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	<title>Grand Écart &#187; vampire</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Rencontre avec Harry Kümel</title>
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		<pubDate>Fri, 31 Jan 2020 14:01:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
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		<description><![CDATA[Harry Kümel a tourné neuf longs-métrages, mais le cinéaste belge de 80 ans a gagné son statut de réalisateur culte grâce à un film en particulier, <em>Les Lèvres rouges</em>, relecture toute personnelle de...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/01/levres-rouges-c-malavida.jpg" alt="Les Lèvres rouges" width="280" height="169" class="alignleft size-full wp-image-27381" />Harry Kümel a tourné neuf longs-métrages, mais le cinéaste belge de 80 ans a gagné son statut de réalisateur culte grâce à un film en particulier, <em>Les Lèvres rouges</em>, relecture toute personnelle de l&#8217;histoire de la comtesse Bathory version vampire, avec une Delphine Seyrig sulfureuse en diable. Un film présenté au <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/27e-festival-film-fantastique-gerardmer-horreur-2020/" title="29/01-02/02 : 27e Festival du film fantastique de Gérardmer">Festival international du film fantastique de Gérardmer 2020</a> lors de la nouvelle édition de Rétromania. Tandis que le film va bientôt ressortir en version restaurée, rencontre avec son réalisateur.</p>
<p><strong>Avez-vous été surpris de l&#8217;invitation du festival ?</strong></p>
<p>Pas vraiment, car <em>Les Lèvres rouges</em> est assez connu dans le monde du fantastique et je suis souvent invité pour en parler dans de nombreux festivals. Cela dit, je ne connaissais pas celui de Gérardmer.</p>
<p><strong>Quelle est la genèse des <em>Lèvres rouges</em> ?</strong></p>
<p>J’avais déjà réalisé un premier long-métrage et des producteurs sont venus me voir pour me demander si je voulais bien faire un autre film, mais dans la veine fantastique, qui se vendait bien à l’époque. J’ai accepté et en me promenant à Bruxelles, j’ai vu un fascicule dédié à Elizabeth Bathory, la fameuse Comtesse sanglante. Je l’ai acheté, j’ai lu l’histoire de cette femme et tout de suite, j’ai voulu écrire quelque chose sur elle. Comme cela nécessitait beaucoup de fonds, de faire une reconstitution historique, on est plutôt partis sur l’idée qu’il s’agissait d’un vampire qui survit en se baignant dans le sang de jeunes vierges, pour rester éternellement jeune. Elle traverse le monde en compagnie de sa servante. Avec le producteur, nous avons écrit un synopsis très rapidement, qui a ensuite été envoyé au scénariste Jean Ferry, avec qui j’écrivais un autre film, <em>Malpertuis</em>. Un très grand scénariste. Il m’a envoyé un télégramme en me disant qu’il acceptait de collaborer sur ce film et qu’il voulait en faire les dialogues. Quelques mois plus tard, le film était vendu au Festival de Cannes. Cela se faisait très facilement et rapidement, à l’époque. <span id="more-27375"></span></p>
<p><strong>Pourquoi le choix de Delphine Seyrig ?</strong></p>
<p>C’était la condition que j’avais émise pour faire ce film. Si l’on mettait une actrice de grand renom dans le rôle principal, cela prendrait de l’allure et donnerait une aura particulière au film. Ce qui a particulièrement réussi. Delphine était une amie d’Alain Resnais. Elle a accepté, car Resnais trouvait que le film se lisait comme une bande dessinée dont il raffolait. On s’est très bien entendus elle et moi, c’était très agréable de travailler avec elle. Les seuls qui ont des problèmes avec elle, ce sont les producteurs. Elle réclamait toujours son argent, elle considérait les producteurs comme des ennemis. C’était comme un réflexe naturel chez elle, très français. </p>
<p><strong>Au moment de la sortie, est-ce que ce fut un choc ?</strong></p>
<p>Il est d’abord sorti aux Etats-Unis, car il y avait un co-financier américain. Avec un sujet pareil, cela n’aurait pas pu se faire uniquement sur des fonds belge. Il est sorti à New York et a fait un malheur. Il est sorti avec un slogan qui donnait envie de le voir. C’est grâce à cela que le film est sorti ensuite en Belgique. Il y a eu des critiques qui l’ont trouvé scandaleux, mais globalement l’accueil était plutôt bon. J’étais d’ailleurs excessivement étonné moi-même. C’est même devenu un film culte ! Je le revois maintenant comme s’il était tourné par un autre. On n&#8217;était pas habitués à voir ce genre de film, mélangeant érotisme et fantastique, avec une actrice connue et une très belle photographie. Cela ne s’était jamais fait aussi explicitement. C’est ça qui avait fait de l’effet à l’époque. </p>
<p><strong>Des réalisateurs se réclament-ils des <em>Lèvres rouges</em> ?</strong></p>
<p>Oui, absolument ! C’est très flatteur ! Quand je consulte les pages anglophones sur Internet sur moi, je découvre plein de commentaires élogieux. On vient de restaurer le film en version haute définition, qui sortira bientôt et les techniciens venaient voir la restauration en trouvant qu’on ne faisait plus de films comme ça, avec une telle couleur, une telle photographie, comme si c’était nouveau. Un cinéma qui est bien fait reste intemporel. Je ne dis pas cela par nostalgie, mais je suis très heureux que le film vieillisse bien, qu’il tienne le coup, comme du bon vin.</p>
<p><strong>Aviez-vous l’impression de faire quelque chose de précurseur à l’époque ?</strong></p>
<p>Non, pas du tout ! Un réalisateur pour moi, c’est l’interprète d’un scénario. La mise en scène, c’est trouver des solutions d’images et de son pour des moments dramatiques. C’est tout. Il faut toujours étonner le spectateur. C’est ce que disait Hitchcock. C’est grâce à lui que j’ai voulu faire du cinéma. Le seul devoir d’un réalisateur, c’est d’étonner. Prenez récemment un film comme 1917 de Sam Mendes, l’étonnement est à chaque moment. Ce n’est pas le sujet qui fait le film, qui est ici classique. Mais la manière dont il est fait, le rend étonnant. Ce qui est important et fait durer les films, c’est leur facture, quel que soit le sujet. Le sujet n’est que le porte-manteau du film. Un film ne doit surtout pas refléter la réalité de tous les jours. Les films doivent être vus en salle, avec des êtres humains autour de soi. </p>
<p><strong>Des réalisateurs vous surprennent-ils ?</strong></p>
<p>Le film de genre est ce qu’il y a de plus intéressant de nos jours. Un film comme <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/parasite-bong-joon-ho/" title="Parasite, de Bong Joon-ho">Parasite</a></em> est un film fantastique dans tous les sens du terme. Les films les plus intéressants ne viennent plus d’Europe, mais de l’Asie, comme ceux de l’Inde, de la Corée du Sud, du Japon. Ce sont des grands films. La Russie commence à retrouver de l’intérêt petit à petit. La France a des problèmes avec le cinéma fantastique. Georges Franju, à qui on doit <em>Les Yeux sans visage</em>, est mort dans la pauvreté. Des cinéastes comme René Clément ont essayé de se mettre au genre et ont été assassinés par la critique de la Nouvelle Vague. Quand j’ai vu <em>2001, l’Odyssée de l’espace</em>, j’avais été époustouflé, mais les critiques belges n’y avaient rien compris, parce qu’ils s’attachaient à l’histoire&#8230;</p>
<p>&nbsp;<br />
Les Lèvres rouges <em>de Harry Kümel, avec Delphine Seyrig, John Karlen, Danielle Ouimet. Allemagne, Belgique, France, 1971.</em></p>
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		<title>Le Ministère Hammer 2017</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/cinema/coffret-hammer-elephant-films-dracula-frankenstein-noel-2017/</link>
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		<pubDate>Tue, 26 Dec 2017 10:48:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
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		<description><![CDATA[Attention à votre porte-monnaie, Elephant Films sort neuf nouveaux bijoux du studio Hammer. Du fantastique, de l’épouvante, du thriller, de l’aventure... Cette sélection montre à quel point la Hammer...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Attention à votre porte-monnaie, Elephant Films sort neuf nouveaux bijoux du studio Hammer. Du fantastique, de l’épouvante, du thriller, de l’aventure&#8230; Cette sélection montre à quel point la société britannique Hammer Film Production privilégiait la diversité et soignait ses projets.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>La patte classique</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/12/empreinte-frankenstein-freddie-francis.jpg" alt="L&#039;Empreinte de Frankenstein, de Freddie Francis" title="L&#039;Empreinte de Frankenstein, de Freddie Francis"  width="280" height="242" class="alignleft size-full wp-image-26017" /><strong><em>L’Empreinte de Frankenstein</em> réalisé par Freddie Francis avec Peter Cushing, Peter Woodthorpe…</strong><br />
Réfugié dans un laboratoire de campagne avec son assistant Hans, le baron Frankenstein poursuit ses expériences avant d&#8217;être de nouveau chassé du village où il a trouvé refuge par un prêtre ayant découvert les agissements peu orthodoxes du scientifique. De retour au château familial de Karldstadt, il va tenter de faire revivre la créature, conservée dans la glace.<br />
Freddie Francis remplace au pied levé Terence Fisher qui s’est maladroitement blessé en se cognant le gros orteil contre une table basse. Aïe ! Peter Cushing est formidable en baron Frankenstein renié par ses pairs et systématiquement répudié par la société villageoise partout où il s’installe. Alors pour mieux conjurer le mauvais sort qui le poursuit, le scientifique et son assistant décident de voyager incognito jusqu’à la demeure familiale (un château en ruine démoli il y a des années par les habitants du cru, terrifiés à l’idée de revoir la créature dans la région) pour reprendre les expériences à zéro. Bien mal leur en a pris ! Tout comme son abomination, le baron est un solitaire pestiféré, une figure de l’interdit, une chose contre nature. <em>L’Empreinte de Frankenstein</em>, poème terrifiant sur la solitude, dégage une puissante mélancolie. Les ambitions formelles ne manquent pas, ni la tension, palpable de bout en bout.</p>
<p><strong><em>Les Maîtresses de Dracula</em> réalisé par Terence Fisher avec David Peel, Peter Cushing, Martita Hunt, Yvonne Monlaur…</strong><br />
Marianne a accepté un poste d&#8217;institutrice dans un pensionnat pour jeune fille. Alors qu&#8217;elle traverse la Transylvanie, son cocher l’abandonne dans un village, où elle trouve refuge dans une auberge. Malgré les mises en garde du propriétaire des lieux, elle accepte l&#8217;invitation de la baronne Meinster à passer la nuit dans son château. Heureusement pour elle, le docteur Van Helsing poursuit dans la région sa chasse aux vampires. <span id="more-26013"></span><br />
Exit Christopher « Dracula » Lee, vampire aquilin et dégingandé. Welcome David « Baron Meinster » Peel, vampire juvénile et souffreteux. <em>Les Maîtresses de Dracula</em> ne réinvente pas le genre, il se renouvelle intelligemment pour se donner la bouffée d’air frais nécessaire à sa survie. La grande surprise réside dans son approche scénaristique qui fait la part belle aux ressorts psychologiques plutôt qu’à l’horreur. Quand Terence Fisher et son scénariste Jimmy Sangster osent briser les tabous du mythe, ils n’y vont pas par quatre chemins. Oui, mais quels tabous ? Si je vous le dis, je vous gâche le plaisir de la (re)découverte. Mise en scène, interprétation, photo, c’est le plaisir absolu des yeux. </p>
<p><strong><em>Le Baiser du vampire</em> réalisé par Don Sharp avec Clifford Evans, Edward de Souza, Jennifer Daniel, Barry Warren…</strong><br />
Lors de leur voyage de noces, un jeune couple perdu dans un petit village d&#8217;Europe centrale accepte l&#8217;invitation du mystérieux comte Ravna dans son château. Ils vont découvrir, lors d&#8217;un mémorable bal masqué, que la lugubre demeure abrite une secte vampirique.<br />
Voilà le film Hammer qui inspira Roman Polanski pour son <em>Bal des vampires</em>. On y trouve même de nombreuses thématiques dont le cinéaste polonais raffole encore aujourd’hui (l’attraction féminine pour les gourous, le double jeu…). <em>Le Baiser du vampire</em> dénote des productions classiques du studio car aucun de ses acteurs vedettes n’est devant la caméra. Don Sharp réalise un film simple d’une grande beauté plastique, rythmé et bourré de suspense. Un grand cru, comme on dit !</p>
<p><strong><em>La Nuit du loup-garou</em> réalisé par Terence Fisher avec Oliver Reed, Clifford Evans&#8230;</strong><br />
Espagne. XVIIIe siècle. Fils du sadique baron Siniestro et de la servante sourde et muette dont il a abusé, Leon est adopté par un vieux professeur, Alfredo Carido. Mais en grandissant, le jeune homme a de plus en plus de mal à refréner ses pulsions meurtrières, qui le poussent à commettre des atrocités, au point de se transformer les nuits de pleine lune&#8230;<br />
C’est l’un des grands chefs-d’œuvre de la Hammer. <em>La Nuit du loup-garou</em> dépasse l’intensité des <em>Dracula</em>, <em>Frankenstein</em> et consorts parce que la fièvre qui le hante met davantage mal à l’aise. En effet, le comte Dracula ne se ronge pas les sangs d’être un vampire puisqu’il prétend être supérieur à la race humaine. Tout comme Frankenstein ne craint pas de se présenter comme un moins que rien puisqu’il se considère comme une erreur de la nature. Bref, l’un est pourri par le complexe de supériorité et l’autre bouffé par le complexe d’infériorité ! Le loup-garou, lui, est taraudé par la peur. La peur de se transformer en monstre, la peur d’écharper des âmes innocentes et la peur de finir en slip à l’orée du bois au petit matin. Les loups-garous vivent dans l’appréhension de ne pouvoir un jour vaincre leur condition. Seule la mort les délivrera. D’ailleurs, Oliver Reed, charismatique à souhait, délivre une performance haute en couleur dans les oripeaux de la Bête. Dans sa première partie, le film de Fisher nous transporte au cœur d’une aristocratie immonde, haut lieu de dépravation, qui deviendra le siège du Mal. Cette très longue introduction nous fait mieux comprendre les ressorts psychologiques qui habitent le mythe. On ne ressort pas indemne de <em>La Nuit du loup-garou</em>. </p>
<p><strong><em>Le Spectre du chat</em> réalisé par John Gilling avec Barbara Shelley, André Morell…</strong><br />
Lors d&#8217;une sombre nuit anglaise du début du XXe siècle, un crime parfait est commis quand un mari assassine sa riche femme avec l&#8217;aide de ses serviteurs. Le veuf va alors toucher un héritage conséquent, mais Tabitha, le chat de la victime, témoin de l&#8217;événement crapuleux, semble avoir compris les machinations des malfaiteurs. Il faut alors se débarrasser du sinistre animal.<br />
Produit conjointement par les studios Universal et Hammer, <em>Le Spectre du chat</em> est considéré par les spécialistes du gothique comme une perle du genre. Ramassé sur 1h15, le film tient son intrigue par la peau du cou à la manière d’un thriller et ce, sans jamais faiblir. C’est du grand art ! On se fait les témoins des remords et de la paranoïa des personnages principaux, rendus malades par la seule présence du matou de la maîtresse de maison. Cette descente aux enfers nous est présentée comme la plus cruelle des punitions. Du suspense à gogo, un rythme haletant et merci Edgar Allan Poe. </p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>L&#8217;héritage hitchcockien</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/12/paranoiac-freddie-francis.jpg" alt="Paranoïaque, de Freddie Francis" width="280" height="206" class="alignleft size-full wp-image-26021" /><strong><em>Paranoïaque</em> réalisé par Freddie Francis avec Janette Scott, Oliver Reed…</strong><br />
Dans la campagne anglaise, Simon partage avec sa soeur la demeure ancestrale de leur famille. Décidé à profiter seul de l&#8217;héritage de leurs parents décédés, il cherche à la faire passer pour folle et à l&#8217;interner. L&#8217;apparition d&#8217;un homme mystérieux prétendant être Tony, leur frère décédé huit ans auparavant, va bouleverser ses plans.<br />
<em>Paranoïaque</em> naît du choc Psychose, et bien entendu de la marquante scène de la douche. Ce petit bijou du Bis vaut pour ses séquences chocs qui à l’époque osaient franchir une ligne esthétique et psychologique assez peu répandue dans le cinéma traditionnel. Pour la faire courte, c’est brut de décoffrage ! La grande qualité du film réside dans sa facilité de nous faire passer d’une réalité tangible au fantastique pur et dur en quelques secondes. Le réalisateur culte, Freddie Francis, qui fut un très grand chef opérateur, y est pour quelque chose. Lui sait travailler le cadre et la lumière comme un véritable ambianceur. Et ça compte ! S’il fit des merveilles pour la Hammer et pour l’Amicus (studio concurrent de la Hammer), il marqua de son empreinte deux chefs-d’œuvre de David Lynch, Elephant Man et Une Histoire vraie. Classe, non ? </p>
<p><strong><em>Meurtre par procuration</em> réalisé par Freddie Francis avec David Knight, Moira Redmond…</strong><br />
Témoin du meurtre de sa mère par son père alors qu&#8217;elle était petite, Janet est sujette à de nombreux cauchemars alors qu&#8217;elle grandit dans un pensionnat. Afin de surmonter son traumatisme, elle est renvoyée au domicile familial accompagnée par son tuteur et suivie par une infirmière. Mais les cauchemars recommencent de plus belle, et mettent en scène une femme défigurée portant un gâteau d&#8217;anniversaire&#8230;<br />
Nous pourrions classer <em>Meurtre par procuration</em> dans le courant « hitchcockien » du petit cinématographe où rêves et cauchemars s’entrelacent autour d’une réalité fracassée par les traumas. Comme d’hab’, Freddie Francis, apprenti de Terence Fisher, fait le job. Bref, c’est court et c’est ultra-efficace ! Un Hammer peu connu mais qui mérite toute votre attention.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Et deux raretés</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/12/fascinant-capitaine-clegg-night-creatures-peter-graham-scott.jpg" alt="Le Fascinant capitaine Clegg, de Peter Graham Scott" title="Le Fascinant capitaine Clegg, de Peter Graham Scott" width="280" height="244" class="alignleft size-full wp-image-26020" /><strong><em>Le Fascinant capitaine Clegg</em> réalisé par Peter Graham Scott avec Peter Cushing, Yvonne Romain, Oliver Reed…</strong><br />
1772. Le capitaine Collier et ses soldats marins débarquent dans une petite ville côtière anglaise pour enquêter sur des fantômes des marais, qui sévissent dans la région. Il soupçonne bientôt le sinistre révérend Blyss, de ne pas être étranger à ces apparitions. D&#8217;autant que le religieux cache un passé trouble, où il était connu sous le nom de capitaine Clegg, ancien chef pirate.<br />
<em>Le Fascinant capitaine Clegg</em> est un film d’aventures qui foule avec intelligence le terrain du fantastique. Quand il est question de fantasmes et d’illusion, de double jeu et de faux-semblants, on se laisse facilement aller à la rêverie, pour ne pas dire abuser ou mener par le bout du nez. Et là, vous ne serez pas déçus par les ambitions fantasmagoriques de l’histoire ! Plus que jamais, Peter Cushing impressionne par sa capacité à nous échapper, insaisissable qu’il est en inquisiteur au passé trouble. Très original. </p>
<p><strong><em>Le Fantôme de l’opéra</em> réalisé par Terence Fisher avec Herbert Lom, Heather Sears, Edward de Souza…</strong><br />
1900. Une malédiction semble frapper l&#8217;opéra de Londres. Alors que les tragédies se succèdent, la rumeur de la présence d&#8217;un mystérieux fantôme orchestrant en coulisse les accidents enfle de plus en plus. Lors d&#8217;une première prestigieuse, son existence ne fait plus de doute quand Christine Charles, l&#8217;étoile montante de l&#8217;opéra, est enlevée par le fantôme. Elle va découvrir les terribles secrets cachés sous le masque couvrant son terrifiant visage.<br />
<em>Le Fantôme de l’opéra</em> fut un flop au box-office et Terence Fisher remercié (mais pardonné deux ans plus tard !). C’est ballot parce que cette version réadaptée du roman de Leroux ne mérite pas le mépris dont elle fut à sa sortie la victime. Les décors, la lumière et l’antre du Fantôme sont d’une beauté à tomber et les choix stylistiques de la mise en scène originaux et osés. Cette version Hammer, en forme d’enquête policière, a malheureusement le cul entre deux chaises. Pourquoi ? La faute au budget conséquent qui a convaincu la production que le film devait s’adresser en priorité au grand public. Faut bien rentabiliser ma bonne dame ! Alors même si les méchants travaillent du ciboulot (les monstres de la Hammer possèdent tous cette unique caractéristique d’être cinglés !), il manque ce supplément d’âme, la fameuse patte de la firme, qu’on appelle « l’horreur ». Le Fantôme de l’Opéra made in Hammer ressemble aux films de genre d’aujourd’hui qui ne veulent froisser personne. Malgré tout, le plaisir reste intact. Magie du cinéma.</p>
<p><em>Tous les films sont disponibles en combo DVD/blu-ray et dans un méga coffret chez Elephant Films.</em></p>
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		<title>Les WTF de la semaine #12 / Le 1er de l&#8217;année !</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Jan 2016 15:55:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
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		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
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		<description><![CDATA[Le cinéma What the Fuck, c’est de la folie, de l’inattendu, beaucoup de n’importe quoi, des idées, du kitsch, parfois pas d’idées mais du pétrole, des effets (très) spéciaux, des découvertes...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/wtf-what-the-fuck-cinema-s.jpg" alt="WTF - What the fuck Cinéma" title="WTF - What the fuck Cinéma" width="280" height="109" class="alignleft size-full wp-image-16343" />Le cinéma WTF, c’est de la folie, de l’inattendu, beaucoup de n’importe quoi, des idées, du kitsch, parfois pas d’idées mais du pétrole, des effets (très) spéciaux, des découvertes, des coups de cœur, de la couleur, du noir et blanc, des fleurs, des monstres aquatiques, des séries de A à Z… Bref, le WTF, c’est la beauté sans filtre du cinéma qui se lâche, qui n’écoute que ses tripes, c’est le rire ultra-bruyant d’une bonne connaissance qui fait la promotion de sa propre blague, c’est un ami discret qui s’avère être un génie, c’est la joie de tomber sur une pépite et la déception quand le monstre n’est pas à la hauteur de ce qui est promis dans la bande-annonce. Le WTF, c’est le cinéma mal élevé, irrespectueux et dérangeant. Le WTF n’est pas sage, ni prude, ni gentil. Et c’est pour ça qu’il est absolument nécessaire. </p>
<h4>Tokyo mon amour</h4>
<p>Déjà qu’en soi, les Japonais ne sont pas les derniers en matière de WTF (ils représentent même une sous-catégorie de celui-ci, sobrement nommée « Le Japon »), si on y ajoute un florilège de cinéastes français issus de la French Wave of Horror (Xavier Gens, par exemple…) on peut raisonnablement penser que le produit final ne fait pas dans la dentelle et la délicatesse. Preuve en est, cette délicieuse bande-annonce de <em>Tokyo Grand Guignol</em>, à partager au travail ou avec votre famille. Si vous êtes japonais, bien sûr. (Yvan Pierre-Kaiser)</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/I5Zn5vo1o7Y" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center><br />
<span id="more-22756"></span></p>
<h4>La mélodie du démon </h4>
<p>Si seulement la musique pouvait changer le monde, si quelques accords avaient le pouvoir de nous transcender au point de nous transformer… Une idée ancienne comme le monde (ou presque…) que le film <em>Deathgasm</em> a pris très au sérieux (façon de parler). Sauf que le groupe qui découvre une partition « enchantée » ne joue pas de la musique de chambre pour quatuor à cordes, mais du heavy metal qui tache. S’ensuit un film qui sent bon l’horreur des années 1980, les démons, les blagues potaches… Bref, un vrai régal pour les vrais amateurs de bon goût. (Yvan Pierre-Kaiser)</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/Cg-c7UpJZLQ" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<h4>Palme d’or 2017 ? </h4>
<p>Ca a fait le buzz l&#8217;année dernière et ça risque de voir le jour cette année (direct en vidéo, on vous rassure). C&#8217;est ça l&#8217;esprit <em>Sky Sharks</em> : des zombies nazis qui chevauchent des requins volants pour attaquer un avion. N&#8217;est-ce pas du pur What the Fuck porté à sa quintessence ? (Yvan Pierre-Kaiser et Julien Wagner)</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/WuEdhdo6LNc" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<h4>RomCom macabre </h4>
<p><em>Nina Forever</em> est un film indépendant qui glane de très belles critiques lors de son parcours de festivals, mais il serait dommage d’en dévoiler trop l’intrigue. Mélange étrange entre comédie romantique et film de zombies (un nouveau sous-genre, cela dit…), on y découvre les problèmes d’un couple faisant face au retour d’une ex-petite amie. Sauf qu’elle s’immisce dans leur intimité. Si vous voyez ce que je veux dire. Non ? Cette superbe bande-annonce vous en dira plus, sans en montrer pour autant… (Yvan Pierre-Kaiser)</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/Vrcx9XrZXMI" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<h4>Le casting gâché</h4>
<p>Vous vous souvenez de <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/blanche-neige-chasseur-rupert-sanders/" title="Blanche Neige et le chasseur, de Rupert Sanders">Blanche-Neige et le Chasseur</a></em> ? Non ? Mais si, ce film d&#8217;héroic fantasy où Kristen Stewart baladait ses deux expressions dans la forêt en compagnie de Chris « Thor » Hemsworth pour échapper aux griffes d&#8217;une Charlize Theron en roue libre ! Comme on n&#8217;est jamais à cours d&#8217;idée à Hollywood (ou plutôt si), on a décidé d&#8217;en faire un préquel. Et ça donne… <em>Le Chasseur et la Reine des glaces</em>. Ou comment la Reine des neiges rencontre Robin des Bois (pour schématiser). Exit Kristen Stewart qui part faire du cinéma d&#8217;auteur, bienvenue à deux actrices qu&#8217;on aime beaucoup d&#8217;habitude : Jessica Chastain et Emily Blunt, qui viennent cachetonner sur fond vert. La bande-annonce aux effets spéciaux saisissants de ridicule achève de nous impatienter. Rendez-vous le 20 avril. (Julien Wagner)</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/aGPi0Tt8M1k" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<h4>Pom pom pidou</h4>
<p>Nouveau nanar en vue, même si aucune date de sortie n&#8217;est pour le moment avancée (alors que le film a été tourné en 2012), <em>L&#8217;Attaque de la pom pom géante</em> nous fait déjà saliver. Pensez donc, une pom pom girl qui prend une drogue expérimentale pour être plus compétente et qui se met à grandir à n&#8217;en plus finir, le tout avec de très mauvais effets spéciaux… L&#8217;occasion d&#8217;y retrouver Treat Williams et Sean Young perdus de vue depuis leurs (petites) heures de gloire dans les années 1990… (Julien Wagner)</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/Zhv8XhpwekA" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<h4>Le bonus coupable</h4>
<p>Petit plaisir en DVD, ce film sorti en 2009 et qu&#8217;on peut trouver dans des boutiques spécialisées : <em>Lesbian Vampire Killers</em>, ou l&#8217;histoire d&#8217;étudiantes sexy et de deux loosers qui vont devoir affronter une armée… de vampires lesbiennes ! Heureusement pour lui, James Corden, qui se compromet ici dans un de ses premiers rôles, est devenu une star outre-Atlantique, notamment avec le film <em>Into the Woods</em>. (Julien Wagner)</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/IEY4dYfRBqM" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
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		<title>Hammer : le coffret de tous les cauchemars</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Nov 2015 17:43:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[adaptation]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[Hammer]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
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		<description><![CDATA[Si vous désirez vivre une expérience de voyage dans le temps où gothique et horreur font bon ménage, je vous conseille vivement l’acquisition de ce coffret Hammer...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Si vous désirez vivre une expérience de voyage dans le temps où gothique et horreur font bon ménage, je vous conseille vivement l’acquisition de ce coffret Hammer, <em>Le coffret de tous les cauchemars</em>, rassemblant quatre bijoux tournés au début des années 1970. Quatre films d’excellente facture qui font honneur au célèbre studio. En 1976, les aficionados du genre vivront, avec <em>Une fille… pour le diable</em>, une triste extinction des feux. Mais là n’est pas le sujet, alors revenons à nos moutons enragés. Préparez-vous à recevoir dans vos salons des vampires assoiffés de sang, des goules assoiffées de sexe, des villageois assoiffés de bière et des aristocrates assoiffés de pouvoir. Les fameuses demeures victoriennes équipées de leurs fameux escaliers en bois combleront de joie les fidèles du magazine Relais et Châteaux. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/11/lessevicesdedracula-1.jpg" alt="Les Sévices de Dracula, de John Hough" width="280" height="164" class="alignleft size-full wp-image-22545" /><strong><em>Les Sévices de Dracula</em>, réalisé par John Hough, avec Peter Cushing, Dennis Price, Mary Collinson, Madeleine Collinson… </strong></p>
<p>A la mort de leurs parents, Fride et Maria (les sœurs Collinson) doivent quitter Vienne pour un petit village où elles sont recueillies par leur oncle, Gustav Weil (Peter Cushing). Ce fanatique religieux traque et brûle les sorcières des alentours. Il s’oppose au comte Karnstein (Damien Thomas), une créature de la nuit qui convoite les jumelles pour les initier à ses perversions maléfiques.<br />
Il ne faut que quelques secondes pour se fondre dans l’ambiance macabre. Peter Cushing incarne un fou de Dieu, un horrible inquisiteur armé d’une milice toute soumise à ses sombres désirs, passant ses nuits à brûler les jolies filles. Blondes, brunes ou rousses, tant qu’il y a de la braise… Au moment où Fride et Maria débarquent, le vieil oncle acariâtre crame à tour de bras. <span id="more-22538"></span>Problème. Les sœurs jumelles sont belles à mourir. Des petits seins fermes, une peau laiteuse, des petits culs rebondis. Difficile de ne pas être émoustillé. Cette adaptation réussie du roman <em>Carmilla</em> de Sheridan Le Fanu ne baisse jamais de rythme. On ne s’ennuie pas une seconde. Quand l’une des sœurs tombe sous le charme du vampire, il se joue une cruelle guerre des sentiments. Tonton condamnera-t-il sa nièce au bûcher ? Suspense. Le château, le village, l’épaisse forêt, tout l’environnement provoque le frisson. Les perversions maléfiques du comte Karstein méritent que vous y jetiez les deux yeux. Un très chouette film fantastique.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/11/comtessedracula-2.jpg" alt="Comtesse Dracula, de Peter Sasdy " width="280" height="210" class="alignleft size-full wp-image-22541" /><strong><em>Comtesse Dracula</em>, réalisé par Peter Sasdy,avec Ingrid Pitt, Nigel Green, Lesley-Anne Down…</strong></p>
<p>Depuis la mort de son mari, la terrible Comtesse Elisabeth (Ingrid Pitt) règne cruellement sur ses sujets. Mais cela ne suffit pas à la veuve, en quête d’une jeunesse éternelle.<br />
Quand elle découvre que le sang de jeunes vierges lui redonne le visage de ses 20 ans, elle n’hésite pas à envoyer son amant, le capitaine Dobi (Nigel Green), à la recherche de ses futures victimes afin de retrouver sa beauté perdue.<br />
Quel bonheur chers lecteurs ! <em>Comtesse Dracula </em>ne fait pas dans la dentelle ! Les jeunes vierges du village terminent leurs belles années vidées de leur sang au fond de la baignoire de la comtesse Elisabeth. Une nouvelle fois, on ne voit pas le temps passer en compagnie de la diablesse Bathory (revoyez l’excellent film de Julie Delpy sur la vraie Comtesse). La splendide Ingrid Pitt fait des merveilles dans ce rôle de sorcière schizophrène. On attend avec impatience le moment où les pères et les mères éplorés feront la peau à la vieille bique. L’esthétique du film rappelle le cinéma fantastique de l’Europe de l’Est avec ces décors et costumes pas très orthodoxes (jeu de mots laid). Un très bon cru.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/11/lafilledejackleventreur-3.jpg" alt="La Fille de Jack l&#039;éventreur, de Peter Sasdy" width="280" height="168" class="alignleft size-full wp-image-22542" /><strong><em>La Fille de Jack l’éventreur</em>, réalisé par Peter Sasdy, avec Eric Porter, Angharad Rees, Jane Merrow…</strong></p>
<p>Le docteur John Prichard (Eric Porter) recueille Anna (Angharad Rees), témoin du terrible meurtre de la médium pour laquelle elle travaillait. Rapidement, il se rend compte que, suite à un traumatisme, la jeune fille développe des troubles du comportement qui fascinent le psychiatre. Quinze ans auparavant, Anna a assisté à l’assassinat de sa mère par son propre père, le célèbre Jack l’éventreur. En proie à ses démons, la fille perpétuerait-elle l’héritage du tueur ? A moins que la vérité soit bien pire encore !<br />
<em>La Fille de Jack l’éventreur</em> ! Ouch ! On peut avoir peur. Comment une telle idée a-t-elle pu germer ? Et pourquoi pas la petite cousine de Frankenstein ! Eh bien que nenni ! Laissez-vous prendre au jeu des apparences. Arpentez les rues malfamées de Whitechapel et partez à la rencontre de sa populace. Rencontrez l’enfant du Mal au cœur de Londres.<br />
Les décors soignés font pour beaucoup à l’ambiance <em>so british</em>. Eric Porter et Angharad Rees s’amusent comme des petits fous. Ils sont aux limites du cabotinage mais tellement bons ! Le film ne laisse aucun répit. Encore une réussite. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/11/lecirquedesvampires-4.jpg" alt="Le Cirque des vampires, de Robert Young" width="280" height="198" class="alignleft size-full wp-image-22543" /><strong><em>Le Cirque des vampires</em>, réalisé par Robert Young, avec Adrienne Corri, Anthony Higgins…</strong></p>
<p>XIXe siècle. Les habitants d’un petit village exécutent le terrible comte Mitterhaus qu’ils soupçonnent de vampirisme. Dans son dernier souffle, la créature leur lance une malédiction. Quinze ans plus tard, alors que le village est décimé par une épidémie, un cirque vient distraire la population de ses malheurs avec de fabuleux spectacles de métamorphoses. A la nuit tombée, clowns, acrobates, femmes-léopards commencent leur numéro, mais le public ignore tout de l’horrible dessein qui se trame en coulisse pour le village maudit…<br />
<em>Le Cirque des vampires</em> exhale toute la poésie horrifique du studio Hammer. Une folie cathartique qui sonne comme des adieux. En effet, encore quatre années, une poignée de longs-métrages et le studio fermera bientôt ses portes. Si le film ne manque pas d’ambitions formelles, le scénario n’est pas très clair. Voire un peu bancal. On ne sait pas si l’origine du problème vient de coupes franches ou de raccourcis malheureux. Je penche plutôt vers la deuxième solution. Mais l’ambiance unique, presque malsaine, nous fait oublier la narration un poil confuse. Tim Burton serait le réalisateur parfait pour un remake. Voilà un barnum jubilatoire.</p>
<p>&nbsp;<br />
Hammer : le coffret de tous les cauchemars, <em>disponible en coffret DVD chez Elephantfilms.</em></p>
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		<title>Only Lovers Left Alive, de Jim Jarmusch</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Feb 2014 07:52:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Menossi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Films du 66e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
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		<description><![CDATA[L'amour, ça conserve ! Voilà plusieurs siècles qu'Adam et Eve, deux vampires aux existences décadentes, filent la parfaite idylle. Deux amants marginaux et spirituels, aux manières sophistiquées...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/onlylovers-affiche.jpg" alt="Only Lovers Left Alive, de Jim Jarmusch" width="206" height="280" class="alignleft size-full wp-image-16285" />L&#8217;amour, ça conserve ! Voilà plusieurs siècles qu&#8217;Adam et Eve, deux vampires aux existences décadentes, filent la parfaite idylle. Deux amants marginaux et spirituels, aux manières sophistiquées, s&#8217;évertuant à survivre à l&#8217;ombre d&#8217;un XXIe siècle de plus en plus apathique. Adam (Tom Hiddelston) est à Détroit. Il vit carapaté chez lui, lassé de l&#8217;inertie intellectuelle dans laquelle le monde s&#8217;enfonce peu à peu. Un monde hanté par des humains de plus en plus morts ou de moins en moins vivants. Ainsi, Adam de se morfondre : <em>&#8220;J&#8217;en suis malade. Ces zombies, ce qu&#8217;ils ont fait au monde, la peur de leur propre imagination.&#8221;</em> Reclus dans sa maison, Adam déprime, s&#8217;évertuant à tuer le temps en se plongeant dans la musique, entouré de ses guitares. Eve (Tilda Swinton), quant à elle, plus enthousiaste ou moins découragée, persévère en continuant d&#8217;étancher sa soif de culture, immergée dans l&#8217;entrelacs romantique des rues de la belle Tanger. Entre deux verres de sang, elle égrène les heures en compagnie de son ami Christopher Marlowe (John Hurt), lui-même vampire de son état… Marlowe, c&#8217;est ce poète et dramaturge à la vie dissolue, contemporain de Shakespeare et précurseur de la tragédie moderne élisabéthaine. Il est l&#8217;une des nombreuses œillades littéraires que Jim Jarmusch s&#8217;est amusé à disséminer ici et là, au fil de son récit. On y évoque également Mary Shelley, la mère de <em>Frankenstein</em>, ainsi que le poète Lord Byron. <span id="more-12295"></span></p>
<p>Tirant les bords entre ces deux cités aux atmosphères nocturnes singulières, Jim Jarmusch file sa délicieuse histoire d&#8217;amour entre ces deux êtres promis à l&#8217;éternité. Deux ombres mélancoliques, témoins de l&#8217;histoire et de ses dérives et qui, du haut de leur existence multi-centenaire, portent un regard désenchanté sur un monde moderne en déliquescence. Sur cette époque où l&#8217;on ne peut plus s&#8217;abaisser à &#8220;vider&#8221; le premier humain venu. Où trouver du sang clean tient du miracle. Souillée, infectée, l&#8217;hémoglobine de qualité se fait rare. Il n&#8217;y a guère qu&#8217;à l&#8217;hôpital que l&#8217;on peut encore s&#8217;en dégoter une ou deux poches souples de qualité. Adam s&#8217;y rend d&#8217;ailleurs régulièrement, incognito, pour s&#8217;en glisser quelques-unes sous le manteau, grâce à son petit arrangement dealé avec le médecin de garde.  </p>
<p>Là où l&#8217;indomptable Tarantino sait s&#8217;emparer d&#8217;un genre pour mieux le dynamiter, Jim Jarmusch opère avec plus de retenue pour une réalisation tout aussi irrésistible. Le cinéaste soustrait la figure du suceur de sang à l&#8217;épouvante pour en faire un esthète exigeant nourri à la <em>beat generation</em>. Le cerbère scrupuleux d&#8217;une certaine idée de l&#8217;art et de l&#8217;amour, libres et engagés, prônés par les Kerouac, Ginsberg et Burroughs. Paré d&#8217;une bande-son encore une fois impeccable (goûtez donc au <a href="http://youtu.be/Kf5FvUt7iIw" title="Funnel of Love" target="_blank" rel="nofollow">&#8220;Funnel of Love&#8221;</a> de Wanda Jackson, au <a href="http://youtu.be/s7qvvJWkUXk" title="Trapped by a Thing Called Love" target="_blank" rel="nofollow">&#8220;Trapped by a Thing Called Love&#8221;</a> de Denise Lasalle ou au tripant <a href="http://youtu.be/kOdHND_wt0k" title="Red Eyes and Tears" target="_blank" rel="nofollow">&#8220;Red Eyes and Tears&#8221;</a> signé du Black Rebel Motorcycle Club), <em>Only Lovers Left Alive</em> s&#8217;étire avec grâce comme une longue et délicate flânerie. Impudente et indolente, mais jamais ennuyeuse. Une ode à la création et à cet underground new-yorkais dans lequel Jarmusch continue de puiser son inspiration et de renouveler son cinéma. Du bel ouvrage. Snob à souhait. </p>
<p>&nbsp;<br />
Only Lovers Left Alive<em> de Jim Jarmusch, avec Tilda Swinton, Tom Hiddelston, Mia Wasikowska, John Hurt&#8230; Etats-Unis, 2013. Sortie le 19 février 2014.</em></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/xzxuxs/zone/2/autoplay/no/"></script></center></p>
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		<title>Rigor Mortis, de Juno Mak</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Feb 2014 08:35:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Menossi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Gérardmer]]></category>
		<category><![CDATA[Hong Kong]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
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		<description><![CDATA[<em>Rigor Mortis</em> ou "rigidité cadavérique" : enraidissement progressif de la musculature causé par des transformations biochimiques irréversibles affectant les fibres musculaires au cours de la...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/rigormortis-poster.jpg" alt="Rigor Mortis, de Juno Mak" width="199" height="280" class="alignleft size-full wp-image-15995" /><em>Rigor Mortis</em> ou &#8220;rigidité cadavérique&#8221; : enraidissement progressif de la musculature causé par des transformations biochimiques irréversibles affectant les fibres musculaires au cours de la phase <em>post mortem</em> précoce. Etat qui disparaît lorsque commence la putréfaction… Le premier long-métrage du Hong-Kongais Juno Mak s&#8217;annonçait donc plutôt tendu ! Le parcours professionnel du jeune homme pouvait pourtant susciter certains <em>a priori</em> et nous crisper quelque peu. Sorte de touche-à-tout de l&#8217;Entertainment, le trentenaire cumule les casquettes et les carrières. Chanteur pop, fashionista, producteur, acteur (<em>Dream Home</em>, <em>Revenge : a Love Story</em>…), scénariste et désormais réalisateur. Ca fait tout de même beaucoup sur le papier. Malgré tout, force est de reconnaître que Juno Mak se révèle plutôt adroit derrière la caméra. </p>
<p>En fan inconditionnel de <em>Mr Vampire</em>, franchise signée Ricky Lau, incontournable de la <em>ghost-kung-fu-comedy</em> entre 1985 et 1992, Mak inscrit son <em>Rigor Mortis</em> dans la grande tradition des films de vampires chinois des années 1980. Celle des <em>jiang shi</em> ou <em>chiang shih</em> (<em>&#8220;cadavre raide&#8221;</em>, d&#8217;où <em>Rigor Mortis</em>), figure folklorique du vampire oriental. Quoique, si l&#8217;on peut se permettre une petite parenthèse technique, la &#8220;chose&#8221; se rapproche davantage du zombie, le <em>jiang shi</em> se présentant sous les traits d&#8217;un cadavre anormalement bien conservé qui, du fait de sa rigidité, ne peut se mouvoir que par bonds, les bras tendus devant lui. Son visage est livide, ses yeux, cernés de noir. Il ne suce pas de sang mais est doté de griffes acérées et est traditionnellement vêtu de l&#8217;habit mortuaire porté par les défunts. Bref. L&#8217;hommage rendu par Juno Mak est appuyé et il commence dès le casting pour lequel le réalisateur a tenu à aligner certaines des grandes figures du cinéma hong-kongais. Les accros du genre y reconnaîtront notamment, en tête d&#8217;affiche, Chin Siu-ho, l&#8217;un des derniers survivants de la série <em>Mr Vampire</em>. Il y incarne, non sans une certaine dose d&#8217;autodérision, son propre rôle. Celui d&#8217;une ancienne star de cinéma en bout de course, abonnée aux rôles de chasseurs de vampires. Rongé par le sort qui s&#8217;acharne, Siu-ho loue un appartement, le numéro 2442 dans une tour HLM miteuse et délabrée où il pourra tranquillement mettre fin à ses jours. <span id="more-15991"></span>Mais c&#8217;était sans compter sur l&#8217;intervention des autres résidents du bâtiment qui parviennent à enrayer son entreprise désespérée. Parmi ces résidents, un certain Oncle Yau, un mystérieux moine taoïste, vieux briscard de la chasse aux vampires. Et, nouveau clin d&#8217;œil, dans la peau de cet Oncle Yau, on retrouve un certain Anthony Chan, autre vétéran de la folle aventure <em>eighties</em> de <em>Mr Vampire</em>.  </p>
<p>Mais Juno Mak ne s&#8217;est pas contenté de dépoussiérer le genre en faisant défiler sur grand écran les stars d&#8217;antan du cinéma hong-kongais. De toute évidence, il ne s&#8217;agissait pas pour lui de se satisfaire d&#8217;un quelconque remake, ni de donner dans le simple sequel de <em>Mr Vampire</em>. Son <em>Rigor Mortis</em> n&#8217;a rien de nostalgique. Au contraire, Juno Mak dynamite l&#8217;orthodoxie du film de <em>jiang shi</em>, lui retirant sa dimension comique consacrée pour l&#8217;imprégner d&#8217;une atmosphère sinistre, animale, froide et poisseuse. La tension y est suffocante. La photographie est soignée, Mak façonnant chacune de ses séquences comme autant de tableaux saisissants d&#8217;effroi. L&#8217;apprenti déroule son film avec une retenue inattendue. Il expose chacun de ses personnages avec minutie. Lentement, il en décrit les parcours personnels, en révèle les secrets, les douleurs. Si l&#8217;influence du maître japonais Takashi Shimizu (<em>The Grudge</em>), ici producteur du film, semble évidente, le réalisateur hong-kongais n&#8217;en a pas moins su imposer sa propre marque, insufflant une indéniable patte artistique, tant narrative qu&#8217;esthétique. Juno Mak nous livre une tragédie horrifique émouvante autour des sentiments de la perte – de soi comme de l&#8217;autre –, du regret et du deuil. Un <em>jiang shi</em> fascinant et hypnotique.</p>
<p>&nbsp;<br />
Rigor Mortis <em>de Juno Mak, avec Kara Hui, Chin Siu-ho, Anthony Chan, Richard Ng&#8230; Hong Kong, 2013. Présenté en compétition au 21e Festival du film fantastique de Gérardmer.</em></p>
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		<title>Plateau télé : semaine du 27 octobre</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/programme-tv/plateau-tele-semaine-27-octobre/</link>
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		<pubDate>Sun, 27 Oct 2013 13:25:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Programme Télé]]></category>
		<category><![CDATA[comédie]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[enfants]]></category>
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		<description><![CDATA[Pour Halloween, exceptionnellement cette année, personne n&#8217;a la bonne idée de passer L&#8217;Etrange Noël de M. Jack, les incontournables slasher des années 1980 (Halloween, justement, et autres Freddy et Vendredi...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/10/plateau-tele.jpg" alt="Plateau télé" width="280" height="183" class="alignleft size-full wp-image-15025" />Pour Halloween, exceptionnellement cette année, personne n&#8217;a la bonne idée de passer <em>L&#8217;Etrange Noël de M. Jack</em>, les incontournables <em>slasher</em> des années 1980 (<em>Halloween</em>, justement, et autres Freddy et <em>Vendredi 13</em>), voire même <em>Twilight</em> pour les plus jeunes. Tout se perd, y&#8217;a pu de saisons, ma pauv&#8217;dame. D17 programme même <em>Joyeuses Pâques</em>. Nan mais franchement. Arte nous gratifie quand même d&#8217;une petite soirée vampire, mais diffuse honteusement <em>Thirst, ceci est mon sang</em>, de Park Chan-wook, en VF. Il y a tout de même quelques programmes un brin effrayants cette semaine, même si ce n&#8217;était pas forcément l&#8217;intention première : une soirée Luis Rego sur W9, Katie Holmes dans <em>Batman Begins</em> (en VF), Michel Serrault dans les catacombes (<em>Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ</em>), ou <em>La France a un incroyable talent</em>. On salue l&#8217;effort.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Harry Potter et l&#8217;ordre du Phénix</em>, de David Yates – dimanche, 20h50 – TF1</h4>
<p>Pour une semaine d&#8217;Halloween, TF1 ne diffuse pas le plus noir des épisodes d&#8217;Harry Potter. Celui-ci serait plutôt rose. Rose comme les tenues de Mme Ombrage, rose comme les joues adolescentes en colère, découvrant la rébellion. Avant le grand affrontement final entre le jeune héros à lunettes et son ennemi juré, qui lui tient bien toutes ses promesses de noirceur, avant le départ explosif des jumeaux Fred et George de la noble école de Poudlard, il faudra donc passer par cet éveil à l&#8217;insurrection. Une armée secrète, l&#8217;antre de Sirius Black. C&#8217;est dans l&#8217;ombre qu&#8217;Harry Potter est le plus intéressant.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Le Bal des vampires</em>, de Roman Polanski – dimanche, 20h45 – Arte</h4>
<p>Halloween toujours, mais de façon détournée. Car quand Polanski, pourtant futur auteur du terrifiant <em>Rosemary&#8217;s Baby</em>, s&#8217;attaque au film de vampires, il le fait avec ironie et distance. Les chasseurs de vampires sont trouillards et amoureux. L&#8217;activité principale de la jeune fille de la maison est de prendre des bains dans cet univers glacial, à ses risques et périls. Les vampires ont une identité bien ancrée dans la réalité (juif ou homosexuel) et une vie sociale bien codifiée (d&#8217;où le bal). C&#8217;est kitsch à souhait, burlesque, et un peu vieillot, mais, comme toujours avec Polanski, extrêmement maîtrisé.<span id="more-15016"></span><br />
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<h4><em>Welcome</em>, de Philippe Lioret – dimanche, 20h45 – France 2</h4>
<p>Souvenez-vous. C&#8217;était quand le délit de solidarité existait. En 2009. A Calais, Bilal est Kurde et ne pense qu&#8217;à passer en Angleterre ; Simon est maître nageur et ne sait plus très bien ce qui le fait avancer. C&#8217;est la rencontre de ces deux hommes, l&#8217;espoir qui renaît pour chacun d&#8217;eux, qui intéresse Philippe Lioret pour un film engagé par ce qu&#8217;il s&#8217;attache à montrer comme étant banal. Dans une même ville, deux mondes cohabitent. Certains mettent un point d&#8217;honneur à l&#8217;ignorer. D&#8217;autres donnent dans la dénonciation. Et puis il y a ceux qui agissent, malgré un Etat répressif, qui sanctionne la solidarité. Simplement parce qu&#8217;un jour ils ouvrent les yeux. C&#8217;est la renaissance de Simon, bouleversant Vincent Lindon, que raconte <em>Welcome</em>, sans sentimentalisme pataud, sans grand discours militant, mais avec une histoire simple. Pour un résultat poignant et percutant.<br />
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<h4><em>La Strada</em>, de Federico Fellini – lundi, 20h50 – Arte<br />
<em>La Dolce Vita</em>, de Federico Fellini – lundi, 22h35 – Arte</h4>
<p>Il est temps d&#8217;oublier la nuit qui tombe, la pluie qui vient, d&#8217;enfourcher sa Vespa et de partir sur les routes d&#8217;Italie avec Fellini sur Arte. Avant de vivre <em>La Dolce Vita</em>, et d&#8217;appeler Marcello dans la fontaine de Trevi, on se plonge dans ce qu&#8217;il reste du néoréalisme italien, teinté de la fantaisie fellinienne avec <em>La Strada</em> et le voyage de Zampano et Gelsomina. Tout Fellini en une soirée : la fable poétique et la sensualité, le conte initiatique et rude des années 1950 et l&#8217;insouciance naissante des années 1960 et ses dérives (c&#8217;est au personnage du photographe, Paparazzo, que l&#8217;on doit le mot &#8220;paparazzi&#8221;). Ce qu&#8217;Arte propose, c&#8217;est une soirée hors du temps, en compagnie d&#8217;icônes – à commencer par Anthony Quinn et Marcello Mastroianni –, avec des films incontournables.<br />
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<h4><em>Coup de tête</em>, de Jean-Jacques Annaud – lundi, 20h50 – HD1</h4>
<p><em>Coup de tête</em>, c&#8217;est l&#8217;occasion de se dire que Francis Veber (dont on reconnaît la plume au nom du personnage principal, François Pignon ou Perrin) n&#8217;a pas écrit que des bonnes comédies un poil franchouillardes, avec un duo efficace de personnages antagonistes. Scénariste pour Jean-Jacques Annaud avant que celui-ci ne se soit lancé dans le film d&#8217;aventures, il a aussi donné dans la critique sociale, décrivant ici par le menu (magnifique scène de dîner) les hypocrisies et manigances d&#8217;une petite ville et de ses notables. C&#8217;est aussi l&#8217;histoire d&#8217;une déchéance sociale puis de la vengeance qui suit la réhabilitation. C&#8217;est enfin le talent de Patrick Dewaere, fougueux et inquiétant, comme toujours.<br />
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<h4><em>Benny&#8217;s Videos</em>, de Michael Haneke – mercredi, 23h15 – Arte</h4>
<p>Même s&#8217;il a bien essayé de nous faire oublier ses débuts avec ses deux Palmes d&#8217;or au calme maîtrisé, <em>Le Ruban Blanc</em> et <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/amour-michael-haneke/" target="_blank"><em>Amour</em></a>, on sait bien que le cinéma de Michael Haneke est avant tout dérangeant. Car c&#8217;est la fascination pour la violence qu&#8217;il met en scène. Ici avec un meurtre absurde, et une mise en abyme : Michael Haneke filme Benny qui filme tout, y compris son crime. Nous, spectateurs, regardons Benny regarder ses vidéos, et les parents de Benny devant LA vidéo. Michael Haneke brouille les repères, comme le sont ceux de Benny, ceux d&#8217;une société glacée, sans émotion ni remords.</p>
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		<title>La collection gothique d&#8217;Artus Films</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Jan 2013 11:06:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[vampire]]></category>

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		<description><![CDATA[Après Noël, le principal souci de votre rentrée 2013 n’est-il pas de bien dépenser vos bons d’achat et de placer intelligemment vos étrennes ? Pas de panique, Tonton Cédric vous apporte la solution...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Après les vacances de Noël, le principal souci de votre rentrée 2013 n’est-il pas de bien dépenser vos bons d’achat et de placer intelligemment vos étrennes ? Pas de panique, Tonton Cédric vous apporte la solution sur un plateau. Vous êtes allergiques au foie gras chinois, vous souffrez de varices envahissantes, vous ne croyez plus en Céline Dion, vos enfants vous débectent, c’est le moment de commander la dernière salve gothique disponible chez Artus Films. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/01/cimetiere-morts-vivants-massimo-pupillo.jpg" alt="Le Cimetière des morts-vivants, de Massimo Pupillo" width="220" height="164" class="alignleft size-full wp-image-10815" /><strong><em>Le Cimetière des morts-vivants</em> réalisé par Massimo Pupillo avec Barbara Steele, Walter Brandi, Mirella Maravidi…</strong></p>
<p>Devant régler une affaire de succession, le clerc de notaire Albert Kovac (Walter Brandi) se rend dans un petit village d’Europe de l’Est. Sur place, il apprend que son client, Jeronimus Hauff, est en fait décédé depuis près d’un an. Attiré par la veuve, Cléo (Barbara Steele), Albert accepte son hospitalité pour quelque temps. Il va alors découvrir que Mr Hauff était passionné par l’occulte et par la grande épidémie de peste noire, jusqu’à conserver et exposer des membres de pestiférés. Et que Hauff n’est peut-être pas mort par accident. <span id="more-10808"></span><br />
<em>Le Cimetière des morts-vivants</em> ne dégage pas encore le doux parfum des <em><a href="/cinema/voyage-lune-coffret-gothique-artus-films/#vierges-bourreau" title="Vierges pour le bourreau">Vierges pour le bourreau</a></em>. Si Massimo Pupillo se fait les crocs (il tournera <em>Vierges pour le bourreau</em> l’année suivante), il se fait surtout bouffer par des producteurs américains qui lui réclament toujours plus de sang quand lui désire explorer une veine plus cérébrale de l’horreur. Résultat des courses, Pupillo perd la paternité du film et gagne au montage un charcutage en règle. Toutefois, <em>Le Cimetière des morts-vivants</em> ne manque pas de charme et Barbara Steele non plus. Même si elle ne tient qu’un rôle secondaire, Alain Petit raconte dans les bonus qu’au moment du tournage, Barbara Steele ne supporte plus son statut d’icône de l’horreur à tel point que Pupillo pense lui offrir un aller simple pour la Mordavie. Pour mieux nous expliquer tout ce bordel, Artus propose le prologue de la version américaine accompagné d’une scène supplémentaire aussi commandée par les producteurs US.<br />
Le mystère réside autour du château planté sur un lazaret, d’un défunt châtelain féru d’occultisme et de villageois revanchards. Vous l’avez compris, les pestiférés ne dorment que d’un œil. Malédiction.</p>
<p><center><script type="text/javascript" src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/zmkml/zone/2/"></script></center></p>
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<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/01/crypte-vampire-camillo-mastrocinque.jpg" alt="La Crypte du vampire, de Camillo Mastrocinque" width="220" height="156" class="alignleft size-full wp-image-10816" /><strong><em>La Crypte du vampire</em> réalisé par Camillo Mastrocinque avec Christopher Lee, Adriana Ambesi, Ursula Davis…</strong></p>
<p>Laura, fille du comte Ludwig von Karnstein (Christopher Lee), est en proie à de terribles cauchemars chaque nuit. Elle imagine qu’elle est la réincarnation de son ancêtre, Sheena la sorcière, condamnée au bûcher. Dans ce vieux château sinistre, Rowena, la gouvernante, utilise les pouvoirs de médium de Laura, lors de ses crises, pour tenter de faire revenir Sheena.<br />
<em>La Crypte du vampire</em>, production italo-hispanique, s’inspire (mais pas trop fort) du roman souffreteux <em>Carmilla</em> de Sheridan Le Fanu. On ne peut pas dire que Mastrocinque signe une œuvre dérangeante, c’est même tout le contraire. Les signes équivoques du flirt entre filles se limitent aux douces caresses tolérées par les censeurs de l’époque. N’y cherchez pas des pratiques explicites, des rêves érotiques, des suçons appuyés, la sorcière vampirise avec pudeur l’esprit de la demoiselle de bonne famille.<br />
Le regard d’acier de Christopher Lee, son port altier, ses gestes amples et gracieux nous invitent à hanter la demeure familiale en sa compagnie. Au cœur des clairs-obscurs, Lee symbolise le gothique à lui tout seul. Le film ne casse pas des briques mais semble indispensable pour les fans du genre, et j’en suis. </p>
<p><center><script type="text/javascript" src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/zmkm3/zone/2/"></script></center></p>
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<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/01/chateau-messes-noires-joe-sarno.jpg" alt="Le Château des messes noires, de Joseph Sarno" width="220" height="160" class="alignleft size-full wp-image-10817" /><strong><em>Le Château des messes noires</em> réalisé par Joseph W. Sarno avec Nadia Henkowa, Anke Syring, Ulrike Butz, Flavia Keyt…</strong></p>
<p>A la suite d’un accident lors d’une nuit d’orage, un groupe de jeunes gens vient se réfugier dans un château lugubre. Il abrite toute une communauté de jeunes filles effectuant d’étranges rites mêlant le sexe et l’occultisme. La maîtresse des lieux est en fait la descendante d’une baronne vampire, mise à mort il y a plusieurs siècles par les villageois pour vampirisme. Elle cherche à venger son ancêtre en éliminant les familles des tortionnaires.<br />
Encore une histoire d’héritage et de mauvaise filiation. Encore une histoire de château maudit et de villageois superstitieux. Encore une histoire de candides jeunes gens et de goules vengeresses. Mais, il y a un mais, <em>Le Château des messes noires</em> détonne des productions habituelles par son habilité à tenir à l’équilibre le fantastique et l’érotisme. Ce savant dosage s’apprécie lors des cérémonies où la théâtralité usée à bon escient ne dessert pas les rituels. On évite la grandiloquence des sectes scabreuses. Le démoniaque reste démoniaque même sous une pluie de tétons.<br />
Quand ce foutu manège vampirique se met en branle, les répliques bien senties fusent et c’est ça qui est bon. Je vous conseille chaudement cet épisode de transe et châtiment. </p>
<p><iframe src="http://player.vimeo.com/video/53661335" width="620" height="349" frameborder="0" webkitAllowFullScreen mozallowfullscreen allowFullScreen></iframe></p>
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		<title>Twixt, de Francis Ford Coppola</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Apr 2012 06:00:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[Gérardmer]]></category>
		<category><![CDATA[vampire]]></category>

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		<description><![CDATA[Une fois n’est pas coutume sur Grand Écart (site internationalement reconnu pour ses avis tranchés, ses prises de position assassines et ses transports immodérés) : une critique sous forme d’interrogation...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/01/twixt-coppola.jpg" alt="Image du film Twixt de Francis Ford Coppola" title="Image du film Twixt de Francis Ford Coppola" width="270" height="181" class="alignleft size-full wp-image-5113" />Une fois n’est pas coutume sur Grand Ecart (site internationalement reconnu pour ses avis tranchés, ses prises de position assassines et ses transports immodérés) : une critique sous forme d’interrogation. Que penser du dernier Coppola, présenté en ouverture de la 19e édition du <a href="/pense-bete/festival-fantastique-gerardmer/" target="_blank">Festival de Gérardmer</a> ? Parce qu’il faut bien l’avouer, si ce n’était pas Francis, on l’aurait bien pourri ce film avec son scénario faussement alambiqué pour évoquer les affres de la création et les méandres de l’inspiration. Mais bon, c’est Francis. On a donc tourné et retourné le truc dans tous les sens pour tenter d’éclairer nos lanternes. </p>
<p>Alors pour vous donner une idée, c’est l’histoire d’un mec… Hall Baltimore (Val Kilmer), écrivain en soldes qui pond des livres sur les sorcières. Le voilà qui débarque dans une petite bourgade pour signer quelques exemplaires de sa dernière production. Alors qu’il s’est assoupi dans la chambre d’un hôtel miteux, il rencontre en rêve une jeune fille, prénommée V (Elle Fanning), qui lui raconte l’histoire étrange d’un pasteur qui avait jadis recueilli de jeunes enfants…<span id="more-5112"></span></p>
<p>Francis Ford Coppola choisit donc de prendre le processus de création de l’écrivain comme cadre narratif d’un film labyrinthique et tortueux dans lequel se superposent les strates : souvenirs, rêves et vie réelle. Soit. Sauf que très vite <em>Twixt</em> apparaît comme une grille de lecture évidente et maladroite de l’œuvre et de la vie du réalisateur. Mais c’est surtout l’occasion de livrer une sorte de panorama du cinéma fantastique (10 % humour, 50 % vampire, 10 % épouvante, 10 % <em>Twin Peaks</em>, 20% <em>Twillight</em> aussi, il faut bien l’admettre), de citer pêle-mêle l’expressionnisme allemand, <em>Carrie</em> de Brian de Palma, et Edgar Allan Poe (Ben Chaplin) qui apparaît, une lanterne à la main, telle une muse moustachue, dans les rêves du fameux Hall Baltimore. Et là, misère ! Comment convier le maître de la littérature fantastique dans un tel film et contredire l’essence même du registre ? La littérature fantastique est celle de l’entre-deux, entre le réel et l’irréel, l’espace du doute. Or, en prenant bien soin de tout expliquer du début jusqu’à la fin, Coppola se plante. Dommage, son titre <em>Twixt</em>, diminutif de « Betwixt » signifiant « entre », « au milieu de », laissait penser qu’on ne l’y prendrait pas. </p>
<p>Mais ce que l’on n&#8217;a vraiment pas compris, c’est le penchant immodéré de Francis pour les histoires d’amour gothiques. En même temps, c’est une question de goût. Ici, les larmes sont noires et coulent grassement sur les joues, la blonde Elle Fanning erre dans la forêt tel un fantôme dans ses haillons de dentelle blanche, les clairs de lune sont bleu-acier et le monochrome s’habille de quelques touches de rouge. Un brin ringard tout de même quand on pense à l’utilisation du noir et blanc/couleur de Tarantino dans <em>Kill Bill</em> ou <em>Boulevard de la mort</em>, et même à <em>Sin City</em> de Robert Rodriguez. Là, on lorgne plus du côté de l’inélégant <em>The Spirit</em> de Frank Miller. </p>
<p>Perte des êtres chers ou méandres de la création : on a cherché de quelle estrade regarder tous les symboles du genre qui boursouflent le film (chouette qui rôde, pleine lune, bruits de chaînes et de souffle…) et on en a conclu que, même si c’est Francis, eh ben&#8230; c’est raté. </p>
<p>&nbsp;<br />
Twixt<em> de Francis Ford Coppola, avec Val Kilmer, Bruce Dern, Elle Fanning&#8230; Etats-Unis, 2011. Sortie le 11 avril 2012.</em></p>
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