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	<title>Grand Écart &#187; Hollywood</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Once Upon a Time&#8230; in Hollywood, de Quentin Tarantino</title>
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		<pubDate>Fri, 24 May 2019 10:05:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival de Cannes 2019]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<h3>Le pouls de la fiction</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/05/affiche.jpg" alt="Once Upon a Time... in Hollywood, de Quentin Tarantino" width="189" height="279" class="alignleft size-full wp-image-27147" />Qu’il était attendu le nouveau Tarantino. L’événement incontestable de cette édition du Festival, qui a vu certains faire plus de 4h de queue (en cumulé) pour pouvoir assister à l’une des projections. Deux jours durant, Tarantino a insisté pour que ceux qui ont vu le film en dévoilent le moins possible à ceux qui le verront. De quoi faire monter l’impatience d’un cran. La déception, aussi, une fois qu’on a enfin pu entrer dans une salle. C’est le risque et la contrainte du festivalier, condamné à l’immédiateté, de l’emballement comme du jugement. Il faudra certainement revoir ce <em>Once Upon a Time&#8230; in Hollywood</em> pour l’apprécier à sa juste valeur.</p>
<p>Car pendant 2h de film, on se demande bien ce qu’il ne fallait pas dévoiler, tant l’action est minimale. Le dernier-né de Tarantino est bien plus une chronique qu’un récit. Celle du quotidien d’un acteur sur la pente descendante &#8211; génial Leonardo DiCaprio &#8211; et de sa doublure cascade &#8211; la renaissance de Brad Pitt. De Los Angeles en 1969 et ses hippies, d’Hollywood à l’aube d’un changement d’ère, entre la fin de l’âge d’or et l’avènement du Nouvel Hollywood. Leonardo DiCaprio, donc, est Rick Dalton, acteur connu pour une série télé terminée depuis 8 ans, et qui ne trouve plus sa place dans l’industrie. Portrait touchant d’un acteur en plein doute, lui qui a connu la gloire dans sa jeunesse et s’interroge sur un avenir peut-être bouché à la quarantaine. Le choix de Leonardo DiCaprio, star à 20 ans et que l’on n’a plus vu depuis 4 ans, malgré son Oscar si longtemps attendu pour <em>The Revenant</em>, rend le personnage d’autant plus poignant. A ses côtés, Brad Pitt, dont on avait oublié au fil du temps et des chroniques people qu’il est un grand acteur. Lui assume être un cascadeur vieillissant &#8211; même s’il peut encore mettre une raclée à Bruce Lee &#8211; et se contente de devenir progressivement un chauffeur, un assistant, un compagnon. C’est aussi, peut-être pour la première fois pour Tarantino, le film d’une amitié sincère et profonde entre deux de ses personnages. <span id="more-27146"></span></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/05/Leo2.jpg" alt="Once Upon a Time... in Hollywood, de Quentin Tarantino" width="280" height="188" class="alignright size-full wp-image-27150" />Comme toujours, <em>Once Upon a Time&#8230; in Hollywood</em> est fait de longues séquences semblant sans lien les unes avec les autres, des digressions plus ou moins réjouissantes, permettant de sillonner la ville de l’enfance du réalisateur, et surtout de s’amuser à toute une série de pastiches retraçant la carrière de Rick Dalton. Un hommage appuyé et drôle à la télévision en noir et blanc et aux western-spaghetti (dont Sergio Corbucci, qui lui avait inspiré <em>Django Unchained</em>). Un hommage, aussi, aux cinémas de quartier, dans l’un desquels Sharon Tate (Margot Robbie) se rend pour voir l’un de ses films, <em>Matt Helm règle son comte</em>. Délicieuse scène où l’actrice se délecte autant de se voir que de voir les spectateurs la regarder. Car c’est l’autre sujet de <em>Once Upon a Time&#8230; in Hollywood</em>, et le plus délicat. Rick Dalton a pour voisins Sharon Tate et Roman Polanski, pendant que, dans un ranch abandonné, Charles Manson forme ses disciples. C’est ici qu’il ne faut pas trop en dire. Pourtant, le choix de Tarantino pour raconter ce meurtre est emblématique de son rapport au cinéma. Toute son oeuvre a montré sa fascination pour les méchants et la violence. Mais des méchants pour de faux, du sang qui n’est que du liquide rouge. Quand ce sont de vrais méchants de la vraie vie, il les massacre, comme les nazis d’<em>Inglourious Basterds</em> et les esclavagistes de <em>Django Unchained</em>. L’amour du cinéma, pour Quentin Tarantino, c’est que la fiction vaut mieux que le réel. Et <em>Once Upon a Time&#8230; in Hollywood</em> en est la déclaration.</p>
<p>Once Upon a Time&#8230; in Hollywood<em> de Quentin Tarantino, avec Leonardo DiCaprio, Brad Pitt, Margot Robbie&#8230; Etats-Unis, 2019. En compétition du 72e Festival de Cannes. Sortie le 14 août 2019.</em></p>
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		<title>Le panier garni de l&#8217;hiver 2019</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Feb 2019 18:19:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Hollywood]]></category>
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		<description><![CDATA[Chaque année, les éditions Montparnasse se décarcassent pour nous offrir des films et des documentaires classés en « Haute Qualité Cinématographique », une certification qui garantit aux...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Chaque année, les éditions Montparnasse se décarcassent pour nous offrir des films et des documentaires classés en « Haute Qualité Cinématographique », une certification qui garantit aux cinéphiles et cinéphages exigeants une isolation maximum contre les navets et les daubes. La sélection dont nous allons vous faire profiter est le geste éco-artistique essentiel contre la médiocrité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Les indispensables <em>Naked War, Coming In</em> et <em>Manon</em></h3>
<p><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/naked-war-joseph-paris-manon-clouzot-montparnasse-2019/attachment/naked-war-image-10/" rel="attachment wp-att-26850"><img class="alignleft size-medium wp-image-26850" alt="Naked War- Joseph Paris" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/02/Naked-War-Image-10-300x200.jpg" width="230" /></a>Coup de projecteur sur le film de Joseph Paris <em>Naked War</em> qui revient sur la naissance en 2012 du mouvement Femen et du désir de ses rudes combattantes d’en découdre. Le réalisateur les a suivies durant une année, au plus près des évènements et au plus près du corps. Des corps nus qui leur servent d’armes, d’armures ou de boucliers contre toutes les formes d’oppression liberticide. <em>Naked War</em> n’est pas un outil de propagande mais un documentaire engagé qui s’interroge sur les qualités et les failles d’un groupe d’actions solidaires. Les femmes qui se mobilisent et militent chez les Femen ne sont pas dupes de l’image radicale qu’elles renvoient. Elles se savent aimées et se savent détestées quand elles piétinent sans regret les symboles de la société civile et religieuse. Mais parfois, elles se trompent, peut-on penser. Si la République française se nourrit de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, les trois principes de la devise qu’elle s’est promise de nous transmettre et de nous instruire, il y a de quoi, aujourd’hui, rester dubitatif sur le contrat ! Les Femen, elles, mènent des assauts contre les systèmes qui s’arrogent le droit de penser à notre place. Si ces femmes vous défrisent, passez votre chemin, si elles vous touchent, <em>Naked War</em> fera avancer votre schmilblick !</p>
<p><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/naked-war-joseph-paris-manon-clouzot-montparnasse-2019/attachment/coming_in_6/" rel="attachment wp-att-26838"><img class="alignleft size-medium wp-image-26838" alt="Coming In - Marlies Demeulandre" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/02/COMING_IN_6-300x167.png" width="230" /></a>Dans <em>Coming In</em>, Marlies Demeulandre raconte l’homosexualité au travail à travers les nombreuses et incontrôlables interactions qui pourrissent et entretiennent notre quotidien entre sphère privée, sphère publique et sphère professionnelle. Rien que ça ! Des interactions qui, précisons le, devraient s’écraser sur une frontière absolument imperméable, puisque des principes déontologiques nous garantissent l’étanchéité absolue entre boulot et dodo. Mais tel n’est pas le cas ! La porosité est aussi une affaire d’éthique et de morale. Sinon, les témoignages recueillis ne réduisent pas ces hommes et ces femmes à leur simple sexualité, loin de là, mais replacent dans le contexte historique et social leur condition dans le milieu du travail, révélant par la même occasion des situations bien plus complexes qu’on ne pourrait le penser (ça on s’en doutait !!). Les échanges, les réflexions et les tranches de vie sont l’occasion de mieux comprendre « qu’est-ce qu’être homosexuel à son époque et sur son lieu de travail ». La richesse des informations fait de <em>Coming In</em> un incroyable outil de sensibilisation pour les DRH en manque d’inspiration. <span id="more-26823"></span></p>
<p><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/naked-war-joseph-paris-manon-clouzot-montparnasse-2019/attachment/manon-3-henri-georges-clouzot-1949/" rel="attachment wp-att-26848"><img class="alignleft size-medium wp-image-26848" alt="Manon - Henri-Georges Clouzot-1949" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/02/Manon-3-Henri-Georges-Clouzot-1949-295x300.jpeg" width="230"/></a><em>Manon</em> d’Henri-Georges Clouzot se présente comme une adaptation de « Manon Lescaut » de l’Abbé Prévost. Comprendre par là qu’il s’agit plutôt d’une version « éthérée » du roman ! Comprendre par là que les ambitions formelles de Clouzot font de son film une œuvre singulière plutôt exigeante. Comprendre par là que ce n’est pas le film de Clouzot le plus facile. Comprendre par là que c’est aussi beau que chiant. Comprendre par là que le film a été récompensé par un Lion d’Or au festival de Venise en 1949. Comprendre par là que je ne suis pas hyper fan … Cette histoire d’amour sur fond de guerre reste tout de même une œuvre majeure dans l’histoire du petit cinématographe. A vous de tenter le voyage !</p>
<p>&nbsp;<br />
</p>
<h3>Les coups de cœur <em>Orlando</em> et <em>La Petite Fille au bout du chemin</em></h3>
<p><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/naked-war-joseph-paris-manon-clouzot-montparnasse-2019/attachment/orlando-image-8/" rel="attachment wp-att-26828"><img class="alignleft size-medium wp-image-26828" alt="Orlando  Photo by Liam Longman © Adventure Pictures Ltd" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/02/Orlando-Image-8-300x195.jpg" width="230" /></a><em>Orlando</em> de Sally Potter. L’histoire d’un jeune noble anglais qui promet à la Reine Elisabeth 1er de ne jamais vieillir. <em>Orlando</em> traverse les époques, vit de ses amours et d’aventures. Le film de Sally Potter est resté dans les mémoires pour le tour de force esthétique et l’interprétation enfiévrée de Tilda Swinton, la belle androgyne. <em>Orlando</em> s’apprécie comme une expérience artistique sensationnelle, le plus beau des outils contre l’engourdissement mental mais également comme une analyse pertinente du concept d’altérité qui parfois s’invite durant notre existence. Il n’y a pas d’âge pour sortir du placard ! Un pur bijou qu’il faut voir et revoir.</p>
<p><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/naked-war-joseph-paris-manon-clouzot-montparnasse-2019/attachment/la-petite-fille-au-boute-du-chemin2ed-montparnasse/" rel="attachment wp-att-26843"><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/02/La-petite-fille-au-boute-du-chemin2©ed-Montparnasse.-300x168.jpg" alt="La petite fille au bout du chemin ©ed Montparnasse" width="230" class="alignleft size-medium wp-image-26843" /></a><em>La Petite Fille au bout du chemin</em>. Roman culte de Laird Koenig. Thriller culte de Nicolas Gessner. L’histoire de Ryn qui vit retirée dans une maison isolée en compagnie de son papa, ou qui tente de le faire croire. Si <em>La Petite Fille au bout du chemin</em> ne ménage pas les hommes et leur coutumière arrogance, le film dresse le portrait d’une Amérique paternaliste et réactionnaire jusqu’aux bouts des ongles. On sort rincés devant les scènes de harcèlement et les tentatives de son héroïne pour se soustraire des griffes de la gente masculine. La force de cette œuvre s’explique par la direction des comédiens et comédiennes, Jodie Foster et Martin Sheen en tête, et la tension palpable de la première à la dernière seconde. Un film générationnel qui aujourd’hui ne pourrait plus être produit.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Un cinéma léger ! Le coffret 10 DVD Jean Rouch</h3>
<p><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/naked-war-joseph-paris-manon-clouzot-montparnasse-2019/attachment/jean-rouch/" rel="attachment wp-att-26842"><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/02/Jean-Rouch--288x300.jpg" alt="Jean Rouch" width="230" class="alignleft size-medium wp-image-26842" /></a>Jean Rouch s’inscrit comme l’un des plus grands cinéastes français, initiateur d’un courant appelé « Le Geste cinématographique » qui s’évertue à raconter le monde de la façon la plus réaliste possible. Le fameux geste cinématographique prend sa source dans la volonté de poser sa caméra là où il est impossible de mentir, là où la vérité éclate.<br />
Ce formidable coffret, et c’est peu de chose de le dire, regroupe pas loin d’une trentaine de courts, moyens et longs métrages qui se déclinent en trois chapitres.</p>
<p>Le premier chapitre intitulé « Ethnofictions » -qui s’étale du début des années 70 jusqu’au début des années 90- met l’accent sur la vie quotidienne dans la société villageoise nigérienne. On y voit tour à tour le conseil tribal régler les affaires de la communauté sur la place du village, frères et cousins disserter et se chicaner autour de l’appartenance familiale, territoriale et des valeurs de l’amitié. Et puis des témoignages plus graves et bouleversants, quand il s’agit d’évoquer le douloureux sujet du SIDA et de l’épidémie qui frappe absolument toutes les strates de la société africaine. La parole taboue se libère, enfin.</p>
<p><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/naked-war-joseph-paris-manon-clouzot-montparnasse-2019/attachment/rouch-films-2/" rel="attachment wp-att-26831"><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/02/Rouch-films-2-300x209.jpg" alt="Jean Rouch" width="230" class="alignleft size-medium wp-image-26831" /></a>Le deuxième chapitre « Rituels traditionnels et modernes (1960-1996) » présente cette fois-ci l’influence notable de la société politique et religieuse ivoirienne, nigérienne et malienne sur les modes de vie, qu’ils soient issus des zones rurales ou des zones urbaines. Les travaux de Rouch, qui s’intéressent autant aux individus représentant l’autorité qu’aux escortes de fidèles, tendent à nous faire comprendre que le continent africain dans sa globalité tente coûte que coûte de préserver ses racines dans des traditions séculaires pas vraiment en adéquation avec les « nouvelles sales habitudes consuméristes » venues d’occident. Le ver est dans les fruits, de ça nous en sommes convaincus. Dans le salon d’une maison, lors de funérailles, durant un mariage, les anciens dieux et les nouveaux démons s’invitent à la fête et provoquent des causeries endiablées ! L’Afrique est vivante !</p>
<p><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/naked-war-joseph-paris-manon-clouzot-montparnasse-2019/attachment/cine%c2%a6uportrait-de-raymond-depardon-3/" rel="attachment wp-att-26836"><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/02/Cine¦üportrait-de-Raymond-Depardon-3-300x226.jpg" alt="Portrait de Raymond Depardon" width="230" class="alignleft size-medium wp-image-26836" /></a>Le troisième et dernier chapitre « Promenades et Portraits (1960-1997) » s’intéresse aux alter ego de Rouch (notamment son pote Raymond Depardon) et aux institutions du 7ème art. Ces déambulations « méta » rappellent à notre bonne mémoire les immersions de Frederic Wiseman dans les grands lieux de la culture mondiale. Il a été reproché à Rouch sa niaiserie et un léger penchant à la culture Banania. Si nous devons lui reconnaître une grande qualité, serait celle de s’intéresser aux petites gens.<br />
Un coffret « somme » absolument indispensable.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Coffret 5 DVD <em>Il était une fois&#8230; Hollywood</em></h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/02/il-etait-une-fois-hollywood-kuperberg-coffret-montparnasse.jpg" alt="Il était une fois Hollywood" title="Il était une fois Hollywood" width="176" height="280" class="alignleft size-full wp-image-26885" />Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Hollywood sans jamais oser le demander, voilà comment pourrait s’appeler le coffret <em>Il était une fois … Hollywood</em>. Clara et Julia Kuperberg reviennent sur l’âge d’or du cinéma américain dans un déluge d’images d’époque et d’analyses (10X53’) ciselées autour de sujets comme la censure, l’influence des femmes, la mafia, les scandales, les gossip girls, les espions, les icônes féminines et masculines, les anges déchus et la ville de Los Angeles vue comme la cité du film noir. Bref une vraie thèse de doctorat avec possibilité d’obtenir en supplément son agrégation. Les très nombreux témoignages de cinéastes défunts et vivants (Dieu merci, ils sont vivants !), romanciers, photographes et autres artistes ayant participé de près ou de loin à la légende apportent chacun à leur manière leur pierre à l’édifice d’Hollywoodland. On peut penser que rien ne change à Babylone ! Ces 10 films documentaires rappellent à quel point Hollywood est une usine à rêve et la plus belle des fabriques à cauchemar. La visite guidée des coulisses nous laisse pantois car à l’instar de la recette du boudin noir il ne fait pas bon savoir qui égorge les cochons. Une certitude, derrière l’écran de cinéma se trame des intrigues encore plus hallucinantes que les œuvres projetées. Il n’y a pas mieux, ou pire, que la réalité racontée toute crue. Voir <em>Il était une fois … Hollywood</em> avant le nouveau film de Quentin Tarantino !</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Le coffret Youssef Chahine</h3>
<p><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/naked-war-joseph-paris-manon-clouzot-montparnasse-2019/attachment/visuel-lautre-de-youssef-chahine-dr/" rel="attachment wp-att-26833"><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/02/Visuel-LAUTRE-de-Youssef-Chahine-©-DR-300x201.jpg" alt="L&#039;AUTRE de Youssef Chahine © DR" width="230"class="alignleft size-medium wp-image-26833" /></a>Je termine ce long papelard sur la sortie du coffret Youssef Chahine. Le cinéaste égyptien, chantre de la liberté et de la modernité, n’a jamais cessé avec ses œuvres de donner de l’air frais à son grand pays, prisonnier de la folie des hommes, des religieux et des dictateurs. Pour que sa voix porte, le cinéaste a essentiellement offert la parole aux femmes et aux penseurs. Tout pour emmerder les détenteurs du pouvoir ! <em>L’Autre, Le Destin, Silence&#8230; on tourne</em> méritent d’être redécouverts. Surtout par les temps qui courent !</p>
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		<title>Under the Silver Lake, de David Robert Mitchell</title>
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		<pubDate>Fri, 18 May 2018 15:12:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival de Cannes 2018]]></category>
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		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<h3>Sous le vernis</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2018/05/USTL.jpg" alt="Under the Silver Lake" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-26453" />Après <em>The Myth of the American Sleepover</em> et <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/it-follows-david-robert-mitchell/" title="It Follows, de David Robert Mitchell" target="_blank">It Follows</a></em>, présentés à la Semaine de la critique, David Robert Mitchell, qui filme si bien les piscines, se retrouve dans le grand bain de la compétition cannoise. Dans le grand bain du cinéma aussi, puisque le jeune réalisateur, après avoir revisité le teen-movie et le <em>slasher</em> des années 1970 s’attaque au film noir et plus globalement à Hollywood, en s’installant dans le quartier périphérique de Silver Lake. Celui à côté, celui des aspirantes actrices devenues escort-girls, des jeunes trentenaires pétris de pop culture, passant de fête underground en projections au milieu des tombes d’illustres prédécesseurs. Un monde de la vacuité acidulé, au tons vifs, robes colorées et piscines lumineuses. Un monde auquel on cherche un sens en décryptant des codes cachés dans les paroles de chanson ou les jeux de boîtes de céréales. Une vision qui en appelle aux théories du complot &#8211; dont on ne saisit pas trop jusqu’à quel point elle est ironique pour le réalisateur &#8211; comme à la régression, nostalgie typique des trentenaires qui trouvent les réponses de la vie dans Mario Bros, dansent sur la musique des années 1990 et conservent leurs VHS. En cela, la portée de <em>Under the Silver Lake</em> est peut-être limitée, tant le film est générationnel, ultra-référencé jusqu’à l’overdose. Justement, de perte de sens et de conscience, il est aussi question. Sam, jeune glandeur fauché qui passe plus de temps à espionner ses voisines qu’à trouver un moyen de payer son loyer et les créances de sa voiture, se lance dans une enquête en solitaire lorsque l’une d’elles, l’intrigante et séduisante Sarah, disparaît brusquement. <span id="more-26446"></span>Obnubilé par la jeune femme qu’il n’a eu le temps de rencontrer que brièvement, il se lance au coeur des bas-fonds de ce quartier de Los Angeles, résolvant énigme après énigme, comme autant de niveaux d’un jeu vidéo <em>old school</em>. A travers les rencontres de Sam, un auteur de BD parano ou un compositeur de chansons populaires cynique, David Robert Mitchell glisse un discours sur les revers de la pop culture et ses messages subliminaux comme autant d’injonctions pour une génération sans idéaux. Mais maintenant qu’il a démontré un talent manifeste pour la mise en scène et ses capacités à produire des images léchées et parfois envoûtantes, le jeune réalisateur gagnerait à s’éloigner de ses références, qui le vampirisent autant que ses personnages.</p>
<p>&nbsp;<br />
Under the Silver Lake<em> de David Robert Mitchell, avec Andrew Garfield, Riley Keough, Topher Grace&#8230; Etats-Unis, 2018. En compétition du 71e Festival de Cannes. Sortie le 8 août 2018.</em></p>
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		<title>Rencontre avec Daniel Raim</title>
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		<pubDate>Sat, 23 May 2015 08:55:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claire Fallou</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les séances spéciales du 68e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[fétiches]]></category>
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		<description><![CDATA[Vous ne connaissez peut-être pas leurs noms, mais vous avez forcément vu leurs travaux. Dans <em>Les Oiseaux</em> d’Alfred Hitchcock, <em>Les Dix Commandements</em> de...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>A Hollywood Love Story</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/harold-lillian-michelson-storyboard.jpg" alt="Harold et Lillian Michelson" title="Harold et Lillian Michelson" width="225" height="280" class="alignleft size-full wp-image-21985" />Vous ne connaissez peut-être pas leurs noms, mais vous avez forcément vu leurs travaux. Dans <em>Les Oiseaux</em> d’Alfred Hitchcock, <em>Les Dix Commandements</em> de Cecil B. DeMille, ou encore <em>La Mouche</em> de David Cronenberg. Rien que ça, et bien d’autres encore. Harold au storyboarding <a href="#ref">(1)</a> et sa femme Lillian à la documentation <a href="#ref">(2)</a> : en soixante ans de carrière, de l’âge d’or des grands studios à l’ère du New Hollywood, ils ont créé certaines des images les plus marquantes de  l’histoire du cinéma. </p>
<p>A travers de nombreux témoignages et documents d’archives, le pétillant documentaire du réalisateur américain Daniel Raim offre une vision légère et précise du parcours du couple le plus créatif d’Hollywood. C’est aussi une plongée dans l’univers des techniciens du film, ceux qui font le cinéma avec talent et discrétion, en laissant la gloire à d’autres. Où l’on apprend qu’un simple storyboarder peut être à l’origine de cadrages spectaculaires qui ont fait la célébrité d’un certain Alfred H… C’est enfin l’histoire du coup de tête d’une jeune femme transformé en amour durable doublé d’une collaboration fructueuse. </p>
<p>Rencontre avec le réalisateur Daniel Raim, qui signe ici son troisième documentaire. </p>
<p><strong>Comment avez-vous entendu parler de Lillian et Harold ? Sont-ils très connus aux Etats-Unis ?</strong></p>
<p>Pas du grand public, non… J’ai eu la chance de les rencontrer il y a quelques années, quand je finissais mes études à l’American Film Institute. Je voulais monter un documentaire sur l’œuvre de mon professeur Robert Boyle, qui avait été directeur artistique d’Alfred Hitchcock, donc le patron de Harold sur certains films. Pour tourner une scène de mon projet, nous sommes montés tous les quatre à Bodega Bay, un village de Californie du Nord où ils avaient fait <em>Les Oiseaux</em> trente-sept ans auparavant. <span id="more-21982"></span>C’est comme ça que je suis devenu ami avec Harold et Lillian… Quand j’ai commencé à tourner le documentaire sur leur vie en 2013, six ans après le décès de Harold, je me suis rendu compte qu’il y avait des centaines de gamins comme moi qui les avaient rencontrés et qui avaient l’impression d’être un peu leurs enfants. Ils dégageaient beaucoup de chaleur et de gentillesse, ils ont aidé de nombreux jeunes à lancer leur carrière dans le cinéma. </p>
<p><strong>Tout votre travail porte sur cet âge d’or d’Hollywood…</strong></p>
<p>Oui, <em>Harold and Lillian</em> est le troisième volet d’une trilogie sur ceux qui ont fait le cinéma de cette époque. Le premier documentaire, qui retrace le parcours de Robert Boyle, s’appelle <em>The Man On Lincoln’s Nose</em>, qui était le premier titre de <em>La Mort Aux trousses</em>, et il a été nominé aux Oscars. Après ça, je me suis mis à filmer tous ces admirables vieux excentriques qui ont fait le cinéma hollywoodien, de l’âge d’or au New Hollywood. J’ai voulu les interroger sur leur passion du cinéma, leurs valeurs créatives&#8230; Ca a donné le documentaire <em>Something’s Gonna Live</em>. Et maintenant, Harold et Lillian Michelson. </p>
<p><strong>Alors, qu’ont-ils d’exceptionnel ?</strong></p>
<p>Ils étaient extrêmement doués, créatifs et dévoués. Harold avait un talent extraordinaire pour dessiner ses storyboards en montrant exactement ce que la caméra pouvait capturer selon l’objectif employé, le film, la largeur d’angle, le point de vue, etc… Il avait un sens aigu de la perspective. C’est très rare. Ca arrivait que le caméraman tombe sur son travail et veuille savoir qui se mêlait de régler sa caméra pour lui&#8230; Au-delà de ça, il pouvait rentrer dans le cerveau du réalisateur et dessiner toute une action, cadre par cadre, sur le papier. On m’a même dit que ses storyboards étaient parfois meilleurs que le film.</p>
<p><strong>Le film laisse entendre qu’il serait l’auteur de certains cadrages célèbres qu’on a attribués aux réalisateurs&#8230;</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/le-laureat-mrs-robinson-dustin-hoffman-storyboard-harold-michelson.jpg" alt="Le Lauréat, storyboardé par Harold Michelson" title="Le Lauréat, storyboardé par Harold Michelson" width="280" height="119" class="alignright size-full wp-image-21986" />Oui. L’exemple le plus frappant se trouve dans le film <em>Le Lauréat</em>, de Mike Nichols : la scène filmée sous la jambe de Mrs Robinson. C’est certainement l’une des images les plus connues du cinéma hollywoodien. L’idée est d’Harold. Les réalisateurs ne l’aimaient pas toujours, pour cette raison. Sur le tournage de <em>La Mouche</em>, David Cronenberg a fini par demander qui réalisait le film, lui ou Harold,  et le producteur a répondu <em>« Ca ne dérangeait pas Hitchcock. »</em> A l’époque, les storyboarders travaillaient dans l’ombre. Ça change un peu aujourd’hui. Apparemment,  George Miller a publié certaines planches du nouveau <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/mad-max-fury-road-george-miller/" title="Mad Max : Fury Road, de George Miller">Mad Max</a></em> pour montrer comment le film a été fait. </p>
<p><strong>Et Lillian ?</strong></p>
<p>Lillian est la dernière grande documentaliste. Plus personne n’a de librairie aussi fournie que la sienne. Tous les grands studios hollywoodiens en avaient une à l’époque. Elles étaient précieuses, parce qu’elles regorgeaient d’images qui permettaient de stimuler l’imagination des réalisateurs et des scénaristes ; c’étaient des zones de rencontres et de création pour tous les gens du studio. Lillian avait un talent incroyable pour collecter et classer ces images par époque, par style, par objet&#8230; Elle avait aussi un petit réseau de détectives qui savaient lui trouver l’information qui lui manquait. Ces bibliothèques ont été éliminées au cours des dernières décennies, parce qu’elles ne rapportaient pas d’argent. Aujourd’hui, son métier est fait par des indépendants. Pourtant, il garde une valeur énorme, pour stimuler l’imagination, mais aussi pour trouver des visuels originaux. Si on n&#8217;utilise qu’Internet pour trouver à quoi ressemblait une banque du Minnesota en 1929, on tombe toujours sur la même banque, alors que les livres permettent d’en trouver plusieurs et de choisir celle qui convient le mieux au film. </p>
<p><strong>Ce n’est pas un métier très reconnu non plus…</strong></p>
<p>Non. L’année dernière, le film <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/competition-palme-or-2014/mr-turner-mike-leigh/" title="Mr. Turner, de Mike Leigh">Mr. Turner</a></em> de Mike Leigh a employé une chercheuse attitrée, une spécialiste du peintre et de l’époque. Elle était tellement importante qu’elle a eu son nom en haut du générique. Mais c’est la seule fois que j’ai vu ça. </p>
<p><strong>Vous avez intégré beaucoup d’images dessinées à votre film pour rappeler le storyboard : qui les a faites ? </strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/harold-et-lillian-michelson-hollywood-love-story-daniel-raim.jpg" alt="Harold and Lillian : a Hollywood Love Story" title="Harold and Lillian : a Hollywood Love Story" width="189" height="280" class="alignleft size-full wp-image-21987" />C’était une idée de Patrick Mate, qui a longtemps travaillé sous les ordres de Harold en tant que chef du développement des personnages chez Dreamworks. Le projet lui a beaucoup plu, parce qu’il y a vu un film sur nous tous, les travailleurs de l’ombre du cinéma, et pas seulement sur Harold et Lillian… Il y a aussi beaucoup de documents d’archives dans le film, notamment sur les débuts de Lillian et Harold, on ne s’attendait pas à en trouver autant. Lillian était ravie, elle voyait ça comme un moyen de montrer leur histoire à leurs petits-enfants… </p>
<p><strong>Votre femme Jennifer Raim est au générique du documentaire… Voulez-vous être les nouveaux « Harold et Lillian » ? </strong></p>
<p>Haha, j’aimerais bien… Nous avons fait le montage ensemble. Par certains aspects, oui, nous avons travaillé comme eux ! </p>
<p>&nbsp;<br />
<a href="#ref" name="ref" id="ref"></a></p>
<p style="font-size:90%">(1) Storyboard, ou scénarimage : représentation dessinée d’un film avant sa réalisation, permettant de préparer les plans qui constitueront le film.<br />
(2) Documentaliste : personne en charge de mener des recherches sur les aspects visuels de l’époque dans laquelle est située l’action du film, pour le rendre le plus proche possible de la réalité.</p>
<p>&nbsp;<br />
Harold and Lillian : A Hollywood Love Story<em> de Daniel Raim. Etats-Unis, 2015. Présenté en sélection Cannes Classics au 68e Festival de Cannes.</em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Electric Boogaloo, de Mark Hartley</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Jan 2015 17:47:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[action]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Gérardmer]]></category>
		<category><![CDATA[Hollywood]]></category>
		<category><![CDATA[nanar]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a quelques mois, Hilla Medalia nous avait gratifiés d’un joli documentaire sur l’odyssée des cousins Menahem Golan et Yoram Globus, partis d’Israël pour conquérir Hollywood. Ils avaient...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Boulet de Cannon</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/01/affiche-electric-boogaloo-mark-hartley-cannon-films-golan-globus.jpg" alt="Electric Boogaloo, de Mark Hartley" title="Electric Boogaloo, de Mark Hartley" width="192" height="280" class="alignleft size-full wp-image-20161" />Il y a quelques mois, Hilla Medalia nous avait gratifiés d’un joli documentaire sur l’odyssée des cousins Menahem Golan et Yoram Globus, partis d’Israël pour conquérir Hollywood. Ils avaient racheté une petite société de production indépendante en 1979, Cannon, devenue très vite une usine à films au budget (souvent) mini, à la réalisation approximative et au montage insensé. Le documentaire s’appelait <em>The Go-Go Boys</em> et propageait la légende de Cannon prêchée par ses ex-dirigeants, sur le mode « grandeur et décadence » des prophètes de l’industrie du bis américain.</p>
<p><em>Electric Boogaloo</em> est le pendant non autorisé de <em>The Go-Go Boys</em>. Un hommage ironique aux navets qui ont bercé l’enfance des pré-quarantenaires d’aujourd’hui, captivés jadis par les improbables jaquettes VHS des séries <em>Portés disparus</em>, <em>American Ninja</em> et autres <em>Justicier dans la ville</em>. Celui qui avait déjà signé un documentaire consacré au cinéma d’exploitation australien (<em>Not Quite Hollywood</em>, 2008) utilise dans <em>Electric Boogaloo</em> les outils de ses victimes : le film est aussi foutraque qu’une production Cannon, distillant à l’envi extraits de productions Z et interviews partiales au montage épileptique, pimentés par des animations <em>eighties</em> déjantées. Démarche consciente ou non, le métrage d’Hartley est brouillon, mais ce n’est pas ce qu’on en retient. Ce qui reste, c’est la quantité de personnes impliquées dans l’aventure au fil des années 1980 (acteurs, réalisateurs, producteurs, scénaristes, monteurs, responsables des effets spéciaux&#8230;), aux hallucinants et inénarrables témoignages. <span id="more-20160"></span>Les Michael Dudikoff, Dolph Lundgren, Richard Chamberlain, Elliott Gould, Jerry Schatzberg, Boaz Davidson, Albert Pyun qui reviennent sur leurs collaborations et font montre de peu de bienveillance envers les cousins : des « charlatans » qui ne « comprenaient rien au cinéma », plus forts pour gagner de l’argent que pour porter une œuvre artistique. Et toutes ces filles à la plastique parfaite auxquelles il était invariablement demandé de se dénuder, même dans les situations les plus incongrues. Bo Derek, Olivia d’Abo, Catherine Mary Stewart, Lucinda Dickey ou Laurene Landon, qui brûle même sa copie d&#8217;<em>America 3000</em> devant la caméra de Mark Hartley. Seule une poignée d’artistes qui y ont trouvé leur compte – Chuck Norris, Franco Zeffirelli, Michael Winner – témoignent en bien de l’épopée Cannon. Les deux Israéliens avaient compris que les années 1980 constituaient une ère cinématographique de sexe et de sang à profusion ; mais ils avaient oublié qu’une histoire est également nécessaire. Roger Corman, autre pape du ciné d’exploitation US, a laissé quelques précieuses séries B (et Z) à notre patrimoine : chez lui tout allait vite, un film servait d’ailleurs tout juste à financer le suivant, mais l’amour du cinéma est toujours resté au centre de la création. Pour preuve les nombreux réalisateurs et acteurs de renom qui ont débuté avec Corman. Le groupe Golan-Globus, lui, s’est fait rattraper par la course à la gloire et le besoin d’argent, délaissant en premier lieu le septième art et laissant à Hollywood, outre quelques rares perles de cinéma bis, un héritage malsain de gros sous et de système de préventes controversé. Mark Hartley égratigne largement le mythe de la Cannon, mais il le fait, si ce n’est avec amour, avec tendresse et beaucoup d’humour.</p>
<p>&nbsp;<br />
Electric Boogaloo <em>(Electric Boogaloo : The Wild, Untold Story of Cannon Films) de Mark Hartley, avec Dolph Lundren, Bo Derek, Richard Chamberlain, Tobe Hooper, Michael Dudikoff, Richard Kraft, Elliott Gould&#8230; Etats-Unis, 2014. Sélection hors compétition au 22e Festival du film fantastique de Gérardmer. Sortie DVD le 15 janvier 2015.</em></p>
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		<title>Lost in Hollywood : Rencontre avec David Cronenberg</title>
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		<pubDate>Tue, 20 May 2014 15:17:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rencontres et Portraits du 67e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Hollywood]]></category>

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		<description><![CDATA[Rencontre avec le réalisateur de <em>Maps to The Stars</em>, en compétition à Cannes. Une satire d'Hollywood pour le pire et pour le pire... ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/david-cronenberg-maps.jpg" alt="David Cronenberg" title="David Cronenberg" width="186" height="280" class="alignleft size-full wp-image-17876" /><strong>David Cronenberg revient sur la Croisette, deux ans après y avoir présenté l’adaptation du roman de Don DeLillo <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/cosmopolis-david-cronenberg/" target="_blank">Cosmopolis</a></em>. Verdict ? <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/competition-palme-or-2014/maps-to-the-stars-david-cronenberg/" target="_blank">Maps to the Stars</a></em> déroule sa satire d&#8217;Hollywood. Un Star Tour placé sous le signe de la consanguinité, des nouveaux monstres et de la postérité à tout prix. Rencontre en petit comité avec le réalisateur canadien.</strong> </p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Votre film montre que la belle famille d’Hollywood est totalement dysfonctionnelle&#8230;</strong></p>
<p>Comme toutes les familles, non ? Hollywood est une étrange famille. Une famille très dure. Une communauté où tout le monde se connaît, où tout le monde est connecté. C&#8217;est particulièrement difficile pour les enfants. Le personnage de Benjie <em>[Evan Bird, ndlr]</em> illustre cela dans le film. Il est soumis à la pression incessante du succès, à l’ambition, au désespoir, à l’appât du gain&#8230; Des sentiments qui existent dans tous les milieux mais qui, à Hollywood, sont exacerbés. Je connais très bien tous les petits arrangements qui décident qui aura ou non du succès. Dans le business du cinéma, on n’y échappe pas.</p>
<p><strong>Enfants et adultes star, une différence ?</strong></p>
<p>Les adultes ont seulement l’apparence d’adultes. Ils ne le sont pas. Julianne Moore considère que son personnage est un enfant. Elle n’a jamais grandi. Et les enfants ne sont pas non plus des adultes. Benjie est un acteur qui sait comment jouer les adultes. Au fur et à mesure du film, on voit qu’il perd sa carapace de vice, de cruauté, de dureté. Tous les personnages du film sont innocents puisque ce sont encore des enfants. <span id="more-17871"></span></p>
<p><strong><em>Maps to the Stars</em> fait penser aux livres de Kenneth Anger sur les dessous de Hollywood comme <em>Hollywood Babylone</em>. A-t-il été une source d’inspiration pour vous ?</strong> </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/affiche-maps-stars.jpg" alt="Affiche de Maps to the Stars" width="206" height="280" class="alignright size-full wp-image-17879" />Pas directement. Mais j’ai lu les livres d’Anger, il y a bien des années et ils m’avaient fasciné. Je n’y ai pas pensé consciemment en préparant le film car j’étais immergé dans le scénario de Bruce. Mais il est tout fait possible que ses livres m’aient inspiré indirectement. </p>
<p><strong>Le film est né de votre collaboration avec Bruce Wagner ?</strong></p>
<p>Bruce a publié son premier livre, <em>Force majeure</em>, en 1991 sur un chauffeur de limousine à Hollywood. Et, d’une certaine façon, c’est le personnage qu’interprète Robert Pattinson. Un type qui rêve de devenir acteur ou réalisateur mais qui gagne sa vie comme chauffeur. J’ai trouvé son roman fantastique. Nous sommes devenus amis peu après. Pendant des années, nous avons cherché une occasion de travailler ensemble, notamment sur une série télé. Mais ça n’a jamais marché. Bruce a écrit le scénario de <em>Maps to the Stars</em> il y a quinze ans environ. A l&#8217;époque, nous étions sans cesse en contact par téléphone pour apporter des modifications, discuter des personnages. Idem, pendant le tournage. Beaucoup de modifications ont été apportées pendant que nous tournions.</p>
<p><strong>Ce n&#8217;est donc pas votre vision d&#8217;Hollywood ?</strong> </p>
<p>Je ne suis pas en guerre contre Hollywood, je ne me sens pas obligé de l’attaquer. Il y a des gens qui aiment faire des films sur le cinéma ou des romans sur l’écriture. Ce n’est pas mon cas. Ce qui m’a motivé, c’est la qualité du scénario et des dialogues de Bruce. Je n’aurais jamais pu écrire ça, car contrairement à moi Bruce travaille, vit et a grandi à Hollywood. Je n’ai pas pu voir ce qu’il a vu mais je le comprends. Moi, je n’ai que « flirté » pendant quarante ans avec Hollywood. J’y ai donc vécu quelques expériences étranges comme dans le film. </p>
<p><strong>Pourquoi avez-vous dû attendre tant d’années avant de faire ce film ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/maps-stars-cronenberg-hollywood.jpg" alt="Maps to the Stars" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-17882" />Pour plusieurs raisons : la première est qu’il s’agit d’un film sombre et pas très commercial. Pour le financer il fallait une coproduction avec l’Europe et le Canada. Mais c’est une histoire américaine et il fallait la tourner, au moins en partie, à Los Angeles. En plus, Bruce est un scénariste américain. Or, les traités de coproduction nous interdisent de prendre un auteur américain et de tourner aux Etats-Unis. C’était du moins impossible dans le cadre d’une coproduction franco-canadienne. Bref, nous avons finalement trouvé la solution en nous associant avec l’Allemagne où les critères sont moins contraignants. Nous avons pu tourner cinq jours à Hollywood. La plupart de mes films censés se dérouler aux Etats-Unis ont été tournés au Canada. On ne voit pas la différence. Mais, pour <em>Maps to the Stars</em>, nous avions besoin de quelques décors emblématiques : les lettres géantes sur la colline, Mulholland Drive, Hollywood Boulevard… </p>
<p><strong>Vous parliez de modifications&#8230; Des exemples ?</strong></p>
<p>Julianne Moore, par exemple, a accepté le film il y a longtemps. Quand je suis revenu la voir, huit ans plus tard, elle m’a redit « oui ». Nous avons dû apporter des changements au personnage, désormais plus âgé, ce qui est mieux, à mon sens. </p>
<p><strong>Pourquoi ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/julianne-moore-cronenberg-maps.jpg" alt="Julianne Moore dans Maps to the Stars" width="280" height="186" class="alignright size-full wp-image-17885" />Car la pression qui s’exerce sur les acteurs et notamment les actrices de plus de 50 ans à Hollywood est énorme. Julianne a 52 ans et tourne quasiment tout le temps. C’est exceptionnel. Elle connaît beaucoup d’actrices de son âge qui n’existent plus. Passé un certain âge, elles n’intéressent plus Hollywood. C’est très brutal. Le fait que dans <em>Maps to the Stars</em> elle ait plus de 50 ans accentue la brutalité du film. On voit comment son personnage sombre dans le désespoir parce qu’elle a le sentiment de ne plus exister si elle n’apparaît pas dans un film. Il y a cette idée que vous vivez toujours mais que pour Hollywood vous êtes mort. </p>
<p><strong>Par association d’idée, on pense à la chirurgie esthétique. Que ressentez-vous par rapport à cela ?</strong></p>
<p>Il m’est arrivé de discuter avec des femmes qui envisageaient une opération. A chaque fois, le leur ai dit : <em>« Ne faites pas ça ! »</em> Ça peut vous surprendre mais je suis très opposé à la chirurgie esthétique. Que cherche-t-on à acquérir ? C’est pathétique et désespéré. Je peux admettre qu’on fasse appel à la chirurgie esthétique en cas de défaut physique très visible. Mais je ne comprends pas cette volonté de nier le vieillissement. Je trouve qu’il y a quelque chose de très beau dans le fait de vieillir. J’en suis la preuve, non ? Je crois qu’il faut accepter la réalité du corps humain. La combattre, c’est combattre l’essence de l’être humain. On naît, on se transforme, on vieillit. L’art et la religion servent à fuir cette réalité en affirmant : <em>« Pas d’inquiétude ! Vous vivrez encore après la mort. Vous retrouverez votre jeunesse. »</em>Je ne crois pas à cela. Je pense qu’il y a de la beauté dans l’acceptation de la réalité humaine. Il n’y a qu’à regarder Julianne Moore. </p>
<p><strong>Pensez-vous que le culte de la jeunesse dans le star-system a changé ces dernières années ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/05/maps-stars-david-cronenberg-1.jpg" alt="Maps to the Stars" width="280" height="186" class="alignleft size-full wp-image-17888" />La fascination pour la jeunesse a toujours existé. Nous sommes génétiquement programmés pour rechercher la jeunesse. Je parle de Darwin, de l’évolution… Quand nous cherchons un partenaire sexuel, nous jetons notre dévolu sur une personne jeune, en bonne santé, une femme fertile…  Quand on est vieux, on est bon à jeter : c’est une vérité génétique et non une construction culturelle. Certaines cultures tentent d’associer âge et sagesse. On donne ainsi le pouvoir aux anciens. Ce n’est pas du tout le cas en Amérique. Le respect de la sagesse et de l’expérience n’existe pas. Il n’y pas de place pour les vieux. </p>
<p><strong>Après avoir disséquer le corps humain dans vos films des années 1980-1990, avez-vous l’impression de scruter l’âme humaine ?</strong> </p>
<p>Il n’y a pas d’opposition. En tant que réalisateur, on est forcément obsédé par le corps humain. On passe notre vie à observer et à filmer les corps et les visages humains. Et, pour moi, l’essence de l’être humain, c’est le corps. Au début de ma carrière, j’ai utilisé la science-fiction et l’horreur, puis je suis passé au mélodrame et au drame psychologique. Mais au fond, c’est toujours un seul et même sujet que j’aborde : l’humain. </p>
<p><strong>Votre film est très pessimiste. Y a-t-il un brin d’espoir à cueillir ?</strong></p>
<p>Non. De mon point de vue, il n’y en a pas. Je ne crois pas en la survivance de l’âme. Nous disparaissons dans la mort, nous sommes annihilés. Cela ne veut pas dire qu’il n’existe pas d’espoir dans la vie réelle. Mais pour les personnages du film, il n’y en a pas. J’espère que le public sera capable d’accepter ça. </p>
<p>Maps to the Stars <em>de David Cronenberg avec Julianne Moore, John Cusack, Robert Pattinson, Evan Bird&#8230; Canada, Etats-Unis, France, Allemagne. En compétition au 67e Festival de Cannes. Sortie le 21 mai 2014.</em></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/30zf0p/zone/2/autoplay/no/"></script></center></p>
<p style="font-size:90%">Merci à David Ramasseul de <a href="http://festival-de-cannes.parismatch.com/" target="_blank" rel="nofollow">ParisMatch.com</a> pour son aide à la traduction.</p>
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