<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Grand Écart &#187; Brésil</title>
	<atom:link href="http://www.grand-ecart.fr/tag/bresil/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.grand-ecart.fr</link>
	<description>Étirements cinéphiles</description>
	<lastBuildDate>Sat, 27 Sep 2025 21:12:17 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.5</generator>
		<item>
		<title>Les Bonnes Manières, de Juliana Rojas et Marco Dutra</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/cinema/les-bonnes-manieres-juliana-rojas-marco-dutra/</link>
		<comments>http://www.grand-ecart.fr/cinema/les-bonnes-manieres-juliana-rojas-marco-dutra/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 04 Feb 2018 14:48:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alessandro Rizzo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[Brésil]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.grand-ecart.fr/?p=26106</guid>
		<description><![CDATA[La mère et la bête - Clara, infirmière farouche d’un quartier pauvre de Sao Paulo, se fait engager comme aide à domicile et nounou pour l’enfant qu’attend la jeune et riche Ana. Après un...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>La mère et la bête</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2018/02/les-bonnes-manieres-rojas-dutra-affiche.jpg" alt="Les Bonnes manières, de Juliana Rojas et Marco Dutra" width="208" height="280" class="alignleft size-full wp-image-26107" />Clara, infirmière farouche d’un quartier pauvre de Sao Paulo, se fait engager comme aide à domicile et nounou pour l’enfant qu’attend la jeune et riche Ana. Après un round d’observation marqué par leur différence de classe sociale, les deux femmes aux cœurs solitaires vont se rapprocher jusqu’au partage de leur intimité. Mais, plus sa grossesse avance plus Ana révèle un comportement de plus en plus étrange et inquiétant les nuits de pleine lune. </p>
<p>Film fantastique à plus d’un titre, <em>Les Bonnes Manières</em> réalisé par un talentueux duo mixte brésilien est assurément une des (très) bonnes nouvelles de la sélection 2018 du Festival de Gérardmer. Voilà un film totalement libre assumant sans complexe et avec finesse de muter au fil des minutes de chronique sociale à romance intimiste puis de drame familial à fable d’épouvante. La grande force du tandem aux commandes étant d’avoir réussi à s’affranchir totalement des codes de tous ces genres pour s’insinuer avec une infinie délicatesse dans le quotidien de deux amoureuses solitaires s’illuminant mutuellement avant d’entrer dans celui d’une mère folle d’amour pour un enfant vraiment pas comme les autres. Adeptes d’une certaine économie verbale, ils font le choix judicieux de faire confiance à la musique et de laisser parler le regard incroyablement doux et fiévreux à la fois de leur excellente actrice principale – Isabel Zuaa dans le rôle de Clara – pour raconter cette histoire sombre chargée en sentiments les plus purs. <span id="more-26106"></span></p>
<p>Avec sa structure bipolaire parfaitement séparée par un événement charnière &#8211; qu’on évitera de spoiler &#8211; le film percute par sa façon toute particulière de faire jaillir une poésie naturaliste singulière à partir de petits riens de la vie, comme un geste tendre, une berceuse poignante jouée par une voisine mélomane, un cours télévisé de zumba ou une séance d’épilation familiale. Fable vibrante, parfois dérangeante – notamment quand la maternité devient une abomination &#8211; mais jamais grinçante sur les différences sociales, sexuelles ou originelles, <em>Les Bonnes Manières</em> avance par petites touches impressionnistes depuis le constat socialement lucide sur la société brésilienne qui ouvre le film jusqu’à l’ode à l’amour maternel qui le clôt. L’amour d’une mère par défaut prête à se faire dévorer pour que vive le petit monstre qu’elle a choisi d’aimer et d’élever. Ou bien, comme le suggère le dernier plan du film, ces deux êtres hors normes s’unissent pour faire face à un monde qui ne veut pas d’eux. « Toi et moi contre le monde entier. Et rien ne pourra nous arriver… », l’image est belle comme cette fable fantastique brésilienne.</p>
<p>&nbsp;<br />
Les bonnes manières <em> (As Boas Maneiras) de Juliana Rojas et Marco Dutra, avec Isabel Zuaa, Marjorie Estiano, Miguel Lobo&#8230; Brésil, 2017. Présenté en compétition au Festival international du film fantastique de Gérardmer 2018. Sortie le 21 mars 2018.</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.grand-ecart.fr/cinema/les-bonnes-manieres-juliana-rojas-marco-dutra/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le panier garni de l&#8217;automne 2017</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/cinema/sorties-dvd-theatre-paris-vu-par-wajda-korczak-2017/</link>
		<comments>http://www.grand-ecart.fr/cinema/sorties-dvd-theatre-paris-vu-par-wajda-korczak-2017/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 29 Oct 2017 15:25:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Brésil]]></category>
		<category><![CDATA[chef-d'oeuvre]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[engagé]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.grand-ecart.fr/?p=25994</guid>
		<description><![CDATA[Pour cette rentrée automnale 2017, nous décidons de mettre les petits plats dans les grands. Alors ne la jouons pas petit bras, inutile de mégotter, envoyons du lourd ! Dont acte....]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Pour cette rentrée automnale 2017, nous décidons de mettre les petits plats dans les grands. Alors ne la jouons pas petit bras, inutile de mégotter, envoyons du lourd ! Dont acte. C’est juré, promis, craché, les nouveautés des Editions Montparnasse sollicitent les neurones autant qu’elles piquent la curiosité. Au programme de ces réjouissances pour le moins hétéroclite : le coffret des œuvres essentielles de Jean-Bat’ Poquelin, le Paris des cinéastes de la Nouvelle Vague, deux Wajda inédits qui risquent de vous secouer méchamment les tripes, un documentaire bien barré ou le bonheur de retrouver la fantaisie d’Arthur Joffé, un étonnant dessin animé brésilien présenté au Festival d’Annecy (le plus beau des festivaux !) et, pour terminer en beauté, du vagabondage philosophique qui ne vous fera ni mal aux pieds ni à la tête. </p>
<h3>Le coffret « Comédie française ». 5 pièces de Molière</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/10/michel-duchaussoy-avare-moliere.jpg" alt="Michel Duchaussoy dans L&#039;Avare" title="Michel Duchaussoy dans L&#039;Avare" width="220" height="150" class="alignleft size-full wp-image-26006" /><strong><em>L’Avare</em>. Mise en scène de Jean-Paul Roussillon avec Jacques Eyser dans le rôle d’Anselme, Jean-Paul Roussillon dans le rôle de La Flèche, Michel Aumont dans le rôle d’Harpagon&#8230;</strong></p>
<p>Michel Aumont, en Harpagon grisâtre et nerveux, balaie la scène comme si le percepteur était à ses trousses. Inapte au bonheur, le plus radin des antihéros brasse le vent, pétri de désirs mais résistant à toutes les tentations, surtout celles qui lui en coûteraient. Un sou est un sou. Aumont, c’est l’acteur qui a le verbe haut mais qui, en même temps, sait faire montre d’une extrême douceur. Ces sautes d’humeur nous terrassent ! La mise en scène de Jean-Paul Roussillon épurée à l’extrême n’a jamais été aussi juste, et riche. Du grand art ! <span id="more-25994"></span></p>
<p><strong><em>Tartuffe</em>. Mise en scène de Jacques Charon avec Jacques Charon dans le rôle d’Orgon, Robert Hirsh dans le rôle de Tartuffe, Michel Duchaussoy dans le rôle de Monsieur Loyal…</strong></p>
<p>Tout du long de ce tragique ballet de la comédie humaine où les faux culs élèvent leur hypocrisie au rang de qualité, notre cœur est soulevé jusqu’à la nausée. Attention, tant de bassesse et d’ignominie concentrées sur 2 heures nécessitent un solide traitement contre les aigreurs d’estomac. <em>Tartuffe</em> est peut-être l’œuvre la plus acide de son auteur, la pièce maîtresse, parce qu’elle met frontalement à nu les hommes, qu’elle ne cache rien et dévoile tout. La tartufferie, comme le dit si bien Honoré de Balzac, est le dernier degré des vices sous lequel on couvre ses débordements !<br />
Alors quand la bonhomie d’Orgon se pique sur les traits aquilins de Tartuffe, on jubile. La cruauté est totale, et magnifique. Tartuffe que nous sommes !</p>
<p><strong><em>Le Malade imaginaire</em>. Mise en scène de Jean-Laurent Cochet avec Jacques Charon dans le rôle d’Argan, Jacques Eyser dans le rôle de Diafoirus, Georges Descrières dans le rôle de Purgon&#8230;</strong></p>
<p>Professeur et pédagogue (les deux ne vont pas forcément de pair !), grand comédien, le metteur en scène Jean-Laurent Cochet est l’homme qui a rendu la parole à Gérard Depardieu. Rien que ça ! Alors forcément, son malade imaginaire a la langue bien pendue, voire chargée comme un âne du Poitou. Le résultat est d’une folle gaîté ! En Argan, Jacques Charon envoie du bois, comme disent les plus rebelles des abonnés du Français. Les reparties fusent à la vitesse de la lumière à tel point qu’il est préférable, même devant sa télé, de porter un masque pour se protéger des postillons. Signalons par la même occasion qu’il est très appréciable de profiter du théâtre filmé sans s’envoyer au préalable une boite d’Aspegic 500. </p>
<p><strong><em>Les Femmes savantes</em>. Mise en scène de Jean-Paul Roussillon avec François Chaumette dans le rôle d’Ariste, Dominique Constanza dans le rôle d’Henriette, Simon Eine dans le rôle de Clitandre&#8230;</strong></p>
<p>L’une des plus truculentes pièces de JB Poquelin nous révèle avec force et intensité que si le ridicule ne tue pas, il ne rend pas plus fort ni plus intelligent ! <em>Les Femmes savantes</em> rassemble une cohorte de glandus aussi bavards que pénibles. Les écouter se chicaner sur des broutilles est un enchantement pour les oreilles ! </p>
<p><strong><em>Le Misanthrope</em>. Mise en scène de Jean-Paul Carrère avec Georges Descrières dans le rôle d’Alceste, Bernard Dhéran dans le rôle d’Oronte&#8230;</strong></p>
<p><em>Le Misanthrope</em> célèbre la complexité humaine dans toute sa splendeur quand la haine et l’amour se mêlent de telle façon qu’on ne peut plus rien discerner. Sans doute l’œuvre de Molière la plus moderne. La misanthropie n’est pas une maladie imaginaire. </p>
<h3>Hommage à la Nouvelle Vague</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/10/affiche-paris-vu-par.jpg" alt="Paris vu par..." title="Paris vu par..." width="220" height="150" class="alignleft size-full wp-image-25998" /><em>Paris vu par&#8230;</em> réalisé par Jean Douchet, Jean Rouch, Jean-Daniel Pollet, Eric Rohmer, Jean-Luc Godard et Claude Chabrol.</p>
<p>1965. Jeune producteur et déjà chef d’orchestre, Barbet Schroeder dirige les cinéastes de la Nouvelle Vague pour une immersion dans un Paris en pleine mutation économique et sociale. Chaque quartier qui possède son ambiance devient le théâtre d’une tranche de vie parfois heureuse ou parfois malheureuse. Ma préférence va aux courts d’Eric Rohmer et de Claude Chabrol. Parce que les deux artistes se placent très adroitement à la lisière du fantastique et que l’on peut déjà y reconnaître leur petite musique et leur langage cinématographique. <em>Paris vu par&#8230;</em> reste un exercice de style réjouissant. </p>
<h3>Deux films d’Andrzej Wajda</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/10/docteur-korczak-wajda.jpg" alt="Docteur Korczak, d&#039;Andrzej Wajda" title="Docteur Korczak, d&#039;Andrzej Wajda" width="220" height="150" class="alignleft size-full wp-image-25999" /><strong><em>Korczak</em> avec Wojciech Pszoniak, Ewa Dalkowska, Teresa Budzisz-Krzyzanowska, Marzena Trybala, Piotr Kozlowski&#8230;</strong></p>
<p>Le docteur Korczak a passé ses trois dernières années en tant que médecin juif polonais de 1939 à 1942, dans le ghetto de Varsovie. Il décrit avec réalisme la vie qui y règne. Le scénario du film est directement inspiré de son <em>Journal du ghetto</em>.<br />
Je n’irai pas par quatre chemins pour déclarer à la face du monde que Korczak est un chef-d’œuvre. Pas seulement parce qu’il raconte une histoire vraie et tragique mais tout simplement parce qu’il sonne juste à chaque seconde. Je ne connaissais pas le film avant d’en faire la promotion mais j’en reste encore coi de bonheur. Eh oui, il y a du bon parfois à être aussi ignorant ! Pendant les deux heures que dure le film, nous apprenons à connaître un Juste et nous apprenons à lui dire adieu. A travers le docteur et ces orphelins, Andrzej Wajda raconte sans voyeurisme la résistance dans le ghetto. Avant Steven Spielberg et Roman Polanski, Wajda embrassait l’horreur totale et l’amour absolu.</p>
<p><strong><em>L’Anneau de crin</em> avec Rafal Królikowski, Adrianna Biedrzynska, Cezary Pazura, Jerzy Kamas, Miroslaw Baka&#8230;</strong></p>
<p>Automne 1944, l&#8217;insurrection de Varsovie s&#8217;achève. Après cent jours d&#8217;héroïsme, les soldats de l&#8217;Armée de l&#8217;Intérieur rendent les armes. Marcin, jeune lieutenant, est grièvement blessé. Il est porté par deux jeunes infirmières, Wiska et Jamina. Elles cherchent à se fondre dans la masse de civils qui s&#8217;apprêtent à quitter Varsovie après la capitulation. Les soldats ukrainiens arrivent et l&#8217;un deux s&#8217;éprend de Wiska et l&#8217;ordonne de le suivre&#8230;<br />
<em>L’Anneau de crin</em> est un bel objet cinématographique mais trop insaisissable pour être réellement apprécié à sa juste valeur. L’anneau en question symbolise la promesse du combat pour une société libre et démocratique. Evidemment, en temps de guerre, entre les belles paroles et la réalité du terrain, nous savons tous que les petits intérêts passent avant les grands idéaux. Marcin est un personnage complexe, à la fois résistant, hésitant et pleutre, à tel point que l’on ne sait plus trop si nous devons lui accorder notre confiance. <em>L’Anneau de crin</em> raconte les espoirs déçus et les promesses non tenues. Ce film désenchanté est l’exact opposé des héros sacrifiés de <em>L’Armée des ombres</em>. </p>
<h3>Et comme si ça ne suffisait pas&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/10/feu-sacre-arthur-joffe.jpg" alt="Le Feu sacré, d&#039;Arthur Joffé" title="Le Feu sacré, d&#039;Arthur Joffé" width="220" height="150" class="alignleft size-full wp-image-26000" /><strong><em>Le Feu sacré</em> réalisé par Arthur Joffé avec Arthur Joffé, Dominique Pinon, Maurice Lamy&#8230;</strong></p>
<p>Un cinéaste pose des scénarios et cède à son désir de filmer à travers un vagabondage cinématographique. Filmer les gens qu&#8217;il aime, les lumières qu&#8217;il aime, ses voyages et ses amours, sont ses inspirations. On y trouve la drôlerie d&#8217;anonymes : une dispute de 2 chauffeurs de taxi new-yorkais à propose d&#8217;une église, une scène digne de Woody Allen. Le tout filmé merveilleusement à travers un sacre de la lumière.<br />
Dans <em>Le Feu sacré</em>, Arthur Joffé nous parle de sa vie de fils de cinéaste (son père Alex Joffé a tourné 6 films avec Bourvil entre 1960 et 1970 dont le merveilleux <em>Fortunat</em> que je vous recommande chaudement) et de sa propre vie de cinéaste entre folie absolue et vaines recherches de fond. Durant 1h30, ses amis, ses acteurs fétiches et sa famille le titillent sur ses défauts et ses qualités et son absence totale de concession, qui lui vaut encore aujourd’hui d’être considéré par la profession comme un drôle d’olibrius (on peut penser qu’il doit bien s’en tamponner le coquillard !). Bref, un gars à qui on ne confierait pas la réalisation du prochain <em>Star Wars</em>. Arthur Joffé est un poète, un auteur perché qui s’applique à offrir des œuvres singulières &#8211; <em>Harem, Alberto Express, Que la lumière soit !, Ne quittez pas !</em> &#8211; qui brassent les genres. <em>Le Feu sacré</em>, bourré d’humour et d’autodérision, nous présente un artiste généreux. Parfois, l’autofiction a du bon !</p>
<p><strong><em>Rio 2096</em> réalisé par Luiz Bolognesi</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/10/rio-2096-luiz-bolognesi.jpg" alt="Rio 2096, de Luiz Bolognesi" title="Rio 2096, de Luiz Bolognesi" width="220" height="150" class="alignleft size-full wp-image-26002" />Un immortel dévoile les événements historiques qui se sont déroulés au cours de l&#8217;histoire du Brésil : des guerres tribales précoloniales en passant par les révoltes paysannes du XIXe siècle, la résistance à la dictature militaire des années 1960 jusqu&#8217;au futur dystopique de 2096. Renaissant à chaque époque, ce héros lutte sans cesse aux côtés des plus faibles à la recherche d&#8217;un idéal et d&#8217;un amour perdu.<br />
<em>Rio 2096</em> prouve tout simplement que l’animé peut sans complexe brasser les genres, n’hésitant pas par la même occasion à prendre un certain nombre de risques formels (mélange de crayonné et de numérique) et scénaristiques. Si les allers-retours incessants dans le temps peuvent déranger les plus jeunes spectateurs davantage aguerris aux frises chronologiques made in Education nationale, on salue l’ambition de l’auteur à planter son décor principal dans un territoire dystopique jusque-là réservé aux œuvres pointues de la science-fiction classique. Les voyages temporels du héros nous servent à mieux appréhender la très grande du histoire du Brésil. On va, on vient, on comprend, on apprend. Au cours de ces immersions successives, on décèle un réel point de vue critique sur la gestion du pouvoir. <em>Rio 2096</em> est une œuvre politique et sociale engagée, aussi profonde qu’intelligente, militant pour les droits des plus démunis. Très conseillé. </p>
<p><strong><em>La Philo vagabonde</em> réalisé par Yohan Laffort avec Alain Guyard</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/10/philo-vagabonde-alain-guyard.jpg" alt="La Philo vagabonde" title="La Philo vagabonde" width="220" height="150" class="alignleft size-full wp-image-26001" />Mettre la philosophie dans tous ses états, hors les murs de l&#8217;université et du lycée, loin des intellectuels médiatisés. Plus que démocratiser la philosophie c&#8217;est chercher à la vulgariser, la ramener à sa dimension charnelle, dérangeante, remuante, faisant irruption là où on ne l&#8217;attend pas causant à tous, même aux plus humbles. Surtout à eux. Voilà le combat d&#8217;Alain Guyard lors de ses interventions en France et en Belgique dans des espaces marginalisés où la philosophie rencontrait un nouveau public.<br />
<em>La Philo vagabonde</em> est un récit documenté un peu plus sérieux que La Philo selon Philippe, la série préférée de <a href="http://www.grand-ecart.fr/auteur/mc/">MC</a> et <a href="http://www.grand-ecart.fr/auteur/jnb/">JNB</a>. Trêve de plaisanteries, l’heure est grave. Yohan Laffort et Alain Guyard se sont accoquinés pour rendre au monde un film utile. Utile parce qu’il donne l’envie de se plonger dans les bouquins, parce qu’il incite le spectateur à se bouger la rondelle pour penser autrement qu’un robot devant BFMTV, parce qu’il rend curieux tout simplement. <em>La Philo vagabonde</em> et nous transporte dans un ailleurs où l’on se sent tout d’un coup plus léger.<br />
Le DVD bénéficie d’un formidable livret de 88 pages transportable dans les dîners mondains.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.grand-ecart.fr/cinema/sorties-dvd-theatre-paris-vu-par-wajda-korczak-2017/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Rencontre avec Felipe Barbosa</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/cinema/gabriel-montanha-rencontre-felipe-barbosa-prix-semaine-critique-cannes-2017/</link>
		<comments>http://www.grand-ecart.fr/cinema/gabriel-montanha-rencontre-felipe-barbosa-prix-semaine-critique-cannes-2017/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 27 May 2017 06:05:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Les films de la 56e Semaine de la critique]]></category>
		<category><![CDATA[biopic]]></category>
		<category><![CDATA[Brésil]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.grand-ecart.fr/?p=25586</guid>
		<description><![CDATA[C’était l’un des films sensations de la Semaine de la critique. Gabriel e a monanha y a d’ailleurs obtenu deux prix ce jeudi 25 mai, le prix Révélation France 4...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/gabriel-montanha-felipe-barbosa-affiche-cannes-2017.jpg" alt="Gabriel et a montanha, de Felipe Barbosa" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-25588" />C’était l’un des films sensations de la <a href="http://www.grand-ecart.fr/70e-festival-cinema-cannes/56e-semaine-critique-2017/selection-films-2017/" title="Pourquoi aller à la Semaine de la critique ?">Semaine de la critique</a>. <em>Gabriel e a monanha</em> y a d’ailleurs obtenu deux prix ce jeudi 25 mai, le prix Révélation France 4 et le prix Fondation Gan. Son réalisateur, Felipe Barbosa, revient sur la genèse de ce projet ambitieux où il fait revivre son ami d’enfance, Gabriel Buchmann, tragiquement disparu au Malawi, en faisant se télescoper fiction et réalité. </p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Alors, quelle réaction face aux deux prix que vous venez de remporter ?</strong></p>
<p>J’étais bouleversé, très fier. C’est spécial pour moi d’être reconnu par un tel jury que je remercie encore. Et puis j’ai beaucoup aimé le film qui a obtenu le Grand Prix, <em>Makala</em>. Il y a un pont entre nos deux films qui commencent et se terminent par une prière, où l’Afrique est mise en avant. De manière plus verticale, peut-être&#8230; Et puis pour le Brésil, c’est formidable, car je ne crois pas qu’aucun film brésilien n’avait obtenu un tel prix auparavant. C’est une vraie joie pour moi, ça va nous aider pour une distribution en salles en France. Vive la France !</p>
<p><strong>D’ailleurs, vous parlez très bien français…</strong></p>
<p>Ma mère était prof de français. Elle était aussi la prof de Gabriel d’ailleurs, avec qui j’ai grandi.</p>
<p><strong>Pourquoi revenir sur l’histoire de cet ami justement, Gabriel Buchmann ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/felipe-barbosa-gabriel-montanha-semaine-critique-cannes-2017.jpg" alt="Felipe Barbosa" title="Felipe Barbosa" width="210" height="280" class="alignright size-full wp-image-25592" />Parce que j’ai fini par comprendre la joie qui transparaissait de cet e-mail qu’il a envoyé à sa famille et ses amis quand il était en Ouganda et qui a été divulgué et bien relayé par la presse brésilienne au moment de sa disparition, quand les recherches pour le retrouver ont commencé. Je suis allé en Ouganda en 2011, justement, et je m’y suis senti tellement heureux que je ne voulais pas en repartir, j’ai changé plusieurs fois mon billet retour. Lui aussi avait eu cette même volonté inconsciente de rester là pour toujours. Je me suis alors dit que je pouvais m’approprier cette histoire qui avait bouleversé beaucoup de monde au Brésil. C’était une histoire avec beaucoup de questions, de mystère, une histoire très cinématographique. Il y a aussi un côté spirituel, dans cette mort tragique. Gabriel mangeait tellement la vie que je suis sûr qu’il ne pensait pas qu’il allait mourir, que son esprit ignorait qu’il était mort. Il n’a pas eu la chance de se préparer pour cette rencontre tragique. Ce film peut peut-être l’aider à lui montrer ce qui s’est passé. <span id="more-25586"></span></p>
<p><strong>Pourquoi commencer le film directement par sa mort ?</strong></p>
<p>Parce que c’est une histoire tragique, avec un destin fataliste et je voulais l’annoncer tout de suite, car il n’avait pas qu’un seul but, il voulait trop de choses en même temps. C’est difficile de faire un film comme ça, car normalement, on est attaché à un personnage qui n’a qu’une seule chose en tête. Or lui n’avait pas qu’une quête unique. En annonçant sa mort dès le début, ça amène le spectateur à se demander comment il en est arrivé là. C’était plus facile pour moi, en tant que narrateur. C’était une grande question avec mon coscénariste, car lui était contre cette idée. </p>
<p><strong>Le film est un docu-fiction dans lequel les gens qui ont côtoyé Gabriel pendant ce séjour en Afrique revivent cette rencontre avec votre acteur principal. Comment les avez-vous retrouvés ?</strong></p>
<p>Par des photos qu’il avait faites, des numéros de téléphone, son carnet, des e-mails où il décrivait les gens qui l’avaient marqué. Je savais donc qui étaient les personnes les plus importantes. Son ex-compagne aussi, Cristine, m’a été d’une grande aide, car elle a fait partie de ce voyage pendant quelques semaines. En 2015, je suis reparti sur les traces de Gabriel pendant presque quatre mois après ma première expédition en 2011, avec notamment ma femme et ma coproductrice. On a fait des repérages et des recherches. C’était difficile, car parfois je n’avais que des photos que je montrais aux gens. Mais il y avait plein de personnes que je voulais retrouver comme Lenny, le guerrier masaï, Luke le chauffeur routier ou Goodluck. J’ai fait le Kilimandjaro, le Kenya, la Tanzanie… J’ai fini par les rencontrer, même s’il y a eu parfois des fausses pistes. La plus belle histoire reste celle de Tony à Zanzibar, que Gabriel et Cristine n’ont connu que deux heures. Je ne l’avais pas trouvé, j’étais prêt à supprimer cette scène. Mais le premier jour que nous tournions à Zanzibar, la comédienne est tombée malade et alors que j’étais en train de réfléchir aux plans suivants, je vois un homme qui s’approche de moi, en train de pleurer et il m’a dit venir du Niger, qu’il connaissait Gabriel. Je pensais qu’il mentait et en fait non, c’était Tony. Une coïncidence envoyée par Dieu. J’ai alors tourné la scène qui ne faisait plus partie du scénario.</p>
<p><strong>C’était difficile pour ces personnes de revivre ce qu’elles avaient fait avec Gabriel, mais avec un acteur de cinéma ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/gabriel-montanha-felipe-barbosa-2.jpg" alt="Gabriel et a montanha, de Felipe Barbosa" width="280" height="120" class="alignleft size-full wp-image-25591" />Non, c’était un moment de joie pour eux. Vous savez, ils ont une vie très répétitive, là ils avaient l’opportunité de jouer, avec de beaux souvenirs en tête. Et là-bas, ils ont un rapport différent avec la mort, plus naturel. Ce n’est pas un grand tabou. </p>
<p><strong>Quelle est la part de fiction, alors ?</strong></p>
<p>Il y en a partout : j’ai beaucoup synthétisé pour la dramaturgie. J’ai donné plus d’importance à certaines choses. Et il y a des détails qui diffèrent. Par exemple, quand on montre la main droite plus faible de Gabriel, en fait, il s’agit de celle du comédien. Et puis Gabriel reste un narrateur avec un point d’interrogation. Peut-on faire confiance à tout ce qu’il a écrit ? Par exemple, il a dit certaines choses contradictoires par rapport à ce que les gens qu’il a rencontrés m’ont rapporté ensuite. A son guide du Malawi, il affirme par exemple que son visa va expirer le lendemain pour aller plus vite au mont Mulanje, alors qu’il semblerait que non. </p>
<p><strong>Comment avez-vous choisi Joao Pedro Zappa ?</strong></p>
<p>J’ai vu une quinzaine de comédiens, dont quelques non-professionnels. Mais je voulais quelqu’un avec une vraie technique et qui m’aiderait à me guider dans les scènes. Joao est un excellent acteur de théâtre, il est magnifique sur scène et il me rappelait Gabriel dans son regard, à la fois doux et profond. C’est son regard qui m’a conquis. </p>
<p><strong>Y-a-t-il eu une grande préparation physique ? Ce qu’il fait est assez intense…</strong></p>
<p>Pas vraiment, car il a été choisi quinze jours avant le tournage. Je l’ai fait travailler avec un professeur de capoeira. On a fait des exercices physiques, des randonnées notamment avec un masque pour simuler le manque d’oxygène… C’était un cauchemar pour Joao de monter le Kilimandjaro, c’était très dur pour lui, car c’est un garçon un peu fragile, mais je trouvais que c’était intéressant pour le personnage. D’autant que le Gabriel de mon enfance était comme ça, fragile, timide, observateur…<br />
Au fur et à mesure du film, on découvre un autre Gabriel. Au début, on est très dans l’empathie avec lui, car il est toujours souriant et optimiste. Mais vers la fin, on découvre un autre visage, plus arrogant et prétentieux… Je ne voulais pas faire le portrait d’un saint, mais celui d’un vrai homme avec ses défauts. Il faut confronter ceux qu’on aime à leur part de noirceur. L’amour, ce n’est pas la caresse, c’est la confrontation et aimer l’autre quand même. </p>
<p><strong>Vous avez montré le film à ses proches ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/gabriel-montanha-felipe-barbosa-1.jpg" alt="Gabriel et a montanha, de Felipe Barbosa" width="280" height="117" class="alignright size-full wp-image-25590" />Oui. A sa mère et ses sœurs. C’était très émouvant pour elles. Mais je sais que sa mère est plus légère, plus apaisée, depuis qu’elle l’a vu. </p>
<p><strong>Le film fait aussi penser à <em>Into the wild</em>…</strong></p>
<p>Oui, j’ai pensé à ce film, mais la différence c’est que Christopher McCandless voulait s’isoler du monde, dans une fuite très claire. Il voulait être seul dans la nature. Gabriel, lui, voulait être avec les gens et avait beaucoup de buts dans sa vie. </p>
<p>&nbsp;<br />
Gabriel e a Montanha <em>de Felipe Barbosa, avec Joao Pedro Zappa, Caroline Abras, Luke Mpata…  Brésil, 2017. Prix Révélation France 4 et prix Fondation Gan de la 56e Semaine de la critique. Sortie le 16 août 2017. </em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.grand-ecart.fr/cinema/gabriel-montanha-rencontre-felipe-barbosa-prix-semaine-critique-cannes-2017/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Aquarius, de Kleber Mendonça Filho</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/cinema/aquarius-kleber-mendonca-filho-sonia-braga/</link>
		<comments>http://www.grand-ecart.fr/cinema/aquarius-kleber-mendonca-filho-sonia-braga/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 21 May 2016 10:51:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Menossi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Les films de la Compétition officielle]]></category>
		<category><![CDATA[Brésil]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.grand-ecart.fr/?p=24033</guid>
		<description><![CDATA[C’est l’état de siège à l’Aquarius, immeuble vétuste, ou vintage (question de point de vue), construit dans les années 1940, à Recife, le long de la très convoitée avenida Boa Viagem. Retranchée dans...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>La vieille femme et l’enfant</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/aquarius.jpg" alt="Aquarius, de Kleber Mendonça Filho" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-24045" />C’est l’état de siège à l’Aquarius, immeuble vétuste, ou vintage (question de point de vue), construit dans les années 1940, à Recife, le long de la très convoitée avenida Boa Viagem. Retranchée dans son bel appartement, <em>Madame</em> Clara (époustouflante Sônia Braga), écrivain et journaliste « musique » à la retraite, la soixantaine, résiste corps et âme contre l’envahisseur, un puissant promoteur immobilier, pour continuer à vivre là où elle a toujours et tout vécu. Dans ce face-à-face à la brutalité insidieuse, Kleber Mendonça Filho (<em>Les Bruits de Recife</em>, 2012) filme un Brésil qui s’en va, témoigne de ses changements violents, des conflits de générations et de valeurs. Le cinéaste critique cette idée de renouveau fondé exclusivement sur les exigences d’un marché carnassier, en général, et de la spéculation immobilière, en particulier. Bourgeon tout beau tout neuf de ce renouveau, Diego (Humberto Carrão) est ce jeune roquet vaniteux à peine recruté et prêt à tout pour déloger la reine du palais et mener à bien sa toute première affaire. Tous les autres ont cédé à ses « avances » de rachat. Clara est le grain de sable, la poussière dans l’œil d’un capitalisme aveugle et sauvage. Mais alors que ce fantassin zélé, formé aux méthodes agressives de management <em>made in USA</em>, redouble de médiocrité perverse afin de débusquer sa copropriétaire récalcitrante, Clara oppose son obstination tranquille, ses sarcasmes, sa liberté, son humour, sa beauté et sa musique, son énergie et sa fureur de vivre. <em>« Je suis une vieille femme et un enfant, tout ça à la fois »</em>, dit-elle. <span id="more-24033"></span>Clara et son vieil Aquarius ne se laisseront donc par faire, ultimes remparts d’un Brésil attaqué de toutes parts mais qu’elle s’évertue toujours et encore à transmettre à ses enfants, à son neveu. Un Brésil que Kleber Mendonça Filho embrasse tout entier de sa caméra dans d’impressionnants plans aériens où extérieurs et intérieurs, où Aquarius, plage et mer semblent ne faire qu’un, tous unis dans cet acte de résistance plein de panache. Et qui mieux que la grande et fière Sônia Braga, magnifique icône de la culture brésilienne (<em>Gabriela</em>, <em>Le Baiser de la femme araignée</em>), pouvait incarner ce récit éminemment politique, hymne à la mémoire et à la transmission.</p>
<p>&nbsp;<br />
Aquarius<em> de Kleber Mendonça Filho, avec Sônia Braga, Humberto Carrão, Maeve Jinkings, Irandhir Santos&#8230; Brésil, 2016. En compétition au 69e Festival de Cannes.</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.grand-ecart.fr/cinema/aquarius-kleber-mendonca-filho-sonia-braga/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Une seconde mère, d’Anna Muylaert</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/cinema/une-seconde-mere-anna-muylaert/</link>
		<comments>http://www.grand-ecart.fr/cinema/une-seconde-mere-anna-muylaert/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 06 Jul 2015 21:54:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[adolescence]]></category>
		<category><![CDATA[Brésil]]></category>
		<category><![CDATA[comédie dramatique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.grand-ecart.fr/?p=22225</guid>
		<description><![CDATA[Le cinéma brésilien ne nous donne pas souvent de ses nouvelles dans nos contrées, mais quand il le fait, elles sont plutôt bonnes, grâce notamment à <em>Une seconde mère</em>...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-22228" title="Une seconde mère, d'Anna Muylaert" alt="Une seconde mère, d'Anna Muylaert" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/07/une-seconde-mere-anna-muylaert.jpg" width="210" height="280" />Le cinéma brésilien ne nous donne pas souvent de ses nouvelles dans nos contrées, mais quand il le fait, elles sont plutôt bonnes, grâce notamment à <em>Une seconde mère</em>, comédie dramatique sous le soleil de Sao Paulo. Val est cette seconde mère : pour Fabinho, le petit garçon devenu grand dont elle s’occupe en tant que gouvernante dans une famille aisée. Fabinho la préfère à sa propre génitrice, plus encline à câliner son téléphone que lui. Elle est aussi une seconde mère pour Jessica, sa fille qu’elle n’a plus revue depuis plus de dix années par manque de moyens et pour se prémunir de son ex-mari. Aussi, quand Jessica, brillante élève, décide d’étudier à Sao Paulo et de s’installer avec elle dans la maison de ses patrons, Val va tout faire pour devenir la mère qu’elle n’a jamais pu être et tenter de trouver sa place dans une société brésilienne qui renvoie à celle des castes indiennes. Les pauvres d’un côté, les riches de l’autre, et les gouvernantes qui font le lien entre ces deux univers.</p>
<p>On s’amuse beaucoup des efforts de cette femme brave et docile pour canaliser sa fille émancipée qui cause sans le vouloir des dégâts dans une famille bourgeoise (un peu comme dans le <em>Théorème</em> de Pasolini). Quand le père et le fils ne lui font pas la cour pour gagner ses faveurs, la mère fait tout pour se débarrasser de cette jeune rivale en micro-short qui ose se baigner dans sa piscine et manger la glace qu’elle a achetée. <span id="more-22225"></span>Mais sous le rire, le tragique n’est jamais bien loin. Val souffre de ne pouvoir communiquer avec son enfant devenue adulte et qui elle, a su prendre son destin en main. Mais Val que vaille, elle va tout faire pour y parvenir, quitte à sortir du chemin tout tracé qu’elle avait elle-même balisé. Avec une direction d’acteurs irréprochable, une tendresse qui affleure de chaque scène et un sujet universel (la reconnaissance d’une mère par sa fille, à moins que ça ne soit l’inverse), Anna Muylaert réussit un film chaleureux et émouvant qui donne envie d’étreindre sa mère : que ce soit celle qui nous a mis au monde ou celle qui nous a élevé…<br />
Une seconde mère <em>d’Anna Muylaert, avec Regina Casé, Antonio Abujamra, Helena Albergaria, Michel Joelsas, Luis Miranda… Brésil, 2014. Sortie le 24 juin 2015.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.grand-ecart.fr/cinema/une-seconde-mere-anna-muylaert/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le Sel de la terre, de Wim Wenders et Juliano Ribeiro Salgado</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/un-certain-regard-2014/le-sel-de-la-terre-wim-wenders-juliano-ribeiro-salgado/</link>
		<comments>http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/un-certain-regard-2014/le-sel-de-la-terre-wim-wenders-juliano-ribeiro-salgado/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 08 Apr 2014 21:55:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Chouanière</dc:creator>
				<category><![CDATA[Un Certain Regard 2014]]></category>
		<category><![CDATA[Brésil]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.grand-ecart.fr/?p=17387</guid>
		<description><![CDATA[Sélection Un Certain Regard 2014 Qui ? On ne présente plus Win Wenders, réalisateur de Paris, Texas ou des Ailes du désir, également documentariste (on lui doit un documentaire sur...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Sélection Un Certain Regard 2014</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/04/sel-de-la-terre-wim-wenders-sebastiao-salgado.jpg" alt="Le Sel de la terre, de Wim Wenders" title="Le Sel de la terre, de Wim Wenders" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-17389" /><strong>Qui ?</strong></p>
<p>On ne présente plus Win Wenders, réalisateur de <em>Paris, Texas</em> ou des <em>Ailes du désir</em>, également documentariste (on lui doit un documentaire sur Pina Bausch et un autre sur le blues). Il coréalise ce nouveau métrage avec Juliano Ribeiro Salgado, fils du photographe Sebastiao Salgado.</p>
<p><strong>Quoi ?</strong></p>
<p>La dernière exposition de Salgado à Paris fut un gros événement dans le monde de la photo. Wim Wenders et le fils du maître ont choisi de parcourir avec lui le monde et de ramener un témoignage vivant et actuel sur la photographie, avec de nombreuses explications et une mise en perspective de la carrière de l’auteur de <em>Genesis</em>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/un-certain-regard-2014/le-sel-de-la-terre-wim-wenders-juliano-ribeiro-salgado/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>16/04-23/04 : 15e Festival du cinéma brésilien de Paris</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/15e-festival-cinema-bresilien-paris-2013/</link>
		<comments>http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/15e-festival-cinema-bresilien-paris-2013/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 06 Apr 2013 15:28:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pense-bête]]></category>
		<category><![CDATA[Brésil]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.grand-ecart.fr/?p=12033</guid>
		<description><![CDATA[De quoi s&#8217;agit-il ? Pour son quinzième anniversaire, le Festival du film brésilien de Paris réinvestit le cinéma L&#8217;Arlequin. Pendant une semaine, du 16 au 23 avril 2013, le public...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/04/15e-festival-cinema-bresilien-paris-2013.jpg" alt="15e Festival du cinéma brésilien de Paris" title="15e Festival du cinéma brésilien de Paris" width="146" height="200" class="alignleft size-full wp-image-12034" /><strong>De quoi s&#8217;agit-il ?</strong></p>
<p>Pour son quinzième anniversaire, le Festival du film brésilien de Paris réinvestit le cinéma L&#8217;Arlequin. Pendant une semaine, du 16 au 23 avril 2013, le public pourra assister au meilleur des fictions et documentaires brésiliens. Parmi les sept films de la compétition, les spectateurs pourront récompenser du Prix du public celui qu&#8217;ils préféreront ; le jeune public pourra quant à lui profiter de trois séances dédiées ; outre de nombreuses séances spéciales, un hommage en sa présence à Carlos Diegues, figure incontournable du <em>cinema novo</em>, aura lieu avec dix films ; enfin, une exposition de photos de Marc Ferrez intitulée &#8220;Autrefois, Rio&#8221; viendra agrémenter élégamment le Festival. <em>Vamos</em> !</p>
<p><em>&raquo; Plus d&#8217;informations sur le site du <a href="http://www.festivaldecinemabresilienparis.com/2013/" target="_blank" rel="nofollow" class="broken_link">Festival du cinéma brésilien de Paris</a></em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/15e-festival-cinema-bresilien-paris-2013/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Historias, les histoires n&#8217;existent que lorsque l&#8217;on s&#8217;en souvient, de Julia Murat</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/cinema/historias-histoires-existent-lorsque-souvient-julia-murat/</link>
		<comments>http://www.grand-ecart.fr/cinema/historias-histoires-existent-lorsque-souvient-julia-murat/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 17 Jul 2012 21:48:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie Amigues</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Argentine]]></category>
		<category><![CDATA[Brésil]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.grand-ecart.fr/?p=8924</guid>
		<description><![CDATA[Derrière ce titre à rallonge se cache un film poétique et tendre, en salle le 18 juillet...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/07/historias-julia-murat.jpg" alt="Historias, de Julia Murat" title="Historias, de Julia Murat" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-8926" />Derrière ce titre à rallonge se cache un film poétique et tendre. L&#8217;histoire d&#8217;un petit village au cœur du Brésil engourdi par le temps qui va se réveiller doucement à l&#8217;arrivée d&#8217;une jeune photographe.</p>
<p>Le début du film décline lentement plusieurs fois la même scène : Madalena, une vieille dame qui vit dans le souvenir de son défunt mari, pétrit et cuit le pain pour la boutique d’Antonio. Comme chaque jour, il lui dit qu&#8217;elle est têtue comme une mule (elle range les petits pains d&#8217;une certaine façon, tandis qu&#8217;il les retire aussitôt pour faire à sa façon). Malgré la rudesse apparente de l&#8217;homme, on ressent beaucoup de complicité et de tendresse entre eux. Comme chaque jour, ils s&#8217;assoient sur le banc devant la boutique pour boire le café et discuter. Puis, ils vont écouter le sermon du prêtre avant d&#8217;aller prendre le déjeuner avec les autres habitants du village. Le côté itératif crée une atmosphère étrange et mime avec grâce la langueur dans laquelle semblent être englués le village et ses habitants en bout de course. Le magnifique travail du directeur de la photographie, Lucio Bonelli, fait penser sans équivoque aux tableaux de Rembrandt ou du Caravage. C&#8217;est dans une semi-pénombre ou une lumière sans fard que tous les jours, les mêmes gestes, les mêmes mots, le quotidien se répètent à l&#8217;infini.<span id="more-8924"></span> Seule la mort peut briser cette mécanique parfaitement huilée. Mais le problème c&#8217;est que les vieux ne semblent pas pouvoir mourir : le cimetière est fermé, verrouillé depuis bien longtemps&#8230; Un mystère qui fait parfois basculer le film dans un réalisme fantastique. </p>
<p>La deuxième partie du film voit Rita, une jeune photographe, débarquer dans cet étrange endroit habité de vieilles personnes et irrévocablement coupé du monde. On ne sait pas pourquoi elle est là, elle semble perdue. Elle prend des clichés qui s&#8217;insèrent entre les séquences, donnant au film une dimension documentaire. En se fondant dans le paysage, elle tisse des liens avec les âmes du village. Escamotant l&#8217;écart entre les générations, Rita devient un pont entre le rêve et la réalité, la vie et la mort. Et le film d&#8217;interroger sur le rôle de la tradition, de la transmission et de la mémoire personnelle et collective.<br />
Récompensé dans de nombreux festivals à travers le monde et premier long-métrage de fiction de la jeune réalisatrice brésilienne Julia Murat, <em>Historias, les histoires n&#8217;existent que lorsque l&#8217;on s&#8217;en souvient</em>, est un joli film enchanteur et sensible.</p>
<p>&nbsp;<br />
Historias, les histoires n&#8217;existent que lorsque l&#8217;on s&#8217;en souvient<em> de Julia Murat, avec Sonia Guedes, Lisa Serra, Luiz Serra, Argentine, Brésil, France. Sortie le 18 juillet 2012.</em></p>
<p><center><iframe frameborder="0" width="560" height="310" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xry0mq?logo=0&#038;hideInfos=1"></iframe></center></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.grand-ecart.fr/cinema/historias-histoires-existent-lorsque-souvient-julia-murat/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Sur la route, de Walter Salles</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/cinema/sur-route-walter-salles-jack-kerouac/</link>
		<comments>http://www.grand-ecart.fr/cinema/sur-route-walter-salles-jack-kerouac/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 27 May 2012 22:23:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Menossi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Films du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[adaptation]]></category>
		<category><![CDATA[Brésil]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Kristen Stewart]]></category>
		<category><![CDATA[road movie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.grand-ecart.fr/?p=6193</guid>
		<description><![CDATA[Walter Salles, le réalisateur de <em>Carnets de voyage</em>, a eu bien de l'audace en acceptant d'adapter au cinéma le célèbre roman de Jack Kerouac <em>Sur la route</em>, véritable manifeste <em>beat</em>...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/04/sur-la-route3.jpg" alt="Sur la route, de Walter Salles" title="Sur la route, de Walter Salles" width="280" height="186" class="alignleft size-full wp-image-7562" />Walter Salles, le réalisateur de <em>Carnets de voyage</em>, a eu bien de l&#8217;audace en acceptant d&#8217;adapter au cinéma le célèbre roman de Jack Kerouac <em>Sur la route</em>, véritable manifeste de la <em>beat generation</em>. Une audace que le cinéaste n&#8217;est malheureusement pas parvenu à transmettre à son film qui s&#8217;avère d&#8217;une décevante banalité. Bien malin celle ou celui qui trouverait dans cette œuvre ne serait-ce qu&#8217;un semblant de l&#8217;invraisemblable élan de liberté qu&#8217;ont incarné Kerouac, Ginsberg, Burroughs et les autres. Des têtes brûlées à l&#8217;esprit vagabond à l&#8217;origine d&#8217;un souffle libertaire sans concession et qui ont fait du mouvement permanent, de l&#8217;expérimentation et du plaisir les fondements d&#8217;un nouveau mode de vie. Des individus pour lesquels <em>&#8220;la liberté valait tout ce par quoi ils sont passés pour la célébrer&#8221;</em>, se souvient Al Hinkle (<em>aka</em> Ed Hunkel dans le roman et le film), l&#8217;un des rares survivants de la petite bande. <span id="more-6193"></span>Là où Walter Salles échoue, c&#8217;est en passant totalement à côté de la géographie interne des personnages, de leurs vicissitudes psychologiques, réduisant Sal Paradise (Sam Riley), Dean Moriarty (Garrett Hedlund) et Marylou (Kristen Stewart) à de simples férus de parties de jambes en l&#8217;air, à des consommateurs de whisky, de be-bop et de benzédrine. Quelle pathétique séquence que celle où Marylou et Dean gesticulent tant qu&#8217;ils peuvent sur un <em>Salt Peanuts</em> qui les dépasse totalement, simulant un état de transe auquel on ne croit pas un seul instant ! Et quant à donner de la consistance à leurs états d&#8217;âme, à leur brûlante volonté de ne pas se laisser enfermer, le film ne propose rien. Difficile de développer une quelconque empathie pour ces personnages, tant le récit s&#8217;accommode de lignes narratives insipides. Une accumulation interminable de séquences <em>sex &#038; drug</em>, entrecoupées de pénibles inserts en voix off directement extraits du texte original… Aveu de faiblesse classique lorsqu&#8217;on réalise s&#8217;être frotté à plus fort que soi. Le <em>Sur la route</em> de Walter Salles est bien trop timide pour espérer restituer une once de la force du livre de Kerouac. Comme paralysé par l&#8217;enjeu, le réalisateur tricote et tournicote autour de son sujet sans jamais oser s&#8217;en approcher, balbutiant un cinéma sans ambition et sans la moindre intensité dramatique qui balance entre road trip sans vie et trip tout court sous amphétamines périmées. Mais de tripes, justement, Walter Salles en a manqué et pendant plus de deux heures, se laisse entraîner sur une pente à 15 %, celle d&#8217;un ennui profond, sans jamais donner l&#8217;impression de contrôler quoi que ce soit. </p>
<p>Sur la route <em>de Walter Salles, avec Garrett Hedlund, Sam Riley, Kristen Stewart, Viggo Mortensen, Amy Adams&#8230; France, Brésil, 2012. En compétition au 65e Festival de Cannes. Sortie le 23 mai 2012.</em></p>
<p><strong>&raquo; Retrouvez tout notre <a href="/festival-cannes-2012/">dossier dédié au 65e Festival de Cannes</a><br />
&raquo; Toutes les infos sur <a href="http://www.cinezik.org/critiques/affcritique.php?titre=sur_la_route" target="_blank">la bande originale de <em>Sur la route</em> avec Cinezik</a></strong></p>
<p>&nbsp;<br />
<center><iframe frameborder="0" width="560" height="315" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xq1v7y?logo=0&#038;hideInfos=1"></iframe></center></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.grand-ecart.fr/cinema/sur-route-walter-salles-jack-kerouac/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>8</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Infancia clandestina, de Benjamin Avila</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/cinema/infancia-clandestina-benjamin-avila/</link>
		<comments>http://www.grand-ecart.fr/cinema/infancia-clandestina-benjamin-avila/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 22 May 2012 06:24:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie Amigues</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Films du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Argentine]]></category>
		<category><![CDATA[Brésil]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[Quinzaine des réalisateurs]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.grand-ecart.fr/?p=7158</guid>
		<description><![CDATA[Juan, ou plutôt «Ernesto», a 12 ans. Après des années d'exil, il revient avec sa famille (et un autre prénom) en Argentine. Ses parents sont des membres très actifs de l'organisation Montoneros, en lutte contre...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/infancia-clandestina-affiche.jpg" alt="Infancia clandestina, de Benjamin Avila" title="Infancia clandestina, de Benjamin Avila" width="187" height="280" class="alignleft size-full wp-image-7176" />Juan, ou plutôt «Ernesto», a 12 ans. Après des années d&#8217;exil, il revient avec sa famille (et un autre prénom) en Argentine. Ses parents sont des membres très actifs de l&#8217;organisation Montoneros, en lutte contre la junte militaire au pouvoir dans les années 1970. Cette histoire, c&#8217;est l&#8217;histoire du réalisateur, celle de sa catharsis. Lui aussi a vécu une enfance clandestine et a perdu des êtres chers dans ce combat pour la liberté. Sans être une stricte autobiographie, l&#8217;émotion est intacte. Un sujet fort et personnel puisque Benjamin Avila avait déjà réalisé en 2004 un long-métrage documentaire, <em>Nietos</em>, sur les enfants des «Disparus», volés par les familles de militaires pendant la dictature. Une blessure ouverte dans laquelle il embarque son spectateur. Notamment par le biais d&#8217;images dessinées qu&#8217;il dit ne pas avoir insérées pour mettre à distance l&#8217;émotion mais au contraire pour l&#8217;exacerber. </p>
<p>Des larmes, donc, mais aussi des rires et des sourires dans ce film qui déroule un quotidien très tendre, malgré la violence omniprésente. Beaucoup d&#8217;amour dans cette famille si atypique. Même entre les parents qui ont plutôt épousé la cause militante. <span id="more-7158"></span>La relation de Juan à son oncle Beto, ce personnage impulsif mais doux, est bouleversante. Et puis il y a cette jolie histoire avec sa camarade d&#8217;école, Maria, dont il tombe amoureux et pour laquelle il est prêt à quitter sa famille, lui qui est si habitué à tout plaquer du jour au lendemain.</p>
<p>Un film à hauteur d&#8217;enfant qui revisite cet épisode douloureux de l&#8217;histoire argentine. Comment vivre, aimer, jouer, se réjouir&#8230; quand la peur est là, à chaque instant ? Quand il faut mentir tous les jours et partir, tout recommencer au moindre danger ? Mais, à travers le regard pénétrant du petit Ernesto, restent les idées qui, elles, ne meurent jamais.</p>
<p>&nbsp;<br />
Infancia clandestina <em>de Benjamin Avila, avec Ernesto Alterio, Natalia Oreiro, Cesar Troncoso, Teo Gutierrez Moreno&#8230; Argentine, Espagne, Brésil, 2012. Présenté à la Quinzaine des réalisateurs 2012.</em></p>
<p><center><iframe frameborder="0" width="480" height="210" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xqvnkp?logo=0&#038;hideInfos=1"></iframe></center></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.grand-ecart.fr/cinema/infancia-clandestina-benjamin-avila/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
