé pour la mise en scène et l’interprétation. Cerise sur le gâteau, <em>Le Médecin de famille</em>, sans montrer de signes ostentatoires, distille les codes du thriller d’espionnage. Respect et discrétion assurés… du double langage.<br />
<em>Disponible en DVD chez Pyramide Video.</em></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/united-states-leland-ryan-gosling.jpg" alt="The United States of Leland, de Matthew Ryan Hoge" title="The United States of Leland, de Matthew Ryan Hoge" width="220" height="116" class="alignleft size-full wp-image-16458" /><strong><em>The United States of Leland</em> de Matthew Ryan Hoge, avec Ryan Gosling, Kevin Spacey, Lena Olin…</strong></p>
<p>Leland, 16 ans, poignarde un handicapé mental. Placé dans un centre de détention, un enseignant s’intéresse à lui.<br />
<em>The United States of Leland</em> n’explique pas (ni ne justifie, ni n’excuse) sous le couvert de discussions et d’explications psycho-socio-bidules le geste fou d’un adolescent mais tente d’appréhender une certaine idée de l’absolu désœuvrement. Bref, l’approche est compliquée. Leland, fragile et intoxiqué, pur produit des paradis artificiels, supporte les névroses modernes qui gangrènent la société occidentale, à savoir l’illusion de l’abandon. Prends-toi en main, c’est ton destin.<br />
Ryan Gosling qui porte une tête de chien battu ne ménage pas ses efforts pour donner au public l’envie de lui filer une croquette. Ce jeune intello paumé nous rappelle ces lycéens meurtriers coupables de massacre.<br />
Un film complexe et conseillé, surtout à <a href="/auteur/mc/" title="Mélanie Carpentier">Mélanie Carpentier</a> qui en ce moment, je trouve, fait un peu trop sa maline.<br />
<em>Disponible en DVD et Blu-ray chez Rimini Editions.</em></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/just-the-wind-bence-fliegauf.jpg" title="Just the Wind, de Bence Fliegauf" alt="Just the Wind, de Bence Fliegauf" width="220" height="116" class="alignleft size-full wp-image-16459" /><strong><em>Just the Wind</em> de Bence Fliegauf, avec Katalin Toldi, Lajos Sárkány, Gyöngyi Lendvai…</strong></p>
<p>Une histoire vraie. Mari et ses enfants, Anna et Rio, Roms d’origine, habitent loin de la grande ville. On les a éloignés, eux et tous les autres. La famille rêve de rejoindre le patriarche émigré au Canada. Mari, Anne et Rio subissent sans broncher la précarité et le racisme ordinaire. Depuis quelques semaines des familles entières sont assassinées.<br />
Le soleil se lève. La maison s’éveille. Les enfants se préparent. Mari travaille depuis des heures. Le chemin qui mène à l’école semble s’étirer sur des dizaines de kilomètres. Le soir, les enfants foulent les prairies fleuries. Le village tremble au son des beuveries. Retour au logis, bordé de roseaux. Rio court le bois, s’invente un monde meilleur. Anna s’instruit, s’applique à l’école. Mari accumule les pécules. Le soleil se lève. La maison s’éveille…<br />
Bence Fliegauf filme l’amour filial et l’horreur. Sa mise en scène réaliste mais pudique n’y va pas par quatre chemins.<br />
<em>Just The Wind</em> a été récompensé par l’Ours d’Argent au dernier Festival de Berlin. Vous comprendrez pourquoi cette œuvre politique sur le massacre des Roms glace le sang. Vous n’en sortirez pas indemne.<br />
Très conseillé.<br />
<em>Disponible en DVD chez blaqout.</em></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/hijacking-tobias-lindholm.jpg" alt="Hijacking, de Tobias Lindholm" title="Hijacking, de Tobias Lindholm" width="220" height="116" class="alignleft size-full wp-image-16460" /><strong><em>Hijacking</em> de Tobias Lindholm, avec Pilou Asbæk, Søren Malling…</strong></p>
<p>Un navire danois est pris d’assaut par des pirates somaliens en plein océan Indien. Commence une longue négociation.<br />
Tiré d’une histoire vraie, <em>Hijacking</em> joue l’efficacité par l’économie de moyens. C’est une partie à cinq qui s’engage entre les ravisseurs, les otages, les négociateurs, l’armateur et les familles, où chacun joue la montre en tentant de conserver sa dignité et son honneur. Chaque minute du film nous semble la dernière tant l’incompréhension détériore toutes les tentatives de dialogue. Les questions abondent sur le sort des otages et des familles.<br />
Tobias Lindholm utilise le navire comme le théâtre d’une tragédie. Chaque recoin du bateau libère une tension particulière. J’ai préféré cette version à celle de Paul Greengrass (le remake intitulé <em>Captain Phillips</em> avec Tom Hanks) car le réalisateur danois n’abuse pas des scènes d’action. Le silence et les cris provoquent naturellement le malaise. L’immensité de l’océan nous saoule jusqu’à l’écœurement.<br />
<em>Hijacking</em> saisit par son intensité, sa retenue et sa subtilité.<br />
Très conseillé.<br />
<em>Disponible en DVD chez AD Vitam.</em></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/5-cameras-brisees-emad-burnat-guy-davidi.jpg" alt="Cinq caméras brisées, d&#039;Emad Burnat et Guy Davidi" width="220" height="116" class="alignleft size-full wp-image-16462" /><strong><em>Cinq caméras brisées</em> d&#8217;Emad Burnat et Guy Davidi</strong></p>
<p>Emad Burnat filme l’avancée des colonies juives sur les terres de son village et l’élévation d’un mur de séparation entre Israël et la Cisjordanie.<br />
Il a fallu cinq caméras à Emad Burnat pour certifier du conflit israélo-palestinien et de l’oppression de Tsahal envers les paysans, les femmes et les enfants. Bien entendu, <em>Cinq caméras brisées</em> ne raconte rien de moins que l&#8217;effroi vu du camp palestinien. C’est toute la polémique.<br />
Le documentaire mérite d’exister mais il ne suffit pas. En l’état, il ne peut qu’exciter les esprits tourmentés. A prendre avec des pincettes à sucre.<br />
<em>Disponible en DVD chez blaq out.</em></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/la-poussiere-du-temps-theo-angelopoulos.jpg" alt="La Poussière du temps, de Theo Angelopoulos" title="La Poussière du temps, de Theo Angelopoulos" width="220" height="116" class="alignleft size-full wp-image-16463" /><strong><em>La Poussière du temps</em> de Theo Angelopoulos, avec Willem Dafoe, Michel Piccoli, Bruno Ganz, Irène Jacob…</strong></p>
<p>L’histoire d’un amour à travers le grand royaume de l’Histoire, des années 1950 à nos jours. Un cinéaste américain d’origine grecque réalise un film sur le destin tragique de ses parents et leurs amours contrariées par l&#8217;Histoire au temps de la guerre froide. Pour son film, son enquête le mène en Italie, en Allemagne, en Russie, au Canada et aux Etats-Unis. Véritable voyage à travers le monde du XXe siècle et travail de mémoire, une élégie sur la destinée humaine et l’absolu de l’amour&#8230; Que seule vient troubler la poussière du temps&#8230;<br />
L’ultime film de Theo Angelopoulos, mort le 24 janvier 2012 percuté par une voiture alors qu’il tournait <em>L’Autre Mer</em>, dernier chapitre de la trilogie <em>Eleni</em> (<em>Eleni : la terre qui pleure</em>, <em>La Poussière du temps</em>), transpire cette incroyable poésie qui imprègne toute son œuvre. Le maître grecque sait « prendre le temps ». Mieux, il sait le restaurer. Une saga philosophique sur l’amour et la famille.<br />
<em>Disponible en DVD chez blaq out. </em><br />
&nbsp;</p>
<h3>Trois grands classiques</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/chasse-a-l-homme-fritz-lang.jpg" alt="Chasse à l&#039;homme, de Fritz Lang" title="Chasse à l&#039;homme, de Fritz Lang" width="220" height="116" class="alignleft size-full wp-image-16464" /><strong><em>Chasse à l&#8217;homme</em> de Fritz Lang, avec Joan Bennet, Walter Pidgeon, George Sanders, John Carradine…</strong></p>
<p>Arrêté par les Allemands, un capitaine anglais s&#8217;évade et regagne clandestinement l&#8217;Angleterre, avec les services secrets allemands à ses trousses. Avec l&#8217;aide d&#8217;une jeune femme, il essaye de leur échapper. Mais les espions allemands remontent progressivement jusqu&#8217;à lui.<br />
1941. En pleine Seconde Guerre Mondiale, Fritz Lang signe ce que l’on appelle aujourd’hui une œuvre antinazie, un pamphlet pacifique à la lisière du thriller qui étonne par la singulière simplicité des situations, véritable moteur scénaristique d’une efficacité redoutable.<br />
<em>Chasse à l’homme</em> évite les fioritures et les intrigues secondaires afin de ne jamais laisser penser que l’Allemagne nazie s’égare, trompé par son Furher mégalomane. Le Reich ne s’égare pas. Il va de front, droit dans ses bottes, décidé à conquérir le monde, décidé à annihiler tout danger potentiel et tout adversaire potentiel.<br />
Lang construit son film en tableau. Crescendo, il réveille la conscience du spectateur. La vérité et la réalité se révèlent sous nos yeux.<br />
Un chef-d’œuvre.<br />
<em>Disponible en DVD et Blu-ray chez Sidonis Calysta.</em></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/enfants-de-salauds-andre-de-toth.jpg" alt="Enfants de salauds, d&#039;André de Toth" title="Enfants de salauds, d&#039;André de Toth" width="220" height="116" class="alignleft size-full wp-image-16465" /><strong><em>Enfants de salauds</em> d&#8217;André de Toth, avec Michael Caine, Nigel Davenport, Nigel Green…</strong></p>
<p>1942, en Libye. Un commando composé d&#8217;anciens criminels part pour une mission à risque derrière les lignes allemandes. Leur but : passer les lignes de Rommel déguisés en soldats italiens.<br />
Le ton est donné. Le désert écrase les hommes. Les héros s’accommodent d’antihéros. Les ennemis tapis dans l’ombre sortent au grand jour, sans crainte, prêts à en découdre.<br />
<em>Enfants de salauds</em> ne fait pas dans la dentelle et pourtant le travail d’Andre de Toth force le respect tant il laisse à penser qu’être élevé au grade de « salaud » signifie ténacité et courage. Ces hommes-là, ces brutes, sont mal nés. Quand la lie de l’humanité sert le bien, il y a de quoi méditer sur notre propre compte.<br />
<em>Enfants de salauds</em> est un film puissant et passionnant, de bout en bout.<br />
Très recommandé.<br />
<em>Disponible en DVD et Blu-ray chez Sidonis Calysta.</em></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/flamme-pourpre-gregory-peck-robert-parrish.jpg" alt="La Flamme pourpre, de Robert Parrish" title="La Flamme pourpre, de Robert Parrish" width="220" height="116" class="alignleft size-full wp-image-16466" /><strong><em>La Flamme pourpre</em> de Robert Parrish, avec Gregory Peck, Win Min Tham, Branda de Banzie…</strong></p>
<p>Birmanie. Un pilote canadien traumatisé par la mort de sa femme et devenu machine à tuer est envoyé visiter un camp de réfugiés où il rencontre une jeune et attirante femme birmane.<br />
Si <em>Chasse à l’homme</em> et <em>Enfants de salauds</em> ont épuisé vos nerfs, <em>La Flamme pourpre</em> saura vous rasséréner. Le grand Robert Parrish, aidé du charismatique Gregory Peck, invite à réfléchir sur l’état du monde pendant la guerre. <em>La Flamme pourpre</em> fonctionne par symbole et par allégorie sur le thème &#8211; ô combien &#8211; difficile du pardon. Des œuvres comme celle-ci, nous en redemandons.<br />
<em>Disponible en DVD et Blu-ray chez Sidonis Calysta.</em></p>
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		<title>Guerrière, de David Wnendt</title>
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		<pubDate>Sat, 30 Mar 2013 06:48:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yvan Pierre-Kaiser</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/03/affiche-guerriere-david-wnendt.jpg" alt="Guerrière, de David Wnendt" title="Guerrière, de David Wnendt" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-11900" />Marisa habite dans un bled paumé de l’Allemagne du Nord, elle fait partie d’une bande de néonazis. Sa route va croiser celle de Svenja, en rupture avec son foyer trop strict et Razul, un jeune sans-papiers afghan qui cherche à rejoindre sa famille en Suède…<br />
Au début, on craint un <em>American History X</em> version allemande, avec une figure aînée en quête de rédemption et une jeune aveuglée par sa haine naissante qui commence juste à se cristalliser et trouver un défouloir. Mais en fin de compte, le constat est plus mitigé. Premier film de son réalisateur, qui est aussi son film de fin d’études, <em>Guerrière</em> bénéficie d’une recherche en amont sur le milieu néonazi très particulier de ces petites bourgades allemandes où l’ennui et le chômage sont le pain quotidien. Et pourtant ce n’est pas cet aspect documentaire qui est le plus convaincant. Certes on y croit, à cette vie qui n’offre aucune perspective à une jeunesse à la dérive, mais il reste quelques clichés dans les personnages qui donnent l’impression que tout cela est tout de même une vision assez superficielle des mouvements néonazis (bière à gogo, visionnage de films de propagande nazis, balades en voitures avec punk nazi à plein volume…). <span id="more-11897"></span>Et quand bien même ce que décrit David Wnendt était bien réel, cela n’empêche pas que, malgré leurs efficacités, ces scènes n’ont pas la même force qu’un seul regard de son actrice principale. Alina Levshin est tout simplement une révélation. A la fois fragile, butée, révoltée, en attente d’affection, son personnage est complexe, touchant, toutes ses scènes sont intenses sans qu’elle ait besoin de forcer. Sa justesse donne une vraie grâce au film. Si le scénario ne se focalisait que sur son personnage, peut-être aurait-il gagné en émotion, en profondeur. Car les histoires annexes n’ont pas le même impact malheureusement. L’histoire de Svenja est assez prévisible et la quête du jeune sans-papiers accentue le côté très « scénarisé ». On sent l’envie d’une construction alambiquée où les destins se croisent, s’échangent et… Mais c’est bien Marisa qui porte le film. Filmée comme une vraie guerrière avec ses tatouages, son énergie, c’est son parcours qui donne sens à la thématique du film et c’est aussi par cela qu’il échoue, cédant à la nécessité mélodramatique de manière trop convenue.<br />
Loin d’être un mauvais film, <em>Guerrière</em> est un drame intimiste, un fin portrait pris d’une trop grande ambition. Il a les défauts d’un premier film qui veut tellement donner qu’il en oublie presque son vrai sujet : son personnage principal. Très bien filmé et mis en scène avec un vrai sens de l’atmosphère, le film gagne à être découvert, ne serait-ce que pour assister à la naissance d’une actrice. </p>
<p>&nbsp;<br />
Guerrière<em> de David Wnendt, avec Alina Levshin, Jella Haase, Sayed Ahmad Wasil Mrowat&#8230; Allemagne, 2011. Sortie le 27 mars 2013.</em></p>
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