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	<title>Grand Écart &#187; Chloe Zhao</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Rencontre avec Chloe Zhao</title>
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		<pubDate>Tue, 23 May 2017 09:14:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les films de la 49e Quinzaine des réalisateurs]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Chloe Zhao]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
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		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[western]]></category>

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		<description><![CDATA[Deux ans après <em>Les Chansons que mes frères m’ont apprises</em>, Chloe Zhao revient sur la Croisette, à la Quinzaine des réalisateurs pour présenter <em>The Rider</em>... Rencontre.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>La femme qui murmurait à l’oreille des chevaux</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/portrait-chloe-zhao-the-rider-cannes-quinzaine-realisateurs-2017.jpg" alt="Chloe Zhao" title="Chloe Zhao" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-25223" />Deux ans après <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/portraits/interview-chansons-freres-ont-apprises-chloe-zhao-john-reddy-jashaun-saint-john/">Les Chansons que mes frères m’ont apprises</a></em>, Chloe Zhao revient sur la Croisette, à la <a href="http://www.grand-ecart.fr/70e-festival-cinema-cannes/49e-quinzaine-realisateurs-2017/selection-films-edouard-waintrop/" title="Sélection de la 49e Quinzaine des réalisateurs">Quinzaine des réalisateurs</a> pour présenter son deuxième long-métrage, tout aussi beau et bouleversant, <em>The Rider</em>. Ou l’exploration de la solitude d’un jeune champion de rodéo obligé de renoncer à ses rêves à cause d’un accident qui a failli lui coûter la vie. A la limite du documentaire, les principaux protagonistes incarnent leurs propres rôles et osent montrer leurs émotions sans artifices. Rencontre avec la réalisatrice Chloe Zhao, qui filme les chevaux comme on respire. </p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Qu’est-ce que votre premier film, <em>Les chansons que mes frères m’ont apprises</em>, a changé pour vous ?</strong></p>
<p>La chose la plus importante, c’est qu’il m’a fait quitter New York où je vivais depuis douze ans pour Denver, dans l’Etat du Colorado, où je ne connaissais personne. C’est comme si je recommençais tout depuis le début. Et j’avais davantage de temps pour moi. C’est d’ailleurs la raison qui m’a conduite à réaliser <em>The Rider</em>, car je vivais alors près du Dakota du Sud. En partant de New York, je suis devenue une meilleure personne, même si je continue d’aimer cette ville. </p>
<p><strong>Vous saviez que ce film avait obtenu un joli succès en France ?</strong></p>
<p>Oui, le distributeur, Diaphana, avait l’air très content. C’est super de savoir que ce film a marché chez vous. D’ailleurs, lequel de mes deux avez-vous préféré ?</p>
<p><strong><em>The Rider</em>, probablement&#8230;</strong></p>
<p>Moi aussi !</p>
<p><strong><em>Les Chansons que mes frères m’ont apprises</em> parlait de la communauté des Indiens d’Amérique, ici, avec <em>The Rider</em>, on s’intéresse aux cow-boys. Etait-ce un souci d’égalité ?</strong></p>
<p>Vous savez, les cow-boys que l’on voit dans <em>The Rider</em> ont aussi du sang indien. Les personnages de mes deux films vivent dans la même réserve. Pour moi, ce n’est pas une question de couleur de peau, d’autant qu’ils vivent tous ensemble, mais c’était intéressant pour moi de montrer les deux côtés. <span id="more-25214"></span></p>
<p><strong>Comment avez-vous rencontré Brady ?</strong></p>
<p>Je l’ai rencontré dans un ranch de la réserve il y a deux ans de cela. Il marchait avec ses vaches et j’ai trouvé qu’il avait un superbe visage. Quand je l’ai vu dresser des chevaux, j’ai tout de suite su qu’il serait le héros de mon prochain film. </p>
<p><strong>Savait-il à l’époque que vous étiez réalisatrice ?</strong></p>
<p>Pas au début, mais il l’a su par Cat Clifford qui joue de la guitare dans mon premier film et qu’il connaît bien. </p>
<p><strong>C’était difficile de le convaincre de jouer dans <em>The Rider</em> ?</strong></p>
<p>Non, car le rodéo, c’est du show business, il avait donc déjà l’habitude de se montrer devant des caméras. </p>
<p><strong>Après la première projection du film, vous aviez dit que 90 % de ce que l’on voyait à l’écran était issu de la réalité…</strong></p>
<p>Non, en fait cela ne concerne que Brady. Il y a beaucoup d’éléments qui viennent de la fiction pour le film. Mais il est vrai que le personnage de Brady est proche de ce qu’il est dans la vraie vie. La cicatrice que l’on voit sur son crâne, vers le milieu du film est réelle. Au début, c’est juste une reconstitution de ce qu’il a traversé après son accident. </p>
<p><strong>Il a donc revécu son accident pour le film ?</strong></p>
<p>Il s&#8217;est blessé en avril de l’année dernière et on tournait en septembre. Il m’avait raconté toute son histoire et je l’ai réécrite pour l’occasion. Je ne crois pas que ça l’ait dérangé plus que cela, de revivre tout ça, car il est plus physique que psychologique.</p>
<p><strong>C’était son premier film, comment était-il sur le plateau ?</strong></p>
<p>C’est quelqu’un de très concentré, qui sait exactement où se placer vis-à-vis des caméras. Lui et les autres jeunes gens qui sont dans le film, ses vrais amis dans la vie, sont des personnes authentiques, ils s’en fichaient des caméras. La seule chose qui perturbait un peu Brady, c’est la scène où il devait pleurer. Il m’avait dit ne pas l’avoir fait depuis plus de sept ans, qu’il ne savait pas s’il pourrait le faire. On s’est installés dans la voiture où la scène devait avoir lieu, juste lui et moi et on a parlé de choses tragiques qui lui étaient arrivées. Et il a pleuré finalement, ses larmes sont sorties toutes seules. C’était incroyable, car il est très dur, mais pour lui, la caméra est une permission pour être vulnérable, pour exprimer sa tristesse. Quand on a terminé la scène, il était tout heureux d’avoir pu le faire. Il était super fier. Ce qu’il n’a pas aimé par contre, ce sont les scènes où il devait travailler dans un supermarché. C’est un homme de la nature, un homme de la terre, qui aime chasser et pêcher. Si on le met entre quatre murs ou dans un bureau, il deviendrait fou. </p>
<p><strong>Qu’est-ce qui vous intéressait finalement dans ce film ? Montrer le destin de cet homme ou filmer les rodéos ?</strong></p>
<p>Les rodéos font partie prenante de l’identité des Etats-Unis. J’ai toujours voulu les inclure dans un film. Mais surtout ici, je voulais célébrer ceux qui doivent abandonner leurs rêves mais qui continuent de rêver. Je ne voulais pas seulement montrer des héros dont les rêves se réalisent. Que se passerait-il si un super-héros perdait ses pouvoirs et devenait un humain comme les autres ? C’est plus intéressant. Mon film est dédié à ces laissés-pour-compte qui sont généralement oubliés par Hollywood.</p>
<p><strong>Brady va-t-il entamer une carrière dans le cinéma ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/brady-jandreau-the-rider-chloe-zhao-cannes-2017.jpg" alt="Brady Jandreau dans The Rider" width="280" height="158" class="alignright size-full wp-image-25224" />Je l’espère, il ferait un superbe acteur. Mais il faudrait le convaincre de quitter le Dakota du Sud. Il est vraiment très proche de ses chevaux, donc si vous lui proposez de passer quelques mois en Europe pour tourner un film, je ne suis pas certaine qu’il accepterait. Ses chevaux lui manqueraient trop. Mais s’il peut rester aux Etats-Unis, possible qu’il le ferait, même si je ne le vois pas courir après une audition. </p>
<p><strong>Vous aimez filmer les paysages, comme le ferait Terrence Malick. Peut-on dire que la nature est votre personnage principal ?</strong></p>
<p>Oui, le premier et le dernier. La relation de l’homme à la nature est la question la plus importante de notre civilisation. Le temps et les saisons nous affectent. Il faut arrêter de détruire la nature. Quand on voit les vagues d’un océan ou un orage, on constate à quel point la nature est belle et forte, il faut être humble par rapport à tout ça. </p>
<p><strong>La solitude, les addictions, font partie des thèmes de vos deux films. Sont-ce là des thèmes récurrents pour vous ?</strong></p>
<p>Les addictions proviennent de la solitude. Mais la solitude, oui, m’intéresse. J’aime montrer et explorer les difficultés des liens entre les gens, les difficultés d’être avec soi-même. Je me suis aussi posée beaucoup de questions sur moi, car je me sens étrangère partout où je vais : j’étais une enfant solitaire, je suis partie de chez moi très jeune… J’aime ma solitude, même si c’est difficile. Je pense que je peux dire que je suis devenue amie avec ma solitude et qu’il est important pour les gens d’apprendre à vivre seul.</p>
<p><strong>Quels sont vos prochains projets ?</strong></p>
<p>Je travaille sur deux films différents : l’un est un western historique et l’autre se passera en Chine. J’ai envie d’y retourner. </p>
<p>&nbsp;<br />
The Rider <em>de Chloe Zhao, avec Brady Jandreau, Tim Jandreau, Lilly Jeandreau, Cat Clifford, James Clhoon&#8230; Présenté à la 49e Quinzaine des réalisateurs. </em></p>
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		<title>Rencontre avec l&#8217;équipe de Les chansons que mes frères m’ont apprises</title>
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		<pubDate>Fri, 22 May 2015 13:01:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claire Fallou</dc:creator>
				<category><![CDATA[La Quinzaine des réalisateurs 2015]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Chloe Zhao]]></category>
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		<description><![CDATA[Un premier-long métrage proche du documentaire qui montre avec douceur le quotidien des...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/chansons-mes-freres-apprises-chloe-zhao-3.jpg" alt="Les chansons que mes frères m&#039;ont apprises, de Chloe Zhao" title="Les chansons que mes frères m&#039;ont apprises, de Chloe Zhao" width="280" height="152" class="alignleft size-full wp-image-21781" />Un premier-long métrage proche du documentaire qui montre avec douceur le quotidien des habitants de la réserve amérindienne la plus pauvre des Etats-Unis. Né d’une intense période de recherche, durant laquelle la jeune Sino-Américaine Chloe Zhao s’est immergée dans la communauté, le film propose une fiction réaliste et poétique chargée de la lumière aveuglante des Badlands. </p>
<p>Pine Ridge, réserve indienne du Dakota du Sud. Johnny vit avec sa mère et sa jeune sœur Jashaun. Il monte des trafics d’alcool pour subvenir à leurs besoins, contournant la prohibition qui pèse sur la réserve, rêvant de devenir boxeur ou star du rodéo. Le village compte une vingtaine de ses frères et sœurs nés du même père et de mères différentes. Une opportunité se présente : partir à Los Angeles avec la fille qu’il aime. Ce qui implique de quitter tout ce qu’il connaît.  </p>
<p>Rencontre avec la réalisatrice Chloe Zhao, le directeur de la photographie Joshua James Richards, les acteurs John Reddy et Jashaun St John. </p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Vous avez souhaité vous immerger dans le quotidien de la réserve de Pine Ridge avant de tourner ce film, comment cela s’est-il passé ?</strong></p>
<p><strong>Chloe Zhao :</strong> J’y ai fait plusieurs séjours allant de trois à six mois, et je continue à m’y rendre. Il n’y a rien pour loger les visiteurs, donc j’habite partout où les gens m’accueillent, dans le sous-sol d’une église, dans une petite chambre d’enseignant près d’une école, dans un ranch. C’est comme ça que j’ai pu m’insérer dans la communauté : il y a environ 3000 personnes dans la réserve, étalées sur 12 000 km2 <em>[environ la taille de l’Ile-de-France, ndlr]</em>, tout le monde se connaît, j’ai rencontré les gens petit à petit. Je savais que je voulais faire un film sur eux, mais je suis arrivée avec un script assez mauvais… Je l’ai bien amélioré en trois ans. Le tournage lui-même n’a pris que six semaines. <span id="more-21775"></span></p>
<p><strong>Le film comporte de nombreuses petites scènes qui capturent des instants de vie dans la réserve sans être directement liées à l’action. Les avez-vous conçues au fil de vos découvertes ? </strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/chansons-mes-freres-apprises-chloe-zhao-2.jpg" alt="Les chansons que mes frères m&#039;ont apprises, de Chloe Zhao" title="Les chansons que mes frères m&#039;ont apprises, de Chloe Zhao" width="280" height="152" class="alignright size-full wp-image-21782" /><strong>C.Z. :</strong> Oui, c’est notamment le cas pour les acteurs… Il y en a que j’ai rencontrés une semaine avant le début du tournage, ou même pendant le tournage, et je me suis dit qu’il fallait absolument les inclure.<br />
<strong>Joshua James Richards :</strong> Ça s’est fait d’une façon très naturelle, très organique. Tous les jours, on filmait une quantité de scènes où l’action était dictée par les personnages, sans script figé, presque comme dans un documentaire. Par exemple, les scènes de rodéo. J’utilisais une lentille grand angle pour capturer le plus possible. Et quand je pouvais poser ma caméra en fin de journée, Chloe devait faire le tri… On a récolté des centaines d’heures de film comme ça. On se disait tout le temps qu’il fallait que le film se crée de l’intérieur vers l’extérieur, le plus naturellement possible.<br />
<strong>C.Z. :</strong> Pour les scènes liées à l’action, je donnais le script à l’acteur avant de tourner, en lui demandant de le dire avec ses propres mots. Je lui donnais le moins d’indications possibles sur l’action, pour le laisser improviser. Et comme je connaissais les acteurs de mieux en mieux, je savais à peu près ce que je pouvais obtenir… Petit à petit, j’ai récolté les moments qu’il nous fallait. On ne faisait jamais plus d’une prise, on ne demandait jamais aux acteurs de répéter exactement les mêmes phrases et les mêmes gestes. </p>
<p><strong>Comment avez-vous trouvé les acteurs ? </strong></p>
<p><strong>C.Z. :</strong> J’ai repéré John sur sa photo de classe&#8230;<br />
<strong>J.R. :</strong> Un jour, j’étais en cours, et quelqu’un est venu me demander d’aller dans le bureau du directeur. Je me suis demandé ce que j’avais encore fait… C’est là que Chloe m’a parlé du film.<br />
<strong>J.J.R. :</strong> Ce sont des jeunes qui n’ont aucune inhibition, je pouvais leur mettre la caméra à trois centimètres sans les déranger, alors que n’importe quel gamin des villes se serait mis à jouer un rôle. Avec John, ça a été particulièrement magnifique, il a lentement intégré la différence entre lui-même et son personnage, ce qui lui a permis de se glisser naturellement dans sa peau quand la caméra tournait… L’acteur le plus naturel que j’aie jamais vu.<br />
<strong>C.Z. :</strong> La jeune fille qui joue Aurelia, la copine de Johnny, est l’une des rares actrices professionnelles présentes dans le film. Elle vient du Canada. Je n’ai pas réussi à trouver de fille dans la réserve, parce que John a une certaine réputation… Les mères ne voulaient pas laisser leurs filles tourner des scènes intimes, et encore moins avec lui. Et puis, la plupart des filles de la réserve sont ses cousines. Mais ça fonctionne assez bien, elle a naturellement l’air un peu différente des autres, ce qui explique qu’elle puisse facilement quitter Pine Ridge alors que John est profondément partagé. </p>
<p><strong>Et pour vous, John et Jashaun, c’était votre première expérience de comédien, ça vous a semblé naturel ?</strong></p>
<p><strong>J.R. :</strong> Oui, les personnages sont vraiment proches de nous… Certaines scènes viennent directement de ma vie de tous les jours, comme celle où je monte à cheval, ou quand je dépèce le daim.</p>
<p><strong>Ah… ok… Pensez-vous que le film permettra d’apporter des améliorations à la vie dans la réserve ? </strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/chansons-mes-freres-apprises-chloe-zhao-1.jpg" alt="Les chansons que mes frères m&#039;ont apprises, de Chloe Zhao" title="Les chansons que mes frères m&#039;ont apprises, de Chloe Zhao" width="280" height="152" class="alignleft size-full wp-image-21783" /><strong>C.Z. :</strong> Pas vraiment. En termes d’argent et de matériel ? Non. Je ne vois pas comment.<br />
<strong>J.J.R. :</strong> En revanche, Pine Ridge a acquis un peu plus de visibilité maintenant. Ce qui est une bonne chose, car les conditions de vie y sont très difficiles… Notre film montre une version très allégée de la situation. Il y a un festival de film dans le Dakota du Sud qui a invité les jeunes de Pine Ridge à leur envoyer des petits courts-métrages. La communication et la transmission se font par voie orale dans cette communauté, pas par écrit, donc faire des films est un bon moyen d’expression pour eux.<br />
<strong>J.R. :</strong> Tout ce qui rend la jeunesse plus positive est une bonne chose, parce que les drogues et le suicide sont vraiment fréquents là-bas…<br />
<strong>Jashaun St John :</strong> Il faudrait plus d’écoles, aussi, plus d’opportunités. Les gens pensent qu’ils ne sont pas assez intelligents pour changer leur vie.<br />
<strong>J.R. :</strong> Ce qui serait bien, ce serait qu’on nous installe plus de moyens de transport. Un bus, des taxis, je ne sais pas, mais un moyen de sortir facilement de la réserve et d’y revenir le soir. Ça nous permettrait d’être plus libres. </p>
<p>&nbsp;<br />
Les chansons que mes frères m’ont apprises <em>(Songs My Brothers Taught Me) de Chloe Zhao, avec John Reddy, Jashaun St John, Irene Bedard&#8230; Etats-Unis, 2014. Présenté à la Quinzaine des réalisateurs 2015.</em></p>
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