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	<title>Grand Écart &#187; Valérie Donzelli</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Marguerite et Julien, de Valérie Donzelli</title>
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		<pubDate>Wed, 20 May 2015 14:48:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[La Compétition du 68e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Valérie Donzelli]]></category>

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		<description><![CDATA[Beaucoup de bruit pour rien Il y a ceux qui ont l’ambition de faire du cinéma et portent un projet cinématographique (Le Fils de Saül, Mia madre, Chronic, La Loi...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Beaucoup de bruit pour rien</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/Marguerite-et-Julien-de-Valérie-Donzelli.jpg" alt="Marguerite et Julien, de Valérie Donzelli" width="250" height="117" class="alignleft size-full wp-image-21201" /><strong>Il y a ceux qui ont l’ambition de faire du cinéma et portent un projet cinématographique (<em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/saul-fia-fils-saul-laszlo-nemes/" title="Le Fils de Saül, de László Nemes">Le Fils de Saül</a></em>, <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/mia-madre-nanni-moretti/" title="Mia madre, de Nanni Moretti">Mia madre</a></em>, <em>Chronic</em>, <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/loi-du-marche-stephane-brize-cannes-2015/" title="La Loi du marché, de Stéphane Brizé"><em>La Loi du marché</em></a> et ceux qui ont juste l’ambition de se tenir derrière une caméra. La sentence peut sembler péremptoire, mais c’est pourtant ce que l’on ressent devant le <em>Marguerite et Julien</em> de Valérie Donzelli.</strong> </p>
<p>Inspirée d’une histoire vraie, celle du fils et de la fille du seigneur de Tourlaville exécutés en place de Grève pour adultère et inceste en 1963, le film est aussi « la redécouverte d’un film perdu de François Truffaut ». Le réalisateur des <em>400 Coups</em> avait, en effet, été intéressé par l&#8217;histoire, sur laquelle le scénariste de <em>Jules et Jim</em>, Jean Gruault, avait travaillé. Bref, passons sur ce choix ambitieux qui a le mérite de montrer que Valérie Donzelli n’a pas peur de relever des défis et regardons l’ouvrage… <span id="more-21200"></span></p>
<p>Le film commence avec sa voix off qui invite au conte, des enfants filmés avec grâce et élan qui jouent, courent, se tiennent la main en toute innocence sous le regard inquiet des adultes. Puis Anaïs Demoustier et Jérémie Elkaïm apparaissent : beaux, élégants, fragiles… On tomberait presque sous le charme de cette histoire d’amour qui vous tombe dessus. Au premier abord, le parti pris d’un film d’époque qui n’en aurait pas, séduit. Ici, les policiers portent l’uniforme des soldats de 14-18, les calèches croisent des voitures de collection et des hélicos, on écoute la radio. Et puis (et c’est sans doute l&#8217;une des jolies réussites du film) on porte des habits d’aujourd’hui que l’on agence à la mode moyenâgeuse… </p>
<p>On aurait presque envie de se laisser conter l’histoire si la réalisatrice de <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/guerre-declaree-valerie-donzelli/" title="Discussion de comptoir autour de La guerre est déclarée, de Valérie Donzelli">La guerre est déclarée</a></em> (film Facebook, fan de filtres Instagram et de citations foireuses) n’avait pas péché par excès de lyrisme et de motifs empruntés (<em>Peau d’âne</em> en tête de liste). Si elle ne nous avait pas saoulés de son cinéma ampoulé, faussement libre, où les gens parlent comme dans des livres mal écrits. </p>
<p>Défaut récurrent dans son cinéma : les effets de manche. Multiples et vains. Et que je te fige mes personnages avant qu’ils ne reprennent le jeu. Et que je décide, là comme ça, d’intégrer des photos de paparazzis pour représenter l’arrestation des deux amants en cavale. Et que je passe mon temps à bien placer les objets dans mon cadre, façon magazine de design sur papier glacé&#8230; On n’en peut plus ! </p>
<p>Qu’aurait été <em>Marguerite et Julien</em> si toute cette énergie dépensée avait été mise au service d’un propos ? Autre chose qu’un exercice d’art plastique qu&#8217;un élève trop zélé gâcherait de quelques grossiers coups de crayon faute de n’avoir su s’arrêter à temps. Autre chose qu’un film pop qui se veut branché. Exit l&#8217;ardeur de la passion interdite qui aurait dû nous bouleverser. Reste Anaïs Demoustier qui offre une Marguerite mystérieuse et charmante… La touche subtile du film. </p>
<p>&nbsp;<br />
Marguerite et Julien <em>de Valérie Donzelli, avec Anaïs Demoustier, Jérémie Elkaïm, Frédéric Pierrot… France, 2015. Présenté en compétition au 68e Festival de Cannes. Sortie le 30 septembre 2015.</em></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/sz0zkq/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
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		<title>Zoom sur Valérie Donzelli</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Dec 2012 11:42:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Valérie Donzelli]]></category>

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		<description><![CDATA[A l'occasion de la sortie de <em>Main dans la main</em> ce 19 décembre 2012, Grand Écart vous propose un zoom sur Valérie Donzelli et aussi quelques surprises...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/12/valerie-donzelli-art-de-seduire.jpg" alt="Valérie Donzelli dans L&#039;Art de séduire" title="Valérie Donzelli dans L&#039;Art de séduire" width="280" height="118" class="alignleft size-full wp-image-10371" />En deux courts-métrages (<em>Il fait beau dans la plus belle ville du monde</em>, <em>Madeleine et le facteur</em>) et trois longs (<em>La Reine des pommes</em>, <em><a href="/cinema/guerre-declaree-valerie-donzelli/" target="_blank">La guerre est déclarée</a></em>, <em><a href="/cinema/main-dans-la-main-valerie-donzelli" target="_blank">Main dans la main</a></em>), la comédienne Valérie Donzelli se sera imposée comme l’une des scénaristes-réalisatrices les plus singulières de sa génération. Son cinéma lorgne vers la fantaisie, se souvient de François Truffaut comme de Jacques Demy, et déroule son fil intime de l’enfance vers le monde adulte et ses ombres portées, sans jamais perdre foi dans les pouvoirs enchanteurs du cinéma. <strong>&raquo; Lire notre <a href="/portraits/rencontre-main-valerie-donzelli-elkaim/">rencontre avec Valérie Donzelli</a></strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/12/main-main-affiche-s.jpg" alt="Valérie Lemercier et Jérémie Elkaïm dans Main dans la main" title="Valérie Lemercier et Jérémie Elkaïm dans Main dans la main" width="280" height="118" class="alignleft size-full wp-image-10373" />Cela débute comme un conte, avec sa part d’artifices revendiqués et sa promesse d’enchantement. <em>Main dans la main</em> est l’histoire d’un sortilège. Celui qui unit à l’instant même de leur rencontre Hélène, directrice corsetée de l’école de danse de l’Opéra Garnier (Valérie Lemercier, formidable d’autodérision larvée), et Joachim, jeune employé d’une miroiterie lorraine (Jérémie Elkaïm, tout en charme discret). Un baiser fortuit, dans un recoin feutré de l’Opéra, ouvrira le bal de cette fantaisie où synchronie et contretemps se font la courte échelle. <strong>&raquo; Lire la <a href="/cinema/main-dans-la-main-valerie-donzelli/">critique de <em>Main dans la main</em></a></strong></p>
<p><strong>&raquo; Et gagnez des exemplaires de la bande originale de <em>Main dans la main</em> en <a href="/jeu-concours/bande-originale-main-dans-la-main-donzelli">participant à notre jeu-concours</a> !</strong></p>
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		<title>Rencontre avec Valérie Donzelli</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Dec 2012 17:07:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne-Claire Cieutat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[comédie dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[danse]]></category>
		<category><![CDATA[Valérie Donzelli]]></category>

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		<description><![CDATA[En deux courts-métrages et trois longs, Valérie Donzelli se sera imposée comme l’une des réalisatrices les plus singulières de sa génération. Rencontre à l'occasion de la sortie de <em>Main dans la main</em>...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/12/donzelli-affiche.jpg" alt="Main dans la main de Valérie Donzelli" title="Main dans la main de Valérie Donzelli" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-10324" />En deux courts-métrages (<em>Il fait beau dans la plus belle ville du monde</em>, <em>Madeleine et le facteur</em>) et trois longs (<em>La Reine des pommes</em>, <em><a href="/cinema/guerre-declaree-valerie-donzelli/" target="_blank">La guerre est déclarée</a></em>, <em><a href="/cinema/main-dans-la-main-valerie-donzelli" target="_blank">Main dans la main</a></em>), la comédienne Valérie Donzelli se sera imposée comme l’une des scénaristes-réalisatrices les plus singulières de sa génération. Son cinéma lorgne vers la fantaisie, se souvient de François Truffaut comme de Jacques Demy, et déroule son fil intime de l’enfance vers le monde adulte et ses ombres portées, sans jamais perdre foi dans les pouvoirs enchanteurs du cinéma. </p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Entretenez-vous un rapport particulier au conte ?</strong></p>
<p>En fait, je crois que, bizarrement, si j’aime le conte, c’est parce qu’on ne m’en a pas raconté assez. Je n’ai pas le souvenir de ma mère qui me racontait des histoires le soir. C’est donc presque quelque chose de réparateur pour moi. J&#8217;en raconte chaque soir à mes enfants, des contes, des histoires diverses, que ce soit celles des Barbapapa ou de Tintin. Quand j’étais petite, je m’amusais à faire des émissions de radio : je m’enregistrais, je faisais tout, l’intervieweur, l’interviewée, les publicités, les chansons… J’écoutais beaucoup la radio, je m’endormais avec, j’écoutais des disques, des histoires enregistrées. C’est certainement pour cela que dans mes films, il y a toujours un narrateur. Je pense aussi que le narrateur est la partie consciente de moi-même qui ramène toujours au réel, à l’histoire, au sens du film. Je n’arrive pas à écrire sans ce narrateur. <span id="more-10318"></span></p>
<p><strong>Le conte offre aussi un mouvement de bascule qui permet de plonger dans un imaginaire et de s’autoriser une certaine liberté…</strong></p>
<p>Oui. Mais c’est presque malgré moi. Je ne me dis pas que je vais faire un conte pour pouvoir m’autoriser certaines choses. Mon imaginaire ne se débloque jamais sur des choses concrètes. La musique, par exemple, développe mon imaginaire et peut m’amener vers une histoire, une situation. Là, j’ai eu cette envie de deux personnages collés de façon arbitraire et le scénario a découlé de cette idée. Je me souviens qu’au moment de l’écriture, avec Gilles Marchand et Jérémie Elkaïm, les moments où devait intervenir le narrateur s’imposaient à moi. Gilles Marchand, qui est quelqu’un de très carré, me suggérait des ellipses, mais c’était plus fort que moi : il me fallait ce narrateur pour raconter cette histoire. </p>
<p><strong>La voix du narrateur apporte aussi une tonalité, une douceur…</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/12/donzelli-mains-dans-la-mains-1.jpg" alt="Main dans la main de Valérie Donzelli" title="Main dans la main de Valérie Donzelli" width="280" height="187" class="alignright size-full wp-image-10325" />Oui, je trouve qu’elle a quelque chose de paisible. Elle permet d’accélérer le temps ou de le ralentir. Elle permet aussi d’apporter une distance. Elle est le liant de la sauce. Sans elle, on serait un peu perdu. Ce que je fais n’est pas très réaliste et pour qu’on puisse s’y incarner, elle est nécessaire. C’est le propre du conte. Les éléments y ont une portée philosophique, quelque chose d’universel. Il faut donc incarner tout cela pour y croire. </p>
<p><strong>Est-ce aussi la raison pour laquelle vous filmez beaucoup vos personnages dans ce qu’ils ont de plus physique, c’est-à-dire dans leurs mouvements ?</strong></p>
<p>C’est vrai que mes trois films sont des films sur une course, plus ou moins rapide. Il y a toujours quelque chose de l’ordre de la renaissance et du deuil, du mouvement vital. Dans <em>La Reine des pommes</em>, Adèle se fait larguer et entreprend un parcours pour se reconstituer. Dans <em>La guerre est déclarée</em>, c’est une course contre la montre. Et là, c’est pareil avec une problématique inversée. Dans <em>La guerre est déclarée</em>, elle est concrète : il s’agit de la maladie d’un enfant. Là, elle est abstraite : ce qui advient n’existe pas, mais donne un sens à la vie des personnages. </p>
<p><strong>Et pourtant, au cœur de cette abstraction, on retrouve votre rapport organique aux choses. Dans le son, par exemple, et notamment celui des décors. Les parquets de l’opéra, les portes de l’appartement bourgeois d’Hélène, les chambres de la maison de campagne : les décors ont une présence…</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/12/donzelli-mains-dans-la-mains-2.jpg" alt="Main dans la main de Valérie Donzelli" title="Main dans la main de Valérie Donzelli" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-10326" />En fait, <em>Main dans la main</em> s’est fait dans l’urgence. Nous n’avions pas anticipé le succès de <em>La guerre est déclarée</em> et nous pensions avoir plus de temps pour faire la préparation de <em>Main dans la main</em>. Or il y avait de gros décors et beaucoup de contingences avec les plannings des uns et des autres. Nous avons donc décidé de tourner le film en trois temps : Commercy <em>[dans la Meuse, ndlr]</em>, New York, puis Paris. Quand j’ai vu le film monté, je me suis dit qu’au scénario, je n’avais pas pensé ce film d’un point de vue sonore, contrairement à <em>La guerre est déclarée</em> &#8211; les chansons m’avaient inspirée, je connaissais par cœur les bruits de l’hôpital, je savais que le son serait brut. <em>Main dans la main</em> était plus abstrait pour moi. Je ne savais pas comment ça allait se passer avec Valérie Lemercier, le personnage que je jouais ne donnait pas sa note au film, j’étais donc dans l’expectative. Au fur et à mesure, j’ai commencé à comprendre quel serait le son du film, entre l’Opéra, si vaste qu’on y entend un milliard de sons qui résonnent, et Commercy, où l’on entend les oies. A Paris, tout était bruyant. J’ai donc compris au tournage à quel point les décors allaient être incarnés d’un point de vue sonore. Et quand on a travaillé sur le son au montage, j’ai dit au monteur: <em>« Il faut que ce soit intime et que tu incarnes le mieux possible les décors pour qu’on puisse sentir la poêle qui frit, le parquet ciré de l’opéra, le côté ouaté de la berline. »</em> Je voulais qu’on puisse reconnaître les décors par le son. </p>
<p><strong>Comment avez-vous envisagé le mariage des voix ?</strong></p>
<p>C’est la première fois que je fais intervenir des voix off qui expriment la pensée des personnages. Je trouvais intéressant que l’étonnement lié à ce sortilège passe par le narrateur et les voix off. Quant aux voix elles-mêmes, je trouve que celle de Jérémie est très rassurante. Béatrice de Staël a une voix drôle, avec une façon unique de saccader les mots. Je voulais que Valérie ne parle pas fort et qu’on sente comme une gorge un peu serrée. Quant à mon personnage, Véro, qui est décomplexé, je l’ai joué dans l’emphase. </p>
<p>&nbsp;<br />
Main dans la main <em>de et avec Valérie Donzelli, avec aussi Valérie Lemercier, Jérémie Elkaïm, Béatrice de Staël&#8230; France, 2012. Sortie le 19 décembre 2012. </em></p>
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		<title>Main dans la main, de Valérie Donzelli</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Dec 2012 17:57:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne-Claire Cieutat</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[comédie dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[danse]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Valérie Donzelli]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/12/main-dans-main-donzelli.jpg" alt="Valérie Lemercier et Jérémie Elkaïm dans Main dans la main" title="Valérie Lemercier et Jérémie Elkaïm dans Main dans la main" width="280" height="197" class="alignleft size-full wp-image-10327" />Cela débute comme un conte, avec sa part d’artifices revendiqués et sa promesse d’enchantement. <em>Main dans la main</em> est l’histoire d’un sortilège. Celui qui unit à l’instant même de leur rencontre Hélène, directrice corsetée de l’école de danse de l’Opéra Garnier (Valérie Lemercier, formidable d’autodérision larvée), et Joachim, jeune employé d’une miroiterie lorraine (Jérémie Elkaïm, tout en charme discret). Un baiser fortuit, dans un recoin feutré de l’Opéra, ouvrira le bal de cette fantaisie où synchronie et contretemps se font la courte échelle.<br />
Elle est magnifique, cette idée initiale. Celle d’imaginer deux personnages qu’un sort mystérieux lie malgré eux. Car Hélène et Joachim, que tout oppose <em>a priori</em>, ne peuvent faire un geste sans entraîner l’autre. Ni fusion, ni passion, autre chose : une liaison, au sens stricte. <span id="more-10322"></span></p>
<p>Un léger zoom inaugural sur la façade du palais Garnier annonce l’approche imminente du mystère. Et dans ces lieux chargés de fantasmes, comme dans ceux que les personnages fréquenteront par la suite, circule une vitalité espiègle. Valérie Donzelli a le goût du mouvement, de la course, des chutes et des corps qui se relèvent pour reprendre leur élan. C’est dans ce souffle que <em>La Reine des pommes</em> qu’elle interprétait dans son premier film partait en guerre contre un chagrin d’amour, que le couple qu’elle incarnait avec Jérémie Elkaïm dans <em><a href="/cinema/guerre-declaree-valerie-donzelli/" target="_blank">La guerre est déclarée</a></em> triomphait de la maladie de leur fils. Et c’est avec cette même énergie qu’Hélène et Joachim tentent de rompre leur union forcée avant de s’y résoudre et se laisser charmer.</p>
<p><em>Main dans la main</em> avance ainsi, dans un singulier équilibre entre décalage et harmonie, enchantement et mélancolie, instants de fulgurances, d’accélérations et zones d’errance où les sursauts enfantins se confrontent de plein fouet à la cruauté du réel (on y tombe, on s’y blesse, on y meurt aussi) et laissent derrière eux les effets de leur sidération.<br />
C’est dans ces instants instables, où le scénario se cherche, où les contrastes se jouent d’eux-mêmes (la capitale et la campagne provinciale, la bourgeoisie lasse et les gens de peu, gens de bien) que s’offre, pour qui voudra rentrer dans la danse, un bel espace de liberté à l’imaginaire de chacun.<br />
<em>Main dans la main</em> est un film où l’on respire, où l’on circule. Où les vibrations des corps, des voix (celles, rassurante, du narrateur ; celles, joliment timbrées, de Jérémie Elkaïm, Serge Bozon et Antoine Chappey, au casting) et des phrases musicales (se mêlent aux mélodies originales du Suédois Peter von Poehl, les sautillements du <em>Lac des cygnes</em>, de <em>Casse-noisette</em> ou les rythmes trépidants de tubes <em>80’s</em>) se déploient avec grâce ou maladresses. C’est pop, émouvant, fou et revigorant.</p>
<p><strong>&raquo; Lire aussi <a href="/portraits/rencontre-main-valerie-donzelli-elkaim/">l&#8217;interview de Valérie Donzelli</a></strong><br />
&nbsp;<br />
Main dans la main <em>de et avec Valérie Donzelli, avec aussi Valérie Lemercier, Jérémie Elkaïm, Béatrice de Staël… France, 2012. Sortie le 19 décembre 2012.</em></p>
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