<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Grand Écart &#187; Ruben Ostlund</title>
	<atom:link href="http://www.grand-ecart.fr/tag/ruben-ostlund/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.grand-ecart.fr</link>
	<description>Étirements cinéphiles</description>
	<lastBuildDate>Sat, 27 Sep 2025 21:12:17 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.5</generator>
		<item>
		<title>The Square, de Ruben Ostlund</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/cinema/the-square-ruben-ostlund/</link>
		<comments>http://www.grand-ecart.fr/cinema/the-square-ruben-ostlund/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 24 May 2017 07:31:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Les films de la Compétition officielle]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[comédie dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[engagé]]></category>
		<category><![CDATA[Ruben Ostlund]]></category>
		<category><![CDATA[Suède]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.grand-ecart.fr/?p=25267</guid>
		<description><![CDATA[Rapine carrée - Christian est conservateur d'un musée d'art contemporain suédois. Un jour, il se fait dérober son téléphone portable et son portefeuille. Cet événement somme toute assez banal va... ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Rapine carrée</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/05/the-square-ruben-ostlund-terry-notary-cannes.jpg" alt="The Square, de Ruben Ostlund" title="The Square, de Ruben Ostlund" width="280" height="151" class="alignleft size-full wp-image-25270" /><strong>Christian est conservateur d&#8217;un musée d&#8217;art contemporain suédois. Un jour, il se fait dérober son téléphone portable et son portefeuille. Cet événement somme toute assez banal va déclencher une série de conséquences qui vont modifier son existence bien tranquille. </strong></p>
<p>Le Square du titre, c&#8217;est le nom de la dernière exposition accueillie par Christian dans son musée. Il s&#8217;agit d&#8217;un « sanctuaire », un carré de confiance et de bienveillance dans lequel tous les individus ont les mêmes droits et les mêmes devoirs. C&#8217;est autour de ces deux éléments &#8211; le vol du téléphone et le montage de l&#8217;exposition &#8211; que Ruben Ostlund construit <em>The Square</em>, réflexion légère et drôle sur l&#8217;altruisme et la confiance en l&#8217;autre. Presque comme des sketchs, les séquences se succèdent avec autodérision, Ruben Ostlund trouvant dans l&#8217;art de nombreuses occasions de rire &#8211; et non de se moquer, différence de taille. Et les personnages, même habités des meilleures intentions, d&#8217;illustrer à merveille la difficulté de vivre en respectant ses valeurs &#8211; surtout lorsqu&#8217;on est, comme Christian, un homme de (petit) pouvoir et de culture et qu&#8217;on tient à garder sa position.</p>
<p><em>The Square</em> enfonce des fenêtres ouvertes ? Oui, et le réalisateur de <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/un-certain-regard-2014/tourist-force-majeure-ruben-ostlund/" title="Snow Therapy, de Ruben Östlund">Force majeure</a></em> en est bien conscient ; <em>The Square</em> est un joli divertissement ludique qui réussit à ne pas devenir ce qu&#8217;il dénonce : un bel objet à admirer mais inutile, irréaliste et loin de tout pragmatisme. Avec intelligence, Ostlund préfère lancer un débat et laisser au spectateur le soir de l&#8217;approfondir et d&#8217;en discuter ensuite. Et tant mieux si les paradoxes affluent, à l&#8217;image de cette conférence de presse surréaliste pendant laquelle les médias reprochent à Christian sa campagne de communication inhumaine, alors que ces mêmes médias se nourrissent allégrement des scandales, polémiques et autres faits divers croquants. <span id="more-25267"></span></p>
<p>Au milieu du film, les deux filles de Christian sont invitées à l&#8217;entrée de l&#8217;exposition à choisir de faire confiance ou non aux autres. Facile, sur le papier, de choisir la confiance en l&#8217;autre. En pratique, le choix est plus difficile, et c&#8217;est le cheminement de <em>The Square</em>, plus profond qu&#8217;il y paraît, qui donne envie d&#8217;aimer l&#8217;autre et de croire en lui. De ce point de vue, Ruben Ostlund réussit ici son pari : donner envie au spectateur, une fois les lumières rallumées, de changer, de percevoir le monde différemment. C&#8217;est le propre d&#8217;une œuvre d&#8217;art.</p>
<p>&nbsp;<br />
The Square <em>de Ruben Ostlund, avec Claes Bang, Elisabeth Moss, Dominic West&#8230; Suède, 2017. En compétition au 70e Festival de Cannes.</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.grand-ecart.fr/cinema/the-square-ruben-ostlund/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Snow Therapy, de Ruben Östlund</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/un-certain-regard-2014/tourist-force-majeure-ruben-ostlund/</link>
		<comments>http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/un-certain-regard-2014/tourist-force-majeure-ruben-ostlund/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2015 07:04:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Un Certain Regard 2014]]></category>
		<category><![CDATA[Croisette]]></category>
		<category><![CDATA[Ruben Ostlund]]></category>
		<category><![CDATA[Suède]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.grand-ecart.fr/?p=17337</guid>
		<description><![CDATA[Girl power - La dernière fois qu’il était venu à Cannes, Ruben Östlund y présentait <em>Play</em>, une œuvre controversée sur le racisme et les limites du modèle d’intégration suédois. Dans <em>Snow Therapy</em>, c'est...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Girl power</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/04/tourist-force-majeure-ruben-ostlund.jpg" alt="Force majeure, de Ruben Ostlund" title="Force majeure, de Ruben Ostlund" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-17340" />La dernière fois qu’il était venu à Cannes, Ruben Östlund y présentait <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/play-ruben-ostlund/" target="_blank">Play</a></em>, une œuvre controversée sur le racisme et les limites du modèle d’intégration suédois. Dans <em>Snow Therapy</em>, c’est encore des rapports humains dont il est question, mais le cinéaste pénètre cette fois des sphères plus intimes, avec beaucoup d’humour et une mise en scène maîtrisée à la perfection. L’histoire prend place dans les Alpes françaises : Thomas, Ebba et leurs deux enfants Vera et Harry passent des vacances au ski. Alors qu’ils sont confortablement installés à une terrasse d’altitude, survient une avalanche. Quand elle se rapproche dangereusement, Thomas s’enfuit, laissant femme et enfants derrière lui. Par chance l’avalanche s’arrête sans faire de blessés, mais Thomas a révélé sa lâcheté. Après ça, rien à faire pour rétablir son rôle de chef de famille. Sa femme va devenir obsédée par son geste, lui va chercher à conserver son vernis de virilité. Les deux enfants sentent la famille se désagréger. <em>Snow Therapy</em> est moins un film sur la culpabilité que sur le sentiment d’insécurité qui s’immisce dans le cercle familial. <span id="more-17337"></span>Ruben Östlund brise encore une fois les stéréotypes : la famille modèle n’en a que les apparences, et leur modèle de valeur implose dès lors qu’il se heurte à l’inconnu. Les rôles sont alors inversés, lorsque le père devient pathétique à force de plaintes et de gémissements, la mère est contrainte de résoudre la situation et de mettre en scène le Retour du Père. Une image qui en dit long sur l’archétype familial, et même sur la société : si les hommes ont le contrôle, ne serait-ce pas tout simplement parce que les femmes le veulent bien ?</p>
<p>&nbsp;<br />
Snow Therapy<em> (Turist) de Ruben Östlund, avec Kristofer Hivju, Lisa Loven Kongsli, Johannes Kuhnke, Clara Wettergren, Vincent Wettergren… Suède, 2014. Prix du jury Un Certain Regard 2014. Sortie le 28 janvier 2015.</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/un-certain-regard-2014/tourist-force-majeure-ruben-ostlund/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>13/12-20/12 : 6e Festival de cinéma européen des Arcs</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/festival-cinema-europeen-arcs-2014/</link>
		<comments>http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/festival-cinema-europeen-arcs-2014/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 07 Dec 2014 07:54:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pense-bête]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
		<category><![CDATA[Ruben Ostlund]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.grand-ecart.fr/?p=19627</guid>
		<description><![CDATA[De quoi s&#8217;agit-il ? Cinq éditions portées par un succès unanime et une sixième qui s’annonce tout aussi palpitante. La nouvelle mouture du Festival de cinéma européen des Arcs sera...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/11/lesarcsaffiche.jpg" alt="Festival de cinéma européen des Arcs" width="150" height="212" class="alignleft size-full wp-image-19630" /><strong>De quoi s&#8217;agit-il ?</strong></p>
<p>Cinq éditions portées par un succès unanime et une sixième qui s’annonce tout aussi palpitante. La nouvelle mouture du Festival de cinéma européen des Arcs sera présidée cette année par le réalisateur Cédric Kahn. Autour de lui, pour le soutenir dans sa tâche, un jury éclairé : la comédienne Virginie Ledoyen, l’humoriste Gaspard Proust, la chef opérateur Agnès Godard, le compositeur Stephen Warbeck, la comédienne Lin Dan Pham et le comédien Jack Reynor. Face à eux, 12 films viendront nourrir une compétition officielle de haute volée, et briguer la désormais très convoitée Flèche de Cristal. Par ailleurs quatre programmes de courts-métrages feront également l’objet d’une compétition et c’est inédit ! Vous aurez par ailleurs l’occasion, grâce à la sélection Panorama, de partir à la découverte des plus belles trouvailles européennes de l’année.</p>
<p>Bref, le Festival de cinéma européen des Arcs, c’est le septième art au sommet. La preuve : plus de 100 projections sont prévues, réparties sur l’ensemble du site. De Bourg Saint-Maurice à l’« igloo » perché à 2200 mètres d’altitude. Et pensez éventuellement cette année à venir équipé de vos instruments d’assistance respiratoire puisque, pour la première fois, une projection se tiendra au somment de l’Aiguille rouge, à 3200 mètres ! Il s’agira du film de Ruben Ostlund, <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/67e-festival-cinema-cannes/films-selection-officielle-2014/un-certain-regard-2014/tourist-force-majeure-ruben-ostlund/" title="Force majeure, de Ruben Östlund">Snow Therapy</a></em>, récompensé du prix du Jury Un Certain Regard lors du dernier <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/67e-festival-international-film-cannes-jane-campion-2014/" title="14/05-25/05 : Festival de Cannes 2014">Festival de Cannes</a>. Le plus dur sera sans doute, non pas d’atteindre l’Aiguille, mais de redescendre… Bonne chance et bons films !</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/festival-cinema-europeen-arcs-2014/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Play, de Ruben Östlund</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/cinema/play-ruben-ostlund/</link>
		<comments>http://www.grand-ecart.fr/cinema/play-ruben-ostlund/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 17 May 2011 18:41:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Festival de Cannes 2011]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[Ruben Ostlund]]></category>
		<category><![CDATA[Suède]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.grand-ecart.fr/?p=2847</guid>
		<description><![CDATA[Depuis le début de ce festival, j'attends le choc. La claque. L'évidence. Et pendant une bonne partie du film, <em>Play</em> aurait pu être celui-là. Aurait dû être celui-là, si l'épilogue ne...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Jeu d&#8217;enfant</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/05/play-ruben-ostlund.jpg" alt="Play de Ruben Ostlund" title="Play de Ruben Ostlund" width="229" height="280" class="alignleft size-full wp-image-2865" />Depuis le début de ce festival, j&#8217;attends le choc. La claque. L&#8217;évidence. Et pendant une bonne partie du film, <em>Play</em> aurait pu être celui-là. Aurait dû être celui-là, si l&#8217;épilogue ne trahissait pas des intentions floues et dérangeantes. Parce que le propos est intéressant. Et la description d&#8217;un jeu social, minutieuse. Une bande de jeunes Noirs survets-capuches, ayant intégré ce qu&#8217;ils représentent dans la société (suédoise au moins), n&#8217;ont même pas besoin d&#8217;user de la violence pour opérer une domination sur des gamins à peine plus jeunes, mais bien plus proprets. Ici, la violence devient superflue dans la mesure où on les en croit capables. La menace ne provenant que du fait d&#8217;être ce qu&#8217;ils sont. Ainsi rassemblés, ils insufflent « naturellement » la peur. Une peur qui leur suffit, avec une petite dose de jeu <em>good cop/bad cop</em>, pour prendre l&#8217;ascendant et manipuler comme bon leur semble les petites victimes. En ce sens, Ruben Östlund pointe intelligemment un cercle vicieux. Au lieu de tenter de sortir d&#8217;une spirale de domination d&#8217;un groupe sur l&#8217;autre, ces gamins-là utilisent leur position, <em>a priori</em> pas la meilleure, pour prendre le pouvoir. Et finalement être fidèles à ce qu&#8217;on attend d&#8217;eux. <span id="more-2847"></span>Et pour montrer leur degré de conscience du système dans lequel ils s&#8217;inscrivent, l&#8217;un des agresseurs finira même par avoir cette phrase, sur le mode « tu t&#8217;attendais à quoi ? » : « Tu montres ton portable à cinq Blacks juste parce qu&#8217;ils te le demandent. Même un gamin de 3 ans sait qu&#8217;il faut pas faire ça. » Les gosses bien sages sont donc terrorisés, avant même que quoi que ce soit ne se soit dit entre les deux groupes. Le simple fait que les présumés délinquants, un peu perturbateurs dans un magasin de sport, envoient un ballon en direction des seconds suffit à prendre contact. S&#8217;ensuit alors une étrange errance. Fascinante même. Les uns jouent à humilier les autres. Qui souffrent, mais se soumettent sans trop rechigner, prêts à tout pourvu que ça finisse. Ils reconnaissent la domination, sinon comme légitime, au moins comme effective. La bande désormais supérieure mettant en place un jeu de rôles bien orchestré entre empathie, compréhension, menace sous-jacente et violence potentielle. </p>
<p><em>Play</em> est surtout un choc parce que la forme est brillante. Des plans fixes. Longs. Des plans-séquences fixes. Où beaucoup de choses se passent, au premier et en arrière-plan. Où des gamins de 14 ans tiennent parfaitement leur rôle, pendant parfois près de dix minutes, passant d&#8217;une émotion à une autre, enchaînant les phases de jeu toujours au sein du même plan. En dehors de la performance d&#8217;exécution, le dispositif fait sens. Et c&#8217;est suffisamment rare pour être noté. Entre films formels, mais creux, et films forts, mais à la réalisation plan-plan, voir la manière dont Ruben Östlund utilise le hors-champ inhérent au plan fixe, celle dont il organise ses cadres, et surtout sa façon de créer une tension palpable est saisissant. Puissant, même. Ses plans embrassent tout. La lâcheté des uns et la peur des autres. L&#8217;organisation des deux bandes, leurs interactions, l&#8217;une par rapport à l&#8217;autre, et au sein de chacune. La détresse aussi, contre l&#8217;oppression.</p>
<p>Et puis vient le sous-texte. Ce qui fait que <em>Play</em> n&#8217;est pas le chef-d&#8217;oeuvre espéré. Parce qu&#8217;on ne peut s&#8217;empêcher de penser que le choix des origines et de l&#8217;identité des personnages n&#8217;est pas insignifiant. Les agresseurs sont noirs. Tous les cinq. Les agressés sont blancs, blonds. Sauf un, un Asiatique. Alors que le réalisateur souligne la molle intervention des témoins de scène de violence, c&#8217;est lorsque les pères des victimes s&#8217;en prennent à l&#8217;un des agresseurs, soudain à son tour isolé et fragile, que quelqu&#8217;un s&#8217;interpose. Deux femmes. Dont une enceinte. Ajoutons à cela que, de retour de leur périple, s&#8217;étant fait dépouiller de toutes leurs affaires, les trois gosses proprets se prennent une amende et un long sermon parce qu&#8217;ils resquillent dans le tram, quand personne n&#8217;a rien dit au moment où, quelques heures plus tôt, le même tram était le théâtre du sentiment de surpuissance des agresseurs. Dans la dernière demi-heure du film, s&#8217;instaure le malaise. Et au fond, on se demande. Où veut-il en venir ? Qu&#8217;est-ce qu&#8217;il veut dire ? Je ne comprends pas bien, ou je ne veux pas comprendre, je ne sais pas. Alors que le propos sociologique était brillant, pourquoi s&#8217;engager maladroitement sur ce terrain identitaire glissant ? Depuis le début de ce festival, on reproche souvent aux films de compter une demi-heure de trop. Celle-ci remet en cause le film, interroge et dérange. Malheureusement, pas dans le bon sens du terme.</p>
<p>Play<em>, de Ruben Östlund. Suède, 2011. Sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs 2011.</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.grand-ecart.fr/cinema/play-ruben-ostlund/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>29</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
