<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Grand Écart &#187; perversion</title>
	<atom:link href="http://www.grand-ecart.fr/tag/perversion/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.grand-ecart.fr</link>
	<description>Étirements cinéphiles</description>
	<lastBuildDate>Sat, 27 Sep 2025 21:12:17 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.5</generator>
		<item>
		<title>La Religieuse, de Guillaume Nicloux</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/cinema/religieuse-guillaume-nicloux-diderot/</link>
		<comments>http://www.grand-ecart.fr/cinema/religieuse-guillaume-nicloux-diderot/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 20 Mar 2013 12:59:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[adaptation]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Isabelle Huppert]]></category>
		<category><![CDATA[perversion]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.grand-ecart.fr/?p=11817</guid>
		<description><![CDATA[Tu seras une nonne ma fille. Tel est le destin tout tracé et peu désiré de Suzanne, 16 ans. Ses deux sœurs mariées à un homme, un vrai, la voici qui va devoir épouser le Christ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/03/affiche-religieuse-guillaume-nicloux.jpg" title="La Religieuse, de Guillaume Nicloux" alt="La Religieuse, de Guillaume Nicloux" width="210" height="280" class="alignleft size-full wp-image-11819" />Tu seras une nonne ma fille. Tel est le destin tout tracé et peu désiré de Suzanne, 16 ans. Ses deux sœurs mariées à un homme, un vrai, la voici qui va devoir épouser le Christ à l’insu de son plein gré. Mais si Dieu ne lui a pas donné la foi, ce sera une force intérieure, empreinte de fougue et de liberté, qui va l’animer afin de s’extirper d’une situation dont on ne réchappe pourtant jamais. Entre-temps, elle rencontrera des mères supérieures tour à tour un peu étranges, entre une décatie suicidaire, une jeune sadique acariâtre et une autre un peu trop collante et en manque de câlinous charnels. Tombant de Charybde en Scylla, la rage vissée au cœur et au corps et persuadée que son destin est ailleurs, Suzanne parcourra tout un chemin de croix vers la rédemption…</p>
<p>Qui a dit que Diderot n’était pas (ou plus) moderne ? Son œuvre inachevée qui aurait fait frémir le moins pieux de ses contemporains est ici adaptée au cinéma pour la seconde fois. Si <em>La Religieuse</em> se pare d’une parfaite austérité (pas de maquillage pour les comédiennes, chants en direct, éclairages en lumière naturelle…), le thème de la liberté à l’heure où tant de personnes en manquent encore cruellement à travers le monde (et souvent à cause de dogmes religieux érigés par l’être humain lui-même) sonne toujours douloureusement actuel. <span id="more-11817"></span> Si Guillaume Nicloux surprend en changeant radicalement sa façon de filmer pour ce huis clos parfois étouffant, souvent théâtral, il a su trouver brillamment les comédiennes pour incarner ces femmes que la religion a perdu ou va perdre. La folie, entraînée par l’enfermement, les punitions, les journées qui se ressemblent perpétuellement, n’est jamais très loin du voile. La jeune Pauline Etienne prête ses traits intemporels à Suzanne, lui conférant force, espoir et courage (celui de dénoncer haut et fort à qui de droit ce qu’elle subit sans crainte des représailles). Louise Bourgoin surprend en mère supérieure perverse adepte du cilice qui fait mal et Isabelle Huppert emporte l’adhésion dans des scènes d’anthologie tantôt pathétiques, tantôt émouvantes, dans un rôle empreint de fragilité à laquelle elle ne nous a plus habitués. En attendant d’être plus près de Dieu, soyons plus proches de cette <em>Religieuse</em> dans les salles obscures pour, qui sait, avoir nous-mêmes une révélation ? </p>
<p>&nbsp;<br />
La Religieuse <em>de Guillaume Nicloux, avec Pauline Etienne, Louise Bourgoin, Isabelle Huppert, Gilles Cohen, Agathe Bonitzer, Françoise Lebrun… France, 2012. Sortie le 20 mars 2013.</em> </p>
<p><center><script type="text/javascript" src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/pz5pp/zone/2/autoplay/no/"></script></center></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.grand-ecart.fr/cinema/religieuse-guillaume-nicloux-diderot/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Jess Franco, fabricant d&#8217;Eros</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/cinema/films-erotiques-jess-franco-comtesse-perverse-venus-in-furs/</link>
		<comments>http://www.grand-ecart.fr/cinema/films-erotiques-jess-franco-comtesse-perverse-venus-in-furs/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 18 Mar 2013 16:56:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
		<category><![CDATA[perversion]]></category>
		<category><![CDATA[sexe]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.grand-ecart.fr/?p=11783</guid>
		<description><![CDATA[Jesùs Franco est une légende. Un morceau d’histoire. Pour la génération de bisseux qui squattaient chaque samedi soir les salles de quartier jusqu’au petit matin, Jesùs dit Jess fut le prophète de...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Jesùs Franco est une légende. Un morceau d’histoire. Pour la génération de bisseux qui squattaient chaque samedi soir les salles de quartier jusqu’au petit matin, Jesùs dit Jess fut le prophète de l’horreur érotique, un stakhanoviste de la jarretelle, insatiable, jusqu’à tourner 10 films par an.<br />
Franco croque les femmes avec gourmandise et qu’elles soient perverses ou les victimes innocentes de pervers polymorphes, ses héroïnes apparaissent au naturel, sans artifice, bien en chair. On apprécie les imperfections, les filles qui ont du chien. Aujourd’hui, les poufs de la réalité « photoshopées » à l’extrême squattent les médias. Et le boudin, je le préfère aux pommes, pas au botox.<br />
De <em>La Comtesse perverse</em> jusqu’à <em>Célestine bonne à tout faire</em>, vous vous baladerez d’ambiances poisseuses et anxiogènes aux atmosphères des meilleurs Philippe Clair (<em>Le Furher en folie</em>, <em>Rodriguez au pays des merguez</em>…). Aaah, l’enivrant parfum des productions <em>seventies</em>.</p>
<p>&nbsp;<br />
<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/03/comtesse-perverse-jess-franco.jpg" alt="La Comtesse perverse, de Jess Franco" title="La Comtesse perverse, de Jess Franco" width="220" height="164" class="alignleft size-full wp-image-11784" /><strong><em>La Comtesse perverse</em> avec Alice Arno, Lina Romay, Howard Vernon, Tania Buselier…</strong></p>
<p>Au sein de leur île privée, le comte Rador Zaroff (Howard Vernon) et son épouse, la comtesse Ivana (Alice Arno), s’adonnent à des mœurs libertaires pour le moins étranges. Des jeunes filles sont régulièrement accueillies pour des expériences érotiques. Au lendemain de ces soirées, une partie de chasse est organisée, dont le gibier est la jeune fille, poursuivie par la comtesse, nue et son arc à la main. La victime finit alors mangée par le couple d’aristocrates. <span id="more-11783"></span>Quand la jolie Sylvia (Lina Romay) manque de tomber dans le piège, les choses ne vont pas se dérouler comme à l’accoutumée…<br />
Une île sauvage baignée de ciel bleu, une villa contemporaine à l’architecture extraordinaire, une chasse à l’homme (ici à la femme), du cannibalisme… Le tour est joué. Nous voilà au cœur du cinéma des années 1970, un cinéma comme on n&#8217;en fait plus, avec trois francs six sous, libre, sans concessions, aux limites du psychédélisme. <em>La Comtesse perverse</em> est présentée dans sa version expurgée des inserts érotiques imposés par Robert De Nesle qui, à l’époque, désirait plus que tout surfer sur la vague pornographique. Grosse erreur de gros cochon. Cet hommage au chef-d’œuvre d’Ernest B. Schoedsack et Irving Pichel <em>La Chasse du comte Zaroff</em> ne manque pas d’atouts. Les succulentes interprétations de Lina Romay et Howard Vernon ne sont pas étrangères à la réussite du projet. Le cabotinage, toujours de bon goût, excuse les faiblesses du scénario. Le grand-angle y fait pour beaucoup dans ces intentions de titiller la rétine. Tout semble gigantesque et grisant.</p>
<p>&nbsp;<br />
<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/03/plaisir-trois-jess-franco.jpg" alt="Plaisir à trois, de Jess Franco" title="Plaisir à trois, de Jess Franco" width="220" height="165" class="alignleft size-full wp-image-11785" /><strong><em>Plaisir à trois</em> avec Alice Arno, Robert Wood, Lina Romay, Howard Vernon…</strong></p>
<p>Sortie de clinique psychiatrique au bout d’un an d’enfermement, Martine de Bressard (Alice Arno) retrouve son manoir et son mari, Charles (Robert Wood). Le couple reprend alors ses habitudes perverses : ils font venir une jeune fille prude pour l’initier à tous les vices à travers des jeux érotiques. La jolie Cécile (Tania Busselier) va ainsi être initiée, aidée par Adèle (Lina Romay), la jeune esclave sourde. Mais la crypte du manoir cache des secrets et quelques cadavres…<br />
C’est au tour de Sade d’être adapté. Mais adapté librement. Alain Petit, cinéphage qui assure une grande partie des bonus de la collection Artus Films est à l’origine du scénario. Il nous raconte (avec passion et un poil nostalgique) son amour pour le travail de Franco et pour l’homme ainsi que la surprenante genèse de <em>Plaisir à trois</em>. Admirer quelqu’un est une chose, travailler avec lui en est une autre. Petit insiste ; la passion emporte tout, même les emmerdes, si tant est que l’on puisse supporter les situations impossibles loin des images strass et paillettes véhiculées par les grands studios lors des grands événements. Pour collaborer avec son idole, Petit a ravalé sa fierté. Il a tenu le coup, et le budget !<br />
<em>Plaisir à trois</em> prend Sade à rebrousse-poil au moment où la trahison se substitue à la complicité. L’image léchée fait une nouvelle fois passer la pilule (comprendre la légèreté du scénario). </p>
<p>&nbsp;<br />
<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/03/venus-furs-jess-franco.jpg" alt="Venus in Furs, de Jess Franco" width="220" height="165" class="alignleft size-full wp-image-11786" /><strong><em>Venus in Furs</em> avec Klaus Kinski, Maria Rohm, Margaret Lee, James Darren, Barbara McNair…</strong></p>
<p>Jimmy Logan (James Darren), un trompettiste de jazz, noie son manque d’inspiration dans l’alcool et la drogue. Un soir, il rencontre la belle Wanda (Maria Rohm) et tombe instantanément amoureux d’elle. Il n’intervient pourtant pas lorsqu’elle se fait violer par deux hommes. Le lendemain, sur la plage, à peine sorti de ses vapeurs oniriques, Jimmy tombe sur le cadavre d’une femme noyée : Wanda. Le musicien part alors à Rio où il rencontre Rita, une chanteuse noire. Un soir, Wanda apparaît, toute vêtue de fourrure…<br />
Certains disent que c’est le chef-d’œuvre de Franco. Moi pas (Ouch ! Attention, je n’y vais pas avec le dos de la cuillère !). L’énorme problème du film réside en un scénario si alambiqué d’effets de manche qu’il faut être un sacré fan du bonhomme pour accepter d’y comprendre quelque chose. La grande qualité de <em>Venus in Furs</em>, il faut la chercher du côté de l’ambiance vaporeuse où le jazz du groupe Manfred Mann s’applique à nous envoûter. Le charme opère si vous êtes un spectateur conciliant. Ce n’est pas un péché de se laisser convaincre. Aussi, entre ces rêves et ces cauchemars, vous penserez sans doute à David Lynch. <em>Venus in Furs</em> est peut-être l’œuvre de Franco où le langage cinématographique y est le plus singulier. </p>
<p>&nbsp;<br />
<img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/03/celestine-bonne-tout-faire-lina-romay-jess-franco.jpg" alt="Célestine bonne à tout faire, de Jess Franco" title="Célestine bonne à tout faire, de Jess Franco" width="220" height="165" class="alignleft size-full wp-image-11789" /><strong><em>Célestine bonne à tout faire</em> avec Lina Romay, Pamela Stanford, Richard Bigotini, Howard Vernon, Olivier Mathot…</strong></p>
<p>Obligée de fuir de sa maison close à cause d’une descente de police, une jeune pensionnaire, Célestine, se retrouve à errer presque nue dans la campagne. Arrivée devant les grilles d’un château, elle pénètre dans la propriété. Elle est recueillie par Sébastien, le jardinier, qui va lui offrir une douce nuit dans la grange. Au matin, c’est au tour de Malou, le valet, de faire la connaissance de Célestine. Bientôt, toute la famille du comte de La Bringuette ne pourra plus se passer de Célestine, devenue « bonne à tout faire », et qui va faire du vieux château un véritable temple de l’amour.<br />
Une paillardise bonnarde, ou savoureuse, selon si vous êtes à la maison, ou au bureau. Inspiré par le <em>Journal d’une femme de chambre</em> d’Octave Mirbeau, Franco s’abandonne à la grivoiserie. Un entracte joyeux. </p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.grand-ecart.fr/cinema/films-erotiques-jess-franco-comtesse-perverse-venus-in-furs/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>02/07 : la nuit Roman porno japonais</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/nuit-roman-porno-japonais-naomi-tani/</link>
		<comments>http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/nuit-roman-porno-japonais-naomi-tani/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 12 Jun 2011 06:34:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pense-bête]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[perversion]]></category>
		<category><![CDATA[sexe]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.grand-ecart.fr/?p=3560</guid>
		<description><![CDATA[De quoi s&#8217;agit-il ? Attention, la nuit à ne pas rater, la nuit la plus intéressante de l&#8217;année, c&#8217;est bien celle-ci, celle du 2 au 3 juillet 2011. Le festival...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/06/film-roman-porno-japonais.jpg" alt="Portraits de la beauté soumise, un film de la collection Roman porno japonais" title="Portraits de la beauté soumise, un film de la collection Roman porno japonais" width="120" height="120" class="alignleft size-full wp-image-3566" /><strong>De quoi s&#8217;agit-il ?</strong></p>
<p>Attention, la nuit à ne pas rater, la nuit la plus intéressante de l&#8217;année, c&#8217;est bien celle-ci, celle du 2 au 3 juillet 2011. Le festival Paris Cinéma organise une nuit Roman porno japonais au Forum des images. Petit rappel historique : le <a href="/recadrages/roman-porno-japonais-nikkatsu/">roman porno japonais</a> est le cinéma érotique des années 1970-1980 au Japon, principalement du fait du studio Nikkatsu, qui y voyait un moyen de remonter la pente (ça a d&#8217;ailleurs bien marché pendant une quinzaine d&#8217;années). Pour commémorer ce cinéma fascinant et troublant, le festival Paris Cinéma invite même l&#8217;égérie de l&#8217;époque, Naomi Tani (joliment surnommée &#8220;la Marilyn Monroe du bondage&#8221;), qui présentera avec le réalisateur Yves Montmayeur le documentaire de ce dernier, <em>Inside the Pleasure Dome of Japanese Erotic Cinema</em>. Suivront plusieurs film de la collection Roman porno, parmi lesquels <em>L&#8217;Extase de la rose noire</em> de Tatsumi Kumashiro, <em>La Vie secrète de madame Yoshino</em> de Masaru Konuma ou encore <em>La Véritable Histoire d’Abe Sada</em>, qui relate la même histoire que le célèbre <em>Empire des sens</em>. Bref, une nuit chaude !<br />
<em>&raquo; Plus d&#8217;infos sur le site du festival : Paris Cinéma</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/nuit-roman-porno-japonais-naomi-tani/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le roman porno japonais de la Nikkatsu</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/recadrages/roman-porno-japonais-nikkatsu/</link>
		<comments>http://www.grand-ecart.fr/recadrages/roman-porno-japonais-nikkatsu/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 23 May 2011 08:49:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Recadrages]]></category>
		<category><![CDATA[censure]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[perversion]]></category>
		<category><![CDATA[sexe]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.grand-ecart.fr/?p=2511</guid>
		<description><![CDATA[Levons tout de suite une première ambiguïté : le roman porno japonais <em>n’est pas</em> pornographique. L’appellation « roman porno », en entier « romanesque pornographique », était davantage une idée...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/05/femme-aux-seins-perces.jpg" alt="La Femme aux seins percés, de Shogoro Nishimura" title="La Femme aux seins percés, de Shogoro Nishimura" width="280" height="186" class="alignleft size-full wp-image-2633" />Levons tout de suite une première ambiguïté : le roman porno japonais <em>n’est pas</em> pornographique. L’appellation « roman porno », en entier « romanesque pornographique », était davantage une idée marketing des studios Nikkatsu qu’un certificat d’authenticité. Et aussi une façon de faire dans le cinéma érotique en coupant avec la production de l’époque, réservée à quelques sociétés indépendantes et labellisée « pinku eiga » (pour « cinéma rose »). </p>
<p>Si la Nikkatsu marche sur les plates-bandes du pinku eiga au début des années 1970, c’est pour tenter de contrecarrer le préjudice subi par la généralisation de la télévision dans les foyers à la fin de la décennie précédente. <strong>Les salles de cinéma se vident, les Japonais que le train de l’industrialisation rattrape à grande vitesse préfèrent rester chez eux, au chaud, à mater la télé.</strong> Les trois grands studios sont touchés – la Toho, la Shochiku et la Nikkatsu –, et la dernière a cette idée lumineuse : quoi de mieux que des films érotiques pour que les hommes – et pourquoi pas, les femmes – remettent les pieds au cinéma ? Sitôt dit, sitôt fait, et la compagnie Nikkatsu enrôle acteurs, actrices et réalisateurs « maison » pour se reconvertir momentanément dans le roman porno. L’objectif étant d’engendrer suffisamment de bénéfices pour continuer parallèlement à financer des films « classiques ».<span id="more-2511"></span><br />
&nbsp;</p>
<h3>Nouveau genre</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/05/portraits-de-la-beaute-soumise.jpg" alt="Portraits de la beauté soumise, de Masaru Konuma" title="Portraits de la beauté soumise, de Masaru Konuma" width="280" height="185" class="alignright size-full wp-image-2635" />Comme le pinku eiga, le roman porno est caractérisé par un tournage court (environ deux semaines) pour un budget réduit. Mais la singularité de ces films est de s’offrir les services de véritables réalisateurs, désireux de ne pas succomber dans l’écueil du film porno au scénario inexistant. Levons donc ici une seconde ambiguïté : les films roman porno ont toujours respecté la censure, très forte au Pays du soleil levant. C’est la commission Eirin qui y régule depuis 1949 le cinéma. Elle est plus proche du code Hays que de notre bonne vieille Commission de classification. <strong>Mais si le code Hays n’a pas résisté à l’évolution des mœurs (il est abandonné au milieu des années 1960), Eirin est toujours bien présente au Japon.</strong> Parmi les règles en matière de sexe, interdiction de montrer les parties génitales, et surtout, pire que de nourrir un Mogwaï après minuit, défense absolue de représenter les poils pubiens féminins (Hays avait ses nombrils, Eirin a ses poils). Il y a encore quelques années, <em>Perfect Blue</em> (1998) du regretté Satoshi Kon a échappé de peu à la censure parce que le film montrait distinctement les poils pubiens de son héroïne.</p>
<p>C’est donc avec ces règles rigoureuses que les réalisateurs de la Nikkatsu devaient composer : d’un côté, ne pas montrer de parties génitales ; de l’autre, insérer obligatoirement une scène de sexe toutes les dix minutes. Au milieu de tout ça, les cinéastes ont eu carte blanche pour réaliser de véritables films au scénario souvent subtil et aux images… léchées. <strong>La voilà, la singularité du roman porno japonais : de l’érotisme, mais de qualité.</strong><br />
&nbsp;</p>
<h3>Ô fantasme</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/05/la-chambre-noire.jpg" alt="La Chambre noire, de Kirio Urayama" title="La Chambre noire, de Kirio Urayama" width="261" height="263" class="alignleft size-full wp-image-2637" />Devant l’impossibilité de montrer des rapports directs, c’est surtout les situations qui seront privilégiées dans les films de la Nikkatsu, odes aux fantasmes, faisant de l’érotisme un rêve éveillé et non la retranscription du simple acte sexuel. <strong>Particularité toute japonaise : en termes d’érotisme, le pays du monde flottant a toujours préféré le désir à l’acte</strong>, l’exemple le plus mythique pour l’Occidental étant la geisha, qu’on situe faute de mot adéquat entre la prostituée et la dame de compagnie. Il s’agirait d’une forme de masochisme, dans lequel l’homme brûlerait d’un désir inassouvi, un peu comme les vieillards excités et impotents des <em>Belles Endormies</em>, le clairvoyant roman de Yasunari Kawabata.</p>
<p>Ainsi parmi les quelque 1100 films tournés entre 1971 et 1986, les genres et les situations se sont perpétuellement renouvelés. Du drame intimiste à la comédie érotique en passant par le thriller ou même la science-fiction, le roman porno s’est réinventé pendant quinze ans et a laissé la part belle au genre sadomasochiste, participant probablement de la persistance du cliché de perversion (bondage, fétichisme, soumission, humiliations diverses) qui colle aux Japonais(es). </p>
<p>Quelques-uns des réalisateurs phares du roman porno lui donnèrent une identité : Chusei Sone, dont la noirceur caractérise la contre-culture de l’époque, Masaru Konuma, pape du SM aux œuvres troublantes, Noboru Tanaka, dont les mystérieuses images et l’esthétique soignée émancipent le roman porno du genre pornographique, et d’autres comme Kirio Urayama (qui, avant de mettre en scène la variation sur le désir <em>La Chambre noire</em>, avait réalisé le drame poignant <em>Une jeune fille à la dérive</em>) vinrent compléter une collection riche d’enseignements sur une société japonaise en pleine mutation. <strong>Notons aussi que d’autres réalisateurs se sont affirmés dans le genre érotique sans appartenir à la Nikkatsu</strong> : les premiers films de Kiyoshi Kurosawa, l’œuvre globale de Koji Wakamatsu, <em>L’Empire des sens</em> de Nagisa Oshima (dont la même histoire avait déjà été réalisée sous le label « roman porno » un an auparavant : <em>La Véritable Histoire d’Abe Sada</em>)…<br />
&nbsp;</p>
<h3>Contre-culture jouissive</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/05/prisonniere-du-vice.jpg" alt="Prisonnière du vice, de Akira Kato" title="Prisonnière du vice, de Akira Kato" width="280" height="278" class="alignright size-full wp-image-2639" />Alors qu’en Occident à la même époque le courant de la sexploitation, notamment représenté par Jess Franco, Tinto Brass et Russ Meyer (la fameuse série des <em>Vixen</em>), donnait à jouir des formes imposantes de ses héroïnes, l’équivalent japonais se montrait donc volontiers plus subversif, et contrairement aux apparences, donnait un rôle conséquent à la femme, maître de son destin – même s’il était de devenir une esclave sexuelle.</p>
<p>Pour ces raisons, <strong>le roman porno appartient désormais à la culture pop japonaise</strong>, s’étant nourri de la société nippone, ayant influencé la production cinématographique générale et l’imagerie manga. Tombés dans la désuétude au milieu des années 1980, alors que les mœurs évoluent et que l’arrivée de la vidéo permet à la production pornographique (appelée AV, pour « adult videos ») une expansion constante et une jouissance immédiate du corps, les films érotiques et particulièrement les romans pornos de la Nikkatsu ont été redécouverts au début des années 2000 et plébiscités par un public mixte qui a su trouver dans ceux-ci d’authentiques qualités artistiques. Car si ces films dévoilent bien moins que ce que nous sommes désormais habitués à voir sans sourciller, c’est justement la frustration et le désir provoqués par l’attente qui les rendent si forts encore aujourd’hui. A quand une rétrospective intégrale en France ?</p>
<p>&nbsp;<br />
<em><strong>Pour continuer :</strong> depuis 2010, Wild Side a entrepris de rééditer quelques-uns des meilleurs titres roman porno de la Nikkatsu. Voici ceux déjà parus :<br />
</em>La Femme aux seins percés<em>, de Shogoro Nishimura (1983)<br />
</em>Osen la maudite<em>, de Noboru Tanaka (1973)<br />
</em>La Chambre noire<em>, de Kirio Urayama (1983)<br />
</em>L’Eté de la dernière étreinte<em>, de Kishitaro Negishi (1979)<br />
</em>Prisonnière du vice<em>, de Akira Kato (1975)<br />
</em>L’Ecole de la sensualité<em>, de Noboru Tanaka (1972)<br />
</em>Hong Kong requiem<em>, de Masaru Konuma (1973)<br />
</em>L’Epouse, l’amante et la secrétaire<em>, de Katsuhiko Fujii (1982)<br />
</em>Cinq secondes avant l’extase<em>, de Yojiro Takita (1986)<br />
</em>Journal érotique d’une infirmière<em>, de Chusei Sone (1976)<br />
</em>Graine de prostituée<em>, de Chusei Sone (1973)<br />
</em>Le Doux Parfum d’Eros<em>, de Toshiya Fujita (1973)<br />
</em>La Leçon de choses de mademoiselle Mejika<em>, de Chusei Sone (1978)<br />
</em>Le Violeur à la rose<em>, de Yasuharu Hasebe (1977)<br />
</em>Fleur empoisonnée<em>, de Katsuhiko Fujii (1980)<br />
</em>Journal érotique d’une secrétaire<em>, de Masaru Konuma (1977)<br />
</em>Harcelée !<em>, de Yasuharu Hasebe (1978)<br />
</em>Chasseur de vierges<em>, de Koretsugu Kurahara (1977)<br />
</em>Esclave sexuelle<em>, de Katsuhiko Fujii (1981)<br />
</em>Dans l’arène du vice<em>, de Masaru Konuma (1977)<br />
</em>Portraits de la beauté soumise<em>, de Masaru Konuma (1980)</em></em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.grand-ecart.fr/recadrages/roman-porno-japonais-nikkatsu/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
