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	<title>Grand Écart &#187; série</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Les grandes séries : La Caravane de l&#8217;étrange</title>
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		<pubDate>Sat, 26 Sep 2020 03:20:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<h2><em>La Caravane de l&#8217;étrange</em> (<em>Carnivàle</em>), HBO, 2003-2005</h2>
<p>Pour inaugurer ce premier nouveau rendez-vous avec des séries rentrées dans l&#8217;histoire de la télévision, <em>La Caravane de l&#8217;étrange</em> semble toute désignée. Ce bijou télévisuel devenu aujourd&#8217;hui un véritable objet de culte ne cesse encore et encore de marquer les esprits par sa magie et son bestiaire extravagant. Malheureusement, elle a été annulée au bout de 2 saisons. Pourquoi ? Non parce qu&#8217;elle était nulle, bien au contraire, mais parce que trop cher, trop immense, trop tout… mais quelle série !</p>
<p>Produit par Daniel Knauf<br />
Avec Michael J.Anderson, Tom Clancy, Nick Stahl, Clea DuVall &#8230;<br />
24 épisodes X55&#8242;</p>
<h3>L&#8217;histoire</h3>
<p>Les années 1930 aux Etats-Unis pendant le Dust Bowl. Une troupe de forains ambulants recueille Ben, un jeune homme poursuivi par la Police. Ben, qui possède un pouvoir extraordinaire, semble terrifié entre rêves prophétiques et cauchemars. La bande de freaks décide de veiller sur lui, en particulier Samson, le chef de la troupe, Clayton, le chef des ouvriers et Sofie, la diseuse de bonne aventure. Au même moment en Californie, un prêcheur méthodiste, animé par des rêves de grandeur, rassemble ses fidèles. <span id="more-27629"></span></p>
<p>Entre magie blanche et magie noire ou les bonnes raisons de voir <em>La Caravane de l&#8217;étrange</em> :</p>
<ul>
<li>Découvrir l&#8217;Amérique rurale pendant le Dust Bowl,</li>
<li>Vivre un périple au long cours épuisant et fantastique,</li>
<li>S&#8217;esbaudir devant les décors et les paysages naturels,</li>
<li>Se fondre dans l&#8217;ambiance merveilleuses des fêtes foraines du début du XXe siècle,</li>
<li>Côtoyer des freaks en roulotte tous plus intrigants les uns que les autres,</li>
<li>Éprouver l&#8217;un des plus grands mystères de l&#8217;histoire des séries avec « Le Grand Patron »,</li>
<li>Tenter de résoudre les énigmes et les secrets qui règnent en maître,</li>
<li>S’émerveiller devant le générique,</li>
<li>Pleurer devant l&#8217;histoire de Sofie,</li>
<li>Être enchanté et terrifié à chaque épisode.</li>
</ul>
<h3>Ce qu&#8217;il faut savoir</h3>
<p>Après <em>Rome</em>, <em>La Caravane de l&#8217;étrange</em> devient la série la plus onéreuse de tous les temps. La chaîne HBO met les petits plats dans les grands, construisant de véritables décors (pas de fond vert et pas d&#8217;effets spéciaux !). A chaque épisode, les décors de la fêtes (chapiteaux et manèges) sont montés et démontés. Les coûts augmentent considérablement et, à l&#8217;instar de <em>Twin Peaks</em>, les audiences s&#8217;étiolent. Prévue sur 6 saisons, <em>La Caravane de l&#8217;étrange</em> tiendra deux petites saisons le temps de boucler un arc scénaristique. Il était prévu que les héros partent pour l&#8217;Europe afin empêcher Hitler d&#8217;acquérir la bombe atomique. Son producteur, Daniel Knauf, attend patiemment de récupérer les droits de son œuvre. Tout espoir de suite n&#8217;est pas perdu.</p>
<p>Disponible en coffret DVD intégral.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/09/carnaval-etrange-carnivale-1.jpg" alt="La Caravane de l&#039;étrange" width="482" height="275" class="aligncenter size-full wp-image-27633" /></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/09/carnaval-etrange-carnivale-2.jpg" alt="La Caravane de l&#039;étrange" width="482" height="275" class="aligncenter size-full wp-image-27634" /></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/09/carnaval-etrange-carnivale-3.jpg" alt="La Caravane de l&#039;étrange" width="482" height="276" class="aligncenter size-full wp-image-27635" /></p>
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		<title>Magnum : retour à Hawaï !</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/cinema/magnum-pi-hawai-tom-selleck-john-hillerman-higgins-saison-4-5-dvd/</link>
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		<pubDate>Mon, 03 Jun 2019 17:19:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[polar]]></category>
		<category><![CDATA[série]]></category>
		<category><![CDATA[Tom Selleck]]></category>

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		<description><![CDATA[Après les chefs-d’œuvre cannois, revenons à des considérations plus terre à terre ; la télé, les années 1980, une paire de moustaches, Higgins, Zeus, Apollon...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Après les chefs-d’œuvre cannois, revenons à des considérations plus terre à terre ; la télé, les années 1980, une paire de moustaches, Higgins, Zeus, Apollon&#8230;</strong></p>
<h2><em>Magnum P.I.</em> saison 4</h2>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/06/magnum-saison-4-tom-selleck-roger-mosley.jpg" alt="Magnum" width="280" height="207" class="alignleft size-full wp-image-27198" />La saison 4 des aventures de notre détective moustachu chéri et préféré est sans doute l’une des meilleures car l’une des plus profondes. Après une soixantaine d’histoires, où les arcs narratifs de chacun des personnages semblent enfin parfaitement posés, place aux épisodes qui font la part belle à l’introspection et aux remises en question. Pour rappel, les trois premières saisons insistaient davantage sur l’histoire d’Hawaï au sortir de la Seconde Guerre mondiale (entre croissance du tourisme de masse et croissance des conflits migratoires) et sur les traumas psychologiques vécus par Magnum, Rick et T.C. durant la guerre du Vietnam. A ce propos, le créateur et scénariste de la série, Donald Bellisario, déclare dans une récente interview disponible dans les bonus que <em>Magnum P.I.</em> valait plus qu’un soupçon de coolitude et qu’envisager à l’époque une étude critique de l’Amérique à fric des années Carter et Reagan n’était pas du luxe ! Bellisario, nabab parmi les nababs et aujourd’hui 83 ans au compteur, a toujours possédé ce sens de la formule et des réalités qui lui garantissent encore fortune et succès. Bref, cette quatrième saison se distingue par des scénarios qui ciblent davantage les histoires personnelles et familiales de Rick, Higgins, T.C. et Magnum.<br />
L’épisode 1, <em>Record battu</em>, se présente comme le plus emblématique de ce nouveau virage où confronté à une mort imminente, le héros se met à nu : parti faire du surf en solitaire, Magnum est pris dans un courant qui l’entraîne au large. A bout de forces, il se remémore quelques instants de son enfance… L’épisode 6, <em>Lettre à la duchesse</em> nous régale pour son flot de sarcasmes : Higgins, ravi d’accueillir lady Wilkerson à la propriété, lui propose de l’aider à vendre ses bijoux. Il tombe rapidement amoureux de la belle mais, hélas, elle n’a d’yeux que pour Magnum. Quelques jours plus tard, lady Wilkerson est enlevée… L’épisode 8, <em>La Dette</em>, nous présente toute la puissance de caractère de T.C., perso plutôt modéré d’ordinaire : au volant de la Ferrari de Robin, T.C. renverse un vétéran du Vietnam membre de la compagnie Delta 41, Léon Blatt. Boxeur déchu, celui-ci se produit désormais dans des tournées minables. T.C. décide de l’aider… L’épisode 11, <em>Le Prince de Jororo</em>, le plus émouvant, étonne par son absence de concessions et sa fin dramatique : Magnum assure la sécurité de Danny Lin, enfant de huit ans héritier du royaume du Jororo, venu à Hawaï avec son équipe de base-ball. On tente de l’assassiner…<br />
Si on sort un peu lessivés de ces 21 épisodes, le ton mélancolique apporte un indéniable supplément d’âme aux événements qui s’y déroulent. </p>
<h2><em>Magnum P.I.</em> saison 5</h2>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2019/06/magnum-john-higgins-hillerman-saison-4.jpg" alt="Magnum" width="280" height="183" class="alignleft size-full wp-image-27199" />Et (re)voilà qu’à l’instar de la sous-préfète arrive la cinquième saison… Une saison bien plus fun et surprenante que la précédente mais pas moins enthousiasmante ! Les deux premiers épisodes, <em>Prémonitions</em>, resteront à jamais gravés au panthéon de l’histoire télévisuelle car ils nous gratifient de l’auguste présence de Sharon Stone, une Sharon Stone dans un double rôle de… sœurs jumelles ! Oui, vous avez bien lu, soeurs jumelles. Sharon Stone, pas encore Catherine Tramell mais vénéneuse à souhait, dégage un tel magnétisme qu’elle bouffe véritablement l’écran, éclipsant tous les autres protagonistes. Seul Higgins et ses formes généreuses rivalisent de beauté. Et puis déboule cet épisode 3, <em>Réapparition</em>, épisode pivot totalement surréaliste, où Magnum décide que son ancien ami Mac, disparu quelques années plus tôt dans une explosion, vivra désormais dans les traits de son sosie ! L’effet escompté fonctionne à merveille car à ce moment précis nous nous rendons compte du nouveau traumatisme vécu par le détective en nous rendant complices de ses hallucinations. Sous les couches de déconnade et de second degré se dessine tout simplement l’impossibilité de faire son deuil. Une idée géniale du producteur et scénariste Donald Bellisario. S’ensuit une palanquée d’épisodes où la rivalité entre Higgins et Magnum poussée à son paroxysme délivre des échanges d’une folle drôlerie ! Ahaha voilà ce que provoque la folle drôlerie sur nos zygomatiques. Jusqu’aux épisodes 15 et 16, <em>Tous pour un</em>, qui rompent l’ambiance hawaïenne pour nous emmener au Cambodge dans une périlleuse mission de sauvetage.<br />
Mac et Carole, deux proches de Magnum, jouent un rôle prépondérant dans l’intensité humoristique et la dramatisation de cette cinquième saison, encore meilleure que la précédente. Voilà qui promet pour la sixième ! </p>
<p>&nbsp;<br />
Magnum <em>(Magnum P.I.) de Glen A. Larson et Donald P. Bellisario, avec Tom Selleck, John Hillerman, Larry Manetti, Roger E. Mosley&#8230; Etats-Unis, 1980-1988.</em></p>
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		<title>Folie vintage 3 !</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Nov 2018 09:02:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Cecil B. DeMille]]></category>
		<category><![CDATA[Gary Cooper]]></category>
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		<description><![CDATA[Du coté de chez Elephant Films, on voit gros et l’on se trompe rarement. Rire. <em>Hulk</em>, <em>Magnum</em> saisons 2 et 3, cinq films de Cecil B. DeMille, la saga <em>Barbara Hutton</em>, voilà de quoi vous...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Du coté de chez Elephant Films, on voit gros et l’on se trompe rarement. Rire. <em>Hulk</em>, <em>Magnum</em> saisons 2 et 3, cinq films de Cecil B. DeMille, la saga <em>Barbara Hutton</em>, voilà de quoi vous occuper pendant l’automne en attendant les premiers frimas. </p>
<h3>Leçon d’Amérique</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2018/11/hulk-serie-elephant-films.jpg" alt="Hulk" width="280" height="228" class="alignleft size-full wp-image-26608" />L’événement « merci pour ce magnifique cadeau » de ce dernier trimestre de l’année 2018 est sans aucun doute l’édition intégrale restaurée « haute définition » de <em>L’Incroyable Hulk</em>, la série originale avec le génial Bill Bixby (disparu précocement d’un cancer à l’âge de 59 ans alors qu’il s’apprêtait à tourner un nouveau téléfilm consacré au géant vert). Mais pourquoi donc <em>L’Incroyable Hulk</em> version « années 1970 » mérite t-elle d’être soutenue par Grand Écart ? Rappelez-vous les raisons pour lesquelles le docteur David Banner battait la campagne américaine d’épisode en épisode ? Systématiquement quand la colère l’envahissait, il s’évanouissait, verdissait, prenait 100 kg, craquait sa chemise et son futal puis pétait tout autour de lui pour qu’à son réveil ne subsiste, outre son slip et ses chaussettes, qu’un souvenir fugace et douloureux de sa transformation. Fichue malédiction, on est d’accord ? Mais ce n’est pas que ça. Restons sérieux et voyons plus loin que le bout de notre nez. En effet, cette magnifique série montrait, comme peu de séries l’ont proposé auparavant, le visage de l’Amérique profonde dans toute sa splendeur et dans toute sa misère. David Banner devint aux yeux des spectateurs moins le pestiféré de service que le témoin privilégié, et ce pendant 82 épisodes, d’une nation en plein boom et en pleine déliquescence. Nous pouvions au gré des pérégrinations de son antihéros découvrir les États ouvriers où les rednecks consommaient déjà leur rupture avec les territoires des grandes villes de la côte Est et de la côte Ouest. <span id="more-26607"></span>Chaque épisode donnait une image précise de la vie dans ces zones rurales isolées et villes moyennes abandonnées, prises dans l’étau des mutations économiques et sociales. Comme si nous pouvions comprendre le sort funeste réservé aux classes modestes et moyennes condamnées à se sortir d’une autre malédiction appelée, la paupérisation.<br />
Le Banner en patte d’eph’, lui, prenait le temps de s’arrêter chez les petites gens pour les comprendre, avant de rejeter sur ce monde pourri et dégueulasse toute sa colère. Vert de rage.<br />
<em>L’Incroyable Hulk</em> est une série historique indispensable à qui veut comprendre l’évolution de la société occidentale depuis ces quarante dernières années.<br />
<em>Disponible en méga coffret collector intégral blu-ray chez Elephant Films</em></p>
<h3><em>Magnum</em>, la suite</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2018/11/magnum-pi-elephant-films.jpg" alt="Magnum PI" width="280" height="197" class="alignleft size-full wp-image-26609" />Impossible de passer sous silence la suite de <em>Magnum P.I</em>, ma série préférée de tous les temps. Pour ces saisons 2 et 3 disponibles dans les bacs, les scénaristes n’ont pas chômé, je vous prie de me croire ! Petit rappel pour les néophytes : si dans la saison 1, notre moustachu préféré avait maille à partir avec les Hawaïens de souche, eux-mêmes harcelés par la mafia locale et les vilains Blancs, les 45 épisodes suivants se réorientent de manière plutôt franche autour du conflit américano-japonais durant la Seconde Guerre mondiale et des traumatismes psychologiques subits par les soldats des deux camps durant la guerre du Vietnam. Entre ces sujets plutôt graves, nous voyons tour à tour nos héros faillir pour notre plus grand plaisir. La saison 2 et la saison 3 contiennent leur lot d’épisodes anxiogènes, notamment un épisode exceptionnel où pour la première fois à la télévision nous voyons le héros chéri commettre un acte irréparable.<br />
Petite anecdote pour les fans hardcore. La très belle villa de Robin Masters que l’on voit sous toutes les coutures et récemment rachetée par un homme politique du cru a été entièrement détruite tant elle était bouffée par le salpêtre. Vous ne la verrez plus. Il ne reste qu’un monceau de gravas. Elle qui fut érigée en 1932. Rest In Peace Pahonu (La maison est encore visible sur Google Maps).<br />
<em>Saison 2 et saison 3 de </em>Magnum P.I<em> disponibles en coffret blu-ray chez Elephant Films</em></p>
<h3><em>Barbara Hutton, destin d’une milliardaire</em></h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2018/11/farrah-fawcett-barbara-hutton-destin-milliardaire.jpg" alt="Barbara Hutton, destin d&#039;une milliardaire" width="280" height="198" class="alignleft size-full wp-image-26610" />Cette courte série diffusée en 1987 peut s’inscrire dans la veine des sagas familiales dites « Les grandes familles américaines maudites ». Barbara Hutton a réellement existé, vous le saviez ? C’est même elle qui a laissé pour la postérité l’expression de « Pauvre petite fille riche » ! Son destin hors normes défraya la chronique durant près de 50 ans, noircissant un nombre incalculable de torchons que l’on se plaît à lire honteusement au cabinet.<br />
Revenons à Barbara. Après la mort de sa mère et de son grand-père, son père l’abandonna pour la laisser à sa nourrice. Ambiance… Barbara Hutton, petite-fille millionnaire, devint l’une des femmes les plus riches du monde à la mort de son père. Ambiance… Elle fut tout à la fois ; une mondaine que le milieu respectait, que le milieu condamnait et que le milieu moquait régulièrement pour ses frasques et sa naïveté confondante. En effet, Barbara Hutton se fit beurrer la raie par un impressionnant nombre d’indélicats mythos et mégalos, qui n’en voulaient soit dit en passant qu’à ses fesses et son pognon ! Je préfère être direct car le temps, c’est de l’argent ! La malheureuse fut mariée 7 fois et fut malheureuse tout autant de fois. Les historiens, genre Stéphane Bern, la présentent aujourd’hui comme une femme à poigne et influençable. Une personnalité complexe !<br />
<em>Barbara Hutton, destin d’une milliardaire</em> raconte avec justesse et respect le destin de la « Poor Little Rich Girl ». Farah Fawcett, à tomber de beauté, bouffe l’écran par son interprétation. Je n’exagère pas pour dire que les 240 minutes que dure ce téléfilm luxueux sont absolument passionnantes. Certes, si l’on se trouve parfois face à un biopic un poil hagiographique &#8211; mais qui ne cache rien des graves troubles de la personnalité de son héroïne -, nous sommes loin des téléfilms rasoirs que le service public tente de nous faire subir. Cette saga familiale qui dresse le portrait d’une reine de la nuit aussi indécente que généreuse mérite le détour, au même titre que la série <em>Succession</em> ou les œuvres sur J. Paul Getty sorties tout récemment.<br />
<em>Disponible en coffret DVD chez Elephant Films</em></p>
<h3>Cycle Cecil B. DeMille</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2018/11/cleopatre-cecil-b-demille.jpg" alt="Cléopâtre, de Cecil B. DeMille" width="280" height="221" class="alignleft size-full wp-image-26611" />Cecil B. DeMille rentre dans l’histoire du septième art comme le cinéaste de l’impossible, le cinéaste de la démesure, un cinéaste biblique. L’homme, qui commence sa carrière dans les années 1910, s’applique à faire évoluer son cinéma au rythme des innovations et au rythme de ses humeurs. Le son, la couleur, les formats, toutes ces révolutions techniques devaient d’abord le convaincre avant d’être validées par ses soins. Cecil B. DeMille n’était pas homme à se laisser mener par le bout du nez.<br />
<em>Le Signe de la croix</em> raconte la déchéance morale de l’Empire romain sous Néron. Le film, aussi intéressant soit-il, donne l’impression d’être emprunté par le jeu ampoulé des comédiens et plombé par l’interprétation de Claudette Colbert qui à chaque scène semble sortir de chez le coiffeur. L’intrigue tient la route, et c’est le principal.<br />
<em>La Loi de Lynch</em> est un drame méconnu du Maître que vous devez absolument redécouvrir. La fameuse loi de Lynch fait référence à la justice expéditive, le lynchage et qu’il faut à tout prix éviter au risque de vendre son âme au diable. Voilà l’histoire de trois étudiants durant la Grande Dépression qui décident de rendre la justice en hommage à un ami cher abattu par un membre de la pègre. Le film se présente comme une tragédie puis évolue en chronique sociale à travers l’amitié des trois personnages principaux qui se contraignent à réaliser les meilleurs choix, c’est-à-dire les plus difficiles. On peut y déceler les indices de ce qu’on appellera plus tard, un feel good movie (toute mesure gardée !).<br />
Dans son <em>Cléopâtre</em>, Cecil B.DeMille va à l’essentiel sur les amours fougueux de la reine d’Égypte contrairement à l’interminable pensum de Joseph L. Mankiewicz avec Elisabeth Taylor. D’ailleurs, Claudette Colbert (qui incarne Cléo) défraya la chronique avec ses poses trop lascives et ses dessous trop affriolants. Elle défraya la chronique en son temps car aujourd’hui, elle est beaucoup moins sexy. Le film causa des troubles au sein même du comité de censure. Scandale !<br />
<em>Les Tuniques écarlates</em> est un épouvantable western avec Gary Cooper. C’est long, ennuyeux et bourré d’horribles transparences. Un supplice.<br />
<em>Les Naufrageurs des mers du sud</em> et <em>Les Conquérants d’un nouveau monde</em> sont deux chefs-d’œuvre du cinéma, ni plus ni moins. Une aventure humaine et un western politique où distributions, interprétations, mises en scène, scénarios, décors, photos, lumières, tout est absolument splendide. Deux films « somme » qu’il faut voir et revoir pour saisir les nombreuses thématiques qui s’entrelacent. Du grand art ! </p>
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		<title>Les WTF de la semaine #13</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/film-wtf-what-the-fuck/wyrmwood-serie-aussie-z-rex-jurassic-dead-2017/</link>
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		<pubDate>Wed, 31 May 2017 20:14:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yvan Pierre-Kaiser</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Australie]]></category>
		<category><![CDATA[gore]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
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		<category><![CDATA[série]]></category>
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		<description><![CDATA[<em>« Long time no see ! »</em>, comme disent nos amis anglophones ! Mais nous voilà bien de retour, toujours aussi accros aux films un peu idiots, toujours aussi <em>in love</em> des pelloches à l'image moche mais...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/02/wtf-what-the-fuck-cinema-s.jpg" alt="WTF - What the fuck Cinéma" title="WTF - What the fuck Cinéma" width="280" height="109" class="alignleft size-full wp-image-16343" /><em>« Long time no see ! »</em>, comme disent nos amis anglophones ! Mais nous voilà bien de retour, toujours aussi accros aux films un peu idiots, toujours aussi <em>in love</em> des pelloches à l’image moche mais aux pitchs qui innovent (dans quel sens, cela reste à déterminer…). Trêve de poésie, voici une petite sélection de sensations fortes, des instantanés gore, débiles et improbables du côté obscur de l’inspiration… Du <em>What the fuck ?</em>, quoi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>The raging dead</h4>
<p>On avait parlé ici même du très fun <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/film-wtf-what-the-fuck/wyrmwood-alien-tampon-sexe-sm-comedie-horreur/">Wyrmwood</a></em>, en très grand bien, parce que c’est un film drôle, bien rythmé et qui a une patate d’enfer. Eh bien figurez-vous que la télévision s’empare du phénomène en adaptant en série cette série B déjantée. En voilà une bonne nouvelle ! Et quoi de mieux qu’un beau, long et sanglant <a href="http://screenanarchy.com/2017/05/gore-tastic-promo-for-wyrmwood-chronicles-of-the-dead.html?utm_source=dlvr.it&#038;utm_medium=facebook" target="_blank">extrait</a> pour saliver en attendant de découvrir cette merveille ?</p>
<h4>C’est la crise (du pétrole)</h4>
<p>Rayon séries télé violentes, la concurrence commence à être rude ! Ca mord, ça déchiquette et ça empale à tous les étages… Inspirée par la mouvance Grindhouse, la chaîne Syfy (à qui on doit déjà le réjouissant <em>Z Nation</em>) se lance encore une fois dans le game avec un projet complètement allumé : <em>Blood Drive</em>. Au menu : des cannibales, des monstres, des nymphomanes et des amazones. Mais aussi des courses de voitures, un monde post-apo et du sang, du sang et encore du sang. Quand on vous dit que c’est un nouvel âge d’or des séries&#8230; <span id="more-25714"></span></p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/ZR093dTc4m8" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<h4>Gore gore girls</h4>
<p>On n’offensera personne en affirmant que <em>Suicide Squad</em>, c’était quand même une belle bouse. Donc, un film qui parodie allègrement le concept mais en injectant une dose salutaire de nawak, de fantômes vengeurs et de sang nippon ne peut qu’être meilleur. Surtout quand ce <em>Ghost Squad</em> est réalisé par le maître japonais du gore qui tache, Noboru Iguchi (<em>Tokyo Gore Police</em>, <em>Robogeisha</em>, <em>Dead Sushi</em>…). On trépigne d’impatience.</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/jv9ZUOWbrG0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<h4>Plus Z que ça, tu meurs (et tu ressuscites)</h4>
<p>Fallait bien un film avec une bête dedans, non ? Pour une fois, soyons « original » et détournons-nous des squales pour se pencher sur le cas des dinosaures. Il ne s’agit pas de la suite de <em>Jurassic World</em>, mais d’un concept plus avant-gardiste, voire expérimental. Un long-métrage dont la prémisse nous laisse entrevoir un univers sombre, torturé… Un T-Rex zombi. Si, si. Un T-Rex zombifié. Comme on dit dans le métier : je pose ça là… <em>Z-Rex</em>… Sérieux ?</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/wVLXS6IdTAM" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
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		<title>La sélection de printemps des éditions Montparnasse</title>
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		<pubDate>Sat, 09 May 2015 08:15:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>
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		<description><![CDATA[L’histoire de Gilles Caron. L’histoire de Manon. L’histoire de Southcliffe. L’histoire d’un monastère. Autant de raison de claquer au moins 20 euros dans un DVD ! Gilles Caron, le conflit...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’histoire de Gilles Caron. L’histoire de Manon. L’histoire de Southcliffe. L’histoire d’un monastère. Autant de raison de claquer au moins 20 euros dans un DVD !</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/Gilles-Caron-Le-Conflit-intérieur.jpg" alt="Gilles Caron. Le Conflit intérieur." width="250" height="168" class="alignleft size-full wp-image-20907" /><strong><em>Gilles Caron, le conflit intérieur</em>, film documentaire réalisé par Séverine Lathuillière.</strong></p>
<p>Mémoire visuelle d’une époque, Gilles Caron (décédé en 1970 à l’âge de 30 ans) a dépeint en à peine 5 années et plus de 500 reportages la chronique des grands événements contemporains : la guerre des Six Jours, celle du Vietnam, les conflits au Biafra et en Irlande du Nord, Mai 68, le Printemps de Prague…<br />
Le film documentaire de Séverine Lathuillière revient sur l’engagement artistique et philosophique de Gilles Caron, grand photographe français disparu prématurément au Cambodge dans une zone contrôlée par les Khmers Rouges. On y apprend dans quelles conditions le photographe pénétrait les zones de guerre et comment il réussissait plus qu’aucun autre à être au bon endroit au bon moment. Cet homme des terrains sensibles, au grand dam de ses confrères et concurrents, avait toujours un coup d’avance. Le documentaire ne se limite pas à une hagiographie naïve mais cerne le travail de fond du professionnel de l’image qu’il fut, expliquant avec pédagogie l’évolution de ses clichés.<br />
Au début de sa carrière, Gilles Caron privilégiait l’instantanéité et son intuition. Normal. Quelques coups mémorables l’ont rendu célèbre (une terrible photo de corps brûlés au Biafra) mais pas pour les raisons qu’il espérait. Le sensationnel, très peu pour lui. Caron a travaillé pour faire corps avec son appareil jusqu’à la fin. Ses derniers clichés baignés d’une intelligente sobriété témoignaient de la réalité telle qu’il espérait qu’elle soit. Une réalité sans affèterie. <span id="more-20906"></span><br />
<em>« Il n’y a aucune raison pour que ce monde imparfait et ennuyeux qui m’a été donné à la naissance, je sois obligé de l’assumer et de l’améliorer dans la mesure de mes moyens. On subit toujours, mais de diverses façons. Ne rien faire, c’est déroutant. Jouer un rôle c’est prendre son siècle en main, en être imprégné tout entier. »</em> Gilles Caron</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/3X-Manon.jpg" alt="3X Manon" width="250" height="175" class="alignleft size-full wp-image-20908" /><strong><em>3X Manon</em>, une série réalisé par Jean-Xavier de Lestrade avec Alba Gaïa Bellugi, Marina Foïs, Yannick Choirat…</strong></p>
<p>Manon, 15 ans, est envoyée en centre éducatif fermé pour filles après une violente altercation avec sa mère. L’adolescente souffre d’un mal-être insaisissable qui se traduit par une rage incontrôlable envers la terre entière.<br />
Le génial Jean-Xavier de Lestrade, auteur du documentaire oscarisé <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/un-coupable-ideal-zambie-profite-cuivre/">Un coupable idéal</a></em>, se colle au défi de la série télévisée. Quelle réussite ! Je ne vous dis que ça ! La spécialité de l’auteur, la réalité crue, transpire à chaque plan. Lui qui s’est fait expert pour débusquer les tricheurs et révéler les mensonges n’y va pas avec le dos de la cuillère dans son étude des services médico-sociaux (leurs méthodes et dissensions pédagogiques) supposés soigner les adolescents blessés.<br />
<em>3X Manon</em> secoue, remue, hache menu, lessive. Une expérience d&#8217;où l’on sort rincé. La vérité dérange, c’est bien connu. L’histoire de Manon, cette jeune femme hantée par son mal-être, inadaptée au monde qui l’entoure, ne pouvant même plus supporter la présence de sa mère, ne révèle pas seulement les blessures de l’âge mais les agressions dont les filles et les garçons sont victimes au quotidien. Vous savez, ces petites agressions anodines sur le physique et le caractère qui font sentir que l’on est systématiquement à coté de la plaque. Certains le vivent très mal. Notre société, telle qu’elle est aujourd’hui, n’est rien d’autre qu’une machine à broyer où il faut être prêt à l’emploi avant même d’être préparé.<br />
Jean-Xavier de Lestrade ne tire pas à boulet rouge sur ces hommes et ces femmes qui accompagnent nos enfants. Au contraire, il montre les difficultés techniques et structurelles auxquelles le personnel hospitalier est confronté chaque jour. La série nous plonge au cœur d’un champ de bataille. Aussi, n’ayez crainte, si la fureur de Manon agresse, la bienveillance des éducateurs panse nos plaies.<br />
La jeune Alba Gaïa Bellugi explose à l’écran par sa puissance et son magnétisme.<br />
<em>3X Manon</em>. Trois épisodes. Trois étapes vers la réparation. Une très grande et belle série.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/05/Southcliffe-2.jpg" alt="Southcliffe" width="250" height="150" class="alignleft size-full wp-image-20922" /><strong><em>Southcliffe</em>, une série créée par Tony Grisoni avec Rory Kinnear, Sean Harris, Shirley Henderson… </strong></p>
<p>Le 2 novembre 2011, la petite ville anglaise de Southcliffe voit s’abattre sur elle une vague de fusillades causant la mort de nombreuses personnes. Le tireur est connu de tous, au moins de vue.<br />
Tony Grisoni, scénariste attitré de Terry Gilliam (<em>Las Vegas Parano</em>, <em>Tideland</em> et bientôt <em>The Man Who Killed Don Quixote</em>) avait déjà frappé fort nos mirettes avec son « triptyque thriller » <em>The Red Riding Trilogy</em> (que je vous recommande mille fois, vous m’en direz des nouvelles). Fidèle à ses habitudes, à savoir refuser toute intrigue linéaire pour proposer une narration déstructurée, Tony Grisoni n’a pas voulu créer une énième série sur un tueur en série mais évoquer le rapport que les hommes et les femmes entretiennent avec la mort et le deuil. Les premières images, une terrible fusillade, ouvre le récit à la façon d’un opéra. La petite ville de Southcliffe bascule dans l’horreur. Au cours d’incessants allers et retours entre passé et présent, nous comprenons les motivations de l’assassin à travers les portraits de ceux qui de près ou de loin l’ont côtoyé. C’est génial à suivre car jusqu’à la fin nous doutons des personnages. Nous les aimons, nous les détestons puis nous comprenons. Nous comprenons Southcliffe. Et c’est génial !<br />
Très recommandé. </p>
<p>Et pour finir, on vous avait parlé à sa sortie en octobre dernier du documentaire <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/religion-temps-quelques-jours-nicolas-gayraud/"><em>Le Temps de quelques jours</em></a> : eh bien, il sort lui aussi en DVD aux éditions Montparnasse. Merci seigneur.</p>
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		<title>Le défilé d&#8217;hiver des éditions Montparnasse</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Feb 2015 12:23:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
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		<description><![CDATA[Cinéma. Documentaires. Séries. Télévision. Aux éditions Montparnasse, on envoie du lourd ! Et c’est très bon.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Cinéma. Documentaires. Séries. Télévision. Aux éditions Montparnasse, on envoie du lourd ! Et c’est très bon.</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/02/les-anonymes-schoeller-amalric.jpg" alt="Les Anonymes, de Pierre Schoeller" title="Les Anonymes, de Pierre Schoeller" width="250" height="167" class="alignleft size-full wp-image-20319" /><strong><em>Les Anonymes</em> de Pierre Schoeller avec Mathieu Almaric, Olivier Gourmet, Jean-Philippe Ricci, Karole Rocher…</strong></p>
<p>Après l’assassinat du préfet Claude Erignac, le 6 février 1998 à Ajaccio, la Division nationale anti-terroriste (DNAT) arrête un groupe appelé les Anonymes. S’ensuivent 96 heures de garde à vue et une instruction judiciaire.<br />
En 2011, Pierre Schoeller nous immergeait dans les arcanes du pouvoir avec son excellent <em>Exercice de l’Etat</em>. Avec <em>Les Anomymes</em>, nous traquons Yvan Colonna. Une chasse à l’homme à travers les mots qui s’échappent des multiples auditions. Ils connaissent tous Yvan. Ou peut-être pas. De toute façon, ils ne piperont mot.<br />
Le cinéaste prend le temps de revenir à la fois sur la mort du préfet Erignac et sur la concurrence que se livrent les nombreuses factions indépendantistes. On comprend que la décision de tuer l’homme d’Etat naît davantage de la volonté de faire un coup plutôt que de défendre une idéologie. La mort d’Erignac, c’est l’histoire d’un braquage, ou quand l’histoire et les hommes tournent les talons pour ne plus rien regarder en face.<br />
<em>Les Anonymes</em> m’a rappelé la justesse des points de vue sur notre société développés dans <em>L.627</em> de Bertrand Tavernier. Jamais, nous ne sommes dans l’épate. Le film transpire le sérieux et la vérité. La véracité comme un coup de poing. Les acteurs et les actrices ne se ménagent pas pour donner du grain à moudre à notre réflexion sur cette affaire politico-judiciaire qui a défrayé la chronique. Jean-Philippe Ricci en Colonna est formidable. Juste et ambigu comme il faut.<br />
Un film ultra-conseillé. <span id="more-20314"></span></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/02/made-in-france-documentaire-benjamin-carle.jpg" alt="Made in France, de Benjamin Carle" width="250" height="167" class="alignleft size-full wp-image-20333" /><strong><em>Made in France &#8211; l’année où j’ai vécu 100 % français</em> de Benjamin Carle, Karine Dusfour et Benjamin Audour, avec la participation exceptionnelle d’Arnaud Montebourg&#8230;</strong></p>
<p>Fini les interrogations et les grands discours politiciens : peut-on vivre 100 % français pendant une année ? Un jeune homme téméraire de 25 ans en a fait l’expérience, pour se rendre compte qu’il va devoir se passer de réfrigérateur pendant un an, qu’il n’y a plus qu’une entreprise de brosses à dents en France, et que son meilleur moyen de transport sera une vieille mobylette qui ne dépasse pas les 30 km/h (quand elle ne tombe pas en panne&#8230;) !<br />
L’ex-ministre de l’Economie, Arnaud Montebourg, qu’on l’apprécie ou qu’on le déteste, marquera la Cinquième République comme l’homme qui a tenté d’inviter les Français à consommer français et ce, sans passer pour un gros réactionnaire. En effet, le défaut estampillé 100 % français bien connu, celui de cracher dans sa propre soupe, a fait son temps. Désolé, ma nature de chauvin revient au galop. En plus j’aime ça !<br />
Benjamin Carle s’est dit <em>« Et si je prenais Montebourg au mot ! Chez moi, je vire tous les produits étrangers et je vis une année entière sur le &#8216;made in France&#8217;, et seulement grâce au &#8216;made in France&#8217;. »</em><br />
Commence alors le tour de France des produits bien de chez nous (une litanie somme toute assez courte). Quoi de mieux pour comprendre l’histoire de l’économie française que de faire le tour du propriétaire. Dans un premier temps, notre ami Carle peine à s’équiper, peine à s’habiller, peine à vivre comme Monsieur Toutlemonde, redevenu le citoyen lambda « sans chemise, sans pantalon » (Rika Zaraï).<br />
Bon point, le doc nous donne les trucs et les astuces pour acheter français. En effet, il existe encore sur notre territoire des pôles de fabrication où des petites mains s’affairent sur des pulls et des costumes. Toutefois, nous comprenons rapidement que la production de biens et de marchandises a depuis longtemps fichu le camp.<br />
L’auteur de <em>Made in France</em> en convient ; résistons ! La résistance, on connaît ! Une attitude 100 % française. Et puis, nous le savons en matière d’économie, la routourne tourne (Franck Ribéry, footballeur exilé en Allemagne).<br />
Un documentaire drôle et très instructif. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/02/combatientes-jeronimo-paz-clemente-serie.jpg" alt="Combatientes, de Jerónimo Paz Clemente et Tomás de las Heras" title="Combatientes, de Jerónimo Paz Clemente et Tomás de las Heras" width="250" height="167" class="alignleft size-full wp-image-20326" /><strong><em>Combatientes</em>, série de Jerónimo Paz Clemente et Tomás de Las Heras avec Lucas Ferraro, Lautaro Delgado, Lucas Escariz…</strong></p>
<p>1982, les îles Malouines.<br />
Durant la dernière nuit des affrontements entre Argentins et Britanniques, Gustavo Rivera, un soldat argentin, est touché par une balle à la tête. Il survit mais souffre d’une perte de mémoire. Cinq ans plus tard, il tente de reconstituer cette période oubliée en reprenant contact avec ses anciens camarades. Tandis que ces derniers l’aident à se souvenir, il réalise que plus il en apprend, plus il est hanté par les fantômes de la guerre qui ne l’ont jamais véritablement quitté.<br />
C’est ce que l’on appelle une série géopolitique classe qui s’attache autant à considérer les hommes que les événements. La guerre des Malouines n’est pas un conflit à la mode. On oublie trop souvent que les Argentins et les Britanniques se sont mis sur la tronche d’avril à juin 1982 pour un caillou gros comme un département français. <em>Combatientes</em> revient sur cette année terrible à coups de souvenirs et à coups de canon. On se rend compte à quel point cette guerre du bout du monde a horrifié toute une génération. Les hommes et les femmes des deux camps ont été saisis d’effroi par les décisions brutales de leur gouvernement respectif.<br />
<em>Combatientes</em> est une œuvre de mémoire sur la mémoire blessée. Enfin, une série respectueuse qui transmet les faits historiques avec une finesse psychologique peu commune.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/02/a-young-doctor-notebook-robert-mckillop.jpg" alt="A Young Doctor’s Notebook de Robert Mckillop" title="A Young Doctor’s Notebook de Robert Mckillop" width="250" height="167" class="alignleft size-full wp-image-20327" /><strong><em>A Young Doctor’s Notebook et autres histoires</em> de Robert Mckillop avec Daniel Radcliffe, Jon Hamm, Adam Godley, Margaret Clunie, Rosie Cavaliero &#038; Vicki Pepperdine …</strong></p>
<p>Fraîchement désintoxiqué et retrouvant un certain goût à la vie, le docteur Mikhaïl se souvient de l’année 1918. Une année marquée par la guerre civile qui s’amplifie et se rapproche de l’hôpital où il est toujours mobilisé. Alors même que sa consommation de morphine devient un véritable problème pour lui et son entourage, le jeune médecin tombe sous le charme d’une jeune et belle aristocrate, Natasha&#8230;<br />
Cette série en huit épisodes adaptée de la jeunesse de Mikhaïl Boulgakov vous saigne à vif. Il faut se lever tôt pour dénicher un programme court (chaque épisode dure une vingtaine de minutes) qui, autant sur le fond que sur la forme, donne autant. Une folie. Cet hôpital planté en pleine campagne abrite les âmes baroques des illustres gens de la ville et des plus rustiques paysans. On y croise des patients à bout de nerf, un personnel hospitalier retors, des soldats perdus, une bourgeoisie insouciante. On se surprend à rire devant les scènes gore où le jeune médecin tente de faire ses preuves pour faire oublier l’ancien maître des lieux. C’est alors qu’intervient un jeu temporel où le vieux docteur Mikhaïl (incarné par Jon Hamm) conseille le jeune docteur Mikhaïl (incarné par Daniel Radcliffe). Les répliques fusent, les situations burlesques s’enchaînent, on reste sur le flanc par tant d’audace. Jon Hamm et Daniel Radcliffe se donnent à fond en docteurs dépassés par les événements. Le soin apporté à l’image et aux décors fait pour beaucoup à la réussite de l’entreprise. Le grain rappelle les grandes heures du cinéma horrifique des années 1960/1970. On pense au <em>Bal des vampires</em>, aux œuvres du studio Hammer, à <em>Sleepy Hollow</em>, à Guillermo Del Toro, à Paradjanov, à Klimov et Tarkovski.<br />
Une série tempétueuse hautement recommandée.<br />
Saison 1 et saison 2 disponibles.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/02/bukowski-apostrophe-bernard-pivot.jpg" alt="Coffret Apostrophe, Bernard Pivot" title="Coffret Apostrophe, Bernard Pivot" width="250" height="167" class="alignleft size-full wp-image-20328" /><strong>Coffret <em>Apostrophe</em> &#8211; Bernard Pivot</strong></p>
<p>Diffusée en direct tous les vendredis soir sur Antenne 2 du 10 janvier 1975 au 22 juin 1990, cette émission littéraire de référence a marqué 15 ans durant l’histoire du petit écran et notre mémoire affective encore aujourd’hui. Sans doute Bernard Pivot savait-il orchestrer les débats avec ingéniosité et ses 5 invités à chaque plateau s’exprimaient librement, parfois au risque du direct.<br />
Amoureux du cinéma, vous serez aux anges de retrouver sur un même plateau autour d’une conversation à bâton rompu Marcello Mastroianni, François Truffaut et Roman Polanki. Mastroianni nous raconte Federico Fellini, sa folie créatrice, sa bonhomie et son intelligence. Truffaut raconte Hitchcock, ses œuvres les plus marquantes, sa technique, ses égéries et Hollywood. Polanski raconte son enfance, ses débuts, ses succès et ses malheurs. C’est un bonheur à voir et à entendre.<br />
Les autres DVD ne sont pas moins formidables avec des intervenants tout autant prestigieux.<br />
Un coffret vintage à haute teneur en culture.<br />
&nbsp;</p>
<h3>Et aussi&#8230; le prix Albert Londres 2014</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/02/guerre-polio-julien-fouchet-prix-albert-londres.jpg" alt="La Guerre de la polio, de Julien Fouchet" title="La Guerre de la polio, de Julien Fouchet" width="250" height="167" class="alignleft size-full wp-image-20323" /><strong><em>La Guerre de la polio</em>, documentaire de Julien Fouchet, Sylvain Lepetit et Taha Siddiqui…</strong></p>
<p>Pratiquement éradiqué de la planète, le virus de la poliomyélite reste endémique dans les zones tribales de l’Afghanistan et du Pakistan, les talibans refusant l’accès aux équipes de vaccination. Le reportage suit les médecins et membres des ONG qui risquent l’enlèvement ou la mort pour sauver des vies. Ils doivent lutter contre la propagande des extrémistes qui diffusent les rumeurs les plus folles, mais aussi contre les conséquences d’une fausse opération de vaccination organisée par la CIA pour récolter l’ADN d’Oussama ben Laden.<br />
Le documentaire pose un constat clair. Les talibans préfèrent que les enfants du pays crèvent lentement plutôt qu’une équipe de médecins infidèles démarre une campagne de vaccination. Les talibans ne croient pas en Dieu, ils aiment le fric, distillent la peur et cultivent la théorie du complot contre le grand Satan américain. Ainsi, ils règnent en maître préparant une nouvelle génération d’infirmes. Ils sont une poignée d’humanitaires à oser défier ces démons en arme. Ces infirmiers courageux passent de quartiers en quartiers au péril de leur vie, protégés par les habitants ou un chef tribal désespéré d’entendre dans les rues de son village les cris d’enfants malades.<br />
La polio se répand et à l’autre bout du monde, la terreur ne faiblit pas.</p>
<p><strong><em>Quartier Shit</em>, reportage de Philippe Pujol. « Prix de la presse écrite » </strong><br />
Tout n’est qu’une question d’enfermement, dans une cité, dans un réseau de stups, dans une addiction, dans le chômage, dans la misère. Et comme tous les enfermés, ils rêvent d’évasion, grâce à la drogue, l’alcool, la délinquance, l’achat compulsif, l’ambition. Cette enquête en dix épisodes cherche à comprendre comment les habitants des quartiers populaires semblent prisonniers d’un contrôle politique puissant bien que sans cesse improvisé.</p>
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		<title>True Detective : analyse de séquence</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/recadrages/true-detective-nic-pizzolatto-hbo-woody-harrelson-matthew-mcconaughey/</link>
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		<pubDate>Mon, 27 Jan 2014 22:04:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yvan Pierre-Kaiser</dc:creator>
				<category><![CDATA[Recadrages]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Louisiane]]></category>
		<category><![CDATA[série]]></category>

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		<description><![CDATA[Nouvelle série très attendue de la chaîne-phare en matière de séries exceptionnelles, <em>True Detective</em> a débuté le 12 janvier 2014. C’est dire que l’on ne peut pas encore juger de sa qualité avant...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/01/true-detective.jpg" alt="True Detective" width="280" height="140" class="alignleft size-full wp-image-15881" /><strong>Nouvelle série très attendue de la chaîne-phare en matière de séries exceptionnelles (<em>Oz</em>, <em>Game of Thrones</em>, <em>Sopranos</em>… pour ne citer que celles-là), <em>True Detective</em> a débuté le 12 janvier 2014. C’est dire que l’on ne peut pas encore juger de sa qualité « finale » avant d’avoir vu le huitième et dernier épisode qui sera diffusé en mars. Mais si on ne peut pas encore crier au chef-d’œuvre, on peut raisonnablement penser qu’elle s’inscrit d’ores et déjà comme une des meilleures séries de cette jeune année 2014. La raison de ce pronostic ? L’immense qualité en termes de narration et de réalisation des deux premiers épisodes. Tout simplement.</strong></p>
<p>Petit rappel du principe de la série : <em>True Detective</em> est comme <em>American Horror Story</em>, une anthologie. Chaque saison correspond ainsi à un arc narratif fermé, sans rapport avec les autres, si ce n’est le thème de la série policière, et si on en croit l’angle de cette première saison, avec un soin particulier apporté aux personnages principaux, les <em>Detective</em> en question.</p>
<p>L’histoire de cette saison a pour cadre l’Etat de Louisiane. Nous suivons les inspecteurs Rust Cohle (Matthew McConaughey) et Martin Hart (Woody Harrelson) qui enquêtent sur un meurtre de nature étrange. En parallèle, on assiste à l’interrogatoire de ces deux personnages en 2012, alors qu’un autre meurtre du même genre vient d’être perpétré. Structure narrative élaborée, rythme lent, presque contemplatif, une emphase sur les enquêteurs, leurs vies privés, leurs secrets et leurs contradictions plus que sur le meurtre en soi, voilà l’originalité de cette série qui happe le spectateur grâce à cette narration hypnotisante et une mise en image hyper-maîtrisée. Il y aurait déjà énormément de choses à dire sur le jeu d’acteur, la manière de les filmer &#8211; mais nous allons ici nous concentrer sur une scène bien précise (sans aucun spoiler). <span id="more-15848"></span></p>
<p>Il s’agit de la fin du deuxième épisode intitulé « Seeing Things » (« Voir des choses »). Nous analyserons comment la mise en scène de Cary Fukunaga nous fait basculer d’un monde à l’autre de manière subtile et très marquante à la fois.</p>
<p>Au début, il y a un indice, un flyer pour une église que la victime semblait fréquenter.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/01/true-detective-1.jpg" alt="True Detective" width="600" height="338" class="aligncenter size-full wp-image-15857" /></p>
<p>Rappelons ici que le décor de la série, la Louisiane, est très important. Etat plat, marécageux, il est filmé comme un « waste land ». La pauvreté domine, les étendues vertes et les « trailer parks » forment un paysage aride et désolé.</p>
<p>Les inspecteurs arrivent sur le lieu indiqué sur le prospectus. Près d’un pont : ligne de fuite et première « frontière ».</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/01/true-detective-2.jpg" alt="True Detective" width="600" height="338" class="aligncenter size-full wp-image-15858" /></p>
<p>Martin Hart remarque quelque chose au loin.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/01/true-detective-3.jpg" alt="True Detective" width="600" height="338" class="aligncenter size-full wp-image-15859" /></p>
<p>L’église est cachée par des arbres, seuls éléments verticaux de ce paysage…</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/01/true-detective-4.jpg" alt="True Detective" width="600" height="338" class="aligncenter size-full wp-image-15860" /></p>
<p>Nous découvrons ensuite l’église, visiblement en ruine, avec une partie détruite par un feu. Le pont à l’horizon semble se prolonger jusque dans le bâtiment avant que cette ligne imaginaire ne se brise. La partie effondrée de l’église est déjà signe de rupture.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/01/true-detective-5.jpg" alt="True Detective" width="600" height="338" class="aligncenter size-full wp-image-15861" /></p>
<p>Les hommes se garent. Quand Rust Cohle sort de la voiture (un pano qui a débuté sur Hart et se termine sur Cohle), il s’arrête un instant et observe une étrange formation d’oiseaux dans le ciel. Un moment poétique et intrigant, qui se révèle être une hallucination. L’épisode y fait référence avant et on comprend que Cohle « fait avec », il assure aux inspecteurs qui l’interrogent qu’il fait bien la différence entre la réalité et ses visions. Pour le spectateur il n’y a pas de rupture en termes de montage, l’hallucination fait partie du plan, ce n’est pas une vision subjective de Cohle puisqu’il est dans le plan. On notera la forme ronde, une spirale peut-être que forment les oiseaux, un élément arrondi, organique qui tranche avec le paysage plat et les lignes de forces horizontales (peut-être un rappel du symbole trouvé).</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/01/true-detective-6.jpg" alt="True Detective" width="600" height="338" class="aligncenter size-full wp-image-15862" /></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/01/true-detective-7.jpg" alt="True Detective" width="600" height="338" class="aligncenter size-full wp-image-15863" /></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/01/true-detective-8.jpg" alt="True Detective" width="600" height="338" class="aligncenter size-full wp-image-15864" /></p>
<p>Après un bref échange entre Cohle et les inspecteurs en 2012, nous revenons en 1995 et découvrons l’église sous un autre angle. Ce plan, magnifique dans sa composition, oppose cette église délabrée et au loin la ville (industrialisée) en horizon. Les vitraux apparaissent et soulignent la toiture effondrée, ce qui ne fait que renforcer le bizarre de ce bâtiment clairement édifié dans un coin désert et loin de la ville. Le bois brûlé, les lignes de forces obliques de la toiture, sont encore des éléments de rupture. Et annonciateurs de ce que nous allons découvrir.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/01/true-detective-9.jpg" alt="True Detective" width="600" height="338" class="aligncenter size-full wp-image-15865" /></p>
<p>On retrouve le même plan que précédemment, sauf qu’un convoi passe au loin et sépare cet horizon en termes d’espace. La mise en scène par des plans larges et très composés instaure une attente, crée une tension : qu’y a-t-il dans ce lieu d’aspect inquiétant ? Un lieu qui fait « tache », un bâtiment qui est là mais aussi caché (le plan où l’église est cachée par les arbres). Que vont-ils découvrir en y entrant ?</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/01/true-detective-hart-cohle-11.jpg" alt="True Detective" width="600" height="338" class="aligncenter size-full wp-image-19035" /></p>
<p>Quand Hart entre, on découvre un lieu dévoré par les flammes, au premier plan des bancs brisés (lignes de forces obliques et multiples), un mur végétal au milieu du plan sépare Hart dans l’embrasure de la porte de la moitié droite où on voit des inscriptions sur le mur, apparemment des citations bibliques.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/01/true-detective-101.jpg" alt="True Detective" width="600" height="338" class="aligncenter size-full wp-image-15959" /></p>
<p>Mais c’est avec le plan suivant que nous entrons vraiment dans l&#8217;église. C’est-à-dire que ce plan marque et amplifie la séparation de deux mondes. Cohle, vu de dos entre dans le bâtiment, où on voit Hart surmonté par cette impressionnante toiture effondrée. Les portes de l’église formant un cadre dans le cadre délimitent clairement un autre lieu, un espace autre, espace ouvert par ailleurs ; on voit vaguement l’horizon au fond. </p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/01/true-detective-121.jpg" alt="True Detective" width="600" height="338" class="aligncenter size-full wp-image-15869" /></p>
<p>A la fin du même plan, Cohle pose sa main sur la porte, geste qui pourrait être anodin, mais par sa position dans le cadre, le réalisateur donne au personnage une importance qu’on ne saurait encore pleinement évaluer mais qui est certaine. Notons les charpentes qui forment comme une couronne au-dessus de Cohle.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/01/true-detective-13.jpg" alt="True Detective" width="600" height="338" class="aligncenter size-full wp-image-15872" /></p>
<p>Hart inspecte les lieux ; le décor, dans son interaction avec le personnage se dévoile entièrement. Lignes de force écrasantes, obliques : tout est très menaçant et poétique à la fois, il y a quelque chose de gothique dans cette dynamique des lignes, ces ruptures, cette ambiance étrange. L’église est comme une fulgurance visuelle, on ne s’attend pas à un tel spectacle baroque au sein d’un environnement plat comme la Louisiane. Ce lieu est donc définitivement « autre ».</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/01/true-detective-14.jpg" alt="True Detective" width="600" height="338" class="aligncenter size-full wp-image-15873" /></p>
<p>Hart nous fait face, à nouveau les lignes de force de la toiture délimitent un espace torturé. Derrière lui, en arrière-plan, à peine visible, Cohle regarde dans la direction opposée. L’un regarde l’horizon, l’autre les murs sombres de l’édifice.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/01/true-detective-15.jpg" alt="True Detective" width="600" height="338" class="aligncenter size-full wp-image-15874" /></p>
<p>Cohle remarque quelque chose et appelle son collègue. Il repousse la végétation et ils découvrent un dessin mural qui rappelle la victime du premier épisode, une femme avec des bois de cerfs. Mais cela évoque aussi au spectateur le plan où Cohle entre dans l’église, comme nous l’avons noté précédemment…</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/01/true-detective-18.jpg" alt="True Detective" width="600" height="338" class="aligncenter size-full wp-image-15875" /></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/01/true-detective-19.jpg" alt="True Detective" width="600" height="338" class="aligncenter size-full wp-image-15876" /></p>
<p>La scène se termine par un plan à la grue, la caméra s’éloigne des deux hommes en s’élevant lentement, tourne et le plan se termine en fixe sur un paysage plat où on ne voit ni le chemin de fer ni la ville. Un horizon qui n’est qu’un trait. En poussant l’analyse un peu plus loin, on peut noter que les lignes de force du plan final (horizontales et verticales) rappellent le premier plan pris en compte ici : le prospectus et plus précisément le Christ Rédempteur visible sur le papier.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/01/true-detective-20.jpg" alt="True Detective" width="600" height="338" class="aligncenter size-full wp-image-15877" /></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/01/true-detective-21.jpg" alt="True Detective" width="600" height="338" class="aligncenter size-full wp-image-15878" /></p>
<p>Cette scène, d’apparence très simple, avec peu de dialogues, ne donne pas d’informations. Elle laisse entendre certaines choses et surtout elle définit les deux hommes : Cohle est celui qui voit (dans tous les sens du terme, il hallucine mais aussi découvre le dessin) et Hart regarde, mais ne voit pas, il n’est pas sur la même longueur d’onde que son collègue. Le doute s’installe avec cette scène : qu’est-ce qui est réel, qu’est-ce qui est rêvé ? Ce lieu gothique est un décor d’une fulgurance visuelle inouïe, qui ne fait que renforcer le côté poisseux de la Louisiane (qui est, il ne faut pas l’oublier, une terre de vaudou… cela jouera-t-il un rôle ?). Le spectateur se perd de plus en plus dans les méandres de la fiction, cela se traduit par un décor étrange, un dessin énigmatique et une mythologie qui commence à se définir (le « Roi de la forêt » dont il est question auparavant…).</p>
<p>Une mise en scène classique, simple et superbement réfléchie qui en faisant interagir personnages et décors de manière très intelligente fait naître une ambiance de doute et de mystère, sans avoir recours à des effets clichés. Bref, du grand cinéma… sur le petit écran.</p>
<p>&nbsp;<br />
True Detective, <em>série créée et écrite par Nic Pizzolatto, réalisée par Cary Joji Fukunaga. Etats-Unis, 2014, diffusée sur HBO, en France sur OCS City.</em></p>
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		<title>Walking Dead, la fin est proche ?</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Apr 2013 09:09:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yvan Pierre-Kaiser</dc:creator>
				<category><![CDATA[Recadrages]]></category>
		<category><![CDATA[adaptation]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[série]]></category>
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		<description><![CDATA[Peut-on ne pas aimer une série et continuer à la regarder ? Petite digression toute personnelle sur la troisième saison de <em>The Walking Dead</em>...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:right;font-size:90%;"><em>Attention : spoilers si vous n’avez pas vu la série jusqu’à la fin de la saison 3 !</em></p>
<p>&nbsp;<br />
<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/04/walking-dead-affiche.jpg" alt="L&#039;affiche de Walking Dead" width="189" height="280" class="alignleft size-full wp-image-12132" />Peut-on ne pas aimer une série et continuer à la regarder ? Jusqu’où peut-on suivre un show auquel on reconnaît plus de torts que de biens avant de ne plus en pouvoir ? La série <em>The Walking Dead</em> est-elle devenue un « plaisir coupable » ? Ce ne sont peut-être pas des questions transcendantes en ces temps de moralisation de la vie politique, mais ce sont les questions qui me taraudent depuis que j’ai vu le <em>season finale</em> de la saison 3.</p>
<p>Mais revenons d’abord sur ma relation particulière avec la série. Si vous le voulez bien.</p>
<p>L’annonce d’une adaptation télévisuelle d’une des BD les plus impitoyables qui soient avait de quoi faire saliver le moindre fan d’horreur. Serait-il possible de préserver un tel niveau de violence dans une série certes diffusée sur le câble ? On se doutait bien que non. Et pourtant les deux premiers épisodes ont balayé d’un revers de main (décomposée) ces craintes. Le ton, les décors, les zombies… Tout y était et en plus un niveau de gore qui semblait jamais vu… <em>A dream come true</em> ?</p>
<p>Je me souviens de mon incrédulité en regardant le second épisode et le fameux passage où les survivants « s’enduisent » des tripes d’un mort pour cacher leur odeur et marcher parmi les morts-vivants. Des vivants-morts parmi les morts-vivants… N’en jetez plus, la série ultime, que dis-je, l’objet filmé ultime sur le zombie était né. <span id="more-12122"></span>Sauf que… Bien sûr, chaque épisode ne pouvait pas atteindre un tel niveau de mise en abîme et de sauvagerie. Mais il était raisonnable d’attendre autre chose que des débats soporifiques, des personnages faiblement esquissés et mal joués (bon vous me direz que si c’est mal écrit ça ne se rattrape pas au jeu, mais là, vraiment…), des scénarios qui font du surplace pour en arriver à un final digne d’une série Z (il n’y aura ici aucun jeu de mot concernant le prochain <a href="http://www.dailymotion.com/video/xuyf9j_world-war-z-trailer-bande-annonce-1-vo-hd_shortfilms#.UXEBPYIWnKk" target="_blank" rel="nofollow">film</a> de Brad Pitt). Quelques moments de bravoure, beaucoup de parlote mal gérée, de superbes zombies. <em>So what</em> ? Une question déjà : faut-il que la série ressemble absolument à son modèle ? Eternelle question de l’adaptation qui trahit ou respecte l’œuvre initiale… La saison 1 a clairement marqué son ambition d’être une autre « vision » de <em>The Walking Dead</em>, soit. Mais encore faut-il au moins égaler son illustre modèle dans l’impact émotionnelle, dans la vision sombre et désespérée de l’humanité qu’elle propose. Là encore c’est brouillon, plus sombre que la majorité des séries certes, encore qu&#8217;avec ce sujet c’est obligé, mais loin de la complexité psychologique d’un <em>Game of Thrones</em> ou, soyons fous, d’un <em>Mad Men</em>. <em>The Walking Dead</em> sera alors une série de divertissement particulièrement violente ? Pourquoi pas.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/04/walking-dead-make-up-greg-nicotero.jpg" alt="Walking Dead : maquillage signé Greg Nicotero" width="280" height="158" class="alignright size-full wp-image-12131" />Arrive la saison 2. Entre des personnages passionnants (Herschell, Daryl) et d’autres qui deviennent tellement insupportables qu’une mort par morsure de zombie semble trop clémente (la femme de Rick et Shane…), la série réussit son plus grand surplace à ce jour. Comment ne pas se rendre compte qu’une grange est remplie de zombies, et comment faire de ce fait un non-lieu dramatique. En l’additionnant avec une disparition de petite fille qui nous vaudra des allers-retours dans les bois à n’en plus finir… Un ennui sans nom… Les dialogues atteignent des sommets dans le risible, Rick ressemble de moins en moins à un héros de série potable. Encore une fois quelques belles scènes sauvent un peu la mise mais l’écriture frise l’amateurisme, pour une série de ce budget et de cette ambition, c’est aberrant.</p>
<p>Ce qui m’a frappé à l’époque, c’est à quel point le plus grand manque – en dehors des scénarios – se trouve dans la direction d’acteur et dans le casting. L’ensemble des acteurs est très faible, peu expressif ou alors pas très juste. Les situations parfois caricaturales qu’on leur donne à jouer n’aident pas, certes, mais il y a là une vraie lacune, la principale raison de mon manque d’adhésion à la série. De beaux décors, de magnifiques zombies et des effusions de gore superbement mis en scène ne peuvent pas rattraper un cruel manque d’incarnation. Et pourtant je me suis lancé dans la saison 3.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/04/walking-dead-gouverneur-saison-3.jpg" alt="Le Gouverneur devant ses bocaux..." width="280" height="197" class="alignleft size-full wp-image-12133" />Et pendant cinq épisodes, cet article n’a failli jamais exister. Sauvage, âpre, un montage au couteau, un sens de l’espace renouvelé, une tension à couper le souffle… C’était la renaissance des morts-vivants. Jusqu’à ce que les vieux démons se réveillent et gâchent méchamment la fête. Concrètement – et maintenant il va y avoir des <strong>spoilers</strong> !!! – rater des personnages aussi emblématiques (surtout cinématographiques !) et importants que Michonne et le Gouverneur, cela relève du crime. L’actrice qui joue Michonne est aussi expressive qu’une huître, son aura et son mystère ne transparaissent à aucun moment et la série rate son rendez-vous avec tout une partie de la mythologie des BD. Mais encore une fois, c’est aussi un choix. Dommage seulement de se retrouver avec un personnage plat, qui n’apporte rien à l’univers. Le Gouverneur, ah ! le Gouverneur… Combien de lecteurs ont tremblé en lisant ses « méfaits ». Incarnation suprême de la déshumanisation du monde post-apocalyptique, c’est un tyran sadique et complexe, un personnage abject et fascinant, un méchant de première qualité. La série en fait un antagoniste de pacotille, un psychopathe mal écrit dont les motivations disparaissent dans un foutras de considérations pseudo-philosophiques. Alors peut-être nous réserve-t-on plus à l’avenir, mais cette entrée en matière est des plus bâclées. Que celui qui trouve le dernier épisode satisfaisant me fasse signe. Je ne demande pas un bain de sang systématique, mais là, une vidange s’impose. Le <em>season finale</em> est la définition du terme « anti-climax ». Des personnages sont laissés en plan on ne sait où, d’autres meurent, l’ensemble est étrangement brouillon…<br />
<strong>- Fin des spoilers &#8211; </strong></p>
<p>Alors faut-il brûler <em>The Walking Dead</em> ? Rarement une série aura été aussi énervante, dirais-je. C’est peut-être le fan de cinéma de genre qui parle. Partie sur des prémices enthousiasmantes, la série s’enlise dans les dialogues ineptes et se refuse à franchir le Rubicon pour devenir vraiment la série nihiliste qu’elle se doit (?) de devenir. Car le questionnement sur l’humanité, sa reconstruction ne marche pas quand les personnages se comportent comme le font ceux d’une série « normale ». Parfois, oui, ils commettent des choses horribles, certains incarnent plus que d’autres cette perte d’humanité (Merle, le Gouverneur) mais le tout demeure encore très bien-pensant. Il est vrai que la BD est allée très loin, très très loin. Il est impensable d’imaginer une série « grand public » se permettre de telles choses. Pourtant, c’est la croix que porte cette série, celle-ci et le fait d’être diffusée après une série plus courte et mille fois plus percutante sur le thème des survivants d’une apocalypse zombie : <a href="http://www.youtube.com/watch?v=OErUbThn4pg&#038;feature=youtu.be" rel="shadowbox[sbpost-12122];player=swf;width=640;height=385;" target="_blank"><em>Dead Set</em></a>. Série anglaise diffusée en 2008, elle a pour cadre un studio où est produite une émission du genre <em>Big Brother</em> pendant que les zombies envahissent le monde. En cinq épisodes, la série s’impose comme ce qu’il y a de plus réussi dans le genre post-<em>28 jours plus tard</em>. Ici, personne n’est à l’abri, les personnages sont rapidement présentés mais crédibles et très bien joués. On ne se refuse pas de l’humour (noir) et le sang coule à flots. Mais surtout, la fin est une catharsis immense, le finale vous laisse pantois, exsangue, vidé, émotionnellement en vrac.</p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/04/walking-dead-prison-saison-3.jpg" alt="Walking Dead 3 : fermez les grilles !" width="280" height="197" class="alignright size-full wp-image-12134" />La grande série sur les zombies à déjà eu lieu, donc. Reste à <em>Walking Dead</em> de redresser sa barre et de commencer à écrire des personnages forts, mémorables, de les nourrir de dialogues dignes d’un monde où l’amour de son prochain est devenu dangereux, voire interdit. Un monde où l’enfance même est redéfinie. Un monde où la mort est le quotidien le plus trivial, où le meurtre d’un innocent est monnaie courante car il n’y a plus d’innocents. Rendre crédible ce retournement des valeurs, cette nouvelle humanité, c’est le grand défi que la série devra relever si elle ne veut pas sombrer dans la plus profonde médiocrité.</p>
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		<title>Drop Dead Diva, le match</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Apr 2012 21:01:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nomes Design</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
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		<description><![CDATA[L’élection présidentielle n’est pas loin, et le moment est plus que propice pour prendre un peu de recul afin d’envisager les choses avec un regard neuf. Quoi de mieux pour...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/drop-dead-diva.jpg" alt="Drop Dead Diva" title="Drop Dead Diva" width="280" height="191" class="alignleft size-full wp-image-6249" />L’élection présidentielle n’est pas loin, et le moment est plus que propice pour prendre un peu de recul afin d’envisager les choses avec un regard neuf. Quoi de mieux pour s’aérer l’esprit qu’une bonne petite série un peu méconnue dans l’Hexagone ?</p>
<p>&nbsp;<br />
&nbsp;<br />
&raquo; Lire la suite sur Nomes Design</p>
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		<title>16/04-22/04 : Séries Mania, saison 3 au Forum des images</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Apr 2012 15:24:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathieu Menossi</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Forum des images]]></category>
		<category><![CDATA[série]]></category>

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		<description><![CDATA[De quoi s&#8217;agit-il ? Qui n&#8217;a jamais ressenti cette angoisse, cette insupportable peur du vide qui vous saisit lorsque vous entamez l&#8217;ultime épisode de votre série préférée ? Un désarroi...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/04/series-mania-forum-images.jpg" alt="Séries Mania saison 3 au Forum des images" title="Séries Mania saison 3 au Forum des images" width="120" height="120" class="alignleft size-full wp-image-5965" /><strong>De quoi s&#8217;agit-il ?</strong></p>
<p>Qui n&#8217;a jamais ressenti cette angoisse, cette insupportable peur du vide qui vous saisit lorsque vous entamez l&#8217;ultime épisode de votre série préférée ? Un désarroi qui s&#8217;accompagne souvent de questions existentielles telles que : <em>&#8220;Que vais-je devenir, de quoi vais-je parler au bureau, que vais-je bien pouvoir faire de mes soirées… de mes nuits ?&#8230; Dormir ? Non mais ça va pas !&#8221;</em> Calmez-vous, respirez, le Forum des images a la solution : Séries Mania, du 16 au 22 avril 2012, un festival entièrement consacré aux séries télévisées, françaises et internationales, qui feront l&#8217;événement dans les mois à venir. Pour sa troisième saison, le festival revient avec son lot de séries inédites, récentes ou présentées en avant-premières. Une occasion exceptionnelle de les voir sur grand écran, de se jeter à corps perdu dans des projections marathon de saisons intégrales, d&#8217;aller à la rencontre des créateurs (réalisateurs, producteurs, comédiens…), de participer à des conférences comme &#8220;Les génériques : un art en soi ?&#8221; ou encore de débattre sur le phénomène des web-séries…</p>
<p>Au programme notamment cette année, en ouverture, la projection des deux premiers épisodes de la saison 2 de <em>Game of Thrones</em> ; d&#8217;autres grosses pointures tels que <em>Luck</em> coréalisé par Michael Mann, <em>Alcatraz</em> coproduit par J. J. Abrams ou encore <em>Smash</em> coproduit par Steven Spielberg ; de la découverte également avec des productions venues d&#8217;Argentine, d&#8217;Israël ou de Corée du Nord. Et parmi les invités, on pourra compter entre autres sur Terence Winter, le créateur de <em>Boardwalk Empire</em> ou Dominic West, acteur de <em>The Hour</em> (réalisé par Abi Morgan, scénariste de <em>Shame</em>) et <em>The Wire</em>. </p>
<p>Bref, avec le festival Séries Mania saison 3, vous aurez largement de quoi assouvir votre dépendance (si, si, ne niez pas !) et de dresser le planning de vos prochaines nuits blanches. C&#8217;est du 16 au 22 avril, au Forum des images de Paris et le tout en total libre accès (sur présentation d’un billet gratuit à retirer aux caisses du Forum des images) !</p>
<p>&nbsp;<br />
<center><iframe frameborder="0" width="560" height="315" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xpwiva?logo=0&#038;hideInfos=1"></iframe></center></p>
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