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	<title>Grand Écart &#187; Semaine de la critique</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Pourquoi aller à la Semaine de la critique ?</title>
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		<pubDate>Tue, 09 May 2017 13:18:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les films de la 56e Semaine de la critique]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[Semaine de la critique]]></category>

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		<description><![CDATA[L’année dernière, c’est à la Semaine de la critique qu’on a pu voir Virginie Efira incarner une avocate borderline, des végétariens devenir carnivores, une famille turque prête à tout pour...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-24923" alt="Semaine de la critique 2017" src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/semaine-critique-56-2017.jpg" width="280" height="187" /><strong>L’année dernière, c’est à la Semaine de la critique qu’on a pu voir Virginie Efira <a title="Victoria, de Justine Triet" href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/victoria-justine-triet/">incarner une avocate borderline</a>, des <a title="Grave, de Julia Ducournau" href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/grave-julia-ducournau/">végétariens devenir carnivores</a>, une <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/album-mehmet-can-mertoglu/" title="Albüm, de Mehmet Can Mertoglu">famille turque prête à tout</a> pour que personne ne sache qu&#8217;elle a adopté un enfant, le <a href="http://www.grand-ecart.fr/portraits/interview-diamond-island-rencontre-davy-chou/" title="Rencontre avec Davy Chou">désenchantement de la jeunesse cambodgienne</a> ou encore, dans un autre style, Laetitia Casta présenter un défilé de vagins. Bref, on en aura vu des choses ! Et cette année, ça risque également de valoir son pesant. Voici de bonnes raisons de vous rendre à la Semaine de la critique cannoise du 18 au 26 mai 2017.</strong><br />
&nbsp;</p>
<h3>Parce que l’affiche…</h3>
<p>Séquence émotion pour l’affiche de cette 56<sup>e</sup> édition avec ce baiser échangé entre la comédienne Garance Marillier et la réalisatrice de <em>Grave</em>, Julia Ducourneau. Ou les prémices de la grande aventure d&#8217;un film au succès international qui n’a laissé personne indifférent. <span id="more-24919"></span></p>
<h3>Parce que 9 ça suffit…</h3>
<p>Sept films en compétition et deux hors compétition (sans compter les séances spéciales) pour cette nouvelle sélection. Le comité en avait reçu quelque 1250…</p>
<h3>Parce qu’on fait le tour du monde sans bouger</h3>
<p>La Semaine de la critique nous emmène aux quatre coins du globe, à la découverte de réalisateurs qui ne foulent pas souvent nos salles obscures. On part ainsi à Caracas avec <em>La Familia</em>, au Chili avec <em>Los Perros</em>, à Tokyo avec <em>Oh Lucy !</em>, au Malawi avec <em>Gabriel e a Montanha</em>, en plein cœur de l’océan Pacifique avec <em>Ava</em>, à Téhéran avec <em>Tehran Taboo</em>, au Congo avec <em>Makala</em>, en Sicile avec <em>Sicilian Ghost Story</em> ou encore dans les plaines américaines avec <em>Brigsby Bear</em>.</p>
<h3>Parce qu’il y aura de la star</h3>
<p>Si la plupart de ces films se sont montés sans têtes d’affiche, certains ont tout de même attiré de la star internationale : Josh Hartnett dans <em>Oh Lucy !</em>, d’ailleurs produit par Will Ferrell ; Claire Danes ou Mark &#8220;Luke Skywalker&#8221; Hamill dans <em>Brigsby Bear</em>. Et du côté des francophones, on retrouvera Swann Arlaud, Bouli Lanners et Sara Giraudeau dans <em>Petit paysan</em>.</p>
<h3>Parce que vive les premiers films !</h3>
<p>Pas moins de six premiers films sont attendus, dont le film de clôture, <em>Brigsby Bear</em> (et en plus, c’est une comédie !) et un film en séance spéciale, <em>Petit paysan</em>. Les autres sont des seconds longs-métrages, comme le veut cette tradition qui fait la part belle aux réalisateurs de demain.</p>
<h3>Parce qu’enfin l’Afrique est mise en avant</h3>
<p>Deux films apportent un regard neuf sur le continent africain, même si les réalisateurs n’en sont pas issus : <em>Makala</em> du Français Emmanuel Gras raconte l’épopée d’un jeune Congolais pour dépasser sa vie de labeur pour atteindre ses rêves ; <em>Gabriel et a Montanha</em> narre les tribulations d’un jeune Américain au Kenya, puis au Malawi avant d’intégrer une prestigieuse université.</p>
<h3>Parce qu’on aime les courts-métrages</h3>
<p>1700 films courts ont été visionnés par le comité de sélection pour n’en garder que 13. C’est la section parallèle de Cannes qui met le plus en avant ce genre de films trop oubliés, qui sont pourtant comme autant de petits cailloux semés en direction du grand écran. Certains sont présentés ici pour la première fois aux yeux scrutateurs des journalistes et du public.</p>
<h3>La sélection :</h3>
<p><strong>Compétition :</strong><br />
<em>La Familia</em> de Gustavo Ronon Cordova<br />
<em>Los Perros</em> de Marcela Said<br />
<em>Oh Lucy !</em> de Atsuko Hirayanagi<br />
<em>Gabriel e a Montanha</em> de Felipe Gamarano Barbosa<br />
<em>Ava</em> de Léa Mysiu<br />
<em>Tehran Taboo</em> d’Ali Soozandeh<br />
<em>Makala</em> d’Emmanuel Gras</p>
<p><strong>Film d’ouverture :</strong><br />
<em>Sicilian Ghost Story</em> de Fabio Grassadonia et Antonio Piazza</p>
<p><strong>Film de clôture :</strong><br />
<em>Brigsby Bear</em> de Dave McCary</p>
<p><strong>Séances spéciales :</strong><br />
<em>Une vie violente</em> de Thierry de Peretti<br />
<em>Petit paysan</em> de Hubert Charuel</p>
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		<title>Salvo, de Fabio Grassadonia et Antonio Piazza</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Jul 2014 14:20:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Films du 66e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Semaine de la critique]]></category>
		<category><![CDATA[thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[Salvo est un homme de main de la mafia sicilienne, solitaire, froid, impitoyable. Alors qu’il s’introduit dans une maison pour éliminer un homme d’une bande rivale, il découvre Rita. La...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/04/salvo-grassadonia-piazza.jpg" alt="Salvo" title="Salvo" width="186" height="280" class="alignleft size-full wp-image-18720" />Salvo est un homme de main de la mafia sicilienne, solitaire, froid, impitoyable. Alors qu’il s’introduit dans une maison pour éliminer un homme d’une bande rivale, il découvre Rita. La jeune fille est aveugle et assiste impuissante à l’assassinat de son frère. Quelque chose d’extraordinaire se produit lorsque Salvo décide de laisser la vie sauve à ce témoin. Désormais, hantés l’un et l’autre par le monde auquel ils appartiennent, ils sont liés à jamais.</p>
<p>2013. <em>Salvo</em> emballe le jury de la Semaine de la critique par sa radicalité. Ce thriller ne rappelle en rien Léon, le tueur autiste made in Besson qui, s’embarrassant d’une adolescente rebelle, découvre les joies du romantisme à deux balles. Salvo, tueur sans pitié, incarne ce que l’humanité produit de pire. Sa rencontre fortuite avec Rita ne l’humanise pas, un salaud reste un salaud, mais pour la première fois il décide sans le consentement de son patron d’épargner une vie humaine. Le spectateur n’est pas pris en otage par ce maudit « glamour » qui rendent les tueurs (et le système mafieux qui les emploient) si attirants.<br />
Les séquences silencieuses et brutales se succèdent. Le soleil sicilien nous éblouit. Ses rayons et ses ombres nous aveuglent. <span id="more-12663"></span><br />
Salek Bakri s’offre corps et âme à la caméra. Nous pouvons flairer son odeur méphitique.<br />
Voilà du cinoche qui dépote, qui sait prendre son temps, que le silence n’effraie pas.</p>
<p>&nbsp;<br />
Salvo <em>de Fabio Grassadonia et Antonio Piazza, avec Saleh Bakri, Sara Serraiocco, Mario Pupella… Italie, France, 2013. Sortie le 16 octobre 2013. Sortie DVD le 1er juillet 2014.</em></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/xrskuf/zone/2/"></script></center></p>
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		<title>Rencontre avec David Lowery</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/portraits/rencontre-interview-david-lowery-amants-texas/</link>
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		<pubDate>Tue, 17 Sep 2013 10:45:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films du 66e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[Semaine de la critique]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 18 septembre sort <em>Les Amants du Texas</em>, premier film de David Lowery. Une histoire de braquage qui tourne mal et d'évasion, mais surtout, une histoire d'amour étonnante. Rencontre.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/05/affiche-amants-texas-david-lowery.jpg" alt="Les Amants du Texas, de David Lowery" width="206" height="280" class="alignleft size-full wp-image-14613" />Avec sa moustache et ses taches de rousseur sur le crâne, David Lowery semble lui-même sorti tout droit d&#8217;un film des frères Coen. La filiation n&#8217;est pas évidente, tant la cavale des <em>Amants du Texas</em>, présenté à la Semaine de la critique du <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/66e-festival-cinema-cannes-2013/">66e Festival de Cannes</a>, n&#8217;a rien du loufoque de <em>O&#8217;Brother</em> ni de la violence de <em>No Country for Old Men</em>. Pourtant, il y a cette lumière du sud des Etats-Unis, chaude et écrasante. Et un personnage annexe un brin moralisateur qui observe l&#8217;action du coin de l’œil. Mais surtout, David Lowery a un point de vue, une manière de raconter son histoire qui étonne. C&#8217;est avec une infinie douceur qu&#8217;il raconte un braquage qui tourne mal, une fusillade, puis, quelques années plus tard, l&#8217;évasion. Parce qu&#8217;il choisit le biais d&#8217;une histoire d&#8217;amour. Alors il filme les regards. Les détails. L&#8217;attente. Il filme à la fois l&#8217;espoir et la crainte de la tragédie annoncée. Et signe une grande cavale romantique.</p>
<p>&nbsp;<br />
<strong>Pourquoi avoir choisi de faire un film d&#8217;évasion qui ne ressemble en rien à un film d&#8217;évasion ?</strong></p>
<p>Mon film précédent était un film sans action et sans dialogues sur des enfants qui vivent dans une maison abandonnée. Donc, je cherchais quelque chose de très différent, et l&#8217;idée du film d&#8217;action s&#8217;est imposée. Et, pour moi, la meilleure façon de démarrer un film d&#8217;action, c&#8217;est par une évasion. Il fallait que je trouve une très bonne idée pour la manière dont il s&#8217;évade. Comme je n&#8217;arrivais pas à trouver ce qui fonctionnait le mieux, j&#8217;ai mis la séquence de côté en pensant y revenir plus tard. Finalement, le scénario fonctionnait très bien comme ça, et je ne suis jamais revenu à la scène de l&#8217;évasion. <span id="more-12872"></span>Et ça a influencé tout le film. En tant que spectateur, je trouve souvent que les passages les plus intéressants sont entre les répliques. J&#8217;aime voir les gens écouter. Et c&#8217;est une idée qui marchait aussi pour les films d&#8217;action. J&#8217;ai voulu éviter de montrer ce qu&#8217;on voit habituellement, pour m&#8217;intéresser à l&#8217;avant et à l&#8217;après. Et tout ce film parle de l&#8217;onde de choc, de quelque chose qui s&#8217;est passé mais qu&#8217;on ne voit jamais. Et c&#8217;est ce qui m&#8217;intéresse : les gens confrontés aux conséquences mais sans qu&#8217;on en voit l&#8217;origine. J&#8217;aime les entre-deux. <!--more(Lire la suite...)--></p>
<p><strong>Vous parlez des conséquences, mais dans votre film, la notion de vengeance par exemple est totalement absente&#8230;</strong></p>
<p>Oui, c&#8217;était important pour moi de ne pas faire non plus un film de vengeance. Même si j&#8217;aime les films de Tarantino ! Mais personnellement, je trouve que c&#8217;est difficile de haïr quelqu&#8217;un. Le bien et le mal, ça peut être dans le gris. Ce n&#8217;est pas tout noir ou tout blanc. Et je voulais que le personnage du shérif soit presque un complice. Qu&#8217;il démontre que faire le bon choix, ce n&#8217;est pas forcément ce qui est bien aux yeux de la loi, mais ce qui est bien d&#8217;un point de vue humain. Et la solution de facilité pour ce film, c&#8217;était que le personnage du shérif, Ben Foster, soit dans la revanche. Mais je voulais un personnage qui représente la générosité, et la bonté. Et il sait ce que traverse Ruth, et il sait que peut-être ses sentiments ne seront pas réciproques, et qu&#8217;il y a quelque chose de plus grand qu&#8217;eux. Et c&#8217;est à ça qu&#8217;il aspire.</p>
<p><strong>La lumière dans <em>Les Amants du Texas</em> a un rôle primordial, comment l&#8217;avez-vous travaillée ?</strong></p>
<p>Bradford Young, mon chef-opérateur, et moi avons passé beaucoup de temps, en amont du tournage, à mettre au point cette lumière, à savoir à quoi le film ressemblerait. Notre approche était de ne rien utiliser de nouveau, seulement des vieilles lumières. Celle du soleil, mais jamais directement, toujours filtrée, contrôlée au maximum. Quand on tournait en intérieur, on utilisait toujours des vieilles lampes. On voulait que tout le film ait cette couleur, qu&#8217;il n&#8217;ait pas l&#8217;air moderne. On a tourné le film sur pellicule, et on l&#8217;a traitée pour que le film ait l&#8217;air le plus vieux possible. Avec le numérique aujourd&#8217;hui, tout est propre et carré. On voulait faire un film sale, avec une vraie texture.</p>
<p><strong>On pense aux frères Coen, à <em>O&#8217;Brother</em>, mais aussi à <em>No Country for Old Men</em>. C&#8217;est une référence pour vous ?</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/05/amants-texas-2.jpg" alt="Les Amants du Texas, de David Lowery" width="280" height="197" class="alignright size-full wp-image-12894" />J&#8217;adore les frères Coen, je suis impatient de voir <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/66e-festival-cannes-2013/films-selection-officielle-quinzaine/inside-llewyn-davis-ethan-joel-coen/" title="Inside Llewyn Davis, de Joel et Ethan Coen">Inside Llewyn Davis</a></em>. <em>No Country for Old Men</em> est une bonne référence parce que l&#8217;auteur du livre, Cormac McCarthy, est mon romancier favori, et ce film est dans la lignée des livres qu&#8217;il écrit. <em>No Country for Old Men</em> était un film incroyable, mais surtout le roman est un roman important. Le film comme le livre parlent de la violence dans sa dimension mythique. Et c&#8217;est quelque chose qui m&#8217;intéresse beaucoup. Les conséquences de la violence, mais aussi en quoi elle peut définir la vie de quelqu&#8217;un. Quand on parle des hors-la-loi, on en vient toujours à la violence. Elle définit ces personnages, il n&#8217;y a pas d&#8217;autre issue pour eux.</p>
<p><strong><em>Les Amants du Texas</em> est un film romantique au sens littéraire du terme. Et d&#8217;ailleurs, la littérature semble plus importante que le cinéma dans votre approche.</strong></p>
<p>Oui, je n&#8217;ai pas fait d&#8217;école de cinéma, j&#8217;ai fait des études littéraires. Ca influence beaucoup la manière dont je raconte les histoires. Je voudrais que mes films ressemblent à des grands romans. Pour ce qui est du romantisme, j&#8217;aime cette forme classique, chevaleresque, qui remonte au XVe siècle. J&#8217;aime ce mot. J&#8217;aime comment le romantisme s&#8217;insère dans une narration, et comment il a évolué à travers les siècles. Aujourd&#8217;hui, on réduit ça à une simple histoire d&#8217;amour, mais celle des <em>Amants du Texas</em> est plus ancrée dans la tradition classique. </p>
<p><strong>La nature, les paysages sont presque des personnages à part entière dans votre film. Le choix du Texas, de ces paysages et de cette lumière ont été déterminants ?</strong></p>
<p>C&#8217;est en partie parce que c&#8217;est là que je vis, donc ça a une résonance personnelle. Quand j&#8217;écris, je regarde par la fenêtre, et voilà à quoi ça ressemble. J&#8217;aime les arbres, j&#8217;aime le ciel là-bas. C&#8217;est très unique. Et ça donne le genre d&#8217;histoires que je veux raconter. On revient à Cormac McCarthy. Ses histoires sont aussi ancrées dans l&#8217;espace. C&#8217;est quelque chose que je tire de ses romans.</p>
<p><strong>La figure du hors-la-loi est importante dans la culture américaine. Il s&#8217;agissait pour vous, là aussi, de la reprendre mais d&#8217;une autre façon ?</strong></p>
<p>Je voulais qu&#8217;on les voie autrement. Je voulais que les personnages soient très classiques, des archétypes. Mais qu&#8217;ils échouent dans leur volonté de se conformer à ces archétypes, de poursuivre leur propre légende. Parce que c&#8217;est en échouant qu&#8217;ils deviennent humains. Au début du film, on pense avoir affaire à des Bonnie &amp; Clyde, quelque chose de très familier, et au fur et à mesure, chacun des personnages se défait de ces archétypes et apparaît en dessous. Et c&#8217;est notamment le cas de Bob. Il passe tout le film à vouloir se conformer à cette légende, et au final, c&#8217;est un échec. Ruth est une hors-la-loi qui devient mère, et ça change sa manière de voir les choses. Quant au shérif, il se met à suivre ce qu&#8217;il juge être bon plutôt que ce que la loi lui dicte. C&#8217;est l&#8217;idée qui a guidé tout le film. L&#8217;histoire n&#8217;est pas nouvelle, mais les personnages ont une telle approche qu&#8217;on a l&#8217;impression que c&#8217;est la première fois qu&#8217;on nous la raconte.</p>
<p><strong>Pour le personnage de Ruth, vous avez fait le choix de Rooney Mara, que l&#8217;on connaît surtout pour son rôle de Lisbeth Salander dans <em>Millénium</em>. Ici, elle est débarrassée de tous ces artifices de coiffure et de maquillage, vous la filmez d&#8217;une manière beaucoup plus naturelle&#8230;</strong></p>
<p>Je l&#8217;avais vue dans <em>The Social Network</em>, et <em>Millénium</em> venait de sortir. Ces deux rôles sont tellement différents que je me suis dit qu&#8217;elle devait faire partie de ces acteurs qui disparaissent derrière leur rôle. Et dans ce rôle, je voulais qu&#8217;elle puisse disparaître dans les décors, les paysages, et l&#8217;univers du film. Je ne voulais pas qu&#8217;on ait l&#8217;impression de voir une star au milieu du Texas. Et j&#8217;ai eu le sentiment qu&#8217;elle pourrait se fondre dans ce film. Ma première idée était de choisir quelqu&#8217;un qui n&#8217;avait jamais joué avant. Et quand son agent m&#8217;a parlé d&#8217;elle, je me disais qu&#8217;en sortant de <em>Millénium</em>, elle ne s&#8217;intéresserait pas du tout à ce petit projet. Mais elle l&#8217;a lu, puis elle a voulu me rencontrer. Et je l&#8217;ai trouvée tellement différente que dans ces deux films que j&#8217;ai été persuadé qu&#8217;elle pourrait disparaître dans le rôle de Ruth. Je l&#8217;ai rencontrée dans un café bondé, et personne ne l&#8217;a reconnue alors qu&#8217;elle était sur toutes les affiches. Ca m&#8217;a conforté. C&#8217;est une grosse travailleuse, c&#8217;est très agréable de tourner avec elle. Je n&#8217;avais jamais fait tourner d&#8217;acteurs qui avaient déjà joué. Je ne savais pas à quoi m&#8217;attendre. Et travailler avec quelqu&#8217;un si préparé, c&#8217;était un vrai plaisir. Elle connaissait son personnage, elle savait quoi faire, elle se l&#8217;est vraiment approprié pour le rendre cent fois meilleur. </p>
<p><strong>Pour une première, vous avez finalement un excellent casting&#8230;</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/05/casey-affleck-rooney-mara-amants-texas.jpg" alt="Les Amants du Texas, de David Lowery" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-12893" />Je suis très fier, oui. Je ne veux pas dire que c&#8217;est parce que le scénario était bon, mais disons qu&#8217;il l&#8217;était suffisamment pour intéresser ces acteurs ! Et puis il y a sûrement le fait que mon court-métrage était sélectionné à Sundance cette année-là, et il a été bien reçu. Ca leur a donné une idée de ce que je voulais faire, et leur a laissé penser qu&#8217;ils pouvaient me faire confiance. Mais aujourd&#8217;hui encore, je suis sous le choc d&#8217;avoir Casey Affleck, Ben Foster et Rooney Mara au casting, qui étaient mes premiers choix. Et tout le monde a dit oui.</p>
<p>&nbsp;<br />
Les Amants du Texas<em> (Ain’t Them Bodies Saints) de David Lowery, avec Rooney Mara, Casey Affleck, Ben Foster&#8230; Etats-Unis, 2012. Présenté à la 52e Semaine de la critique du 66e Festival de Cannes. Sortie le 18 septembre 2013.</em></p>
<p><strong>&raquo; Retrouvez tout notre <a href="/66e-festival-cannes-2013/">dossier dédié au 66e Festival de Cannes</a></strong></p>
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		<title>The Major, de Yury Bykov</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Apr 2013 15:14:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Films du 66e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[Semaine de la critique]]></category>

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		<description><![CDATA[Qui ? Yuri Bykov est un réalisateur, scénariste, acteur, compositeur et producteur russe, né en 1981. Il est l’auteur de deux longs-métrages, Capitaine et Vivre ! et d’une fiction télévisée,...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/05/the-major-bykov.jpg" alt="the-major-bykov" width="200" height="84" class="alignleft size-full wp-image-12674" /><strong>Qui ?</strong><br />
Yuri Bykov est un réalisateur, scénariste, acteur, compositeur et producteur russe, né en 1981. Il est l’auteur de deux longs-métrages, <em>Capitaine</em> et <em>Vivre !</em> et d’une fiction télévisée, <em>Convoyeurs de fonds</em>.</p>
<p><strong>Quoi ?</strong><br />
<em>The Major</em> est un thriller qui met en scène Sergey Sobolev, major de la police locale, qui se rend à l&#8217;hôpital où sa femme est en train de donner naissance à leur enfant. Il conduit trop vite, renverse et tue un garçon sur un passage piéton. Que faire ? Aller en prison ou cacher le crime ? Il décide d&#8217;appeler un collègue, qui l&#8217;aide à s&#8217;en sortir. Mais tout cela se complique. Il est alors trop tard pour avoir mauvaise conscience&#8230;</p>
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		<title>For Those In Peril de Paul Wright</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Apr 2013 15:08:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Films du 66e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[Semaine de la critique]]></category>

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		<description><![CDATA[Qui ? Paul Wright a déjà à son actif de nombreux courts-métrages acclamés par la critique. Son manteau de cheminée est même décoré d&#8217;un BAFTA écossais, obtenu pour Hikikomori, un...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/05/for-those-in-peril-wright.jpg" alt="for-those-in-peril-wright" width="200" height="132" class="alignleft size-full wp-image-12647" /><strong>Qui ?</strong><br />
Paul Wright a déjà à son actif de nombreux courts-métrages acclamés par la critique. Son manteau de cheminée est même décoré d&#8217;un BAFTA écossais, obtenu pour <em>Hikikomori</em>, un Léopard d&#8217;Or obtenu à Locarno et un BAFTA gagné en 2010 pour <em>Until the River Runs Red</em>. Son premier long-métrage est très attendu.</p>
<p><strong>Quoi ?</strong><br />
Aaron est un jeune homme sombre. Il a pour cela de bonnes raisons : il est le seul survivant d&#8217;un accident de pêche qui a coûté la vie à cinq hommes de son village, dont son grand frère. Entre signes et superstitions, le village entier lui fait porter le poids de ce drame, le forçant à un exil au milieu des siens. Seul, désespéré, il décide alors de partir à la recherche de son frère et de ses amis, persuadé qu&#8217;il n&#8217;est pas mort. Un drame entre réalisme et étrangeté.</p>
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		<title>Nos héros sont morts ce soir, de David Perrault</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Apr 2013 15:17:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Films du 66e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Denis Ménochet]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Semaine de la critique]]></category>

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		<description><![CDATA[Qui ? Le premier long-métrage de David Perrault s&#8217;appuie sur un casting d&#8217;acteurs français confirmés. De Denis Ménochet, croisé dans Inglourious Basterds ou la série Les Revenants, à Jean-Pierre Martins...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/05/nos-heros-sont-morts-ce-soir-perrault1.jpg" alt="nos-heros-sont-morts-ce-soir-perrault" width="200" height="85" class="alignleft size-full wp-image-12659" /><strong>Qui ?</strong><br />
Le premier long-métrage de David Perrault s&#8217;appuie sur un casting d&#8217;acteurs français confirmés. De <a href="http://www.grand-ecart.fr/portraits/interview-rencontre-denis-menochet-grand-central-heros-morts-soir-eyjafjallojokull/" title="Rencontre avec Denis Ménochet">Denis Ménochet</a>, croisé dans <em>Inglourious Basterds</em> ou la série <em>Les Revenants</em>, à Jean-Pierre Martins (Marcel Cerdan dans <em>La Môme</em>) et Philippe Nahon, fidèle interprète de Gaspar Noé.</p>
<p><strong>Quoi ?</strong><br />
En France, au début des années 1960. Simon, catcheur, porte le masque blanc. Sur le ring, il est « Le Spectre ». Il propose à son ami Victor, de retour de la guerre, d’être son adversaire au masque noir : « L&#8217;Equarrisseur de Belleville ». Mais pour Victor, encore fragile, le rôle paraît bientôt trop lourd à porter : pour une fois dans sa vie, il aimerait être dans la peau de celui qu&#8217;on applaudit. Simon suggère alors à son ami d&#8217;échanger les masques. Mais on ne trompe pas ce milieu-là impunément…</p>
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		<title>Aqui y alla, d&#8217;Antonio Méndez Esparza</title>
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		<pubDate>Fri, 25 May 2012 09:51:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Chouanière</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Films du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Semaine de la critique]]></category>

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		<description><![CDATA[Si les flux migratoires préoccupent le cinéma mexicain au point de montrer le voyage vers les Etats-Unis dans une part importante de ses films les plus marquants, peu de métrages...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/aqui-alla-esparza.jpg" alt="Aqui y alla, d&#039;Antonio Mendez Esparza" title="Aqui y alla, d&#039;Antonio Mendez Esparza" width="280" height="175" class="alignleft size-full wp-image-7526" />Si les flux migratoires préoccupent le cinéma mexicain au point de montrer le voyage vers les Etats-Unis dans une part importante de ses films les plus marquants, peu de métrages se sont risqués à dépeindre le retour au bercail. C&#8217;est pourtant le cas d&#8217;<em>Aqui y alla</em> : Pedro, après avoir travaillé à New York, rentre dans son petit village de l&#8217;aride campagne mexicaine. Il y retrouve sa femme et ses deux filles, et rapporte dans ses bagages un synthétiseur.<br />
Le film, scindé en quatre parties, recoupe les différentes étapes de la réacclimatation du personnage. Dans un premier temps, le quadragénaire entend former un groupe de cumbia, puis on suit la troisième maternité de son épouse, avant que les affres de l&#8217;existence ne le poussent à reconsidérer sa situation personnelle.<span id="more-7481"></span><br />
Si le film prend un aspect plus social dans son dernier quart, c&#8217;est au prix d&#8217;une trop longue introduction du contexte familial et de l&#8217;environnement des personnages. De ce fait, on finit par se désintéresser de la particularité existentielle de Pedro, dont le retour paraît finalement plus normal qu&#8217;extraordinaire. Ajoutée à cela une mise en scène naturaliste par trop transparente et fade, et <em>Aqui y alla</em> ne parvient pas à transcender les situations pour devenir inoubliable.</p>
<p>&nbsp;<br />
 Aqui y alla<em> d&#8217;Antonio Méndez Esparza, avec Teresa Ramírez Aguirre, Pedro de Los Santos Juárez, Lorena Guadalupe Pantaleón Vázquez&#8230; Espagne, Etats-Unis, Mexique, 2012. Grand Prix de la Semaine de la critique du 65e Festival de Cannes. </em> </p>
<p><strong>&raquo; Retrouvez tout notre <a href="/festival-cannes-2012/">dossier dédié au 65e Festival de Cannes</a></strong></p>
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		<title>Sofia&#8217;s Last Ambulance, d&#8217;Ilian Metev</title>
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		<pubDate>Fri, 25 May 2012 07:12:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thomas Chouanière</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Films du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Bulgarie]]></category>
		<category><![CDATA[Semaine de la critique]]></category>

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		<description><![CDATA[Mila, Plamen et Krassi sillonnent les rues de Sofia à bord d&#8217;une ambulance. Ils font partie des dernières unités de secours d&#8217;urgence existantes de la capitale bulgare. Ces ambulanciers sont...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/sofia-last-ambulance-metev.jpg" alt="Sofia&#039;s Last Ambulance, d&#039;Ilian Metev" title="Sofia&#039;s Last Ambulance, d&#039;Ilian Metev" width="280" height="197" class="alignleft size-full wp-image-7510" />Mila, Plamen et Krassi sillonnent les rues de Sofia à bord d&#8217;une ambulance. Ils font partie des dernières unités de secours d&#8217;urgence existantes de la capitale bulgare. Ces ambulanciers sont confrontés, en sus de la drogue, du climat social et des inhérences de leur métier, à un manque cruel de moyens et d&#8217;un soutien logistique plus que délicat.<br />
Dans une démarche proche du cinéma direct, Ilian Metev compose son film en mettant bout à bout plusieurs moments significatifs de la vie professionnelle de ce personnel de santé un peu particulier. Le réalisateur use et abuse de plans fixes captés depuis le tableau de bord du van, fixant en gros plan les trois personnages aussi bien dans les moments de crispation précédant l&#8217;arrivée chez les patients que les rares moments calmes de leurs longues journées. <span id="more-7483"></span><br />
Si l&#8217;une des références des films d&#8217;ambulanciers demeure l&#8217;hallucinant <em>A tombeau ouvert</em>, de Martin Scorsese, où le principal enjeu demeure la difficulté de continuer une profession de santé alors que les patients vous claquent dans les mains les uns après les autres, <em>Sofia&#8217;s Last Ambulance</em> se rapproche plutôt de films documentaires policiers, tels le <em>Law and Order</em> de Frederick Wiseman ou le <em>Faits divers</em> de Raymond Depardon. Comme dans ces deux exemples, la mort et la détresse ne sont jamais loin des protagonistes, à peine quelques mètres dans le hors-champ. Mais la grammaire de Metev, plus chiche, insiste sur des répétitions de plan qui ôtent en intensité ce qu&#8217;il gagne en authenticité. Reste tout de même le point de vue d&#8217;un cinéaste sur les difficultés de ce pays et de sa politique de santé publique, qui méritait, au moins pour la cause, un petit trajet en ambulance. </p>
<p>&nbsp;<br />
Sofia&#8217;s Last Ambulance, <em>d&#8217;Ilian Metev avec Krassimir Yordanov, Mila Mikhailova, Plamen Slavkov. Bulgarie, Allemagne, Croatie, 2012. Prix Révélation France 4 à la Semaine de la critique du 65e Festival de Cannes.</em></p>
<p><strong>&raquo; Retrouvez tout notre <a href="/festival-cannes-2012/">dossier dédié au 65e Festival de Cannes</a></strong></p>
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		<title>Hors les murs, de David Lambert</title>
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		<pubDate>Thu, 24 May 2012 11:50:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Films du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Guillaume Gouix]]></category>
		<category><![CDATA[Semaine de la critique]]></category>

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		<description><![CDATA[Hors les murs, c&#8217;est Guillaume Gouix, et presque rien d&#8217;autre. Entre sa carrure de boxeur et son regard doux, il déconcerte. On lui trouve la force d&#8217;un Vincent Cassel à...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/affiche-hors-les-murs.jpg" alt="Affiche de Hors les murs" title="Affiche de Hors les murs" width="199" height="280" class="alignleft size-full wp-image-7337" /><em>Hors les murs</em>, c&#8217;est <a href="/portraits/interview-guillaume-gouix-jimmy-riviere-cesar/" target="_blank">Guillaume Gouix</a>, et presque rien d&#8217;autre. Entre sa carrure de boxeur et son regard doux, il déconcerte. On lui trouve la force d&#8217;un Vincent Cassel à ses débuts, visage anguleux et brutal, notamment dans la deuxième partie du film. Et des fulgurances de douceur. Quand il cède à l&#8217;insistance d&#8217;un petit gringalet, que l&#8217;on croit seul amoureux transi. Quand il joue les durs en l&#8217;implorant de partir, <em>« Tu me ramollis. »</em> Quand il a tout perdu. <em>Hors les murs</em> est l&#8217;histoire de cette évolution. De cette histoire de cul qui devient une histoire d&#8217;amour qui devient un drame. Des barrières qui tombent quand d&#8217;autres enferment. David Lambert, le réalisateur, joue avec, et se joue du spectateur aussi. Dans ce couple mal assorti, du grand beau gosse et du petit à la coiffure de Dave, les rôles s&#8217;inversent. </p>
<p>De <em>Hors les murs</em>, reste cette force brisée. Elle balaie tout, et déséquilibre un peu le film. David Lambert montre longuement le désespoir puis la reconstruction de celui qui apparaissait comme le plus faible des deux. Mais on s&#8217;en moque. Comme il détaillait les prémices de son histoire &#8211; la rencontre et la séduction, avec quelques trop rares moments de vraie pudeur sensuelle – il s&#8217;attache aussi à sa suite, mais ne mise pas sur le bon personnage, ne parvenant pas à en dégager autant de complexité. <span id="more-7332"></span>Sa mue laisse indifférent, voire agace. David Lambert finit par passer à côté de son film, comme ses personnages se ratent, ou plutôt se manquent. Dans cette histoire, comme à la sortie du film, reste Guillaume Gouix, seul. </p>
<p>&nbsp;<br />
Hors les murs <em>de David Lambert, avec Guillaume Gouix, Matila Maliarakis, David Salles… Belgique, 2012. Sélectionné à la Semaine de la critique du 65e Festival de Cannes.</em></p>
<p><strong>&raquo; Retrouvez tout notre <a href="/festival-cannes-2012/">dossier dédié au 65e Festival de Cannes</a></strong></p>
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		<title>Peddlers, de Vasan Bala</title>
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		<pubDate>Wed, 23 May 2012 09:04:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphanie Amigues</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Films du 65e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[course-poursuite]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[Inde]]></category>
		<category><![CDATA[Semaine de la critique]]></category>

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		<description><![CDATA[Premier film d'un jeune indien qui a décidé un jour de troquer son costume de banquier contre celui de réalisateur, Peddlers a été financé en partie grâce à un appel sur Facebook de la productrice. Sans autorisation de tourner dans la ville de Mumbai, cela coûtait trop cher. Un film fait avec des bouts de ficelle, instinctif et spontané. ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/05/peddlers-vasan-bala.jpg" alt="Peddlers, de Vasan Bala" title="Peddlers, de Vasan Bala" width="280" height="157" class="alignleft size-full wp-image-7379" />Premier film d&#8217;un jeune Indien qui a décidé un jour de troquer son costume de banquier contre celui de réalisateur, <em>Peddlers</em> a été financé en partie grâce à un appel sur Facebook de la productrice. Sans autorisation de tourner dans la ville de Mumbai, cela coûtait trop cher. Un film fait avec des bouts de ficelle, instinctif et spontané.<br />
Trois personnages, une ville, des rencontres. L&#8217;équation est simple, efficace. Une femme ingénue veut à tout prix gagner de l&#8217;argent. Un flic impuissant emploie de drôles de méthodes pour assainir la ville de la drogue. Un jeune un peu paumé erre de trafics en rapines. Ils se croisent. Se cherchent ou se fuient. Leurs vies se font et se défont sur un rythme haletant.<span id="more-7339"></span> A l&#8217;image de cette scène de course-poursuite hallucinante dans les rues de Mumbai, qui mérite à elle seule le détour. Une bande-son énergique ou mélancolique scande les mouvements des corps abîmés. Les caractères, travaillés avec beaucoup de précision et de profondeur, nous ébranlent. Le montage presque convulsif joue avec nos nerfs en livrant les informations au compte-goutte, tardant à révéler des failles ou des blessures intimes. Un film sombre dans une ville grouillante où tout est gris, le ciel comme les gens. Les couleurs semblent délavées, les êtres déjà fanés. Pourtant, dans ce marasme, reste une urgence à survivre. A vivre. Et un premier film audacieux.</p>
<p>Peddlers <em>de Vasan Bala, avec Gulshan Devaiah, Siddharth Mennon, Kriti Malhotra, Nimrat Kaur&#8230; Inde, 2012. Présenté à la Semaine de la critique du 65e Festival de Cannes.</em></p>
<p><strong>&raquo; Retrouvez tout notre <a href="/festival-cannes-2012/">dossier dédié au 65e Festival de Cannes</a></strong></p>
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