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	<title>Grand Écart &#187; monstre</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>Gérardmer 2020 : quatre nanars et un (grand) film</title>
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		<pubDate>Fri, 31 Jan 2020 22:05:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alessandro Rizzo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après deux jours de la compétition gérômoise du 27e Festival du film fantastique de Gérardmer, un constat s’impose : à Gérardmer, le dérèglement n’est pas seulement climatique – c’est possible, la...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2020/01/saint-maud-rose-glass-gerardmer.jpg" alt="Saint Maud, de Rose Glass" width="280" height="128" class="alignleft size-full wp-image-27414" />Après deux jours de la compétition gérômoise du <a href="http://www.grand-ecart.fr/pense-bete/27e-festival-film-fantastique-gerardmer-horreur-2020/" title="29/01-02/02 : 27e Festival du film fantastique de Gérardmer">27e Festival du film fantastique de Gérardmer</a>, un constat s’impose : à Gérardmer, le dérèglement n’est pas seulement climatique &#8211; c’est possible, la mousson dans les Vosges ? &#8211; il est également cinématographique. À mi-parcours, soit après cinq films dont quatre purges aussi ineptes qu’une raclette surgelée ou une tartiflette au Caprice des dieux, le bilan penche dangereusement dans le rouge. À moins que toute cette médiocrité ne soit qu’une machination pour laisser le champ libre à la stupéfiante épiphanie britannique que cette pluvieuse matinée de vendredi nous a réservée. Une lumière venue d’une jeune et frêle Anglaise au talent aussi insolemment mature qu’une référence à laquelle on se sent bien incapable de la rapprocher. Mais ça, c’est une autre histoire que d’autres sauront brillamment raconter…</p>
<h2><em>Snatchers</em>&#8230; Teen movie tiédasse</h2>
<p>Tout commence donc, et avant d’aller rêver à des jours meilleurs, dans la potacherie yankee lors d’un traditionnel mercredi soir d’ouverture des festivités. <em>Snatchers</em> &#8211; pour rappeler que le corps humain, en l&#8217;occurrence celui des femmes, est une matrice scénaristiquement idéale à profaner &#8211; est un pastiche de teen movie horrifique tiédasse qui transgresse du bout des lèvres et sans trop se mouiller le kiki dans la sauce piquante (paraît-il que c’est une pratique à la mode chez certains mâles sans neurones utilisateurs de l’appli TikTok). <span id="more-27406"></span>À partir d’un pitch pourtant subversif et prometteur sur la grossesse spontanée et monstrueuse d’une ado en mal de sexe, le binôme de réalisateurs “in charge” a réussi l’exploit de torcher un nanar qui ressemble furieusement à un de ces bonbons hyper-acides qui se finissent en chewing-gum fadasse. Rattrapés sciemment ou pas par une morale bien sage et jamais bonne pour le business, le duo aurait été bien inspiré de jeter un œil avant de se lancer à une pépite hilarante et transgressive comme <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/cradiole-cooties-jonathan-milott-cary-murnion/" title="Cooties, de Jonathan Milott et Cary Murnion">Cooties</a></em>. Mais, trop tard…</p>
<h2><em>Répertoire des villes disparues</em>&#8230; Ennui abyssal</h2>
<p>Le lendemain, au saut du lit, on sent de la gravité dans l’air. Fini la rigolade, <em>Répertoire des villes disparues</em> est au programme. Voilà, un film canadien d’auteur qui promet une déclinaison originale du retour des morts-vivants sur fond d’exode rurale et de peur de l’étranger. Malheureusement, le résultat est d’un ennui abyssal. Tourner sous la neige et en 16 mm ne suffit pas à donner de la mœlle à un sujet qui n’a plus que ses tics “auteurisants” sur les os. Pourtant, l’image granuleuse, le montage fantasque, le rythme hiératique, les cadrages impressionnistes et les dialogues à contre-temps auraient dû nous emporter dans les tourments de ces braves gens médusés par le retour allégorique de tous les ex-vivants du village… Par ailleurs, avoir le film et la série <em>Les Revenants</em> dans la tête ne rend vraiment pas service à cet exercice de style fantomatique.</p>
<h2><em>Sea Fever</em>&#8230; Consternation des grands fonds</h2>
<p>Fin de journée, les choses s’enchaînent pour le meilleur… ou encore pour le pire ? On se dit qu’après avoir touché le fond, il est temps de remonter à la surface. Et pour ça, le programme nous enverrait-il des signes. Le <em>Sea Fever</em> qui se présente est certes un euro-pudding mais son pitch augure de bonnes choses à tous celles et ceux qui apprécient l’angoisse maritime à base de huis clos oppressant en pleine mer et de créature marine inconnue et malfaisante. Mais bien vite, le fol espoir laisse la place à la consternation des grands fonds. Avec son scénario mal maîtrisé, sa réalisation indigente, son suspense asthmatique, sa photographie loupée et son interprétation incertaine, le film s’avère finalement un bien mauvais copié/mal collé du <em>Cabin Fever</em> d’Eli Roth. Caramba ! Et de trois !</p>
<h2><em>1 br</em>&#8230; Ecrit par un algorithme ?</h2>
<p>C’est certain. La séance suivante doit être celle de la rédemption. Après une présentation survoltée du producteur du film, c’est à <em>1 br: the Apartment</em> de faire résonner son générique dans la salle de l’Espace Lac. Cette fois, on sent dès les premières minutes que la narration tient la route. Une jeune femme s’installe en toute confiance dans un appartement d’une résidence de Los Angeles tenue par un syndic de copropriété aux méthodes plutôt radicales. Malheureusement, 1h30 plus tard, le verdict tombe : entre emprise, soumission et ambiance sectaire avec sévices à la clé, ce film sans talent ni saveur ne s’élève jamais au-dessus d’un banal produit Netflix suspecté d’avoir été écrit par un algorithme. Quelle tristesse, encore raté…</p>
<h2><em>Saint Maud</em>&#8230; Lumière céleste !</h2>
<p>Vendredi matin, après ces quatre plaies d’Égypte, une lumière céleste a miraculeusement percé un ciel gérômois qu’on croyait définitivement voué aux ténèbres de la médiocrité… Alors pour ce premier jour de cinéma : Gloire à <em>Saint Maud</em> ! On vous en parle davantage très vite.</p>
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		<title>Le Ministère Hammer 2017</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Dec 2017 10:48:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[horreur]]></category>
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		<category><![CDATA[vampire]]></category>

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		<description><![CDATA[Attention à votre porte-monnaie, Elephant Films sort neuf nouveaux bijoux du studio Hammer. Du fantastique, de l’épouvante, du thriller, de l’aventure... Cette sélection montre à quel point la Hammer...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Attention à votre porte-monnaie, Elephant Films sort neuf nouveaux bijoux du studio Hammer. Du fantastique, de l’épouvante, du thriller, de l’aventure&#8230; Cette sélection montre à quel point la société britannique Hammer Film Production privilégiait la diversité et soignait ses projets.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>La patte classique</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/12/empreinte-frankenstein-freddie-francis.jpg" alt="L&#039;Empreinte de Frankenstein, de Freddie Francis" title="L&#039;Empreinte de Frankenstein, de Freddie Francis"  width="280" height="242" class="alignleft size-full wp-image-26017" /><strong><em>L’Empreinte de Frankenstein</em> réalisé par Freddie Francis avec Peter Cushing, Peter Woodthorpe…</strong><br />
Réfugié dans un laboratoire de campagne avec son assistant Hans, le baron Frankenstein poursuit ses expériences avant d&#8217;être de nouveau chassé du village où il a trouvé refuge par un prêtre ayant découvert les agissements peu orthodoxes du scientifique. De retour au château familial de Karldstadt, il va tenter de faire revivre la créature, conservée dans la glace.<br />
Freddie Francis remplace au pied levé Terence Fisher qui s’est maladroitement blessé en se cognant le gros orteil contre une table basse. Aïe ! Peter Cushing est formidable en baron Frankenstein renié par ses pairs et systématiquement répudié par la société villageoise partout où il s’installe. Alors pour mieux conjurer le mauvais sort qui le poursuit, le scientifique et son assistant décident de voyager incognito jusqu’à la demeure familiale (un château en ruine démoli il y a des années par les habitants du cru, terrifiés à l’idée de revoir la créature dans la région) pour reprendre les expériences à zéro. Bien mal leur en a pris ! Tout comme son abomination, le baron est un solitaire pestiféré, une figure de l’interdit, une chose contre nature. <em>L’Empreinte de Frankenstein</em>, poème terrifiant sur la solitude, dégage une puissante mélancolie. Les ambitions formelles ne manquent pas, ni la tension, palpable de bout en bout.</p>
<p><strong><em>Les Maîtresses de Dracula</em> réalisé par Terence Fisher avec David Peel, Peter Cushing, Martita Hunt, Yvonne Monlaur…</strong><br />
Marianne a accepté un poste d&#8217;institutrice dans un pensionnat pour jeune fille. Alors qu&#8217;elle traverse la Transylvanie, son cocher l’abandonne dans un village, où elle trouve refuge dans une auberge. Malgré les mises en garde du propriétaire des lieux, elle accepte l&#8217;invitation de la baronne Meinster à passer la nuit dans son château. Heureusement pour elle, le docteur Van Helsing poursuit dans la région sa chasse aux vampires. <span id="more-26013"></span><br />
Exit Christopher « Dracula » Lee, vampire aquilin et dégingandé. Welcome David « Baron Meinster » Peel, vampire juvénile et souffreteux. <em>Les Maîtresses de Dracula</em> ne réinvente pas le genre, il se renouvelle intelligemment pour se donner la bouffée d’air frais nécessaire à sa survie. La grande surprise réside dans son approche scénaristique qui fait la part belle aux ressorts psychologiques plutôt qu’à l’horreur. Quand Terence Fisher et son scénariste Jimmy Sangster osent briser les tabous du mythe, ils n’y vont pas par quatre chemins. Oui, mais quels tabous ? Si je vous le dis, je vous gâche le plaisir de la (re)découverte. Mise en scène, interprétation, photo, c’est le plaisir absolu des yeux. </p>
<p><strong><em>Le Baiser du vampire</em> réalisé par Don Sharp avec Clifford Evans, Edward de Souza, Jennifer Daniel, Barry Warren…</strong><br />
Lors de leur voyage de noces, un jeune couple perdu dans un petit village d&#8217;Europe centrale accepte l&#8217;invitation du mystérieux comte Ravna dans son château. Ils vont découvrir, lors d&#8217;un mémorable bal masqué, que la lugubre demeure abrite une secte vampirique.<br />
Voilà le film Hammer qui inspira Roman Polanski pour son <em>Bal des vampires</em>. On y trouve même de nombreuses thématiques dont le cinéaste polonais raffole encore aujourd’hui (l’attraction féminine pour les gourous, le double jeu…). <em>Le Baiser du vampire</em> dénote des productions classiques du studio car aucun de ses acteurs vedettes n’est devant la caméra. Don Sharp réalise un film simple d’une grande beauté plastique, rythmé et bourré de suspense. Un grand cru, comme on dit !</p>
<p><strong><em>La Nuit du loup-garou</em> réalisé par Terence Fisher avec Oliver Reed, Clifford Evans&#8230;</strong><br />
Espagne. XVIIIe siècle. Fils du sadique baron Siniestro et de la servante sourde et muette dont il a abusé, Leon est adopté par un vieux professeur, Alfredo Carido. Mais en grandissant, le jeune homme a de plus en plus de mal à refréner ses pulsions meurtrières, qui le poussent à commettre des atrocités, au point de se transformer les nuits de pleine lune&#8230;<br />
C’est l’un des grands chefs-d’œuvre de la Hammer. <em>La Nuit du loup-garou</em> dépasse l’intensité des <em>Dracula</em>, <em>Frankenstein</em> et consorts parce que la fièvre qui le hante met davantage mal à l’aise. En effet, le comte Dracula ne se ronge pas les sangs d’être un vampire puisqu’il prétend être supérieur à la race humaine. Tout comme Frankenstein ne craint pas de se présenter comme un moins que rien puisqu’il se considère comme une erreur de la nature. Bref, l’un est pourri par le complexe de supériorité et l’autre bouffé par le complexe d’infériorité ! Le loup-garou, lui, est taraudé par la peur. La peur de se transformer en monstre, la peur d’écharper des âmes innocentes et la peur de finir en slip à l’orée du bois au petit matin. Les loups-garous vivent dans l’appréhension de ne pouvoir un jour vaincre leur condition. Seule la mort les délivrera. D’ailleurs, Oliver Reed, charismatique à souhait, délivre une performance haute en couleur dans les oripeaux de la Bête. Dans sa première partie, le film de Fisher nous transporte au cœur d’une aristocratie immonde, haut lieu de dépravation, qui deviendra le siège du Mal. Cette très longue introduction nous fait mieux comprendre les ressorts psychologiques qui habitent le mythe. On ne ressort pas indemne de <em>La Nuit du loup-garou</em>. </p>
<p><strong><em>Le Spectre du chat</em> réalisé par John Gilling avec Barbara Shelley, André Morell…</strong><br />
Lors d&#8217;une sombre nuit anglaise du début du XXe siècle, un crime parfait est commis quand un mari assassine sa riche femme avec l&#8217;aide de ses serviteurs. Le veuf va alors toucher un héritage conséquent, mais Tabitha, le chat de la victime, témoin de l&#8217;événement crapuleux, semble avoir compris les machinations des malfaiteurs. Il faut alors se débarrasser du sinistre animal.<br />
Produit conjointement par les studios Universal et Hammer, <em>Le Spectre du chat</em> est considéré par les spécialistes du gothique comme une perle du genre. Ramassé sur 1h15, le film tient son intrigue par la peau du cou à la manière d’un thriller et ce, sans jamais faiblir. C’est du grand art ! On se fait les témoins des remords et de la paranoïa des personnages principaux, rendus malades par la seule présence du matou de la maîtresse de maison. Cette descente aux enfers nous est présentée comme la plus cruelle des punitions. Du suspense à gogo, un rythme haletant et merci Edgar Allan Poe. </p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>L&#8217;héritage hitchcockien</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/12/paranoiac-freddie-francis.jpg" alt="Paranoïaque, de Freddie Francis" width="280" height="206" class="alignleft size-full wp-image-26021" /><strong><em>Paranoïaque</em> réalisé par Freddie Francis avec Janette Scott, Oliver Reed…</strong><br />
Dans la campagne anglaise, Simon partage avec sa soeur la demeure ancestrale de leur famille. Décidé à profiter seul de l&#8217;héritage de leurs parents décédés, il cherche à la faire passer pour folle et à l&#8217;interner. L&#8217;apparition d&#8217;un homme mystérieux prétendant être Tony, leur frère décédé huit ans auparavant, va bouleverser ses plans.<br />
<em>Paranoïaque</em> naît du choc Psychose, et bien entendu de la marquante scène de la douche. Ce petit bijou du Bis vaut pour ses séquences chocs qui à l’époque osaient franchir une ligne esthétique et psychologique assez peu répandue dans le cinéma traditionnel. Pour la faire courte, c’est brut de décoffrage ! La grande qualité du film réside dans sa facilité de nous faire passer d’une réalité tangible au fantastique pur et dur en quelques secondes. Le réalisateur culte, Freddie Francis, qui fut un très grand chef opérateur, y est pour quelque chose. Lui sait travailler le cadre et la lumière comme un véritable ambianceur. Et ça compte ! S’il fit des merveilles pour la Hammer et pour l’Amicus (studio concurrent de la Hammer), il marqua de son empreinte deux chefs-d’œuvre de David Lynch, Elephant Man et Une Histoire vraie. Classe, non ? </p>
<p><strong><em>Meurtre par procuration</em> réalisé par Freddie Francis avec David Knight, Moira Redmond…</strong><br />
Témoin du meurtre de sa mère par son père alors qu&#8217;elle était petite, Janet est sujette à de nombreux cauchemars alors qu&#8217;elle grandit dans un pensionnat. Afin de surmonter son traumatisme, elle est renvoyée au domicile familial accompagnée par son tuteur et suivie par une infirmière. Mais les cauchemars recommencent de plus belle, et mettent en scène une femme défigurée portant un gâteau d&#8217;anniversaire&#8230;<br />
Nous pourrions classer <em>Meurtre par procuration</em> dans le courant « hitchcockien » du petit cinématographe où rêves et cauchemars s’entrelacent autour d’une réalité fracassée par les traumas. Comme d’hab’, Freddie Francis, apprenti de Terence Fisher, fait le job. Bref, c’est court et c’est ultra-efficace ! Un Hammer peu connu mais qui mérite toute votre attention.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Et deux raretés</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2017/12/fascinant-capitaine-clegg-night-creatures-peter-graham-scott.jpg" alt="Le Fascinant capitaine Clegg, de Peter Graham Scott" title="Le Fascinant capitaine Clegg, de Peter Graham Scott" width="280" height="244" class="alignleft size-full wp-image-26020" /><strong><em>Le Fascinant capitaine Clegg</em> réalisé par Peter Graham Scott avec Peter Cushing, Yvonne Romain, Oliver Reed…</strong><br />
1772. Le capitaine Collier et ses soldats marins débarquent dans une petite ville côtière anglaise pour enquêter sur des fantômes des marais, qui sévissent dans la région. Il soupçonne bientôt le sinistre révérend Blyss, de ne pas être étranger à ces apparitions. D&#8217;autant que le religieux cache un passé trouble, où il était connu sous le nom de capitaine Clegg, ancien chef pirate.<br />
<em>Le Fascinant capitaine Clegg</em> est un film d’aventures qui foule avec intelligence le terrain du fantastique. Quand il est question de fantasmes et d’illusion, de double jeu et de faux-semblants, on se laisse facilement aller à la rêverie, pour ne pas dire abuser ou mener par le bout du nez. Et là, vous ne serez pas déçus par les ambitions fantasmagoriques de l’histoire ! Plus que jamais, Peter Cushing impressionne par sa capacité à nous échapper, insaisissable qu’il est en inquisiteur au passé trouble. Très original. </p>
<p><strong><em>Le Fantôme de l’opéra</em> réalisé par Terence Fisher avec Herbert Lom, Heather Sears, Edward de Souza…</strong><br />
1900. Une malédiction semble frapper l&#8217;opéra de Londres. Alors que les tragédies se succèdent, la rumeur de la présence d&#8217;un mystérieux fantôme orchestrant en coulisse les accidents enfle de plus en plus. Lors d&#8217;une première prestigieuse, son existence ne fait plus de doute quand Christine Charles, l&#8217;étoile montante de l&#8217;opéra, est enlevée par le fantôme. Elle va découvrir les terribles secrets cachés sous le masque couvrant son terrifiant visage.<br />
<em>Le Fantôme de l’opéra</em> fut un flop au box-office et Terence Fisher remercié (mais pardonné deux ans plus tard !). C’est ballot parce que cette version réadaptée du roman de Leroux ne mérite pas le mépris dont elle fut à sa sortie la victime. Les décors, la lumière et l’antre du Fantôme sont d’une beauté à tomber et les choix stylistiques de la mise en scène originaux et osés. Cette version Hammer, en forme d’enquête policière, a malheureusement le cul entre deux chaises. Pourquoi ? La faute au budget conséquent qui a convaincu la production que le film devait s’adresser en priorité au grand public. Faut bien rentabiliser ma bonne dame ! Alors même si les méchants travaillent du ciboulot (les monstres de la Hammer possèdent tous cette unique caractéristique d’être cinglés !), il manque ce supplément d’âme, la fameuse patte de la firme, qu’on appelle « l’horreur ». Le Fantôme de l’Opéra made in Hammer ressemble aux films de genre d’aujourd’hui qui ne veulent froisser personne. Malgré tout, le plaisir reste intact. Magie du cinéma.</p>
<p><em>Tous les films sont disponibles en combo DVD/blu-ray et dans un méga coffret chez Elephant Films.</em></p>
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		<title>Rendez-vous au Cinema Monster Club</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Apr 2016 16:11:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Janet</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<h3>L’âge d’or de la maison Universal</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/04/cercueil-squelette-cinema-monster-club-universal.jpg" alt="Cinema Monster Club" width="280" height="186" class="alignleft size-full wp-image-23474" />La société Elephant Films sait recevoir quand elle invite à sa table vampires, loups-garous et autres monstres à poil dur. Coup sur coup, la voilà qui propose deux salves de longs-métrages consacrés à deux créatures légendaires, Dracula et Frankenstein, et à leurs progénitures (on ne peut pas toujours laisser les mômes chez papy et mamie). Le premier sait se tenir en société, quand le second, mal dégrossi, sent un peu des pieds.<br />
Si vous pensez tenir là un énième chapelet de daubes fantastiques qui aurait mieux fait de pourrir au fond d’un coffre-fort à Hollywood, eh bien chers lecteurs et chères lectrices, détrompez-vous ! Ces merveilles du genre qui ont fait l’âge d’or de la maison Universal n’hésitent pas à sortir des sentiers battus pour explorer les terrains de la romance, de la comédie et même du film noir. On le sait depuis fort longtemps, Dracula et Frankenstein inspirent les auteurs exigeants comme les grandes fabriques de pop-corn.<br />
Je vous le dis sans ambages, nous avons affaire à la crème du cinéma fantastique et d’horreur.<br />
Au menu : Bela Lugosi, Boris Karloff, David Carradine, Lon Chaney Jr, Abbott et Costello, Glenn Strange&#8230; Que des gueules d’amour !<br />
Le savoir-faire de la maison Universal est l’assurance de soirées réussies. Signé : le Concombre Masqué. <span id="more-23382"></span></p>
<h4>Club Dracula</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/04/dracula-cinema-monster-club-universal.jpg" alt="Cinema Monster Club" width="220" height="280" class="alignleft size-full wp-image-23475" /><em>La Fille de Dracula</em> (1936) peut sans doute s’apprécier comme l’opus le plus intéressant du cycle parce qu’il est sensuel et dérangeant, profond et troublant. Dracula a été tué par Van Helsing. Ladite fille de Dracula, la comtesse Marya Zaleska, enlève le corps de celui qui l’a condamnée à vivre en paria pour le brûler et rompre ainsi la malédiction. Elle désire échapper à sa condition mais rien n’y fait. La belle devenue la bête, souffre le martyr. <em>La Fille de Dracula</em> raconte le combat d’une femme contre ses démons mais qui, la mort dans l’âme, se résout au désespoir.<br />
<em>Le Fils de Dracula</em> (1943). Une histoire de faux-semblants et de mensonges au cœur de La Nouvelle-Orléans, capitale des esprits dérangés. Avec Robert Siodmak aux manettes, son frangin Curt au scénario et Lon Chaney Jr en vampire. Anne Rice, <em>herself</em>, aurait apprécié l’intrigue tordue.<br />
<em>La Maison de Dracula</em> (1945) abrite sous son toit la distribution du cirque Barnum ! Dracula, Frankenstein et une horde de loups-garous. Le film vaut surtout pour le génial David Carradine qui endosse le rôle du comte Tepes et son réalisateur, Erle C. Kenton qui, 12 ans plus tôt, réalisait <em>L’île du docteur Moreau</em> adapté du best-seller de H. G. Wells. En fait, le titre est mensonger. Ce n’est pas de la maison de Dracula dont il est question mais de la demeure du docteur Edelman. Ce professeur Foldingue reçoit chez lui des monstres qui masquent avec difficulté leur mal de vivre. Dans la troupe, y’a pas de jamb’ de bois, mais il se cache un vil menteur. Un chouette divertissement que ce crossover plein d’affreux jojos. </p>
<h4>Club Frankenstein</h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/04/loup-garou-cinema-monster-club-universal-1.jpg" alt="Cinema Monster Club" width="280" height="225" class="alignleft size-full wp-image-23476" /><em>Frankenstein</em> et <em>La Fiancée de Frankenstein</em> servent depuis leur sortie (1931 et 1935) de maître étalon aux génies du cinéma. On ne sait pas d’où vient cette magie mais elle transpire à chaque plan. Les suites réservent des moments de grâce même si elles n’atteignent jamais la puissance des deux premiers longs-métrages.<br />
<em>Le Fils de Frankenstein</em> (1939) s’apprécie comme une suite, tout du moins sur le papier. On y retrouve les éléments essentiels qui donnent vie aux précédents opus. Le Docteur F, la créature, le bourgmestre inquiet pour la réputation de sa ville, les gitans grimés en corbeau de tempête, sans oublier le forgeron Ygor. L’alchimie fonctionne, certes, mais comme pour <em>Le Fils de Dracula</em>, le scénario roublard ne convainc pas vraiment. Ce retour sur les lieux du mal, quelque peu prévisible, gâche les effets de surprise. Reste la fibre nostalgique qui vivre dans nos petits cœurs d’artichauts.<br />
Avec <em>Le Spectre de Frankenstein</em> (1942), une page se tourne. Subsiste le soin apporté aux cadres et à la lumière mais la réduction de budget rajoute de la ficelle aux bouts de ficelle. On sent un désintérêt du studio et le public commence à lâcher l’affaire. Pourtant, le film recèle de beaux moments pleins de tendresse notamment entre la créature et une petite fille. Lon Chaney Jr (la créature) et Bela Lugosi (Ygor) en font des caisses. Un pur plaisir coupable.<br />
<em>Frankenstein rencontre le loup-garou</em> (1943). La créature rencontre le loup-garou. Voilà, c’est dit. J’espère ne pas vous avoir pris par surprise.<br />
<em>La Maison de Frankenstein</em> (1944), comme <em>La Maison de Dracula</em>, est l’un de ces crossover bien bonnards où se croisent aux détours de scènes croquignolesques les vieilles canailles du cinéma d’horreur. Tout le monde a répondu au rendez-vous : Lon Chaney Jr, John Carradine, Boris Karloff. Attention ! Ygor s’appelle Daniel et ce n’est plus Bela Lugosi. Faut suivre.<br />
<em>Deux nigauds contre Frankenstein</em> (1948). Une comédie d’horreur réussie où le duo comique Abbott et Costello tient la dragée haute aux vieux briscards susnommés. On pourrait craindre que les deux gus anéantissent le mythe ou le tournent en ridicule. Il n’en est rien. La série retrouve une fraîcheur perdue, un goût d’authentique. Très chouette dernier film.<br />
Vivement la version de Guillermo Del Toro.</p>
<p><em>Tous les films sont disponibles en DVD et combo blu-ray/DVD chez Elephant films.</em></p>
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		<title>Tusk, de Kevin Smith</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Apr 2015 14:01:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alessandro Rizzo</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voici « Tusk, la vraie histoire », une variation côté coulisses libre et malhonnête de <em>Tusk</em> de Kevin Smith, un réalisateur qui vaut, quand même, beaucoup mieux qu'une petite escroquerie au DTV...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Un navet presque parfait</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2015/04/affiche-tusk-kevin-smith.jpg" alt="Tusk, de Kevin Smith" title="Tusk, de Kevin Smith" width="181" height="280" class="alignleft size-full wp-image-20778" />Il y a sûrement des films qui ont dû naître comme ça, accouchés une Budweiser dans une main, un tacos bien coulant dans l&#8217;autre, durant une bonne soirée entre potes. On part sur un sujet – <em>les serial killers</em>. On déconne sur un autre – <em>les morses</em>. Un ping-pong plein d&#8217;esprit s&#8217;engage – <em>et si on combinait les deux</em>. Chacun y va de sa vanne – <em>sur les Canadiens</em>. Tout le monde se gondole &#8211; <em>t&#8217;imagines si on te greffait des dents de morse !</em> Mine de rien une histoire prend forme : <em>Un animateur insupportable d&#8217;une webradio bidon part au Canada sur les traces d&#8217;un pauvre type, héros d&#8217;une home-vidéo pathétique et multi-cliquée. Une fois sur place, le reportage tombe à l&#8217;eau : le « freak » est déjà mort. Dépité, l&#8217;as du micro doit vite trouver un autre sujet pour rentabiliser son voyage. Le hasard, toujours justement cruel avec les arrogants, s&#8217;en charge en l&#8217;envoyant écouter les sornettes, a priori barbantes et inoffensives, d&#8217;un vieux marin paralytique reclus dans un manoir isolé</em>… Et là, on se dit qu&#8217;on tient quelque chose de bien déjanté et que ce serait vraiment fun de tourner cette histoire grotesque d&#8217;homme-morse victime d&#8217;un tueur en série plus très frais mais pourtant bien décidé à rejouer le match de sa vie… Quel délire ! On y croit, on fonce !</p>
<p>Mais quand vient l&#8217;heure de vider les cendriers et de descendre les poubelles, la réalité se charge de gifler violemment l&#8217;euphorie alcoolisée des engagements festifs de la veille. La déprime est souvent un corollaire à la gueule de bois. On se rend alors compte qu&#8217;être drôle sur un bout de papier gras maculé de sauce chili ne suffira sans doute pas à satisfaire les exigences, même a minima, du geek de base. <span id="more-20774"></span>Bigre ! Mais c&#8217;est vrai que c&#8217;est maigre ! Avec ÇA, il va falloir être sacrément astucieux pour faire mieux qu&#8217;un film de YouTubeur – même si l&#8217;idée, c&#8217;est aussi de s&#8217;en moquer. D&#8217;abord, gaver le script de lignes de dialogues façon « stand-up » &#8211; débitées à la mitraillette par Justin Long, ce serait bien. Ensuite ne pas hésiter à en faire des tonnes dans l&#8217;absurde, l&#8217;autodérision et le pastiche – les geeks adorent ça. Piocher sans scrupules dans les grands mythes du répertoire classique, comme <em>Frankenstein</em>, pour donner du corps au personnage du vrai-faux vieillard mi-tueur mi-savant fou. Pour les FX de l&#8217;homme-morse : sans budget, mieux vaut la jouer old-school ostentatoire et assumé – les geeks comprennent ça. Donc, pas de numérique mais plutôt recycler un vieux costume de bibendum (ou de sumo) récupéré dans un parc d&#8217;attractions pour y mettre Justin – qui entre-temps a accepté le rôle – dedans, lui coller quelques poils de brosse à dents géante sur la bouche et jointer le tout au latex. Misère ! Le monstre est ridicule quand il bouge. Alors, limiter les cadres et les séquences, donner du rab de dialogues – les geeks digèrent ça – et surtout bien travailler son « trailer » &#8211; la qualité d&#8217;une arnaque se mesure toujours à celle de sa promesse. Et ça marche ! ça fait ovni, ça donne envie ! Avoir l&#8217;air cool quand on n&#8217;a rien dans le cigare, quel talent. Enfin, pour mieux faire passer la pilule et tenter de se dédouaner du désastre programmé, on place, en off et en bout de générique, l&#8217;extrait volé d&#8217;une séance de travail supposée nous prouver à quel point on s&#8217;est poilé à écrire ce film, qui n&#8217;est, en définitive, qu&#8217;une farce à regarder au sixième degré – les geeks achètent ça. Une sortie salle ? Même pas en rêve. Un DTV ? Possible. Mais alors on tire vite le rideau de fer, on se tire avec les trois dollars qui sont en caisse, on s&#8217;installe au Kazakhstan sous une nouvelle identité, on recrée un environnement social (pour les soirées vodka rollmops)… et on refait le coup avec une femme-loutre ?</p>
<p>C&#8217;était « Tusk, la vraie histoire », une variation côté coulisses libre et malhonnête de <em>Tusk</em> de Kevin Smith, un réalisateur qui vaut, quand même, beaucoup mieux qu&#8217;une petite escroquerie au DTV.</p>
<p>&nbsp;<br />
Tusk <em>de Kevin Smith, avec Michael Parks, Justin Long, Haley Joel Osment&#8230; Etats-Unis, 2014. Sortie DVD le 11 mars 2015.</em></p>
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		<title>#60 : se piquer de Mosquitoman !</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Apr 2015 07:30:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Trailer de Mosquitoman (Mansquito en VO), film réalisé par Tibor Takacs en 2005. Le réalisateur aime les films mettant en scène des hybrides mi-humain, mi-animal. Il est d’ailleurs à l’origine...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Trailer de <em>Mosquitoman</em> (<em>Mansquito</em> en VO), film réalisé par Tibor Takacs en 2005. Le réalisateur aime les films mettant en scène des hybrides mi-humain, mi-animal. Il est d’ailleurs à l’origine d’autres chefs-d’œuvre tels que <em>Kraken : le monstre des profondeurs</em>, <em>Ice Spiders</em> ou encore <em>Mega Snake</em>.<br />
A croire que <em>La Mouche</em> de David Cronenberg a donné des (mauvaises ?) idées à certains…<br />
&nbsp;<br />
<center><iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/QoBYAfd77Jc" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
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		<title>Babadook : Rencontre avec Jennifer Kent</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Jul 2014 08:21:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
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		<description><![CDATA[On vous en disait déjà le plus grand bien en début d'année, quand il a remporté (presque) tous les prix au Festival de Gérardmer : à peine sorti, <em>Mister Babadook</em> est déjà en passe de devenir un...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>On vous en disait déjà <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/babadook-jennifer-kent-essie-davis/" title="Mister Babadook, de Jennifer Kent" target="_blank">le plus grand bien</a> en début d&#8217;année, quand il a remporté (presque) tous les prix au <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/palmares-21e-festival-international-film-fantastique-gerardmer-2014/" title="Le palmarès du 21e Festival de Gérardmer" target="_blank">Festival de Gérardmer</a></strong> : à peine sorti, <em><a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/babadook-jennifer-kent-essie-davis/" title="Mister Babadook, de Jennifer Kent" target="_blank">Mister Babadook</a></em> est déjà en passe de devenir un classique du film d&#8217;horreur, aux côtés de <em>Rosemary&#8217;s Baby</em> ou de <em>Shining</em>, chefs-d’œuvre auxquels ce premier long-métrage de Jennifer Kent rend hommage. Normal, donc, depuis six mois qu&#8217;on trépigne d&#8217;impatience à l&#8217;idée d&#8217;encourager tous nos amis à aller le voir (en salle ce 30 juillet 2014), qu&#8217;on ait sauté sur l&#8217;occasion de rencontrer la réalisatrice australienne. Elle a accepté de se prêter à un jeu un peu différent de l&#8217;interview classique en réagissant comme bon lui semblait aux photos qu&#8217;on lui présentait. Résultat : une rencontre en mosaïque où l&#8217;on parle du besoin d&#8217;affronter ses peurs, de créativité imposée, de livre maléfique, de classiques de l&#8217;horreur, d&#8217;expressionnisme allemand, de vision d&#8217;auteur et de jeu d&#8217;acteur. </p>
<h4><span style="background-color:#ffff66;">Naissance</span></h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/07/01-short-monster-jennifer-kent.jpg" alt="Monster, court-métrage de Jennifer Kent" width="600" height="333" class="aligncenter size-full wp-image-18972" /></p>
<p>« Dans <em>Monster</em>, l’énergie du film se transférait dans la poupée. Comme l’énergie du Babadook se transfère dans le livre. Je voulais que les deux films se déroulent à hauteur d’enfant. C’est fou que cette idée soit restée aussi longtemps en moi ! Quand j’ai fait <em>Monster</em>, je ne me doutais pas du tout que je ferai un autre film avec un point de départ si proche. Je suis quelqu’un qui aime bien se confronter, c’est dans mon sang. <span id="more-18969"></span>Les gens qui réussissent à ne pas faire face à leurs difficultés, à étouffer leurs peurs, ça me fascine. C’est ce qui m’a donné envie de réaliser <em>Monster</em>, et puis j’ai voulu aller encore plus loin dans mon raisonnement, c’est pourquoi j’ai transformé mon court en long-métrage. »<br />
&nbsp;</p>
<h4><span style="background-color:#ffff66;">Créativité</span></h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/07/02-film-set-plateau-babadook-jennifer-kent.jpg" alt="Plateau du tournage de Babadook" width="600" height="360" class="aligncenter size-full wp-image-18973" /></p>
<p>« Comme nous avions un budget très serré <em>[environ 40 000 dollars, récoltés en partie grâce à la plateforme de financement participatif Kickstarter, ndlr]</em>, on devait être très organisés. Pour que ça fonctionne on a été obligés de penser à tout avant même de commencer à construire le plateau. Par exemple la maison de <em>Babadook</em> a deux étages, c’était un élément important du film, mais on a tout construit sur un seul niveau pour respecter le budget. On a énormément travaillé en amont avec le directeur photo, et finalement, je crois que c’est très bien, le manque d’argent a apporté plus de liberté et de créativité. Ca nous a aidés à consolider notre vision du film… Mais j’aimerais quand même avoir un tout petit peu plus d’argent pour mon prochain film ! »<br />
&nbsp;</p>
<h4><span style="background-color:#ffff66;">Noah</span></h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/07/03-shining-kubrick-vs-babadook-jennifer-kent.jpg" alt="Shining VS Babadook" width="600" height="327" class="aligncenter size-full wp-image-18974" /></p>
<p>« Noah <em>[Wiseman, ndlr]</em> est incroyable dans ce film. Il n’avait que 6 ans quand on a tourné. 6 ans, ça ne permet pas d’avoir beaucoup d’expérience ! C’était un vrai défi pour nous tous, mais ça en valait la peine. La veille du début du tournage, je me suis dit <em>« Qu’est-ce que j’ai fait ? »</em> Je savais qu’Essie Davis pouvait bien jouer son rôle, je la connaissais très bien, je connaissais son travail en tant qu’actrice. Mais avec un enfant on n’a aucune certitude, on ne sait jamais ce que ça va donner. J’ai essayé de le guider ; je lui ai raconté l’histoire du point de vue de l’enfant, ça l’a aidé à se concentrer et à s’identifier au personnage. Et puis ça a formidablement marché. La relation entre Essie et Noah était merveilleuse, elle a aussi beaucoup aidé à ce que ça fonctionne à l’écran tout en protégeant Noah des éléments les plus sombres de <em>Babadook</em>. »<br />
&nbsp;</p>
<h4><span style="background-color:#ffff66;">Universel</span></h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/07/04-photo-mari-babadook-jennifer-kent.jpg" alt="Babadook, de Jennifer Kent" width="600" height="248" class="aligncenter size-full wp-image-18975" /></p>
<p>« Le personnage du père n&#8217;apparaît pas dans le film, mais pourtant il est très présent, puisque sa mort et les émotions qu’elle suscite sont au cœur de <em>Babadook</em>. Ca raconte qu&#8217;il est vain d’essayer d’enfouir ses sentiments pour le reste de sa vie. On pourrait trouver ces éléments dans un drame, mais comme je voulais que les gens les ressentent vraiment, je me suis dit que la meilleure façon de faire ça était d’exagérer le tout et de construire un monde qui « grossirait » la réalité. Le genre horrifique permet de pousser les sentiments à l’extrême beaucoup plus qu’un drame classique, je crois que ça rend le sujet plus universel. »<br />
&nbsp;</p>
<h4><span style="background-color:#ffff66;">Horreur</span></h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/07/05-horreur-classique-essie-davis-babadook-jennifer-kent.jpg" alt="Essie Davis dans Babadook, de Jennifer Kent" width="600" height="557" class="aligncenter size-full wp-image-18976" /></p>
<p>« Ma définition de l’horreur est très différente de celle de la majorité des gens. Pour moi, <em>Lost Highway</em> de David Lynch ou <em>Funny Games</em> de Michael Haneke sont des films d’horreur. Malheureusement, lorsqu’on utilise le mot « horreur », les gens pensent au sang, à la mort, à de mauvais scénarios, à des personnages superficiels, à un twist final… Ce sont les pires aspects du genre. Alors que des films comme ceux que je viens de citer, ou comme <em>Shining</em>, <em>Morse</em>, <em>Les Diaboliques</em>, <em>Les Yeux sans visage</em> sont des films puissants, parfois poétiques, la preuve qu’on peut faire de grands films d’horreur qui ont des choses à dire. Ce sont des œuvres qui m’ont inspirée pour <em>Babadook</em>. »<br />
&nbsp;</p>
<h4><span style="background-color:#ffff66;">Fantasmagorie</span></h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/07/06-expressionnisme-noah-wiseman-babadook-jennifer-kent.jpg" alt="Noah Wiseman dans Babadook, de Jennifer Kent" width="300" height="451" class="aligncenter size-full wp-image-18977" /></p>
<p>« Je risque de sembler naïve, mais je crois que le cinéma du début du XXe siècle avait vraiment une force qu’on a perdue aujourd’hui. Pour moi, c’est encore très puissant. L’expressionnisme montre à la fois ce qui se passe à l’extérieur et à l’intérieur des personnages. Les images étaient tellement évocatrices ! Tout comme les images de Georges Méliès, il a prouvé qu’on pouvait faire tant de choses avec une caméra sans forcément avoir besoin d’ordinateur. Je me suis sentie très inspirée par ses œuvres et ses « trucs » visuels, ça a quelque chose de sinistre et de naïf à la fois. »<br />
&nbsp;</p>
<h4><span style="background-color:#ffff66;">Maléfique</span></h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/07/07-sam-noah-wiseman-georges-melies-babadook-jennifer-kent.jpg" alt="Noah Wiseman aka Sam dans Babadook, de Jennifer Kent" width="600" height="338" class="aligncenter size-full wp-image-18978" /></p>
<p>« Noah était vraiment parfait pour ce rôle… Sur cette image il a l’air mignon mais un peu maléfique. Il y a quelque chose du Babadook en lui. Je suis ravie quand je vois cette photo, ça me fait encore dire que nous avons fait ce que nous voulions. Il faut d’ailleurs remercier Alex Holmes, qui est un chef décorateur fantastique. Il a vraiment compris ce dont on avait besoin, toute cette décoration superbe et comme venue d’une autre époque, c’est grâce à lui. Son travail est tellement détaillé, il a tellement d’élégance. Je suis très reconnaissante à toute l’équipe, et je veux continuer de travailler avec ces gens. »<br />
&nbsp;</p>
<h4><span style="background-color:#ffff66;">Livre</span></h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/07/08-livre-mister-babadook-jennifer-kent-alex-juhasz.jpg" alt="Mister Babadook, le livre d&#039;Alex Juhasz et Jennifer Kent" width="600" height="323" class="aligncenter size-full wp-image-18979" /></p>
<p>« J’adore cette photo, elle est tellement forte ! Je crois que cette page n’y est pas pour rien dans la légende du livre. J’étais très stressée, je savais que le livre avait une importance capitale dans le film, il ne fallait surtout pas le rater. Avec mon producteur, on adorait le travail de l’illustrateur Alex Juhasz. C’était notre référence, alors finalement on s’est dit : <em>« Pourquoi on ne lui demanderait pas directement de le faire ? »</em> Il était aux Etats-Unis, mais il est venu en Australie six mois avant le début du tournage et on a commencé à parler du livre <em>Mister Babadook</em>. Il s’est mis à travailler dessus, et voilà : c’est un ouvrage très simple mais qui donne la chair de poule ! Il a vraiment aidé à créer la légende du Babadook. »<br />
&nbsp;</p>
<h4><span style="background-color:#ffff66;">Jeu</span></h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/07/09-essie-davis-babadook-jennifer-kent.jpg" alt="Essie Davis dans Babadook, de Jennifer Kent" width="600" height="349" class="aligncenter size-full wp-image-18980" /></p>
<p>« Tous les acteurs sont différents : c’est quelque chose que j’ai appris quand j’étais actrice moi-même. Il y en a qui intellectualisent leur rôle et qui travaillent les émotions, d’autres qui y vont plus à l’instinct. L’essentiel, c’est de savoir avec qui on travaille. Comme je suis aussi actrice, ça m’aide énormément pour les diriger. Mais je refuse d’être abominable avec mes comédiens, de les pousser dans leurs retranchements et de les manipuler comme des marionnettes. Je préfère une relation de confiance comme avec Essie, qui je connais de longue date. Au début j’étais un peu inquiète de travailler avec une amie. Je lui ai fait passer une audition juste pour voir comment elle envisageait son rôle. Essie déborde d’énergie, parfois je devais même la calmer un peu ! Dans la première partie son personnage est calme et doux, je devais donc la retenir… Et puis dans la deuxième partie du film, lorsque son personnage explose, je l’ai laissée faire, et c’était parfait. »<br />
&nbsp;</p>
<h4><span style="background-color:#ffff66;">Spectatrice</span></h4>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2014/07/11-wish-you-were-dead-livre-babadook-jennifer-kent.jpg" alt="Mister Babadook, le livre d&#039;Alex Juhasz et Jennifer Kent : &quot;you&#039;re going to wish you were dead&quot;" width="600" height="339" class="aligncenter size-full wp-image-18982" /></p>
<p>« Quand je vais au cinéma, je ne veux pas forcément entrer dans un monde de fantasmes, mais je veux ressentir quelque chose d’inhabituel, que ce soit de la peur, de la tristesse ou de la joie. C’est pour moi le plus important. Je veux être connectée avec le réalisateur, avec son univers et ses personnages. Je déteste aller au cinéma pour rester les bras croisés et attendre tranquillement la fin. »</p>
<p><em>
<p style="text-align:right; font-size:85%;">Merci à <a href="http://trendingwithattitude.blogspot.fr/" target="_blank" class="broken_link">Yasmin Laure</a> pour sa collaboration.</p>
<p></em></p>
<p>&nbsp;<br />
Mister Babadook <em> (The Babadook) de Jennifer Kent, avec Essie Davis, Noah Wiseman, Daniel Henshall, Hayley McElhinney… Australie, 2013. Prix du jury Presse, Prix du jury Jeunes et Prix spécial du jury du 21e Festival international du film fantastique de Gérardmer. Sortie le 30 juillet 2014.</em></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/3xfqfl/zone/2/"></script></center></p>
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		<title>Les requins au cinéma</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/recadrages/requins-cinema-nanar-sharknado-shark-attack-octopus-sharkman-open-water/</link>
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		<pubDate>Sat, 27 Jul 2013 15:02:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Recadrages]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[monstre]]></category>
		<category><![CDATA[nanar]]></category>
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		<description><![CDATA[A l’heure où les requins croquent du touriste, Grand Écart fait le point sur ces films où des squales de plus en plus gigantesques font plus rire que peur. Plongez dans les eaux troubles du nanar estival !]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Requinquez-vous !</h3>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/07/sharknado-requin-tornade-tronconneuse.jpg" alt="Sharknado, d&#039;Anthony C. Ferrante" width="280" height="152" class="alignleft size-full wp-image-14224" /><strong>A l’heure où les requins croquent du touriste pour subsister, Grand Écart fait le point sur ces films où des squales de plus en plus gigantesques et transgéniques font plus rire que peur. Requins volants, requins des sables ou à deux têtes, ils ne manquent pas de mordant pour régaler nos zygomatiques. Plongez dans les eaux troubles du nanar estival !</strong></p>
<p>&nbsp;<br />
Cher Steven Spielberg, en tournant <em>Les Dents de la mer</em>, pensiez-vous au mal que vous alliez insuffler à la fois dans les océans (le requin est devenu l’ennemi public numéro un des baigneurs et on le pêche par dizaine de millions chaque année) et dans les salles obscures ? On ne compte plus, désormais, le nombre de navets, pardon, de films, qui reprennent jusqu’à plus soif la peur du grand méchant blanc, avec plus ou moins de bonheur. Heureusement, ces (trop) longs-métrages parviennent peu souvent sur grand écran, mais surgissent dans les vidéoclubs, au point de susciter une attente de ces nanars honteux, de la part de spectateurs avides de mâchoires qui lacèrent de la bimbo. Et ce n’est pas le dernier-né, <em><a href="/cinema/sharknado-anthony-ferrante-tornade-requins-the-asylum/">Sharknado</a></em>, qui a créé son petit buzz au moment de sa première diffusion américaine (300 000 tweets !), qui dira le contraire. Pensez donc : des tornades qui emportent avec elles des requins affamés dans les rues de Los Angeles ! <span id="more-14219"></span></p>
<p>On peut ainsi relever six types de films de requins, aussi tordants qu’affligeants : celui qui tente d’être un peu réaliste, le requin génétiquement modifié, le requin qui se bat avec d’autres créatures, le film catastrophe avec du requin dedans, le megalodon (l’ancêtre géant du grand blanc) ou le requin qui n’est pas supposé être là. Et parfois, ils se mélangent tous en un joyeux bain d’inculture.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Catégorie « On dirait un vrai requin »</h4>
<p>Commençons donc par le commencement : 1975, <em>Les Dents de la mer</em>, ou <em>Jaws</em> (« Mâchoires ») en VO, issu du roman de Peter Benchley, bien plus sanglant que sa transposition cinématographique. Spielberg distille la peur au compte-goutte, avec un requin mécanique dont on ne voit souvent que l’aileron, avant de l’admirer enfin lors de scènes d’anthologie. Si les effets spéciaux étaient du dernier cri à l’époque (et ont provoqué bien des sueurs froides au réalisateur, Bruce, le petit nom du requin-automate, n’étant pas toujours très coopératif), aujourd’hui, à l’ère du tout-numérique, on en rirait. Mais en 1975, les spectateurs hurlent dans la salle et on ne peut désormais plus écouter le générique du 20h de TF1 sans relever les jambes de son canapé de crainte d’être dévoré. Qu’à cela ne tienne, le succès du film a un tel retentissement que d’autres réalisateurs en veulent aussi leur part. Ainsi le réalisateur italien Enzo G. Castellari qui sort en 1981, <em>La Mort au large</em>, véritable copier-coller version fauchée des <em>Dents de la mer</em> 1 et 2. </p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="//www.youtube.com/embed/a7BqySlrX80?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>N’oublions pas de mentionner les trois volets suivants du film de Spielberg, tournés par des maîtres d’œuvre oubliés depuis, avec un requin vengeur (en 3D dans le troisième du nom), mais de plus en plus anorexique (ainsi, dans <em>Les Dents de la mer 4</em>, on ne relève que deux petits morts seulement). En revanche, quand il s’agit d’histoires vraies, on frémit d’autant plus, comme avec <em>Open water : en eaux profondes</em>, où deux plongeurs oubliés vont devoir cohabiter avec des squales un peu taquins, sans y parvenir. Initiant ainsi toute une série de films donnant l’impression qu’il s’agit là encore de la réalité, comme l’australien <em>The Reef</em> en 2011 et ses adolescents perdus en pleine mer après un naufrage.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Catégorie « Requin transgénique »</h4>
<p>Alors que dans les années 1990 les films de requins, un peu ringardisés avec l’échec compréhensible des <em>Dents de la mer 4</em> en 1987, laissent un peu de répit à la peur de l’incroyable bête des mers, Renny Harlin que l’on n’a jamais connu subtil, tente de remettre l’aileron à la mode avec <em>Peur bleue</em> en 1999. Echec critique et commercial, le film a le mérite de faire rire volontairement avec des requins devenus ultra-intelligents après avoir subi des expériences génétiques, afin de développer un remède contre la maladie d’alzheimer. Le film est ainsi une tuerie dans tous les sens du terme, car toutes les têtes d’affiche meurent les unes après les autres, dont Samuel L. Jackson le premier. Et il ouvre la boîte de Pandore à des films qui sortent directement en DVD où le requin, fruit de la science, va devenir encore plus gourmand de chair humaine. Ainsi, que diriez-vous d’un mutant mi-homme, mi-requin, évoluant ainsi aussi tranquillement sur terre que sur mer ? Impossible ? Ce n’est pas ce qu’en pense Michael Oblowitz avec <em>Sharkman</em>, dont la bande-annonce vaut son pesant…</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="//www.youtube.com/embed/9-wcN6W_Nyw?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>Mais peut-être préférez-vous le croisement entre un requin et une pieuvre dans <em>Sharktopus</em>, petit bijou d’effets spéciaux particulièrement ratés :</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="//www.youtube.com/embed/U87zVkIXNI0?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>A noter que les films de cette catégorie et celle des suivantes, sont concoctés selon une recette immuable : un réalisateur de seconde zone, des acteurs de série qui tentent un énième come-back (on pense notamment à Corin Nemec, Lorenzo Lamas, Carmen Electra…), des jeunes freluquets imberbes et musclés et de plantureuses blondes siliconées qui se galochent avant de périr broyés par une mâchoire géante. Ou deux, comme dans le délicieux <em>L’Attaque du requin à deux têtes</em> qui comme son nom l’indique raconte l’histoire d’un requin doté de… deux têtes.</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="//www.youtube.com/embed/OdLnlB6rM3k?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center><br />
&nbsp;</p>
<h4>Catégorie « Requin versus »</h4>
<p>Dans ces films de série Z, le requin ne pense qu’à une seule chose : manger. Mais pas seulement des humains. Il affronte également d’autres monstres de sa catégorie. En général, le requin en question est préhistorique et affronte tantôt des pieuvres géantes (<em>Mega Shark VS Giant Octopus</em>) ou des crocodiles gigantesques (<em>Mega Shark VS Crocosaurus</em>). Il n’oublie pas pour autant de faire sa fête à des plongeurs de passage. Ou même à un avion tout entier (en sautant pour l’atteindre, tant qu’à faire)… Nous ne résistons pas à vous diffuser cet extrait succulent d’effets spéciaux du pauvre de <em>Mega Shark VS Giant Octopus</em>. Admirez le jeu des acteurs et l’ambiance post-apocalyptique qui se dégage :</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="//www.youtube.com/embed/phgahQskE_k?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center><br />
&nbsp;</p>
<h4>Catégorie « Film catastrophe avec des vrais morceaux de requin dedans »</h4>
<p>Vous aimez les films où la nature se déchaîne et détruit les plus grandes villes américaines ? Vous raffolez des films de requins ? Pourquoi ne pas mêler les deux en un ? C’est ce que s’est récemment dit Anthony C. Ferrante, réalisateur de <em>Sharknado</em>. Le pitch est simple : des puissantes tornades gorgées des plus grands requins blancs et on abat le tout sur Los Angeles, avec pour héros Ian Ziering de <em>Beverly Hills</em> et Tara Reid d’<em>American Pie</em>. Requins qui volent toute gueule béante, requins tronçonnés, il y en a pour son argent. Une suite est d’ailleurs prévue. <strong>En attendant, lisez notre critique de <em><a href="/cinema/sharknado-anthony-ferrante-tornade-requins-the-asylum/">Sharknado</a></em>.</strong></p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="//www.youtube.com/embed/iwsqFR5bh6Q?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>Les tsunamis sont aussi de bons pourvoyeurs de requins. Malibu est ainsi envahie de requins pèlerins affamés suite à une bonne grosse vague qui a déferlé sur la ville dans Malibu Shark Attack (on appréciera le titre original) quand <em>Bait</em> joue les eaux montantes dans des maisons avec option requins.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Catégorie « Megalodons le retour »</h4>
<p>Une rumeur qui revient comme un boomerang assure que les megalodons, ancêtres du grand blanc, existeraient toujours. Cette théorie, appuyée par des dents non fossilisées de ce prédateur retrouvées récemment, a surchauffé les esprits de scénaristes farfelus. Et voici <em>Shark Attack</em> 1, 2 et 3 (carrément) et son megalodon amateur de bateaux entiers. </p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="//www.youtube.com/embed/m57Sg89O5dY?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>Mais pourquoi ne pas imaginer un ancêtre plus terrifiant et improbable ? C’est le cas de <em>Dinoshark</em>, en 2011, qui nous propose un requin mi-megalodon, mi-T Rex, réveillé de ses ténèbres pour engloutir de l’humain…</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="//www.youtube.com/embed/9ILns1Y8kOU?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center><br />
&nbsp;</p>
<h4>Catégorie « Euh, ce requin, là, c’est normal ? »</h4>
<p>Certaines espèces de requins, comme le requin-bouledogue à la Réunion, peuvent vivre en eaux douces. Qu’à cela ne tienne, si on en mettait tout un banc dans <em>Shark 3D</em>, teenage movie où les adolescents servent de casse-croûte dans un lac pas si calme que ça. Mais nous avons mieux. Quatre chefs-d’œuvre à se mettre sous la dent. Le premier, <em>Sand Sharks</em>, avec Corin « Parker Lewis » Nemec, propose des requins qui vivent… sous le sable. Oui, oui, sous le sable.</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="//www.youtube.com/embed/6TShf6gp7N4?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>Le second, <em>Snow Shark</em> se passe quant à lui en hiver, avec un aileron qui fend la neige comme la brise du matin :</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="//www.youtube.com/embed/NCywrFyN_R4?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>Le troisième, avec Stephen Baldwin, se passe… à Venise. Dans <em>Shark in Venice</em>, le requin dévore du touriste et nous gondole de rire…</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="//www.youtube.com/embed/BDD9jGMlxNQ?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>Le dernier, <em>Ghost Shark</em>, daté de cette année, tente même d’insuffler un peu de fantastique avec un requin qui parvient à apparaître dans une piscine ou bien dans une baignoire :</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="//www.youtube.com/embed/53DQ4rpAlQc?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>La liste est malheureusement non exhaustive. On relève ainsi une trentaine de films, téléfilms, blagues cinématographiques à base de squale. Et aucun n’arrive à la nageoire des <em>Dents de la mer</em>. Mais pour les vrais amateurs de requins, ne manquez pas <em>Les Seigneurs de la mer</em>, documentaire édifiant de Rob Stewart sur la disparition future de ces majestueux poissons et ses conséquences sur notre environnement. Et ça, c’est nettement moins drôle…</p>
<p><center><script type="text/javascript" src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/f88zq/zone/2/autoplay/no/"></script></center></p>
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		<title>Crawlspace, de Justin Dix</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Apr 2013 08:04:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[action]]></category>
		<category><![CDATA[Australie]]></category>
		<category><![CDATA[monstre]]></category>
		<category><![CDATA[science-fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[<em>Crawlspace</em> ne passe pas par la case ciné et sort directement en DVD ce 3 avril 2013. Ce n'est pas une raison pour ne pas le regarder.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/04/crawlspace-peta-sergeant-justin-dix.jpg" alt="Crawlspace, de Justin Dix" title="Crawlspace, de Justin Dix" width="280" height="143" class="alignleft size-full wp-image-11988" /><em>La base secrète de Pine Gap, sorte de Zone 51 australienne, ne donne plus signe de vie depuis quelques heures. Une unité de soldats d’élite est envoyée sur place pour secourir l’équipe médicale et éradiquer toute menace. Mais il semble que certaines expériences réalisées là-bas aient mal tourné…</em></p>
<p>Il était un temps où les <em>direct to DVD</em> offraient la perspective d’une bonne soirée entre amis, qu’ils soient d’action, d’horreur, romantiques ou comiques. Et puis, sans crier gare, le <em>d2DVD</em> est devenu synonyme de mauvais film. Ce n’est certainement pas la faute à Steven Seagal et à ses multiples navets tournés dans les pays de l’Est, donc nous n’en parlerons pas. <em>Crawlspace</em>, <em>direct to DVD</em> dans les bacs ce 3 avril 2013, ne brille pas par son pitch, vu et revu un nombre incalculable de fois depuis <em>Alien</em>. Non, au premier abord, ce qui attire l’œil dans <em>Crawlspace</em>, c’est la mention de l’Australie. Depuis quelques années, les films qui en proviennent sont de nouveau porteurs d’une énergie et d’une originalité qui font souvent défaut au reste de la production du Nouveau Monde. <span id="more-11983"></span></p>
<p><em>Crawlspace</em>, premier long-métrage de Justin Dix (qui a précédemment participé aux effets visuels des épisodes de <em>Star Wars L’Attaque des clones</em> et <em>La Revanche des Sith</em>) surfe donc sur la vague de l’ozploitation, cinéma d’exploitation australien vite fait, mais bien fait. La maîtrise de la caméra et la qualité de l’image font vite oublier des décors peu soignés et des acteurs inexpressifs ; le principe de ce type de film étant de tout faire sauter, on ne peut pas réellement en vouloir au réalisateur d’avoir voulu limiter les frais. D’autant que la surprise de <em>Crawlspace</em>, c’est de tenir en haleine le spectateur malgré tous ses défauts ; d&#8217;ailleurs les similitudes de l’histoire avec celles d’<em>Alien</em> ou de <em>The Thing</em> se révèlent davantage des hommages à deux sommets du genre parmi d’autres références, et Justin Dix prend vite ses distances avec ses pairs. Crawlspace est – évidemment – un film où les héros vont ramper, mais c’est surtout un film de SF oppressant et intelligent, aux scènes d’action réussies, où les gentils ne sont pas forcément ceux qu’on croit, où les méchants ont presque raison de l’être, et où l’intrigue prend une tournure inattendue doublée d’un discours assez actuel sur la connivence entre pouvoir et politique. Dommage que le second degré disparaisse en changeant de continent, la jaquette française copiant carrément <em>Alien</em> et annonçant un fade <em>« Dans l’obscurité, une nouvelle espèce a muté »</em> alors que la version originale proposait un clin d’œil décalé et jubilatoire à la Quadrilogie : <em>« Dans cet espace, tout le monde vous entendra crier. »</em> </p>
<p><strong>&raquo; Participez au <a href="/jeu-concours/dvd-crawlspace-justin-dix-amber-clayton/">jeu-concours Crawlspace</a> et gagnez le DVD du film !</strong></p>
<p>&nbsp;<br />
Crawlspace<em> de Justin Dix, avec Amber Clayton, Ditch Davey, Eddie Baroo, Peta Sergeant, Fletcher Humphrys&#8230; Australie, 2011. Sortie DVD le 3 avril 2013.</em></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/pzfxv/zone/2/autoplay/no/"></script></center></p>
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		<title>Plateau télé : semaine du 16 décembre</title>
		<link>http://www.grand-ecart.fr/programme-tv/programme-tele-semaine-16-decembre-2012/</link>
		<comments>http://www.grand-ecart.fr/programme-tv/programme-tele-semaine-16-decembre-2012/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 16 Dec 2012 19:35:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maid Marion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Programme Télé]]></category>
		<category><![CDATA[monstre]]></category>
		<category><![CDATA[télévision]]></category>

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		<description><![CDATA[La fin d'année approche, mais la fin du monde aussi. Du coup, les chaînes hésitent, et font le grand écart (elles aussi) entre films apocalyptiques et douceurs de Noël. Sans laisser notre (ex-)gloire...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/12/tv-femme-vintage-s.jpg" alt="J&#039;aime ma télé" title="J&#039;aime ma télé" width="280" height="109" class="alignleft size-full wp-image-10302" />La fin d&#8217;année approche, mais la fin du monde aussi. Du coup, les chaînes hésitent, et font le grand écart (elles aussi) entre films apocalyptiques et douceurs de Noël. Sans laisser notre (ex-)gloire nationale et nouveau donneur de leçons, Gérard D., de côté.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4>Dimanche 16 décembre</h4>
<p><em>Love Actually</em>, de Richard Curtis &#8211; TF1 &#8211; 20h50<br />
<em>Slumdog Millionaire</em>, de Danny Boyle &#8211; 6ter &#8211; 20h45<br />
<em>Tintin et le mystère de la Toison d&#8217;or</em>, de Jean-Jacques Vierne &#8211; Gulli &#8211; 20h45<br />
<em>Des monstres attaquent la ville</em>, de Gordon Douglas &#8211; Arte &#8211; 22h30</p>
<p>Il est rare qu&#8217;on rende grâce à TF1, mais il faut reconnaître qu&#8217;ils ont l&#8217;honneur de nous diffuser LE film de Noël par excellence avec tous les ingrédients indispensables : une BO avec les standards (<em>White Christmas</em>, <em>All I want for Christmas</em> et surtout la reprise pour l&#8217;occasion <em>Christmas is all Around</em>), de l&#8217;amour, du rire, des larmes, et Hugh Grant, le tout pour un film choral qui réussit à ne pas être inégal. Avec un peu de chance, le très british <em>Love Actually</em> ne sera disponible qu&#8217;en VF, ce qui nous donnera quand même l&#8217;occasion de maudire TF1. <span id="more-10301"></span></p>
<p><em>Slumdog Millionaire</em> est plein de défauts, malgré ses 8 oscars, et au premier rang desquels la certitude que Danny Boyle ne retrouvera jamais la verve de ses débuts. Mais il a au moins un mérite : marquer l&#8217;entrée des petites nouvelles chaînes de la TNT dans l&#8217;univers merveilleux de la VM, la version multilingue, technologie encore ignorée de certaines de leurs grandes sœurs et qui rend la VO accessible à bout de zappette. </p>
<p>Le simple fait que Tintin, Milou et le capitaine Haddock s&#8217;interrogent sur le mystère de la Toison d&#8217;or nous éclaire un peu plus sur les relations ambiguës des ces trois personnages. Sinon, préférer à cette première adaptation ciné de l&#8217;emblème de la BD belge celle de Spielberg, <em>Le Secret de la Licorne</em>, où il est également question de vieux bateau <em>a priori</em> sans importance.</p>
<p><em>Des monstres attaquent la ville</em>, plus connu sous son titre original et culte <em>Them !</em> est une rareté comme seule Arte en programme. Un <a href="/categorie/cinema/fond-de-placard/">fond de placard</a> génial, dans lequel il est question de fourmis géantes et d&#8217;égouts infestés. Quelques jours avant la fin du monde, n&#8217;est-ce pas merveilleux ?<br />
&nbsp;</p>
<h4>Lundi 17 décembre</h4>
<p><em>The Queen</em>, de Stephen Frears &#8211; NRJ 12 &#8211; 20h35<br />
<em>Série noire</em>, d&#8217;Alain Corneau &#8211; Arte &#8211; 20h50<br />
<em>Hôtel des Amériques</em>, d&#8217;André Téchiné &#8211; Arte &#8211; 22h40</p>
<p>A l&#8217;heure où la monarchie britannique subit un énième scandale avec la presse dans le rôle du méchant, un petit flashback sur la mort de Diana et les cinq jours qui ont fait trembler la Couronne. Tout est parfait dans <em>The Queen</em> : des acteurs plus vrais que nature (Helen Mirren en Queen Elizabeth, Michael Sheen expert en Tony Blair), un portrait à la fois glacial et touchant d&#8217;une reine qui ne comprend plus son royaume, et la confrontation d&#8217;un nouveau pouvoir réformiste à la réalité de la tradition. Royal, donc.</p>
<p>Soirée Patrick Dewaere sur Arte pour être une fois de plus ébloui par son charisme fou et son jeu intense. Dewaere pouvait jouer à peu près n&#8217;importe quoi, mais se surpassait dans les rôles de paumés à la dérive, à la limite. Un numéro d&#8217;équilibriste toujours dangereux et chaque fois magistral. Avec <em>Série noire</em>, on a en prime le talent sous-estimé de Myriam Boyer, et la découverte de Marie Trintignant. Dans <em>Hôtel des Amériques</em>, on assiste à la première rencontre entre Catherine Deneuve et André Téchiné.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Mardi 18 décembre</h4>
<p><em>2012</em>, de Roland Emmerich &#8211; M6 &#8211; 20h50</p>
<p>Avec tout cet esprit de Noël, on en avait presque oublié que c&#8217;est la fin du monde. Encore trois jours pour choper des trucs et astuces dans les films de survie et autres films catastrophe. Et dans ce domaine, Roland Emmerich est le roi. Il ne fait pas dans la finesse, il sait que ce n&#8217;est pas ce qu&#8217;on lui demande. Ca pète de partout, les chiens flairent le drame, les familles dysfonctionnelles se recomposent, le tout avec un soupçon de patriotisme. <em>2012</em>, et c&#8217;est fini.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Mercredi 19 décembre</h4>
<p><em>Qu&#8217;est-ce qu&#8217;on va faire de toi ?</em>, de Jean-Daniel Verhaeghe &#8211; France 2 &#8211; 20h45<br />
<em>Michel Drucker, itinéraire d&#8217;un enfant de la télé</em> &#8211; France 2 &#8211; 22h15<br />
<em>Dead Again</em>, de Kenneth Brannagh &#8211; M6 &#8211; 20h50<br />
<em>Je préfère qu&#8217;on reste amis</em>, d&#8217;Eric Toledano et Olivier Nakache &#8211; France 4 &#8211; 20h45</p>
<p>On sort un peu du cinéma, mais on ne peut pas parler de télévision sans parler de Michel Drucker, l&#8217;auteur du livre <em>Qu&#8217;est-ce qu&#8217;on va faire de toi ?</em> dont le film de ce soir est adapté. Et on ne pouvait pas risquer d&#8217;attendre après la fin du monde pour rendre hommage à celui qui a enterré tout le PAF, le cinéma et la chanson française. L&#8217;immortel, à l&#8217;antenne depuis près de 50 ans tout de même, survivra-t-il à 2012 ?</p>
<p>Kenneth Brannagh met et se met en scène. Avec <em>Dead Again</em>, il fait un détour remarqué par le thriller fantastique, et malgré quelques ratages, on ne s&#8217;ennuie pas devant cette histoire de meurtre dans le passé.</p>
<p>Nakache et Toledano ont eu une vie avant <em>Intouchables</em>, même si ce <em>Je préfère qu&#8217;on reste amis</em> n&#8217;est pas le meilleur de leur carrière pré-Golden Globes. Reste que le titre, associé à Gérard Depardieu, est complètement d&#8217;actualité.<br />
&nbsp;</p>
<h4>Jeudi 20 décembre</h4>
<p><em>Là-haut</em>, de Pete Docter et Bob Peterson &#8211; 6ter &#8211; 20h45<br />
<em>Soleil vert</em>, de Richard Fleisher &#8211; Arte &#8211; 20h50<br />
<em>Huit femmes</em>, de François Ozon &#8211; France 3 &#8211; 20h45</p>
<p>Passées les dix premières minutes carrément plombantes, <em>Là-haut</em> est un film (très) drôle et (très) beau, en forme de voyage initiatique aérien. Pixar frappe fort et met aux commandes le réalisateur de <em>Monstres et Cie</em>.</p>
<p>Fin du monde toujours, mais comme on est sur Arte, on comprend que le film apocalyptique n&#8217;est pas forcément signé Roland Emmerich, et que la fin du monde ne se fait pas forcément en un jour. <em>Soleil vert</em> ne pète pas dans tous les sens, c&#8217;est au contraire très lent. C&#8217;est futuriste et un peu démodé à la fois. C&#8217;est quand même assez flippant.</p>
<p>On finit tout de même par un film de Noël, <em>Huit femmes</em>, au cas où on serait toujours en vie le 24 décembre. Sauf que tout ça est accessoire : Ozon se moque bien de l&#8217;intrigue et de la neige, qui ne sont que prétextes à déconstruire l&#8217;image de ses actrices. Danielle Darrieux dans le rôle de la grand-mère indigne, Catherine Deneuve sous LSD, Isabelle Huppert hystérique&#8230; Le tout en chanson, parce que si on doit mourir demain, autant le faire en chantant.<br />
&nbsp;<br />
<strong>Vendredi, samedi et dimanche</strong>, pensez à vos emplettes de Noël (si vous n&#8217;êtes pas morts) et choisissez <a href="/cinema/seance-rattrapage-dvd-faust-the-hole-derniere-seance/">quelques bons DVD</a>&#8230;</p>
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		<title>Frankenweenie, de Tim Burton</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Nov 2012 08:43:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien Wagner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
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		<description><![CDATA[Court-métrage de jeunesse voué aux gémonies par Disney, <em>Frankenweenie</em> déroule, trente ans plus tard, sa version longue... Alléluia !]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2012/11/frankenweenie-tim-burton.jpg" alt="Frankenweenie de Tim Burton" title="Frankenweenie de Tim Burton" width="199" height="280" class="alignleft size-full wp-image-9886" />Il était une fois un réalisateur qui s’appelait Tim Burton. Un réalisateur si doué de ses crayons, de son imagination et de sa caméra, qu’on lui doit une foison de chefs-d’œuvre qui ont marqué des millions de spectateurs à travers le monde, énamourés de ses personnages esseulés, mélancoliques et pourtant si sympathiques, évoluant dans des univers tourmentés et gothiques. Des cauchemars fantastiques, des rêves éveillés qui s’appellent <em>Beetlejuice</em>, <em>Edward aux mains d’argent</em>, <em>Mars Attacks</em>, <em>Batman</em>, <em>Ed Wood</em> ou encore <em>Sleepy Hollow</em>. Parfois, les marionnettes issues de sa chevelure hirsute s’animent (que ce soit devant son objectif ou celui d’autres réalisateurs), deviennent les héroïnes intemporelles de films cultes tels que <em>L’Etrange Noël de Monsieur Jack</em> ou <em>Les Noces funèbres</em>. </p>
<p>Mais un jour, comme si on lui avait jeté un mauvais sort à coups de dollars, le génie côtoya l’ennui et l’ennui, la décalcomanie. L’univers était toujours là, reconnaissable entre mille, mais il avait comme un arrière-goût frelaté. Certes, on y trouvait toujours décors sombres et personnages idoines, inscrits dans le marbre de la pierre tombale de l’édifice cinématographique de Tim Burton. <span id="more-9883"></span>Mais le commercial faisait place peu à peu à la créativité pure, donnant des films en dents de scie, des <em>Big Fish</em>, des <em>Planète des singes</em>, des <em>Charlie et la chocolaterie</em>, des <em>Sweeney Todd</em>, des <em>Dark Shadows</em> ou pire, des <em>Alice au pays des merveilles</em> (au titre trompeur : ici, point d’Alice, mais Jeanne d’Arc et surtout aucune merveille). Le réalisateur semblait alors un peu perdu. Il attirait encore et toujours le chaland dans les salles obscures sur son seul nom et quelques images qui valaient le détour. </p>
<p>Et tout à coup, le miracle, le sursaut, prenant la forme d’un chien tout couturé, perclus de cicatrices et qui doit sentir la décomposition à plein nez. Feu <em>Frankenweenie</em>, en pleine résurrection. Court-métrage de jeunesse voué aux gémonies par Disney, qui finalement en vient à distribuer sa version longue près de trente ans plus tard, reconnaissant son erreur et le génie de son ancien illustrateur. Sparky, le chien sans vie qui ressuscite devient un avatar du réalisateur. Tim Burton s’était enterré lui-même sous des projets où il répétait inlassablement son style et ses thèmes récurrents, mais sans plus y mettre la moindre émotion. Il reprend goût à la vie grâce à ce projet remisé dans un placard, en version animée, noire et blanche et dans une magnifique 3D (pour une fois utile à quelque chose). Références à ses goûts si particuliers en pagaille, éléments autobiographiques (la cruauté des enfants envers le héros, Victor, qui s’isole volontairement des autres), humour noir garanti et inventivité en ébullition, tels sont les ingrédients du dernier film de Tim Burton qui peut rejoindre sans aucune honte les premiers chefs-d’œuvre de sa carrière. Le voici revenu d’entre les morts et on attend avec une vive impatience, les prochains chapitres qui vont jalonner sa nouvelle (ancienne) carrière. </p>
<p>Frankenweenie <em>de Tim Burton, avec les voix de Charlie Tahan, Martin Short, Winona Ryder, Catherine O’Hara… Etats-Unis, 2012. Sortie le 31 octobre 2012.</em> </p>
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