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	<title>Grand Écart &#187; Sofia Coppola</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Les Proies, de Sofia Coppola</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Aug 2017 22:01:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Les films de la Compétition officielle]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<h3>Chemin de proies</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/proies-beguiled-sofia-coppola-colin-farrell-elle-fanning.jpg" alt="Les Proies, de Sofia Coppola" title="Les Proies, de Sofia Coppola" width="280" height="140" class="alignleft size-full wp-image-25432" />En 1971, c’était à Clint Eastwood que le rôle d’un caporal blessé échouait dans <em>Les Proies</em>, réalisé par Don Siegel. Le film, trop cynique pour l’époque, montrait Eastwood comme un salaud et non comme le héros américain qu’il devait être. Résultat : un échec commercial et critique. A rebours, <em>Les Proies</em> a pourtant constitué une réussite : d’abord parce qu’il a indirectement permis à Clint Eastwood de passer peu après à la réalisation avec le superbe <em>Un frisson dans la nuit</em> (<em>Play Misty for Me</em> en VO), dans lequel on retrouve également un homme tourmenté par une femme. Don Siegel y joue d’ailleurs un petit rôle. Ensuite, parce qu’il faut bien le dire : <em>Les Proies</em> de Don Siegel, première adaptation du roman de Thomas Cullinan, était sacrément bon.</p>
<p>En 2017, Sophia Coppola réadapte <em>Les Proies</em>. Avec sobriété et beaucoup d’élégance. Il s’agit moins d’un remake du film de Don Siegel que d’un hommage à un cinéaste souvent décrié malgré son héritage. Car <em>L’Invasion des profanateurs de sépultures</em>, film phare de la SF moderne et métaphorique, c’est lui ; <em>L’Inspecteur Harry</em>, modèle du polar poisseux avec Clint Eastwood, c’est lui ; le film-testament <em>Le Dernier des géants</em> avec John Wayne, c’est encore lui. Ce n’est pas un hasard si depuis quelques années, vingt-cinq ans après sa disparition, on s’intéresse de nouveau à Donald Siegel. <span id="more-25429"></span></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/proies-beguiled-sofia-coppola-nicole-kidman-dunst.jpg" alt="Les Proies, de Sofia Coppola" title="Les Proies, de Sofia Coppola" width="280" height="158" class="alignright size-full wp-image-25430" />Dans <em>Les Proies</em>, un caporal nordiste blessé à la jambe trouve refuge dans un pensionnat de jeunes filles sudiste. En pleine guerre de Sécession, elles sont encore quelques-unes à continuer de suivre les cours et enseignements donnés par la professeur Edwina (Kirsten Dunst) et la directrice de l’école, Martha (Nicole Kidman). L’homme est vu d’un mauvais œil, mais la charité chrétienne oblige à lui porter secours plutôt qu’à le livrer en pâture à l’armée sudiste. Et puis, dans ce petit univers fermé et exclusivement féminin, l’arrivée d’un mâle fort et cultivé suscite beaucoup d’intérêt. Le caporal McBurney sait jouer de ses charmes : entre la pensionnaire délurée (Elle Fanning), la professeur désespérée et la directrice d’école troublée par ce corps robuste, le militaire devine très vite que s’il ne veut retourner ni au front ni à l’échafaud, le pensionnat et son jardin sont pour lui un paradis inespéré à défendre coûte que coûte. Pour y rester, il va falloir séduire et faire des promesses. La cinéaste propose d’ailleurs une lecture plus ambiguë que celle de son prédécesseur, les proies n’étant pas toujours celles qu’on croit. Moins fantaisiste que de coutume, Sofia Coppola saisit l’atmosphère incandescente du moment. Comme un western, <em>Les Proies</em> offre aux regards et aux non-dits plus de poids qu’aux rares actions : l’arrivée du Yankee, sa dépendance grandissante, l’inéluctable dénouement en sont les trois moments d’intensité dramatique. <em>Les Proies</em> avance avec lenteur, offre au spectateur un duel saisissant et effroyable entre une Nicole Kidman protectrice et un Colin Farrell calculateur. Autour de ces deux acteurs parfaits, une Kirsten Dunst mélancolique et une Elle Fanning à la nubilité impatiente, admirablement dirigés par Sofia Coppola qu’on n’attendait pas dans un récit aux contours classiques. Le résultat réhabilite le cinéma de Don Siegel et redonne à celui de Sofia Coppola l’aura qu’il mérite. Des <em>Proies</em> de choix.</p>
<p>&nbsp;<br />
Les Proies <em>(The Beguiled) de Sofia Coppola, avec Colin Farrell, Nicole Kidman, Kirsten Dunst, Elle Fanning… Etats-Unis, 2017. En compétition au 70e Festival de Cannes.</em></p>
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		<title>Retour sur le Ciné-Quiz#2017 aux Toiles de Saint-Gratien</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Jan 2017 13:55:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Merci</strong> d&#8217;avoir été si nombreux à participer au Ciné-Quiz pour la réouverture du cinéma Les Toiles de Saint-Gratien ce samedi 14 janvier 2017. Nous espérons que vous avez pris autant de plaisir à y jouer que nous à l&#8217;animer ! Comme beaucoup nous l&#8217;ont demandé, vous retrouverez ici une sélection de photos et les titres des 124 films qui ont émaillé la soirée.<br />
<strong>Merci</strong> à nos partenaires pour leurs bons films qu&#8217;ils dispensent chaque année, sans qui tout cela n&#8217;aurait pas été possible : Artus Films, ED Distribution, Luminor Films, l&#8217;Agence Cartel, les éditions Ipanema, Wild Side, Wild Bunch, Les Potes À Scarlett, Espaces &#038; Signes. Si vous avez déjà regardé certains des films que vous avez gagnés, n&#8217;hésitez pas à nous dire en commentaire ce que vous en avez pensé.<br />
<strong>Merci</strong> enfin à Séverine et à toute l&#8217;équipe du cinéma Les Toiles ! <span id="more-24654"></span></p>

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<p>&nbsp;</p>
<p>1-	<em>Total Recall</em>, de Paul Verhoeven, 1990<br />
2-	<em>Travaux</em>, de Brigitte Rouan, 2004<br />
3-	<em>Drôle de drame</em>, de Marcel Carné, 1937<br />
4-	<em>Le Faucon maltais</em>, de John Huston, 1941<br />
5-	<em>Citizen Kane</em>, d’Orson Welles, 1941<br />
6-	<em>Liberté Oléron</em>, de Bruno Podalydès, 2000<br />
7-	<em>C’est arrivé près de chez vous</em>, de Rémy Belvaux, André Bonzel et B. Poelvoorde, 1992<br />
8-	<em>Monty Python Sacré Graal</em>, de Terry Jones et Terry William, 1975<br />
9-	<em>Michael Kohlhaas</em>, d’Arnaud Des Pallières, 2013<br />
10-	<em>Prête-moi ta main</em>, d’Eric Lartigau, 2006<br />
11-	<em>Mammuth</em>, de Gustave Kervern et Benoît Delépine, 2010<br />
12-	<em>Grease</em>, de Randal Kleiser, 1978<br />
13-	<em>On achève bien les chevaux</em>, de Sydney Pollack, 1969<br />
14-	<em>Big</em>, de Penny Marshall, 1988<br />
15-	<em>30 ans sinon rien</em>, de Gary Winick, 2004<br />
16-	<em>Les Marmottes</em>, de Élie Chouraqui, 1993<br />
17-	<em>Le Cercle rouge</em>, de Jean-Pierre Melville, 1970<br />
18-	<em>En quatrième vitesse</em>, de Robert Aldrich, 1955<br />
19-	<em>Ascenseur pour l’échafaud</em>, de Louis Malle, 1958<br />
20-	<em>L’Année du dragon</em>, de Michael Cimino, 1985<br />
21-	<em>Elle</em>, de Paul Verhoeven, 2016<br />
22-	<em>Les Délices de Tokyo</em>, de Naomi Kawase, 2015<br />
23-	<em>Leviathan</em>, de Andrei Zviaguintsev, 2014<br />
24-	<em>L’Arche russe</em>, d’Alexandre Sokourov, 2002<br />
25-	<em>A Touch of Sin</em>, de Jia Zhang-ke, 2013<br />
26-	<em>Good Bye Lenin</em>, de Wolfgang Becker, 2002<br />
27-	<em>Le Loup de Wall Street</em>, de Martin Scorsese, 2013<br />
28-	<em>Porco Rosso</em>, d’Hayao Miyazaki, 1992<br />
29-	<em>Zabriskie Point</em>, de Michelangelo Antonioni, 1970<br />
30-	<em>Vanishing Point</em> (<em>Point limite zéro</em>), de Richard Sarafian, 1971<br />
31-	<em>Somewhere</em>, de Sofia Coppola, 2010<br />
32-	<em>Drive</em>, de Nicolas Winding Refn, 2011<br />
33-	<em>Rain Man</em>, de Barry Levinson, 1988<br />
34-	<em>Priscilla folle du désert</em>, de Stephan Elliott, 1994<br />
35-	<em>Cold in July</em>, de Jim Mickle, 2014<br />
36-	<em>La Balade sauvage</em>, de Terrence Malick, 1973<br />
37-	<em>Easy Rider</em>, de Dennis Hopper, 1969<br />
38-	<em>Fitzcarraldo</em>, de Werner Herzog, 1982<br />
39-	<em>Tchao Pantin</em>, de Claude Berri, 1983<br />
40-	<em>Allemagne année zéro</em>, de Roberto Rossellini, 1948<br />
41-	<em>La Double Vie de Véronique</em>, de Krzysztof Kieslowski, 1991<br />
42-	<em>Profs</em>, de Patrick Schulmann, 1985<br />
43-	<em>Diabolo menthe</em>, de Diane Kurys, 1977<br />
44-	<em>Green Hornet</em>, de Michel Gondry, 2011<br />
45-	<em>Fantastic Mr Fox</em>, de Wes Anderson, 2009<br />
46-	<em>Hellzapoppin</em>, de Henry C. Potter, 1941<br />
47-	<em>Post Tenebras Lux</em>, de Carlos Reygadas<br />
48-	<em>Twin Peaks</em>, de David Lynch, 1992<br />
49-	<em>Prisoners</em>, de Denis Villeneuve, 2013<br />
50-	<em>There Will Be Blood</em>, de Paul Thomas Anderson, 2007<br />
51-	<em>Misery</em>, de Rob Reiner, 1990<br />
52-	<em>Touche pas à la femme blanche</em>, de Marco Ferreri, 1974<br />
53-	<em>La Piel que habito</em>, de Pedro Almodovar, 2011<br />
54-	<em>Le Magasin des suicides</em>, de Patrice Leconte, 2012<br />
55-	<em>Basic Instinct</em>, de Paul Verhoeven, 1992<br />
56-	<em>Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures</em>, d’Apichatpong Weerasethakul, 2010<br />
57-	<em>Only Lovers Left Alive</em>, de Jim Jarmusch, 2013<br />
58-	<em>Valse avec Bachir</em>, d’Ari Folman, 2007<br />
59-	<em>Persona</em>, d’Ingmar Bergman, 1966<br />
60-	<em>Belladonna</em> (<em>La Belladonne de la tristesse</em>), de Eiichi Yamamoto, 1973<br />
61-	<em>Mademoiselle</em>, de Park Chan-wook, 2016<br />
62-	<em>Max et les ferrailleurs</em>, de Claude Sautet, 1971<br />
63-	<em>La Règle du jeu</em>, de Jean Renoir, 1939<br />
64-	<em>Panic sur Florida Beach</em>, de Joe Dante, 1993<br />
65-	<em>Donnie Darko</em>, de Richard Kelly, 2001<br />
66-	<em>The Big Lebowski</em>, d’Ethan et Joel Coen, 1998<br />
67-	<em>Indiana Jones et le temple maudit</em>, de Steven Spielberg, 1984<br />
68-	<em>The Party</em>, de Blake Edwards, 1968<br />
69-	<em>OSS 117 Rio ne répond plus</em>, de Michel Hazanavicius, 2009<br />
70-	<em>Kill Bill</em>, de Quentin Tarantino, 2003<br />
71-	<em>Le Salaire de la peur</em>, d’Henri-Georges Clouzot, 1953<br />
72-	<em>The Sorcerer</em> (<em>Le Convoi de la peur</em>), de William Friedkin, 1977<br />
73-	<em>Vol au-dessus d’un nid de coucou</em>, de Milos Forman, 1975<br />
74-	<em>Les Innocents</em>, de Jack Clayton, 1961<br />
75-	<em>Les Premiers les derniers</em>, de Bouli Lanners, 2015<br />
76-	<em>De battre mon cœur s’est arrêté</em>, de Jacques Audiard, 2005<br />
77-	<em>Whiplash</em>, de Damien Chazelle, 2014<br />
78-	<em>Star Wars 7 : le réveil de la Force</em>, de J. J. Abrams, 2015<br />
79-	<em>Holy Motors</em>, de Leos Carax, 2012<br />
80-	<em>Spiderman</em>, de Sam Raimi, 2002<br />
81-	<em>Fantômas</em>, d’André Hunebelle, 1964<br />
82-	<em>Wayne’s World</em>, de Penelope Spheeris, 1992<br />
83-	<em>Midnight Special</em>, de Jeff Nichols, 2016 (2 images)<br />
84-	<em>La Montagne sacrée</em>, d’Alejandro Jodorowsky, 1973<br />
85-	<em>Solaris</em>, d’Andreï Tarkovski, 1972<br />
86-	<em>Premier contact</em>, de Denis Villeneuve, 2016<br />
87-	<em>H2G2, le guide du voyageur galactique</em>, de Garth Jennings, 2005<br />
88-	<em>Metropolis</em>, de Fritz Lang, 1927<br />
89-	<em>Pulp Fiction</em>, de Quentin Tarantino, 1994<br />
90-	<em>Il était une fois en Amérique</em>, de Sergio Leone, 1984<br />
91-	<em>Birdman</em>, d’Alejandro González Iñárritu, 2014<br />
92-	<em>Comme un avion</em>, de Bruno Podalydès, 2014<br />
93-	<em>Persepolis</em>, de Marjane Satrapi, 2007<br />
94-	<em>L’Extase et l’agonie</em>, de Carol Reed, 1965<br />
95-	<em>Voyage au bout de l’enfer</em>, de Michael Cimino, 1978<br />
96-	<em>L’Homme des hautes plaines</em>, de Clint Eastwood, 1973<br />
97-	<em>I comme Icare</em>, d’Henri Verneuil, 1979<br />
98-	<em>Marche à l’ombre</em>, de Michel Blanc, 1984<br />
99-	<em>Le Magnifique</em>, de Philippe de Broca, 1973<br />
100-	<em>Les Ensorcelés</em>, de Vincente Minnelli, 1953<br />
101-	<em>Le Cuirassé Potemkine</em>, de Sergei Eisenstein, 1925<br />
102-	<em>Les Incorruptibles</em>, de Brian De Palma, 1987<br />
103-	<em>La Grande Vadrouille</em>, de Gérard Oury, 1966<br />
104-	<em>Les Feux de la rampe</em>, de Charlie Chaplin, 1952<br />
105-	<em>Shining</em>, de Stanley Kubrick, 1980<br />
106-	<em>Playtime</em>, de Jacques Tati, 1967<br />
107-	<em>Ran</em>, d’Akira Kurosawa, 1985<br />
108-	<em>Anomalisa</em>, de Charlie Kaufman, 2015<br />
109-	<em>Zootopie</em>, de Byron Howard et Rich Moore, 2016<br />
110-	<em>Dogville</em>, de Lars von Trier, 2003<br />
111-	<em>Léon</em>, de Luc Besson, 1994<br />
112-	<em>La Chambre interdite</em>, de Guy Maddin et Evan Johnson, 2015<br />
113-	<em>L’Homme qui venait d’ailleurs</em>, de Nicolas Roeg, 1976<br />
114-	<em>Les Ailes du désir</em>, de Wim Wenders, 1987<br />
115-	<em>Une femme est une femme</em>, de Jean-Luc Godard, 1961<br />
116-	<em>Incendies</em>, de Denis Villeneuve, 2010<br />
117-	<em>Fahrenheit 451</em>, de François Truffaut, 1966<br />
118-	<em>Dernier train pour Busan</em>, de Yeon Sang-ho, 2016<br />
119-	<em>40 ans toujours puceau</em>, de Judd Apatow, 2005<br />
120-	<em>Démolition</em>, de Jean-Marc Vallée, 2015<br />
121-	<em>Ne nous fâchons pas</em>, de Georges Lautner, 1966<br />
122-	<em>La Chèvre</em>, de Francis Veber, 1981<br />
123-	<em>Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe (sans jamais oser le demander)</em>, « Est-ce que les expériences scientifiques en matière de sexualité servent à quelque chose ? », de Woody Allen, 1972.<br />
124-	<em>L’Été de Kikujiro</em>, de Takeshi Kitano, 1999</p>
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		<title>Mustang, de Deniz Gamze Ergüven</title>
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		<pubDate>Wed, 20 May 2015 14:24:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claire Fallou</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[La Quinzaine des réalisateurs 2015]]></category>
		<category><![CDATA[adolescence]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Sofia Coppola]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>

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		<description><![CDATA[Des cascades de cheveux bruns, des sous-vêtements roses et des gloussements étouffés : tout un univers d’adolescence au féminin s’épanouit au premier étage d’une...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/mustang-deniz-erguven.jpg" alt="Mustang, de Deniz Gamze Erguven" title="Mustang, de Deniz Gamze Erguven" width="206" height="280" class="alignleft size-full wp-image-21678" />Des cascades de cheveux bruns, des sous-vêtements roses et des gloussements étouffés : tout un univers d’adolescence au féminin s’épanouit au premier étage d’une maison de la Turquie rurale, sur les rives de la mer Noire. Cinq jeunes sœurs y vivent en toute complicité, sous l’œil inquiet d’une grand-mère soucieuse du qu’en-dira-t-on. Une remarque d’une voisine conservatrice fait tout basculer, changeant la demeure en prison blanche où les seuls invités sont les familles de fiancés potentiels.  </p>
<p>Le premier long-métrage de la réalisatrice turque Deniz Gamze Ergüven propose l’histoire intelligente d’une lutte entêtée pour la liberté, envers et contre les lourdes contraintes imposées aux femmes par la Turquie traditionnelle. Le récit est simple et clair de bout en bout, soutenu par une caméra souple et un montage précis. En toile de fond, la réalisatrice développe une esthétique touchante et colorée lui permettant de dévoiler sa connaissance intime du rythme domestique turc, des cuisines odorantes aux armoires pleines de linge brodé.</p>
<p>On reconnaît un thème connu. Après la pièce <em>La Maison de Bernarda Alba</em>, par Federico García Lorca (1936), et le film <em>Virgin Suicides</em> de Sophia Coppola (1999), l’enfermement d’une communauté de jeunes femmes par de pervers gardiens pleins de bonnes intentions provoque encore une curiosité pleine de fantasmes. La ressemblance trouve toutefois ses limites : si les héroïnes désincarnées de Lorca et de Coppola portent en elles les germes de leur propre malheur, le gynécée de <em>Mustang</em> respire la santé et l’envie de vivre. Certaines têtes doivent tomber, d’autres se tiendront bien hautes, au prix du sacrifice d’une longue chevelure brune.<span id="more-21677"></span></p>
<p>&nbsp;<br />
Mustang<em> de Deniz Gamze Ergüven, avec Erol Afsin, Güneş Nezihe Şensoy, Doğa Zeynep Doğuşlu&#8230; France, Allemagne, Turquie, 2014. Présenté à la Quinzaine des réalisateurs 2015. Sortie le 17 juin 2015.</em></p>
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		<title>Palo Alto : rencontre avec Gia Coppola</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/portraits/palo-alto-james-franco-interview-gia-coppola/</link>
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		<pubDate>Mon, 09 Jun 2014 08:29:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[adolescence]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[Los Angeles]]></category>
		<category><![CDATA[Sofia Coppola]]></category>

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		<description><![CDATA[Rencontre en six mots et six photos de plateau avec la réalisatrice de <em>Palo Alto</em>, un joli film sur l’âge de tous les possibles.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>
<p style="text-align:right; font-size:85%;">Merci à <a href="http://trendingwithattitude.blogspot.fr/" target="_blank" class="broken_link">Yasmin Laure</a> pour sa collaboration.</p>
<p></em></p>
<h3>L’âge des possibles</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/06/gia-coppola-kalman-muller.jpg" alt="Gia Coppola ©Kalman Muller" title="Gia Coppola ©Kalman Muller" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-18356" />Dans le clan Coppola, il faudra désormais compter sur la petite fille de Francis et nièce de Sofia : Gia. A tout juste 26 ans, elle signe <em>Palo Alto</em>, un film réjouissant adapté d’un recueil de nouvelles de James Franco. L’histoire de Teddy, April, Fred, Emily et toute leur clique. Des adolescents dans une banlieue de Los Angeles qui trompent l’ennui à coups de petites et grosses bêtises, se cherchent et se construisent. A l’ouest, rien de nouveau ? Si. Le charme d’un portrait au naturel. La magie d’émotions qui affleurent. La force évocatrice d’instants qui déjà s’évanouissent. Variations en six mots et six photos de plateau avec la créatrice de ce joli film qui pose un regard authentique sur l’âge de tous les possibles.<span id="more-18349"></span> </p>
<p>&nbsp;<br />
<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/06/palo-alto-gia-coppola-emotion.jpg" alt="Palo Alto" title="Palo Alto" width="605" height="400" class="alignleft size-full wp-image-18351" /><br />
<h3><span style="background-color:#ffff66;">Emotions</span></h3>
<p>&#8220;L’adolescence est une période compliquée pendant laquelle toutes les émotions sont exacerbées. Ce sont ces émotions qui m’ont guidée. Je voulais donner à voir ce que l’on ressent quand on a un coup de cœur mais que l’on est incapable de l’exprimer. Saisir l’insouciance et l’inconscience des jeunes de cet âge qui décident sur un coup de tête de faire n’importe quoi… Je voulais capturer cette période où même quand on ne prend pas les bonnes décisions, on se construit, on apprend et l’on tente de comprendre qui l’on est.&#8221;</p>
<p>&nbsp;<br />
<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/06/palo-alto-gia-coppola-kilmer.jpg" alt="Palo Alto" title="Palo Alto" width="605" height="400" class="alignleft size-full wp-image-18364" /><br />
<h3><span style="background-color:#ffff66;">Naturel</span></h3>
<p>&#8220;Quand j’ai lu le livre de James Franco, je me suis dit que cela faisait longtemps que l’on ne m’avait pas parlé ainsi de l’adolescence. Côté cinéma, j’étais très frustrée par les films qui traitaient de cette période de la vie, car ils ne reflétaient pas suffisamment la réalité. L’image y était léchée, les acteurs y avaient 27 ans, étaient très maquillés. <em>Spring Breakers</em> ou <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/bling-ring-sofia-coppola/" title="The Bling Ring, de Sofia Coppola" target="_blank">The Bling Ring</a></em> sont très beaux, mais on manque de films comme ceux de Larry Clark, par exemple. Pour <em>Palo Alto</em>, je voulais que tout soit le plus naturel possible. Tout le monde a apporté ses objets, ses vêtements sur le plateau. C’est ce qui donne au film son caractère authentique, je crois. La chambre d’April, c’est ma chambre dans la maison de ma mère. Elle est restée intacte depuis le lycée.&#8221;</p>
<p>&nbsp;<br />
<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/06/palo-alto-gia-coppola-chambre.jpg" alt="Palo Alto" title="Palo Alto" width="605" height="400" class="alignleft size-full wp-image-18360" /><br />
<h3><span style="background-color:#ffff66;">Fétiches</span></h3>
<p>&#8220;Bibelots, dessins, vêtements étaient pour moi la meilleure façon de montrer ce que les personnages ressentent. Certains détails de la décoration de leur chambre, par exemple, disent qu’ils sont encore des enfants. Si l’on remonte deux ans en arrière, les jeunes filles jouaient encore à la poupée et désormais elles ont un garçon dans leur lit. La meilleure façon d’exprimer cela était de montrer les murs, les étagères de leur chambre, leurs habits. Je me souviens que Emma Roberts, qui incarne April, est venue avec une culotte jour de la semaine pour la scène où elle se retrouve avec son professeur (James Franco). Cela a immédiatement ajouté quelque chose de malsain à la séquence.&#8221;</p>
<p>&nbsp;<br />
<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/06/palo-alto-gia-coppola.jpg" alt="Palo Alto" title="Palo Alto" width="605" height="400" class="alignleft size-full wp-image-18361" /><br />
<h3><span style="background-color:#ffff66;">Ennui</span></h3>
<p>&#8220;Palo Alto, c’est la banlieue. Grandir là-bas, ce n’est pas grandir dans la bulle active de Los Angeles. Nous avons tourné à l’extérieur de la ville. Je voulais montrer l&#8217;immensité et l&#8217;espace. Pour être libre, il faut apprendre à conduire. Sinon, il n’y a rien à faire à part sortir et traîner avec ses amis. J&#8217;aime les films comme <em>American Graffiti</em> et <em>The Last Picture Show</em> qui parlent de la vie quotidienne des adolescents, de leur routine et du fait qu’il n&#8217;y a pas grand-chose à faire à part s’attirer des ennuis.&#8221;</p>
<p>&nbsp;<br />
<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/06/palo-alto-gia-coppola-jack-kilmer.jpg" alt="Palo Alto" title="Palo Alto" width="605" height="400" class="alignleft size-full wp-image-18359" /><br />
<h3><span style="background-color:#ffff66;">Limites</span></h3>
<p>&#8220;La cigarette, l’alcool, les drogues, le sexe sont omniprésents dans le film. Quand on est jeune, tout est nouveau et extrême. Quand j’étais ado, tout le monde fumait pour se donner une contenance, donner l’impression d’être cool, s’inventer un personnage. On en abuse avant de se rendre compte, plus tard, que ce n’est pas nécessaire. Plus que de l’irresponsabilité, ce sont des choses que l’on fait parce qu’on ne sait pas trop où l’on va… Quand on trouve ce que l’on veut faire, ce que l’on aime, on trouve l’équilibre, on trouve où l’on va. April se perd dans sa relation avec son professeur, parce qu’elle cherche l’amour. Les drogues et toutes les expériences un peu limites peuvent vous faire dévier de votre route&#8230; ou pas.&#8221;</p>
<p>&nbsp;<br />
<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/06/palo-alto-crepuscule.jpg" alt="Palo Alto" title="Palo Alto" width="605" height="400" class="alignleft size-full wp-image-18365" /><br />
<h3><span style="background-color:#ffff66;">Crépuscule</span></h3>
<p>&#8220;C&#8217;est compliqué de faire un film à petit budget avec des scènes de nuit et des adolescents. Il y a un quota d’heures pour le travail de nuit des enfants et les éclairages coûtent cher. Mais c’est quand le soleil se couche que l’histoire commence dans le livre. Quand les jeunes sortent avec leurs amis tandis que leurs parents s’endorment. A cet âge, c’est là que la vie commence.&#8221;</p>
<p>&nbsp;<br />
Palo Alto <em>de Gia Coppola avec James Franco, Emma Roberts, Nat Wolff, Jack Kilmer&#8230; Etats-Unis, 2014. Sortie le 11 juin 2014.</em></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/30fmvp/zone/2/"></script></center></p>
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		<title>Plateau télé : semaine du 26 janvier 2014</title>
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		<pubDate>Sun, 26 Jan 2014 17:04:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Programme Télé]]></category>
		<category><![CDATA[comédie dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[Sofia Coppola]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette semaine, on passera vite sur les programmations aberrantes (<em>Joyeuses funérailles</em>, la réjouissante comédie de Frank Oz avec la star de <em>Game of Thrones</em>, Peter Dinklage, en VF, à 0h25 lundi soir...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/01/virgin-suicides-sofia-coppola-tele-s.jpg" alt="Virgin Suicides, de Sofia Coppola" title="Virgin Suicides, de Sofia Coppola" width="280" height="140" class="alignleft size-full wp-image-15835" />Cette semaine, on passera vite sur les programmations aberrantes (<em>Joyeuses funérailles</em>, la réjouissante comédie de Frank Oz avec la star de <em>Game of Thrones</em>, Peter Dinklage, en VF, à 0h25 lundi soir sur France 2, ou les deux premiers volets de la savoureuse <em>Cornetto Trilogy</em>, – dont le troisième, <em>Le Dernier Pub avant la fin du monde</em> sort en DVD – dans le désordre – <em>Hot Fuzz</em>, puis <em>Shaun of the Dead</em> –, et en VF, jeudi soir sur NT1) pour se plonger, c&#8217;est dans l&#8217;air du temps, dans les affres du romantisme. La désillusion des rapports hommes-femmes dans la ronde <em>Embrassez qui vous voudrez</em>, la mélancolie de la rupture avec le très graphique <em>(500) jours ensemble</em>, le mystère des sœurs Lisbon et leurs <em>Virgin Suicides</em>, et, back to basics, le charme très britannique de <em>Quatre mariages et un enterrement</em>.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Embrassez qui vous voudrez</em>, de Michel Blanc – dimanche, 20h50 – D8</h4>
<p>Des quiproquos, le jeu des apparences, des personnages extrêmes, et, comme toujours, le sens des répliques cinglantes, Michel Blanc réunit tous les ingrédients d&#8217;une comédie efficace, et les confie à des acteurs jamais décevants et parfois trop rares : Karin Viard, Sami Bouajila, Carole Bouquet, Denis Podalydès, Jacques Dutronc&#8230; Certainement parce qu&#8217;il en a l&#8217;expérience, il déjoue les pièges du film choral, ne délaissant aucun de ses personnages ou de ses intrigues. Sous le vernis de la comédie, et le soleil de vacances à la plage, il filme surtout les espoirs déçus et les illusions perdues. L&#8217;humour est la politesse du désespoir, paraît-il. Michel Blanc est un garçon très poli. <span id="more-15828"></span><br />
&nbsp;</p>
<h4><em>(500) jours ensemble</em>, de Marc Webb – mardi, 20h40 – Numéro 23</h4>
<p>Renouveler le genre de la comédie romantique n&#8217;est jamais facile. Le truc de Marc Webb, c&#8217;est de bousculer la chronologie et de casser les clichés. La rencontre, l&#8217;idylle, la séparation, tout se mélange pour ne se concentrer que sur les moments clés, et ne retenir dans ces 500 jours que ceux qui comptent. Les plus futiles – une joyeuse visite chez Ikea, une discussion d&#8217;ascenseur, devenues par la grâce du temps passé des expériences fortes – comme les plus douloureux – magnifique juxtaposition des espoirs rêvés et de la cruelle réalité. La douceur mélancolique de Joseph Gordon-Levitt ne résiste pas face à l&#8217;énergie, la fantaisie et les fascinants yeux bleus de Zooey Deschanel. De lui, elle ne fait qu&#8217;une bouchée, inversant ainsi les rôles traditionnels de la comédie romantique. <em>(500) jours ensemble</em>, malgré son titre, est le film d&#8217;une séparation. Et c&#8217;est lui, l&#8217;homme, qui est inconsolable, qui se traîne et se plaint à ses potes et à sa petite sœur, pour finir – parce que la morale est quand même sauve et qu&#8217;on a notre happy end – par retrouver sa voie.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Virgin Suicides</em>, de Sofia Coppola – mercredi, 20h50 – Arte</h4>
<p>Encore une variation sur le romantisme. Pour son premier film, Sofia Coppola plaçait la barre haut. Parce que ce sont les voisins énamourés des sœurs Lisbon qui racontent les mois et semaines qui ont précédé leurs suicides, les cinq filles blondes – dont la jeune Kirsten Dunst – sont filmées comme des créatures étranges, mystérieuses, magnifiques et inaccessibles. Avec la musique envoûtante de Air, Sofia Coppola créait son style aérien, presque éthéré, et dynamitait le teen movie. Les émotions, les maladresses et les obsessions sont les mêmes, la poésie en plus. Comme si tout ce qui tourne autour de l&#8217;un des événements fondamentaux de la vie, comme le bal de fin d&#8217;année, n&#8217;avait jamais été filmé comme ça. Comme si les affres de l&#8217;adolescence, dans leur intensité comme dans leur futilité, étaient enfin pris au sérieux.<br />
&nbsp;</p>
<h4><em>Quatre mariages et un enterrement</em>, de Mike Newell – jeudi, 20h50 – 6ter</h4>
<p>On ne peut pas conclure cette semaine dédiée au romantisme et aux détournements du genre sans revenir aux fondamentaux, aux princes de la comédie romantique : le couple improbable formé par Hugh Grant et une actrice américaine – ici, Andie McDowell (si quelqu&#8217;un a de ses nouvelles d&#8217;ailleurs, on est preneur). <em>Quatre mariages et un enterrement</em> est le film-source pour Hugh Grant. Le rôle qu&#8217;il ne cessera de rejouer : timide, maladroit, entouré d&#8217;une bande de copains solidaires, constituée d&#8217;excentriques, de losers, voire des deux, et désespérément amoureux d&#8217;une femme à l&#8217;assurance désarmante et insaisissable. Le tout au son de la chanson des Wet Wet Wet, devenue quelques années plus tard, sous la même plume de Richard Curtis, histoire de boucler la boucle, &#8220;Christmas is All Around&#8221; par le génial Bill Nighy dans <em>Love Actually</em>. C&#8217;est ici que tout a commencé pour la comédie romantique britannique.</p>
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		<title>The Bling Ring, de Sofia Coppola</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Oct 2013 17:57:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Films du 66e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[adolescence]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Sofia Coppola]]></category>

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		<description><![CDATA[2008-2009. Los Angeles. De luxueuses villas de vedettes sont cambriolées par un gang, le Bling Ring. Plus de trois millions de dollars en cash et objets de grande marque sont dérobés...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/04/bling-ring-coppola-sofia.jpg" alt="Affiche de The Bling Ring de Sofia Coppola" title="Affiche de The Bling Ring de Sofia Coppola" width="182" height="270" class="alignleft size-full wp-image-12683" />2008-2009. Los Angeles. De luxueuses villas de vedettes sont cambriolées par un gang, le Bling Ring. Plus de trois millions de dollars en cash et objets de grande marque sont dérobés. Les braqueurs sont de jeunes et riches Californiens. Leurs victimes, les starlettes qu’ils admirent.</p>
<p>Une matière brute très cinématographique, dont <a href="/portraits/sofia-coppola-bling-ring-lost-translation-marie-antoinette/">Sofia Coppola</a> s’empare dans son cinquième long-métrage. L’occasion de croquer une nouvelle fois l’adolescence, mais surtout une génération. Celle qui a grandi sous Facebook et Twitter et fait du narcissisme et de l’exhibitionnisme, une façon de communiquer.<br />
Photographie, au pays des chimères, de l’adolescence, cet âge crucial si souvent décortiqué par Larry Clark que la bascule fascine. Car <em>The Bling Ring</em> rappelle <em>Wassup Rockers</em>, même si les chères têtes blondes de Coppola ne viennent pas des bas quartiers. </p>
<p>La cinéaste troque la lenteur de l’évanescent <em>Somewhere</em> contre un tempo très vif. On retrouve ici l’énergie qui traversait, le temps d’un goûter royal, <em>Marie-Antoinette</em>. Un rythme nécessaire pour conter les frasques de cette bande de lurons pour qui le vol est rite de communion. Parfois pourtant, elle pose sa caméra. Sur une colline pour suivre à bonne distance un casse et regarder ces petites marionnettes s’agiter. Sur un regard pour percer le secret d’une démarche surréaliste. <span id="more-12365"></span></p>
<p>Trimbalant son objectif dans des baraques labyrinthiques, longeant de grandes baies vitrées, effleurant des piscines… Sofia Coppola peint un Los Angeles où l’absence de vie privée est devenue la norme. Un lieu facile et glamour, où tout est à portée de main. Elle y explore des demeures comme on entre dans une caverne d’Ali Baba, s’amuse avec les codes de la presse people, de la célébrité jetable. Et dans sa balade en terres de la futilité, elle se paie le luxe de faire apparaître l’une des vraies victimes du gang : Paris Hilton, qui pour les besoins du film ouvre les portes de sa villa, temple du mauvais goût et de l&#8217;égocentrisme assumé.</p>
<p>Pleine de malice, Sofia Coppola joue, détourne, relance, répète pour souligner la vacuité des actes. Et derrière ses allures de petite farce sociale, <em>The Bling Ring</em> confirme les obsessions d’une réalisatrice talentueuse : l’adolescence, l&#8217;aliénation, l’ennui et la mélancolie, le culte de soi, les failles, le besoin d’expérience, l’absence de repères, le « sous influence ». Elle affirme aussi un amour évident pour ses personnages, une envie de comprendre, sans pour autant juger ou excuser.</p>
<p>&nbsp;<br />
The Bling Ring <em>de Sofia Coppola, avec Israel Broussard, Emma Watson, Taissa Farmiga, Claire Julien, Katie Chang, Kirsten Dunst, Gavin Rossdale&#8230; Etats-Unis, 2013. Présenté en sélection Un Certain Regard au 66e Festival de Cannes. Sortie le 12 juin 2013. Sortie en DVD le 16 octobre 2013.</em></p>
<p><strong>&raquo; Retrouvez tout notre <a href="/66e-festival-cannes-2013/">dossier dédié au 66e Festival de Cannes</a></strong></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/x0qqsz/zone/2/autoplay/no/"></script></center></p>
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		<title>La griffe Sofia Coppola</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Jun 2013 07:36:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontres & Portraits du 66e Festival de Cannes]]></category>
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		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Sofia Coppola]]></category>

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		<description><![CDATA[Et Sofia Coppola de faire un tour, cette année encore, sur la Croisette pour présenter son cinquième long-métrage <em>The Bling Ring</em>, chronique d’un gang de jeunes et riches Californiens qui cambriolèrent...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/06/sofia-blanc-de-blancs-label.jpg" alt="Sofia Blanc de Blancs" title="Sofia Blanc de Blancs" width="280" height="190" class="alignleft size-full wp-image-13736" /><strong>Et Sofia Coppola de faire un tour, cette année encore, sur la Croisette pour présenter son cinquième long-métrage <em><a href="/cinema/bling-ring-sofia-coppola/" target="_blank">The Bling Ring</a></em>, chronique d’un gang de jeunes et riches Californiens qui cambriolèrent il y a quelques années des villas de stars à Los Angeles. Un film présenté en section <a href="http://www.grand-ecart.fr/66e-festival-cannes-2013/films-selection-officielle-quinzaine/un-certain-regard/" title="La sélection Un Certain Regard du 66e Festival de Cannes">Un Certain Regard</a>. Une formule qui sied à merveille à son cinéma. Esquisse par touches d’une réalisatrice de talent qui a su, en une décennie, imposer sa griffe.</strong> </p>
<p>&nbsp;<br />
Marc Jacobs en fit une fragrance. Un mélange de gardénia, de poivre et de chèvrefeuille. Son père, Francis Ford Coppola, en fit un vin pétillant complexe sobrement baptisé « Sofia, Blanc de Blancs ». Derrière l’anecdote, le choix des mots pour tenter de cerner la personnalité d’une gamine gâtée devenue cinéaste remarquée puis reconnue. Le vilain petit canard dont on moqua jadis la prestation de comédienne dans <em>Le Parrain III</em> (un Razzie Award à la clé), s’est mué en icône d’un septième art Rock &#038; Mode. Comme le vin et le parfum qu’elle inspira, son cinéma se révèle délicatement relevé, sophistiqué, évanescent, sensuel. Aphrodisiaque. <span id="more-13630"></span><br />
&nbsp;</p>
<h4><span style="background-color:#ffff66;">Adolescence et romantisme</span></h4>
<p>D’abord il y a ses personnages. Des êtres en quête d’identité. Des corps et des âmes en transition. Souvent, ils sont adolescents et Sofia Coppola les aime pour leurs silences et leurs failles. Leurs peurs et leurs doutes. Leur candeur aussi. Dans <em>Lick the Star</em>, son premier film, un court-métrage de 14 minutes sorti en 1998, la cinéaste scrutait déjà ce temps de la bascule. Un thème qui s’épanouit dans <em>Virgin Suicides</em>, son premier long, l’histoire <em>seventies</em> des blondes sœurs Lisbon qui mirent fin à leurs jours dans une petite ville du Michigan. Sofia Coppola choisissait de conter le destin tragique de vierges inaccessibles via les voix multiples des voisins témoins du drame. Des garçons tombés sous le charme de beautés mortifères. Un point de vue qui lui permettait de bâtir son film sur de douces rêveries et de vaporeux souvenirs. Ainsi commençait-elle la construction d’une mythologie de l’adolescence. Au détour de plans sophistiqués surgissaient les clichés d’un sentimentalisme naïf bercé par l’idéalisation romanesque de l’être aimé. Puis vint Marie-Antoinette dont les fossettes crispées (Kirsten Dunst n’a que 17 ans) révélaient toute la timidité d’une jeune fille confrontée aux affres du pouvoir. Dans <em>The Bling Ring</em> encore, la réalisatrice explore l&#8217;adolescence et ses épreuves. Et quand ses héros sont plus vieux, ce sont des acteurs demeurés grands ados traînant leurs guêtres dans le monde des adultes (Bill Murray dans <em>Lost in Translation</em>, Stephen Dorff dans <em>Somewhere</em>). </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/06/virgin-coppola.jpg" alt="Virgin Suicides de Sofia Coppola" title="Virgin Suicides de Sofia Coppola" width="600" height="220" class="aligncenter size-full wp-image-13741" /><br />
&nbsp;</p>
<h4><span style="background-color:#fa66ff;">Rêveries dans cages dorées</span></h4>
<p>Si Sofia Coppola habite Paris et aime flâner du côté de Palais-Royal et du jardin des Tuileries, ses personnages, eux, vivent dans un monde clos propice aux rêves. L’ennui comme source d’inspiration, c’est la chambre-bagne des sœurs Lisbon où les blondes mèches se tortillent au rythme d’un tourne-disque. L’hôtel tokyoïte de la retraite forcée de Charlotte et Bob ou le mythique château Marmont. Autant de lieux habités par l’histoire personnelle de la réalisatrice. Car si <em>Somewhere</em> semble la plus autobiographique de ses œuvres, toutes rappellent sa jeunesse dans un univers d&#8217;adultes avec, dit-elle, ce « sentiment d&#8217;inadaptation » auquel se mêle « une certaine force de caractère ».<br />
Celle qui grandit sur le plateau d’<em>Apocalypse Now</em> offre à ses personnages des escapades en terres chimériques. Los Angeles sépia, Tokyo fluo, le bucolique Petit Trianon… </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/06/somewhere-sofia-coppola1.jpg" alt="Somewhere de Sofia Coppola" title="Somewhere de Sofia Coppola" width="600" height="220" class="aligncenter size-full wp-image-13745" /><br />
&nbsp;</p>
<h4><span style="background-color:#cbff66;">Photographie, mode, musique et… cinéma</span></h4>
<p>Fascinée depuis son plus jeune âge par les grands créateurs (un stage à 15 ans chez Chanel et de multiples collaborations avec Dior, Vuitton &#038; co), Sofia a aiguisé son goût pour l’élégance et l’importance du détail. A la mode, elle emprunte des jeux de lumière, un sens festif de la mise en scène et une certaine ferveur. Un penchant pour le déguisement, aussi. Perruque rose le temps d’un karaoké impromptu dans <em>Lost in Translation</em>. Penderies de luxe filmées comme des cavernes d’Ali Baba dans <em>The Bling Ring</em>. Poudre, masques et choucroutes gargantuesques pour <em>Marie-Antoinette</em>.<br />
Obsédé par le cadre et la photographie, son cinéma s’impose comme une série d’instantanés marqués par la culture pop, le travail photographique de William Eggleston ou la peinture d&#8217;Ed Ruscha. Plus que des récits, ses films sont atmosphères et humeurs. De rencontres impromptues en nostalgies passagères, Coppola croque, saisit, sonde les âmes. Ses cadrages sophistiqués capturent des instants suspendus&#8230; Comme ce plan fixe en plongée dans <em>The Bling Ring</em>, où l&#8217;on suit, perchés sur une colline, les déambulations de gamins dans la villa qu&#8217;ils cambriolent.  </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/06/lost-in-translation.jpg" alt="Lost in Translation de Sofia Coppola" title="Lost in Translation de Sofia Coppola" width="600" height="220" class="aligncenter size-full wp-image-13747" /></p>
<p>Le cinéma doit être une griffe. La sienne sera rock’n’roll et mode, donc. Ses références sont photographie, musique et mode plus que classiques du septième art. Et la scénariste, productrice et réalisatrice de réussir, chose rare pour une « fille de », à s’émanciper de l’imposante ombre paternelle en marquant les esprits de <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/top-99-fragments-fetiches-scenes-cultes/" target="_blank">glorieux fragments</a>. Une petite culotte. Une Converse. Des macarons. Un Versailles où résonnent des morceaux rock, rap et punk. La pelouse d’un stade au petit matin et le spleen bercé par des mélodies flottantes d’Air ou de Phoenix. En cinq films, Sofia Coppola est devenue le porte-drapeau d’une culture artistique indépendante un brin bobo tout en composant une partition extrêmement personnelle. Le geste artistique est bien plus retenu et discret qu’il n’y paraît. Délicat. Avec sensualité, elle murmure à nos oreilles que les choses les plus belles sont souvent celles qui appartiennent au passé. </p>
<p><em>« La mode se démode, le style jamais »</em>, disait Coco Chanel…</p>
<p>&nbsp;<br />

<a href='http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/06/lost-in-translation1.jpg' rel='shadowbox[sbalbum-0];player=img;' title='Lost in Translation de Sofia Coppola'><img width="150" height="150" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/06/lost-in-translation1-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Lost in Translation de Sofia Coppola" /></a>
<a href='http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/06/william-eggleston-jambe.jpg' rel='shadowbox[sbalbum-0];player=img;' title='Photographie de William Eggleston'><img width="150" height="150" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/06/william-eggleston-jambe-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Photographie de William Eggleston" /></a>
<a href='http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/06/the-virgin-suicides.jpg' rel='shadowbox[sbalbum-0];player=img;' title='Virgin Suicides de Sofia Coppola'><img width="150" height="150" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/06/the-virgin-suicides-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Virgin Suicides de Sofia Coppola" /></a>
<a href='http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/06/ed-ruscha-back-of-hollywood1.jpg' rel='shadowbox[sbalbum-0];player=img;' title='Back of Hollywood de Ed Ruscha'><img width="150" height="150" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/06/ed-ruscha-back-of-hollywood1-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Back of Hollywood de Ed Ruscha" /></a>
<a href='http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/06/lostintranslation.jpg' rel='shadowbox[sbalbum-0];player=img;' title='Lost in Translation de Sofia Coppola'><img width="150" height="150" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/06/lostintranslation-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Lost in Translation de Sofia Coppola" /></a>
<a href='http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/06/wiliiam-eggleston-cigarette.jpg' rel='shadowbox[sbalbum-0];player=img;' title='Photographie de William Eggleston'><img width="150" height="150" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/06/wiliiam-eggleston-cigarette-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Photographie de William Eggleston" /></a>
<a href='http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/06/somewhere-coppola.jpg' rel='shadowbox[sbalbum-0];player=img;' title='Somewhere de Sofia Coppola'><img width="150" height="150" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/06/somewhere-coppola-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Somewhere de Sofia Coppola" /></a>
<a href='http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/06/marie-antoinette-versailles.jpg' rel='shadowbox[sbalbum-0];player=img;' title='Marie-Antoinette de Sofia Coppola'><img width="150" height="150" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/06/marie-antoinette-versailles-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Marie-Antoinette de Sofia Coppola" /></a>
<a href='http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/06/somewhere-sofia-coppola2.jpg' rel='shadowbox[sbalbum-0];player=img;' title='Somewhere de Sofia Coppola'><img width="150" height="150" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/06/somewhere-sofia-coppola2-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Somewhere de Sofia Coppola" /></a>
<a href='http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/06/the-bling-ring-sofia-coppola.jpg' rel='shadowbox[sbalbum-0];player=img;' title='The Bling Ring de Sofia Coppola'><img width="150" height="150" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/06/the-bling-ring-sofia-coppola-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="The Bling Ring de Sofia Coppola" /></a>
<a href='http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/06/marie-antoinette-sofia-coppola.jpg' rel='shadowbox[sbalbum-0];player=img;' title='Marie-Antoinette de Sofia Coppola'><img width="150" height="150" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/06/marie-antoinette-sofia-coppola-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Marie-Antoinette de Sofia Coppola" /></a>
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</p>
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		<title>Le vintage, esthétique postmoderne</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Apr 2011 19:23:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Amalia Casado</dc:creator>
				<category><![CDATA[Recadrages]]></category>
		<category><![CDATA[Brigitte Bardot]]></category>
		<category><![CDATA[Mad Men]]></category>
		<category><![CDATA[Sofia Coppola]]></category>
		<category><![CDATA[vintage]]></category>

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		<description><![CDATA[Les femmes ont de belles robes, les hommes de beaux costumes et de belles voitures, et les couples de belles maisons et de beaux enfants. Les femmes prennent le temps de plaire. Les hommes aiment...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>Ou quand papi rencontre mamie</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/04/mad-men.jpg" alt="Mad Men, série avec Christina Hendricks" title="Mad Men, série avec Christina Hendricks" width="260" height="195" class="alignleft size-full wp-image-1610" />« Les femmes ont de belles robes, les hommes de beaux costumes et de belles voitures, et les couples de belles maisons et de beaux enfants. Les femmes prennent le temps de plaire. Les hommes aiment séduire et prennent le temps d&#8217;écrire des mots doux. Peut-être regrettons-nous parfois cette époque où les femmes et les hommes étaient bien différenciés. Aujourd&#8217;hui nous ne savons plus très bien où nous sommes, qui nous sommes, même si nous avons gagné notre liberté. <strong><em>Mad Men</em> surfe sur la nostalgie, le goût pour le vintage. On la regarde comme un vieil album de photos.</strong> » L&#8217;actrice Christina Hendricks commente le succès de la série dont elle est l&#8217;héroïne flamboyante, dans une interview au <em>Figaro Madame</em> de mars 2011. La série prend place dans le milieu publicitaire new-yorkais des années 1960 et suscite une véritable fascination. En fait, elle est déjà culte. « L&#8217;esthétique somptueusement vintage et ultra-glam de <em>Mad Men</em> a envahi les podiums et nos dressings », titre la page suivante du magazine, consacrée à une rencontre avec la styliste de la série, Janie Bryant. Oui, c&#8217;est indéniable, les années 1960 sont à la mode en 2011. Symptomatique ? Evidemment mon cher Watson. Mais de quoi ? <span id="more-1579"></span></p>
<p><iframe width="620" height="349" src="http://www.youtube.com/embed/LfuMhXcLa-Q?feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>En dehors de la série <em>Mad Men</em>, de plus en plus de films sortis en salle ces derniers mois reprennent une esthétique « vintage ». Impossible d&#8217;y échapper. <strong><em>Potiche</em> de Ozon, <em>Belle Epine</em> de Zlotowski, <em>Somewhere</em> de Coppola et j&#8217;en passe.</strong> S&#8217;agit-il d&#8217;une vaine esthétique ou cette passion soudaine pour les années 1960-1970 est-elle le révélateur de notre époque ? Le vintage est bien un syndrome postmoderniste. Autrement dit, comment notre société contemporaine se vit, s’écrit, se dit, se rêve, se montre, se joue et se cherche ? Le cinéma sait.</p>
<p><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xdoki2" width="620" height="356" frameborder="0"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Le vintage ? Tellement tendance&#8230;</h4>
<p>Non, nous ne rêvons pas. L&#8217;égérie choisie par Lancel est&#8230; Brigitte Bardot, née en 1934. Pour vendre des sacs, on la voit toute jeune, marcher dans les champs, en jupe vichy&#8230; <strong>En ce début de décennie 2010, les années 1960 fascinent notre inconscient collectif et le mot &#8220;vintage&#8221; s&#8217;emploie à toutes les sauces.</strong> Même les baguettes se mangent à l&#8217;ancienne. Petit guide pratique du vintage, quésaco. </p>
<p>Que faut-il savoir sur ce mot mi branché, mi galvaudé, mi fourre-tout, mi anglais ? Le phénomène ne vient pas du cinéma (bien sûr) mais de la mode qui elle-même le tient de l&#8217;œnologie. D&#8217;origine anglaise, il qualifie pour les vins et spiritueux, un millésime ancien de référence. L&#8217;idée est qu&#8217;un bon produit, avec le temps&#8230; reste bon. Ses rides sont autant de failles qui nous permettent d&#8217;en atteindre l&#8217;essence. Par extension, il s&#8217;est ensuite appliqué à la mode. Les pionnières seraient Naomie Campbell et Kate Moss (on se souvient que quand on était petites, elles étaient meilleures amies). Les stars suivent et le mouvement se popularise, surtout après 2001. But : trouver des griffes pérennes, plus de vingt ans d&#8217;âge, de nouvelles références, nouveaux basiques.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Une culture de la citation</h4>
<p>S&#8217;habiller vintage suppose un regard initié, une certaine culture. La tenue est le fruit d&#8217;un subtil mélange dont le but est de créer son propre style en piochant ça et là. Le vêtement ancien prend toute sa valeur du fait qu&#8217;il est associé à d&#8217;autres pièces, neuves. S&#8217;habiller tout en vieux, c&#8217;est juste&#8230; ringard/moche tandis que s&#8217;habiller tout en neuf n&#8217;a aucune saveur. Bien plus qu&#8217;un jeu d&#8217;apparence, il se caractérise par la notion de référence, de citation et d&#8217;agencement et valorise la mode en la prenant en objet d&#8217;étude. Ouvrir les placards de sa mamie prend tout son sens. <strong>Le vintage traduit l’idée de valeurs sûres, durables, permanentes, imperméables à la mode.</strong> </p>
<p>Ce « ça et là » évoqué à l&#8217;instant nous renvoie tout simplement à la modification de la structure des goûts culturels. On est passé d’une culture très hiérarchisée, stratifiée &#8211; décrite par Bourdieu à la fin des années 1970 dans <em>La Distinction</em> &#8211; à une culture de l’éclectisme dominant. Pour le dire autrement, les « dominants » ne sont plus ces « bourgeois » qui imposent les « grandes œuvres » comme seuls indices de la légitimité culturelle, mais plutôt ceux qui investissent l’ensemble des productions culturelles – y compris les séries TV, le rock, etc. &#8211; avec un sens de la distance et de la réappropriation qui leur confère une nouvelle position dominante. Ils s’intéressent à tout désormais mais avec une connaissance fine des codes que n’ont pas les catégories plus « populaires ». « L&#8217;esprit » vintage ressemble à un patchwork cousu de citations. La mode est érudition. On fait référence à tel défilé, telle année, tel créateur, etc. L&#8217;hétérogénéité est son essence.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Toujours ce même retour sur soi, nourri de l&#8217;ouverture au monde (concept de narcissisme ouvert)</h4>
<p>Tous les goûts ont droit de cité, mais le fait de les afficher en goûts personnels – résultant implicitement d&#8217;un choix et donc d&#8217;une expertise &#8211; les transforment aussitôt en marqueur identitaire. Les goûts culturels font référence à soi par la manière agrégative. Il sera de bon ton, sur Facebook, d&#8217;afficher sur son « profil » quelques « pages (likées) » pour annoncer qui nous sommes. Nous agitons nos goûts tels des drapeaux, en privilégiant bien sûr un cumul du sérieux et du moins sérieux. En somme, le vintage dit qui l&#8217;on est via une appropriation d&#8217;objets qui traduisent la construction d&#8217;une projection identitaire. </p>
<p>Terme attrape-tout, il n&#8217;en demeure pas moins qu&#8217;il dégage quelques tendances : vive le vieux (inspire la confiance), valorisation de ce qui a duré, art de la citation et de la référence culturelle. Bref, le vintage, c&#8217;est le goût du souvenir. Ce goût est-il inhérent à chaque génération ou est-il particulièrement poussé chez nous ? Sofia Coppola donne à <em>Somewhere</em> un grain passé en choisissant des couleurs saturées et une bande-son qui alterne entre nostalgie et modernisme. Julien Doré invite Yvette Horner à siffloter de l&#8217;accordéon sur son nouvel album <em>Bichon</em>. </p>
<p>Chaque époque rêve-t-elle de retrouver un âge d&#8217;or ou notre goût pour le vintage, propre à la génération contemporaine, fonctionne-t-il comme un symptôme sociétal de la modernité avancée ? </p>
<p><iframe width="620" height="349" src="http://www.youtube.com/embed/fRPcTumLNp4?feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Les années 1960 en question ou le fantasme des yéyés</h4>
<p>Trouble identitaire de 2011 ? Signe d&#8217;un mal d&#8217;esthétique ? D&#8217;un besoin de cadre et donc d&#8217;une aspiration à un retour en arrière pour comprendre là où ça a commencé à déraper parce que l&#8217;époque est trop compliquée, donc pénible ? Chaque époque nourrit ses fantasmes, en fait des images. Ce sont eux qui créent le mouvement et poussent les générations les unes derrière les autres. <strong>Pourquoi les années 1960 nous fascinent tant en 2011 ?</strong> Que représente cette décennie et quels sont les messages que nous en avons retenus ?<br />
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<h4>Un héritage actif (et non commémoratif) </h4>
<p>Tiens, tiens&#8230; Les années 1960 ne seraient-elles pas sur le plan philosophique des années de « rupture » ?<br />
Rupture : nom féminin, terme à usage politique cherchant à signifier « changement », souvent associé à un trouble usage de la continuité. Les années 1960, c&#8217;est aussi le développement de la télévision (<em>Salut les copains</em> commence en 1961) comme art populaire et du cinéma comme art planétaire. Les années 1960, c&#8217;est aussi « l&#8217;autonomisation » de la jeunesse comme classe à part entière, le développement d’une culture jeune, la libération progressive de la sexualité, les Trente Glorieuses… Une époque dont les combats ont abouti à ce que nous sommes. </p>
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<p>Sur le plan scientifique, la guerre froide pousse les ingénieurs à des prouesses en recherche et développement. Armstrong marche sur la Lune. Sur le plan imaginaire, la technologie assoit son omniprésence. La robotisation se généralise. On craint une destruction planétaire, le nucléaire a déjà laissé son empreinte dans les mémoires des corps japonais. La science menace l&#8217;homme dépassé, devenu tout petit devant sa créature. <strong>La création artistique traduit cette fascination pour un futur déshumanisé qui fait cohabiter l&#8217;homme et le robot dans des intérieurs acides et acidulés.</strong> <em>Docteur Folamour</em> sort en 1964. Les récits d&#8217;anticipation, les films futuristes, le tout début de la musique techno grâce à l&#8217;invention du synthétiseur (le moog) sont le produit de ce fantasme. La musique reflète bien cet enjeu de la liberté d&#8217;expression et son défi face à la science. La guerre froide va-t-elle tous nous tuer ? Ce sont les boucles que la musique concrète et notamment Pierre Schaeffer avaient initiées dès les années 1950. Une éthique de la race humaine qui devient voisine de la machine. </p>
<p>Il suffit de prendre le métro (haut lieu de la mise en images fantasmatique de notre époque) pour voir que le look Bardot est à la page. Vieille comme un clou, certes, mais culte. On veut toute la même coiffure. Les filles se font crêper la crinière, blondir les pointes, ébouriffer le sourcil, et les lunettes papillons sont de mise.<br />
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<h4>Années 1960 <em>feat</em> 2011</h4>
<p>Notre époque est-elle hantée par le vide pour donner autant d&#8217;importance à l&#8217;objet ? Le vintage emplit une fonction imaginaire en donnant à cet objet son aura, touché par la grâce de la durée. <strong>Après l&#8217;ère dédiée à la consommation, le vintage invite à la récupération, à l&#8217;échange, au goût du détail et déplace le centre de gravité de l&#8217;acte de possession du point de vue de la quantité à celui de la qualité.</strong> Presque une caution de la société de consommation, il marque son apothéose sur les plans raisonnés et affectifs. C&#8217;est une tendance qui convoque l&#8217;histoire, les histoires et la mémoire en lui donnant une étincelle purement plastique. Le cinéma, en sismographe de notre époque, n&#8217;en est que le reflet.</p>
<p>Pour conclure, disons que la question du vintage renvoie à quatre questions sociétales contemporaines. D&#8217;une part, elle interroge la notion d&#8217;authenticité. Comment réintroduire aujourd&#8217;hui de la valeur éthique et axiologique dans un monde marqué par le cynisme du capitalisme avancé ? D&#8217;autre part, que sont devenus les dispositifs de confiance dans des mondes où les relations sont médiées ? « On achète ses instruments de musique sur Internet sans savoir <em>a priori</em> ce que ça vaut vraiment, sauf à faire confiance à des signaux informationnels, sites spécialisés, etc. De ce point de vue, le vintage rassure. La preuve, on vend des répliques de guitares Fender des années 1960 avec de fausses traces de rouille et de griffures », pointe Philippe Le Guern <a href="#ref">(1)</a>. Troisièmement, comment renouer avec le sens du collectif – c&#8217;est-à-dire de la communauté de désirs, de valeurs, de projets – dans un monde où l’individualisme expressif s’est généralisé, que les réseaux sociaux ne font qu&#8217;accentuer en déplaçant la notion d&#8217;échange ?</p>
<p>Mais surtout, le vintage réintroduit du récit dans notre monde frappé par l&#8217;épuisement des grands mythes historiques liés aux progrès techniques. <strong>Via l&#8217;objet, le vintage cristallise et déplie du sens et de la narration.</strong> « La guitare Fender vintage, c’est l’histoire du rock et le désir (évidemment dérisoire) de renouer avec un âge d’or (supposé) où le rock n’est pas encore un élément du capitalisme avancé », continue Philippe Le Guern. C&#8217;est surtout l&#8217;absence de grands récits qui conduit à une lecture ironique et parodique des codes, à une relecture des époques passées via un mélange savant mais superficiel des périodes et des genres. </p>
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<p><a href="#ref" name="ref" id="ref"></a><br />
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(1) Philippe Le Guern est professeur à l&#8217;université d&#8217;Avignon où il enseigne la sociologie de la culture et en particulier des musiques actuelles.</p>
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