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	<title>Grand Écart &#187; Suède</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Rencontre avec Crazy Pictures</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Apr 2019 11:36:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/04/The-Unthinkable-214x300.jpg" alt="The Unthinkable, Crazy Pictures" width="214" height="300" class="alignleft size-medium wp-image-26892" />Ils sont cinq : Albin Pettersson, Rasmus Råsmark, Hannes Krantz, Victor Danell et Olle Tholén. A ces cinq-là s&#8217;ajoute Christoffer Nordenrot, acteur au long cours et coscénariste. A eux six, ils composent le collectif suédois Crazy Pictures, rassemblement assez unique de jeunes talents du septième art à qui l&#8217;on doit en ce début d&#8217;année un premier long-métrage enthousiasmant, véritable succès en Suède et reparti du <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/26e-festival-film-fantastique-gerardmer/" title="30/01-3/02 : 26e Festival du film fantastique de Gérardmer">26e Festival de Gérardmer</a> avec (entre autres) un Prix du jury bien mérité : <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/the-unthinkable-crazy-pictures-christoffer-nordenrot/" title="The Unthinkable, de Crazy Pictures">The Unthinkable</a></em>. Rencontre avec trois des membres de <a href="http://crazypictures.se/" title="Crazy Pictures" target="_blank">Crazy Pictures</a>, Olle Tholén, Albin Pettersson et Christoffer Nordenrot.</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Quel a été le point de départ de <em>The Unthinkable</em> ?</strong></p>
<p><em>Albin :</em> Le noyau du film, c’était la scène du début avec la guitare, qui a servi à créer cette famille dysfonctionnelle. Le père qui voulait faire quelque chose de bien mais qui se termine mal. C’est ce qui a permis de lancer l’histoire de la famille. Parallèlement, mais sans imaginer que ça ferait partie du même film, nous pensions à cette « alarme de guerre », testée quatre fois par an en Suède. Un jour, ça ne serait plus un test. Comment réagirions-nous, que ferions-nous, où irions-nous ? En Suède, cela fait plus de 300 ans qu’il n’y a pas eu de guerre. Et si la Suède était en guerre ? C’était une pensée excitante. </p>
<p><em>Christoffer :</em> Nous sommes habitués à voir ce genre de choses dans des films américains et à la télé. Mais nous n’avons pas ça en Suède. Nous nous sommes dit que c’était intéressant de faire un film à propos de ça. Quand on commence à enquêter sur ce sujet, à parler aux gens, on se rend compte qu’il y a eu beaucoup de choses palpitantes dans l’histoire de la Suède. Pendant la guerre froide, le gouvernement a fabriqué des bunkers pour accueillir tous les habitants. Donc il y a beaucoup de bunkers, qui n’ont en fait jamais été utilisés puisqu’il n’y a jamais eu de guerre. Mais c’était un cadre intéressant. Les bunkers existent toujours : que se passerait-il si l’alarme d&#8217;alerte se déclenche, et que cette fois-ci, c’est pour de vrai ? <span id="more-26891"></span></p>
<p><em>Albin :</em> C’était très important pour nous d’avoir tous ces éléments dans le même noyau : on suit les personnages, partout, tout le temps, et on voit l’attaque à travers leurs yeux. On s&#8217;attache à Anna.</p>
<p><strong><em>The Unthinkable</em> est tout à la fois un drame, une histoire d’amour, un film catastrophe, mais aussi un film politique ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/04/THE-UNTHINKABLE-photo-3-300x125.jpg" alt="THE UNTHINKABLE-effondrement pont" width="300" height="125" class="alignright size-medium wp-image-26902" /><em>Albin :</em> Nous n’avions pas prévu de faire un film politique, mais c’est inévitable quand on fait un film sur des attaques en Suède&#8230;</p>
<p><em>Christoffer :</em> Nous voulions créer un ennemi mystérieux. Le spectateur n’a aucune idée de ce qui est en train de se passer, et de qui est derrière ça. Nous n’avons pas dit grand-chose à propos de l’ennemi. Parfois, nous avons besoin d’en dire un peu plus aux spectateurs, comme à la fin par exemple. Bien sûr, nous parlons à certains moments d’attaques d’aliens, pour ne pas être trop politique. Nous voulions vraiment avoir un ancrage dans la réalité, de façon à rendre les choses le plus plausible possible. Nous avons discuté avec des militaires, des gens sur Internet, pour tenter de trouver la façon la plus réelle de décrire les événements, si cela devait arriver un jour.</p>
<p><strong>Aujourd&#8217;hui, quand on parle d&#8217;attaque militaire en Suède, on pense forcément à la Russie et à ses menaces régulières&#8230;</strong></p>
<p><em>Olle :</em> Bien sûr. Il y a un océan autour de la Suède, et la Russie a des sous-marins. Parfois, vous pouvez voir les sous-marins aux alentours de Stockholm : c’est quelque chose d’important en Suède. Je ne pense pas que les gens voient ça comme une menace, mais on en a toujours parlé en Suède. Certains nous ont critiqués, en disant que nous rendons les gens encore plus effrayés par la Russie. Qu’on donne à la Russie le mauvais rôle. Mais ce n’est pas la réalité.</p>
<p><em>Albin :</em> Dans <em>The Unthinkable</em>, la politique n’est qu’une petite partie qui sert à construire un tout. Nous ne voulons pas transmettre ce message ; la Russie n’est pas le « méchant » dans le film.</p>
<p><strong>Est-ce que ce scénario cauchemar est vraiment impensable ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/04/THE-UNTHINKABLE-photo-4-300x125.png" alt="THE UNTHINKABLE-masque à gaz" width="300" height="125" class="alignleft size-medium wp-image-26904" /><em>Olle :</em> C’est un peu éloigné de la réalité. Quand nous avons créé le scénario, il y a 8 ans, c’était une fiction totale, de l’imagination. Nous avons discuté avec des gens pour le rendre plausible. Mais au fil des années, la menace se rapprochait, l’insécurité aussi. Je pense que le film est plus d’actualité aujourd’hui.</p>
<p><em>Christoffer :</em> Oui, pas nécessairement avec la Russie, mais avec le monde entier. On vit dans une époque instable, les gens ont peur. Le gouvernement suédois a diffusé une brochure <em>[alertant les civils de la marche à suivre en cas d'attaque étrangère, ndlr]</em> un mois après que notre film est sorti. On aurait dit qu’elle sortait des années 1960.</p>
<p><em>Albin :</em> Ca s’est passé trois semaines avant notre première, ça nous a fait une belle campagne marketing&#8230; Certains ont pensé que nous étions à l’origine de cette brochure !</p>
<p><strong>Chaque pays a ses peurs : quelle est la peur de la Suède ?</strong></p>
<p><em>Christoffer :</em> Notre film est très axé sur les personnages, sur le fait de dire les choses avant qu’il ne soit trop tard. C’est ce qu’on a travaillé avec le personnage d’Alex, et c’est quelque chose de très suédois : garder nos émotions et ne pas en parler. C’est ce qui résonne à travers le film. Mais d’un autre côté, <em>The Unthinkable</em> n’a pas grand-chose de suédois. On n’a encore jamais vu de film comme ça en Suède.</p>
<p><em>Olle :</em> Pour parler d’une vraie menace, le terrorisme est la chose la plus probable qui pourrait arriver à Stockholm. Nous voulions en faire l’expérience dans le film.</p>
<p><em>Christoffer :</em> Depuis le début, c’est une fiction. Y compris la scène de la bande-annonce, avec le pont qui explose au centre de Stockholm. Nous l’avons écrite il y a plusieurs années, mais avec la peur des attaques terroristes, les gens ont été bien plus effrayés. <em>« C’est réel, ça peut arriver. »</em></p>
<p><strong>Dans la vie, vous êtes plutôt optimistes ?</strong></p>
<p><em>Albin :</em> Oui, clairement ! Mais beaucoup de gens en Suède sont pessimistes&#8230;</p>
<p><em>Christoffer :</em> Avec la situation politique actuelle en Suède, comme dans d’autres pays européens, un parti d’extrême droite est en train de monter. C’est le 3e parti, cela veut dire beaucoup de choses à propos des peurs des gens.</p>
<p><strong>Vous dites que d&#8217;une certaine manière, votre film n&#8217;est pas suédois, mais les thrillers scandinaves parlent généralement de crime sans occulter un contexte politique ou social, comme c&#8217;est le cas ici&#8230;</strong></p>
<p><em>Olle :</em> Oui, d’un côté, il est très suédois, mais de l’autre non : l’attaque, et le style hollywoodien.</p>
<p><em>Albin :</em> Cette combinaison le rend unique en Suède. On voit beaucoup de films américains, mais nous sommes tous des réalisateurs suédois. Nous ne voulions pas faire un film américain, donc c’est notre point de vue sur de genre de film.</p>
<p><strong>D&#8217;où vient l&#8217;idée de créer le collectif Crazy Pictures ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/04/THE-UNTHINKABLE-Crazy-Pictures-collective_photo-300x200.jpg" alt="Crazy Pictures collectif" width="300" height="200" class="alignright size-medium wp-image-26898" /><em>Albin :</em> Nous nous sommes tous rencontrés à l’école, quand nous avions 16 ans. On faisait déjà beaucoup de films, on s’amusait ensemble. A 17 ans, on a fait notre premier long-métrage. Ensuite, en terminant l’école, on a eu envie de continuer de travailler ensemble. Nous avions 19 ans quand nous avons lancé notre boîte de production. C’était il y a 11 ans. Depuis, nous avons fait beaucoup de courts-métrages sur YouTube, beaucoup de publicités pour vivre. Christoffer a joué le rôle principal dans plusieurs de nos films.</p>
<p><em>Christoffer :</em> Ça a été une chance de les rencontrer. Ils se connaissaient depuis longtemps. J’ai commencé en tant qu’acteur dans leurs films, puis je me suis mis à écrire. C’était une belle rencontre.</p>
<p><em>Olle :</em> On est un collectif de cinéastes, et on aime la manière dont on réalise des films ensemble. Au début, on pensait que c’était étrange, qu’il fallait quelqu’un qui soit directeur, l’autre producteur, etc. Mais on n’aime pas travailler comme ça. Nous sommes un collectif, nous avons tous des compétences différentes, et un seul et même but : faire les meilleurs films possibles.</p>
<p><strong>Sur le plateau, ça fonctionne comment ?</strong></p>
<p><em>Albin :</em> Pour vous donner un exemple, même si je ne suis pas directeur du plateau, je peux prendre le rôle de directeur. On a tous passé du temps autour d’une table, à parler du film, donc on sait tout sur le film. C’est plus facile de faire le film ensemble. Habituellement, il n’y a que deux personnes qui discutent de ça. Là, on est cinq. Comme ça, chacun peut remplacer l&#8217;autre si besoin.</p>
<p><strong>Vous avez des techniciens à vos côtés ?</strong></p>
<p><em>Olle :</em> Oui, on doit être 25 personnes sur le plateau. Nous sommes une équipe petite et jeune. L’âge moyen doit être de 27 ans. C’est une toute nouvelle génération.</p>
<p><strong>Être structuré de cette manière, c’est aussi une approche politique, quelque part ?</strong></p>
<p><em>Olle :</em> Oui. Nous avons toujours voulu mettre la marque Crazy Pictures en avant. Les gens ne sont pas habitués à voir un collectif réaliser un film, sans préciser qui fait quoi. C’est une bonne chose pour notre marque&#8230; Vous connaissez quelqu’un qui fait la même chose ?</p>
<p><strong>Les sœurs Wachowski peut-être ?</strong></p>
<p><em>Olle :</em> Oui, mais elles sont toutes deux réalisatrices.</p>
<p><strong>C’est donc unique en Suède ?</strong></p>
<p><em>Olle :</em> Oui, nous ne connaissons personne d’autre. Nous sommes une inspiration en quelque sorte. Des jeunes gens se revendiquent maintenant en tant que boîtes de production, et veulent faire comme nous.</p>
<p><strong>Est-ce que l’industrie cinématographique suédoise voit Crazy Pictures différemment, depuis le succès du film ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/04/THE-UNTHINKABLE-photo-6-300x125.png" alt="THE UNTHINKABLE-Alex" width="300" height="125" class="alignleft size-medium wp-image-26906" /><em>Albin :</em> Nous avons eu beaucoup de mal au niveau du financement du film. Nous avions 24 ans et nous faisions beaucoup de courts-métrages, nous avions le script de notre long-métrage mais aucun organisme de financement n&#8217;y croyait. Nous nous sommes donc rapprochés de notre communauté. Nous leur avons dit <em>« vous voulez voir le film ? »</em> et nous avons sorti le pilote. Nous avons récolté 30 000 euros les premières 24h, et nous avons terminé à 50 000 euros. Nous sommes ensuite retournés voir les industries cinématographiques en leur disant : <em>« Les gens croient en nous, pouvez-vous le faire également ? »</em> Nous avons eu les financements, et nous avons pu faire le film. Mais nous n’avons pas eu de subvention de l’Etat, même en s’y prenant à cinq reprises&#8230; Quand le film est sorti, plus de 100 000 Suédois sont allés le voir. Le film le plus vu l’année dernière culminait à 300 000 spectateurs. Donc le succès de <em>The Unthinkable</em>, pour un film indépendant, été fabuleux. Maintenant, il est vendu dans 90 pays. En janvier on a été nommés dans quatre catégories aux Guldbagge Awards : on a remporté le prix du « newcomer of the year ». C’est la preuve que nous sommes les bienvenus maintenant.</p>
<p>&nbsp;<br />
The Unthinkable <em>(Den blomstertid nu kommer) de Crazy Pictures, avec Christoffer Nordenrot, Jesper Barkselius, Lisa Henni, Pia Halvorsen… Suède, 2018. Prix du jury, Prix de la critique et Prix du jury jeunes au 26e Festival du film fantastique de Gérardmer. Sortie DVD le 3 avril 2019.</em></p>
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		<title>The Unthinkable, de Crazy Pictures</title>
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		<pubDate>Sat, 02 Feb 2019 15:04:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/02/the-unthinkable-christoffer-nordenrot-1.jpg" alt="The Unthinkable, de Crazy Pictures" width="280" height="158" class="alignleft size-full wp-image-26777" />Alex vit avec ses parents, Anna et Bjorn, dans un petit village suédois. Alex a du mal à exprimer ses émotions, la faute à un père taiseux et bourru, incapable lui-même de dire à son rejeton qu’il l’aime. Après une dispute, Anna quitte Bjorn, puis c’est au tour d’Alex de quitter son ancien militaire de père. Devenu jeune adulte, Alex vit seul à Stockholm quand plusieurs attaques terroristes surviennent. </p>
<p>Voilà le pitch de <em>The Unthinkable</em>, premier long-métrage du collectif Crazy Pictures, rassemblement de cinq amis qui conservent le contrôle de leurs films en maîtrisant à la fois le scénario, la réalisation, le montage, les décors, la photo et les effets spéciaux. Au vu du résultat, leur mini-conglomérat alternatif affiche un insolent succès : <em>The Unthinkable</em> a tout d’une grosse production au budget conséquent, alors qu’il a coûté à peine 2 millions de dollars, en partie financés par crowdfunding. Au-delà de ce constat entrepreneurial, les qualités artistiques et formelles de <em>The Unthinkable</em> sont indéniables. Crazy Pictures soigne ses effets sonores et visuels, et installe une atmosphère de fin du monde dès les premières minutes, alors que le récit se concentre encore massivement sur la passion entre Alex et Eva. Leur histoire d’amour avortée constitue le fil rouge de <em>The Unthinkable</em>, même lorsque les menaces de guerre se font réelles. Le film suédois rappelle d’ailleurs quelques jolies œuvres du genre, et notamment <em>Perfect Sense</em> de David Mackenzie (2011). <span id="more-26775"></span></p>
<p>Mais derrière la passion, <em>The Unthinkable</em> parle surtout de terrorisme. Ses racines suédoises le rendant assez unique et terrifiant ; alors qu’ailleurs dans le cinéma mondial, reflet de nos peurs oblige, le terrorisme aborde quasi systématiquement la religion islamique et l’embrigadement, les angoisses d’Europe du Nord, et particulièrement suédoises, sont tout autres : le peuple menaçant, aux portes du pays, est gouverné par Vladimir Poutine. Les thèses complotistes d’un des protagonistes du film, d’abord farfelues, se font de plus en plus réalistes au fur et à mesure que l’intrigue évolue. Les récentes intimidations russes envers la Suède, le rétablissement du service militaire obligatoire en 2017 et la distribution dans tout le pays de tracts en 2018 informant les habitants de la conduite à tenir en cas d’attaque, sont autant d’éléments qui permettent de mieux appréhender la portée politique de <em>The Unthinkable</em>. Histoire d’amour, film de guerre, manifeste politique : le premier long-métrage de Crazy Pictures est suffisamment dense pour promettre au collectif un bel avenir.</p>
<p>&nbsp;<br />
The Unthinkable <em>(Den blomstertid nu kommer) de Crazy Pictures, avec Christoffer Nordenrot, Jesper Barkselius, Lisa Henni, Pia Halvorsen… Suède, 2018. Prix du jury, Prix de la critique et Prix du jury jeunes au 26e Festival du film fantastique de Gérardmer. Sortie DVD le 3 avril 2019.</em></p>
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		<title>The House that Jack Built, de Lars von Trier</title>
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		<pubDate>Fri, 18 May 2018 12:34:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival de Cannes 2018]]></category>
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		<description><![CDATA[D’enfant terrible de Cannes, où il a présenté quasiment tous ses films, le plus souvent en compétition, à <em>persona non grata</em> et aujourd’hui un retour profil bas après avoir été repêché <em>in extremis</em> hors...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Psycho Killer, qu’est-ce que c’est ?</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2018/05/THTJB_aff.jpg" alt="The House that Jack Built" width="189" height="280" class="alignleft size-full wp-image-26430" />D’enfant terrible de Cannes, où il a présenté quasiment tous ses films, le plus souvent en compétition, à <em>persona non grata</em> et aujourd’hui un retour profil bas après avoir été repêché <em>in extremis</em> hors compétition, Lars von Trier aura tout connu de ce Festival. Une relation d’amour-répulsion, comme le cinéaste en a d’ailleurs filmées, qui laisse penser que ce <em>The House that Jack Built</em> n’est en fait qu’un long message à Cannes. Car, en entrant dans la tête d’un tueur en série, à travers un dialogue en voix off entre celui-ci et sa conscience, Lars von Trier livre sa théorie sur les liens entre l’art, la création, la destruction et la pulsion de mort. Citant pêle-mêle, dans un collage au long cours inséré entre les meurtres de son personnage/porte-parole, Glenn Gould, divers tableaux (brassant de Picasso à Botticelli), dictateurs (dont Hitler, bien sûr, images de charniers comprises), ainsi qu’un mash-up de sa propre œuvre. Une démonstration en forme de réponse à toutes les polémiques dont il a fait l’objet. Cynique, parfois drôle, foisonnante, inventive &#8211; au moins sur la forme, à défaut d’apporter de nouvelles idées sur le fond. Lars von Trier mélange les images (super 8, animation) et les genres, passant avec une terrible aisance de la comédie grinçante (disons comme un vieux cric) au thriller horrifique, acéré comme le couteau de Jack, au son de <em>« Fame »</em> de David Bowie avant de conclure sur l’ironique <em>« Hit the road Jack »</em>. Des images parfois difficiles, atténuées par la froideur de Matt Dillon (qu’on n’avait jamais vu si convaincant), dont le commentaire laconique impose une distance. Dans un sublime final, il convoque Dante et les enfers, rappelant au passage à ses détracteurs aveuglés par sa <em>persona</em> qu’il est aussi un cinéaste majeur.</p>
<p>&nbsp;<br />
The House that Jack Built<em> de Lars von Trier, avec Matt Dillon, Uma Thurman, Sofie Grabol, Riley Keough, Bruno Ganz&#8230; Danemark, Suède, France, Allemagne, 2018. Présenté hors compétition au 71e Festival de Cannes.</em></p>
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		<title>The Square, de Ruben Ostlund</title>
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		<pubDate>Wed, 24 May 2017 07:31:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Les films de la Compétition officielle]]></category>
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		<description><![CDATA[Rapine carrée - Christian est conservateur d'un musée d'art contemporain suédois. Un jour, il se fait dérober son téléphone portable et son portefeuille. Cet événement somme toute assez banal va... ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Rapine carrée</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/the-square-ruben-ostlund-terry-notary-cannes.jpg" alt="The Square, de Ruben Ostlund" title="The Square, de Ruben Ostlund" width="280" height="151" class="alignleft size-full wp-image-25270" /><strong>Christian est conservateur d&#8217;un musée d&#8217;art contemporain suédois. Un jour, il se fait dérober son téléphone portable et son portefeuille. Cet événement somme toute assez banal va déclencher une série de conséquences qui vont modifier son existence bien tranquille. </strong></p>
<p>Le Square du titre, c&#8217;est le nom de la dernière exposition accueillie par Christian dans son musée. Il s&#8217;agit d&#8217;un « sanctuaire », un carré de confiance et de bienveillance dans lequel tous les individus ont les mêmes droits et les mêmes devoirs. C&#8217;est autour de ces deux éléments &#8211; le vol du téléphone et le montage de l&#8217;exposition &#8211; que Ruben Ostlund construit <em>The Square</em>, réflexion légère et drôle sur l&#8217;altruisme et la confiance en l&#8217;autre. Presque comme des sketchs, les séquences se succèdent avec autodérision, Ruben Ostlund trouvant dans l&#8217;art de nombreuses occasions de rire &#8211; et non de se moquer, différence de taille. Et les personnages, même habités des meilleures intentions, d&#8217;illustrer à merveille la difficulté de vivre en respectant ses valeurs &#8211; surtout lorsqu&#8217;on est, comme Christian, un homme de (petit) pouvoir et de culture et qu&#8217;on tient à garder sa position.</p>
<p><em>The Square</em> enfonce des fenêtres ouvertes ? Oui, et le réalisateur de <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/un-certain-regard-2014/tourist-force-majeure-ruben-ostlund/" title="Snow Therapy, de Ruben Östlund">Force majeure</a></em> en est bien conscient ; <em>The Square</em> est un joli divertissement ludique qui réussit à ne pas devenir ce qu&#8217;il dénonce : un bel objet à admirer mais inutile, irréaliste et loin de tout pragmatisme. Avec intelligence, Ostlund préfère lancer un débat et laisser au spectateur le soir de l&#8217;approfondir et d&#8217;en discuter ensuite. Et tant mieux si les paradoxes affluent, à l&#8217;image de cette conférence de presse surréaliste pendant laquelle les médias reprochent à Christian sa campagne de communication inhumaine, alors que ces mêmes médias se nourrissent allégrement des scandales, polémiques et autres faits divers croquants. <span id="more-25267"></span></p>
<p>Au milieu du film, les deux filles de Christian sont invitées à l&#8217;entrée de l&#8217;exposition à choisir de faire confiance ou non aux autres. Facile, sur le papier, de choisir la confiance en l&#8217;autre. En pratique, le choix est plus difficile, et c&#8217;est le cheminement de <em>The Square</em>, plus profond qu&#8217;il y paraît, qui donne envie d&#8217;aimer l&#8217;autre et de croire en lui. De ce point de vue, Ruben Ostlund réussit ici son pari : donner envie au spectateur, une fois les lumières rallumées, de changer, de percevoir le monde différemment. C&#8217;est le propre d&#8217;une œuvre d&#8217;art.</p>
<p>&nbsp;<br />
The Square <em>de Ruben Ostlund, avec Claes Bang, Elisabeth Moss, Dominic West&#8230; Suède, 2017. En compétition au 70e Festival de Cannes.</em></p>
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		<title>Wolf and Sheep, de Shahrbanoo Sadat</title>
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		<pubDate>Sun, 22 May 2016 10:00:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Les films de la 48e Quinzaine des réalisateurs]]></category>
		<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
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		<description><![CDATA[Le loup dans la bergerie Un petit village d’Afghanistan. Non, plutôt un hameau, aux maisons disparates. Des chèvres qui grimpent la colline aux herbes brûlées par le soleil, suivies par...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Le loup dans la bergerie</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/wolf-sheep-shahrbanoo-sadat.jpg" alt="Wolf and Sheep, de Shahrbanoo Sadat" width="280" height="157" class="alignleft size-full wp-image-24039" />Un petit village d’Afghanistan. Non, plutôt un hameau, aux maisons disparates. Des chèvres qui grimpent la colline aux herbes brûlées par le soleil, suivies par leurs bergers ou bergères respectifs. Un mouton qu’on égorge pour des funérailles. Une vache qui attend d’être saillie. Des commérages qui jaillissent entre épouses d’un même homme ou entre enfants chapardeurs. On fait des galettes de crottin ou joue à la fronde en attendant qu’il se passe quelque chose. Souvent rien. La journée, lentement, s’écoule, puis la nuit jaillit et avec elle, son lot de légendes qui attendaient l’obscurité pour se manifester : un loup à taille humaine ou une femme nue à la peau verte et la longue chevelure de jais. Et le lendemain de ressembler trait pour trait au jour qui le précède. </p>
<p>Dans <em>Wolf and Sheep</em>, la réalisatrice afghane Shahrbanoo Sadat qui a vécu sept années dans ce type de village, livre une chronique à la fois esthétique et sociale de ces oubliés du monde, avec des comédiens non professionnels dans leur propre rôle. Ils sont loin de la civilisation occidentale (il faut douze jours à dos d’âne pour atteindre la première grande ville) et pétris de superstitions ou de traditions dont il ne faut pas déroger. <span id="more-24031"></span>Comme la séparation des garçons et des filles, même si cette règle est largement bafouée par deux d’entre eux, Qodrat, petit berger à la chevelure ébouriffée et Sediqa, petite bergère aux grands yeux expressifs et qui s’en vont ensemble dérober des pommes de terre dans un champ. On regrette toutefois que ce <em>Wolf and Sheep</em> choisisse uniquement la voie de la chronique sans chercher à la dépasser vraiment. Rien n’est expliqué, tout est à peine scénarisé, par petites touches discrètes. Et quand la fin arrive, le mystère demeure. On quitte ces villageois sans l’ombre d’une émotion qu’on aurait souhaité plus forte, laissés à leur sort nappé d’incertitudes. </p>
<p>&nbsp;<br />
Wolf and Sheep<em> de Shahrbanoo Sadat, avec Sediqa Rasuli, Qodratollah Qadiri, Amina Musavi, Masuma Hussaini… Afghanistan, France, Suède, 2016. Art Cinema Award de la Quinzaine des réalisateurs. Sortie le 23 novembre 2016.</em></p>
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		<title>Le Lendemain, de Magnus von Horn</title>
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		<pubDate>Thu, 21 May 2015 07:49:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claire Fallou</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[La Quinzaine des réalisateurs 2015]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[Pologne]]></category>
		<category><![CDATA[prison]]></category>
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		<description><![CDATA[Sweet seventeen C’est quand il laisse son héros se faire casser la gueule qu’on comprend le projet de Magnus von Horn. De blondinet distant, le jeune John devient une créature...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Sweet seventeen</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/the-here-after-lendemain-magnus-von-horn-1.jpg" alt="Le Lendemain, de Magnus von Horn" title="Le Lendemain, de Magnus von Horn" width="280" height="117" class="alignleft size-full wp-image-21921" />C’est quand il laisse son héros se faire casser la gueule qu’on comprend le projet de Magnus von Horn. De blondinet distant, le jeune John devient une créature ouverte, écarlate et tuméfiée : le vrai visage du monstre que son entourage voit en lui depuis sa sortie de prison. Il a purgé sa peine pour homicide, mais personne ne le laisse oublier. Lui-même peine à identifier son acte et se cherche dans le miroir entre plaies et boursouflures. Quel chemin peut-on prendre après un tel passé ? </p>
<p>Dans un décor épuré de champs infinis et de départementales vides, sous une lumière pâle toute scandinave, le réalisateur suédois Magnus von Horn trace une carte de la colère. Au lycée, on pétitionne pour le renvoi de John. Chez son père, on le surveille de loin en craignant une récidive. Chez sa victime, la famille porte toujours le deuil. Les portes claquent une par une sur son visage poupin, sans qu’il cille, le grondement de sa moto résonnant dans le silence. <span id="more-21918"></span></p>
<p>Si l’atmosphère du film prend du temps à s’installer, quelques scènes maîtrisées convoquent une tension qui se tient jusqu’au bout, jouant sur le vague malaise distillé par Ulrik Munther. Selon Magnus von Horn, le film est <em>« l’histoire d’un garçon émotionnellement déconnecté qui a trouvé dans le meurtre une façon de s’exprimer. Il n’est pas responsable de ce détachement, c’est une maladie qui court dans la société et dans sa famille. Mais personne n’est prêt à accepter sa propre responsabilité dans l’acte du jeune homme. »</em> Un sujet intéressant, mis en images avec élégance et clarté, nourri de choix narratifs intelligents. Le film fait son chemin et laisse des souvenirs. </p>
<p>&nbsp;<br />
Le lendemain <em>(Efterskalv) de Magnus von Horn, avec Ulrik Munther, Mats Blomgren, Loa Ek… Pologne, Suède, 2015. Présenté à la Quinzaine des réalisateurs 2015.</em></p>
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		<title>L&#8217;Epreuve, d&#8217;Erik Poppe</title>
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		<pubDate>Fri, 08 May 2015 11:00:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[Irlande]]></category>
		<category><![CDATA[Juliette Binoche]]></category>
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		<description><![CDATA[Abus d&#8217;alcool à foison, overdoses en veux-tu en voilà, sexe dans tous ses états, vice du jeu, le cinéma pointe souvent de la pellicule les addictions en tous genres, les...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/affiche-epreuve-erik-poppe-binoche-coster-waldau.jpg" alt="L&#039;Epreuve, d&#039;Erik Poppe" width="198" height="280" class="alignleft size-full wp-image-21078" />Abus d&#8217;alcool à foison, overdoses en veux-tu en voilà, sexe dans tous ses états, vice du jeu, le cinéma pointe souvent de la pellicule les addictions en tous genres, les héros qui sombrent malgré eux, emportés dans leur spirale infernale qu&#8217;ils ont eux-même initiée. Mais l&#8217;addiction à son métier, rarement. <em>A fortiori</em> quand il est dangereux, au point de perdre la vie quand ce n&#8217;est pas sa famille. Voilà la première originalité de <em>L&#8217;Epreuve</em>. Ici, Rebecca (Juliette Binoche, intense et nuancée) est photographe de guerre. C&#8217;est sa passion, ce qui rythme son existence. On pense à Sebastiao Salgado dans sa première partie de carrière. Comme lui, elle est incapable de ne pas affronter la mort sur son propre terrain. Elle est sur tous les fronts en guerre et n&#8217;hésite pas à brandir son objectif en toute circonstance, même si elle risque d&#8217;y perdre un bras. Là, en l&#8217;occurrence, c&#8217;est un poumon, après un reportage explosif à Kaboul. Son mari (Nikolaj Coster-Waldau, impressionnant et touchant) la recueille à l&#8217;hôpital. Et comme d&#8217;habitude, il panse les plaies de celle qui est partie si loin de sa famille (deux filles en manque de mère et de repères) pour capturer en noir et blanc, ici un conflit armé, là des gens agonisants après un attentat terroriste. C&#8217;est la seconde originalité du film. Ulysse et Pénélope sont inversés. Ulysse porte jupon et s&#8217;envole à l&#8217;autre bout du monde, pendant qu&#8217;une Pénélope à barbe s&#8217;inquiète et veille sur leur progéniture. Mais Pénélope n&#8217;en peut plus de cette vie et oblige Ulysse à quitter son univers d&#8217;aventures mortifères pour une vie paisible entouré des siens. Rebecca accepte. Mais chassez le naturel, l&#8217;appareil photo revient au galop, emportant tout sur son passage&#8230; Tantôt drame intime, aux images léchées et esthétiques, tantôt romance contrariée ou véritable film de guerre (le premier quart d&#8217;heure est particulièrement prenant), <em>L&#8217;Epreuve</em> oscille entre plusieurs genres. Il prend son temps, ne juge jamais ses personnages qui ont tous leurs raisons d&#8217;agir comme ils le font. S&#8217;il n&#8217;évite pas les violons et les sanglots, le personnage de Rebecca est si rare au cinéma qu&#8217;il serait dommage de passer à côté de lui et de ses choix. Si Salgado a su transformer son art en magnifiques paysages et reportages animaliers pour retrouver une paix intérieure, gageons que Rebecca en fera autant, quand elle sera allée au bout du chemin. Elle n&#8217;en est plus très loin. C&#8217;est là, sa plus grande épreuve. </p>
<p>&nbsp;<br />
L&#8217;Epreuve <em> (Tusen ganger god natt) d&#8217;Erik Poppe , avec Juliette Binoche, Nikolaj Coster-Waldau, Lauryn Canny&#8230; Norvège, Irlande, Suède, 2013. Sortie le 6 mai 2015. </em></p>
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		<title>Snow Therapy, de Ruben Östlund</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Jan 2015 07:04:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Un Certain Regard 2014]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[Ruben Ostlund]]></category>
		<category><![CDATA[Suède]]></category>

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		<description><![CDATA[Girl power - La dernière fois qu’il était venu à Cannes, Ruben Östlund y présentait <em>Play</em>, une œuvre controversée sur le racisme et les limites du modèle d’intégration suédois. Dans <em>Snow Therapy</em>, c'est...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Girl power</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/04/tourist-force-majeure-ruben-ostlund.jpg" alt="Force majeure, de Ruben Ostlund" title="Force majeure, de Ruben Ostlund" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-17340" />La dernière fois qu’il était venu à Cannes, Ruben Östlund y présentait <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/play-ruben-ostlund/" target="_blank">Play</a></em>, une œuvre controversée sur le racisme et les limites du modèle d’intégration suédois. Dans <em>Snow Therapy</em>, c’est encore des rapports humains dont il est question, mais le cinéaste pénètre cette fois des sphères plus intimes, avec beaucoup d’humour et une mise en scène maîtrisée à la perfection. L’histoire prend place dans les Alpes françaises : Thomas, Ebba et leurs deux enfants Vera et Harry passent des vacances au ski. Alors qu’ils sont confortablement installés à une terrasse d’altitude, survient une avalanche. Quand elle se rapproche dangereusement, Thomas s’enfuit, laissant femme et enfants derrière lui. Par chance l’avalanche s’arrête sans faire de blessés, mais Thomas a révélé sa lâcheté. Après ça, rien à faire pour rétablir son rôle de chef de famille. Sa femme va devenir obsédée par son geste, lui va chercher à conserver son vernis de virilité. Les deux enfants sentent la famille se désagréger. <em>Snow Therapy</em> est moins un film sur la culpabilité que sur le sentiment d’insécurité qui s’immisce dans le cercle familial. <span id="more-17337"></span>Ruben Östlund brise encore une fois les stéréotypes : la famille modèle n’en a que les apparences, et leur modèle de valeur implose dès lors qu’il se heurte à l’inconnu. Les rôles sont alors inversés, lorsque le père devient pathétique à force de plaintes et de gémissements, la mère est contrainte de résoudre la situation et de mettre en scène le Retour du Père. Une image qui en dit long sur l’archétype familial, et même sur la société : si les hommes ont le contrôle, ne serait-ce pas tout simplement parce que les femmes le veulent bien ?</p>
<p>&nbsp;<br />
Snow Therapy<em> (Turist) de Ruben Östlund, avec Kristofer Hivju, Lisa Loven Kongsli, Johannes Kuhnke, Clara Wettergren, Vincent Wettergren… Suède, 2014. Prix du jury Un Certain Regard 2014. Sortie le 28 janvier 2015.</em></p>
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		<title>We Are The Best !, de Lukas Moodysson</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Jun 2014 15:49:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alessandro Rizzo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[comédie dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>
		<category><![CDATA[punk]]></category>
		<category><![CDATA[Suède]]></category>

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		<description><![CDATA[Punk pas chien - Après avoir vu le jour dans l’underground lettré new-yorkais, le Punk, qui entre-temps a pris l’accent cockney et de mauvaises manières, s’évapore en 1979 dans les effluves rances d'une...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Punk pas chien</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/06/film-we-are-the-best-lukas-moodysson-affiche.jpg" alt="We Are The Best, de Lukas Moodysson" title="We Are The Best, de Lukas Moodysson" width="209" height="280" class="alignleft size-full wp-image-18386" />Après avoir vu le jour dans l’underground lettré new-yorkais, le Punk, qui entre-temps a pris l’accent cockney et de mauvaises manières, s’évapore en 1979 dans les effluves rances d’une chambre d’hôtel de Greenwich Village. Sid Vicious est mort. Triste séquence de fin pour la dernière icône sans talent ni cervelle d’un mouvement qui se révélera bien plus profond qu’une simple histoire de fringues et de « provoc » orchestrée par un grand frisé depuis sa boutique de Kings Road.<br />
Début des années 1980, nouvelle décennie. Le logiciel change et le tournant s’annonce décisif. Le libéralisme, glouton aux capacités digestives remarquables, gagne définitivement la partie et installe insidieusement ses nouvelles règles. Et pour ceux qui ont du mal à s’y faire, c’est stress et déprime ; un nouveau cocktail glacé particulièrement anesthésiant. Dans ce contexte, des contre-mesures s’imposent… A chacun sa boutique pour donner un sens à sa jeunesse : l’univers sexy-festif du disco et du funky &#8211; <em>Le freak, c’est chic !</em> &#8211; tout en ondulations lascives pour poupées permanentées et étalons bien burnés, les décibels bien ordonnés et les postures gentiment agressives du heavy metal ou bien le nihilisme rigolard et salvateur d’un mouvement punk qu’on pensait éteint. Eh non, <em>punk’s not dead</em> ! Transgression, rébellion, <em>fuck off</em> à tous les vieux cons et « <em>just do it !</em> » comme devise imparable. Marre des spécialistes, des virtuoses et des professionnels pontifiants qui cadenassent la créativité. Il est urgent d’être libre de s’exprimer à sa façon ; volontaire, rageuse et surtout dilettante. L’air est frais et salvateur pour beaucoup d’adolescents des <em>80’s</em> sur la planète punk où il est plus important de faire de la musique que d’être musicien. Même si le <em>No futur</em> originel a toujours la cote, en espérant secrètement que ce soit pas pour de vrai, entrer en punkitude c’est avant tout essayer de grandir le moins mal possible. Brocarder la bonne morale et se foutre des bien-pensants, la vie est une farce alors, amusons-nous… Finalement, le punk n’est qu’un retour aux fondamentaux du rock’n’roll assaisonné d’une bonne dose de dadaïsme pour le côté ludique. Une culture d’outsider parfois potache qui en a décomplexé plus d’un… <span id="more-18384"></span></p>
<p>Sous la forme d’une chronique douce et naturaliste du quotidien de trois punkettes de 13 ans en 1982 à Stockholm, <em>We Are The Best !</em> de Lukas Moodysson restitue fidèlement cet esprit joyeusement foutraque d’une adolescence en pleine crise libertaire plutôt qu’identitaire. Bobo et Klara y sont deux petites souris des villes qui se rêvent en révolutionnaires plutôt qu’en <em>dancing queens</em> et décident de monter un groupe pour tromper l’ennui et surtout hurler que le punk n’est pas mort. Et peu importe si elles ne savent pas jouer d’un instrument, l’important est de s’amuser à faire des choses ensemble. Mais, ne pas savoir sortir la moindre note d’une guitare ou tenir le rythme sur une batterie devient vite lassant et même contrariant, alors, futées, elles recrutent Hedvig, une grande bringue « BCBG » qui joue de la guitare classique et croit en Dieu. Improbable point de départ d&#8217;une belle et intense histoire d&#8217;amitié entre trois personnalités a priori mal assorties, réunies par le seul et immense plaisir de grandir ensemble. Mais, quand on est punk, tout est toujours possible et drôle… même se faire huer et continuer de gueuler qu’on est les meilleures.</p>
<p>Lukas et Coco Moodysson, respectivement réalisateur et auteur de <em>Never Goodnight</em>, BD inspirée de la propre vie de Coco dont <em>We Are The Best !</em> est l’adaptation, et accessoirement couple à la ville, ont vécu cette époque et ça se sent. Le ton est juste, assuré par une mise en scène épurée et quasi documentaire, se calant dès les premières images à hauteur des trois adolescentes, qui seront de tous les plans jusqu&#8217;au générique de fin. Mis à part certaines références visibles à l’imagerie post-punk d&#8217;Anton Corbijn &#8211; notamment dans la composition de certains cadres aux décors urbains et péri-urbains &#8211; la réalisation vierge de tout effet, s’efface pour mieux laisser vivre l’alchimie miraculeuse qui unit un trio de jeunes comédiennes suédoises débutantes au talent naturel et à l’énergie euphorisante. Par une écriture fine, sensible et précise on passe avec fluidité du rire à la mélancolie le long d’un enchaînement de séquences drôles ou émouvantes mais toujours sincères balisant cet instantané de la vie d’un groupe de filles qui ont choisi la culture punk pour faire leur microrévolution et s’opposer aux préjugés d’une société machiste. C’est alors comme une évidence que s’invite dans la BO <em>Oh, Bondage up Yours !</em> d’X-Ray Spex, brûlot féministe scandé par une adolescente furieuse contre un conservatisme masculin sévissant également dans les rangs punks (<em>« Some people think little girls should be seen and not heard, but I think… Oh bondage up yours ! »</em>)<a href="#ref">*</a>. Une furie adolescente dont les filles de <em>We Are The Best !</em> ne veulent perdre aucune seconde, sachant pertinemment que le temps est compté et qu’arrivera inexorablement le moment de baisser sa crête. <img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/06/mira-barkhammar-film-we-are-the-best-bobo.jpg" alt="Mira Barkhammar (Bobo) dans We Are The Best" title="Mira Barkhammar (Bobo) dans We Are The Best" width="210" height="280" class="alignright size-full wp-image-18391" />C’est certainement sur ce thème que se joue la séquence clé du film : Bobo regarde Hedvig, inquiète, se faire couper ses longs cheveux blonds et lui murmure avec mélancolie qu’elle ne s’en fasse pas car ça repoussera. Un constat triste comme les années qui passent…</p>
<p>Entre pulsions créatrices et désirs contrariés, soif de liberté et peur de grandir, ce bout de chemin passé en compagnie de Klara, grande gueule et gardienne de la doxa Punk, Bobo, fleur bleue fragile et touchante, et Hedvig, la guide « artistique » convertie au punk, est une bulle vivifiante et pétillante qui donne une furieuse envie d’empoigner une guitare pour jouer une musique fruste mais libératrice, de chanter avec rage des paroles naïves mais sincères… et surtout de s’éclater à mettre un joyeux bordel avec ses ami(e)s. Chronique de l’adolescence et histoire d’amitié, <em>We Are The Best !</em> est un petit film qui fait grand bien. </p>
<h3>Le punk c’est qui, c’est quoi&#8230;</h3>
<p><strong>&#8230;en 4 films</strong></p>
<ul>
<li><em>Punk attitude</em> de Don Letts (2005) : documentaire sur l’histoire du punk de 1975 à 1980.</li>
<li><em>Rude Boy</em> de Jack Hazan (1980) : long-métrage culte mêlant fiction et documentaire.</li>
<li><em>The Great Rock’n’Roll Swindle</em> de Julian Temple (1979) : avec les Sex Pistols, la plus grande escroquerie du Rock’n’Roll.</li>
<li><em>Sid &#038; Nancy</em> d’Alex Cox (1986) : amour sale, dope et Gary Oldman dans le rôle du vicieux.</li>
</ul>
<p><strong>&#8230;et 4 chansons</strong></p>
<ul><a href="#ref" name="ref"></a></p>
<li><em>Teenage Kicks</em>, The Undertones, 1979 : la référence d’une référence… la chanson préférée de John Peel.</li>
<li><em>Oh, Bondage up Yours !</em>, X-Ray Spex, 1979. *« Des gens pensent que les petites filles devraient juste être regardées mais pas écoutées, alors je pense… esclavage, va te faire mettre ! »</li>
<li><em>Pretty vacant</em>, Sex Pistols, 1977 : incontournable, même si…</li>
<li><em>Couleurs sur Paris</em>, Oberkampf, 1981 : the french punk manifesto.</li>
</ul>
<p>Cette sélection est loin d’être rigoureusement objective.</p>
<p>&nbsp;<br />
We Are The Best<em> de Lukas Moodysson, avec Mira Grosin, Mira Barkhammar, Liv LeMoyne&#8230; Suède, 2013. Sortie le 4 juin 2014.</em></p>
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		<title>As if I am not There, de Juanita Wilson</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Feb 2013 18:23:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie Amigues</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Irlande]]></category>
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		<description><![CDATA[Adaptation du livre de la journaliste croate Slavenka Drakulic, <em>As if I'm not there</em> raconte l’histoire vraie d'une jeune institutrice kidnappée pour servir de monnaie d’échange aux soldats serbes...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/02/as-if-affiche.jpg" title="As if I am not there, de Juanita Wilson" alt="As if I am not there, de Juanita Wilson" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-11601" />Premier long-métrage de la réalisatrice irlandaise Juanita Wilson, <em>As if I am not There</em> est un film qui dérange, qui malmène son spectateur. Adaptation du livre éponyme de la journaliste croate Slavenka Drakulic, il met en images l’histoire vraie de cette jeune institutrice kidnappée comme tous les gens de son village pour servir de monnaie d’échange aux soldats serbes en pleine guerre des Balkans. Dès la scène d’ouverture, le choix de la réalisatrice est clair. On est du côté de l’intime, immergé dans la tête &#8211; et le corps &#8211; de Samira, cette institutrice infortunée. Alors commence la vie au camp, dans un entrepôt délabré, et se déploie sous nos yeux le quotidien de ces prisonnières de tous âges. Si la faim, la crasse, la maltraitance et la brutalité des gardiens nous mettent vite mal à l’aise, ce n’est rien comparé aux viols perpétrés par des geôliers que la guerre a vidé de leur humanité. Le calvaire commence pour Samira et ses compagnes de malheur. Et au spectateur qui se voit contraint d’assister à des scènes d’une rare sauvagerie, la réalisatrice montre sans ambages et sans pudeur la monstruosité des hommes. On pourrait reprocher la vanité de ces scènes qui nous infligent une expérience simplement traumatisante. <span id="more-11598"></span>Mais on peut aussi convenir que l’émotion brutale est nécessaire pour condamner la guerre et ses atrocités. Comment survivre à la barbarie ? Tandis que ses compagnes vont subir leur sort sans mot dire, Samira, elle, va tenter à sa manière, de se protéger. L’actrice Natasa Petrovic (dont c’est le premier film) crève l’écran, jouant tour à tour la détresse, l’angoisse, la compassion, mais aussi la révolte et la détermination. La mise en scène est sobre. Le traitement, malgré le sujet, est empreint de poésie, lorsque le rythme se fait languissant, les couleurs mordorées, la musique douce. Alors, au cœur de l’horreur asphyxiante, à la fin du film, quand point l’espoir d’un avenir meilleur, on peut enfin respirer…</p>
<p>&nbsp;<br />
As if I am not There<em> de Juanita Wilson, avec Natasa Petrovic, Miraj Grbic… Irlande, Macédoine, Suède, 2010. Sortie le 27 février 2013.</em></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/z8lks/zone/2/autoplay/no/"></script></center></p>
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