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	<title>Grand Écart &#187; sexe</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>A genoux les gars, d&#8217;Antoine Desrosières</title>
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		<pubDate>Sat, 12 May 2018 17:18:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival de Cannes 2018]]></category>
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		<description><![CDATA[Le pouvoir et ses responsabilités - En ce premier Cannes post-Weinstein, ce n’est rien de dire que la sélection d’<em>A genoux les gars</em> au Certain Regard est opportune. Il y est question de rapports de...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Le pouvoir et ses responsabilités</h3>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-26273" alt="A genoux les gars" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2018/05/A-genoux-les-gars.jpg" width="210" height="280" />En ce premier Cannes post-Weinstein, ce n’est rien de dire que la sélection d’<em>A genoux les gars</em> au Certain Regard est opportune. Il y est question de rapports de pouvoirs entre hommes et femmes &#8211; même si, contrairement à Weinstein, socialement, ces jeunes-là n’en ont aucun -, de consentement, de manipulation et de domination. Histoire d’entrer directement dans le vif du sujet, le film s’ouvre sur une simulation d’orgasme, parfait hommage à Meg Ryan dans <em>Quand Harry rencontre Sally</em>. Car, de sexe, il n’est que question. L’obsession des garçons étant d’obtenir de leurs copines une fellation, et celle des filles de les satisfaire tout en restant <em>« halal »</em> et en conservant leur dignité &#8211; or, explique l’une d’elles, la fellation est un acte avilissant pour la femme. De se satisfaire aussi, mais ça, il ne faut pas trop le crier sur les toits, comprend-on. Les dialogues sont le fruit d’improvisations, à tel point que les deux actrices principales sont créditées au scénario. Cela fait à la fois la force et la faiblesse du film. Leur tchatche, leur sens de la repartie font parfois mouche. Mais pour ces quelques rares sorties réjouissantes, des kilomètres de dialogue qui tournent en rond : sucer or not sucer, telle est la seule question pendant une bonne partie du film. Jusqu’à ce qu’on arrive enfin au coeur du sujet : la manière dont les personnages masculins vont manipuler l’une des deux filles pour qu’elle cède enfin, la filmer en pleine performance, puis la faire chanter avec cette sextape tournée au smartphone à son insu. Ce sujet du consentement arraché à contrecœur est le plus intéressant du film, mais il est assez vite évacué au profit d’interminables interrogations sur la loyauté ou l’intégrité, tant la question de la diffusion ou non de la sextape et celle de la révélation ou non de la trahison de sa sœur prennent le pas sur celles du viol ou même du désir et du plaisir féminin. <span id="more-26272"></span>Une séquence, la plus réussie, aborde ce dernier thème, alors que l’une des deux sœurs se retrouve dans une chambre d’hôtel avec un jeune homme &#8211; dont il ne nous sera absolument rien caché et qui, par ailleurs, occupe les deux tiers du lit dans une démonstration, l’air de rien, d’une variante de <em>manspreading</em>. Pour le reste, les scènes s’étirent dans de vaines joutes verbales où il s’agit toujours de prendre le pouvoir sur l’autre. Et même si ce sont les filles qui gagnent à la fin, la manière dont elles y parviennent et certaines lignes de dialogue douteuses font que les louables ambitions féministes de départ se noient dans une chronique plus revancharde qu’égalitaire.</p>
<p>&nbsp;<br />
A genoux les gars<em> d&#8217;Antoine Desrosières, avec Souad Arsane, Inas Chanti, Sidi Mejai, Mehdi Dahmane et Elis Gardiole. France, 2018. Présenté en sélection Un certain Regard au 71e Festival de Cannes. Sortie le 20 juin 2018.</em></p>
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		<title>La Région sauvage, d&#8217;Amat Escalante</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Jul 2017 21:00:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sarah Briffa</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Alejandra vit avec son mari Angel et leurs deux enfants dans une petite ville du Mexique. Le couple, en pleine crise, fait la rencontre de Veronica, jeune fille sans attache, qui leur fait...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/07/affiche-film-la-region-sauvage-escalante.jpg" alt="affiche-film-la-region-sauvage-escalante" title="affiche-film-la-region-sauvage-escalante" width="188" height="250" class="alignleft size-full wp-image-25892" /><strong>Alejandra vit avec son mari Angel et leurs deux enfants dans une petite ville du Mexique. Le couple, en pleine crise, fait la rencontre de Veronica, jeune fille sans attache, qui leur fait découvrir une cabane au milieu des bois. Là, vivent deux chercheurs et la mystérieuse créature qu’ils étudient et dont le pouvoir, source de plaisir et de destruction, est irrésistible…</strong></p>
<p>Le cinéma d’Amat Escalante ne prend pas de pincettes avec ses spectateurs. Un tantinet engagé, le réalisateur n’hésite pas à montrer (à dénoncer ?) les pires aspects de son pays, et s’il faut choquer par la violence de ses scènes, soit. Des fins pas toujours très heureuses, mais sans doutes plus proches de la réalité que de simples et prévisibles <em>happy end</em>. <em>La Région sauvage</em> est son quatrième long-métrage, après <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/heli-amat-escalante/" title="Heli de Amat Escalante">Heli</a></em>, récompensé au <a href="http://www.grand-ecart.fr/66e-festival-cannes-2013/films-selection-officielle-quinzaine/palmares-palme-or-prix-recompense-bejo-kechiche-seydoux-adele-exarchopoulos/" title="Le palmarès du 66e Festival de Cannes">Festival de Cannes 2013</a> pour sa mise en scène. Pour la première fois, Escalante ajoute à sa critique sociale une touche de fantastique. D&#8217;autres diront de science-fiction ! <span id="more-25886"></span></p>
<h3>Des héros malheureux</h3>
<p>Les scènes ont été tournées dans le Guanajuato, l’Etat du Mexique dans lequel le réalisateur a grandi. Un Etat très conservateur, très catholique, homophobe même. C’est une belle brochette de personnages tous plus malheureux les uns que les autres que nous sert le scénario de <em>La Région sauvage</em>. La jeune Alejandra, mère de deux petits garçons, est mariée à un homme qu’elle n’ose pas quitter, Angel. Ce dernier n’a d&#8217;ailleurs rien d’un ange. Macho, brutal, il couche en secret avec le frère de sa femme, Fabian, qui de son côté rêve de vivre une relation normale. Encore faudrait-il qu’il ait le courage de mettre fin à cette liaison. Dans une situation qui ne peut déjà que mal tourner, Veronica perturbe le quotidien du couple par le biais de Fabian, avec qui elle se lie d’amitié. Elle introduira volontairement la Créature dans leurs vies, les persuadant qu&#8217;ils trouveront réconfort dans la cabane au fond des bois. Pas si sûr. Au fond, veut-elle sincèrement les aider, ou simplement partager son fardeau ? Malgré elle, la douce Veronica apporte violence et mort. </p>
<h3>Rencontre</h3>
<p>Au beau milieu d’une nature silencieuse, à la fois attirante et dangereuse, se trouve la cabane, véritable métaphore de l’inconscient, et d&#8217;une pulsion sexuelle primitive. Il est dommage que l’apparence de la Créature soit si vite montrée. Dès la seconde scène du film se retire du corps de Veronica un&#8230; tentacule. Oui oui, un tentacule. Il faudra attendre plus longtemps pour en voir plus, mais l’être extraterrestre apparu soudainement dans une forêt mexicaine, puis recueilli par un couple de scientifiques sera bien montré à l’écran dans son intégralité. En revanche le mystère de ses origines perdure : il se serait écrasé en même temps qu&#8217;un bout de roche venu de l’espace, et semble se nourrir de plaisir. Un petit parallèle se fait volontiers avec <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/scarlett-johansson-under-the-skin-jonathan-glazer/" title="Under the Skin, de Jonathan Glazer">Under the Skin</a></em>, où un alien débarque en ville sous les traits de Scarlett Johansson, pour séduire et faire disparaître des hommes, sans jamais en connaître la raison. Le rôle que prend la Créature dans les existences de Veronica, d&#8217;Alejandra et de Fabian n&#8217;est qu&#8217;une source de réconfort et d’apaisement passager, illusoire. Car elle blesse, et tue. </p>
<p>Après de multiples péripéties, nous nous demandons si Alejandra ne ressort pas gagnante, en un sens, du bazar déclenché par Veronica et son monstre. Femme libre elle deviendra. Plus sûre d’elle, plus forte aussi. Mais inutile d’en dire plus. S’il faut retenir quelque chose de <em>La Région sauvage</em>, ce sera son rythme lent et ses images contemplatives, qui viennent poser son ambiance mystique. Ce qui, admettons-le, fait tout son charme.</p>
<p>&nbsp;<br />
La Région sauvage<em> (La región salvaje) d’Amat Escalante, avec Ruth Jazmin Ramos, Simone Bucio, Jesùs Meza… Mexique, 2017. Lion d&#8217;argent à la 73e Mostra de Venise. Sortie le 19 juillet 2017.</em></p>
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		<title>Tehran Taboo, d’Ali Soozandeh</title>
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		<pubDate>Mon, 22 May 2017 10:44:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sea, sex and no fun Trois destins de femmes qui s’entrecroisent. Non, il ne s’agit pas du résumé du nouveau film de Desplechin ou de Téchiné. Ici, nous sommes au...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Sea, sex and no fun</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/tehran-taboo-ali-soozandeh.jpg" alt="Tehran Taboo, d&#039;Ali Soozandeh" width="280" height="120" class="alignleft size-full wp-image-25690" />Trois destins de femmes qui s’entrecroisent. Non, il ne s’agit pas du résumé du nouveau film de Desplechin ou de Téchiné. Ici, nous sommes au Moyen-Orient. En Iran, plus précisément où ces trois femmes sont loin d’avoir des préoccupations métaphysiques. Le mari de Pari est en prison et refuse de divorcer. Alors, cette jeune mère de famille en vient à se prostituer devant son fils. Sara vit chez ses beaux-parents où elle leur sert de manante, est enceinte et aimerait travailler. Mais son mari refuse. Donya vient de perdre sa virginité dans les toilettes d’une boîte de nuit et doit reconstituer son hymen avant son mariage la semaine suivante. Mais son amant d’un soir, Elias, étudiant et musicien sans le sou, n’a pas les moyens de l’aider. </p>
<p>Pour rendre compte de cette trinité dramatique, Ali Soozandeh a utilisé la technique de la rotoscopie. C’est-à-dire qu’il a filmé ses comédiens sur un fond vert et les a ensuite transformés en personnages animés qui s’amalgament à des décors dessinés. Le résultat est bluffant. Surtout, il permet de montrer l’impossible dans un pays où la religion est un carcan trop lourd à porter, où il est interdit aux femmes de s’émanciper sans un homme, où un couple qui se tient par la main sans être marié peut être emmené en prison, où l’on ne peut avoir un prêt dans une banque si l’on est étudiant, où la virginité avant le mariage est obligatoire… Ici, le film commence par une fellation dans un taxi avec un petit garçon qui s’oblige à regarder ailleurs, pour ne pas voir ce que sa mère est en train de prodiguer. Là, des pendaisons publiques. Là encore, une scène de sexe dans une discothèque. Ou ici, un ayatollah qui échange ses services de juge moral contre une partie de jambes en l’air peu délicate. Dans <em>Tehran Taboo</em>, on baise, on jure, on se drogue et on craint à tout instant d’être arrêté par la police pour un destin funeste. Tout le monde agit en cachette, comme dans une section parallèle, loin du regard des autorités qui n’hésitent pas elles-mêmes à briser les tabous et user des pires exactions. <span id="more-25636"></span></p>
<p>Le film est pessimiste, sans espoir, sans échappatoire ou presque pour ses personnages. Teinté d’humour noir et d’un cynisme tellement assumé, <em>Tehran Taboo</em> nous rend admiratif de cette bravoure somptueuse d’Ali Soozandeh. Le réalisateur habite en Allemagne, lui permettant une telle liberté de ton. On a peine à imaginer la réaction des Iraniens devant un tel brûlot qui brise toutes les conventions. A coup sûr, le film n’y sera jamais projeté, ou alors sous le manteau. Raison de plus pour aller le voir en salles, comme un acte politique, pour que la création demeure sans contraintes. Sans tabou. Surtout venant de Téhéran.</p>
<p>&nbsp;<br />
Tehran Taboo <em>d’Ali Soozandeh, avec Elmira Rafizadeh, Zar Amir Ebrahimi, Arash Marandi, Bilal Yasar… Allemagne, Autriche, 2017. Présenté à la 56e Semaine de la critique.</em></p>
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		<title>Coby, de Christian Sonderegger</title>
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		<pubDate>Sat, 20 May 2017 10:09:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sarah Briffa</dc:creator>
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		<description><![CDATA[« Je me sens toujours femme : j’ai toujours 21 ans de femme derrière moi, je l’ai été plus longtemps qu’un homme », tente d’expliquer Jacob à deux collègues féminines,...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/06/coby-affiche-film-christia-sonderegger.jpg" alt="Coby, de Christian Sonderegger" title="Coby, de Christian Sonderegger" width="198" height="280" class="alignleft size-full wp-image-25725" /><em>« Je me sens toujours femme : j’ai toujours 21 ans de femme derrière moi, je l’ai été plus longtemps qu’un homme »</em>, tente d’expliquer Jacob à deux collègues féminines, qui peinent à comprendre. Avant d’être Jacob, il était Suzana, et pendant sa période de transition (sous prise de testostérone) il était… Coby. A 18 ans, Suzana informe ses parents de son homosexualité. A 21 ans, elle commence les injections de testostérone.</p>
<p>Dans ce documentaire édifiant (aux petits airs de <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/laurence-anyways-xavier-dolan/" title="Laurence Anyways, de Xavier Dolan">Laurence Anyways</a></em> de Xavier Dolan), Christian Sonderegger a filmé sur plusieurs années la transition sexuelle de son frère cadet, né femme. Nous découvrons dans un cadre familial à quel point le choix de Suzana a chamboulé les vies de ses proches. Celles de Christian, de son père, de sa mère, et de la petite amie de Coby, Sara. Tous sont sans cesse en gravitation autour du protagoniste. <span id="more-25724"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>De la confusion des genres</h3>
<p><em>Coby</em> alterne entre témoignages, photographies d’un Coby petite fille ou adolescente, extraits de vidéos Youtube où Coby et Sara racontent les changements progressifs d’une femme sous testostérone, et le présent, mis en scène pour la bonne cause. Dans ce présent, Jacob ressemble à un jeune homme tout ce qu’il y a de plus normal : costaud, barbu, voix grave. Pourtant, il n’a pas subi l’opération dont on parle tant, celle du changement de sexe. Pour sauver les apparences, il utilise des prothèses génitales. Deux conversations importantes marquent les esprits. La première dans un café où, le cadre dûment posé, Sara raconte à Jacob que depuis qu’il ressemble à un homme et que les gens le prennent pour tel, elle s’est mise à rêver de lui avec un pénis. Allez comprendre. Dans le salon, Jacob explique à Christian la raison qui pourrait retarder l’intervention médicale visant à lui retirer un utérus devenu inutile : Sara est terrifiée à l’idée de porter un enfant et s’y refuse, mais si un jour ils en veulent quand même un&#8230; l’utérus de Jacob serait une alternative. Oui, c’est compliqué.</p>
<h3>Amour, toujours</h3>
<p>La chose la plus impressionnante, c’est la bienveillance des parents, qui ont totalement accepté le changement de leur fille, même si ça n’a pas toujours été le cas. Cet amour se retrouve dans la manière de filmer de Christian Sonderegger. Il est émouvant de ressentir toute l’affection et le soutien qu’il porte, lui et les autres, à sa sœur. Le film <em>Coby</em> glisse avec aisance sur un sujet aussi délicat et méconnu que la transsexualité, pour renverser et écrabouiller les préjugés. <em>Big up</em> pour l’incroyable Sara, qui a démarré sa relation avec Jacob du temps où il était Suzana, et ne l&#8217;a jamais lâché depuis. Elle explique à quel point il est parfois difficile de (re)trouver sa place quand on se promène aux côtés du centre absolu de l’attention.</p>
<p>Regarder ce documentaire pour quelqu’un qui ne connaît la transsexualité que de loin, c’est découvrir comment ça se passe, psychologiquement et physiquement. Pour tout le monde, c’est réaliser à quel point la vie que l’on mène est déterminée par son sexe. La difficulté d’y voir clair quand les deux genres s’entremêlent est à se donner une migraine, mais peut-être faut-il simplement arrêter de se poser trop de questions. Comme avec Coby, ce jeune homme qui se sent pleinement homme à l’extérieur, mais toujours femme à l’intérieur. Point barre.</p>
<p>&nbsp;<br />
Coby <em>de Christian Sonderegger. France, 2017. Présenté à la sélection ACID au 70e Festival de Cannes.</em></p>
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		<title>Mademoiselle, de Park Chan-wook</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Nov 2016 19:10:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sex Crimes en Corée - Park Chan-wook signe avec <em>Mademoiselle</em> une œuvre somptueuse et singulière, pas aussi sage qu'il y paraît...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Sex Crimes en Corée</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/mademoiselle-park-chan-wook-affiche.jpg" alt="Mademoiselle, de Park Chan-wook" width="197" height="280" class="alignleft size-full wp-image-23753" /><strong><em>Sympathy for Mister Vengeance</em> et <em>Old Boy</em> (2002 et 2003) étaient baroques et totalement fous. <em>Stoker</em> (2012), esthétiquement parfait, était inconsistant. Park Chan-wook, quelque part entre tout ça, signe avec <em>Mademoiselle</em> une œuvre somptueuse et singulière, pas aussi sage qu&#8217;il y paraît.</strong> </p>
<p>C’est en lisant <em>Du bout des doigts</em> de Sarah Waters que le réalisateur coréen décide de réaliser <em>Mademoiselle</em>. Il en reprend la trame mais modifie l’époque et les personnages. Ses héroïnes n’évolueront pas dans l’Angleterre victorienne mais dans la Corée des années 1930. Alors sous colonisation japonaise, le pays est ballotté entre plusieurs cultures. Park Chan-wook prend pour cadre une vaste demeure où se croisent les influences occidentales et orientales : architecture victorienne, pièces « à l’anglaise » (tables, tapisseries, décoration chargée) qui s&#8217;opposent à celles « à la japonaise » (futons, beauté zen et simplicité), lieux mystérieux avec ambiance steampunk avant l’heure. Pour sublimer le décor, Park utilise un objectif anamorphique, lui permettant d’enregistrer des plans très larges et de les restituer au format classique. Le procédé multiplie les détails à l’écran. Et rend l’histoire d’Hideko et de Sookee divinement enivrante. <span id="more-23750"></span></p>
<p>Hideko est une riche héritière sous la coupe de son oncle. Désireux de lui voler son héritage, un escroc qui se fait appeler le Comte demande à Sookee de devenir la servante d’Hideko pour l’espionner et l’inciter à s’enfuir avec lui. Film d’arnaque, polar tendu, drame social, triangle amoureux, <em>Mademoiselle</em> brille bien plus que son prédécesseur, le décevant <em>Stoker</em>. Si chaque plan est ultra-soigné pour épouser les formes de ses héroïnes, ce n’est jamais une fin en soi mais une façon de servir l’histoire. De susciter l’attention et la tension. Dans la plus pure tradition des films d’arnaqueurs, on ne distingue jamais bien la proie du prédateur. Le découpage emprunte au baroque de la Trilogie de la Vengeance, recoupant les morceaux au gré du récit, dévoilant par touches les enjeux et les secrets. Et surtout, faisant place à un érotisme rarement vu au cinéma, intense et délicat, qui arrive naturellement, avec légèreté et sans artifice. On savait Park Chan-wook ultra-doué pour les effusions de sang ; on le sait maintenant ultra-doué, tout court.</p>
<p>&nbsp;<br />
Mademoiselle (Agassi)<em> de Park Chan-wook, avec Kim Min-hee, Kim Tae-ri, Ha Jung-woo, Cho Jin-woong… Corée, 2016. En compétition au 69e Festival de Cannes. Sortie le 1er novembre 2016.</em></p>
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		<title>Humeur cannoise #3 : Dépucelage</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/69e-festival-cinema-cannes/actualite-film-2016/humeur-depucelage-cannois-intouchable/</link>
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		<pubDate>Sat, 14 May 2016 10:18:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'actu du 69e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
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		<description><![CDATA[Mon dépucelage cannois – épisode 1 : Le retour des castes On m’avait dit qu’il n’y avait pas un Festival de Cannes, mais des festivals. Que si l’un se révélait...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Mon dépucelage cannois – épisode 1 : Le retour des castes</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/05/sculptures-cannes-humeur-cannoise.jpg" alt="Sculptures cannoises..." width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-23720" />On m’avait dit qu’il n’y avait pas <em>un</em> Festival de Cannes, mais <em>des</em> festivals. Que si l’un se révélait extatique, l’année suivante, il pouvait arborer un tout autre visage, bien plus odieux. Et inversement. Aussi, je ne savais guère à quoi m’attendre.<br />
Cinq heures de train entre Paris et Cannes. Cinq heures dans un train matinal (7h19) bourré de journalistes en goguette qui saturent leur agenda de rendez-vous et de personnes qui refont le monde (<em>« Moi je pense qu’Hillary Clinton eh ben elle sera pire que Donald Trump »</em>). En arrivant à la gare de la ville aux palmes d’or, avec son simili tapis rouge pour amuser les touristes et les festivaliers, on sent que l’effervescence ne demande qu’à s’exprimer. Pour l’heure, on traîne ses bagages jusqu’à son hébergement pour les 12 jours à venir. On est un peu épuisé, mais grisé, petit à petit, par l’ambiance et la mer. La Croisette qui se devine, le Palais des festivals (à la laideur dissimulée sous la dorure et le pourpre) pour aller chercher son accréditation, celui de la Quinzaine des réalisateurs (pour une autre accréditation). Et là, petit à petit, on comprend qu’on arrive dans un autre univers. C’est bien simple, on a la sensation d’être en Inde, au temps des castes et des intouchables. Les plus fortunés seront les journalistes qui auront le sésame suprême qui leur permet d’accéder à toutes les sélections et sans faire la queue (ou presque). Puis, viennent les confrères des médias qui peuvent accéder à presque tout, mais avec moins d’égards. Puis, les pauvres hères qui n’auront qu’un badge pour la Quinzaine des réalisateurs, divisé en plusieurs couleurs également. Sans oublier le pass anonyme pour la Semaine de la critique que certains s’échangent sous le manteau. Les intouchables étant bien entendu le commun des mortels qui tente vainement de grappiller des invitations avec une petite pancarte en carton. Les sans-abri demandent à manger, eux, à boire du champagne avec Woody Allen. Un premier Cannes au bout de la France, mais qui semble pourtant au bout du monde…</p>
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		<title>The Duke of Burgundy, de Peter Strickland</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Jun 2015 22:20:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yvan Pierre-Kaiser</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[homosexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Peter Strickland]]></category>
		<category><![CDATA[sexe]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a des films qui vous transpercent. Des films qui, une heure et demie auparavant n’existaient pas et après, qui sont tout. Des œuvres d’une telle beauté que la seule envie qui se saisit de vous après...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/06/duke-of-burgundy-peter-strickland.jpg" alt="The Duke of Burgundy, de Peter Strickland" title="The Duke of Burgundy, de Peter Strickland" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-22134" />Il y a des films qui vous transpercent. Des films qui, une heure et demie auparavant n’existaient pas et après, qui sont tout. Des œuvres d’une telle beauté que la seule envie qui se saisit de vous après visionnage – pour peu que vous soyez porté sur la chose, on se comprend – c’est d’écrire à leur sujet. Ecrire des choses belles et émouvantes, trouver des phrases aux tournures infiniment poétiques, des phrase qui s’imprimeront durablement dans la mémoire des lecteurs, à tel point qu’ils n’auront pas d’autre choix que d’aller au cinéma pour calmer l’incendie que ces mots auront allumé en eux. De tels films existent, <em>The Duke of Burgundy</em> en fait partie. Mais je serais incapable d’en approcher le mystère ou la beauté formelle avec les maigres mots que je maîtrise. Parce que ce rêve fou qui a germé – égaler la splendeur du film par une critique toute aussi éloquente et réussie – est totalement vain.</p>
<p>Le film de Peter Strickland raconte une histoire d’amour entre deux femmes. Une histoire de domination et de jeu de rôles. Une histoire où les codes et les règles ont une importance primordiale. Et quand, au sein de cette histoire de leurs histoires, l’une d’entre elles sort de son rôle, leur relation se crispe.</p>
<p>Qu’est-ce que le désir et comment naît-il ? Comment s’entretient-il ? La fiction est–elle finalement plus forte que la froide réalité ? Les thèmes et questionnements qui traversent <em>The Duke of Burgundy</em> sont bien connus. Comme toutes les œuvres fétichistes, ce n’est pas le fond qui va marquer durablement la rétine, mais la forme. La forme que cette quête de désir va prendre et les abîmes dans lesquels les personnages vont plonger pour assouvir leurs désirs. <span id="more-22129"></span></p>
<p>Fétichisme, le mot est tombé. Le film entier, en soi est un objet, un bel objet. Il n’y a pas un plan qui ne soit pas soigné, méticuleusement pensé. L’image est sublime, la lumière et les couleurs ravissent le regard à chaque instant. Et dans ce bel objet, que l’on a envie de poser chez soi, d’exposer pour embellir son intérieur, chaque objet, chaque décor est beau. Les verres à eau sont superbes. Le film célèbre le moindre détail comme si c’était un tableau de maître. Il suffit de voir ce plan sur des culottes qui trempent dans de l’eau savonneuse pour succomber au culte qu’instaure le film.</p>
<p>Ainsi, on est entraîné, fasciné dans un univers uniquement peuplé de femmes, dans un village qui pourrait être un pays d’Europe de l’Est. La période est incertaine, peut-être les années 1960-1970… Toutes les femmes assistent à des conférences de « lépidoptéristes », les experts en papillons. D’ailleurs, le seul « homme » de tout le film est ce fameux Duke, vous l’aurez compris, c’est un papillon : la Lucine…</p>
<p><em>The Duke of Burgundy</em> est une œuvre énigmatique, un labyrinthe sensoriel exquis. Ceux qui ont vu le précédent film du réalisateur, le sublime <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/berberian-sound-studio-peter-strickland-giallo/" title="Berberian Sound Studio, de Peter Strickland">Berberian Sound Studio</a></em> savent à quoi s’attendre (ou presque…). Il y a dans une séquence de ce film vénéneux et tendre à la fois plus de « cinéma » que dans la majorité des sorties annuelles*.</p>
<p>Ainsi, on constate à quel point l’auteur tente de s’approcher de l’émerveillement qu’il a ressenti en se laissant emporter par les ailes de ce long-métrage envoûtant. Et à quel point il retombe irrémédiablement dans la basse description d’émotions sincères mais esthétiquement inadéquates.</p>
<p><em>The Duke of Burgundy</em>, c’est le cinéma en tant que geste. La beauté de ce geste, et de ceux qui sont filmés, le talent artisanal presque, de la fabrication et l’assommante beauté d’une fiction qui se déroule – semble-t-il – au moment même où l’on regarde. Car c’est là le grand mystère de ce film, celui qui me hante depuis que je l’ai vu (mais en suis-je si sûr ?) : j’ai l’impression que le film n’existe pas en dehors de sa projection, qu’une fois le visionnage terminé, il retourne dans les eaux profondes d’où il a émergé. Et ainsi je justifie mon incapacité à en parler, car j’essaye de cerner une œuvre qui m’échappe, qui échappe au triste réel (triste langage), car elle appartient à un monde où l’imaginaire détient à lui seul les clés de la compréhension.</p>
<p>Et j’envie ce film de vivre là où j’ai toujours voulu exister. Et je le remercie de m’y transporter et de me donner à vivre l’amour de ces femmes, un amour de l’image, passion ô combien dangereuse et insatiable.</p>
<p style="font-size:90%">*La phrase donc qui aurait dû figurer sur l’affiche du film… Ô Vanité quand tu nous tiens…</p>
<p>&nbsp;<br />
The Duke of Burgundy <em>de Peter Strickland, avec Sidse Babett Knudsen, Chiara D’Anna, Eugenia Caruso&#8230; Royaume-Uni, 2015. Sortie le 17 juin 2015.</em></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="//www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/szvvx3/zone/2/showtitle/1/"></script></center></p>
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		<title>Les WTF de la semaine #11</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Mar 2015 10:08:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[WTF]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
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		<category><![CDATA[science-fiction]]></category>
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		<category><![CDATA[zombies]]></category>

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		<description><![CDATA[Le retour du What The Fuck ! Au programme, des zombies et l'<em>oz</em>pocalypse, du SM japonais, le retour d'un maître de l'horreur underground, des tampax carnivores... Que du bon goût !]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/wtf-what-the-fuck-cinema-s.jpg" alt="WTF - What the fuck Cinéma" title="WTF - What the fuck Cinéma" width="280" height="109" class="alignleft size-full wp-image-16343" />L’année 2015 promet de passer à vitesse grand V ! Comment le savoir ? Nous sommes en mars et voilà le premier WTF de l’année ! Et pourtant ce ne sont pas les projets douteux, bizarres, monstrueux qui manquent ! Dans l&#8217;ordre : des zombies et l&#8217;<em>oz</em>pocalypse, du SM japonais qui tourne mal, le retour d&#8217;un maître allemand de l&#8217;horreur underground, du sang alien qui transforme une bimbo en monstre carnivore, et une suite inattendue. Bon voyage !<br />
&nbsp;</p>
<h4>Mad Zombies, Road Warrior</h4>
<p>Un film qui se présente comme une rencontre entre un univers à la <em>Mad Max</em> et nos amis les zombies ne peut être qu’australien. Financé grâce au désormais inévitable système du crowdfunding (à quand une thèse sur l’influence de celui-ci sur l’économie du film d’horreur des années 2000 ? Des volontaires ?) <em>Wyrmwood</em> est une série B déjantée, sans temps mort qui a l’audace d’apporter un « twist » sur son utilisation de nos amis les morts-vivants… A découvrir ! (L’auteur de ces lignes a eu la chance de voir le film et cette recommandation est donc 100 % honnête !) (Yvan-Pierre Kaiser)</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/bESob6LPkA0?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center><br />
<span id="more-20443"></span></p>
<h4>Fais-moi mal, contractuellement…</h4>
<p>Alors, déjà, regardez cet extrait, on reparle après (attention quand même, c’est violent) :</p>
<p><center><iframe id="tflm001_1357947" src="http://cms.springboardplatform.com/embed_iframe/3029/video/1357947/tflm001/twitchfilm.com/10/1/" width="560" height="315" frameborder="0" scrolling="no"></iframe></center></p>
<p><em>R 100</em>, c’est donc l’histoire d’un homme en quête de bonheur. C’est pour ça qu’il s’engage auprès d’une agence qui va lui envoyer des dominatrices… Et sa vie devient… un enfer. Un brin S/M ce film ? Certes, pour tous ceux que <em>Fifty Shades of Grey</em> a déçus… (Yvan-Pierre Kaiser)</p>
<p>La bande-annonce :</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/bfcvdZSvyIc?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<h4>Allemagne, terre d&#8217;angoisses</h4>
<p>Il y a forcément des gens qui ont vu le classique des classiques du film d’horreur underground : <em>Nekromantik</em> (et sa superbe suite…). Eh bien qu’ils se réjouissent parce que Jörg Buttgereit est toujours actif ! En collaboration avec deux autres réalisateurs, il signe le film à sketches <em>German Angst</em> et la bande-annonce régalera tous ceux pour qui le bon goût se situe… ailleurs. (Yvan-Pierre Kaiser)</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/jd-OhXQG97o?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<h4>Des tampax carnivores</h4>
<p>Restons en Allemagne qui propose un futur film culte dont le pitch est pour le moins mordant et savoureux : du sang alien qui se glisse malencontreusement dans le tampon d’une bimbo, laquelle, après introduction dudit objet, devient une zombie carnivore qui contamine tout ce qui bouge. C’est gore, c’est sexy, c’est vulgaire, c’est malgré tout pas si mal fichu, c’est… <em>Alien Tampon</em>. En voici la délicate bande-annonce… (Julien Wagner)</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/D7xj5Khzm7o?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<h4>La suite qu&#8217;on n&#8217;attendait pas</h4>
<p>Autant une suite à <em>Alien 4</em> était attendue (et nécessaire, considéré l’horreur de ce dernier), autant personne ne désirait un numéro 2 au classique de Ridley Scott, <em>Blade Runner</em>. Ce sera tout de même chose faite en 2016, avec le Canadien Denis Villeneuve (<em>Prisoners</em>, <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/enemy-denis-villeneuve/" title="Enemy, de Denis Villeneuve">Enemy</a></em>). Avec toujours Harrison Ford, qui après une tripotée d’échecs au box-office, n’est pas le dernier pour reprendre des franchises plusieurs décennies après. Alors (fausse) bonne idée ? (Julien Wagner)</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Rencontre avec Adrien Binh Doan</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/portraits/interview-adrien-binh-doan-smell-of-us-larry-clark-lucas-ionesco-polemique-tournage/</link>
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		<pubDate>Thu, 05 Feb 2015 09:22:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[adolescence]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[polémique]]></category>
		<category><![CDATA[sexe]]></category>

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		<description><![CDATA[Smell of Us : dans les coulisses du dernier Larry Clark On a tout entendu sur le tournage de The Smell of Us, le dernier long-métrage de Larry Clark, celui...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3><em>Smell of Us</em> : dans les coulisses du dernier Larry Clark</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/02/adrien-binh-doan-acteur.jpg" alt="Adrien Binh Doan" title="Adrien Binh Doan" width="202" height="280" class="alignleft size-full wp-image-20301" />On a tout entendu sur le tournage de <em>The Smell of Us</em>, le dernier long-métrage de Larry Clark, celui qui filme l’adolescence comme personne aux Etats-Unis (<em>Kids</em>, <em>Ken Park</em>…). On a surtout retenu l’ambiance pesante qui vit partir ses protagonistes principaux, protagonistes qui se sont longuement répandus depuis dans les médias sur cette expérience houleuse et douloureuse. Mais s’agit-il de la seule vérité ? Le jeune comédien professionnel (un des seuls sur le plateau) Adrien Binh Doan raconte son expérience à lui, qui est tout autre…</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Connaissiez-vous le travail de Larry Clark ?</strong></p>
<p>Oui, j’avais notamment vu <em>Ken Park</em> qui m’avait beaucoup marqué et avant le tournage, je me suis replongé dans certains de ses films comme <em>Kids</em> ou <em>Marfa Girl</em>.</p>
<p><strong>Comment êtes-vous arrivé sur <em>The Smell of Us</em> ?</strong></p>
<p>Dans un studio d’acteurs, l&#8217;Actors Factory, j’ai rencontré Anaïs Beluze, qui était l’assistante de Fabienne Bichet, la directrice de casting sur ce film. A la base, Larry Clark recherchait quelqu’un pour jouer le rôle d’un étranger, un jeune Roumain de 15 ans. Mais j’ai quand même fait l’audition et ça a bien marché. Comme ce n’était que pour une seule scène au départ, je n’avais pas tellement d’appréhension. C’est après seulement que j’ai appris que mon rôle allait être étoffé. Et finalement, j’ai tourné une semaine. <span id="more-20297"></span></p>
<p><strong>Comment a eu lieu votre première rencontre avec Larry Clark ?</strong></p>
<p>C’était lors du call-back <em>[la première rencontre entre les acteurs choisis et le cinéaste, ndlr]</em> qui s’est déroulé dans un appartement qu’il louait à Paris. J’ignorais que j’allais jouer ma scène avec lui. Et quand je l’ai terminée, il m’a dit tout simplement <em>« Bienvenue »</em>. Je ne l’ai revu ensuite qu’au moment du tournage. C’était assez drôle. Je me souviens que l’on me demandait quelles étaient mes restrictions pour les scènes de nu hypothétiques et Larry arrive en souriant et me dit, en me montrant une comédienne : <em>« You are going to fuck her. »</em> J’allais donc tourner une scène de sexe simulé qui n’était pas du tout prévue, scène qui a d’ailleurs été coupée au montage. Ce jour-là, j’ai tourné une scène dénudée, celle que l’on voit dans le film, avec la cliente âgée <em>[Niseema Theillaud, mère de l'actrice Marion Cotillard, ndlr]</em>, et une scène de sexe avec cette autre comédienne qui était une scène plutôt burlesque, malgré la situation. Ensuite, ils m’ont à nouveau rappelé, la veille pour le lendemain. Larry aime rajouter des scènes au scénario initial, faire évoluer les personnages… C’était un tournage rapide. On commençait parfois certaines scènes en partant du scénario <em>[qui sera bientôt édité dans un livre avec des photos de tournage, ndlr]</em>, mais ça arrivait souvent qu’elles se terminent en improvisation. </p>
<p><strong>Plusieurs comédiens ont arrêté le tournage en plein milieu, des techniciens se sont plaints, on dit que Larry Clark n’était pas dans son état normal, qu’il manipulait ses comédiens. Comment avez-vous vécu cette expérience ?</strong></p>
<p>Plutôt bien ! Mais je ne suis arrivé qu’après que les acteurs principaux sont partis. Je n’ai appris que lors de mon premier jour de tournage toutes les tensions qui avaient eu lieu, notamment avec Lucas Ionesco <em>[l’acteur principal qui n’est jamais revenu sur le tournage suite à une scène où il se fait goulûment lécher les pieds par Larry Clark pendant deux heures, ndlr]</em>. J’entendais dire que Larry Clark était un pervers, que le film n’allait pas se terminer. Je me suis alors posé des questions, même si j’étais content de pouvoir tourner avec lui. Pour moi, c’était une opportunité, un véritable cadeau dont je ne pouvais pas ne pas profiter ! Il ne m’a pas semblé avoir affaire à un réalisateur fou, mais à un artiste qui vit son tournage à fond. Il pensait réaliser son meilleur film, il disait être encore en vie pour pouvoir tourner ce film… Il n’a pas été manipulateur avec moi. C’était juste quelqu’un d’imprévisible. </p>
<p><strong>Comment avez-vous abordé les scènes dénudées ?</strong></p>
<p>Sur le moment, on se dit qu’on fait un peu la pute, avec une chaussette sur le sexe. Je ne savais pas du tout comment faire, mais je me suis lancé. Pour ma scène avec Niseema Theillaud, c’est elle qui avait décidé de se mettre nue. C’est une fan de Larry Clark et elle avait une énergie positive sur le plateau. C’est une belle scène au final. Ce qui était angoissant par contre, c’était l’ambiance un peu lourde qui régnait sur le tournage. </p>
<p><strong>A cause des tensions qui avaient eu lieu avant votre arrivée ?</strong></p>
<p>Oui. Une partie de l’équipe technique, qui était proche des comédiens, en voulait à Larry, disait que c’était grave ce qu’il avait fait. Mais ces personnes sont restées professionnelles jusqu’au bout. Tout le monde semblait sous pression. Moi, je me suis fait ma carapace, je ne voulais pas rentrer dans les détails, il me fallait faire confiance à Larry pour que ça puisse fonctionner. </p>
<p><strong>Le film a mis longtemps à sortir…</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/02/the-smell-of-us-larry-clark.jpg" alt="The Smell of Us, de Larry Clark" title="The Smell of Us, de Larry Clark" width="189" height="280" class="alignright size-full wp-image-20302" />Oui, le tournage a eu lieu durant l&#8217;été 2013. Il y avait beaucoup de rushs et Larry avait fait monter une première version qu’il a entièrement retravaillée ensuite. Et c’était difficile de trouver un distributeur. </p>
<p><strong>Qu’avez-vous pensé en voyant <em>The Smell of Us</em> pour la première fois ?</strong></p>
<p>C’était assez déstabilisant. J’étais gêné. D’un côté, je trouvais qu’il y avait plein de bonnes idées, comme les scènes filmées par ce personnage qui a toujours une caméra à la main comme une arme de défense et qui sert de témoin muet de tout ce qui se passe. Mais de l’autre côté, il y a aussi des scènes assez dégueulasses et trop longues. En le revoyant une seconde fois, j’ai compris où Larry voulait en venir : il avait retranscrit en un seul et même film toutes les manières de décrire un certain type de jeunesse d’aujourd’hui : la sexualité sans intimité, la prostitution, la drogue, l’inceste… Il voulait que ce film aille loin dans la transgression et provoque tout le monde : à la fois les comédiens, les techniciens et les spectateurs. Ce ressenti trouble et gênant est partagé par tous. Au final, c’est une réflexion trash sur une jeunesse désabusée et avec une déviance qui est partout : à tous les âges et tous les milieux sociaux. Ce film était un risque aussi pour Larry Clark en engageant des jeunes acteurs débutants qui étaient sans doute dans une autre attente que lui, dans une ville dont il ne parlait pas la langue. Il voulait que l’on vive nos personnages, qu’on soit dans la vérité. Et tous les comédiens adultes dans le film ont trouvé que c’était une très bonne expérience. </p>
<p><strong>Vous semblez défendre Larry Clark, finalement…</strong></p>
<p>Je trouve qu’on n’a pas assez entendu son point de vue. C’est peut-être son dernier film et il l’a vécu dans ce sens. Dans la version longue, on le voit filmé par les comédiens et il raconte sa vision de la vie. Je crois que c’est son film le plus personnel, dans lequel il a insufflé de la poésie dans le glauque. </p>
<p><strong>Professionnellement, que vous a apporté ce film ?</strong></p>
<p>De l’expérience pour un autre tournage d’un long qui va sortir cette année, <em>419</em> d’Eric Bartonio, des contacts pour des projets photographiques… Je suis dans une création théâtrale pour le printemps, <em>Les Cynophiles</em>. Je sens que 2015 va être une excellente année.</p>
<p>&nbsp;<br />
Adrien Binh Doan donne également des conseils pour les jeunes comédiens et relate ses expériences sur son blog : <a href="http://www.etreacteur.fr" target="_blank" rel="nofollow">www.etreacteur.fr</a><br />
The Smell of Us<em> de et avec Larry Clark, avec aussi Lucas Ionesco, Diane Rouxel, Théo Cholbi, Adrien Binh Doan, Niseema Theillaud&#8230; France, 2013. Sortie le 14 janvier 2015.</em></p>
<p><center><iframe src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01200383/zone/2/showtitle/1/src/ss0ul3" width="560" height="320" frameborder="0" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" hspace="0" vspace="0" style="z-index:1;"></iframe></center></p>
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		</item>
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		<title>Rencontre avec Katia Lewkowicz</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Dec 2014 09:33:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[comédie dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[sexe]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec <em>Tiens-toi droite</em>, son second long-métrage en tant que réalisatrice, la comédienne Katia Lewkowicz installe son univers à la fois tendre et absurde. Cette comédie déroutante et féminine ne nous...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/12/tiens-toi-droite-affiche.jpg" alt="Affiche de Tiens toi droite" title="Affiche de Tiens toi droite" width="206" height="280" class="alignleft size-full wp-image-19748" /><strong>Avec <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/tiens-toi-droite-katia-lewkowicz-marina-fois-laura-smet-noemie-lvovsky/" target="_blank">Tiens-toi droite</a></em>, son second long-métrage en tant que réalisatrice, la comédienne Katia Lewkowicz installe son univers à la fois tendre et absurde. Cette comédie déroutante et féminine ne nous a pas laissés indifférents et il était de notre devoir d’en savoir un petit peu plus…</strong></p>
<p><strong><em>Tiens-toi droite</em>, on peut dire que c’est un univers chaotique qui finit par s’ordonner…</strong></p>
<p>Le point de départ est forcément chaotique quand on parle de la féminité d’aujourd’hui… Je voulais montrer que c’est compliqué pour une femme de nos jours de travailler, s’occuper de ses enfants et de son foyer, avoir des projets,  tout en étant dépositaire de l’héritage de sa propre mère… Ca crée du chaos dans lequel on essaie de se frayer un chemin. C’est déjà bouillonnant quand on naît, ça ne fait que s’amplifier et dans tout ceci, il faut trouver sa voie. </p>
<p><strong>Vous êtes comédienne au départ, comment en êtes-vous venue à la réalisation ?</strong></p>
<p>C’était à une période où je jouais beaucoup au théâtre et j’avais rencontré Benjamin Biolay tout à fait par hasard. Je trouvais que dans la vie, il était un vrai personnage de cinéma, tout à fait atypique et quand Canal Plus a proposé de produire des courts-métrages écrits pour un chanteur, j’ai tout de suite pensé à Benjamin. Je le trouvais en dehors du réel. Après ce court-métrage, <em>C’est pour quand ?</em>, je lui ai écrit un long : <em>Pourquoi tu pleures ?</em> <span id="more-19764"></span></p>
<p><strong>Est-ce que la réalisation a changé quelque chose dans votre jeu, dans vos rapports avec les réalisateurs avec qui vous travaillez ?</strong></p>
<p>Totalement ! J’ai compris à quel point il faut savoir s’abandonner sur un plateau et faire vivre ce projet qui appartient finalement au réalisateur. En fait, réaliser ne m’a plus donné envie d’être comédienne. Je ne veux plus courir les castings. Ou alors, ce sera pour des projets forts et intéressants. J’ai plutôt envie de jouer au théâtre et pourquoi pas de mettre en scène des pièces. A la base d’ailleurs, je viens du Conservatoire où j’étudiais des textes plus classiques. </p>
<p><strong>Comment est née l’idée de <em>Tiens-toi droite</em> ?</strong></p>
<p>D&#8217;une sensation que je voulais partager. Celle de voir représentées trois femmes d’aujourd’hui qui se battaient en moi, comment elles le feraient dans la vie, tout en désirs différents et en contradictions. Ces trois femmes se juxtaposent, se chassent et collent au plus près de cette sensation initiale. </p>
<p><strong>Duquel des trois personnages vous sentez-vous la plus proche ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/12/tiens-toi-droite-marina-fois.jpg" alt="Marina Foïs dans Tiens-toi droite" title="Marina Foïs dans Tiens-toi droite" width="280" height="187" class="alignright size-full wp-image-19770" />Je suis les trois. Mais je me sens tout de même plus proche de Louise <em>[interprétée par Marina Foïs, ndlr]</em> dans sa volonté d’être mère, mais surtout de travailler et de se prouver qu’elle peut tout maîtriser. Je comprends la pression qu’elle s’inflige. </p>
<p><strong>L’homme semble d’ailleurs en retrait pendant tout le film…</strong></p>
<p>Les trois héroïnes sont obsédées par leur propre quête, ce qui fait qu’elles ne voient plus les hommes qui les entourent et qui pourraient les aider. Mais ces hommes en question les laissent faire, pour qu’elles puissent avoir leur place à elles dans la société. </p>
<p><strong>Aviez-vous pensé à Marina Foïs, Laura Smet et Noémie Lvovsky de suite ?</strong></p>
<p>Non. J’ai écrit ce film en me concentrant sur ce que je voulais montrer. Mais je connais Marina Foïs et quand je lui ai fait lire le scénario, elle m’a dit de suite qu’elle voulait être Louise. Pour Noémie Lvovsky, c’était évident pour beaucoup que ce soit elle et Laura Smet, c’était une idée du producteur. Elle a accepté car pour elle, ce rôle fusionnait avec ce qu’elle avait pu vivre de son côté. </p>
<p><strong>Il y a du rire, mais surtout beaucoup d’émotion dans votre film…</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/12/tiens-toi-droite-katia-lewkowicz.jpg" alt="Tiens-toi droite" title="Tiens-toi droite" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-19776" />Oui, j’aime le recul comique dans le drame. La comédie permet de se sauver de la tragédie. Je m’efforce aussi dans la vie de vivre de manière plus légère. </p>
<p><strong>Il y a aussi cette scène très troublante avec des petites filles qui aguichent le seul garçon de leur classe. Quelles réactions vouliez-vous créer avec cette scène ?</strong></p>
<p>En tout cas, les petites se sont éclatées à le faire et elles avaient été choisies notamment parce qu’elles avaient une personnalité très forte. Je voulais être observatrice de cet état des lieux, montrer le côté dérangeant qu’il y a actuellement dans l’hypersexualité de nos filles. Les petites filles d’aujourd’hui veulent devenir des adultes, sur des critères archaïques. Par exemple, certaines demandent des fers à repasser à Noël. Elles sont dans la séduction des garçons qui deviennent des proies. On voit des choses incroyables sur Internet et c’est angoissant pour les parents. Mais avec les trois héroïnes et ces petites filles mises côte à côte, on arrive ici à une sorte de cartographie de la féminité d’aujourd’hui.</p>
<p><strong>En parlant d’Internet, vous avez créé un <a href="ttp://tiens-toidroite.tumblr.com" target="_blank" rel="nofollow">Tumblr</a> « Tiens-toi droite ». Pourquoi ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/12/tiens-toi-droite-laura-smet1.jpg" alt="Laura Smet dans Tiens-toi droite" title="Laura Smet dans Tiens-toi droite" width="280" height="187" class="alignright size-full wp-image-19779" />Cette idée est venue après une discussion avec Giulia Foïs, la sœur de Marina, qui est journaliste. Elle m’a suggéré de faire ce Tumblr. Je trouve ça dingue que ça ait fonctionné aussi bien. Le film passe en second plan, mais ce qui compte, c’est que les gens se soient approprié l’idée aussi rapidement et aussi bien !</p>
<p><strong>Vous semblez fascinée par les rapports mère-fille…</strong></p>
<p>Oui, car c’est très singulier. J’ai moi-même deux filles. On vieillit quand l’autre grandit, on est des miroirs, mais pour la fille, il faut tuer la mère pour exister, tout en la gardant comme référent… C’est une relation compliquée, très violente. La mère oublie sa sexualité et elle se trouve confrontée à celle de sa fille qui veut en avoir accès…</p>
<p><strong>Vous parlez de votre film comme d’un ovni. N’est-ce pas difficile à produire et à vendre ?</strong></p>
<p>Si ! Mais j’ai des producteurs géniaux qui ont décidé que ce projet existerait et ils se sont bien battus pour ça, pour que dans le cinéma français, il y ait aussi de la place pour des objets singuliers. </p>
<p><strong>Quels sont les réalisateurs de votre panthéon ?</strong><br />
Tout en haut, on trouve Louis de Funès. Mais il y a aussi Woody Allen, Cassavetes, Fellini, Scorsese… J’aime les réalisateurs qui ont un véritable point de vue. </p>
<p>&nbsp;<br />
Tiens-toi droite <em>de Katia Lewkowicz, avec Marina Foïs, Laura Smet, Noémie Lvovsky, Jonathan Zaccaï… France, 2014. Sortie le 26 novembre 2014.</em></p>
<p><center><iframe src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01200383/zone/2/showtitle/1/src/38llkx" width="560" height="320" frameborder="0" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" hspace="0" vspace="0" style="z-index:1;"></iframe></center></p>
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