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	<title>Grand Écart &#187; Guillaume Gouix</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Mobile Home, de François Pirot</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Aug 2012 16:44:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les voyages (immobiles) forment la jeunesse. Mais ne sont pas Jack Kerouac et Neal Cassady qui veulent… Partir sur une route prometteuse d’aventures à la quête de soi n’est pas...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/08/mobile-home-francois-pirot-affiche.jpg" alt="Affiche de Mobile Home, de François Pirot" title="Affiche de Mobile Home, de François Pirot" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-9229" />Les voyages (immobiles) forment la jeunesse. Mais ne sont pas Jack Kerouac et Neal Cassady qui veulent… Partir sur une route prometteuse d’aventures à la quête de soi n’est pas donné à tout le monde. Et c’est ce que vont apprendre Simon et Julien, deux amis d’enfance qui décident de tout plaquer pour partir en camping-car sillonner les routes d’Europe. Mais le road-movie tant espéré tourne court : le camping-car tombe en rade à quelques mètres de chez leurs parents, remettant tout leur plan d’évasion en cause. Car ils ont beau crier qu’officiellement, ils sont partis, qu’ils n’ont besoin d’aide de personne, leurs racines restent creusées dans cette région qui les a vus grandir. Et peu à peu, les rêves de ces deux adulescents vont se déliter, jusqu’à créer un gouffre entre ces deux caractères qui s’opposent, l’un plus introverti qui subit la vie, l’autre feu follet qui veut la mordre à dents pleines. Tourner un film à bord d’un camping-car sans tomber dans le trop intimiste et le plombant comme le feraient les frères Dardenne (Rosetta, si tu nous lis&#8230;) n’était pas une sinécure. Mais pour son premier long en tant que réalisateur, François Pirot, scénariste des films de Joachim Lafosse, s’en sort avec une œuvre au naturel confondant, digne d’un excellent épisode de <em>Strip-tease</em>. Les situations sont si justes, les dialogues sonnent si vrais, tout en gardant tout le long un sens de la dérision touchant, que <em>Mobile Home</em> ne peut que séduire. <span id="more-9225"></span>On s’exalte avec Simon et Julien devant leurs premiers kilomètres à bord de ce camping-car symbole de liberté, on peste avec eux sur le coup du sort qui les condamne à la cale d’un garage, on s’amuse de leurs petits boulots d’arracheurs de sapins, on chante avec eux, on s’identifie à leurs conflits familiaux, leurs peines de cœur, leurs disputes. Car tout un chacun a ressenti cela un jour, ce besoin de s’évader de sa vie, sans réussir à le faire. Eux vont jusqu’au bout de leurs envies, même si tout semble s’acharner pour qu’ils ne parviennent pas à réaliser leurs rêves, même si le camping-car devient une ancre qui ne se relève pas. Ils s’achoppent sur les récifs, mais ne coulent pas. Et si on les suit avec tant d’entrain, c’est grâce à ceux qui les incarnent : Guillaume Gouix et Arthur Dupont magnétisent l’écran, valeurs sûres du cinéma français de demain et déjà d’aujourd’hui. <em>Mobile Home</em> est une invitation au voyage à ne pas manquer, à bord d’un camping-car où l’on s’amuse et on s’émeut, donnant à ses rêves des envies de réalité. </p>
<p><strong>&raquo; Lire aussi les interviews de <a href="/portraits/mobile-home-interview-francois-pirot/">François Pirot</a> et d&#8217;<a href="/portraits/interview-arthur-dupont">Arthur Dupont</a></strong><br />
&nbsp;<br />
Mobile Home <em>de François Pirot, avec Guillaume Gouix, Arthur Dupont, Jackie Berroyer, Jean-Paul Bonnaire, Claude Pelletier… Belgique, 2012. Sortie le 29 août 2012.</em></p>
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		<title>Rencontre avec François Pirot</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Aug 2012 16:45:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<em>Mobile Home</em>, un premier long-métrage au charme naturel, invite les spectateurs à un voyage statique, séduisant et inattendu à partir du 29 août. Rencontre avec son réalisateur, François Pirot...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/08/francois-pirot-tournage-mobile-home.jpg" alt="François Pirot, réalisateur de Mobile Home" width="280" height="172" class="alignleft size-full wp-image-9242" />François Pirot était connu pour être le scénariste des premiers films de Joachim Lafosse, <em>Nue propriété</em> et <em>Elève libre</em>. Egalement réalisateur, il propose avec <em><a href="/cinema/mobile-home-francois-pirot/" target="_blank">Mobile Home</a></em> un premier long-métrage au charme naturel qui invite les spectateurs à un voyage statique, séduisant et inattendu.</p>
<p><strong>Est-ce difficile de passer du scénario à sa réalisation ?</strong></p>
<p>Pour moi, <em>Mobile Home</em> n’est pas la transformation d’un scénariste à un réalisateur. J’ai toujours fait les deux en parallèle <em>[deux courts-métrages et un documentaire, ndlr]</em>. Mais j’ai pris du temps pour écrire ce projet. Je l’ai fait par intermittence. J’avais l’idée depuis assez longtemps, en reprenant le thème de <em>Retraite</em>, mon premier court-métrage, en 2005. Mais j’étais trop proche de mes personnages et de leurs angoisses. Le temps de l’écriture m’a permis davantage de distance et d’ironie. C’est là que tout a commencé à prendre, que j’ai ajouté les passages humoristiques. La meilleure façon de traiter les personnages, c’est finalement de les regarder évoluer avec une distance amusée, surtout pour le personnage de Simon. Si on filme trop au premier degré, le film aurait pu être agaçant. <span id="more-9231"></span></p>
<p><strong>Ce qui surprend dans <em>Mobile Home</em>, c’est le naturel des dialogues et la justesse des situations, ce que l’on retrouvait déjà dans vos scénarios pour Joachim Lafosse. Quel est votre secret ?</strong></p>
<p>C’est moi qui mets en place les dialogues. J’ai été comédien, alors je joue les dialogues, plus que je ne les écris. Je m’enregistre et je réécoute et c’est sans doute pour cela que ça sonne de manière naturelle. Je travaille d’abord à l’écoute, puis j’écris. Ce qui paraît spontané est en fait le fruit de plusieurs répétitions avec les comédiens. Je leur demande de prendre connaissance de l’enjeu de la scène et d’improviser. Je leur « pique » alors des choses. Ils ont pu s’approprier le texte et proposer des changements et c’est sans doute ce qui donne ce côté spontané. D’autant que le tournage était très court, nous avions à peine six semaines.</p>
<p><strong>N’aviez-vous pas peur de frustrer les spectateurs avec un voyage annoncé qui ne se produit finalement pas ?</strong></p>
<p>Effectivement, on lance un voyage qui ne se fait pas. Mais je pense que le risque de frustration est compensé par l’énergie des comédiens. Je voulais que le film soit composé de petites choses, avec des situations au caractère anodin. Les personnages sont le guide de l’histoire et il fallait pour ça qu’ils soient incarnés par une belle énergie. </p>
<p><strong>Votre casting est d’ailleurs impeccable, avec deux comédiens, Arthur Dupont et Guillaume Gouix, qui sont également amis dans la vie. Etait-ce une chance ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/08/mobile-home-dupont-gouix-2.jpg" alt="Guillaume Gouix et Arthur Dupont dans Mobile Home" width="280" height="130" class="alignright size-full wp-image-9234" />C’était une bonne surprise, cela apporte un terreau relationnel qui apparaît tout de suite dans le film, alors que je les ai rencontrés séparément. Ils ont du plaisir à jouer ensemble et ça se voit. Au début, ils avaient peur de perdre leur spontanéité en répétant. Pour moi, ils étaient complices, mais pas comme leurs personnages devaient l’être. C’était Arthur et Guillaume et non Simon et Julien. Il y a donc eu tout un travail de composition, surtout pour Guillaume qui est ici dans un rôle plus inhibé, plus timide qu’il ne l’est dans la vie. Le rapport de force n’est pas le même que dans la réalité. Guillaume a été rassuré au final. Je savais qu’il pouvait le faire. Mais pour montrer qu’il n’était pas comme Julien, sitôt la journée de travail terminée, il se changeait très vite. Alors qu’Arthur restait en Simon. Julien est dans une problématique plus sensible, moins dans l’orgueil que Simon. Pour moi, l’un des enjeux était de parler du personnage de Simon sans le rendre agaçant, surtout que dans la vie, Arthur est attachant, très simple et très sociable.</p>
<p><strong>Le camping-car est le troisième personnage du film. Mais ce qui semble vecteur de liberté tend à devenir une menace au fur et à mesure…</strong></p>
<p>Oui, ce camping-car devient un poids. Au départ, il est promesse d’un fantasme de liberté et finalement, ils ne font pas ce choix de vie nomade. C’est un achat sur un coup de tête, ils ne parlent pas vraiment de ce qu’ils voudraient faire. Il est juste un projet de fuite, pour échapper au choix. Mais c’est une impasse. Il y a eu tout un casting pour trouver ce camping-car et depuis, il a été customisé pour faire la promo du film. Je voulais qu’il ait un certain style et qu’on puisse filmer à l’intérieur. Comme j’aime le paradoxe entre le foyer et la mobilité, ce camping-car représente ce que vivent Julien et Simon. Mais ils sont plus ancrés que prévu à ce qu’ils veulent quitter. </p>
<p style="text-align:center"><strong><a href="/cinema/mobile-home-francois-pirot/" target="_blank">&raquo; Lire la critique de <em>Mobile Home</em></a></strong></p>
<p><strong>Avez-vous vous-même déjà eu l’envie de tout quitter et de partir à l’aventure ?</strong></p>
<p>J’ai eu cette tentation avec des amis. On avait peur de se lancer dans la vie active, mais les préparatifs traînaient. Un soir, on est partis très saouls, à 4 heures du matin, jusque dans le nord de la France et finalement, on a fait demi-tour. C’est le point de départ de la narration du film. L’écriture est une autobiographie par procuration. Ce fantasme collectif de partir à l’aventure cache un manque d’engagement, c’est le symptôme d’une envie de fuite. Mais Simon et Julien mettent à l’épreuve du réel ce fantasme, même s’ils ne vont pas bien loin. Grâce à ça, ils se positionneront mieux dans la vie. Je suis très content de la fin du film, car j’avais peur qu’il ne soit trop réactionnaire, que les personnages rentrent dans le rang. Le film raconte les limites de l’indécision : ils sont finalement obligés de faire des choix. </p>
<p><strong>Le personnage de Simon est musicien. Etait-ce important qu’il ait ce rêve avorté de musique ? </strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/08/mobile-home-francois-pirot-affiche.jpg" alt="Affiche de Mobile Home, de François Pirot" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-9229" />La musique, c’est un deuil que j’ai eu à faire, car j’avais un groupe quand j’étais ado. Pour moi, il fallait que Simon ait ce rêve d’être une rock star. Il s’y raccroche de manière pathétique et hystérique. Il se rattache à ce rêve. Je voulais donc un comédien qui chante et qui joue de la guitare, pour montrer que Simon n’est pas dénué de talent. Simplement, il veut que ça aille vite, à mesure qu’il voit que ce voyage va être foireux. </p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Quels sont vos projets ? </strong></p>
<p>J’ai en tête un nouveau scénario, avec plusieurs personnages principaux, mais ça reste encore très embryonnaire. Je sais qu’un des personnages voudra vivre en autarcie, dans une cabane dans les bois et que son père voit des ovnis. Je travaille aussi sur un documentaire sur un centre de demandeurs d’asile dans la forêt des Ardennes belges. </p>
<p>&nbsp;<br />
Mobile Home <em>de François Pirot, avec Guillaume Gouix, Arthur Dupont, Jackie Berroyer, Jean-Paul Bonnaire, Claude Pelletier… Belgique, 2012. Sortie le 29 août 2012.</em></p>
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		<title>Rencontre avec Arthur Dupont</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Aug 2012 16:41:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
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		<description><![CDATA[A seulement 27 ans, l&#8217;acteur Arthur Dupont commence à avoir une impressionnante filmographie et enchaîne les projets avec les plus grands. Déjà nommé aux César pour Bus Palladium, il va...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/08/arthur-dupont-mobile-home.jpg" alt="Arthur Dupont dans Mobile Home" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-9263" />A seulement 27 ans, l&#8217;acteur Arthur Dupont commence à avoir une impressionnante filmographie et enchaîne les projets avec les plus grands. Déjà nommé aux César pour <em>Bus Palladium</em>, il va truster nos écrans à la rentrée 2012, avec pas moins de quatre films : <em><a href="/cinema/mobile-home-francois-pirot/" target="_blank">Mobile Home</a></em> de François Pirot, <em>Les Saveurs du palais</em> de Christian Vincent, <em>Mauvaise fille</em> de Patrick Mille et <em>Au bout du conte</em> d’Agnès Jaoui. Et ce n’est que le début…</p>
<p><strong>Vous allez être à l’affiche de quatre films dans les mois à venir. Avez-vous le sentiment que c’est le début d’une consécration ?</strong></p>
<p>Je ne sais pas vraiment. J’ai commencé très tôt, notamment au cours Simon et ce sont les rencontres qui ont fait que j’ai pu avoir un agent, que j’ai pu continuer. Ce qui est une chance, car tant de comédiens n’ont pas d’agents et n’ont donc pas accès aux castings. Il faut laisser venir les choses, il faut être le plus calme possible par rapport à tout ça. Mais faire des interviews, de la promotion, me fait dire qu’effectivement les choses avancent, que je suis vu un peu plus, que davantage de personnes veulent travailler avec moi. Et c’est vrai que j’ai tourné pas mal de films depuis 2011. Tant mieux ! <span id="more-9252"></span></p>
<p><strong>Vous êtes ami avec Guillaume Gouix, votre partenaire dans <em>Mobile Home</em>. Etait-ce un avantage pour vous ?</strong></p>
<p>Nous avions déjà tourné ensemble dans <em>Réfractaire</em>, un film luxembourgeois de Nicolas Steil. Pour <em>Mobile Home</em>, il y avait une beaucoup d’avantages à être amis : on peut s’adresser à l’autre avec naturel, il y a déjà du travail qui a été fait. Il suffit simplement de bien jouer nos personnages, car le travail d’acteur est déjà là. Cela dit, nous avons beaucoup répété afin de recréer une amitié, qui est celle de Simon et de Julien dans le film et non la nôtre. </p>
<p><strong>François Pirot nous confiait que Guillaume Gouix était dans la vie à l’inverse de son personnage de Julien, mais que vous, au contraire, ressembliez à Simon…</strong></p>
<p>En tout cas, ses vêtements étaient proches de ceux que je porte ! Je n’ai pas eu autant cette envie de partir que Simon, mais je crois que j’ai comme lui une propension à être dans la vie. Mais pour mon bien, il ne faudrait pas que je le sois de trop… J’aimerais être plus terre à terre, plus réaliste, sans perdre ma folie pour autant. Il faut que je la canalise, que je dompte ma nature. Il faudrait par exemple essayer de retrouver la liberté de regard d’un enfant, mais tout en étant ancré dans le réel, afin de ne pas être déçu et ne pas décevoir les autres. </p>
<p><strong>Que ce soit dans <em>Mobile Home</em> ou dans <em>Les Saveurs du palais</em>, vous restez toujours naturel, avec des personnages pourtant très différents. Comment réussissez-vous cet exploit ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/08/les-saveurs-du-palais.jpg" alt="Les Saveurs du palais de Christian Vincent" width="210" height="280" class="alignright size-full wp-image-9267" />Il suffit d’être dans un monde que l’on a élu comme le sien. On garde son monde et on voit comment l’intégrer à celui du personnage du film. Mais tout en ayant le recul nécessaire pour que cela ne devienne pas une démarche autistique. C’est finalement très naturel et instinctif, dans le fond.</p>
<p><strong>Et que ce soit dans <em>Bus Palladium</em> ou <em>Mobile Home</em>, vous chantez et jouez de la musique. Est-ce que c’est quelque chose vers quoi vous pourriez tendre ?</strong></p>
<p>Mon métier m’offre la possibilité de vivre au jour le jour, sans être oisif, avec la musique qui structure mon temps libre. Je commence à mettre des choses à moi sur partition. Je compose des morceaux qui me plaisent et cela prend une place de plus en plus importante dans ma vie en ce moment. Et j’espère qu’un jour ce sera plus que du plaisir. Par ailleurs, j’aimerais aussi réaliser un court-métrage que je suis en train d’écrire.</p>
<p><strong>Comment devient-on pâtissier comme votre personnage de Nicolas dans <em>Les Saveurs du palais</em> ?</strong></p>
<p>Nous avons pris des cours de cuisine avec Danièle Mazet-Delpeuch, la vraie cuisinière de l’Elysée, dont la vie a inspiré le film. Moi j’ai effectivement surtout pris des cours de pâtisserie puisque Nicolas, mon personnage, est&#8230; pâtissier. J’ai même fait des chouquettes chez mes parents ! La rencontre avec Catherine Frot fut incroyable. Je l’aimais déjà avant en tant qu’actrice mais j&#8217;ai découvert une dame calme qui fait son travail très sérieusement, de façon très investie. On apprend beaucoup à ses côtés. </p>
<p><strong>Et pour <em>Mauvaise fille</em> avec Izia Higelin et Carole Bouquet ?</strong></p>
<p>J’y joue Pablo, un rôle très différent de ce que je suis dans la vie, et j’adore ça ! C’est un comédien très sûr de lui alors que moi, je suis un acteur peu à l’aise. Lui est chic de manière naturelle. Alors que moi, mettre des vêtements classe, même si j’aime ça, ce n’est pas mon approche première. J’aimerais bien d’ailleurs jouer un mec qui a du pouvoir. Mais je ne suis pas pressé, je n’ai pas de plan de carrière. </p>
<p style="text-align:center"><strong><a href="/cinema/mobile-home-francois-pirot/" target="_blank">&raquo; Lire la critique de <em>Mobile Home</em></a></strong></p>
<p><strong>Que gardez-vous de votre expérience avec Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri ?</strong></p>
<p>Pour <em>Au bout du conte</em>, tout était très précis, il n’y avait aucune improvisation. J’y joue un compositeur de musique contemporaine bègue. C&#8217;était très amusant à faire et ça m’est même parfois resté ! Jean-Pierre Bacri m’a aidé à ce que ce soit le plus naturel possible, car il est bègue lui-même. Mais je dois dire que parfois, ça fait un peu peur de se retrouver sur un plateau avec toutes ces pointures qui ont su créer leur univers. Il faut s’inspirer d’eux et faire son truc. </p>
<p><strong>D’ailleurs, quels sont vos modèles en matière de cinéma ?</strong></p>
<p>Je n’ai pas de modèles, mais je suis fasciné par le jeu, quand les gens arrivent à être charismatiques à l’écran. Ca me fascine. Ce n’est pas facile de se glisser dans d’autres peaux. Moi, je suis fan de ceux qui sont caméléons. J’ai donc plus un modèle de jeu que d’acteur.</p>
<p>&nbsp;<br />
<em>Arthur Dupont est à l&#8217;affiche de </em>Mobile Home<em> de François Pirot, en salle le 29 août 2012.</em></p>
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		<title>Hors les murs, de David Lambert</title>
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		<pubDate>Thu, 24 May 2012 11:50:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Films du 65e Festival de Cannes]]></category>
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		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
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		<description><![CDATA[Hors les murs, c&#8217;est Guillaume Gouix, et presque rien d&#8217;autre. Entre sa carrure de boxeur et son regard doux, il déconcerte. On lui trouve la force d&#8217;un Vincent Cassel à...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/affiche-hors-les-murs.jpg" alt="Affiche de Hors les murs" title="Affiche de Hors les murs" width="199" height="280" class="alignleft size-full wp-image-7337" /><em>Hors les murs</em>, c&#8217;est <a href="/portraits/interview-guillaume-gouix-jimmy-riviere-cesar/" target="_blank">Guillaume Gouix</a>, et presque rien d&#8217;autre. Entre sa carrure de boxeur et son regard doux, il déconcerte. On lui trouve la force d&#8217;un Vincent Cassel à ses débuts, visage anguleux et brutal, notamment dans la deuxième partie du film. Et des fulgurances de douceur. Quand il cède à l&#8217;insistance d&#8217;un petit gringalet, que l&#8217;on croit seul amoureux transi. Quand il joue les durs en l&#8217;implorant de partir, <em>« Tu me ramollis. »</em> Quand il a tout perdu. <em>Hors les murs</em> est l&#8217;histoire de cette évolution. De cette histoire de cul qui devient une histoire d&#8217;amour qui devient un drame. Des barrières qui tombent quand d&#8217;autres enferment. David Lambert, le réalisateur, joue avec, et se joue du spectateur aussi. Dans ce couple mal assorti, du grand beau gosse et du petit à la coiffure de Dave, les rôles s&#8217;inversent. </p>
<p>De <em>Hors les murs</em>, reste cette force brisée. Elle balaie tout, et déséquilibre un peu le film. David Lambert montre longuement le désespoir puis la reconstruction de celui qui apparaissait comme le plus faible des deux. Mais on s&#8217;en moque. Comme il détaillait les prémices de son histoire &#8211; la rencontre et la séduction, avec quelques trop rares moments de vraie pudeur sensuelle – il s&#8217;attache aussi à sa suite, mais ne mise pas sur le bon personnage, ne parvenant pas à en dégager autant de complexité. <span id="more-7332"></span>Sa mue laisse indifférent, voire agace. David Lambert finit par passer à côté de son film, comme ses personnages se ratent, ou plutôt se manquent. Dans cette histoire, comme à la sortie du film, reste Guillaume Gouix, seul. </p>
<p>&nbsp;<br />
Hors les murs <em>de David Lambert, avec Guillaume Gouix, Matila Maliarakis, David Salles… Belgique, 2012. Sélectionné à la Semaine de la critique du 65e Festival de Cannes.</em></p>
<p><strong>&raquo; Retrouvez tout notre <a href="/festival-cannes-2012/">dossier dédié au 65e Festival de Cannes</a></strong></p>
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		<title>Rencontre avec Guillaume Gouix</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Feb 2012 09:35:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Son nom ne vous dit peut-être pas grand-chose, mais avec son visage atypique et son jeu personnel, Guillaume Gouix pose peu à peu une empreinte indélébile sur la pellicule du cinéma français...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/02/portrait-guillaume-gouix.jpg" alt="Portrait de Guillaume Gouix par Romain Rigal" title="Portrait de Guillaume Gouix par Romain Rigal" width="180" height="270" class="alignleft size-full wp-image-5401" /><strong>Son nom ne vous dit peut-être pas encore grand-chose, mais avec son visage atypique et son jeu personnel, Guillaume Gouix pose peu à peu une empreinte indélébile sur la pellicule du cinéma français. Les professionnels ne s’y sont d’ailleurs pas trompés : son rôle sombre et physique dans <em>Jimmy Rivière</em> lui vaut une nomination aux César. L’histoire d’un jeune gitan fougueux et torturé qui choisit la voie du pentecôtisme sous l&#8217;influence de sa communauté et doit renoncer à sa carrière prometteuse de boxeur thaï et à l&#8217;amour de sa vie… </strong><br />
&nbsp;<br />
<strong>A la veille des César où vous êtes nommé en tant que Meilleur espoir masculin, comment vous sentez-vous ?</strong></p>
<p>Je ne réalise pas trop, je ne ressens pas encore la pression. C&#8217;est encore abstrait pour moi, surtout quand on commence ce métier. Cela dit, cette nomination, c’est hyper-flatteur et cela fait d’autant plaisir que c&#8217;est le vote des gens du métier. Le César, les comédiens en rêvent tous secrètement, mais ce n&#8217;est pas un but en soi. Moi, mon rêve, c’est avant tout de faire de beaux films, même si je sais que cette récompense pourra m&#8217;aider à faire d&#8217;autres longs-métrages dont je serai fier. Je me sens donc ancré dans le réel et quoi qu’il arrive le 24 février, on fera la fête. <span id="more-5397"></span> </p>
<p><strong>Vous avez commencé votre métier de comédien très jeune…</strong></p>
<p>Oui. Je faisais une école de théâtre quand j&#8217;étais gamin, mais c&#8217;était pour moi une activité comme une autre. J’ai eu rapidement l’opportunité de tourner dans des téléfilms, puis dans des films vers l&#8217;âge de 16 ans. C&#8217;est le téléfilm pour Arte <em>Dérives</em> en 2001 qui m&#8217;a donné envie de continuer dans cette voie. Du coup, à Cannes, j&#8217;ai fait l&#8217;ERAC <em>(l’Ecole régionale d’acteurs de Cannes, ndlr)</em>, car j&#8217;avais besoin de me faire, en parallèle à mes tournages, toute une culture théâtrale, littéraire, cinématographique… Ma famille m&#8217;a toujours soutenu, car j’étais nourri d&#8217;une réelle conviction, j&#8217;allais travailler dur pour réussir. </p>
<p><strong>A quel moment vous-êtes-vous dit que vous étiez désormais un comédien sur lequel les réalisateurs pouvaient compter ?</strong></p>
<p>Je ne me sens pas dans la famille du cinéma, mon parcours se fait petit à petit. Je vois quand même une évolution, puisque je passe de la tranche des jeunes chiens fous à celle des jeunes pères de famille, avec des rôles de plus en plus denses. Cependant, je ne crois pas que l&#8217;on puisse se dire qu&#8217;on est arrivé à ce que l&#8217;on souhaitait. Je pense toujours au film que je vais faire plutôt qu&#8217;à celui que je viens de tourner. Je marche au feeling, je n&#8217;ai pas vraiment de plan de carrière, cela se fait au fur et à mesure des rencontres. Ce métier commence à devenir très intéressant dès lors que l&#8217;on peut en vivre, avec de plus en plus de propositions. On interprète alors des choses auxquelles on croit. Il me semble que c’est Michel Piccoli qui a dit d’ailleurs qu’une carrière se faisait sur ce que l&#8217;on refusait. Les tournages, ce sont des périodes de vie : je tourne donc dans ce que j&#8217;ai réellement envie de faire. </p>
<p><strong>Comment avez-vous été choisi pour le rôle-titre de Jimmy Rivière pour lequel vous êtes nommé ?</strong> </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/02/affiche-jimmy-riviere.jpg" alt="Affiche de Jimmy Rivière avec Guillaume Gouix" title="Affiche de Jimmy Rivière avec Guillaume Gouix" width="203" height="270" class="alignright size-full wp-image-5403" />Ce film est un cadeau, que ce soit le personnage, l&#8217;histoire, le metteur en scène, mes partenaires. Teddy Lussi-Modeste voulait travailler exclusivement avec des gens du voyage, sans acteurs professionnels. Il est quand même venu me rencontrer, lors d&#8217;un tournage que je faisais au Luxembourg, en se disant d&#8217;avance que cela ne marcherait pas. Nous avons fait un essai dans ma chambre d&#8217;hôtel et finalement, notre rencontre fut une évidence. </p>
<p><strong>Quels souvenirs gardez-vous de ce tournage ?</strong></p>
<p>Ce fut très enrichissant pour moi. J’ai eu accès à des choses inédites dans ma vie. J’ai éprouvé des rapports simples avec les gens, dans des moments de vie touchants avec les gens du voyage. Il fallait qu’on ait confiance les uns envers les autres et ce fut immédiat en les rencontrant. Il y a énormément de communautés issues de pays différents, et les films et médias en ont donné une image folklorique. Moi, par exemple, j’ai surtout rencontré des gens très maniaques, notamment au niveau de l’hygiène. Tout ça a très vite aboli les clichés. Mais il faut croire que le réel paraît trop propre aux yeux de certains… </p>
<p><strong>Comment vous êtes-vous préparé pour ce rôle très physique et doté d’une grande intériorité ?</strong></p>
<p>Ce rôle passait par le corps, sans intellectualiser, et c&#8217;est ce que j&#8217;aime faire. Il y a eu un gros travail sur la manière de parler des voyageurs, avec un rythme, une démarche à trouver. J&#8217;ai aussi appris la boxe thaï, fait les marchés à Marseille. J&#8217;ai refusé un tournage pour être prêt physiquement pour ce film et je ne regrette rien. </p>
<p><strong>Vous avez ensuite participé au tournage de <em>Minuit à Paris</em> de Woody Allen…</strong></p>
<p>Ces deux dernières années ont été folles ! Le lendemain du tournage du <a href="/cinema/minuit-paris-woody-allen/" target="_blank">film de Woody Allen</a>, j’enchaînais avec <em><a href="/cinema/soudain-tout-monde-manque-jennifer-devoldere/" target="_blank">Et soudain, tout le monde me manque</a></em>. J&#8217;étais comme un gosse ! Même simplement ouvrir une porte dans un film de Woody Allen, je l&#8217;aurais fait. J&#8217;étais très curieux de voir son plateau. C&#8217;était surréaliste de voir comment il fabrique son film : il sait exactement ce qu&#8217;il veut, avec très peu de prises et sait comment monter son film tout de suite. Parfois je n&#8217;écoutais pas ce qu&#8217;il disait, tellement je pensais : <em>« C&#8217;est Woody Allen qui me parle ! »</em>…</p>
<p><strong>Cette année, vous avez aussi tourné votre premier court-métrage en tant que réalisateur. Vous aviez des velléités de réalisation ?</strong> </p>
<p>Je ne m&#8217;étais jamais dit que je deviendrais réalisateur, mais j&#8217;avais envie de mettre en images cette histoire. <em>Alexis Ivanovitch, vous êtes mon héros</em> raconte le syndrome du héros chez les garçons, le complexe de la virilité. Il a été tourné en mars dernier en six jours avec Swann Arlaud et Fanny Touron. Le montage fut très rapide. J’aime cette énergie. Il a pu être présenté à temps à Cannes où il a emporté une mention spéciale. Depuis, le film vit très bien. Il a reçu deux prix à Angers, il fait pas mal de festivals à travers le monde et va passer sur Canal+.</p>
<p><strong>Avez-vous des modèles en termes de cinéma ?</strong></p>
<p>Certains acteurs m&#8217;inspirent vraiment, comme Patrick Dewaere ou Philippe Léotard, également Tahar Rahim. Au niveau des réalisateurs, je suis nourri par les films de Cassavetes ou de Claire Denis&#8230; </p>
<p><strong>Dans quels films vous retrouvera-t-on en 2012 ?</strong></p>
<p>C’est à la rentrée que tout va se bousculer. Il y aura tout d’abord <em>Mobil Home</em> de François Pirot, puis <em>Hors les murs</em> de David Lambert, une histoire d&#8217;amour homosexuelle tragique, un rôle magnifique. Ou encore <em>Alyah</em> d’Elie Wajeman avec Pio Marmaï. Et puis d’autres projets encore dont je garde le secret pour le moment. </p>
<p>&nbsp;<br />
<em>Guillaume Gouix est à l&#8217;affiche de</em> Jimmy Rivière <em>de Teddy Lussi-Modeste, avec aussi Béatrice Dalle, Hafsia Herzi, Serge Riaboukine&#8230; France, 2011. Sortie DVD en janvier 2012.</em></p>
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