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	<title>Grand Écart &#187; dessin animé</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Cinéma jeunesse : mais où sont passées les Mamans ?</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Feb 2013 13:33:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gaëlle Pairel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Recadrages]]></category>
		<category><![CDATA[dessin animé]]></category>
		<category><![CDATA[enfance]]></category>
		<category><![CDATA[film d'animation]]></category>
		<category><![CDATA[road movie]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis <em>Peau d'âne</em> jusqu'au <em>Jour des corneilles</em>, les mères ne tiennent pas toujours le meilleur rôle dans les films pour les jeunes. Tuée par les chasseurs chez Walt Disney, morte ou disparue dans le...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/01/jour-des-corneilles-manon.jpg" title="Le Jour des corneilles, de Jean-Christophe Dessaint" alt="Le Jour des corneilles, de Jean-Christophe Dessaint" width="280" height="159" class="alignleft size-full wp-image-11006" />Depuis <em>Peau d&#8217;âne</em> jusqu&#8217;au <em>Jour des corneilles</em>, les mères ne tiennent pas toujours le meilleur rôle dans les films pour les jeunes. Tuée par les chasseurs chez Walt Disney, morte ou disparue dans le film d&#8217;animation de Jean-Christophe Dessaint, les mères sont tour à tour lointaines et infantiles (<em>Jiburo</em>), totalement ignorées (<em>Le Petit Gruffalo</em>, <em>Jean de la Lune</em>, <em>La Belle et la Bête</em>) ou à jamais trépassées sans que cela ne soit évoqué (<em>Ernest et Célestine</em>). Et nos héros, alors ? Comment composent-ils avec la grande absente ?</p>
<p>Dans <em>Le Jour des corneilles</em> comme dans <em>Bambi</em>, le héros Courge ou le jeune faon sont élevés par leur père. Pour Courge, la leçon de vie ressemble à un cours permanent de survie en milieu très hostile. Elevé par un père blessé, brutal et misanthrope, Courge s&#8217;invente un monde des morts réconfortant dans lequel sa mère apparaît avec une tête de biche. Bienveillante, elle tente d&#8217;accompagner son fils vers la lumière et vers une réalité plus souriante, très vite incarnée par la jeune Manon. Aucune facilité dans ce film dense et magnifique qui traite de sujets aussi complexes que la mort d&#8217;un parent, la maltraitance, la quête d&#8217;amour, la solitude et la résilience. <span id="more-10912"></span>Au contraire du père de Courge, les plus petits apprécieront le papa bourru mais très gentil du <em>Petit Gruffalo</em>. Seule figure maternelle de ce dessin animé : la mère écureuil qui campe une narratrice tendre et amusée. Dans ce film, on se moque des parents qui inventent des monstres terribles pour tenir les enfants tranquilles. On y appelle les plus jeunes à transgresser les interdits pour devenir autonomes et à s&#8217;éloigner de leurs ascendants en surmontant leurs peurs. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/02/belle-bete-jean-cocteau.jpg" alt="La Belle et la Bête" width="280" height="187" class="alignright size-full wp-image-11379" />Autre temps, autre forme narrative, autre transgression, autre dépassement de soi : celui osé par la Belle dans le chef-d’œuvre de Jean Cocteau. L&#8217;appel du monstre est, ici, une quête initiatrice très connotée qui se vit loin du regard maternel. Le père « livre » sa fille à l&#8217;homme et ce faisant, lui ouvre les portes de la liberté qu&#8217;elle ne voulait pas s&#8217;accorder. Plus tard, <em>La Belle et la Bête</em> inspire le féerique <em>Peau d&#8217;âne</em> de Jacques Demy qui joue alors une variation colorée des mêmes thèmes éminemment freudiens. Sur la gamme « duo père-fille », ne pas manquer l&#8217;adaptation récente et réussie (malgré quelques longueurs) du <em>Jean de la Lune</em> de Tomi Ungerer. Cette balade nocturne met en scène un père et son adolescente dans une voiture décapotable sous les étoiles exactement. Semblant tout ignorer de la dictature, le père et la fille nous embarquent dans un road movie paisible et ouaté dont la bande musicale n&#8217;est pas sans rappeler les films de Wim Wenders. Grâce à son enfant et à Jean de la lune, le père renoue avec l&#8217;esprit de l&#8217;enfance et la jeune fille rêve éveillée sans que ni la femme ni la Maman ne soient jamais apparues. </p>
<p>Sans Maman, ainsi va la vie de Célestine qui est aussi dépourvue de père. Comme son ami Ernest dont l&#8217;extrême solitude n&#8217;a d&#8217;égale que l&#8217;immensité de son insatiable appétit. Cette superbe adaptation des albums de Gabrielle Vincent nous propose de suivre les aventures de cette souris malicieuse et de cet ours maladroit. Ils vont lier leurs destins contre toute attente et défier les lourds préjugés de leurs camps respectifs. Sous les tendres aquarelles d&#8217;<em>Ernest et Célestine</em> se cache une dénonciation affirmée du racisme ordinaire, de la compétitivité abêtissante et d&#8217;une société de consommation qui piétine les valeurs d&#8217;entraide et de solidarité. Le dénouement heureux propose surtout une très émouvante scène d&#8217;adoption où nos deux héros réinventent leur histoire commune pour se construire un socle de vie solide et pérenne. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/02/jiburo-lee-jung-hyang.jpg" alt="Jiburo, de Lee Jung-hyang" width="280" height="195" class="alignleft size-full wp-image-11378" />Idem pour notre jeune héros coréen Jiburo qui, au contact de sa grand-mère, va éprouver l&#8217;amour. Flanqué d&#8217;une mère infantile repartie sans lui, cette tête à claques reste seul chez sa grand-mère avec ses jeux, ses défaillances et son allure de cow-boy mal élevé et pleurnichard. Rat des villes contre rat des champs. Muette et sensible, la vieille femme ne renonce jamais à briser la carapace que cet enfant, en mal de père et de (re)pères, s&#8217;est forgée. A force d&#8217;amour, elle bouscule Jiburo dans ses certitudes et lui offre l&#8217;ancrage qui lui faisait défaut. La scène dans laquelle l&#8217;enfant tente d&#8217;apprendre à écrire à sa grand-mère est particulièrement émouvante. Alors qu&#8217;elle peine à former des lettres lisibles pour échanger avec son petit-fils, ce dernier l&#8217;accepte alors telle qu&#8217;elle est et apprend à communiquer avec sa grand-mère sur l&#8217;essentiel. Ce rapprochement final, sobre et pudique est bouleversant. A l&#8217;instar de Jiburo, tous nos héros modifient leur destin au contact de l&#8217;autre. Courge modifie son regard sur la vie et son père grâce à Manon, la Belle et la Bête se modifient l&#8217;un l&#8217;autre, Ernest et Célestine défient ensemble des destins trop vite annoncés&#8230; Chacun ayant transformé le vide en désir, l&#8217;absence en espoir, le manque en amour.</p>
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		<title>Plateau télé : semaine du 20 janvier 2013</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/programme-tv/temoin-charge-wilder-semaine-tele-20-janvier-2013/</link>
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		<pubDate>Sun, 20 Jan 2013 11:53:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Programme Télé]]></category>
		<category><![CDATA[comédie]]></category>
		<category><![CDATA[dessin animé]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette semaine, on vous propose du film français bien de chez nous, des premiers pas derrière la caméra et un immanquable du cinéma US...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/01/pub-fake-own-a-tv-s.jpg" alt="Achetez une télé !" width="280" height="109" class="alignleft size-full wp-image-10934" />Cette semaine, on vous propose du film français bien de chez nous avec <em>P.R.O.F.S.</em>, <em>C&#8217;est pas parce qu&#8217;on a rien à dire qu&#8217;il faut fermer sa gueule</em> et la classique <em>Traversée de Paris</em>. Du film allemand mieux que <em>Derrick</em> avec <em>La Vie des autres</em>. Des premiers pas derrière la caméra avec <em>Pour elle</em> de Fred Cavayé et <em>Il y a longtemps que je t&#8217;aime</em> de Philippe Claudel. A ne pas manquer également Billy Wilder portant à l&#8217;écran la pièce d&#8217;Agatha Christie <em>Témoin à charge</em>, avec Marlene Dietrich et Charles Laughton.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Dimanche 20 janvier</h4>
<p><em>Témoin à charge</em>, de Billy Wilder &#8211; 20h45 &#8211; Arte<br />
<em>P.R.O.F.S.</em>, de Patrick Schulmann &#8211; 20h45 &#8211; 6ter<br />
<em>C&#8217;est pas parce qu&#8217;on a rien à dire qu&#8217;il faut fermer sa gueule</em>, de Jacques Besnard &#8211; 20h45 &#8211; NT1</p>
<p>Extrêmement exigeante et sévère à l&#8217;égard de toutes ses transpositions pour le grand écran, la romancière Agatha Christie aurait déclaré à propos de <em>Témoin à charge</em> qu&#8217;il s&#8217;agissait de <em>&#8220;la première adaptation correcte d&#8217;un de ses romans&#8221;</em>. Miss Christie est plutôt sévère : avec Marlene Dietrich et Charles Laughton devant la caméra, Billy Wilder aux commandes, <em>Témoin à charge</em> est une adaptation plus que correcte&#8230;<span id="more-10923"></span></p>
<p>Le rêve de tout élève, qui se demande toujours qui sont ces gens qui choisissent de rester toute leur vie à l&#8217;école. La réponse que fournit <em>P.R.O.F.S.</em>, c&#8217;est qu&#8217;ils sont restés les mêmes : des grands ados, un peu rebelles, toujours prompts à la bêtise potache. Ca a sans doute un peu vieilli, mais on ne se lasse pas de voir Fabrice Luchini déprimé, assis sur une poubelle.</p>
<p>A chaque époque, sa maladie des titres. Avant la période <em>Tu vas rire mais je te quitte</em>, <em>Tout va bien ne t&#8217;en fais pas</em>, <em>Et soudain tout le monde me manque</em>, avant la période Belmondo (<em>Le Guignolo</em>, <em>Le Magnifique</em>, <em>Le Solitaire</em>, <em>Le Professionnel</em>&#8230;), il y a eu la mode, surtout portée par Michel Audiard, des titres à rallonge : <em>Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages</em>, <em>Comment réussir quand on est con et pleurnichard</em>, <em>Le Cri du cormoran le soir au-dessus des jonques</em>, et bien sûr <em>C&#8217;est pas parce qu&#8217;on a rien à dire qu&#8217;il faut fermer sa gueule</em>.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Lundi 21 janvier</h4>
<p><em>Pour elle</em>, de Fred Cavayé &#8211; 20h45 &#8211; TMC<br />
<em>La Vie des autres</em>, de Florian Henckel von Dommersmack &#8211; 20h50 &#8211; Arte<br />
<em>Scènes de crime</em>, de Frédéric Schoendoerffer &#8211; 22h50 &#8211; W9</p>
<p><em>Pour elle</em>&#8230; Une présentation soignée et un sujet maîtrisé pour cette première réalisation de Fred Cavayé. Qu&#8217;est-ce qui détermine le courage d&#8217;agir chez un individu ? Vaste et épineuse question à laquelle le cinéaste tente de répondre à travers cette histoire d&#8217;amour impossible. Un récit obscur, une atmosphère asphyxiante.</p>
<p>Un Oscar, un BAFTA, un Cesar, c&#8217;est le grand chelem pour <em>La Vie des autres</em>, ce film gigogne qui nous plonge à la fois dans les arcanes de la Stasi, dans l&#8217;intimité d&#8217;un couple, et dans la tête de celui qui les écoute. Surveillance et paranoïa à tous les étages dans une ambiance à la Derrick, où les sentiments viennent tout chambouler.</p>
<p>Loin du thriller haletant, des flingues et des courses-poursuites, Frédéric Schoendoerffer signe pourtant avec <em>Scènes de crime</em> un polar efficace en restant au plus proche du quotidien d&#8217;une enquête, avec ses interrogations et ses moments de flottement. La preuve que le genre n&#8217;est pas forcément obligé de lorgner de l&#8217;autre côté de l&#8217;Atlantique pour être réussi.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Mardi 22 janvier</h4>
<p><em>Après vous</em>, de Pierre Salvadori &#8211; 20h45 &#8211; France 3</p>
<p>Ce n&#8217;est peut-être pas le meilleur Salvadori (<em>Les Apprentis</em> et <em>Cible émouvante</em>, à voir en ce moment sur le bouquet OCS), mais ça ne se refuse pas. Les ingrédients essentiels de son cinéma sont là : des personnages maladroits, des dialogues très écrits, et un humour sans faille. Mais José Garcia n&#8217;est pas Guillaume Depardieu, et Daniel Auteuil n&#8217;est pas Jean Rochefort.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Mercredi 23 janvier</h4>
<p><em>Il y a longtemps que je t&#8217;aime</em>, de Philippe Claudel &#8211; 20h50 &#8211; Arte<br />
<em>La Traversée de Paris</em>, de Claude Autant-Lara &#8211; 22h30 &#8211; TMC</p>
<p>Première réalisation du romancier Philippe Claudel, <em>Il y a longtemps que je t&#8217;aime</em> se révèle sensible, discret et intrigant, au moins dans sa majeure partie. Il le doit surtout à Kristin Scott Thomas, inquiétante et séduisante à la fois. Dommage que la fin, avec ses violons, vienne casser une ambiance jusqu&#8217;ici parfaite.</p>
<p>La lutte des classes (<em>&#8220;Salauds de pauvres !&#8221;</em>) encore et toujours, cette fois sous l&#8217;Occupation, entre les porteurs de valises et ceux qui ont de quoi s&#8217;en amuser. Gabin, Bourvil, de Funès au sommet et à contre-emploi, dialogues ciselés, atmosphère prégnante. Cette <em>Traversée de Paris</em> est un classique.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Jeudi 24 janvier</h4>
<p><em>Astérix chez les Bretons</em>, de Pino Van Lamsweerde &#8211; 20h45 &#8211; 6ter</p>
<p>L&#8217;une des meilleures adaptations animées des aventures du Gaulois, cette rencontre savoureuse avec nos ennemis adorés que sont les Anglais. Jeux de mots, anachronismes, et portrait d&#8217;une civilisation, comme toujours, ça frappe juste, et c&#8217;est surtout très drôle. Si vos yeux saignent encore des dernières adaptations ciné, réfugiez-vous vers celle-ci, avec des Romains ivres, et les origines du rugby. Sinon, il vous reste toujours <em>Engrenages</em> sur D8, et le troisième et dernier volet de <em>Millenium</em>, qui, <em>errare humanum est</em>, est disponible en suédois sur M6 en HD.</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Et ce week-end</strong>, n&#8217;oubliez pas que tous les bons cinémas passent toujours <a href="/cinema/foxfire-laurent-cantet/" title="Foxfire, de Laurent Cantet">Foxfire</a>, <a href="/cinema/la-parade-srdjan-dragojevic/" title="La Parade, de Srdjan Dragojevic">La Parade</a> et <a href="/cinema/mundane-history-anocha-suwichakornpong/" title="Mundane History, d’Anocha Suwichakornpong">Mundane History</a>&#8230;</p>
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		<title>Tomi Ungerer sort du grenier</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/cinema/tomi-ungerer-esprit-frappeur-jean-lune-schesch/</link>
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		<pubDate>Wed, 26 Dec 2012 17:59:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[conte]]></category>
		<category><![CDATA[dessin animé]]></category>
		<category><![CDATA[film d'animation]]></category>

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		<description><![CDATA[Tomi Ungerer, auteur de classiques de la littérature jeunesse, a bercé notre enfance, avec ses ogres, ses serpents et ses brigands. A découvrir dans <em>Tomi Ungerer, l'esprit frappeur</em>, et à revoir dans...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/12/ungerer-affiche.jpg" alt="Tomi Ungerer, l&#039;esprit frappeur" title="Tomi Ungerer, l&#039;esprit frappeur" width="206" height="280" class="alignleft size-full wp-image-10453" /><strong>Il a bercé notre enfance, même si on l&#8217;a parfois oublié, mais Tomi Ungerer n&#8217;est pas seulement cet enchanteur poétique de L&#8217;Ecole des loisirs. A découvrir dans <em>Tomi Ungerer, l&#8217;esprit frappeur</em>, et à revoir dans l&#8217;adaptation de <em>Jean de la Lune</em>.</strong></p>
<p>Tomi Ungerer, auteur de classiques de la littérature jeunesse, a bercé notre enfance, avec ses ogres, ses serpents et ses brigands. Des brigands déjà adaptés avec talent au cinéma en 2007 par l&#8217;Allemand Hayo Freitag. Le réalisateur expliquait alors que Tomi Ungerer avait été difficile à convaincre, tant il n&#8217;aime pas son travail ancien. Le dessinateur polyglotte l&#8217;explique avec infini détail dans le documentaire qui lui est consacré, en salle depuis le 19 décembre, <em>Tomi Ungerer, l&#8217;esprit frappeur</em>. Un documentaire fin et intelligent, où le dessinateur s&#8217;ouvre sur toutes les facettes de son travail et de sa vie : jeune Alsacien sous le joug allemand pendant la guerre puis sous le joug français de l&#8217;après-guerre, ou jeune homme profitant du parfum de liberté new-yorkais des années 1960. Tomi Ungerer raconte. Comme il le faisait dans ses livres. Avec une liberté de ton, une bonne dose d&#8217;humour et une certaine émotion. <span id="more-10449"></span>Alors que sur l&#8217;écran, ses dessins prennent vie avec une animation plutôt enjouée, il explique ses influences et ses ambitions. Et on comprend pourquoi avec lui, la littérature enfantine est drôle et intelligente. On comprend et on découvre aussi. Qu&#8217;il a signé des affiches politiques. Qu&#8217;il a exposé des dessins érotiques. Ce qui lui a valu d&#8217;être banni des bibliothèques américaines, pas fans du mélange des genres. C&#8217;est pourtant ce qui fait son sel. Cette manière de mettre de l&#8217;humour dans le politique, de l&#8217;intelligence dans l&#8217;enfance, et de la poésie dans l&#8217;érotisme. Dans ce documentaire, celui qui avait signé des dessins enfouis dans l&#8217;inconscient de nos mémoires d&#8217;enfants de cinq ans devient un artiste complet. Dessinateur et sculpteur, conteur militant, homme épicurien. A plus de 80 ans, il garde cet œil vif, qui peut parfois se voiler avec émotion, et cette envie de défendre son identité bringuebalée. L&#8217;esprit frappeur de Tomi Ungerer n&#8217;a pas fini de nous hanter.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/12/ungerer-jean-lune.jpg" alt="Jean de la Lune de Stephan Schesch" title="Jean de la Lune de Stephan Schesch" width="210" height="280" class="alignright size-full wp-image-10463" />C&#8217;est malheureusement moins le cas de l&#8217;adaptation de <em>Jean de la Lune</em> par Stephan Schesch, producteur des <em>Trois Brigands</em>, passé réalisateur pour l&#8217;occasion. Si l&#8217;on retrouve les thèmes chers à Tomi Ungerer (l’innocence perdue, la tyrannie et la soumission au pouvoir, l&#8217;importance du regard de l&#8217;enfant) et quelques aphorismes typiques (<em>&#8220;Tout le monde sait d&#8217;où viennent les bébés, mais d&#8217;où viennent les adultes ?&#8221;</em>), la magie n&#8217;opère pas totalement. D&#8217;abord parce que l&#8217;animation, en 2D, est un peu vieillotte. Sans relief, au propre comme au figuré. Ensuite parce que les éléments de modernité rajoutés ça et là (comme un smartphone) jurent avec l&#8217;ambiance générale, clairement ancrée dans les années 1960 avec ce côté un peu psychédélique : un noir profond en contraste avec des couleurs vives, le blanc immaculé de Jean de la Lune, cet ode à la nature quasi rousseauiste. Dommage que la profondeur du propos ne se retrouve pas à l&#8217;image. </p>
<p>&nbsp;<br />
Tomi Ungerer, l&#8217;esprit frappeur <em>de Brad Bernstein, avec Tomi Ungerer, Maurice Sendak, Jules Feiffer… Sortie le 19 décembre 2012.</em><br />
Jean de la Lune <em>de Stephan Schesch, avec Tomi Ungerer, Katharina Thalbach, Michel Dodane, Jean-Yves Chatelais… Sortie 19 décembre 2012.</em></p>
<p><center><iframe frameborder="0" width="480" height="270" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xvl69h?logo=0&#038;hideInfos=1"></iframe></center></p>
<p>&nbsp;<br />
<center><iframe frameborder="0" width="480" height="270" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xtdos6?logo=0&#038;hideInfos=1"></iframe></center></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Une sélection animée pour la rentrée</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/cinema/agartha-colorful-haruri-suzumiya-mardock-selection-animes-japonais-kaze-2012/</link>
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		<pubDate>Sat, 13 Oct 2012 13:25:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[dessin animé]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>

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		<description><![CDATA[<em>Voyage vers Agartha</em>, <em>Colorful</em>, <em>Roujin-Z</em>, <em>La Disparition de Haruri Suzumiya</em>, <em>Mardock Scramble</em> : quand le cinéma traditionnel vous ennuie, rien de tel qu'un bon animé japonais...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>L’Odyssée de Kino</em>, <em>Les Chroniques de la guerre de Lodoss</em>, <em>La Mélancolie d’Haruhi Suzumiya</em>, <em>La Traversée du temps</em>, <em>Summer Wars</em>, <em>5 cm per Second</em>, voilà autant de petits bijoux exposés chez Kazé et qu’il me plaît à chérir dès que le cinéma traditionnel me court sur le haricot. Mon petit écran en redemande, le coquin. Les nouveautés de la rentrée 2012 réservent leurs lots d’émotions puisque les thèmes abordés n’ont jamais été autant d’actualité depuis le tsunami meurtrier et la catastrophe de Fukushima. Le Japon panse ses plaies et à travers ces animés exorcise ses peurs. Présentation des nouveautés.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Voyage vers Agartha</em> de Makoto Shinkai (2011)</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/10/voyage-agartha.jpg" alt="Voyage vers Agartha, de Makoto Shinkai" title="Voyage vers Agartha, de Makoto Shinkai" width="220" height="124" class="alignleft size-full wp-image-9621" />Depuis la mort de son père, Asuna trouve la paix dans les collines. Dès la sortie de l’école, elle crapahute, s’enivre de nature, court jusqu’à son refuge secret. Alors qu’elle se rend sur son rocher préféré, un monstre antédiluvien l’attaque. Shun, un garçon sorti de nulle part la sauve des griffes de la bête. Avant de s’en aller, Shun invite Asuna à se rendre dans un monde appelé Agartha. Là-bas, on peut y ressusciter les êtres chers. Avec l’aide d’un de ses professeurs, Asuna quitte sa maison pour s’enfoncer dans l’inconnu. <span id="more-9618"></span><br />
Après les immenses <em>5 cm per Second</em>, <em>La Tour au-delà des nuages</em> et <em>Voices of a Distant Star</em>, Makoto Shinkai récidive dans l’animé spirituel et initiatique. Son travail lorgne du côté de Hayao Miyazaki pour le bestiaire et Mamoru Hosoda pour les univers dystopiques.<br />
<em>Voyage vers Agartha</em> se divise en tableaux où Asuna forge son caractère lors d’épreuves qui la ramènent à repenser ses fondamentaux sur la nature humaine. Là où une Nausicaä accomplie mène les troupes en Jeanne pucelle et vengeresse, Asuna découvre la complexité d’une vie intérieure et du monde qui l’entoure. Elle est seule. Elle grandit. Elle mûrit.<br />
<em>Voyage vers Agartha</em> laisse peu de répit à son héroïne tant elle enchaîne les épreuves. Toutes ces accumulations d’expériences, trop nombreuses à mon goût, décrédibilisent le parcours initiatique programmé pour Asuna. D’un point de vue plus technique, les séquences frénétiques rendent les pauses « ventre mou ». Asuna aurait besoin de souffler comme dans ses collines pour vivre le pouvoir du moment présent (dit un spiritualiste canadien bien connu). Agartha l’Ancien Monde est un monde en sursis. Le temps presse…<br />
Un magnifique animé d’aventure sur l’amour, l’amitié et le deuil. A voir et à revoir.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Colorful</em> de Keiichi Hara (2010)</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/10/colorful-keiichi-hara.jpg" alt="Colorful, de Keiichi Hara" title="Colorful, de Keiichi Hara" width="220" height="124" class="alignleft size-full wp-image-9623" />Trop expliquer <em>Colorful</em> serait dévoiler le mystère de l’intrigue, je vais donc m’affairer à utiliser ma paire de pincettes préférées. Prudence est mère de sûreté ; le résumé officiel fera l’affaire.<br />
Un esprit gagne une deuxième chance de vivre à condition d&#8217;apprendre de ses erreurs. Il renaît dans le corps de Makoto, un élève de troisième qui vient de mettre fin à ses jours. L&#8217;esprit doit endurer la vie quotidienne de cet adolescent mal dans sa peau. Avançant à tâtons, s&#8217;efforçant de ne pas reproduire les fautes de Makoto, il va finalement découvrir une vérité qui va bouleverser son existence.<br />
La nouvelle vie du nouveau Makoto n’est pas une mince affaire ! Au collège et à la maison, il met à jour les secrets de son entourage et, choqué par toutes les révélations, s’enferme dans une colère sourde. Pura Pura, conscience supérieure qui lui a offert un retour sur Terre, le motive à comprendre les erreurs de son ancien lui. Le temps est compté, une nouvelle fois.<br />
Aucun pathos, aucune pleurnicherie, <em>Colorful</em> évoque avec tact les accidents de la vie qui peuvent toucher chacun d’entre nous. L’antihéros « malgré lui » apprend à relativiser les affres du quotidien. Makoto qui tente de démêler la vérité de l’illusion gravite autour d’une galerie de personnages qui, tous en proie à leurs propres démons, sapent ses efforts de discernement d’une réalité inattendue.<br />
Un animé sensible aux inquiétudes de la jeunesse japonaise et de la place de la jeunesse dans la société nippone. <em>Colorful</em> ne manque pas de moments poignants.<br />
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<h4><em>Roujin-Z</em> de Hiroyuki Kitakubo (1991)</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/10/roujin-z.jpg" alt="Roujin-Z" title="Roujin-Z" width="220" height="124" class="alignleft size-full wp-image-9625" />Au Japon. Un futur proche. Les hommes et les femmes qui le peuvent, profitent de tout le confort moderne dans une totale dépendance des grandes industries qui maîtrisent la haute technologie. Bouffez donc du Monsanto, le projet Roujin-Z s’occupera de vos couches et de votre caca ! Plus rien n’est impossible. Reste le problème du vieillissement de la population.<br />
Une société prépare dans le plus grand secret la Z-001, une machine qui prodiguera tous les soins nécessaires aux personnes âgées. Kijûro Takazawa, grabataire, très malade, est le premier cobaye. Lui, préférerait encore sentir le doux parfum d’Haruko, sa jeune infirmière, que de subir les palpations d’un robot. Kijûro, abattu, prend le contrôle de la machine et se transforme en arme de destruction massive. La revanche des vieux a sonné.<br />
<em>Roujin-Z</em>, animé craspec, limite dégueu, politiquement incorrect et brut de décoffrage, n’hésite pas à aborder les sujets qui fâchent et qui dérangent. Il n’y a pas si longtemps, nous respections nos aînés pour leur sagesse et leur expérience, aujourd’hui nous les admirons pour leur niveau de vie avant de les parquer du jour au lendemain dans les jardins d’Asclépios en résidence alzheimer.<br />
De la question du vieillissement et plus particulièrement de la transmission des connaissances à la jeunesse, le Japon s’est toujours préoccupé. <em>Roujin-Z</em> n’aborde pas le volet le plus glamour de la problématique ciblant sa démonstration sur les horreurs de la déshumanisation. La déchéance est un marché juteux.<br />
<em>Roujin-Z</em> possède un ton singulier, sérieux et irrévérencieux. Quel plaisir de voir Kijûro, nostalgique de sa jeunesse, incapable de communiquer, pétri de douleur, prendre pouvoir de sa machine et s’élever en un Transformer nouvelle génération pour s’en aller bouter les industriels véreux.<br />
Une fable humaniste qui détonne. La volonté soulève des montagnes. La terreur de l’enfermement soulève le cœur. Ultrarecommandé.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>La Disparition de Haruri Suzumiya, le film</em> de Tatsuya Ishihara et Yasuhiro Takemoto (2010)</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/10/disparition-haruhi-suzumiya.jpg" alt="La Disparition de Haruhi Suzumiya" title="La Disparition de Haruhi Suzumiya" width="220" height="124" class="alignleft size-full wp-image-9624" />Durant toutes ces années où je me suis collé des animés dans les rétines, peu de séries m’ont autant plu que <em>La Mélancolie d’Haruhi Suzumiya</em>. Je précise que je ne me suis jamais au grand jamais revendiqué comme un spécialiste des séries animées japonaises (d’ailleurs je suis un total ignorant comparé aux aficionados du genre) mais plutôt comme un éternel néophyte, une sorte de puceau de la japanimation.<br />
Au premier coup de crayon, je suis tombé raide dingue d’Haruhi, lycéenne folledingue, égocentrique, autoritaire, égoïste et névrosée. La série la présente comme une fille étrange attirée par les individus non moins étranges et les phénomènes paranormaux. Détail qui a son importance : Haruhi, prise de mélancolie, provoque des fractures spatiotemporelles qui permettent l’arrivée des monstres sur Terre. En moins de temps qu’il n’en faut, Haruhi embrigade des camarades de son lycée afin de prendre la tête (c’est le cas de le dire !) de « La brigade SOS ». Bien entendu, Haruhi se proclame chef de troupe. La brigade SOS se charge de mettre les monstres hors d’état de nuire.<br />
Kyon, garçon rationnel au naturel méfiant, supporte de moins en moins les délires d’Haruhi même si, le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point, il dissimule le mieux qu’il le peut une infinie tendresse à cette amie bien siphonnée.<br />
Et le film ? Kyon se réveille dans un monde parallèle. Rien n’a changé, sa chambre est bien sa chambre mais au-dehors les gens ne sont plus les mêmes. Abandonné, il cherche ses amis et se rend compte à quel point les originaux de sa petite brigade lui manquent. A son tour il doit persuader les autres de la folie de la situation, eux qui maintenant goûtent le quotidien comme des gens « normaux ». Haruhi, elle, a bel et bien disparu.<br />
Le film, très long (près de 2h40), vous rend <em>addict</em>. Je vous conseille la saison 1 avant d’attaquer la bête. Suis grand fan.<br />
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<h4><em>Mardock Scramble</em> de Susumu Kudo </h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/10/mardock-scramble-susumu-kudo.jpg" alt="Mardock Scramble (c) Tow Ubukata/MS Committee" title="Mardock Scramble (c) Tow Ubukata/MS Committee" width="220" height="124" class="alignleft size-full wp-image-9626" /><em>Mardock Scramble</em> est tiré d’un roman (aujourd’hui une trilogie) de science-fiction japonais multiprimé et vendu à plus de 500 000 exemplaires. L’histoire (qui ne s’adresse pas aux bambins, aux enfants et aux pré-ados) simple comme bonjour raconte la vengeance de Rune Balot, jeune prostituée de 15 ans, transformée en cyborg après avoir été laissée pour morte par un tueur en série. Rune traîne les bas-fonds de Mardock City à la recherche du meurtrier.<br />
L’animé est court, glauque et violent. J’y ai trouvé une forme de catharsis tout à fait jubilatoire dans un style tout à fait soigné. C’est gratuit, méchant et efficace. Sur le fond, l’animé n’a rien d’une promenade de santé raclant les bouges d’une ville perdue. Ah ce n’est pas <em>La Mélodie du bonheur</em> !<br />
Un peu comme dans tous les animés précédents, <em>Mardock Scramble</em> projette une atmosphère anxiogène. Frappez avant d’entrer ! <em>“Feel good movie” is not our business.</em> </p>
<p style="font-size:90%"><em>Tous les animés sont disponibles en DVD et Blu-ray chez Kazé.</em></p>
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		<title>04/06-09/06 : Festival du film d&#8217;animation d&#8217;Annecy</title>
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		<pubDate>Wed, 30 May 2012 13:04:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pense-bête]]></category>
		<category><![CDATA[dessin animé]]></category>

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		<description><![CDATA[De quoi s&#8217;agit-il ? Annecy 2012, c&#8217;est un Festival du film d&#8217;animation et un Marché international du film d&#8217;animation (le Mifa). Côté festival, professionnels et public vont pouvoir regarder tous...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/affiche-annecy-2012.jpg" alt="Festival du film d&#039;animation d&#039;Annecy 2012" title="Festival du film d&#039;animation d&#039;Annecy 2012" width="120" height="120" class="alignleft size-full wp-image-7836" /><strong>De quoi s&#8217;agit-il ?</strong></p>
<p>Annecy 2012, c&#8217;est un Festival du film d&#8217;animation et un Marché international du film d&#8217;animation (le Mifa). Côté festival, professionnels et public vont pouvoir regarder tous les jours du 4 au 9 juin des films d&#8217;animation venant de tous pays. Cette année, l&#8217;Irlande est également mise à l&#8217;honneur. Mais c&#8217;est aussi le lieu incontournable pour qui veut découvrir l&#8217;envers du décor : les rencontres &#8220;Entre les images&#8221; permettent ainsi de mieux saisir les questions liées à la création, la fabrication ou la production des œuvres. Quant au jury, il aura la délicate mission de décerner dix-huit prix, dont les fameux Cristal du court-métrage et Cristal du long-métrage.<br />
Côté Mifa, les multiples espaces permettent aux 2400 professionnels présents d&#8217;échanger, d&#8217;organiser des projections, de proposer des collaborations, pour que chaque projet trouve un partenaire.</p>
<p><em>&raquo; Plus d&#8217;informations sur le <a href="http://www.annecy.org/" target="_blank" rel="nofollow">site du Festival d&#8217;Annecy</a></em></p>
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		<title>Rencontre avec Benjamin Renner</title>
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		<pubDate>Sat, 26 May 2012 19:25:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontres & Portraits du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[conte]]></category>
		<category><![CDATA[dessin animé]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[Quinzaine des réalisateurs]]></category>

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		<description><![CDATA[Un ours, une souris. Deux mondes distincts, une amitié (?) impossible. Et un film magnifique. Loin des blockbusters de l&#8217;animation, Ernest &#038; Célestine est un film fin, de son trait...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/ernest-celestine-real-renner-patar-aubier.jpg" alt="Les réalisateurs d&#039;Ernest &amp; Célestine au travail" title="Les réalisateurs d&#039;Ernest &amp; Célestine au travail" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-7644" />Un ours, une souris. Deux mondes distincts, une amitié (?) impossible. Et un film magnifique. Loin des blockbusters de l&#8217;animation, <em><a href="/cinema/ernest-et-celestine-renner-patar-aubier/" target="_blank">Ernest &#038; Célestine</a></em> est un film fin, de son trait à son esprit, où l&#8217;humour se mêle à un discours intelligent et loin d&#8217;une naïveté que l&#8217;on réserverait aux enfants. Accompagné de Vincent Patar et Stéphane Aubier, créateurs de <em>Pic Pic et André</em> et de <em>Panique au village</em>, Benjamin Renner adapte un scénario de Daniel Pennac, qui conte l&#8217;histoire de la rencontre entre Ernest et Célestine, les personnages créés par Gabrielle Vincent. <span id="more-7607"></span></p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Vous coréalisez <em>Ernest &#038; Célestine</em> avec Vincent Patar et Stéphane Aubier. Comment s&#8217;est passé le travail à trois ?</strong></p>
<p>En fait, j&#8217;avais commencé à travailler sur le projet au moment où Daniel Pennac commençait à écrire le scénario. Je m&#8217;occupais du développement graphique du film, à la manière d&#8217;adapter le livre en d&#8217;animation. A côté de ça, on a fait un pilote et c&#8217;est à ce moment-là que Didier Brunner, le producteur, m&#8217;a proposé de réaliser le film. Seulement, je ne pouvais pas le faire seul. C&#8217;était un projet trop lourd pour moi qui sortais d&#8217;école. Je n&#8217;avais aucune expérience d&#8217;un long-métrage, d&#8217;une telle production, des conditions de travail. Donc j&#8217;ai demandé l&#8217;apport de Vincent et Stéphane <em>[Patar et Aubier, ndr]</em> qui, eux, sortaient de <em>Panique au village</em> et donc avaient l&#8217;expérience du long. Ne serait-ce que pour manipuler la narration sur 1h30. Quand on s&#8217;est rencontrés, on était tellement timides tous les trois qu&#8217;on osait à peine se parler. Au final, on a commencé à bosser ensemble et c&#8217;est vraiment par l&#8217;humour que ça s&#8217;est fait. On s&#8217;est rendu compte de tous nos points communs, du fait qu&#8217;on voulait la même chose pour le film. On s&#8217;est réparti les tâches sur la partie narrative et la partie artistique. Puis on a un peu mélangé tout ça, et on a fait la préproduction en commun. On écrivait l&#8217;histoire en images, et on essayait de trouver ce qui nous convenait le mieux. C&#8217;est grâce à eux aussi qu&#8217;on a pu amener une certaine fantaisie dans le film, que je n&#8217;avais pas moi-même. J&#8217;étais dans une démarche de parler de choses très tendres, de rester dans l&#8217;intérieur du personnage. Et ils m&#8217;ont beaucoup aidé à extérioriser tout ça, à rendre l&#8217;ensemble très dynamique.</p>
<p><strong>Le mariage de vos univers a-t-il été facile ? L&#8217;humour de <em>Panique au village</em> étant beaucoup plus corrosif, y a-t-il eu une phase d&#8217;adaptation pour coller à un univers jeunesse, très différent ?</strong></p>
<p>Pour eux, ce n&#8217;était pas forcément un problème. Ils ont su s&#8217;adapter immédiatement et proposer des choses qui correspondaient au film.</p>
<p><strong>Graphiquement, <em>Ernest &#038; Célestine</em> est très différent de ce qu&#8217;on voit en animation aujourd&#8217;hui, avec du dessin, de l&#8217;aquarelle. Vous vouliez revenir à une animation plus traditionnelle ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/ernest-celestine-2.jpg" alt="Ernest &amp; Célestine" title="Ernest &amp; Célestine" width="280" height="158" class="alignright size-full wp-image-7646" />Ce n&#8217;est pas vraiment une logique de retour en arrière, mais les livres pour enfants de Gabrielle Vincent avaient une telle force dans le dessin&#8230; La patte graphique, l&#8217;intention artistique nous touchaient vraiment, et on voulait absolument retrouver ça dans le film. Retrouver aussi le côté dessiné du film, le partager avec le spectateur. Un film en 3D, même si j&#8217;adore ça, nécessite un tel travail de modélisation, de texture, de rendus, d&#8217;ombres de lumières, etc. On ne pourra jamais obtenir ça sur une feuille de papier. Pour <em>Ernest &#038; Célestine</em>, on voulait vraiment que le spectateur puisse se dire <em>« Je prends une feuille, un crayon, et je peux faire ça »</em>, retrouver le plaisir du dessin. </p>
<p><strong>Il a fallu s&#8217;approprier deux univers : celui de Daniel Pennac et celui de Gabrielle Vincent.</strong></p>
<p>Sachant que Daniel Pennac ne voulait pas s&#8217;effacer derrière Gabrielle Vincent en adaptant purement et simplement les livres, mais lui rendre hommage. Il a pris la liberté de mettre son style, sa patte sur le film, pour qu&#8217;il évolue et rejoigne l&#8217;univers de Gabrielle Vincent. Le film commence dans un monde sombre, cynique, dur, séparé en deux mondes qui se détestent, avec des principes très agressifs, et ces deux personnages un peu en dehors de tout se rencontrent et fondent l&#8217;amitié que l&#8217;on retrouve dans les livres de Gabrielle Vincent.</p>
<p><strong>Mais vous avez réussi à trouver votre place entre les deux ?</strong></p>
<p>Ca n&#8217;a pas été évident, il y a eu un petit moment de schizophrénie où je commençais un peu à perdre le fil, parce que c&#8217;étaient vraiment deux univers très très forts, sans compter celui de Vincent et Stéphane. Moi j&#8217;ai pu trouver ma place parce que ça faisait partie de nos points communs. Ca a été un long travail de remise en question, mais qui s&#8217;est fait naturellement malgré tout. Il fallait prendre le temps de comprendre le scénario, de comprendre où on voulait aller et quels étaient les meilleurs choix.</p>
<p style="text-align:center"><strong>&raquo; Lire la <a href="/cinema/ernest-et-celestine-renner-patar-aubier/">critique d&#8217;Ernest &#038; Célestine</a></strong></p>
<p><strong>Et en termes de dessin, avez-vous eu une certaine appréhension dans le fait de vous approprier des dessins qui ne sont pas les vôtres ?</strong></p>
<p>Beaucoup, car c&#8217;est une artiste peintre talentueuse. C&#8217;est impossible d&#8217;être à la hauteur de son talent, donc il faut travailler différemment. Sans réinterpréter, il fallait faire passer l&#8217;adaptation par la spontanéité des dessins, mettre en avant le fait qu&#8217;on adaptait l&#8217;esprit de Gabrielle Vincent plutôt que ses livres. On ne cherchait pas à faire une imitation mais à retrouver le plaisir qu&#8217;elle avait à dessiner. Mais toute la garde-robe d&#8217;Ernest est celle des livres, il y a énormément de clins d&#8217;œil. Tous les objets de la maison sont issus des livres, certains tableaux de la cave sont des tableaux de Gabrielle Vincent&#8230;</p>
<p><strong>Au début du film, l&#8217;ambiance est très sombre : on pense à <em>La Cité des enfants perdus</em>, de Caro &#038; Jeunet, ou aux <em>Trois Brigands</em>, de Tomi Ungerer. Est-ce que ce côté noir a été compliqué à marier avec un univers jeunesse ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/ernest-celestine-3.jpg" alt="Ernest &amp; Célestine" title="Ernest &amp; Célestine" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-7647" />Ca l&#8217;a été parce qu&#8217;il fallait trouver graphiquement comment on allait l&#8217;adapter. Mais on ne se posait pas la question de savoir si ça allait faire peur ou non. On savait que ça allait faire peur et c&#8217;est ce qu&#8217;on recherchait. On voulait que le dortoir du début du film soit effrayant. Pour moi ce n&#8217;est pas du tout incompatible avec le fait que ce soit un film pour enfants. Je me souviens des terreurs que j&#8217;avais en regardant <em>La Belle au Bois dormant</em> mais pour autant, je ne voulais surtout pas que ma mère arrête le film !</p>
<p><strong>Il y a aussi des choses plus adultes comme l&#8217;évocation de la peine de mort, le côté ambigu que peut avoir la relation entre Ernest et Célestine&#8230;</strong></p>
<p>C&#8217;est surtout Daniel qui a mis ça en place, et on a tout fait pour le garder. En fait, on ne se posait pas la question en termes de film pour enfants, ou pour adultes, ou pour tel ou tel public. Je suis très amateur de films pour enfants, j&#8217;ai toujours une grande joie à les regarder. Et c&#8217;est la même chose pour Vincent et Stéphane, on a un rapport à l&#8217;enfance particulier. On se servait surtout de souvenirs d&#8217;enfance pour évoquer certains choses, certains sentiments, des malaises ou des plaisirs.</p>
<p><strong>Vous n&#8217;avez pas ressenti de pression de la part de producteurs ou distributeurs pour faire un film plus naïf, ou « mignon » ?</strong></p>
<p>J&#8217;étais très étonné, je m&#8217;attendais à ce qu&#8217;il y ait beaucoup plus d&#8217;intervention de la part de la production. Et en fait, on nous a laissé les mains libres. Didier Brunner regardait régulièrement l&#8217;avancée du travail et nous disait que c&#8217;était exactement ce vers quoi il voulait aller. C&#8217;était une vraie surprise par rapport au projet, il ne s&#8217;attendait pas à ce qu&#8217;on rende un tel hommage au dessin. Il pensait faire quelque chose d&#8217;un peu plus <em>mainstream</em> mais quand il a vu qu&#8217;on était parti sur quelque chose de très aquarellé, dans une animation un peu plus particulière que ce qu&#8217;on voit aujourd&#8217;hui, il nous a dit <em>« Foncez, allez dans cette direction-là, on adore ! »</em> On a eu plus d&#8217;encouragements que de restrictions. </p>
<p><strong>Vous parliez d&#8217;un pilote, c&#8217;est un passage obligé pour monter un film ?</strong></p>
<p>En animation en France, oui. A part pour des grosses productions comme <em>Titeuf</em>, qui je pense vont avoir assez de bagout pour vendre leur projet, et obtenir des financements. Pour <em>Ernest &#038; Celestine</em>, on a dû faire un pilote pour prouver &#8211; et ça a été un très bon exercice &#8211; et tester l&#8217;univers graphique, voir comment ça fonctionnait et comment le mettre en place techniquement. En France et en Europe, il faut passer par là pour trouver les financements. Après, par exemple, Vincent et Stéphane, pour <em>Panique au village</em>, avaient la série pour leur servir de pilote. Lorsqu&#8217;on veut développer une œuvre originale, il faut au moins une bande-annonce en amont pour donner l&#8217;intention du film. </p>
<p><strong>Pensez-vous qu&#8217;il existe un courant français ou européen de l&#8217;animation, qui est très différent de l&#8217;animation 3D ?</strong></p>
<p>Oui, parce qu&#8217;il n&#8217;y a pas de studio. Enfin, maintenant si, avec Mac Guff, qui a fait <em>Moi, moche et méchant</em>. Mais en France, on n&#8217;a pas vraiment de studio qui développe un savoir-faire qui pourrait être réutilisé dans différents films. A chaque projet, il faut trouver les bonnes personnes, reconstruire une équipe, trouver le bon fonctionnement et la technique qui suit derrière. L&#8217;avantage est qu&#8217;on a une liberté de création très forte : on travaille sur des projets très différents les uns des autres. L&#8217;inconvénient, c&#8217;est qu&#8217;il faut chaque fois recommencer à zéro, trouver un lieu. Le plus gros problème, c&#8217;est qu&#8217;on a des difficultés à réunir toute la production du film dans un même endroit. On a eu la grande chance pour <em>Ernest &#038; Célestine</em> d&#8217;avoir toute la production en France, ce qui permet quand même de conserver une qualité. </p>
<p><strong>Mais ce courant émergent est-il suffisamment en train de se développer pour espérer devenir une force ?</strong></p>
<p>Espérons que le cinéma d&#8217;animation continue et conserve cette qualité. Après, je n&#8217;ai pas vraiment de préférence, pour un studio français. Je pense qu&#8217;il faut garder les deux : développer un savoir-faire, mais rester ouvert et garder cette liberté graphique forte.</p>
<p><strong>Pour la suite, vous vous lancez tout seul dans un long-métrage ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/ernest-celestine-4.jpg" alt="Ernest &amp; Célestine" title="Ernest &amp; Célestine" width="280" height="158" class="alignright size-full wp-image-7648" />Je ne sais pas encore. Et puis, j&#8217;ai craqué en proposant à Vincent et Stéphane de leur donner un coup de main sur <em>Pic Pic et André</em> qu&#8217;ils sont en train de développer en long. <em>Ernest &#038; Célestine</em> s&#8217;est terminé il y a un mois, donc je suis encore dedans, je n&#8217;ai pas le recul nécessaire pour savoir ce que je ferai ensuite. Pour l&#8217;instant, je suis curieux de connaître le retour du public, de savoir comment il va interpréter nos choix, cette technique d&#8217;animation&#8230; Et des projets personnels, j&#8217;en ai, mais je vais attendre un peu. Je sais qu&#8217;aujourd&#8217;hui je suis capable de réaliser un long-métrage seul, mais j&#8217;ai aussi très envie d&#8217;apporter ma pierre à l&#8217;édifice sur les projets de mes amis, et notamment le projet de Vincent et Stéphane. </p>
<p><strong>Justement, comment avez-vous vécu les projections à la Quinzaine, notamment celle en présence des enfants ?</strong></p>
<p>En liquéfaction. C&#8217;était une première projection publique avec des enfants&#8230; J&#8217;étais complètement stressé, au début, je n&#8217;étais vraiment pas bien. Même si ça se passait bien, j&#8217;ai cru que j&#8217;allais m&#8217;évanouir. Ce que j&#8217;ai vraiment aimé c&#8217;est que Cannes organise cette projection enfants, cette volonté de présenter le film à son public. C&#8217;était un vrai plaisir. C&#8217;est un peu le meilleur moment du film, on ne peut pas rêver mieux comme démarrage. </p>
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		<title>The King of Pigs, de Yeun Sang-ho</title>
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		<pubDate>Sat, 26 May 2012 07:10:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Chouanière</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Films du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Corée]]></category>
		<category><![CDATA[dessin animé]]></category>
		<category><![CDATA[Quinzaine des réalisateurs]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/king-of-pigs.jpg" alt="The King of Pigs, de Yeun Sang-ho" title="The King of Pigs, de Yeun Sang-ho" width="280" height="152" class="alignleft size-full wp-image-7554" />Bouleversement du règne animal : si dans les années 1940, George Orwell proposait, dans <em>La Ferme des animaux</em>, la métaphore bestiale d&#8217;une société dictatoriale où les cochons seraient les dominants, où les chiens leur serviraient de cerbère et où les moutons suivraient instinctivement, Yeun Sang-ho apporte, avec le dessin animé <em>King of Pigs</em>, une autre lecture.<br />
Dans l&#8217;univers scolaire ici dépeint, la plupart des élèves, potentiellement de futurs adultes, s&#8217;apparentent à des cochons, qui s&#8217;engraissent et progressent vers l&#8217;abattoir, cependant que des chiens, populaires et autoritaires, les encadrent. Le film narre une année de cinquième vécue par Min et son ami Suk, tous deux brimés par les &#8220;chiens&#8221; de leur classe. Mais l&#8217;arrivée d&#8217;un nouvel élève, Chul, plutôt marginal et ultraviolent, redessine la hiérarchie : le rebelle veut devenir le roi des porcs. <span id="more-7546"></span><br />
Avec ce métrage, comme lors de la sortie de <em>Valse avec Bachir</em>, se pose la question de l&#8217;animation pour adulte, et de la problématique de choisir ce format plutôt que la prise de vues réelles. Si le parti pris animé du film israélien tenait en partie à des raisons financières, le choix opéré ici, qui fait de <em>The King of Pigs</em> le premier long-métrage coréen d&#8217;animation destiné aux adultes, semble plutôt coller à la nécessité d&#8217;une efficacité dans la démonstration.<br />
Car le propos de Yeun Sang-ho s&#8217;apparente à une dénonciation brutale des travers de la société coréenne, et plus particulièrement de sa hiérarchisation sociale fortement ancrée dans les salles de classe. Bons élèves, riches, sadiques et inhumains, les &#8220;chiens&#8221; du film ne peuvent être annihilés dans leur toute-puissance que par une soif de violence plus inextinguible encore que celles, morales et physiques, qu&#8217;ils imposent à leur petit camarade.<br />
Malgré un scénario parfois ampoulé (le film raccroche les événements de l&#8217;adolescence à des conséquences visibles à l&#8217;âge adulte, ajoutant un volet moral noué de grosses ficelles au pan politique de l&#8217;histoire), <em>The King of Pigs</em> connote avec vigueur l&#8217;impossibilité d&#8217;en finir avec la sclérose du phénomène clivant dans le système scolaire.<br />
Ainsi nécessaire dans sa fonction, le film est plus inégal dans sa nature, puisque l&#8217;animation manque parfois de fluidité, par comparaison avec la technologie déployée actuellement par les <em>animes</em> japonais. Le recours soudain à l&#8217;animation numérique apporte finalement assez peu au caractère visuel du film, qui, assez figé, ne parvient pas à donner à ce scénario réussi un écrin suscitant l&#8217;envie.</p>
<p>&nbsp;<br />
The King of Pigs <em>de Yeun Sang-ho. Corée, 2011. Sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs 2012.</em></p>
<p><strong>&raquo; Retrouvez tout notre <a href="/festival-cannes-2012/">dossier dédié au 65e Festival de Cannes</a></strong></p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/uIivwXxaEc0?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
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		<title>Ernest &amp; Célestine, de Benjamin Renner, Vincent Patar et Stéphane Aubier</title>
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		<pubDate>Thu, 24 May 2012 23:20:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Films du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[dessin animé]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Quinzaine des réalisateurs]]></category>

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		<description><![CDATA[<em>Ernest &#038; Célestine</em> est un standard de la littérature jeunesse, et il serait bon que son adaptation...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/ernest-celestine-pennac-renner-patar-aubier.jpg" alt="Ernest &amp; Célestine, de Benjamin Renner, Vincent Patar et Stéphane Aubier" title="Ernest &amp; Célestine, de Benjamin Renner, Vincent Patar et Stéphane Aubier" width="206" height="280" class="alignleft size-full wp-image-7602" /><em>Ernest &#038; Célestine</em> est un standard de la littérature jeunesse, et il serait bon que son adaptation devienne un standard du cinéma jeunesse, tant le film est beau et intelligent à la fois. Plutôt que d&#8217;adapter les livres, Daniel Pennac, qui signe le scénario, livre une sorte de <em>prequel</em> et conte la rencontre entre Ernest et Célestine. L&#8217;auteur de la série <em>Kamo</em> et de <em>Cabot-Caboche</em> n&#8217;en est pas à son coup d&#8217;essai pour parler aux enfants, à leur hauteur, de questions essentielles. Ernest, l&#8217;ours, est un prédateur un peu flemmard mais surtout poète, qui évolue dans un monde de l&#8217;efficacité. Ses parents voulaient faire de lui un juge. Ses ennemis tiennent une boutique de bonbons sucrés et une de dents, parce qu&#8217;ils ont le sens, cynique, des affaires. Célestine, elle, n&#8217;a pas peur du Grand Méchant Ours des contes pour petite souris, ne comprend pas pourquoi une souris et un ours ne pourraient pas être amis, et préférerait dessiner plutôt que de récolter les dents de lait sur les oreillers. Chacun est marginal dans sa communauté, deux mondes qui cohabitent mais s&#8217;évitent. La peur y règne en maître, une peur que les deux personnages ont dépassée pour fonder une solide amitié. <span id="more-7599"></span>Le choix entre la peur et la fraternité, oui, ça nous rappelle quelque chose. Pour illustrer cette histoire, <a href="/portraits/interview-benjamin-renner-ernest-celestine-pennac-gabrielle-vincent/" target="_blank">Benjamin Renner</a>, accompagné des créateurs de <em>Panique au village</em> Vincent Patar et Stéphane Aubier, fait preuve d&#8217;une finesse rare, autant dans son trait que dans son humour. Les clins d&#8217;œil et trouvailles fourmillent, la beauté de l&#8217;aquarelle saisit. <em>Ernest &#038; Célestine</em> est un dessin animé, au sens littéral. Une succession de tableaux, où se mêlent rires francs et saine émotion.</p>
<p>&nbsp;<br />
Ernest &#038; Célestine <em>de Benjamin Renner, Vincent Patar et Stéphane Aubier, avec les voix de Lambert Wilson et Pauline Brunner. France, 2012. Mention spéciale de la SACD à la Quinzaine des réalisateurs 2012. Sortie le 12 décembre 2012.</em></p>
<p><strong>&raquo; Retrouvez tout notre <a href="/festival-cannes-2012/">dossier dédié au 65e Festival de Cannes</a><br />
&raquo; Toutes les infos sur <a href="http://www.cinezik.org/critiques/affcritique.php?titre=ernest-celestine" target="_blank">la bande originale de <em>Ernest et Célestine</em> avec Cinezik</a></strong><br />
Pour ce dessin animé ludique, drôle et touchant, le compositeur Vincent Courtois est parvenu à livrer une partition enlevée et mélodique, pouvant s&#8217;écouter seule comme un disque de jazz tout en caractérisant les personnages et illustrant l&#8217;action. (&#8230;)</p>
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		<title>Titeuf, le film (3D) de Zep</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Apr 2011 13:30:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[dessin animé]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Titeuf]]></category>
		<category><![CDATA[Zep]]></category>

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		<description><![CDATA[Comment critiquer Titeuf par les temps qui courent sans passer pour une aigrie, une réac ou pire… une vieille. Va pour une vieille aigrie totalement réac. Tant pis. Il faut dire que mon expérience de...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>Tcheu la honte !</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/04/titeuf-2.jpg" alt="Titeuf" title="Titeuf" width="188" height="300" class="alignleft size-full wp-image-1407" />Comment critiquer Titeuf par les temps qui courent sans passer pour une aigrie, une réac ou pire… une vieille. Va pour une vieille aigrie totalement réac. Tant pis. </p>
<p>Il faut dire que mon expérience de projection en avant-première au Grand Rex et en 3D avait de quoi alimenter ma hargne et ne m’a laissé aucune chance de douter du caractère honteux de la chose. </p>
<p>D’abord, une avant-première, un dimanche matin, entourée de centaines d’enfants très réveillés, ce n’est pas humain. D’autant plus quand on vous propose une ouverture des portes à 9h30 pour une projection à 10h30. Promesse inscrite sur le carton d’invitation : « Plein de surprises en attendant la projection. » Vous, sympa, vous emmenez l’enfant d’un ami, histoire de partager ce plan (pourri). </p>
<p>« Surprises » dans le langage marketeux du cinéma signifie « sac en plastique balancé sur le fauteuil de velours rouge contenant tous les produits dérivés Titeuf ». Aucune animation prévue. Les petits poireautent donc plus d’une heure. De quoi explorer le sac promo de fond en comble : un petit carnet de notes, deux marque-pages, des bonbons, et un album d’images à coller. Six images offertes. Heureusement, ces enfants ne sont pas les miens, les parents douilleront pour acheter de quoi compléter l’album. Un «plein de surprises en attendant le film » qui se révèle donc un simple « prends ton sac en plastoc et regarde tout ce que je peux te faire bouffer comme merde, petit client potentiel » à l’image du film qui finit par démarrer en retard, après un lancement incompréhensible par la voix off d’un Titeuf dont les problèmes d’élocution ne me disent rien qui vaille pour l’1h30 qui arrive. <span id="more-1406"></span></p>
<p>Bien vu. Je visionne un épisode TV de Titeuf étiré jusque plus soif. Vidé de son jus. Ce petit bonhomme, né le 17 mars 1992 des souvenirs d’enfance du dessinateur Zep a pris des rides. Pas suffisamment pour être culte, mais juste assez pour être un brin ringard et à côté de son époque. Ce n’est pas vraiment « la vision qu’ont les enfants des attitudes et des institutions des adultes » comme le définit l’article Titeuf de Wikipédia, mais bien la façon dont des adultes pas très observateurs imaginent la génération des 8-12 ans (âge approximatif de Titeuf). </p>
<p>Des dialogues, on ne retiendra pas grand-chose. Parce que Titeuf a 10 ans et que ses parents n’ont jamais pensé à l’emmener chez un orthophoniste. Seules les expressions titeufiennes ressortent du marécage verbeux : « Tchô », « C&#8217;est pô juste », « Chuis (vraiment) maudit des pesticules », « Lâche-moi le slip », « Espèce de zizi sexuel ».</p>
<p>Aux personnages insipides que l’on n&#8217;a pas pris la peine d’écrire, on ne s’attache pas vraiment. Y avait-il obligation de conserver un maximum de personnages de la BD pour appâter le chaland fan des planches titeufiennes ? Toujours est-il que la plupart d’entre eux se contentent de passer dans le cadre. A l’instar de la bande des trois adolescents qui persécutent vaguement Titeuf. </p>
<p>A l’origine Zep avait affublé Titeuf d’une banane jaune et d’une tête d’œuf parce qu’il avait la flemme de lui faire des cheveux. Une flemme qui ne l’a pas quitté. 1h30 à tourner autour de la séparation momentanée des parents de Titeuf à laquelle s’ajoute l’impossible invitation à l’anniversaire de Nadia, l’élue de son cœur. </p>
<p>Alors qu’on ne me parle pas de l’humour insolent, du second degré ou des bienfaits de ce dessin animé à l’ancienne. L’argument ne tient pas une seconde face à l’ennui des gamins qui étaient assis autour de moi ce jour-là, peinant à rire et regardant bien souvent ailleurs que vers l’écran. J’imagine la scène dans les bureaux qui ont vu naître ce projet : « Target la cible. La démultiplier. Asap. Mettez quelques trucs scato pour les 3-5, quelques roulages de pelle baveux pour les pré-ados, de la couleur pour les tout-petits&#8230; Ajoutez deux-trois jeux de mots biens sentis pour les parents bobo et puis un clin d’œil à Johnny pour les autres… Tout ça monté de façon épileptique et bruyante parce que c’est ça qu’ils aiment les gosses. Et puis tout ça en 3D. OK ! » </p>
<p>Mais revenons-en aux faits. Titeuf est une star dont on se refuse à dire du mal. Au palmarès du gamin, on compte déjà une exposition <em>Zizi sexuel</em> d’octobre 2007 à janvier 2009 à la Cité des sciences et de l&#8217;industrie à Paris, une place Titeuf à La Bouverie, sur la commune de Roquebrune-sur-Argens, deux jeux de société Titeuf, une statue à son effigie érigée sur le porche de l&#8217;ancien couvent Sainte-Cécile de Grenoble, actuel siège de l&#8217;éditeur Glénat. 13 albums, 2 hors série, 9 DVD, 8 jeux vidéo, de nombreux épisodes TV… Un filon juteux qu’on n’a pas cessé d’exploiter à temps. Une énergie non renouvelable dans laquelle on continue de piocher sans aucune intelligence. </p>
<p>Alors que la série TV apparaissait bien bridée en comparaison de la bande dessinée, cette production s’affiche totalement fadasse. Cabrel, Bénabar, Johnny composant la bande originale n’arrange rien. Un trio presque inévitable. Que Souchon s’y soit également collé laisse un peu songeur. Mais le cœur se sert à l’idée d’un Jean Rochefort prêtant sa voix au grand-père de Titeuf. En même temps, il fait bien des pubs pour Amaguiz, l’assureur en ligne. </p>
<p>Ce qui me rassure au fond, c’est que l’enfant de mon pote n’aura jeté au sac merchandising que le regard désintéressé d’un chat sur une souris morte. Qu’à la question « Qu’est-ce que tu as aimé du film ? », il n’aura été capable d’évoquer, vaguement, que « le moment-là, où il fait pipi sur le tapis » et que sur le chemin du retour, il avait déjà oublié le moment que l’on venait de vivre et se préoccupait avec un intérêt vif – qui l’avait quitté les deux précédentes heures – du passage des métros sur la ligne 13. Comme quoi les petits trains…</p>
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