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	<title>Grand Écart &#187; Revue de presse</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Revue de presse des lundi 21 et mardi 22 mai</title>
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		<pubDate>Tue, 22 May 2012 16:46:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Croisette]]></category>

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		<description><![CDATA[<em>« Qui ne versera pas une larme à la vision d'</em>Amour<em> peut être raisonnablement traité de con. »</em> Paf. L'attaque de la critique de <em>Libé</em> donne le ton (et fait coucou au <em>Figaro</em>)...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/revue-presse-anthony-zimmer-cannes.jpg" alt="Tournage sur la plage de Cannes d&#039;Anthony Zimmer" title="Tournage sur la plage de Cannes d&#039;Anthony Zimmer" width="280" height="156" class="alignleft size-full wp-image-6821" /><em>« Qui ne versera pas une larme à la vision d&#8217;</em><a href="/cinema/amour-michael-haneke/" target="_blank">Amour</a><em> peut être raisonnablement traité de con. »</em> Paf. L&#8217;attaque de la critique de <em>Libé</em> donne le ton (et fait coucou au <em>Figaro</em>, qui retient surtout <em>« la souffrance croissante infligée au spectateur »</em>). La Croisette est bouleversée. Jean-Marc Lalanne, des <em>Inrocks</em> (<a href="http://www.lesinrocks.com/" target="_blank" rel="nofollow">ici</a>), est <em>« sidéré »</em>. <em>Télérama</em> (<a href="http://www.telerama.fr/festival-de-cannes/journal-de-bord-5-rachid-djaidani-emmanuelle-riva-abbas-kiarostami,81733.php" target="_blank" rel="nofollow" class="broken_link">là</a>) proclame qu&#8217;il s&#8217;agit du <em>« grand choc »</em> du Festival, et <em>« ne cesse de penser »</em> à Emmanuelle Riva depuis deux jours. </p>
<p>Mais la Croisette est aussi bouleversée, au sens littéral. D&#8217;abord, parce que la cause de cet émoi, de cet élan de tendresse, c&#8217;est Haneke. Le réalisateur de <em>Funny Games</em>. Celui qui d&#8217;habitude, est <em>« plus occupé à penser le protocole du ressentiment et de la haine »</em>, rappellent les <em>Inrocks</em>. <em>Technikart</em> est aussi <em>« surpris »</em> parce ce que ce <em>« huis clos mortifère est son film le plus doux, le plus simple, le moins maso »</em>. En fait, Haneke, c&#8217;est Casimir, si on en croit <em>Libé</em>, qui parle d&#8217;un film <em>« monstre et gentil. Un film qui fait du bien, mais qui, au nom de ce bien, appuie où ça fait mal. »</em> <em>« Maaal »</em>, comme les derniers mots d&#8217;Emmanuelle Riva. <span id="more-7310"></span></p>
<p>Ensuite, parce que tout fout le camp. Déjà, cette revue de presse est une compil&#8217; deux jours en un. Et puis il pleut. Et la pluie à Cannes, ça veut dire 42 parapluies au mètre carré qui se croisent dangereusement sur les trottoirs, des heures de queue sous la pluie pour qui n&#8217;a pas cédé à l&#8217;arnaque du parapluie à 10 euros qui tient même pas contre le vent, et la fermeture momentanée de la salle du 60e, celle des séances de rattrapage, non soumise à la hiérarchie des badges. Tout un système parfaitement huilé qui bat de l&#8217;aile. <em>Le Figaro</em> ne retrouve plus ses petits. <em>« Les lecteurs du </em>Figaro<em> sont sûrement comme nous,</em> commence Eric Neuhoff. <em>Un film roumain de deux heures et demie : la perspective a le don de provoquer la fuite. »</em> Et au final, ouvrant ses colonnes à Cristian Mungiu, le quotidien se demande s&#8217;il est en présence d&#8217;une future Palme. Dans le Resnais, <em>Libé</em> &#8211; <a href="http://next.liberation.fr/cinema/2012/05/21/la-toile-de-resnais_820379" target="_blank" rel="nofollow">ici</a> &#8211; explique que <em>« les rôles, acteurs et personnages se mêlent inextricablement, les vieux se coulent dans la peau de leurs 20 ans, les filles ont l’âge des mères et les hommes mûrs celui des verts »</em> et <em>« </em>Vous n’avez encore rien vu<em> ne cesse de démentir son titre : c’est au contraire lanterne magique et corne d’abondance pour tous les frappés de la chose scopique. »</em> Cannes, jour 5, rien ne va plus ?</p>
<p>On se rassure, il y a quand même des constantes. La projection de <em>Room 237</em> à la <a href="/festival-cannes-2012/films-65e-cannes/quinzaine-realisateurs-edouard-waintrop/" target="_blank">Quinzaine</a> par exemple, une compil&#8217; des théories saugrenues sur <em>The Shining</em>. Ce qui réjouit <em>Libé</em> : <em>« Un festival sans un hommage à la cinéphilie, c’est comme oublier la fève dans la galette des rois. Ça ne change rien au goût, mais c’est moins rigolo. »</em> Et puis le Kiarostami, <em>« Certains cinéastes aiment varier les plaisirs. Pas Abbas Kiarostami. </em>Like Someone in Love<em> est la copie conforme de son film précédent qui s&#8217;appelait&#8230; </em>Copie conforme<em> ! »</em> Ce à quoi <em>Libé</em> répondait l&#8217;autre jour : <em>« Et Monet, il l&#8217;a peinte combien de fois sa cathédrale ? »</em> Re-Paf. Et à propos de Paf qui se perdent, chez <em>Libé</em>, Ondine Millot, qui signe les portraits, se fait encore draguer. <a href="http://next.liberation.fr/cinema/2012/05/20/l-accort-sensible_820075" target="_blank" rel="nofollow">Là</a>, c&#8217;est Shia LaBeouf qui tente sa chance, en rapprochant son fauteuil <em>« très très près pour répondre, à [lui] toucher les genoux »</em>. A l&#8217;insistance du <em>« très très »</em>, j&#8217;ai peur qu&#8217;Ondine Millot ne craigne pour son intégrité physique. <em>Libé</em>, fais quelque chose !</p>
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		<title>Revue de presse du dimanche 20 mai</title>
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		<pubDate>Sun, 20 May 2012 17:29:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Croisette]]></category>

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		<description><![CDATA[C'est dimanche, il pleut, et, suite aux divers films de la journée, tout le monde pleure dans notre appart transformé en camp roumain (un hommage à <em>Au delà des collines</em>, que <em>Télérama</em> a trouvé...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/revue-presse-anthony-zimmer-cannes.jpg" alt="Tournage sur la plage de Cannes d&#039;Anthony Zimmer" title="Tournage sur la plage de Cannes d&#039;Anthony Zimmer" width="280" height="156" class="alignleft size-full wp-image-6821" />C&#8217;est dimanche, il pleut, et, suite aux divers films de la journée, tout le monde pleure dans notre appart transformé en camp roumain (un hommage à <em><a href="/cinema/au-dela-collines-cristian-mungiu/" target="_blank">Au delà des collines</a></em>, que <em>Télérama</em> a trouvé « fascinant » &#8211; <a href="http://www.telerama.fr/festival-de-cannes/en-competition-au-dela-des-collines-de-cristian-mungiu,81720.php" target="_blank" rel="nofollow" class="broken_link">ici</a>). Comme nos camarades journalistes, nous sommes en mode mineur. Camarades, parce que le <em>Journal du Dimanche</em> se sent tout à coup des envies de révolution grâce au <em><a href="/cinema/grand-soir-benoit-delepine-gustave-kervern/">Grand Soir</a></em>, de Kervern et Delépine, qui seraient <em>« un peu les Mélenchon du cinéma français. Et c&#8217;est pour ça qu&#8217;on les aime. »</em> Enfin, ils précisent que ça donnerait <em>« presque envie, au spectateur aussi, de tout envoyer balader »</em>. Presque, hein, faut pas déconner non plus. </p>
<p>La presse ne paraissant pas aujourd&#8217;hui, les actualisations des sites tardant un peu (le rythme du Festival commence à se faire sentir), peu de choses à croquer, si ce n&#8217;est un point d&#8217;étape de <em>Télérama</em> &#8211; <a href="http://www.telerama.fr/festival-de-cannes/journal-de-bord-3-nabil-ayouch-tom-hardy-brandon-cronenberg,81719.php" target="_blank" rel="nofollow" class="broken_link">ici</a> (Audiard a toujours la cote, Seidl divise, Garrone déçoit) &#8211; et deux paris ambitieux : Pierre Siankowski, dans son journal de bord plus que recommandable (<a href="http://cannes2012.lesinrocks.com/2012/05/19/pierre-siankowski-a-cannes-jour-3/" target="_blank" rel="nofollow" class="broken_link">là</a>), parie deux euros sur un prix d&#8217;interprétation au taulard de <em><a href="/cinema/reality-matteo-garrone/" target="_blank">Reality</a></em>, Aniello Arena, et la vendeuse du film de Xavier Dolan a juré à Isabelle Regnier, du <em>Monde</em> &#8211; <a href="http://cannes.blog.lemonde.fr/2012/05/19/black-and-white/" target="_blank" rel="nofollow" class="broken_link">là</a> &#8211; que si <em><a href="/cinema/laurence-anyways-xavier-dolan/" target="_blank" rel="nofollow">Laurence Anyways</a></em> n&#8217;avait pas de prix, elle se rasait la tête. <span id="more-7124"></span></p>
<p>Parions, nous, que dans une semaine, tout le monde dira que tout cela était pour de rire, bien entendu. Et à ce propos, saluons <em>Télérama</em> &#8211; <a href="http://www.telerama.fr/festival-de-cannes/la-croisette-s-amuse-peu,81611.php" target="_blank" rel="nofollow" class="broken_link">là</a> &#8211; qui a trouvé, on ne sait pas quand, le temps de faire un papier de fond sur la comédie à Cannes, où on apprend que ce n&#8217;est pas le Festival, enfin Thierry Frémaux, qui est réticent mais les producteurs, qui redoutent une image « intello », mauvaise pour le marketing, et aussi de se faire lyncher par la critique, qu&#8217;on imagine également trop intello pour avoir le sens de l&#8217;humour. On veut pas dénoncer, mais <em>Télérama</em> a intitulé cet article « La Croisette s&#8217;amuse peu ». Etre intello et drôle à la fois, faut reconnaître que c&#8217;est pas facile tous les jours.</p>
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		<title>Revue de presse du samedi 19 mai</title>
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		<pubDate>Sat, 19 May 2012 19:00:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sont-ils troublés ? Déboussolés ? En manque de repères, nos camarades journalistes ? Il faut dire qu'on entre dans le dur. Bientôt, on atteindra ce moment du Festival où l'on ne sait plus rien. Quel jour...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/revue-presse-anthony-zimmer-cannes.jpg" alt="Tournage sur la plage de Cannes d&#039;Anthony Zimmer" title="Tournage sur la plage de Cannes d&#039;Anthony Zimmer" width="280" height="156" class="alignleft size-full wp-image-6821" />Sont-ils troublés ? Déboussolés ? En manque de repères, nos camarades journalistes ? Il faut dire qu&#8217;on entre dans le dur. Bientôt, on atteindra ce moment du Festival où l&#8217;on ne sait plus rien. Quel jour on est, quel film on va voir, à quelle heure, et où, si le but de la vie est vraiment d&#8217;être Rose pastille, et surtout si y a moyen de lui piquer son invit&#8217; bleue en tentant le coup du <em>&#8220;Derrière toi ! [insérer ici le nom de la vedette improbable du jour, exemple : Alec Baldwin] !&#8221;</em> Et puis certains ont vu hier <a href="/cinema/mekong-hotel-apichatpong-weerasethakul-ecstasy-garden/" target="_blank">le nouveau Apichatpong Weerasethakul</a>, aka le cauchemar des secrétaires de rédaction et des gens rationnels. Le film qui inspire des phrases fleuves (le Mékong, donc) avec plein de <em>:</em>, de <em>;</em>, de <em>()</em>, et de <em>,</em>. A l&#8217;image de son cinéma, c&#8217;est sûrement très inspiré, très poétique, mais pas bien clair pour le commun des mortels &#8211; celui qui ne meurt qu&#8217;une fois et ne se souvient pas de ses vies passées (lire notamment <a href="http://cannes2012.lesinrocks.com/2012/05/18/mekong-hotel-dapichatpong-weerasethakul-a-la-frontiere-du-realisme/" target="_blank" rel="nofollow" class="broken_link"><em>Les Inrocks</em></a> ou <a href="http://next.liberation.fr/cinema/2012/05/17/mekong-hotel-voit-doubles_819499" target="_blank" rel="nofollow"><em>Libé</em></a>). <span id="more-7047"></span></p>
<p>Du coup, comme pour se rassurer, on s&#8217;accroche à nos références comme à ces bouées qu&#8217;on voit poindre derrière le Cinéma de la plage. Et donc, en plus de vouloir &#8220;tirer sur le guitariste&#8221; de l&#8217;hôtel Mékong, <em>Libération</em> (<a href="http://next.liberation.fr/cinema/2012/05/18/les-betes-du-sud-sauvage-boueux-de-sauvetage_819762" target="_blank" rel="nofollow">ici</a>) cite Robert Flaherty pour <em><a href="/cinema/betes-sud-sauvage-benh-zeitlin/" target="_blank">Les Bêtes du sud sauvage</a></em>. <em>Télérama</em> (<a href="http://www.telerama.fr/festival-de-cannes/journal-de-bord-2-melvil-poupaud-apichatpong-weerasethakul-pablo-lorrain,81703.php" target="_blank" rel="nofollow" class="broken_link">là</a>) revient à Truffaut pour <em>Au galop</em>, <em>Libération</em> lui préfère Desplechin, mais tous deux s&#8217;accordent pour convoquer la gloire de la comédie italienne chez <a href="/cinema/reality-matteo-garrone/" target="_blank">Matteo Garrone</a> (<a href="http://next.liberation.fr/cinema/2012/05/18/voir-naples-et-fou-rire_819755" target="_blank" rel="nofollow">Libé</a> et <a href="http://www.telerama.fr/festival-de-cannes/le-film-du-jour-reality-de-matteo-garrone,81704.php" target="_blank" rel="nofollow" class="broken_link">Télérama</a>). Là où ça devient plus compliqué, c&#8217;est quand on se risque au mélange. <em>Les Bêtes du sud sauvage</em>, pour <em>Télérama</em>, ce serait le croisement de Bunuel et Spike Jonze, filmé par un fan de Malick. Et Serge Kaganski (<a href="http://cannes2012.lesinrocks.com/2012/05/19/apres-la-bataille-quelle-energie/" target="_blank" rel="nofollow" class="broken_link">là</a>), croyant convaincre du sublime d&#8217;<em>Après la bataille</em>, nous explique qu&#8217;on est entre <em>Plus belle la vie</em> et un Mocky oriental. Cannes, jour 4. On est en train de les perdre.</p>
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		<title>Revue de presse du vendredi 18 mai 2012</title>
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		<pubDate>Fri, 18 May 2012 21:19:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Croisette]]></category>

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		<description><![CDATA[C'est rigolo les journalistes à Cannes. On n'en est qu'au début, alors tout le monde est excité comme des puces, enthousiastes sur tout, et quand on n'aime pas un film, on ne crie pas au scandale, on dit...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/revue-presse-anthony-zimmer-cannes.jpg" alt="Tournage sur la plage de Cannes d&#039;Anthony Zimmer" title="Tournage sur la plage de Cannes d&#039;Anthony Zimmer" width="280" height="156" class="alignleft size-full wp-image-6821" />C&#8217;est rigolo les journalistes à Cannes. On n&#8217;en est qu&#8217;au début, alors tout le monde est excité comme des puces, enthousiaste sur tout, et quand on n&#8217;aime pas un film, on ne crie pas au scandale, on dit juste que ouais ben bof, quoi. Et surtout, la Croisette est sous le charme de Matthias Schoenaerts, l&#8217;acteur de <em>De rouille et d&#8217;os</em>. D&#8217;ailleurs, on flaire un truc avec Ondine Millot. L&#8217;acteur belge a clairement tapé dans l&#8217;œil de la journaliste de <em>Libé</em> qui fait son portrait aujourd&#8217;hui (<a href="http://next.liberation.fr/cinema/2012/05/17/commandant-costaud_819476" target="_blank" rel="nofollow">ici</a>). Enfin, pour être précis, il lui a fait des clins d&#8217;œil, raconte-t-elle. Et elle s&#8217;en remet pas. Du coup, vas-y les <em>« il est sensuel et sympathique »</em>, les <em>« filmé au plus près du biceps »</em>, les <em>« une peau où perle la sueur »</em>, et j&#8217;en passe. <em>« Et nous voilà à détailler des yeux tout en discutant de son corps, comme si tout cela était bien normal »</em>, finit-elle par dire. Quand même. Au photographe des <em>Inrocks</em> (<a href="http://www.lesinrocks.com/" target="_blank" rel="nofollow">là</a>), il dit <em>“J’en ai marre qu’on me demande toujours de me foutre à poil !”</em> Ah bravo, hein, ça commence bien ce festival. <span id="more-6913"></span></p>
<p>Ca commence bien, c&#8217;est d&#8217;ailleurs l&#8217;avis général pour la Quinzaine, ouverte par Michel Gondry et des ados dans un bus (<em><a href="/cinema/the-we-and-the-i-michel-gondry/" target="_blank">The We and the I</a></em>). Unanimité. Filmé à l&#8217;énergie (<a href="http://www.lefigaro.fr/festival-de-cannes/2012/05/18/03011-20120518ARTFIG00491-les-gamins-turbulents-de-gondry.php" target="_blank" rel="nofollow">dans <em>Le Figaro</em></a>), <em>« festival de vannes »</em> (<a href="http://next.liberation.fr/cinema/2012/05/17/le-cri-du-car_819558" target="_blank" rel="nofollow">dans <em>Libé</em></a>, toujours au-dessus du <em>Figaro</em>, niveau jeux de mots), <em>« un ton festif, léger et généreux »</em> (<em>Le Monde</em>), <em>« du Gondry de haute volée »</em> (<a href="http://www.lesinrocks.com/" target="_blank" rel="nofollow"><em>Les Inrocks</em></a>), <em>« une singulière expérience de cinéma »</em> (<a href="http://www.telerama.fr/festival-de-cannes/journal-de-bord-cannois-1-michel-gondry-lou-ye,81698.php" target="_blank" rel="nofollow" class="broken_link"><em>Télérama</em></a>). N&#8217;en jetez plus. Ca se bouscule un peu moins pour parler du film de Lou Ye, mais ça dézingue mollement. <em>Libé</em> (<a href="http://next.liberation.fr/cinema/2012/05/17/trompees-jusqu-aux-os_819546" target="_blank" rel="nofollow">ici</a>) en profite pour dire que de toute façon, ça n&#8217;a jamais été tellement leur truc, le cinéma du dissident chinois, et qu&#8217;ils avaient bien raison : <em>« </em>Mystery<em> ne bouleverse guère plus cette idée que l’on se fait de son talent qu’il ne devrait transporter les cinéflics pékinois d’exaltation. »</em> Pour <em>Télérama</em> (<a href="http://www.telerama.fr/festival-de-cannes/journal-de-bord-cannois-1-michel-gondry-lou-ye,81698.php" target="_blank" rel="nofollow" class="broken_link">là</a>), c&#8217;est <em>« très moyen pour ne pas dire médiocre »</em>. Non, pour vraiment savourer un dézingage de film, il faut aller voir nos amis du <em>Figaro</em> (<a href="http://www.lefigaro.fr/festival-de-cannes/2012/05/17/03011-20120517ARTFIG00598--apres-la-bataille-place-cliche.php" target="_blank" rel="nofollow">ici</a>), qui ne se sont tellement pas remis de la merveilleuse phrase de Sarkozy lors du débat face à Hollande (<em>« le meilleur moyen de faire des économies d&#8217;énergie, c&#8217;est de faire des économies d&#8217;énergie »</em>), qu&#8217;ils nous la ressortent sous toutes ses formes à propos du film de Yousry Nasrallah, <em><a href="/cinema/apres-la-bataille-yousry-nasrallah/" target="_blank">Après la bataille</a></em> (un film qui parle de révolution, on dit ça, on dit rien). Des <em>« idées originales et intéressantes »</em>, mais <em>« ce qui est original n&#8217;est pas intéressant et ce qui est intéressant n&#8217;est pas original »</em>, et, le meilleur, <em>« lorsqu&#8217;il galope en poussant des cris, il pousse des cris en galopant dans le désert »</em>. Je vous laisse méditer là-dessus.  </p>
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		<title>Revue de presse du jeudi 17 mai 2012</title>
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		<pubDate>Thu, 17 May 2012 14:09:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bon. On est contents, hein, la politique, c'est cool et tout. Mais faudrait voir à laisser un peu de place à Cannes. Par exemple, dans <em>Libé</em>, qui ne fera pas de <em>Libé des cinéastes</em> cette année, en partie...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/revue-presse-anthony-zimmer-cannes.jpg" alt="Tournage sur la plage de Cannes d&#039;Anthony Zimmer" title="Tournage sur la plage de Cannes d&#039;Anthony Zimmer" width="280" height="156" class="alignleft size-full wp-image-6821" />Bon. On est contents, hein, la politique, c&#8217;est cool et tout. Mais faudrait voir à laisser un peu de place à Cannes. Par exemple, dans <em>Libé</em>, qui ne fera pas de <em>Libé des cinéastes</em> cette année, en partie pour cause de politique, Cannes n&#8217;arrive que page 26. Sans une. Sans cahier spécial. Y a des traditions qui se perdent. <em>« Sans doute n’est-ce qu’une impression stricto française, mais cette 65e édition de Cannes démarre très bizarrement »</em>, écrit d&#8217;ailleurs Didier Péron dans son édito. Ben on te le fait pas dire, Didier. <span id="more-6815"></span></p>
<p>En fait, il dit ça parce que les deux premiers films présentés à Cannes sortent en salle, et ont donc été vus avant le Festival. Et donc, on est tout désynchronisé dans le timing cannois, et j&#8217;avoue aussi que pour la revue de presse, ça va pas être simple cette histoire. Ca commence d&#8217;ailleurs par un sentiment de déroute. <em>De rouille et d&#8217;os</em>, le film de Jacques Audiard, se passe à Antibes, près de Cannes. Mais, pour l&#8217;instant, il n&#8217;a été vu qu&#8217;à Paris. D&#8217;où j&#8217;écris ces lignes, tout en regardant TV Festival, en direct de Cannes, donc. Bref, on ne sait plus où on est, et c&#8217;est là qu&#8217;on lit la critique de Pierre Murat, dans <em>Télérama</em>. Il entame par ce sentiment d&#8217;être ailleurs. <em>« Dans cette Amérique qu&#8217;Audiard poursuit de film en film comme un idéal, ou dans un continent lointain &#8211; l&#8217;Asie &#8211; dont il apprécie tant le cinéma. »</em> Nous vlà bien. Antibes, Cannes, Paris, l&#8217;Amérique ou l&#8217;Asie&#8230; On sent Olivier Séguret, dans <em>Libé</em>, un peu dérouté lui aussi. Il évoque un film parfait, mais trop parfait. Avec <em>« cette petite faute de goût qui ternit tout : c’est un chef-d’œuvre. »</em> Un chef-d’œuvre qui n&#8217;en est pas un, précisément parce qu&#8217;il a tout fait pour en être un. Un film parfait, quoi. Mais en fait, la perfection, c&#8217;est chiant, non ?</p>
<p>Alors du coup, passons sur les bonnes blagues un peu pourries de la presse. Par exemple, <em>Le Figaro</em>, depuis qu&#8217;il est dans l&#8217;opposition, se prend pour <em>Libération</em> et se lance dans le jeu de mots, dans les titres, d&#8217;abord (« Les dents de l&#8217;amour », « Palme d&#8217;orque »), et dans la critique aussi : <em>«  Si les jambes restent intactes, le souffle, lui, est coupé. »</em> Bon. Ils ont encore du chemin à faire. Il faut qu&#8217;ils écoutent les conseils de Soizick von Fessenheim, qui signe des billets quotidiens dans <em>Libé</em>, et pousse <em>« un hurlement à défolier les palmiers, afin que certaines pignouferies soient évitées concernant la personne de mademoiselle Marion Cotillard. Pour qualifier son jeu, si on ne l’aime pas, on évitera : </em>&#8216;Elle joue comme un pied.&#8217;<em> Et si le jury l’aime au point de lui attribuer un prix d’interprétation, espérons qu’il n’aura pas l’indélicatesse de lui parler de palme. »</em> Mais <em>Le Figaro</em> pousse le sens de la blague jusque dans ses interviews. <em>« On dit d’entrée de jeu à Tim Roth : </em>&#8216;Don’t lie to me.&#8217;<em> Le clin d’œil à la série télé </em>Lie to Me.<em> »</em> Heureusement qu&#8217;ils précisent le clin d’œil, hein. D&#8217;ailleurs, cette volonté de clarté se retrouve aussi dans les questions essentielles posées à Jacques Audiard, par <em>Le Figaro</em>, toujours, et à Marion Cotillard, par <em>Le Monde</em> : <em>« D’où vient l’expression &#8216;T’es opé ?&#8217; que répètent les deux personnages ? »</em> Et <em>« Comment fait-on, techniquement, pour jouer un personnage cul-de-jatte lorsque l&#8217;on a soi-même des jambes ? »</em></p>
<p>Plongés dans l&#8217;intense réflexion suscitée par ces interrogations, on ne sait plus que dire du fait que quand il était petit, Wes Anderson a joué une loutre (à lire dans le portrait de <em>Libé</em>) et que Yousry Nasrallah, réalisateur de <em>Après la bataille</em>, a perdu une valise avec tous ses vêtements (à lire également dans <em>Libé</em>). Si ce n&#8217;est que demain, on prend le train pour Cannes, et qu&#8217;on n&#8217;a toujours pas rempli sa valise de tous ses vêtements.</p>
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