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	<title>Grand Écart &#187; western</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Claudia Cardinale, beauté insoumise du cinéma</title>
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		<pubDate>Sat, 27 Sep 2025 21:09:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Menossi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[western]]></category>

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		<description><![CDATA[Son regard brûlant et sa voix délicieusement brisée ont marqué le cinéma des plus grands, de Visconti à Sergio Leone. Mais derrière la muse fellinienne, Claudia Cardinale a surtout incarné...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Son regard brûlant et sa voix délicieusement brisée ont marqué le cinéma des plus grands, de Visconti à Sergio Leone. Mais derrière la muse fellinienne, Claudia Cardinale a surtout incarné une force tranquille et insoumise. Portrait d&#8217;une femme à la beauté farouche qui a su écrire sa propre légende au cœur d&#8217;un cinéma d&#8217;hommes.</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2025/09/il-etait-une-fois-dans-l-ouest-leone-cardinale-copie.png" title="Claudia Cardinale dans Il était une fois dans l&#039;Ouest" alt="Claudia Cardinale dans Il était une fois dans l&#039;Ouest" width="300" height="138" class="alignleft size-full wp-image-27923" />Le cinéma a perdu l&#8217;un de ses regards les plus profonds, l&#8217;une de ses voix les plus singulières. Claudia Cardinale s&#8217;est éteinte ce 23 septembre 2025, emportant avec elle le souvenir d&#8217;une silhouette altière et d&#8217;un tempérament de feu. Mais réduire la Cardinale des années 1960 à sa seule silhouette serait méconnaître le tempérament qui la forgea : celui d&#8217;une femme qui, propulsée muse des plus grands réalisateurs, a su se jouer des clichés pour devenir le propre sujet de son destin, annonçant, bien avant l&#8217;heure, les premiers soubresauts d&#8217;une révolution qui se fait encore attendre.</p>
<h2>La plus belle Italienne de Tunis</h2>
<p>Née en 1938 à Tunis de parents siciliens, Claude Joséphine Rose Cardinale ne s&#8217;était jamais rêvée actrice. <em>« C&#8217;est ma sœur Blanche, blonde aux yeux bleus, qui rêvait de faire du cinéma,</em> confiait-elle dans son autobiographie <em>Mes étoiles</em>. <em>« Moi, la brune aux yeux noirs qu&#8217;on appelait &#8220;la Berbère&#8221;, je me voyais plutôt institutrice dans le désert ou exploratrice pour découvrir le monde. J&#8217;étais ce qu&#8217;on appelait un garçon manqué, toujours prête à me bagarrer pour démontrer que les filles étaient au moins aussi fortes que les garçons. »</em> Un tempérament farouche qui la plaçait à mille lieues de l&#8217;univers des studios. </p>
<p>Pourtant, le destin frappe une première fois en 1957 : sans même s&#8217;être inscrite, elle remporte le concours de « la plus belle Italienne de Tunis ». Le prix ? Un voyage à la Mostra de Venise. Repérée, scrutée, désirée par les producteurs, elle refuse d&#8217;abord les avances de ce monde qui n&#8217;est pas le sien. Mais le cinéma, déjà, l&#8217;a choisie. Claudia signe finalement, à contrecœur, un contrat d&#8217;exclusivité avec le producteur Franco Cristaldi qui façonnera son image mais contrôlera sa vie.</p>
<h2>Muse des géants, objet du désir</h2>
<p>Sa carrière épouse l&#8217;âge d&#8217;or du cinéma italien et la jeune et jolie Claudia devient vite la créature des maestros. Luchino Visconti la filme en fiancée d&#8217;Alain Delon dans <em>Rocco et ses frères</em> (1960) avant de la métamorphoser en sublime Angelica dans <em>Le Guépard</em> (1963). Face à Burt Lancaster en Prince Salina et retrouvant Delon dans le rôle de Tancrède, parée de sa crinoline, elle n&#8217;est pas qu&#8217;une apparition. Elle est le symbole d&#8217;une aristocratie qui danse une dernière valse avant de disparaître. La même année, Federico Fellini en fait l’incarnation de la femme idéale, une vision de pureté onirique qui hante le personnage de Mastroianni dans son chef-d&#8217;œuvre <em>Huit et demi</em>. « Visconti, précis, me parlait en français et me voulait brune. Fellini, bordélique, me parlait en italien et me voulait blonde. Ce sont les deux films les plus importants de ma vie. » Deux génies masculins qui ont projeté sur elle leur vision de la féminité.</p>
<p>Mais c&#8217;est peut-être avec Valerio Zurlini que Cardinale révèle le mieux cette capacité à incarner la vulnérabilité sans jamais sombrer dans la victimisation. Dans <em>La Fille à la valise</em> (1961), elle est Aida, chanteuse de cabaret abandonnée par un séducteur de la bourgeoisie. Face au très jeune Jacques Perrin, elle compose un personnage d&#8217;une dignité bouleversante, femme blessée mais jamais résignée. Le film de Zurlini suggère avec une infinie délicatesse la solitude des êtres séparés par des barrières de classe, et Cardinale y incarne déjà cette force intérieure qui ne ploie jamais.</p>
<h2>La naissance d&#8217;une icône</h2>
<p>Pourtant, Claudia Cardinale n&#8217;est pas une toile blanche. Derrière l&#8217;image qu&#8217;on construit pour elle, la femme s&#8217;affirme. Sa voix, d&#8217;abord. Rauque, légèrement voilée, elle est systématiquement doublée à ses débuts, son accent français en italien dérangeant les standards. Fellini sera le premier à la laisser parler de sa propre voix dans <em>Huit et demi</em>, révélant ce timbre unique : l&#8217;irruption de son authenticité la plus brute dans un monde qui voulait la lisser.</p>
<p>Puis c&#8217;est Sergio Leone qui lui offre le rôle de sa vie dans <em>Il était une fois dans l&#8217;Ouest</em> (1968). Seule femme au milieu d&#8217;un trio d&#8217;hommes légendaires (Bronson, Fonda, Robards), elle n&#8217;est pas un faire-valoir. Elle est le cœur du film. Son personnage, Jill McBain, crève l&#8217;écran en femme bafouée qui, loin de se soumettre, hérite de la terre et bâtit l&#8217;avenir. Elle est la civilisation face à la brutalité. Avec ce rôle, elle ne joue pas seulement un personnage : elle impose un archétype. Et ce faisant, elle accomplit un tour de force : celui d&#8217;imposer une figure féminine souveraine au cœur même d’un cinéma entièrement pensé par des hommes.</p>
<h2>Le lourd secret d&#8217;une femme libre</h2>
<p>Cette force déployée à l&#8217;écran par Claudia Cardinale, elle la puise dans un drame intime longtemps tu. À 17 ans, avant même le début de sa carrière, Claudia Cardinale est victime d&#8217;un viol dont naîtra un fils, Patrick. Pour éviter le scandale qui briserait son image de « fiancée de l&#8217;Italie », son producteur Franco Cristaldi la contraint au silence et l&#8217;oblige à faire passer son propre enfant pour son petit frère. Ce secret, qu&#8217;elle qualifiera plus tard de « fardeau terrible », illustre la violence d&#8217;un système où la vie privée d&#8217;une actrice ne lui appartenait pas.</p>
<p>Cet acte de dépossession originel forgera paradoxalement son indépendance. Alors que les contrats cherchaient à contrôler les corps, elle imposera dans tous ses contrats une clause de non-nudité. Un acte de résistance inédit pour l&#8217;époque. Elle expliquera bien plus tard ce choix comme une manière vitale de reprendre le contrôle : « Je n&#8217;ai jamais eu le sentiment d&#8217;être un objet de désir. J&#8217;ai toujours décidé moi-même », affirmait-elle.</p>
<p>Femme de convictions, Claudia Cardinale a traversé les époques en défiant les diktats, y compris celui du temps qui passe. « Je suis une légende vivante. Les monstres ont la peau dure », s&#8217;amusait-elle à dire. En nous quittant, elle laisse l&#8217;image d&#8217;une actrice magnifique, certes, mais surtout celle d&#8217;une pionnière qui, sans jamais prononcer le mot, a incarné un féminisme instinctif, une insoumission tranquille. La toile est désormais un peu plus sombre, c&#8217;est vrai. Mais elle qui ne voulait pas être une image, restera un regard. Et une voix qui, à jamais, aura eu le dernier mot.</p>
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		<title>Du sang, du cœur et des humeurs</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Nov 2022 12:26:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Mario Bava]]></category>
		<category><![CDATA[western]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour ce centième papier, mettons les petits plats dans les grands. John Wayne, Angie Dickinson, Joel McCrae, Marlène Dietrich, Burt Lancaster, Sam Peckinpah, Randolph Scott, Budd Boetticher...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2022/11/bill-doolin-300x168.jpg" alt="Bill Doolin" width="300" height="168" class="alignleft size-medium wp-image-27712" />Pour ce centième papier, mettons les petits plats dans les grands. John Wayne, Angie Dickinson, Joel McCrae, Marlène Dietrich, Burt Lancaster, Sam Peckinpah, Randolph Scott, Budd Boetticher, Lee Van Cleef, James Coburn et le grand Mario Bava dévoilent tout leur talent dans des versions DVD et Blu-ray si bichonnées qu’elles donnent l’envie de dépenser l’intégralité du budget que vous aviez réservé pour vous chauffer cet hiver. </p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Bava dans le coup</h2>
<p>Mario Bava tient une place spéciale dans le temple du septième art, au côté de Welles et Chaplin, là où s’épanouit le clair-obscur. Considéré par les cinéphages, les professionnels de la profession et les apprentis cinéastes comme un artisan génial, il symbolise à la perfection le lien étroit entre métier et passion. Artiste singulier, technicien de génie, sauveur des causes désespérées, Bava a touché à tous les styles, occupé tous les postes, vécu toutes les emmerdes. Il est une légende vénérée et révérée. Aujourd’hui, la référence Bava, référence sacrée, est une marque qui inspire et nourrit ses héritiers. Son écriture et son langage cinématographique, qui n’ont jamais paru aussi modernes, exacerbent les sens. De Bava, il faut tout voir. Sans exception. Et tout revoir. C’est ici : <a href="https://sidoniscalysta.com/recherche?s=mario+bava" title="sidoniscalysta.com/recherche?s=mario+bava" target="_blank">https://sidoniscalysta.com/recherche?s=mario+bava</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Mordez la poussière ! </h2>
<p>Embrayons les hostilités avec <em><a href="https://sidoniscalysta.com/western-de-legende/1580-810-lhomme-au-fusil-1699-eur.html#/3-format-combo_dvd_blu_ray" target="_blank">L’Homme au fusil</a></em> (1955) de Richard Wilson. Ce western lunaire où Robert Mitchum incarne un antihéros chargé de débarrasser une petite ville de ses sauvageons dénote du tout-venant par ses scènes aussi belles que cruelles. Richard Wilson, producteur légendaire d’Orson Welles, qui signe ici son premier film, livre une œuvre singulière sur l’Ouest américain. <span id="more-27711"></span>C’est direct, sec et pas aimable. Les choix osés de Wilson ne sont pas pour rien dans la réussite de l’entreprise. <em>La Vengeance du Shérif</em> (1969) réalisé par Burt Kennedy (et toujours avec Robert Mitchum) est de facture plus classique, plus plan-plan, moins hanté par les démons du genre. À la fin des années 1960, le western est déjà un genre à l’agonie. Du coup, si vous appréciez les œuvres inédites et décalées (ou classées à leur époque comme ringardes), jetez-vous sur <em><a href="https://sidoniscalysta.com/western-de-legende/1574-802-bill-doolin-le-hors-la-loi-1499-eur.html#/3-format-combo_dvd_blu_ray" target="_blank">Bill Doolin, le hors-la-loi</a></em> (1981), dernier western de Burt Lancaster. L’histoire est assez drôle : deux adolescentes, fans de roman à deux sous, décident de partir à la recherche de leur cow-boy préféré. Petit hic, la fiction ne colle pas vraiment à la réalité. Ce décalage rappelle l’une des pièces maîtresses du romancier Larry McMurtry, <em>Anything for Billy</em>, qui raconte l’épopée hallucinante dans le Grand Ouest d’un auteur à la petite semaine qui n’a jamais quitté son bureau de New York ! Autre inédit à vous mettre sous la dent, l’original <em>Fleuve de la dernière chance</em> (1955), western d’aventure qui voit une bande de survivants d’un massacre fuir les Indiens sur le fleuve Colorado. Dépaysement garanti !</p>
<p>Un premier grand western. <em><a href="https://sidoniscalysta.com/western-de-legende/1640-948-les-compagnons-de-la-gloire-combo-1999-eur.html#/3-format-combo_dvd_blu_ray" target="_blank">Les Compagnons de la gloire</a></em> (1965). Arnold Laven est aux manettes et Sam Peckinpah au scénario. C’est l’histoire d’une troupe de bleus sacrifiés pour assassiner le peuple indien. On y voit de jeunes soldats mal préparés tomber devant des ennemis qui ne sont pas les leurs. Les Compagnons de la gloire reste dans l’histoire du cinéma comme une référence esthétique. Les cadres et la lumière subliment la cruauté des hommes autant qu’ils magnifient la nature. Du grand cinéma. Second grand western avec <em><a href="https://sidoniscalysta.com/western-de-legende/1622-fort-massacre-combo-1999-eur.html" target="_blank">Fort Massacre</a></em> (1958). Ce bijou porté par Joel McCrea relate l’odyssée vengeresse d’un homme qui perd les pédales après la mort de son fils et de sa femme. Le sergent Vinson doit ramener sains et saufs des soldats de la cavalerie mais traverser le territoire hostile des Indiens le porte vers l’abîme. Fort Massacre a fait sa réputation sur la profondeur psychologique de son intrigue et la puissance de sa dramaturgie. Les dialogues puissants et ciselés marquent au fer rouge. <em>Les Écumeurs</em> (1942) et <em>Fort Yuma</em> (1955), de nature plus classique sonnent davantage comme des westerns à papa. Notons que Les Écumeurs explore l’ambiance des trappeurs et chercheurs d’or au début du XX<sup>e</sup> siècle en Alaska. Pour les yeux. Réservez <em>Les Compagnons de la gloire</em> et <em>Fort Massacre</em> pour le cerveau. </p>
<p><em><a href="https://sidoniscalysta.com/catalogue/1540-decision-a-sundown-combo-1999-eur.html" title="Décision à Sundown" target="_blank">Décision à Sundown</a></em> (1957), classé au rayon des merveilles du cinéma, ne plaît pas à Bertrand Tavernier mais ravit Martin Scorsese, Tarantino, Sergio Leone et consorts. Autant dire que cette énième histoire de vengeance (et donc d’échec personnel) a fait couler beaucoup d’encre et de salive chez les plus cinéphiles et connaisseurs du genre. Pour ma part, je rejoins Tavernier. <em>Décision à Sundown</em> n’est pas le meilleur Budd Boetticher. Je préfère, et de loin, <em>Sept hommes à abattre</em> et <em>Comanche Station</em> dont le soin apporté à la mise en scène, aux dialogues et à la distribution surclassent largement ce décidément trop falot <em>Décision à Sundown</em>. Si vous ne le connaissez pas, tentez tout de même l’aventure. Remettons-nous de nos émotions avec un petit western des familles sec et nerveux, <em>Bataille sans merci</em> (1953). Goupillé par le grand Raoul Walsh, le film vaut surtout pour sa mise en scène inventive qui à l’origine devait être exploitée en relief. Notons qu’il ne fut jamais projeté en 3D dans les salles françaises. L’intrigue tourne autour d’une épopée en diligence qui tourne au fiasco. Le père Walsh déroule toute la panoplie du Grand Ouest (Indiens, cow-boys, malandrins et jolies pépés) sur un rythme effréné mais sans grande inspiration. C’est un drôle de film que celui-là !</p>
<p><em><a href="https://sidoniscalysta.com/catalogue/1567-la-chevauchee-de-la-vengeance-combo-1999-eur.html" target="_blank">La Chevauchée de la vengeance</a></em> (1959) de Budd Boetticher. Qu’est-ce qui fait un très grand western ? Un cahier des charges précis avec : une histoire simple et efficace filmée en scope, une immersion réaliste dans le Grand Ouest, des paysages utilisés comme des éléments essentiels de l’intrigue, une construction implacable de la dramaturgie, des personnages idiots et sadiques, un héros hanté par son passé, une fin magnifique. Et cetera. <em>La Chevauchée de la vengeance</em> est un grand Boetticher et un grand western. C’est entendu, mais qu’est-ce qui fait un très très grand western ? Un western unique qui révolutionne le genre. Un exemple ? <em><a href="https://sidoniscalysta.com/western-de-legende/1451-543-le-passage-du-canyon-1499-eur.html#/1-format-dvd" target="_blank">Le Passage du canyon</a></em> (1946) du grand Jacques Tourneur. Unique parce que le ton est unique et qu’il porte la marque singulière d’un cinéaste européen qui a su comme peu de ses confrères se réapproprier les codes du genre. Déjà, <em>Le Passage du canyon</em> se passe dans les épaisses forêts de l’Oregon, loin du désert aride de l’Arizona. Durant cette traversée, on semble transportés dans un univers inconnu. Ensuite, c’est tout le savoir-faire de Tourneur qui s’exprime ; les mouvements de caméra, aussi doux que des caresses flattent la rétine comme peu de long-métrages l’ont fait. Et s’il n’y avait que la forme&#8230; La direction d’acteur, mes aïeux ! En effet, Tourneur, qui s’appliquait dans chacun de ses films à faire déjouer ses acteurs et ses actrices en leur offrant des contre-emplois, crée des atmosphères à chaque plan. Cette épopée au long cours laisse encore pantois les grands maîtres du septième art. Quel privilège de pouvoir découvrir ce bijou ! </p>
<p>En aparté : si quelques lignes plus haut, j’évoque les qualités de <em>La Chevauchée de la vengeance</em> et <em>Décision à Sundown</em> de Boetticher, sachez que Sidonis Calysta ressort <em>Comanche Station</em> (1960) en version remasterisée HD. Rien que ça ! Et si vous êtes ultra fan de Randolph Scott, jetez votre dévolu sur <em>Dix hommes à abattre</em>, moins puissant qu’un Boetticher mais Scott fait le job.</p>
<p>Terminons cette sélection de westerns avec <em><a href="https://sidoniscalysta.com/accueil/1571-798-valdez-1499-eur.html#/3-format-combo_dvd_blu_ray" target="_blank">Valdez</a></em> (1971). Quand un éleveur de bétail tue un Noir et refuse de payer son enterrement, Valdez, un ancien éclaireur, l&#8217;exige pour sa veuve. Face au refus musclé de l&#8217;éleveur, Valdez entend régler les comptes à sa manière. <em>Valdez</em>, adaptation d’un roman d’Elmore Leonard, délivre un ton mordant, puissant et sec quasi salvateur. La gueule burinée de Burt Lancaster fait du bien à l’âme. Ça déménage et c’est tant mieux. Un dernier pour la route ? En 1970, sortait <em><a href="https://sidoniscalysta.com/western-de-legende/1644-macho-callahan-combo-1999-eur.html" target="_blank">Macho Callahan</a></em> (1970), un western OVNI, craspec et méchant avec David Jenssen et Jean Seberg qui raconte l’histoire d’un déserteur obnubilé par la vengeance. La beauté formelle du film détonne derrière la montagne de cruauté.</p>
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		<title>Westerns et films noirs</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Mar 2021 13:20:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Pour penser à autre chose qu’à ce foutu virus, nous avons concocté à votre intention une petite sélection de films noirs et de westerns. Avec comme coup de cœur le viscéral <em>Passeur d’hommes</em> et l’ultra-tendu <em>Midi gare centrale</em>. <em>La Peine du talion</em> et <em>Le Relais de l’Or Maudit</em>, deux westerns majeurs, devraient vous retourner le cerveau. Et n’oubliez pas d’éteindre votre téléphone et BFM !</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><em>Passeur d’hommes</em> (1979), de Jack Lee Thompson</h2>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2021/03/passeur-hommes-mcdowell-thompson.jpg" alt="Passeur d&#039;hommes, de Jack Lee Thompson" width="280" height="134" class="alignleft size-full wp-image-27662" />La France occupée par le Troisième Reich, deux résistants demandent à un berger d’escorter le professeur Bergson et sa famille en Espagne, un pays neutre dans une Europe en guerre. Appelé le Basque, celui-ci accepte cette mission particulièrement périlleuse. Périlleuse parce que lui et les fugitifs doivent non seulement franchir les Pyrénées en plein hiver, mais surtout échapper à Von Berkow, un officier SS de la pire espèce, prêt à mettre la région à feu et à sang pour les arrêter…<br />
<em>Passeur d’hommes</em> a mauvaise réputation. Une très injuste mauvaise réputation car <em>Passeur d’hommes</em> est de ces films des années 1970 qui ne s’embarrassent pas des contingences du classique mais assument fièrement leurs outrances. D’abord les outrances d’un Malcolm McDowell (pléonasme) fardé en nazi fou d’Hitler jusqu’au bout du slip (qui rappelle à bien des égards Peter O’Toole dans <em>La Nuit des généraux</em>) qui n’ont rien à envier aux légendaires bougonneries d’un Anthony Quinn une nouvelle fois grimé en berger solitaire façon pâtre grec. Vulgaire pour les uns, absurde couillonnade pour les autres, <em>Passeur d’hommes</em> n’est rien de moins qu’une œuvre « pulp » qui préfigure <em>Inglourious Basterds</em> de Tarantino. Les paysages enneigés des Pyrénées apportent un indéniable supplément d’âme à cette chasse à l’homme bourrée de suspense. Entre deux séances de torture, le dernier quart d’heure est tout simplement tétanisant. <em>Passeur d’hommes</em> ne laisse pas indifférent et ça, c’est une grande qualité.<br />
Disponible en DVD et Blu-ray chez Sidonis Calysta<br />
<span id="more-27657"></span></p>
<h2><em>Midi gare centrale</em> (1950), de Rudolph Maté</h2>
<p>Lorna Murchison, dont le père possède une importante fortune, est enlevée par des kidnappeurs qui espèrent obtenir, en échange de la jeune fille aveugle, une importante rançon. Mr Murchison est prêt à obéir aux ordres des ravisseurs mais la police découvre le drame. La gare centrale est dès lors sous une constante surveillance&#8230;<br />
<em>Midi gare centrale</em> est un thriller noir qui va à mille à l’heure. Sa durée, resserrée à 81 minutes, ne laisse aucune place aux fioritures ou aux longues plages de réflexion. Une vie est en jeu, il faut aller au plus vite. Le cinéaste et très grand technicien Rudolph Maté se sert des bâtiments de la grande ville (et notamment d’une gare, lieu des plus familiers) comme autant d’éléments nourrissant le danger. En effet, l’environnement urbain semble perpétuellement vivant, voire organique, tant la photo, les cadres et la lumière servent le déroulement de l’intrigue. Aux côtés de William Holden et Nancy Olson, Lyle Bettger interprète l’un des plus grands salauds de l’histoire du cinéma. Très recommandé.<br />
Disponible en DVD et Blu-ray chez Sidonis Calysta</p>
<h2><em>Violence au Kansas</em> (1959), de Melvin Frank</h2>
<p>Marqué au fer rouge par la guerre contre le Mexique, Cam Bleeker s’évade de prison pour rejoindre la ferme où l’attendrait sa femme. Quand il y parvient, sérieusement blessé, il découvre que celle-ci est morte, et que les lieux sont désormais habités par une jeune veuve et ses deux enfants. Si Sam entreprend de s’établir auprès d’eux, les autorités le rattrapent. Contre sa liberté, le gouverneur lui propose un marché : capturer le hors-la-loi Luke Darcy&#8230;<br />
Ce western méconnu mérite d’être redécouvert. Non parce qu’il s’agit d’un chef-d’œuvre du genre mais parce que le grand Jeff Chandler (vu dans <em>La Flèche brisée</em>) bouffe l’écran à chacune de ses apparitions. Quel charisme ! On plonge dans un Kansas en proie au désordre où hommes, femmes et enfants ne sont rien d’autre que les victimes collatérales des grandes huiles essentielles qui ne pensent qu’au fric et à leurs intérêts (politiques, donc !). <em>Violence au Kansas</em> nous fait penser qu’en 150 ans d’histoire rien n’a véritablement changé.<br />
Disponible en DVD chez Sidonis Calysta</p>
<h2><em>Californie en flammes</em> (1952), de Lew Landers</h2>
<p>Les années 1840. Si la Californie vit toujours sous domination mexicaine, Don Arturo Bordega et ses partisans se battent pour qu’elle intègre la jeune fédération des États-Unis. D’autres puissances étrangères manœuvrent aussi pour se l’accaparer, en particulier la Russie qui, pour déstabiliser la région, s’appuie sur la rapacité de bandes armées&#8230;<br />
Alors celui-là, les aficionados du genre l’attendaient depuis longtemps. Visez un peu ; un pan obscur de la grande histoire de l’Amérique dévoilé. La fameuse période où la Russie convoitaient les terres vierges de l’Amérique de l’Ouest. Des Rouges chez les Peaux Rouges ! Si la rareté ne fait pas la qualité, on peut autant apprécier <em>Californie en flammes</em> comme la curiosité qu’il est que pour les nombreux genres qu’ils brassent. Le plus souvent, on ne sait pas trop si l’on a affaire à un western ou un film de cape et d’épée. La Mexican « Zorro » Touch est très présente. Une évidence, il ne faut pas trop se monter le bourrichon car le traitement du sujet n’est pas des plus pertinents. On a vu mieux. Reste le charme suranné d’un film qui refait surface après avoir été remisé dans les placards durant des décennies.<br />
Disponible en DVD et combo DVD/blu-ray chez Sidonis Calysta</p>
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<h2>SPECIAL GLENN FORD</h2>
<h2><em>La Peine du talion</em> (1948), de Henry Levin</h2>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2021/03/peine-du-talion-glenn-ford-henry-levin.jpg" alt="La Peine du talion, de Henry Levin" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-27663" />Malgré le drapeau blanc que hisse un détachement sudiste en signe de capitulation, le colonel Devereaux ordonne à ses hommes de faire feu. Un massacre. Si son second, le capitaine Del Stewart, garde le silence sur ce crime de guerre, il le fait uniquement par amitié. Quand, la paix revenue, les deux hommes se retrouvent, Devereaux exerce d’une main de fer la fonction de juge. Nommé shérif, Stewart se rend à l’évidence que celui-ci sombre peu à peu dans la folie et qu’il couvre les méfaits de Carter, l’homme le plus influent de la région…<br />
Voici le western puissant par excellence qui raconte la folie d’un homme et son inexorable chute. Cet officier,  fou de guerre, ce juge, avide de justice expéditive, suscite autant le dégoût que l’admiration. Et c’est ce sentiment trouble qui nous étreint qui donne au film sa valeur et sa singularité. <em>La Peine du talion</em>, c’est l’histoire du manichéisme pour les nuls dans le Grand Ouest. Autant dire que l’affaire n’est pas aussi simple que prévue, et que ce foutu manichéisme peut être jeté aux orties. Dans le Grand Ouest, où se situe la frontière entre le Bien et le Mal ? Hein ? Je vous le demande. Le grand Henry Levin réalise un western complexe porté par deux magnifiques interprètes, Glenn Ford et William Holden.<br />
Disponible en DVD et combo DVD/blu-ray chez Sidonis Calysta</p>
<h2><em>Traquée</em> (1947), de Richard Wallace</h2>
<p>Stephen Prince, qui est banquier, et sa maîtresse Paula Craig décident de partir en emportant 250 000 dollars. Voulant faire croire à la disparition de Stephen, ils jettent leur dévolu sur Mike Lambert, qu’ils décident de tuer pour faire passer son corps pour celui de Stephen&#8230;<br />
Ce petit film noir à Papa ne manque pas de charme. Glenn Ford et Janis Carter évoluent au cœur d’une trame machiavélique. Efficace.<br />
Disponible en DVD chez Sidonis Calysta</p>
<h2><em>Le Relais de l’Or Maudit</em> (1952), de Roy Huggins</h2>
<p>Commandés par le major Matt Stewart, des soldats sudistes attaquent un convoi nordiste transportant de l&#8217;or. Si une de leurs victimes leur apprend que la guerre est terminée depuis un mois, il est désormais trop tard. Désormais considérés comme des bandits, ils se rendent à l&#8217;évidence qu&#8217;ils ont été manipulés par leur officier supérieur. En gardant le butin pour eux, ils deviennent à leur tour des proies, prises en chasse par tous les hors-la-loi de l&#8217;État, ainsi que par les représentants de la loi…<br />
<em>Le Relais de l’Or Maudit</em> est un très grand western. Forcément, quand un scénariste de renom (Roy Huggins) déploie tout son talent au poste de réalisateur, il y a fort à parier que le résultat final soit à la hauteur des enjeux. Et ça l’est ! Le film propose une articulation de chapitres maîtrisés de bout en bout qui tendent à préparer un final haut en couleur. En premier lieu, nous vivons une succession de morceaux de bravoure qui posent le ton pour se conclure sur un huis clos tendu où toutes les certitudes que nous avions sur les personnages s’évanouissent en un claquement de colt. <em>Le Relais de l’Or Maudit</em> ne cesse de nous interroger sur les affres de la nature humaine. C’est du grand art ! Évidemment, si le cast aux petits oignons y est pour beaucoup (Randolph Scott et Lee Marvin en tête) dans la sublimation du scénario et la mise en scène de Huggins, le prestige de l’équipe technique avec Yakima Canutt (le plus grand coordinateur/cascadeur de Hollywood) et Charles Lawton Jr (chef opérateur de <em>3h10 pour Yuma</em>) achève d’inscrire <em>Le Relais de l’Or Maudit</em> dans le panthéon du western.<br />
Disponible en DVD et en blu-ray chez Sidonis Calysta</p>
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		<title>Séries, westerns, horreur, poilade, classiques… N&#8217;en jetez plus, la coupe est pleine !</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Jun 2020 09:32:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Douglas Sirk]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Tom Selleck]]></category>
		<category><![CDATA[western]]></category>

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		<description><![CDATA[<em>« C'est la crise ! »</em> disait Yves Montand chez Anne Sinclair ; ou plutôt « ché la crije ». Dès lors, il...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>« C&#8217;est la crise ! »</em> disait Yves Montand chez Anne Sinclair ; ou plutôt « ché la crije ». Dès lors, il nous appartient de vous changer les idées, c&#8217;est notre devoir. Nous avons donc sélectionné à votre attention des nouveautés, des œuvres inédites, des grands classiques et des séries cultes. Tout ça pour patienter avant l&#8217;arrivée du Covid-20.</p>
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<h3>Spécial séries vintage</h3>
<h4><em>Magnum P.I</em> saison 8, un dernier tour et puis s&#8217;en va&#8230;</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/06/magnum-pi-saison-8.jpg" alt="Magnum" width="170" height="250" class="alignleft size-full wp-image-27582" />Depuis quelques mois, nous passons en revue les saisons de la cultissime série <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/magnum-pi-hawai-tom-selleck-john-hillerman-higgins-saison-4-5-dvd/" title="Magnum : retour à Hawaï !">Magnum</a></em> qui, non seulement a marqué les années 1980 mais bénéficie encore aujourd&#8217;hui d&#8217;une aura prestigieuse. <em>Magnum</em>, c&#8217;est un rassemblement d&#8217;icônes et d&#8217;images inoubliables ; un grand détective à moustache ultra-charismatique, une rugissante Ferrari rouge 308 GTB, une majestueuse résidence (malheureusement rasée en 2019 tant elle était bouffée par le salpêtre !), un mystérieux écrivain (Robin Masters), un petit majordome rondouillard et acariâtre, un hélicoptère à bandes « orange jaune et marron », Rick et Terry les deux potes inséparables, un défilé de chemises hawaïennes, les îles d&#8217;Hawaï et le Vietnam en toile de fond… Peu de séries usant d&#8217;un ton et d&#8217;un style mêlant le cool au sérieux peuvent se targuer d&#8217;avoir aussi durablement frappé les esprits ! <span id="more-27579"></span><br />
Cette huitième et dernière saison boucle la boucle. Enfin ! Une boucle que Tom Selleck aurait aimé fermer la saison précédente tant il en a ras la couscoussière de tout ce barnum et de ce personnage qui lui colle à la peau jusqu&#8217;à l&#8217;empêcher de voir sa carrière décoller comme elle le devrait.<br />
Ces 13 épisodes ne sont pas les meilleurs, loin de là, ils sont juste les derniers. Et rien que pour cette raison toute bête, on se sent triste de quitter les copains ! Le succès de <em>Magnum</em> repose en partie sur cet entêtant parfum nostalgique et mélancolique qui hante ses héros comme ses anti-héros, la plupart d&#8217;anciens soldats. D&#8217;ailleurs, le passé, et la peur du passé, s&#8217;invite dans pratiquement tous les épisodes. <em>Magnum</em> n&#8217;est pas une série engagée mais jamais elle n&#8217;évite les sujets brûlants ; les horreurs de la guerre, la corruption, la colonisation et le traitement des insulaires&#8230;<br />
Les dernières minutes du dernier épisode nous laissent sans voix. Magnum nous regarde&#8230; Le rideau est tombé&#8230;<br />
Coffret blu-ray disponible chez Elephant Films.</p>
<h4><em>Tant qu&#8217;il y aura des hommes</em> (1979), mini-série en 3 épisodes avec William Devane, Natalie Wood, Kim Basinger&#8230;</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/06/tant-qu-il-y-aura-des-hommes.jpg" alt="Tant qu&#039;il y aura des hommes" width="165" height="250" class="alignleft size-full wp-image-27583" />Cette série télé est le remake du classique <em>Tant qu&#8217;il y aura des hommes</em> (1953) réalisé par Fred Zinnemann et récompensé par huit Oscars, tiré du roman du même nom sorti en 1951. <em>Tant qu&#8217;il y aura des hommes</em> aborde l&#8217;épineux sujet de la fierté, du courage et du patriotisme en temps de guerre. L&#8217;histoire d&#8217;un soldat qui refuse de remonter sur le ring défendre l&#8217;honneur bafoué de son régiment après avoir blessé, il y a des années de cela, un adversaire. La série dénonce avec virulence la bêtise crasse des hommes bouffés par l&#8217;orgueil et le mépris, où l&#8217;amour-propre importe plus que la raison. Pour la faire courte, cette mini-série classe et rigoureuse n&#8217;a pas à rougir devant son modèle ciné et ne trahit en rien le roman, bien au contraire elle prend le temps de développer les thèmes cher à l&#8217;auteur. Aventure, romantisme, drame, rien ne manque. Comme un écho à <em>Magnum</em>, l&#8217;intrigue se déroule à Hawaï, la veille de Pearl Harbor.<br />
Coffret DVD disponible chez Elephant Films.</p>
<h4><em>Le Courrier du désert</em> (1960) avec Peter Graves</h4>
<p>Dans les années 1850 en Australie, l’émigrant américain Chris Cobb tente d’établir la première ligne de diligences pour transporter des passagers, de l’or et diverses marchandises. Le bush australien sauvage réserve bien des dangers, et il va faire toutes sortes de rencontres&#8230;<br />
Avec ses 34 épisodes, <em>Le Courrier du désert</em> aborde l&#8217;histoire méconnue de la conquête du continent australien par un cow-boy américain. D&#8217;ailleurs, il est parfois difficile de discerner le charme du bush avec le désert américain ! Sans doute la faute au cahier des charges scrupuleux d&#8217;offrir un spectacle universel. Toutefois, le spectacle est bien présent et dépaysant. Cette série âgée de 60 ans séduit par sa patine et son côté inédit. Les mordus de westerns, de chevaux et de courses-poursuites devraient apprécier ! Comprenez par là que c&#8217;est tout de même réservé aux fans du genre en mode hardcore !<br />
Disponible en coffret DVD chez Elephant Films.</p>
<h4><em>Les Bannis</em> (1968) avec Don Murray et Otis Young</h4>
<p><em>Les Bannis</em> s&#8217;inscrit comme une grande série « westernienne » au même titre que <em>Bonanza</em>, <em>Rawhide</em> ou autres <em>The Lone Ranger</em>. On y voit deux chasseurs de primes, à la fin de la guerre de Sécession, contraints de voyager ensemble alors que tout les oppose : l&#8217;un, sudiste, est un ancien aristocrate de Virginie; l&#8217;autre, nordiste, est un esclave affranchi. Les 26 épisodes retracent l&#8217;histoire tragique des Etats-pas-vraiment-Unis durant le XIXe siècle dans ses conflits internes et fratricides, les mêmes qui aujourd&#8217;hui pourrissent la société contemporaine américaine. Ces deux frères qui s&#8217;ignorent mettent en exergue toute la complexité du contexte.<br />
Une chouette découverte.<br />
Disponible en coffret DVD chez Elephant Films.</p>
<h4><em>Les Bleus et les Gris</em> (1982) réalisé par Andrew McLaglen avec Stacy Keach, Gregory Peck…</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/06/les-bleus-et-les-gris.jpg" alt="Les Bleus et les gris" width="247" height="250" class="alignleft size-full wp-image-27584" />Coup de coeur !<br />
Etats-Unis, 1859. La famille Geyser, au Sud, est apparentée à la famille Hale, qui vit au Nord. Sympathisant de la cause abolitionniste, John Geyser rejoint le journal de son oncle Jacob Hale à Philadelphie pour y travailler comme dessinateur de presse. Lorsque la guerre de Sécession éclate en 1861, les membres des deux familles se retrouvent dans des camps opposés, alors que John couvre les différents événements que l&#8217;on suit à travers ses yeux.<br />
Conseil. Appréciez <em>Les Bleus et les Gris</em> comme une immense saga historique et politique au même titre qu&#8217;une grande pièce de Shakespeare et vous serez comblé au centuple. Une telle série, aussi passionnante et soignée, ne se trouve pas sous le sabot d&#8217;un cheval ! Il faut dire qu&#8217;un projet piloté par l&#8217;immense Andrew McLaglen et interprété par une pléiade de stars, c&#8217;est la garantie d&#8217;une certification « Haute Qualité ».<br />
Nous voilà embarqués dans une Amérique déchirée par la haine, qui refuse de chercher les compromis et qui court à sa perte. Qui court à sa perte, enfin, pas pour tout le monde. Nous savons bien que durant les périodes de crise, il y a toujours une poignée d&#8217;hommes et de femmes qui tirent leur épingle du jeu. C&#8217;est cela qu&#8217;évoque <em>Les Bleus et les Gris</em> ; ceux qui prennent l&#8217;Histoire en pleine poire et les autres qui profitent sur le dos de la bête. Loin de tout manichéisme, cette série émet des points de vue sans pour autant asséner des vérités, laissant les spectateurs se faire leur propre opinion.<br />
Disponible en coffret DVD chez Elephant Films.</p>
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<h3>Du fantastique, de l&#8217;épouvante, de l&#8217;horreur, la vie quoi !<br />
5 films cultes</h3>
<h4><em>Extra Sangsues</em> (1987) réalisé par Fred Dekker avec Tom Atkins, Jason Lively, Steve Marshall…</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/06/extra-sangsues.jpg" alt="Extra-sangsues" width="250" height="141" class="alignleft size-full wp-image-27585" />En 1959, un vaisseau extraterrestre s&#8217;écrase sur terre. La créature qui était à l&#8217;intérieur prend possession d&#8217;un jeune homme. Près de 30 ans plus tard, Chris Romero, étudiant un peu perdu et son ami J.C, découvrent le corps possédé qui revient à la vie…<br />
<em>Extra sangsues</em>, c&#8217;est le film de Fred Dekker (grand complice du producteur/scénariste/réalisteur Shane Black), un mordu de cinéma. Cette fantaisie fantastique bourrée de références aux grands cinéastes de genre lorgne vers John Carpenter et Joe Dante et peut-être davantage vers Joe Dante pour son côté entertainement.<br />
C&#8217;est drôle, c&#8217;est con, c&#8217;est crade, c&#8217;est bien troussé, c&#8217;est irrévérencieux, bref, c&#8217;est le film d&#8217;un passionné de cinéma et ceci explique peut-être cela.<br />
Disponible en DVD et blu-ray chez Elephant Films.</p>
<h4><em>La Vallée de la mort</em> (1982) réalisé par Dick Richards avec Paul Le Matt, Catherine Hicks…</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/06/vallee-de-la-mort.jpg" alt="La Vallée de la mort" width="250" height="141" class="alignleft size-full wp-image-27586" />Après le divorce de ses parents, Billy, un jeune garçon, part en périple dans la vallée de la Mort avec sa mère et son nouveau petit ami. Pendant le voyage, l&#8217;enfant va découvrir dans une caravane un drôle de pendentif. Le cauchemar peut commencer&#8230;<br />
<em>La Vallée de la mort</em> est l&#8217;un de ces petits films d&#8217;épouvante qui reste longtemps en mémoire parce qu&#8217;il titille la rétine. L&#8217;utilisation des décors naturels et de la lumière extérieure de manière à rendre l&#8217;environnement constamment hostile contribue à renforcer ce sentiment d&#8217;inquiétude, quasi de peur panique. Le soleil écrasant, les ombres et la poussière semblent abriter un cortège d&#8217;entités démoniaques. Comme quoi, il en faut peu pour devenir paranoïaque. Cette chasse à l&#8217;homme qui va à l&#8217;essentiel est une franche réussite.<br />
Disponible en DVD et blu-ray chez Elephant Films.</p>
<h4><em>La Ferme de la terreur</em> (1981) réalisé par Wes Craven avec Maren Jensen, Sharon Stone, Ernest Borgnine&#8230;</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/06/ferme-de-la-terreur.jpg" alt="La Ferme de la terreur" width="250" height="141" class="alignleft size-full wp-image-27587" />Coup de coeur !<br />
A la suite de la mort suspecte de son mari, Martha Schmidt est témoin de phénomènes inexpliqués et effrayants. Or à proximité de chez elle, une étrange communauté religieuse, les hittites, est installée. Ces derniers vivent en autarcie et refusent toute technologie moderne, y voyant des manifestations du Démon.<br />
Un film de Wes Craven, ce n&#8217;est pas n&#8217;importe quoi. Un bon cru de Wes Craven, c&#8217;est encore moins n&#8217;importe quoi ! Si <em>La Ferme de la terreur</em> s&#8217;est fait défoncer à sa sortie, le public l&#8217;a par la suite plébiscité à la grande époque des vidéoclubs pour l&#8217;inscrire comme un modèle du genre. Le cinéaste joue des rapports et des ambiguïtés entre une communauté religieuse et les habitants de la société villageoise. Les deux clans, qui se frottent et se provoquent sans cesse, enfantent le démon. Le Mal naît du chaos. Le film n&#8217;est rien de moins qu&#8217;une parfaite allégorie de nos sociétés qui ne se supportent plus et qui obstinément refusent de se comprendre.<br />
Interprétation, mise en scène, rythme, c&#8217;est un régal.<br />
Disponible en DVD et blu-ray chez Elephant Films.</p>
<h4><em>Le Beau-père</em> (1987) réalisé par Joseph Ruben avec Terry O&#8217;Quinn, Jill Schoelen, Shelley Hack…</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/06/le-beau-pere.jpg" alt="Le Beau-père" width="198" height="250" class="alignleft size-full wp-image-27588" />Un homme tue toute sa famille et se prépare à en rejoindre une autre.<br />
Le film est aussi simple et efficace que son synopsis. On est tendus de la première à la dernière seconde. La mise en scène au cordeau, le rythme et l&#8217;interprétation de Terry O&#8217;Quinn font de ce thriller une référence du genre. Spécialiste de la série B, Joseph Ruben (<em>Les Nuits avec mon ennemi</em>, <em>Money Train</em>&#8230;) sait comment rendre ses films ultra-efficaces. Ça se voit et ça se sent ! Ce qu&#8217;il y a de plus génial dans <em>Le Beau-père</em>, c&#8217;est que l&#8217;on sait qui est qui et qu&#8217;en même temps, on ne sait rien du tout ! C&#8217;est bonnard. Point barre !</p>
<h4><em>Le Beau-père 2</em> (1989) réalisé par Jeff Burr avec Terry O&#8217;Quinn, Meg Foster…</h4>
<p>Attention spoiler !<br />
Jerry Blake s&#8217;est échappé de l&#8217;asile et arrive dans une nouvelle ville où il devient conseiller matrimonial. Il s&#8217;immisce dans la famille de Carol Graylan, récemment divorcée et mère d&#8217;un petit garçon. Blake, qui se fait appeler Gene Clifford, et Carol pensent à se marier jusqu&#8217;au jour où l&#8217;ex de cette dernière tente de la reconquérir et que sa meilleure amie découvre la vérité sur l&#8217;identité de son prochain mari&#8230;<br />
Ce second opus ne démérite pas. L&#8217;effet de surprise est un poil éventé.<br />
Disponible en DVD et blu-ray chez Elephant Films.</p>
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<h3>Comédie, comédie, comédie !</h3>
<h4><em>Une baraque à tout casser</em> (1986) réalisé par Richard Benjamin avec Tom Hanks, Alexander Godounov, Shelley Long…</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/06/une-baraque-a-tout-casser.jpg" alt="Une baraque à tout casser" width="250" height="173" class="alignleft size-full wp-image-27589" />Jeune couple dans la fleur de l’âge, Walter et Anna cherchent à s’installer. Ils décident d’acquérir une vieille maison qui, en apparence, semble en bon état. En apparence seulement, car sitôt après avoir emménagé, tout s’écroule littéralement. Commence alors un long calvaire pour remettre la maison d&#8217;aplomb…<br />
<em>Une baraque à tout casser</em> est le remake réussi de <em>Un million clé en main</em>, comédie avec Cary Grant sortie en 1948. Durant 90 minutes (et sans temps mort), nous suivons les déboires de Walter et Anna, heureux propriétaires d&#8217;une immense résidence pourrie du sol jusqu&#8217;au plafond, qui subissent avec une patience redoutable un défilé de plombiers, d&#8217;électriciens et autres artisans du bâtiment tous plus maladroits les uns que les autres. Les catastrophes et les gags s’enchaînent que le générique de fin défile déjà sous nos yeux embués par les larmes de rire. Cette production Amblin chapeautée par Steven Spielberg est réglée comme du papier à musique. Il faut dire qu&#8217;avec Richard Benjamin à la mise en scène (acteur et réalisateur rompu à la comédie), le grand Michel Colombier à la musique et les potes de Spielberg à tous les postes techniques, Amblin a mis les petits plats dans les grands. <em>Une baraque à tout casser</em>, c&#8217;est franchement chouette !<br />
Disponible en DVD et blu-ray chez Elephant Films.</p>
<h4><em>Les Voisins</em> (1981) réalisé par John G. Avildsen avec John Belushi, Dan Aykroyd, Cathy Moriarty&#8230;</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/06/les-voisins.jpg" alt="Les Voisins" width="250" height="159" class="alignleft size-full wp-image-27590" />La vie paisible de la famille Keese est troublée par l&#8217;arrivée d&#8217;un couple atypique, le gros et bonhomme Vic et la sulfureuse Ramona.<br />
Attention comédie ultra-rarissime ! Autant <em>Une baraque à tout casser</em> fait encore les beaux jours des chaînes de la TNT française autant <em>Les Voisins</em> n&#8217;a jamais connu l&#8217;honneur des écrans français quels qu’ils soient. L&#8217;idée principale du film, qui tient seulement à l&#8217;affrontement sur une nuit (comme <em>After Hours</em> sortie la même année) d&#8217;un couple bien rangé aux prises avec deux voisins envahissants, ne vaut que par la puissance de ces deux cintrés du bocal que sont Aykroyd et Belushi. Derrière les deux zozos, Kathrin Walker et Cathy Moriarty semblent un poil à la rame. D&#8217;ailleurs, en parlant de rames, John G. Avildsen (réalisateur du chef-d’œuvre <em>Rocky</em> &#8211; et <em>Rocky 5</em> &#8211; et de la saga <em>Karate Kid</em>, entre autres) qui met tout ce barnum en scène en usera des paires, le pauvre, car s&#8217;il faut bien un cinéaste de cette trempe pour diriger, maîtriser et modérer John Belushi et Dan Aykroyd connus pour leur caractère, leurs frasques et leur consommation de produits illicites, nous sommes loin d&#8217;imaginer le tournage cauchemardesque qu&#8217;a du endurer le bonhomme, menacé constamment par Belushi d&#8217;être remplacé au pied levé par John Landis (qui à cette époque bossait sur <em>Le Loup-garou de Londres</em> et n&#8217;avait strictement rien à battre de ce film!). Reste une comédie en huis clos d&#8217;une bizarrerie absolue et en totale roue libre ! John Belushi, qui trouvera la mort quelques mois plus tard, livre une prestation de folie !<br />
Disponible en DVD et blu-ray chez Elephant Films.</p>
<h4><em>Mad Dog and Glory</em> (1993) réalisé par John McNaughton avec Bill Murray, Robert De Niro, Uma Thurman, David Caruso…</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/06/mad-dog-glory.jpg" alt="Mad Dog and Glory" width="250" height="139" class="alignleft size-full wp-image-27591" />Wayne Dobie, surnommé Mad Dog (« flingueur »), est un photographe de la police de Chicago. Présent lors d&#8217;un hold-up, il sauve la vie d&#8217;un parrain du crime, Frank Milo. En signe de gratitude, Milo veut montrer son amitié à Wayne, en lui offrant Glory, l&#8217;une de ses « employées », avec pour mission de ne pas revenir trop vite ce qui serait signe d&#8217;échec de cette offre. Wayne accepte au moins de la loger sous son toit pour qu&#8217;elle ne soit pas maltraitée, mais les choses ne vont pas en rester là.<br />
Dans <em>Mad Dog and Glory</em>, les rôles sont inversés. Bill Murray incarne le sombre mafieux et Bob De Niro la figure d&#8217;autorité. Ce choix désarçonnant brouille les cartes mais pas l&#8217;écoute. John McNaughton, rodé aux thrillers horrifiques (<em>Henry, portrait d&#8217;un tueur en série</em>, <em>Sexcrimes</em>…), pond un thriller en forme de comédie ou peut-être bien une comédie en forme de thriller. Il en résulte que chacun joue une drôle de partition. <em>Mad Dog and Glory</em> résonne, comme <em>La Valse des pantins</em> résonnait quelques années plus tôt, sur un ton décalé. Martin Scorsese est à la production, ce qui explique peut-être cela. Voilà un film inclassable !<br />
Disponible en DVD et blu-ray chez Elephant Films.</p>
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<h3>Et puis revoilà Douglas Sirk…</h3>
<h4><em>Qui a donc vu ma belle ?</em> (1952) avec Rock Hudson, Charles Coburn, Piper Laurie…</h4>
<p><em>Qui a donc vu ma belle ?</em> concentre à peu près toutes les obsessions de Douglas Sirk ; la petite société bourgeoise américaine dans la tranquille ville de province. Le cinéaste s&#8217;applique avec l&#8217;entrain qu&#8217;on lui connaît à critiquer cette bourgeoisie un peu crasse qui ne pense qu&#8217;à faire fortune. La copie est toujours aussi élégante et acide qu&#8217;à l&#8217;accoutumée.</p>
<h4><em>La Séductrice aux cheveux rouges</em> (1953) avec Ann Sheridan, Sterling Hayden, Philip Reed…</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/06/seductrice-cheveux-rouges-douglas-sirk.jpg" alt="La Séductrice aux cheveux rouges" width="250" height="169" class="alignleft size-full wp-image-27592" />Vermilion O&#8217;Toole est transportée dans un train pour être emprisonnée avec son ex-partenaire, le bandit Newton Cole. Ils parviennent à s&#8217;échapper et se cachent dans la ville de Timberline. Vermilion, dont la beauté fait des ravages, se voit offrir une proposition de mariage par les fils de Will Hall, qui a récemment perdu sa femme. Pour rester à distance des US Marshals, elle accepte l&#8217;offre&#8230;<br />
Vous savez quoi ? Eh bien <em>La Séductrice aux cheveux rouges</em> est une critique pas piquée des hannetons d&#8217;une petite communauté refermée sur elle-même. Étonnant, non ? Pour changer un peu, Sirk utilise le western comme decorum. Chacun en prend pour son grade. C&#8217;est un régal.</p>
<h4><em>No Room for the groom</em> (1952) avec Tony Curtis, Piper Laurie…</h4>
<p>Un couple de jeunes mariés ne cesse de se faire enquiquiner par une famille envahissante.<br />
<em>No Room for the groom</em> est une « petite » comédie familiale drôle et grinçante. Douglas Sirk avoue dans l&#8217;une de ses dernières interviews qu&#8217;il n&#8217;a aucun souvenir du film ! C&#8217;est très frais, mais c&#8217;est avant tout un Sirk de plus dans notre collection.</p>
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		<title>Le quiz nouveautés du déconfinement</title>
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		<pubDate>Fri, 15 May 2020 07:30:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[action]]></category>
		<category><![CDATA[Cecil B. DeMille]]></category>
		<category><![CDATA[Charlton Heston]]></category>
		<category><![CDATA[fétiches]]></category>
		<category><![CDATA[Gary Cooper]]></category>
		<category><![CDATA[John Wayne]]></category>
		<category><![CDATA[quiz]]></category>
		<category><![CDATA[western]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour vous réadapter à la vie trépidante d’hier qui annonce l'effondrement de demain, nous vous avons concocté un petit quiz cinéphilique sympathique autour de films classiques et cultes...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>- Déconfiné·e, déconfiné·e ? Est-ce que j’ai une gueule de déconfiné·e ? Quels acteurs ou quelles actrices ont pu formuler ces mots le 11 mai 2020 ? Jean Gabin ? Vincent Lindon ? Perrette Pradier ? Juliette Binoche ? Charles Bronson ? Franck Dubosc ? Attention il y a un piège ! Pour vous réadapter à la vie trépidante d’hier qui annonce le prochain effondrement de demain, nous vous avons concocté un petit quiz cinéphilique sympathique autour de longs-métrages classiques et cultes tous remastérisés et depuis peu disponibles dans les bacs. A vous de jouer !</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><em>Les Voyages de Gulliver</em>, réalisé par Jack Sher avec Kerwin Mathews, Jo Morrow, June Thorburn&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/05/jack-sher-voyages-gulliver.jpg" alt="Les Voyages de Gulliver, de Jack Sher" width="250" height="141" class="alignleft size-full wp-image-27556" />Humble médecin dans une petite ville d’Angleterre, Gulliver rêve de découvrir le vaste monde. Quand, enfin, il peut le faire en embarquant sur un bateau à destination des Indes, une tempête le jette par-dessus bord. Quand il se réveille, c’est dans un étrange royaume, Lilliput, dont les habitants sont si petits qu’il pourrait leur marcher dessus. Petits, mais toujours prêts à en découdre avec leurs voisins de Blefuscu&#8230;</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Questions sur le film :</strong><br />
1°) Qui se cache derrière les effets spéciaux des <em>Voyages de Gulliver</em> ? Douglas Trumbull, Phil Tippett ou Ray Harryhausen ?<br />
2°) Combien d’adaptations cinématographiques compte le roman de Jonathan Swift ? Une dizaine, une quinzaine, une vingtaine ?<br />
3°) Gulliver voyage et s’arrête à Laputa. A quel grand cinéaste pense-t-on lorsque l’on évoque Laputa ?<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
<strong>Réponses :</strong><br />
1°) Ray Harryhausen<br />
2°) Une quinzaine<br />
3°) Hayao Miyazaki</p>
<p>Avis de Grand Écart : un classique des classiques. Indémodable et indispensable. Un vrai moment de cinéma à l’ancienne et garanti sans fond vert !<br />
Disponible en version collector combo blu-ray et DVD chez Sidonis Calysta<br />
<span id="more-27539"></span><br />
&nbsp;</p>
<h3><em>Un justicier dans la ville 1 &amp; 2</em>, réalisés par Michael Winner avec Charles Bronson&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/05/justicier-ville-death-wish-charles-bronson.jpg" alt="Un justicier dans la ville" width="250" height="140" class="alignleft size-full wp-image-27549" /><em>1er opus : </em>Quand il apprend la mort de sa femme, battue à mort, et le viol de sa fille, traumatisée à vie, l’architecte Paul Kersey contient sa douleur, sa colère. S’il se réfugie d’abord dans le travail, le révolver que lui offre un client texan décide de son destin. Armé, de plus en plus sûr de ses gestes, Kersey erre la nuit dans les quartiers les plus malfamés de New York, abattant tous ceux qui constituent une menace pour lui et la société…</p>
<p><em>2e opus :</em> Cinq ans après avoir nettoyé les rues de New York de sa faune la moins fréquentable, Paul Kersey mène une existence paisible à Los Angeles, auprès d’une nouvelle compagne, une journaliste. Mais, à nouveau, le destin le frappe de plein fouet. Enlevée et violée par une bande de voyous, sa fille se suicide. Accablé, il retrouve un à un ses agresseurs et, de sang froid, leur applique le châtiment suprême.</p>
<p><strong>Questions sur les films :</strong><br />
1°) Quel acteur américain fait ses débuts dans ce premier opus ? Michael Keaton, Jeff Goldblum, Nick Nolte<br />
2°) Qui compose la bande-son d’<em>Un justicier dans la ville</em> ? Isaac Hayes, Herbie Hancock, Quincy Jones<br />
3°) Qui compose la bande-son d’<em>Un justicier dans la ville 2</em> ? Isaac Hayes, Jimmy Page, David Bowie<br />
4°) Qui endosse le rôle de Charles Bronson dans le remake de 2017 ? Adam Driver, Bruce Willis, Mark Wahlberg<br />
5°) Le succès relatif d’<em>Un justicier dans la ville 2</em> signera-t-il la fin de la saga ? Vrai ou faux ?<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
<strong>Réponses :</strong><br />
1°) Jeff Goldblum<br />
2°) Herbie Hancock<br />
3°) Jimmy Page<br />
4°) Bruce Willis<br />
5°) Faux, Charles Bronson incarnera encore 3 fois le rôle de Paul Kersey</p>
<p>Avis de Grand Écart sur <em>Un justicier dans la ville</em> : un film d’action culte sur la vengeance et l’insuffisance de la justice. On y voit la ville de New York sous tension, craspec et poisseuse. Charles Bronson s’impose comme un action hero d’une rare brutalité.<br />
Avis de Grand Écart sur <em>Un justicier dans la ville 2</em> : encore plus bourrin et extrême que le premier opus, <em>Un justicier dans la ville 2</em> se vit comme une expérience cathartique redoutable.<br />
Disponible dans de superbes éditions DVD, blu-ray et collector chez Sidonis Calysta.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><em>La Nuit des morts-vivants</em>, réalisé par Tom Savini avec Tony Todd, Patricia Tallman, Tom Towles, Bill Moseley&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/05/nuit-morts-vivants-tom-savini-romero.jpg" alt="La Nuit des morts-vivants, de Tom Savini" width="250" height="136" class="alignleft size-full wp-image-27548" />Un phénomène inexpliqué s’abat sur une région des Etats-Unis : les morts ressuscitent puis se jettent sur les vivants qui, infectés par leurs morsures, se transforment eux-mêmes en morts-vivants. Une jeune femme, Barbara, et un homme, Ben, se réfugient dans une maison isolée qu’encerclent bientôt les créatures enragées. Ils ignorent que d’autres survivants s’y cachent. Commence alors une longue et sanglante nuit…</p>
<p><strong>Questions sur le film :</strong><br />
1°) <em>La Nuit des morts-vivants</em> est-il le remake de : <em>Le Jour des morts-vivants</em>, <em>Le Crépuscule des morts-vivants</em>, <em>La Nuit des morts-vivants</em><br />
2°) Pourquoi Tom Savini obtint la confiance de George Romero pour réaliser ce remake ? Tom Savini est le beau-frère de George Romero, Tom Savini devait travailler sur le film original, Tom Savini est le gendre de George Romero (attention, il y a un piège !)<br />
3°) Pourquoi George Romero accepta de produire ce remake ? Parce que le film original est tombé dans le domaine public, parce que les studios obligèrent Romero à produire un remake, parce que Romero toucha une prime de 5 millions de dollars<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
<strong>Réponses :</strong><br />
1°) La Nuit des morts-vivants<br />
2°) Tom Savini devait travailler sur le film original (il partit au Vietnam)<br />
3°) Parce que le film est tombé dans le domaine public (et qu’il avait promis à l’équipe originale qu’il les rétribuerait un jour ou l’autre)</p>
<p>Avis de Grand Écart : Le remake de Savini respecte l’esprit de son créateur, George Romero, l’ami des zombies. Angoisse, frisson, horreur, ce cocktail spécial « samedi soir entre potes » enivre et remue les boyaux.<br />
Disponible en DVD et Blu-ray dans une superbe édition collector chez Sidonis Calysta.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><em>Les Boucaniers</em>, réalisé par Anthony Quinn avec Yul Brynner, Charlton Heston, Charles Boyer, Claire Bloom, Inger Stevens, Woody Strode, Lorne Greene…</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/05/boucaniers-anthony-quinn.jpg" alt="Les Boucaniers, d&#039;Anthony Quinn" width="250" height="141" class="alignleft size-full wp-image-27557" />1812 en Louisiane. Installé dans les bayous de La Nouvelle-Orléans, le pirate français Jean Laffite contrôle toute la région, et tente de rester neutre dans le conflit qui oppose Américains et Britanniques. Mais son amour pour la fille du gouverneur Clairborne, va l’obliger à prendre parti et à s’engager au côté du général américain Andrew Jackson.</p>
<p>&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
<strong>Questions sur le film :</strong><br />
1°) Qui produit le film ? Dino DeLaurentiis, Cecil B. DeMille, Stanley Kubrick<br />
2°) Combien de films Anthony Quinn réalisera au cours de la longue carrière ? 1 film, 3 films, 6 films<br />
3°) De quel film <em>Les Boucaniers</em> est-il le remake ? <em>Les Corsaires du bayou</em>, <em>Les Flibustiers</em>, <em>Terreur en Louisiane</em><br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
<strong>Réponses :</strong><br />
1°) Cecil B. DeMille<br />
2°) 1 film<br />
3°) <em>Les Flibustiers</em> (1937) réalisé par Cecil B. DeMille</p>
<p>Avis de Grand Écart : Anthony Quinn réalise une œuvre grand spectacle pleine de panache bien qu’un peu trop proprette (entendez par là « un poil académique »). Le master « haute définition » fait honneur au format cinémascope et au technicolor.<br />
Disponible en DVD et blu-ray chez Sidonis Calysta.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><em>Ouragan sur la Louisiane</em>, réalisé par Bernard Vortrans avec John Wayne, Ona Munson, Henri Stephenson&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/05/ouragan-sur-la-louisiane-vortrans.jpg" alt="Ouragan sur la Louisiane" width="250" height="150" class="alignleft size-full wp-image-27563" />Avocat originaire du Nord des Etats-Unis, John Reynolds descend dans le Sud avec pour mission de débarrasser l&#8217;univers du jeu de ses éléments les plus notoirement convertis à la criminalité. S&#8217;il croit avoir trouvé un coupable en la personne du général Mirbeau, père de la jeune femme dont il s&#8217;éprend, il se trompe pour se rendre à l&#8217;évidence que c&#8217;est son bras droit, Blackie Williams, qui tire les ficelles, allant jusqu&#8217;à faire tuer un gagnant…</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Questions sur le film et John Wayne :</strong><br />
1°) <em>Ouragan sur la Louisiane</em> sort en 1941 aux Etats-Unis mais en quelle année atteindra t-il les écrans français ? 1947, 1954, 1962<br />
2°) Quel surnom porte John Wayne ? The King, The Duke, Big John<br />
3°) De quel film <em>True Grit</em> des frères Coen s’inspire t-il ? <em>Une Bible et un fusil</em>, <em>Cent dollars pour un shérif</em>, <em>Rooster Cogburn</em><br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
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&nbsp;<br />
<strong>Réponses :</strong><br />
1°) 1947<br />
2°) The Duke<br />
3°) Cent Dollars pour un shérif</p>
<p>Avis de Grand Écart : <em>Ouragan sur la Louisiane</em> raconte avec précision l’histoire ultra-complexe de l’ancienne province française prise dans l’étau des conflits entre Américains et Anglais. Un film court, efficace et passionnant.<br />
Disponible en DVD et blu-ray chez Sidonis Calysta.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><em>Le train sifflera trois fois</em> réalisé par Fred Zinnemann avec Gary Cooper, Grace Kelly&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/05/train-sifflera-trois-fois.jpg" alt="Le train sifflera trois fois" width="250" height="125" class="alignleft size-full wp-image-27560" />A peine marié, le shérif Will Kane apprend que Frank Miller, un homme qu&#8217;il a fait arrêter cinq ans plus tôt, arrivera en ville par le train de midi. Déjà, trois de ses complices l&#8217;y attendent. Le sens du devoir l&#8217;emportant sur la démission qu&#8217;il avait l&#8217;intention de donner, Kane espère cependant que quelques-uns de ses concitoyens prennent les armes avec lui. Aucun ne le suit. Bien que le combat s&#8217;annonce perdu d&#8217;avance, le shérif se dresse contre les bandits&#8230;</p>
<p><strong>Questions sur le film :</strong><br />
1°) Quel acteur de légende apparaît pour la première fois ? Max Von Sydow, Lee Van Cleef, Llyod Bridges<br />
2°) <em>Le train sifflera trois fois</em> se déroule t-il ? En temps réel, en flash-back, dans l’esprit d’un mort<br />
3°) Le film reçut : 4 oscars, 6 oscars, 10 oscars<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
<strong>Réponses:</strong><br />
1°) Lee Van Cleef<br />
2°) En temps réel<br />
3°) 4 oscars (meilleur acteur, meilleur montage, meilleure musique, meilleure chanson)</p>
<p>Avis de Grand Écart : un sublime western, un chef-d’œuvre du cinéma. Ni plus ni moins. La version proposée par Sidonis Calysta est superbe.<br />
Disponible en combo DVD et blu-ray collector.</p>
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		<title>Le frichti de l&#8217;hiver 2019-2020 !</title>
		<link>https://www.grand-ecart.fr/cinema/frichti-selection-film-hiver-sous-couette-2019/</link>
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		<pubDate>Sun, 08 Dec 2019 09:02:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[culte]]></category>
		<category><![CDATA[nazisme]]></category>
		<category><![CDATA[polar]]></category>
		<category><![CDATA[science-fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Tom Selleck]]></category>
		<category><![CDATA[western]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette sélection annonce un hiver rude. C’est la raison pour laquelle celle-ci est chaude et épaisse. Vous retrouverez Magnum, toujours aussi bien gaulé, du western politique et engagé et des thrillers en...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Cette sélection annonce un hiver rude. C’est la raison pour laquelle celle-ci est chaude et épaisse. Vous retrouverez Magnum, toujours aussi bien gaulé, du western politique et engagé et des thrillers en mode <em>seventies</em> sacrément burnés. De quoi passer les semaines qui arrivent tranquille sous la couette !</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><em>Magnum P.I</em> saison 7</h2>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/12/magnum-pi-saison-7.jpg" alt="Tom Selleck dans Magnum" width="202" height="250" class="alignleft size-full wp-image-27298" />Cette septième saison de <em>Magnum</em> est un véritable crève-cœur, pas un beau gâchis mais un petit gâchis. On sait qu’elle devait être la dernière. En effet, nous sommes à la fin des années 1980 et Tom Selleck, qui en a ras la moustache, espère enfin se faire un nom au cinéma. Donald Bellisario, quant à lui, le scénariste et producteur, est parti sur d’autres aventures laissant son petit personnel gérer la boutique et les intrigues. Du coup, on se retrouve avec une quantité d’épisodes sans âme ni saveur, un peu comme si tout le monde avait lâché l’affaire. Toutefois, un épisode particulièrement sort du lot ; l’épisode 6, <em>Comptes et comptines</em>, où, alors qu’il fait ses comptes, Magnum reçoit un appel mystérieux. Un homme le menace, utilisant comme message une comptine… Caméra à l’épaule, gros plans, tensions à donf, musique de Phil Collins, cet épisode est une merveille. On se croirait dans le <em>Manhunter</em> goupillé par Michael Mann la même année. Formidable ! L’épisode suivant, tout en rupture, voit l’arrivée de Lily, la fille du détective. Magnum apprend qu’il est père mais semble s’en moquer. Troublant. Et puis le fameux épisode 9, un cross-over avec Angela Lansbury d’<em>Arabesque</em> ! Du cross-over gériatrique par excellence ! L’épisode 17, intitulé <em>Laura</em>, accueille Frank Sinatra en guest dans le rôle d’un vieux détective à la recherche de sa petite fille. Excellent et émouvant. Ouf, l’honneur est sauf. Cette saison 7 n’est pas honteuse, elle a juste perdu son mojo. Le dernier épisode, cataclysmique, a tellement fait gueuler les fans, qu’une saison 8 fut commandée en urgence et je vous en parlerai bientôt. Youpi. <span id="more-27294"></span><br />
<em>Coffret en blu-ray chez Elephant Films</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Du western et encore du western !</h2>
<h3><em>Le Retour des Texas Rangers</em> réalisé par James P. Hogan avec Ellen Drew, John Howard, Akim Tamiroff… </h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/12/retour-texas-rangers.jpg" alt="Le Retour des Texas Rangers" width="250" height="190" class="alignleft size-full wp-image-27299" />Au début des années 1930, dans le grand ouest américain, du bétail est dérobé au ranch White Sage. Les Texas Rangers sont appelés à la rescousse. Pour arrêter les coupables, ils vont devoir faire preuve d’ingéniosité et braver le danger : ils tentent de s’infiltrer dans le gang des voleurs de bétail…<br />
<em>Le Retour des Texas Rangers</em> est ce que l’on appelle un western de ranch où les grands propriétaires terriens ont maille à partir avec les voleurs de bétails. Le film s’intéresse avant tout à cette mythique brigade de police, les « Texas Rangers », née dans la première moitié du XIXe siècle au Texas et dont les membres éminents s’occupaient essentiellement des affaires sensibles comme les meurtres. Pour d’obscures raisons politiques, leur brigade fut un temps dissoute et il ne serait pas étonnant qu’à l’époque où l’intrigue se déroule elle n’était pas encore reformée. Bref, nous voilà plongés dans l’Amérique des années 1930, une Amérique défaite par la crise et les resquilles, une Amérique où les héros populaires s’appellent « Bonnie and Clyde ». Si le film ne casse pas des briques, il s’inscrit dans une veine noire où tout paraît désenchanté. Une vraie curiosité.<br />
<em>Disponible en combo DVD/Blu-ray chez Elephant Films</em></p>
<h3><em>Vengeance mexicaine</em> réalisé par Fred Schepisi avec Willie Nelson, Gary Busey&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/12/vengeance-mexicaine-fred-schepisi.jpg" alt="Vengeance Mexicaine" width="250" height="141" class="alignleft size-full wp-image-27300" />Dans un Texas pré-guerre civile, un jeune homme tue par accident son beau-frère et doit fuir au Mexique. Peu de temps après, il fait la connaissance de Barbarosa, un hors-la-loi. Les deux hommes font équipe malgré le mode de vie de Barbarosa. Le vieil hors-la-loi conseille de revenir au Texas : c’est bien la vengeance qui les unit avant tout.<br />
<em>Vengeance mexicaine</em> est un superbe western, très graphique, superbement éclairé et marqué par des tons rocailleux qui donnent une pépie du diable. Pensez à prendre une bouteille d’eau ! La musique envoûtante renforce d’autant plus la présence de l’environnement et de la nature. Vous l’aurez compris, les extérieurs jouent un rôle considérable dans cette histoire de filiation d’un bandit et de son apprenti. L’intrigue plutôt basique &#8211; prendre aux riches pour donner aux pauvres &#8211; évite toutes fioritures. La distribution impeccable, Willy Nelson en tête (qui coproduit), parachève l’efficacité d’un projet qui n’était pas franchement gagné d’avance. C’est sec et franc du collier ! Comme on aime.<br />
<em>Disponible en combo DVD/Blu-ray chez Elephant Films</em></p>
<h3><em>Sur le territoire des Comanches</em> réalisé par George Sherman avec Maureen O’Hara, MacDonald Carey&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/12/sur-le-territoire-des-comanches-film.jpg" alt="Sur le territoire des Comanches" width="185" height="250" class="alignleft size-full wp-image-27301" />Un traité de paix est signé avec les Comanches interdisant l&#8217;accès à leur terre. Mais alors qu&#8217;un gisement d&#8217;argent est découvert sur leur territoire, les colons installés dans les environs sont de plus en plus envieux. Jim Bowie est envoyé par le président pour s&#8217;assurer que les accords sont respectés. Katie Howard, la tenancière du saloon, veut attaquer les Comanches et s&#8217;emparer des richesses&#8230;<br />
<em>Sur le territoire des Comanches</em> qui revient sur la spoliation des terres indiennes par ces satanés colons est un petit western politique qui n’y va pas avec le dos de la cuillère pour raconter la grande histoire de l’ouest américain. On y voit les Indiens se faire joyeusement manipuler en toute confiance avant de fomenter une vengeance qui arrivera bien trop tard. Du classique de chez classique, bien troussé par un George Sherman des grands jours.<br />
<em>Disponible en combo DVD/Blu-ray chez Elephant Films</em><br />
&nbsp;</p>
<h3><em>La Belle rousse du Wyoming</em> réalisé par Lee Sholem avec Maureen O’Hara, Alex Nicol&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/12/la-belle-rousse-du-wyoming.jpg" alt="La Belle Rousse du Wyoming" width="161" height="250" class="alignleft size-full wp-image-27302" />Le grand ouest américain : nouveaux colons et anciens rangers livrent un combat acharné concernant le bétail, véritable richesse. En plein milieu des fortes tensions, un shérif tente de s&#8217;interposer quand un homme d&#8217;affaires, associé à une femme mystérieuse, essaie de gagner la confiance des colons pour gagner beaucoup d&#8217;argent&#8230;<br />
<em>La Belle rousse du Wyoming</em> ravira les fans de John Ford et des westerns de grande ampleur. On y parle une nouvelle fois de la guerre entre propriétaires terriens qui tentent coûte que coûte de s’accaparer le moindre lopin de terre afin d’y faire paître le bétail. Sur le fond, c’est du solide et sur la forme, on respire la fraîcheur des prairies du Wyoming à plein poumon. Un western à papa rudement dépaysant à regarder avec maman.<br />
<em>Disponible en combo DVD/Blu-ray chez Elephant Films</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><em>Sans peur, sans pitié</em> réalisé par Lima Barreto avec Alberto Ruschel, Marisa Prado, Juan-Nicola Bernico, Melania Carpentiero, Matteo Menossi et Cedrico Janeti&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/12/sans-peur-sans-pitie-congaceiro.jpg" alt="Sans peur, sans pitié" width="160" height="250" class="alignleft size-full wp-image-27303" />Un gang de Cangaceiro, des bandits du nord-est du Brésil, kidnappe une institutrice venant d&#8217;un petit village, Olivia. Un des membres, Teodoro, fait peu à peu sa connaissance et tombe éperdument amoureux. Ce qui ne plaît pas au chef de la bande, sans peur et sans pitié&#8230;<br />
Il faut savoir que <em>Sans Peur, sans pitié</em> (sorti en 1953) se présente comme l’un des plus grands succès du cinéma brésilien de l’après-guerre. Au Brésil, on considère le film comme un impérissable chef-d’œuvre au même titre que <em>Mon curé chez les nudistes</em> en France. Si l’on prend le recul nécessaire, on se rend assez vite compte que l’on ne tient pas une pièce maîtresse comparable à <em>Lawrence d’Arabie</em>. Pourtant cette histoire de bandit d’honneur, comme dirait Jean-Pierre Dionnet, ne manque pas de panache ! La présence puissante de la nature et les caractères bien trempés des hommes qui la foulent composent un tableau des plus sauvages sur la vie des Cangaceiro à la charnière des XIXe et XXe siècle. Voilà le western révolutionnaire que vous devez absolument avoir vu.<br />
<em>Disponible en combo DVD/Blu-ray chez Elephant Films</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Du frisson, de l’angoisse et des thrillers mode 70’s !</h2>
<h3><em>Le Voyage des damnés</em> réalisé par Stuart Rosenberg avec Faye Dunaway, Max von Sydow&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/12/voyage-des-damnes.jpg" alt="Le Voyage des damnés" width="188" height="250" class="alignleft size-full wp-image-27304" />1939, le SS Saint Louis quitte Hambourg pour Cuba avec à bord 937 réfugiés juifs. Ni Cuba, ni les Etats-Unis ne veulent les accueillir. Contraint de faire demi-tour, les officiers américains reçoivent une lettre signée de la main de plus de 200 juifs : s&#8217;ils ne trouvent pas refuge quelque part, ils menacent de collectivement mettre fin à leur jour.<br />
Que j’aime ce film ! Au-delà de la tragédie qui touche les passagers, <em>Le Voyage des damnés</em> propose comme dans tout grand film choral une série de portraits qui balayent à peu près tout ce que la nature humaine compte de sensibles, de traîtres, d’envieux, de naïfs, d’altruistes, de braves, de cons&#8230; Cette croisière maudite analyse avec sagesse ce que hommes et femmes sont capables de produire quand ils et elles sont acculé·e·s par des événements qui les dépassent. Le suspense est rude et le drame limite insoutenable. Je compare ce film à un opéra. Et je vous le recommande.<br />
<em>Disponible en combo DVD/Blu-ray chez Elephant Films</em></p>
<h3><em>Le Pont de Cassandra</em> réalisé par George Pan Costamos avec Richard Harris, Sophia Loren&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/12/pont-de-cassandra.jpg" alt="Le Pont de Cassandra" width="187" height="250" class="alignleft size-full wp-image-27305" />Genève. Trois terroristes sont surpris dans un laboratoire de l&#8217;Organisation mondiale de la santé, qu&#8217;ils s&#8217;apprêtaient à faire sauter. L&#8217;un d&#8217;entre eux parvient à s&#8217;enfuir et monte dans le Continental Express en partance pour Stockholm. Le fugitif est une véritable bombe ambulante. Eclaboussé lors de la fusillade par des liquides contenus dans des flacons brisés, il vient en effet d&#8217;être contaminé par le virus, terriblement contagieux, de la peste pulmonaire&#8230;<br />
<em>Le Pont de Cassandra</em> est un film catastrophe trop méconnu et c’est dommage car il tient sans contestation possible la dragée haute à bien des oeuvres contemporaines du même acabit. Spécialiste des films d’action, bon faiseur (toutefois un cran en dessous d’un John Frankenheimer), George Pan Costamos goupille un thriller bourré de suspense et de scènes ultra spectaculaires. Durant près de deux heures, on passe d’une salle de commandement aux wagons bondés par des voyageurs transis de trouille. Evidemment, tout est prétexte à faire tourner le chronomètre ! Et ça fonctionne. Du cinéma bien bonnard.<br />
<em>Disponible en combo DVD/Blu-ray chez Elephant Films</em></p>
<h3><em>Saturn 3</em> réalisé par Stanley Donen avec Kirk Douglas, Harvey Keitel et Farrah Fawcett&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/12/saturn-3-stanley-donen.jpg" alt="Saturn 3, de Stanley Donen" width="250" height="126" class="alignleft size-full wp-image-27315" />Adam et Alex, deux scientifiques, vivent seuls sur la station spatiale Saturn 3. Leur mission : trouver de nouvelles sources de nourriture pour une Terre dévastée. Mais cette vie idyllique est mise en danger avec l&#8217;arrivée du capitaine James qui, bientôt, construit un robot destructeur : Hector. Le capitaine tombe amoureux d&#8217;Alex et ne souhaite qu&#8217;une chose : éliminer Adam&#8230;<br />
Bordel mais que c’est nul. J’ai dû ronfler car la gorge me gratte.<br />
<em>Disponible en combo DVD/Blu-ray chez Elephant Films</em></p>
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<h2>Alerte Films coup de coeur</h2>
<h3><em>Danger, planète inconnue</em> réalisé par Robert Parrish avec Roy Thinnes, Ian Hendry&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/12/danger-planete-inconnue.jpg" alt="Danger, planète inconnue" width="189" height="250" class="alignleft size-full wp-image-27306" />Le centre spatial Eurosec dirigé par Jason Webb vient de faire une découverte qui va bouleverser toutes les théories scientifiques. Une sonde spatiale a détecté une planète inconnue de l&#8217;autre coté du soleil possédant la même orbite que la Terre. Le colonel Glenn Ross, un astronaute aguerri, et John Kane, un scientifique anglais sont alors envoyés en mission d&#8217;exploration sur cette étrange planète qui semble être la soeur jumelle de notre planète. Mais l&#8217;expédition tourne mal&#8230;<br />
<em>Danger, planète inconnue</em> est un petit chef-d’œuvre de la science-fiction produit par Silvia et Gerry Anderson, les parents de la merveilleuse série <em>Les Sentinelles de l’air</em>. Je vous prie de croire que les décors sont d’une beauté à couper le souffle. Les bâtiments scientifiques, les vaisseaux spatiaux, les décors intérieurs et extérieurs, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe calme et volupté. Et ce scénario torturé du bulbe qui peut se lire de mille façons. A l’envers, à l’endroit, par devant et par derrière ! De la folie pure. Je vous en conjure, jetez-vous sur ce bijou vintage, vous ne le regretterez pas !<br />
<em>Disponible en combo DVD/Blu-ray chez Elephant Films</em></p>
<h3><em>Ces garçons qui venaient du Brésil</em> réalisé par Franklin J. Schaffner avec Laurence Olivier, Gregory Peck&#8230;</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/12/ces-garcons-qui-venaient-du-bresil-franklin-schaffner.jpg" alt="Ces garçons qui venaient du Brésil, de Franklin Schaffner" width="250" height="167" class="alignleft size-full wp-image-27307" />Au début des années 1970, Ezra Lieberman, qui traque depuis plus de vingt ans les criminels nazis, reçoit d&#8217;inquiétantes informations en provenance du Paraguay : le sinistre docteur Josef Mengele, responsable de monstrueuses expériences à Auschwitz, aurait injecté des cellules vivantes, prélevées sur Hitler, à une centaine de femmes dans le but d&#8217;assurer au Führer une descendance&#8230;<br />
Voilà un thriller culte par excellence (au même titre que <em>Marathon Man</em> sorti deux ans auparavant à qui il fait irrémédiablement écho ; regardez la distribution …) qui se réapproprie l’Histoire sans la dénaturer (du révisionnisme de bon aloi). L’intrigue qui tourne autour de la manipulation génétique, et qui semble capillotractée jusqu’à l’outrance, paraît aujourd’hui carrément plausible. Le film fiche la trouille car il présente les multiples figures de la folie dans des scènes d’action savamment dosées. Chaque personnage joue sa partition avec un vrai sens du rythme. Durant les deux heures que dure <em>Ces garçons qui venaient du Brésil</em>, on se sent pris au piège, avec l’envie que le cauchemar s’arrête et fissa. Un classique.<br />
<em>Disponible en combo DVD/Blu-ray chez Elephant Films</em></p>
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		<title>Mordez la poussière ! #13</title>
		<link>https://www.grand-ecart.fr/cinema/selection-westerns-films-mordez-poussiere-chevaliers-texas-2019/</link>
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		<pubDate>Tue, 05 Nov 2019 08:31:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Charlton Heston]]></category>
		<category><![CDATA[chef-d'oeuvre]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[western]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette nouvelle sélection de westerns compile des œuvres qui offrent de magnifiques portraits de femmes et d'hommes prisonniers de leur condition ou qui cherchent à s'en échapper. Quand le...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Cette nouvelle sélection de westerns compile des œuvres qui offrent de magnifiques portraits de femmes et d&#8217;hommes prisonniers de leur condition ou qui cherchent à s&#8217;en échapper. Quand le western sort des sentiers battus, il faut en profiter ! Alors savourez&#8230;<br />
</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/11/chevaliers-texas-ray-enright.jpg" alt="Les Chevaliers du Texas, de Ray Enright" width="208" height="280" class="alignleft size-full wp-image-27277" /><strong><em>Les Chevalier du Texas</em> réalisé par Ray Enright avec Joel McCrea, Dorothy Malone, Alexis Smith, Zachary Scott&#8230;</strong></p>
<p>Durant la guerre de Sécession, Luke Cottrell, chef des francs-tireurs nordistes, brûle le ranch des « Trois Cloches », propriété de Kip Davis, Charlie Burns et Lee Price. Pour se venger, Kip décide de laisser sa fiancée Deborah et prend la route du sud pour retrouver Luke Cottrell et le punir. Afin de pouvoir reconstruire le ranch, Kip s&#8217;engage avec Rouge de Lisle, bientôt rejoint par Charlie, pour organiser un trafic d&#8217;armes pour le Sud. Lorsqu&#8217;enfin Kip revient dans la ville, il apprend que Deborah est amoureuse de Lee…<br />
<em>Les Chevaliers du Texas</em> n&#8217;est pas un western révolutionnaire. C&#8217;est une oeuvre solide (comprenez par là « traditionnelle ») portée par des acteurs non moins solides. Joel McCrea, Zachary Scott et Dorothy Malone crèvent l&#8217;écran au coeur de chaque scène. Cette histoire d&#8217;amour et d&#8217;abandon ne devrait pas laisser de marbre les fans de romance déceptive. En effet, si le genre western ne s&#8217;aventure que trop rarement sur le terrain de la psychologie, les scénaristes, Zachary Gold et James R.Webb, n&#8217;ont pas hésité à privilégier la profondeur des personnages au détriment de l&#8217;intrigue. Ici, le manichéïsme de bas étage n&#8217;est pas de mise car les héros ne sont pas vraiment des héros et les méchants pas si méchants. <em>Les Chevaliers du Texas</em> se regarde comme une étude de moeurs. Le technicolor est d&#8217;une beauté à couper le souffle. <span id="more-27273"></span><br />
<strong>Disponible en DVD chez Sidonis Calysta</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/11/streets-laredo-chevauchee-honneur-leslie-fenton-william-holden.jpg" alt="La Chevauchée de l&#039;honneur, de Leslie Fenton" width="184" height="280" class="alignleft size-full wp-image-27278" /><strong><em>La Chevauchée de l&#8217;honneur</em> réalisé par Leslie Fenton avec William Holden, Mona Freeman, Macdonald Carey, William Bendix&#8230;</strong></p>
<p>1878. Jim Dawkins, Reuben Wahoo Jones et Lorn Reming attaquent une diligence. Lorn oblige le bandit Charley Calico à rendre à Rannie Carter de l&#8217;argent pour la dédommager. Mais, au cours d&#8217;une poursuite, Jim et Wahoo d&#8217;un côté et Lorn de l&#8217;autre se perdent mutuellement. Pour sauver Lorn qu&#8217;ils ont retrouvé, Jim et Wahoo l&#8217;arrêtent et sont ainsi enrôlés dans les Texas Rangers. Lorn ne comprend pas l&#8217;attitude de ses amis. Il s&#8217;évade, les assomme et fuit. Lors dune patrouille, Jim et Wahoo retrouvent Lorn…<br />
<em>La Chevauchée de l&#8217;honneur</em> est une pépite du genre, un petit miracle déjà porté à l&#8217;écran par King Vidor en 1936 sous le titre <em>Texas Ranger</em>. Derrière le savoir-faire du réalisateur Leslie Fenton et du scénariste Charles Marquis Warren, le grand William Holden nous offre, en canaille déboussolée, l&#8217;une de ses plus subtiles prestations. Comme pour <em>Les Chevaliers du Texas</em>, la puissance de l&#8217;intrigue ne réside pas dans l&#8217;enchaînement des péripéties mais dans l&#8217;évolution psychologique de ses personnages. On les observe faire le point sur des années d&#8217;errance et de mauvais choix, fragiles et perdus. Un très grand western.<br />
<strong>Disponible en DVD chez Sidonis Calysta</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/11/triomphe-buffalo-bill-jerry-hopper-charlton-heston.jpg" alt="Le Triomphe de Buffalo Bill, de Jerry Hopper" width="206" height="280" class="alignleft size-full wp-image-27282" /><strong><em>Le Triomphe de Buffalo Bill</em> réalisé par Jerry Hopper avec Charlton Heston, Rhonda Fleming&#8230;</strong></p>
<p>1860. Buffalo Bill Cody et Wild Bill Hickok souhaitent établir un service de courrier entre l&#8217;Est et l&#8217;Ouest mais cette idée déplaît à certains qui voudraient que la Californie se détache de l&#8217;Union. Rance Hastings et sa sœur Evelyn font partie de ceux qui s&#8217;opposent au Pony Express. Cody s&#8217;éprend d&#8217;Evelyn, ce qui irrite Denny Russell qui l&#8217;aime depuis longtemps. Si l&#8217;opposition des Hastings est d&#8217;ordre idéologique, Joe Cooper ne pense en revanche qu&#8217;au contrat de courrier qu&#8217;il a avec le gouvernement.<br />
Cette histoire de Pony Express est un bonbon, la douceur qu&#8217;il fait plaisir de déguster une fin d&#8217;après-midi pluvieuse. Un dimanche de préférence. <em>Le Triomphe de Buffalo Bill</em> a le mérite de divertir autant que de nous instruire sur la création du modèle postal américain durant la seconde moitié du XIXe siècle. On y voit comment le Pony Express fut un élément essentiel dans la création du lien social entre l&#8217;Est et l&#8217;Ouest de l&#8217;Amérique. Quoi qu&#8217;il fasse, Charlton Heston est génial ! Voilà un western d&#8217;entertainement comme on les aime. Très recommandé.<br />
<strong>Disponible en blu-ray chez Sidonis Calysta</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/11/la-femme-qui-faillit-etre-lynchee-affiche.jpg" alt="La Femme qui faillit être lynchée, d&#039;Allan Dwan" width="217" height="280" class="alignleft size-full wp-image-27279" /><strong><em>La Femme qui faillit être lynchée</em> réalisé par Allan Dwan avec Audrey Totter, Joan Leslie, John Lund&#8230;</strong></p>
<p>1865. Sally Maris rejoint son frère Bill qui tient le saloon de Border City, mais Bill est tué par Lance Horton qu&#8217;il menaçait. Pour payer les dettes de son frère, Sally est obligée de diriger le saloon. Elle se bat avec Kate Quantrill, la femme du chef de guerre, et affronte celle-ci dans un duel au revolver qu&#8217;elle remporte. Lorsque les Nordistes investissent la ville, Sally cache Kate et Lance Horton, qui en réalité est un capitaine sudiste.<br />
<em>La Femme qui faillit être lynchée</em> pourrait peut-être s&#8217;apparenter à un « feel good western » tant il est positif et solaire. Ici, ce sont les femmes qui mènent la danse. Le grand Allan Dwan réalise une œuvre féministe en diable qui présente avec force détails l&#8217;influence absolue de la société patriarcale à cette époque. Une femme au saloon d&#8217;accord, mais une femme patronne de saloon ! Alors là&#8230; <em>La Femme qui faillit être lynchée</em> est une œuvre généreuse sur l&#8217;amitié, la vraie, celle qui rebat les cartes et éclipse les tabous. Une pépite à redécouvrir.<br />
<strong>Disponible en blu-ray chez Sidonis Calysta</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/11/traquenard-sans-loi-utah-blaine-fred-sears.jpg" alt="Le Traquenard des sans-loi, de Fred Sears" width="176" height="280" class="alignleft size-full wp-image-27283" /><strong><em>Le Traquenard des sans-loi</em> réalisé par Fred S. Sears avec Rory Calhoun, Susan Cummings, Angela Stevens, Ray Teal&#8230;</strong></p>
<p>Utah Blaine aide Joe Neal qui possède un ranch et doit faire face à Russ Nevers, à la tête d&#8217;une bande de vauriens, qui cherche à s&#8217;emparer de toutes les terres. Neal est assassiné, souhaitant que Utah et Angie Kinyon, dont le père a aussi été tué par Nevers, prennent soin de son ranch. Dans leur combat contre Nevers, Utah et Angie sont rejoints par Mary Blake dont le père a également été tué, et par Gus Ortmann, toujours ravi de se battre.<br />
Il faut savoir avant toute chose que <em>Le Traquenard des sans-loi</em> est une rareté. Alors merci Sidonis !Ce petit western à papa est une œuvre modeste qui va à l&#8217;essentiel. Pas de fioriture ! Les personnages dessinés avec soin provoquent une empathie réelle et rapide chez le spectateur. On ne s&#8217;ennuie pas une seconde devant cette histoire de vengeance et de rédemption. Rory Calhoun, comme à son habitude, dégage une force peu commune. Il nous rassure comme le font les héros de cinéma. Encore un chouette western psychologique.<br />
<strong>Disponible en DVD chez Sidonis Calysta</strong></p>
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		<title>Le panier garni du printemps 2019</title>
		<link>https://www.grand-ecart.fr/cinema/duel-sans-merci-western-culte-thriller-sidonis-2019/</link>
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		<pubDate>Mon, 13 May 2019 08:49:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[culte]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Gary Cooper]]></category>
		<category><![CDATA[thriller]]></category>
		<category><![CDATA[western]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette nouvelle sélection orchestrée par Sidonis Calysta nous permet de découvrir ou redécouvrir des classiques - grands et petits - et de merveilleuses pépites. <em>L’Enigme sur le lac noir</em>, <em>La</em>...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Cette nouvelle sélection orchestrée par Sidonis Calysta nous permet de découvrir ou redécouvrir des classiques &#8211; grands et petits &#8211; et de merveilleuses pépites. <em>L’Enigme sur le lac noir</em>, <em>La Nuit des généraux</em> et <em>La Loi et l’ordre</em> forment le trio de tête. Sans oublier, nous sommes décidément gâtés, <em>L’Île mystérieuse</em> et <em>Jason et les argonautes</em> en version combo DVD/blu-ray remastérisée. Du blu-ray Harryhausen, ça ne se refuse pas ! Voilà, merci de votre attention. </p>
<h3>Du western du western du western</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/05/duel-sans-merci-siegel.jpg" alt="Duel sans merci, de Don Siegel" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-26986" /><strong><em>Duel sans merci</em> réalisé par Don Siegel avec Audie Murphy, Stephen MacNally, Faith Domergue&#8230;</strong><br />
Un gang de criminels s’approprie par les armes les mines de la région. Luke Cromwell désormais sous le nom de Silver Kid, fils d’une victime, joueur et prompt à la gâchette, et le marshal de la localité, Lightnin’ Tyrone, joignent leurs forces pour venir à bout du gang. Opal Lacy, femme fatale et intrigante, en fait alliée du gang, va semer la discorde entre eux.<br />
Ce petit western passerait facilement inaperçu s’il n’était pas réalisé par le grand Don Siegel, capable de transformer la plus insipide des intrigues en un film sec et nerveux, digne des meilleures séries B du genre. Du haut de ses 77 minutes, <em>Duel sans merci</em> joue l’efficacité et dépote comme il faut. Bonnard. <span id="more-26939"></span><br />
Disponible en Combo DVD/BR</p>
<p><strong><em>Duel sur le Mississippi</em> réalisé par William Castle avec Lex Barker, Patricia Medina, Warren Stevens&#8230;</strong><br />
En 1820, André Tulane (Lex Barker), colérique rejeton dune famille de planteurs de Louisiane, a une dette avec Lili Scarlet (Patricia Medina), Reine de navire-casino et la fille de Jacques Scarlet (Ian Keith), un ancien pirate. André va aider Lili à combattre les pirates de la rivière dirigés par son ancien fiancé Hugo Marat (Warren Stevens), après qu&#8217;il eut pris le contrôle du bateau de Lili.<br />
<em>Duel sur le Mississippi</em> est un drôle de film. D’abord, parce qu’il traite d’un sujet peu abordé à Hollywood -la guerre du sucre en Louisiane au début du 19ème siècle- et qu’il s’en fout royalement ! Ensuite parce qu’il joue la carte de la parodie à tout bout de champ décrédibilisant la moindre tentative un peu sérieuse de traiter le dit sujet. La faute à l’olibrius William Castle plus enclin à s’offrir un chouette film d’aventure à la papa qu’un western politique engagé. Dommage.<br />
Disponible en DVD</p>
<p><strong><em>Les Aventures du capitaine Wyatt</em> réalisé par Raoul Walsh avec Gary Cooper, Mari Aldon, Richard Webb&#8230;</strong><br />
1840. À l&#8217;apogée de la guerre, l&#8217;armée des États-Unis tente de réduire les derniers groupes d&#8217;Indiens Séminoles vivant en Floride. Pour l&#8217;aider, elle fait appel au taciturne capitaine Wyatt. Ce dernier a pour mission de détruire un fort dans lequel les contrebandiers entreposent les armes qu&#8217;ils livrent aux Indiens. Leur mission accomplie, les Américains rebroussent chemin après avoir libéré quelques prisonniers, dont une jeune femme, Judy Beckett, dont Wyatt tombe amoureux.<br />
Direction la Floride pour expérimenter un « Eastern », comme se plaisent à dire les aficionados du genre ! <em>Les Aventures du capitaine Wyatt</em>, c’est de la belle ouvrage, plaisant du début à la fin mais très loin du chef d’œuvre espéré. On regrette avec amertume le traitement routinier d’une intrigue à fort potentiel. Comme pour <em>Duel sur le Mississipi</em>, nous avons à faire avec un morceau de l’histoire américaine que l’on connaît peu (voire pas du tout) à savoir l’extermination des Indiens Séminoles par l’armée américaine. Eh bien au lieu de traiter le fond de l’affaire, Raoul Walsh prend le parti de traiter la forme, s’embarrassant par la même occasion de tous les stéréotypes possibles et inimaginables sur les hommes taciturnes, les relations avec les femmes et l’image des indiens. Rien de honteux, c’est juste décevant.<br />
Disponible en Combo DVD/BR</p>
<p><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/l-enigme-du-lac-noir-michael-gordon/" class="broken_link"><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/04/LENIGME-DU-LAC-NOIR-300x218.jpg" alt="L’Enigme du lac noir, Michael Gordon, 1951" width="300" height="218" class="alignleft size-medium wp-image-26949" /></a><strong><em>L’Enigme du lac noir</em> réalisé par réalisé par Michael Gordon avec Glenn Ford, Gene Tierney, Ethel Barrymore, Zachary Scott&#8230;</strong><br />
Cinq forçats évadés se réfugient dans une petite ville dont les habitants mâles sont absents. Les cinq hommes – James Canfield, Greer, Limey, Clyde et Matt – veulent des armes mais les femmes avec à leur tête Granny leur opposent une vive résistance. Canfield veut 40 000 dollars que possède un certain Rudy à cause de qui il a été injustement incarcéré.<br />
<em>L’Enigme du lac noir</em> est un coup de cœur absolu. Un western en forme de huis clos, une œuvre psychologique comme on en voit peu (alors merci Sidonis de nous le proposer car il n’a jamais été visible ou seulement sur une poignée de copie) et qui me rappelle à bien des égards les romans de Jean Giono (<em>Un Roi sans divertissement</em>) qui auscultent les modes de vie des communautés isolées. Le ressort dramatique se joue dans la confrontation des femmes du village contre les vils malandrins venus bousculer un quotidien devenu trop routinier. Dialogues ciselés, montage efficace, <em>L’Enigme du lac noir</em> régale les yeux et les oreilles. C’est tendu comme on dit !<br />
Disponible en DVD</p>
<p><strong><em>La Loi et l’ordre</em> réalisé par Edgar L.Cahn avec Walter Huston, Harry Carrey&#8230;</strong><br />
Ancien homme de loi, Frame Johnson et trois de ses amis arrivent à Tombstone, localité sous la coupe des trois frères Northrup. Revêtu de sa réputation, la municipalité lui propose l’étoile de marshal. Après un sanglant échange de coups de feu, Frame Johnson et ses deux amis restant se rendent à OK Corral pour un dernier règlement de compte avec les frères Northrup et sa clique.<br />
<em>La Loi et l’ordre</em> sort sur les écrans en 1932. Si on le considère aujourd’hui comme un western « somme », on l’apprécie surtout comme l’un des meilleurs témoignages de l’histoire de l’Ouest américain et de la ville de Tombstone en particulier. Le film se démarque des autres productions par son sens du détail et par l’authenticité des situations. Les scènes sonnent « vrai » ! Bref, nous vous le conseillons mille fois !<br />
Disponible en DVD</p>
<p><strong><em>Le Dernier des géants</em> réalisé par Don Siegel avec John Wayne, Lauren Bacall, James Stewart, Ron Howard&#8230;</strong><br />
Atteint d’un cancer en phase terminale, John Books (John Wayne), tireur d’élite vieillissant mais au brillant palmarès, s’installe dans une pension de famille où le fils de la gérante, l’ayant reconnu, s’attache à lui. Résolu face à la mort, qui fut sa compagne durant des années, il cherche le moyen de partir en beauté et de laisser dernière lui l’image d’une légende.<br />
<em>Le Dernier des géants</em> n’est pas le meilleur film de Don Siegel ni le meilleur western de John Wayne. Oui, comme son titre l’indique, c’est une œuvre fondamentalement testamentaire où John Wayne, rongé par le cancer, joue ici son dernier rôle, celui d’un vieux briscard rongé par le cancer ! La boucle est bouclée. Le film se compose autour de la personnalité d’une légende que le public connaît par cœur. Il n’y a pas vraiment de surprise mais juste ce qu’il faut d’émotion pour dire adieu. C’est un western moyen, ni plus ni moins, qui devrait donc plaire à François Bayrou et Philippe Douste-Blazy.<br />
Disponible en Combo DVD/BR Master Haute définition</p>
<h3>Du thriller du thriller du thriller</h3>
<p><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/la-nuit-des-généraux-anatole-litvak/" rel="attachment wp-att-26947" class="broken_link"><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/04/LA-NUIT-DES-GENERAUX-300x169.jpg" alt="La nuit des généraux, Anatole Litvak, 1967" width="300" height="169" class="alignleft size-medium wp-image-26947" /></a><strong><em>La Nuit des généraux</em> réalisé par Anatole Litvak avec Peter O’Toole, Omar Sharif, Philippe Noiret, Christopher Plummer&#8230;</strong><br />
1942. Une prostituée polonaise est sauvagement assassinée en plein Varsovie. La victime se trouvait être un agent des renseignements allemands. Les soupçons se portent sur trois généraux dont le général Tanz (Peter O’Toole). Le major Grau (Omar Sharif) réclame justice en dépit des atrocités commises par ailleurs. L’enquête ne se terminera qu’en 1965, à Hambourg en mettant à jour un vaste complot.<br />
On n’oublie jamais sa première fois devant <em>La Nuit des généraux</em>. Ce thriller malsain, craspec et dérangeant marque les esprits par sa radicalité et sa sauvagerie. On y découvre des généraux nazis dans leur sphère privée. Immondes. Et le trouble naît de ces immersions auxquelles on préférerait échapper. Peter O’Toole, ce génie, incarne avec une rare puissance un officier supérieur insaisissable. Face à lui, le solaire Omar Sharif et Philippe Noiret dans un rôle pivot et complexe. Une merveille de bout en bout. Epuisant tant la tension psychologique est prégnante.<br />
Disponible en Combo DVD/BR Master Haute définition</p>
<p><strong><em>Sahara</em> réalisé par Zoltan Korda avec Humphrey Bogart, Dan Duryea, Llyod Bridges&#8230;</strong><br />
Afrique du Nord 1942 &#8211; Le Sergent Joe Gunn (Humphrey Bogart), son tank ‘Lulubelle’ et ses hommes recueillent cinq soldats britanniques, un français, un africain et un prisonnier italien. Ils doivent traverser le désert libyen pour rejoindre Tobrouk. Mais le manque d’eau se fait cruellement sentir.<br />
Frère d’Alexander et Vincent, Zoltan Korda livre un film de guerre efficace. On peut aisément inscrire <em>Sahara</em> dans le genre des films de propagande (il sort sur les écrans en 1943) où l’héroïsme élevé au rang de qualité célèbre à la fois le courage des soldats et la couardise des ennemis ! Bref, le film ne casse pas trois pattes à un canard mais Humphrey Bogart, impeccable comme toujours, mérite à lui seul le déplacement.<br />
Disponible en Combo DVD/BR Master Haute définition</p>
<h3>Du culte du culte du culte</h3>
<p><strong><em>L’Ile mystérieuse</em> réalisé par Cy Endfield d&#8217;après Jules Verne avec Michael Craig, John Greenword, Michael Callan&#8230;</strong><br />
Pendant la guerre de Sécession, lors du siège de Richmond, le capitaine Cyrus Harding, prisonnier des Confédérés, réussit une spectaculaire évasion en ballon en compagnie de deux soldats, Herbert Brown et Neb, et du journaliste Gideon Spilett. Mais le ballon est piloté par un soldat rebelle&#8230;<br />
<em>L’Ile mystérieuse</em>, ne nous cachons pas derrière notre petit doigt, a pris un petit coup de vieux. Ce n’est certes pas la meilleure adaptation d’un roman de Jules Verne mais comme beaucoup d’adaptation de l’écrivain, son charme résiste au temps. Un charme suranné où la gravité se mêle au cucul la praline. Les effets spéciaux de Ray Harryhausen réjouissent la rétine. Indispensable pour tout amoureux du septième art.<br />
Disponible en Combo DVD/BR Master Haute définition</p>
<p><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/jason-et-les-argonautes-don-chaffey/" rel="attachment wp-att-26945" class="broken_link"><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/04/JASON-2-222x300.jpg" alt="Jason et les Argonautes, Don Chaffey, 1963" width="222" height="300" class="alignleft size-medium wp-image-26945" /></a><strong><em>Jason et les Argonautes</em> réalisé par Don Chaffey avec Todd Armstrong, Gary Raymond&#8230;</strong><br />
Pour reconquérir le royaume dont son demi-frère a usurpé le trône, Jason se lance dans la quête de la Toison d’Or. À bord de l’Argos dans lequel embarquent les meilleurs marins et guerriers, il met le cap sur une terre lointaine et dangereuse d’accès. S’il bénéficie de l’aide de certains dieux de l’Olympe, d’autres, par contre, dressent devant lui des créatures et monstres qui défient l’imagination : des squelettes encore très vivants, un titan de bronze, des harpies, un dragon à sept têtes&#8230;<br />
Don Chaffey ? Todd Armstrong ? Gary Raymond ? Non, ce n’est pas la célèbre triplette niçoise qui a remporté le dernier championnat départemental de pétanque mais le réalisateur et les acteurs principaux de <em>Jason et les Argonautes</em>. Et franchement qui s’en souvient ? Qui les connaît ? Hein, franchement ? Mais prononcez simplement les deux mots magiques « Ray et Harryhausen » et d’un coup, c’est un morceau d’histoire du cinéma qui prend forme devant nos yeux. Le maître Harryhausen incarne la substance moelle de ce que l’on définit comme la magie du cinéma. Impossible de se lasser de toutes ces successions de bravoures où monstres géants et squelettes sortis des enfers tentent de tuer nos héros. Un must.<br />
Disponible en Combo DVD/BR Master Haute définition</p>
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		<title>Sélection Westerns : Mordez la poussière ! #12</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Jan 2019 21:18:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Gary Cooper]]></category>
		<category><![CDATA[western]]></category>

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		<description><![CDATA[Contre la morosité ambiante, vous reprendrez bien un peu de western ? Parce que nous en avons sélectionné 8 à votre intention dont 3 ont marqué l’histoire du genre et du...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;" align="center">Contre la morosité ambiante, vous reprendrez bien un peu de <a href="http://www.grand-ecart.fr/tag/western/">western</a> ? Parce que nous en avons sélectionné 8 à votre intention dont 3 ont marqué l’histoire du genre et du cinéma. Et si vous faites le compte, 8 moins 3 égal 5. Dingue, non ?</p>
<p><b><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/selection-westerns-mordez-la-poussiere-12-stewart-gary-cooper-rock-hudson/attachment/taza-fils-de-cochise/" rel="attachment wp-att-26691"><img class="alignleft size-medium wp-image-26691" alt="taza-fils-de-cochise" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/01/taza-fils-de-cochise-178x300.jpg" width="178" height="300" /></a>COUP DE COEUR</b></p>
<p><b><i>Taza, fils de Cochise</i></b><b> réalisé par Douglas Sirk avec Rock Hudson, Barbara Rush, Greg Palmer …</b></p>
<p>Trois ans après la mort du chef Apache Cochise, son fils aîné Taza entend bien faire respecter à son peuple le traité de paix conclu avec les Blancs. Impulsif, belliqueux, son frère Naiche rejette cette paix autant qu’il convoite la squaw promise à Taza, la belle Oona. Pressé de déterrer la hache de guerre, il trouve en Geronimo un allié précieux dans la reprise des hostilités. Fort de l’héritage de son père, Taza se dresse contre les Apaches rebelles, quitte à prendre le risque d’un combat fratricide et à faire couler le même sang que celui qui coule dans ses veines…</p>
<p><i>Taza, fils de Cochise</i> reflète la marque -reconnaissable entre mille- de son créateur, Douglas Sirk. En effet, c’est un film aux ambitions formelles exceptionnelles. Les couleurs flamboyantes, les cadres ciselés et les puissants contrastes nous imprègnent la rétine jusqu’à nous ensorceler. Un sacré trip ! Le cinéaste et son futur acteur fétiche, Rock Hudson, montrent déjà toute leur complicité quand il s’agit de produire autant d’instants intimes et touchants. <i>Taza, fils de Cochise</i> révèle la complexité de la nature humaine avec élégance. Pour son unique incursion dans le genre, Douglas Sirk signe un bijou. Un de plus !</p>
<p>Disponible en DVD et combo DVD/Blu-ray chez Sidonis Calysta<br />
<span id="more-26689"></span><br />
&nbsp;</p>
<p><b><i>La Bataille de Rogue River</i></b><b> réalisé par William Castle avec George Montgomery, Richard Denning et Martha Hyer …</b></p>
<p><strong>1850. En Oregon, les Indiens, menés par le Chef Mike, tiennent tête à l’armée depuis des années. Le Major Archer entend leur infliger une défaite définitive mais les nouveaux ordres sont d’obtenir une paix négociée. Mais certains hommes d’affaires ne souhaitent pas que l’Oregon intègre les Etats-Unis et attisent l’animosité des Indiens sur le sentier de la guerre.</strong></p>
<p>Voilà un petit western des familles, nerveux et efficace, mais un poil manichéen. Le fil directeur du scénario qui vise à opposer systématiquement les gentils Indiens contre les méchants Blancs ne met pas assez en valeur l’intense drame qui se joue à l’écran. Dommage, nous aurions préféré un traitement plus psychologique de la question de la spoliation des terres indiennes. William Castle est un scénariste, réalisateur et producteur pragmatique, il n’est ni John Ford ni Clint Eastwood !</p>
<p>Disponible en DVD chez Sidonis Calysta</p>
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<p><b>COUP DE COEUR</b></p>
<p><b><i>Ceux de Cordura</i></b><b> réalisé par Robert Rossen avec Gary Cooper, Rita Hayworth, Van Heflin et Richard Conte …</b></p>
<p><strong>Une fois la guerre contre Pancho Villa terminée, l’officier Tom Thorn, rongé par un sentiment de culpabilité, escorte quatre hommes à Cordura pour qu’ils y reçoivent la Médaille de l’Honneur, en compagnie de la prisonnière Adelaide Geary. Durant le voyage, les quatre héros montrent un autre aspect de leur personnalité, ce qui va pousser Thorn à prouver qu’il n’est pas un lâche.</strong></p>
<p>Dans les bonus, Bertrand Tavernier et Patrick Brion reviennent (et insistent) sur l’histoire personnelle du réalisateur Robert Rossen, membre du Parti Communiste qui, harcelé par les sbires d’Hoover, dénonça ses petits « camarades ». Rossen ne s’est jamais vraiment remis d’avoir trahi, d’avoir été un traître, un moins que rien. Et c’est tout le sujet de <i>Ceux de Cordura</i> qui traite à travers le personnage de Thom Thorn du sentiment de lâcheté et de la rédemption. Ce western psychologique sans héro nous laisse en fin de bouche le sale goût de la mauvaise conscience. <i>Ceux de Cordura </i>est une œuvre difficile et atypique.</p>
<p>Disponible en DVD et en combo DVD/Blu-ray chez Sidonis Calysta</p>
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<p><b><i>A Feu et à sang</i></b><b> réalisé par <strong>Budd Boetticher avec </strong></b><b>Audie <strong>Murphy</strong>, Beverly <strong>Tyler</strong> et James <strong>Best</strong></b><strong> …</strong></p>
<p>De son vrai nom William Doolin, Cimarron Kid est accusé à tort d’avoir prêté main forte aux quatre frères Dalton dans l’attaque d’un train. Pourchassé, il n’a pas d’autre choix que de rejoindre leur gang et d’en devenir l’in des principaux membres. Trahi, le Kid envisage alors de mettre fin à sa carrière et de fuir en Afrique du Sud en compagnie de la fille d’un fermier. Mais pour partir, il a besoin d’argent. La seule manière rapide de s’en procurer : un ultime hold-up.</p>
<p>Comme d’habitude, Budd Boetticher et Audie Murphy assurent le job concoctant une histoire originale sur … « qu’est-ce qu’un cas de conscience ? ». Quand on connaît l’histoire personnelle d’Audie Murphy « tueur number one de nazis pendant la seconde Guerre Mondiale», on regrette vraiment qu’<i>A Feu et à sang</i> ne soit au final qu’un modeste western qui n’ose pas traiter son sujet en profondeur. On sent bien qu’ils ne se sont pas foulés ! C’est cool, sans plus.</p>
<p>A noter dans les bonus la présence du formidable documentaire d’Emilio Maillé, <i>Les Années Arruza</i>, où l’on voit Budd Boetticher s’échiner à monter un projet autour de son ami, le matador Carlos Arruza. 10 ans de tournage, 10 ans de galère. Impressionnant.</p>
<p>Disponible en combo DVD/Blu-ray chez Sidonis Calysta</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/selection-westerns-mordez-la-poussiere-12-stewart-gary-cooper-rock-hudson/attachment/winchester-73/" rel="attachment wp-att-26692"><img class="alignleft size-medium wp-image-26692" alt="WINCHESTER 73" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/01/WINCHESTER-73-300x162.jpg" width="300" height="162" /></a>LE CHEF D’ŒUVRE DU MOIS</strong></p>
<p><b><i>Winchester 73</i></b><b> réalisé par Anthony Mann avec James Stewart, Shelley Winters, Dan Duryea …</b></p>
<p><strong>1876. Lin McAdam participe à un concours de tir et gagne la fameuse Winchester 73 mais Dutch Henry Brown le frère de Lin s’en empare. Lin est donc plus que jamais décidé à retrouver Dutch qui cède la carabine au trafiquant Joe Lamont lequel est tué par les Indiens. La carabine est récupérée par un jeune soldat qui la donne à Steve Miller&#8230;</strong></p>
<p>Alors, par quoi commencer ? Pour vous la faire courte, si vous deviez ne voir qu’un western tiré de cette formidable sélection, ce serait celui-ci. C’est un chef d’œuvre, un classique du cinéma, un film somme aux multiples thématiques qui se croisent, s’entrecroisent et se nourrissent. La mise en scène merveilleuse réside dans l’idée géniale que la carabine devient l’objet symbolique de l’histoire de l’Amérique. Elle passe de main en main comme autant de chapitre que l’on tourne. C’est fort ! Très fort ! Et c’est fin ! Très fin !</p>
<p>Le combo DVD/Blu-ray disponible chez Sidonis Calysta propose le remake qui, soyons francs, ne vaut pas l’original.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b><i>Natchez</i></b><b> réalisé par Henry Levin avec Dale Robertson, Debra Paget …</b></p>
<p><strong>Après 4 années passées dans l’armée, Vance Colby apprend que son père, joueur professionnel, a été tué. Doutant de la version officielle selon laquelle il avait triché, Colby entend laver l’honneur de son père. Il fait, pour cela, équipe avec un marinier et sa fille Mélanie.</strong></p>
<p><i>Natchez</i> n’est pas vraiment un western mais plutôt un petit film d’aventure. Henry Levin, réalisateur du <i>Voyage au centre de la Terre</i> avec James Mason, fait montre de tout son savoir-faire pour rendre ces personnages pétillants et les rives du Mississipi aussi chatoyantes que possible. Le scénario ne casse pas des briques mais il règne dans <i>Natchez</i> une bonne humeur communicative. Le technicolor est superbe ! Vive la Louisiane !</p>
<p>Disponible en DVD chez Sidonis Calysta</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b><i>Pancho Villa</i></b> <b>réalisé par Buzz Kulik  avec Robert Mitchum, Yul Brynner &amp; Charles Bronson</b></p>
<p><strong>Propulsé par sa cupidité dans la révolution mexicaine, l’aventurier Lee Arnold (Robert Mitchum) rejoint le bandit Pacho Villa (Yul Brynner) dans sa traversée du Mexique bataillant contre les Indiens et conquérant les coeurs. Mais l’un comme l’autre doivent compter avec un ennemi juré, qu’il soit envieux ou traître. La marche sera truffée de pièges.</strong></p>
<p><i>Pancho Villa</i>, version Buzz Kulik, reste un western mal-aimé. A l’origine, le film doit être réalisé par Sam Peckinpah mais celui-ci prend le parti de rendre le personnage de Pancho Villa ambivalent. Les historiens mexicains sont tous d’accord aujourd’hui pour reconnaître que Villa était un personnage ambivalent ! Courroucé, Yul Brynner refuse tout net d’incarner un tel anti-héro. Peckinpah, qui n’est pas du genre à se laisser emmerder par la première star venue, jette l’éponge. Dès lors, le studio propose au premier tâcheron de service de reprendre le flambeau avec pour mission de lisser au maximum le caractère du révolutionnaire mexicain. Alors évidemment, le film passe complètement à coté de son sujet, et c’est peu de chose de le dire. Comble du désespoir, Mitchum, Brynner et Bronson cachetonnent comme de fieffés salopards ! Bref, c’est la cata. Reste des magnifiques scènes d’action aériennes. Le film a vraiment de la gueule, dommage qu’il soit si con !</p>
<p>Disponible en DVD et en combo DVD/Blu-ray chez Sidonis Calysta</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b><i><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/selection-westerns-mordez-la-poussiere-12-stewart-gary-cooper-rock-hudson/attachment/femme_ou_demon/" rel="attachment wp-att-26690"><img class="alignleft size-medium wp-image-26690" alt="Femme_ou_Demon" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/01/Femme_ou_Demon-218x300.jpg" width="218" height="300" /></a>Femme ou démon</i></b><b> réalisé par George Marshall avec James Stewart, Marlene Dietrich et Brian Donlevy …</b></p>
<p><strong>Après que le shérif de Bottleneck a été tué par Kent, le potentat local, l’ivrogne du coin est nommé shérif remplaçant et homme de paille de Kent. Mais le nouveau shérif fait appel au fils de Tom Destry qui fut en son temps shérif de Bottleneck. Destry Jr arrive à Bottleneck mais entend procéder à sa manière. Il rencontre Frenchy la chanteuse de saloon.</strong></p>
<p><i>Femme ou démon</i> est une oeuvre méconnue mais bourrée de charme. Même si l’on reconnaît trop rapidement chez les personnages de la petite ville les figures classiques du western, on se prend rapidement au jeu, sans se lasser. Il faut dire que les deux légendes James Stewart et Marlene Dietrich savent y faire pour nous séduire. <i>Femme ou démon</i> passe du drame à la comédie en 1 claquement de doigts. Ce jeu des faux-semblants tout à fait jubilatoire est un chouette divertissement.</p>
<p>Cerise sur le gâteau, ce DVD disponible chez Sidonis Calysta contient le remake, intitulé <i>Le Nettoyeur</i>, réalisé également par George Marshall avec Audie Murphy en lead role et qui est tout aussi agréable. Qu’on se le dise.</p>
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		<title>Rencontre avec Mouly Surya</title>
		<link>https://www.grand-ecart.fr/portraits/interview-rencontre-mouly-surya-marlina-cannes-2017/</link>
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		<pubDate>Wed, 24 May 2017 10:28:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les films de la 49e Quinzaine des réalisateurs]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[Indonésie]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[western]]></category>

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		<description><![CDATA[Nouveau western Marlina, la tueuse en quatre actes suit les pas d’une femme sur l’île de Sumba en Indonésie. Un homme frappe à sa porte, s’enquiert de son mari. En...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Nouveau western</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/Marlina_the_murdere_in_four_acts-3.jpg" alt="Marlina, la tueuse en quatre actes" width="280" height="186" class="alignleft size-full wp-image-25638" /><em>Marlina, la tueuse en quatre actes</em> suit les pas d’une femme sur l’île de Sumba en Indonésie. Un homme frappe à sa porte, s’enquiert de son mari. En son absence (il est mort quelques semaines plus tôt), il revient, accompagné de quelques autres, pour lui dérober son bétail. Mais Marlina ne se laisse pas faire. La tête de son agresseur, qu’elle a tranchée alors qu’il la violait, en guise de trophée, elle entreprend de se rendre en ville, à la police. Sur le chemin, elle rencontre une jeune voisine enceinte, une femme âgée qui se rend à un mariage, une petite fille qui lui rappelle son enfant disparu, le tout en évitant les membres survivants du gang lancés à sa poursuite. Dans des paysages époustouflants, faits de landes et de collines arides avec la mer pour horizon, l’épopée de Marlina s’organise en chapitres, entre vengeance et repentir. Des éléments de western sur un rythme lent et posé, un personnage déterminé et perdu à la fois, une vision résolument féministe. Tels sont les ingrédients du troisième film de Mouly Surya, avec qui l’on découvre le cinéma indonésien.</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Le plus surprenant dans votre film, ce sont ces paysages quasi désertiques. Est-ce de là que vient l’idée de donner à cette histoire des allures de western ?</strong></p>
<p>L’île de Sumba est en fait à l’origine de l’histoire. C’est le réalisateur Garin Nugroho qui m’a donné l’idée de l’histoire, qui se déroulait là-bas. Je n’y avais jamais été, je m’y suis donc rendue avec mes producteurs et j’ai été épatée. Pour un film tourné en Indonésie, les gens s’attendent sans doute à des paysages verts, des forêts… C’est aussi ce qui fait de Sumba un endroit vraiment spécial, beau et inattendu. C’est une terre très sèche, ce qui est rare en Indonésie. L’histoire aurait pu se dérouler n’importe où, et elle comportait déjà des éléments de western. En tant que réalisatrice, je pouvais l’emmener partout, mais quand j’ai découvert ce paysage proche du Texas, c’est là que je me suis décidée. Je flirtais avec l’idée d’en faire un western. En voyant ces paysages, ça a été une évidence. <span id="more-25637"></span></p>
<p><strong>C’est une histoire de revanche, comme tout bon western, mais surtout une histoire de légitime défense…</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/Marlina_the_murdere_in_four_acts-4.jpg" alt="Marlina, la tueuse en quatre actes" width="280" height="186" class="alignright size-full wp-image-25646" />Oui, j’aime les sentiments « entre-deux », dans une zone grise. On est dans la fiction avec l’histoire de Marlina, mais cet entre-deux, c’est la vraie vie. Je ne crois pas que lorsque que quelqu’un accomplisse une vengeance, ce ne soit que de la vengeance. C’est ça et d’autres choses. Par exemple, l’actrice m’a demandé pourquoi elle trimballait la tête partout. Je lui ai dit « tu la portes avec fierté, c’est ton trophée, tu as gagné ». C’est le genre de sentiment que je veux introduire dans le film, subtilement. Car en même temps, Marlina est une prisonnière tant que les autres membres du groupe sont à sa recherche. On se situe entre la revanche et la défense, entre la fierté et la culpabilité, entre le deuil de son mari et la volonté de survivre. C’est un film sur ça, sur ces sentiments entre-deux.</p>
<p><strong>Avec cette histoire de vengeance féminine, organisée en chapitres, on pense d’abord à <em>Kill Bill</em>. Mais les deux films ne sauraient être plus différents. Est-ce une référence que vous aviez en tête, peut-être pour justement vous en éloigner ?</strong></p>
<p>J’ai effectivement essayé de rester loin de <em>Kill Bill</em> autant que possible. C’est sûr que quand on pense western, on pense d’abord Tarantino, surtout avec le sabre qu’utilise Marlina, et ce, même si Tarantino n’est pas le premier à avoir utilisé ces thèmes. Mais j’ai essayé de rester fidèle à l’île de Sumba, à l’accent parlé par les acteurs, par exemple, pour arriver au final à quelque chose qui me ressemble, qui soit authentiquement indonésien. Ca n’aurait eu aucun sens de faire un western à l’occidentale.</p>
<p><strong>Vous amenez votre ton, imposez votre rythme. Et le film est (presque) non-violent…</strong></p>
<p>Les films asiatiques ont cette tendance à être plus subtils, à raconter l’histoire plus lentement, à être plus patients. J’ai beaucoup revu de classiques japonais, comme la série des <em>Zatoïchi</em>. Ces films sans presque aucun mouvement de caméra, avec une approche totalement différente. C’est plus de là que venait mon inspiration. Je n’ai pas montré ces films à mon équipe, mais c’est ce que j’avais à l’esprit.</p>
<p><strong>Comment avez-vous défini ce ton à la fois très lent, très tendu et avec une pointe d’humour ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/Marlina_the_murdere_in_four_acts-2.jpg" alt="Marlina, la tueuse en quatre actes" width="280" height="186" class="alignleft size-full wp-image-25648" />Je travaille avec le même chef opérateur et le même compositeur depuis mon premier film. On est dans une zone de confort. Donc on essaye de se poser des défis. Dans mes autres films aussi, on me parlait de ce ton un peu excentrique, que j’aime bien et me définit bien. Je voulais pour ce film mélanger la beauté, la tension, la peur. Marlina est mystérieuse et assez imprévisible. C’est peut-être de là que vient l’humour.</p>
<p><strong>Vous brossez le portrait de femmes de chaque génération : une enfant, une femme enceinte, Marlina et la femme du bus, plus âgée. Cette palette de représentations était voulue ?</strong></p>
<p>Ce que je voulais explorer le plus, c’était les stéréotypes de genre. Mais cela s’est fait assez naturellement, on n’avait pas projeté d’avoir toutes les générations. La femme du bus, c’est un genre de femmes qu’on trouve dans toutes les cultures : la femme plus âgée, assez bavarde et forte tête. Concernant la petite fille, il s’agissait surtout de montrer une autre facette de Marlina, qui a perdu un enfant et trouve la paix avec cette enfant rencontrée au hasard, du même âge et avec le même prénom que son fils. En revanche, Novi, la femme enceinte, j’y tenais beaucoup. Elle est en contraste avec Marlina. Marlina est en deuil quand Novi porte la vie. Elle représente la femme traditionnelle qui attend son mari.</p>
<p><strong>C’est aussi un moyen de montrer la solidarité entre ces femmes…</strong></p>
<p>Oui, bien sûr, il s’agit toujours d’être ensemble pour les femmes ! C’est comme ça qu’on est les plus fortes ! Novi n’était pas dans l’histoire originale, c’est un personnage que nous avons ajouté. Je voulais montrer en quoi l’action d’une femme a des conséquences sur l’action des autres femmes. On suit nos mères, on suit nos sœurs, on se passe le flambeau…</p>
<p><strong>C’est donc un film au féminisme revendiqué ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/Mouly_SURYA-2.jpg" alt="Mouly Surya" width="187" height="280" class="alignright size-full wp-image-25649" />C’est surtout un film qui montre l’histoire d’une femme. De là à revendiquer le fait de faire un film féministe, je ne sais pas… Même si je tue des hommes dans le film ! Je voulais montrer la force des femmes que j’ai trouvées à Sumba quand j’y ai fait mes recherches. C’est aussi ce qui m’a motivée. J’ai réalisé les privilèges que nous avons en tant qu’habitantes de grandes villes. Quand je suis allée à Sumba, il y avait les femmes d’un côté et les hommes de l’autre. Dans les villages un peu touristiques que nous avons visités, les femmes restaient en arrière quand les hommes buvaient, riaient et se mettaient en avant. C’est une image que je ne pouvais pas me sortir de la tête, cette séparation entre les hommes et les femmes. C’est assez particulier, très traditionnel, et évidemment sexiste. Mais la plupart de l’Indonésie fonctionne comme ça, même dans les plus grandes villes. Au début du film, Markus arrive et demande où est le mari. C’est toujours ce qui se fait : chercher d’abord l’homme de la maison. </p>
<p><strong>N’avez-vous pas eu peur d’un certain manichéisme : les femmes sont bonnes, les hommes sont mauvais ?</strong></p>
<p>Les hommes de mon film sont principalement des voleurs, c’est pour ça qu’ils sont mauvais ! Mais le plus jeune de la bande est plus sympathique, il a un certain sens de l’amitié qui devient d’ailleurs sa faiblesse au cours du film… Je ne voulais pas justement de ce déséquilibre entre des personnages totalement bons ou totalement mauvais. Et puis ce que l’on voit, c’est que les voleurs qui s’intéressent à votre maison frappent d’abord à la porte pour vous prévenir ! Ce sont des voleurs polis ! On en revient à l’entre-deux.</p>
<p>&nbsp;<br />
Marlina, la tueuse en quatre actes<em> de Mouly Surya, avec Marsha Timothy, Dea Panendra, Egi Fedly&#8230; Indonésie, France, Malaisie, Thaïlande, 2017. Présenté à la 49e Quinzaine des réalisateurs.</em></p>
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