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	<title>Grand Écart &#187; mer</title>
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	<description>Étirements cinéphiles</description>
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		<title>28/09-02/10 : 2e Festival Ciné Salé</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Sep 2016 08:14:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grand Écart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pense-bête]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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		<description><![CDATA[De quoi s&#8217;agit-il ? La mer prend l’homme et embarque le spectateur, invité à la scruter sous la moindre bulle d’écume par le biais du 7e art. C’est ce que...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2016/09/festivalcinesale_affiche.jpg" alt="Festival Ciné Salé" title="Festival Ciné Salé" width="162" height="240" class="alignleft size-full wp-image-24517" /><strong>De quoi s&#8217;agit-il ?</strong></p>
<p>La mer prend l’homme et embarque le spectateur, invité à la scruter sous la moindre bulle d’écume par le biais du 7e art. C’est ce que propose la 2e édition du Festival Ciné Salé qui se tiendra au Havre du 28 septembre au 2 octobre 2016, sous la présidence du réalisateur Jean-Paul Rappeneau, pour qui l’aventure au long cours ne fait pas peur, loin de là. On y retrouvera huit films en compétition, un focus sur l’Italie, un hommage au réalisateur et documentariste Pierre Schoendoerffer qui nous a quittés il y a quatre ans déjà, ainsi qu’une nuit entièrement consacrée aux requins (la Nuit des requins !), si souvent représentés comme de terribles prédateurs au cinéma. Sans oublier des films consacrés à la pêche, des rencontres, débats et autres avant-premières exclusives. Un événement qui ne passera pas entre les mailles de vos filets !</p>
<p>&nbsp;<br />
<em>&raquo; Plus d&#8217;infos sur le <a href="http://www.cine-sale.com" target="_blank">2e Festival Ciné Salé</a></em></p>
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		<title>All is Lost, de J. C. Chandor</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Dec 2013 20:30:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JNB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Films du 66e Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[critiques Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[film catastrophe]]></category>
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		<category><![CDATA[nature]]></category>
		<category><![CDATA[thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[Le scénario d’<em>All is Lost</em> tient en une ligne : au large de Sumatra, un marin dont le bateau coule lutte en pleine mer pour sa survie. Difficile d’imaginer tenir presque deux heures sur le sujet sans recourir...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/05/all-is-lost-chandor-redford.jpg" alt="Robert Redford et la mer : All is Lost, de J. C. Chandor" title="Robert Redford et la mer : All is Lost, de J. C. Chandor" width="280" height="187" class="alignleft size-full wp-image-13139" />Le scénario d’<em>All is Lost</em> tient en une ligne : au large de Sumatra, un marin dont le bateau coule lutte en pleine mer pour sa survie. Difficile d’imaginer tenir presque deux heures sur le sujet sans recourir aux artifices habituels : des flash-back bien sentis (façon <a href="http://www.grand-ecart.fr/cinema/127-heures-danny-boyle-histoire-vraie-ralston/" title="127 heures de Danny Boyle"><em>127 heures</em></a>, de Danny Boyle), des communications avec l’extérieur (<em>Buried</em>, de Rodrigo Cortés), ou même des cadeaux venus de nulle part (<em>Seul au monde</em>, de Robert Zemeckis). </p>
<p>Pourtant <em>All is Lost</em> ne ressemble en rien aux <em>survivals</em> précités, ni aux films de catastrophe maritime qui se font fort de rappeler l’insignifiance de l’homme devant la nature. Non, <em>All is Lost</em> est un drame humain, intime, presque un huis clos dans l’océan. Jeffrey C. Chandor évite l’écueil d’enchaîner les plans sur une mer déchaînée et de montrer un bateau ballotté par une lame de quinze mètres de haut. L’échouement est lent et provient d’une suite hasardeuse d’incidents, non de la légendaire tempête du siècle. Au lieu d’effets visuels grandiloquents, le réalisateur décide de faire confiance à son unique acteur, l’immense Robert Redford qui trouve ici un rôle à sa mesure. Les mots sont superflus, l’émotion passe par le regard, la détermination ou le silence frustré… et bien sûr par la mise en scène : chaque plan est minutieusement pensé et millimétré. A contre-courant des parangons du genre, Chandor réduit le champ au maximum, resserre sa caméra sur son personnage maltraité par les eaux. Se crée un climat totalement anxiogène où le hors-champ et les sons tonitruants deviennent terrifiants. Les rares séquences spectaculaires sont vues par les yeux du marin, elles nous parviennent fantasmées et déformées, presque irréelles. <span id="more-13136"></span></p>
<p><em>All is Lost</em> est un film radical qui réussit à dépasser le genre dans lequel il feint de s’enfermer. Presque un thriller, il est aussi une réflexion sur l’existence. Si rien n’est dit, le spectateur s’interroge évidemment sur la présence de cet homme perdu en pleine mer. Que fait-il ici, en retraite du monde des hommes ? Arrivé au crépuscule de sa vie, le marin, qui est aussi un fils, un père, un mari, un ami, a-t-il atteint la sagesse de l’âge qui lui permettra d’affronter une mort certaine ? Les seuls mots prononcés ici sont ceux d’une tristesse résignée, ceux d’un homme qui attend la fin. Comme <em>Le Vieil Homme et la mer</em> ou <em>Moby Dick</em>, <em>All is Lost</em> est aussi une quête initiatique, universelle, celle qui consiste à accepter sa condition, tout en restant digne.</p>
<p>&nbsp;<br />
All is Lost<em> de Jeffrey C. Chandor, avec Robert Redford. Etats-Unis, 2013. Présenté hors compétition au 66e Festival de Cannes. Sortie le 11 décembre 2013.</em></p>
<p><center><script type="text/javascript" src="http://www.ultimedia.com/deliver/generic/js/mdtk/01200383/src/x88lfr/zone/2/autoplay/no/"></script></center></p>
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		<title>Océane, de Philippe Appietto et Nathalie Sauvegrain</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Sep 2013 12:51:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie Carpentier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[comédie]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[mer]]></category>
		<category><![CDATA[surf]]></category>

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		<description><![CDATA[Il est joli ce film avec son sépia californien, ses personnages échevelés, son temps suspendu et ses décors d’un autre monde qui serait presque le nôtre mais un brin à côté...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><br />
<h4>Une certaine lenteur rebelle</h4>
<p></strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/09/affiche-oceane.jpg" alt="Affiche du film Océane" width="205" height="280" class="alignleft size-full wp-image-14593" />Il est joli ce film avec son sépia californien, ses personnages échevelés, son temps suspendu et ses décors d’un autre monde qui serait presque le nôtre, mais un brin à côté. C’est l’histoire de la jeune et pulpeuse Océane (Lou Lesage) qui s’est tirée. Poireautant sur une aire d’autoroute, pas un sou en poche, elle tombe sur Oliboy (Olivier Clastre), musicien de 20 ans son aîné, qui l’embarque au camping du Pin Sec, quelque part sur les plages de l’Atlantique. Une parenthèse plus qu’une fuite pour cette fiction pleine d’élans et d’envies. L’ambiance et les hurluberlus y sont plus intéressants que l’histoire elle-même. Ainsi défilent des personnages festifs et nonchalants ; et même si l’interprétation n’est pas toujours très juste, on est séduit par leur air un peu à l’ouest, leurs cheveux en bataille et leur peau patinée par le soleil. Alors tant pis si quelques digressions amoureuses semblent bien inutiles ; tant pis si quelques vagues surfées filmées façon spot de pub viennent encombrer le film. <span id="more-14590"></span>Poétique, bordélique, un peu nostalgique, <em>Océane</em> est à l’image de son héros. Oliboy déborde d’humanité, de sincérité et de sympathie. Comme le glam-rock qu’il affectionne, il est <em>« l’avant-dernier sursaut romantique du rock’n&#8217;roll »</em>.</p>
<p>&nbsp;<br />
Océane <em>de Philippe Appietto et Nathalie Sauvegrain, avec Lou Lesage, Olivier Clastre, Kevyn Diana&#8230; France, 2013. Sortie le 11 septembre 2013.</em> </p>
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		<title>Leviathan, de Véréna Paravel et Lucien Castaing-Taylor</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Aug 2013 18:48:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yvan Pierre-Kaiser</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[mer]]></category>
		<category><![CDATA[nature]]></category>

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		<description><![CDATA[La force mythique des éléments, la beauté « brute » d’une nature sauvage, la place de l’homme dans un environnement hostile… Des thématiques bien lourdes, heureusement transcendées dans <em>Leviathan</em>...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2013/08/leviathan-documentaire-lucien-castaing-taylor-verena-paravel.jpg" alt="Leviathan, de Véréna Paravel et Lucien Castaing-Taylor" width="197" height="280" class="alignleft size-full wp-image-14457" />La force mythique des éléments, la beauté « brute » d’une nature sauvage, la place de l’homme dans un environnement qui lui est hostile… Voilà des thématiques <em>a priori</em> bien lourdes, chargées de sens et sujettes à des plans pompeux, des discours clichés, bref, le documentaire <em>Leviathan</em> ne se facilite pas la tâche. Et pourtant, au final, rien de tout ça. Ce qui est troublant…</p>
<p>Pour ce projet, les réalisateurs ont embarqué sur un bateau de pêche intensive au départ du port de New Bedford, ancienne capitale mondiale de la pêche à la baleine. Et quand on dit « embarqué », le terme est à prendre au sens littéral : des caméras GoPro ont été fixées un peu partout sur le bateau, donnant des angles inédits, des points de vue surprenants… La caméra fait ainsi partie du bateau, elle y est viscéralement attachée et c’est donc ainsi que nous vivrons ce voyage, au risque de ne pas s’y retrouver. La perte de repères est une figure de style tout au long du film, en témoigne le plan d’ouverture où le spectateur met quelque minutes avant de comprendre où il est et ce qu’il se passe. <em>Leviathan</em> n’est pas le suivi documentaire d’une profession : c’est la retranscription d’un ressenti. La mer, la sauvage, l’impitoyable, la déchaînée. C’est un roman de Melville, c’est l’étoffe des légendes ; on n’aurait pas été surpris de voir surgir un Kraken dans ce film, l’ombre des grands mythes marins hante le film, on comprend soudain ce qu’inspire la mer à l’homme (citation de Renaud interdite sous peine de sanctions pénales). <span id="more-14456"></span></p>
<p>Comme tous les films non-narratifs (pas de commentaires, pas de vrai discours), c’est une expérience qui se vit plus qu’elle ne se raconte. Cela dit, c’est une belle excuse pour ne pas vraiment critiquer un film et se réfugier derrière sa beauté formelle sidérante. Ce qui impressionne le plus dans <em>Leviathan</em> c’est la tranquillité, la routine qui s’en détache. Ces hommes font ce qu’ils font, peut-être depuis des siècles, ces carcasses d’animaux nous hantent depuis toujours. Sans chercher à épater la galerie avec des plans inédits, du « jamais vu », le documentaire révèle avant tout une activité ancestrale, un lien entre l’homme et la nature qui a toujours été là, de manière très naturelle, normale… La banalité révélée de ces plans est en elle-même ce qu’il y a de plus sidérant. Ces plans à couper le souffle ne sont finalement que les traces de quelque chose qui nous précède et nous survivra.</p>
<p>La communion avec les éléments et la lutte que nous menons contre eux. <em>Leviathan</em> nous fait vivre cette relation paradoxale avec talent et malgré tout avec un regard posé, attentif. On ne sort pas forcément ébranlé de ce film, plutôt avec l’impression d’avoir pris part à un voyage initiatique dont on n&#8217;a pas encore toutes les clés.</p>
<p>&nbsp;<br />
Leviathan<em> de Véréna Paravel et Lucien Castaing-Taylor. Angleterre, France, Etats-Unis, 2012. Sortie le 28 août 2013.</em></p>
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		<title>Souvenirs de toiles de Roland Jourdain</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Jun 2011 20:30:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gaëlle Pairel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Souvenirs de toiles]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[mer]]></category>

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		<description><![CDATA[Grand Écart jette ses amarres sur les rivages de l'océan Atlantique. But de la manœuvre ? Plonger dans les limbes de la mémoire cinématographique d'un marin au long cours, Roland Jourdain...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/06/portrait-roland-jourdain.jpg" alt="Roland Jourdain" title="Roland Jourdain" width="236" height="269" class="alignleft size-full wp-image-3483" />Nappe de brouillard à fleur d&#8217;eau, goélands aux cris pointus et mélancoliques, port de pêche en bord de ville close, Concarneau offre aux yeux des visiteurs un décor digne de <em>Quai des brumes</em>. Cap sur la Bretagne sud, Grand Écart jette ses amarres sur les rivages de l&#8217;océan Atlantique. But de la manœuvre ? Plonger dans les limbes de la mémoire cinématographique d&#8217;un marin au long cours, Roland Jourdain. Un aventurier écolo et sensible dont le parcours cinéphile se nourrit de son goût de la nature, des grands espaces et de ses engagements humanistes. Parcours de toile en toile de celui que tout le monde appelle Bilou et qui se définit comme un spectateur « très bon public ». Autour d&#8217;une lotte parfaitement cuisinée, Bilou évoque ses premiers émois de spectateur et son rapport au cinéma.<br />
&nbsp;<br />
<strong>Un sac de billes, le goût du premier baiser…</strong></p>
<p>Un sac de billes est le premier film dont j&#8217;ai gardé un souvenir très précis. Curieusement, ce que j&#8217;en retiens c&#8217;est le baiser entre le garçon et sa copine. Je dois avoir 11 ans et je me souviens que cette scène m&#8217;ouvre des perspectives nouvelles. Le lendemain, je pars à la chasse avec mon père et je ne suis absolument pas concentré. Je suis obnubilé par ce baiser et je bascule alors de l&#8217;enfance à l&#8217;adolescence. J&#8217;ai lu le roman très longtemps après.<span id="more-3466"></span></p>
<p><strong>Avant les billes, il y a la mère et <em>Bambi</em>, et puis le père avec John Wayne et la conquête de l&#8217;Ouest&#8230;</strong></p>
<p>Oui, avant ce baiser et ce nouveau monde qui s&#8217;offre à moi, il y a <em>Bambi</em> que j&#8217;ai vu avec ma sœur Annie dans ces cinémas d&#8217;époque où l&#8217;ambiance rappelle <em>Cinéma Paradiso</em> : l&#8217;Odet Palace avec ses fauteuils rouges. Et, puis, tous ces films vus à la télé en famille et qui sont essentiellement des westerns extraordinaires avec des traversées de paysages fantastiques, des héros des années 1960-1970. John Wayne évidemment, et aussi Yul Brynner, Lee Van Cleef, Charles Bronson, Steve McQueen que j&#8217;avais en poster dans ma chambre. Chaque mois, j&#8217;achetais le mensuel <em>Lucky Luke</em> dans lequel je retrouvais avec impatience un de ces cow-boys de légende.</p>
<p><strong>Des cow-boys à Jacques Perrin, des vastes plaines à <em>Océans</em>…</strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/06/oceans-jacques-perrin.jpg" alt="Une baleine dans le film Océans de Jacques Perrin" title="Une baleine dans le film Océans de Jacques Perrin" width="280" height="210" class="alignright size-full wp-image-3487" />Des grands plateaux américains au fin fond de l&#8217;océan, attention le grand écart s&#8217;annonce&#8230; Comment passe–t-on de l&#8217;un à l&#8217;autre ? Je ne sais pas précisément. Je ne conseille pas les films sur la mer <em>a priori</em> car ils sont souvent inconsistants, à l&#8217;exception du <em>Crabe-tambour</em>. D&#8217;ailleurs, je réalise que Jacques Perrin joue dans ce film. Et c&#8217;est encore lui qui me fait rêver lorsque je regarde son film <em>Océans</em> sorti en 2009, un film magnifique et techniquement remarquable. Jacques Perrin a réussi à rentrer, à révéler cet univers marin. Un autre film récent à visionner absolument s&#8217;intitule <em>Under the Pole</em>. Ce documentaire sous-marin est le récit d&#8217;une expédition française réalisée au dessous du pôle Nord. Passionnant.</p>
<p><strong>Avant de plonger dans l&#8217;univers marin, un peu de glisse sur la vague… </strong></p>
<p>Je plonge rarement sous la ligne d&#8217;eau mais, effectivement, je surfe régulièrement. C&#8217;est un de mes souvenirs de cinéma partagés avec mes copains de l&#8217;école de voile du Cap Coz : tous ces films sur le surf, les sports de glisse qui arrivent des Etats-Unis sur les côtes bretonnes dès 1975 avec le mythique Robby Naish. Cette période de formation à l&#8217;école de voile marque aussi une ouverture au monde, mes premiers pas de jeune homme engagé.</p>
<p><strong><em>Des pierres contre des fusils</em> à <em>Midnight Express</em>, l&#8217;engagement enraciné… </strong></p>
<p>Dans mon cercle familial, je ne vis pas dans un environnement contestataire. Et puis, à la fin des années 1970, à l&#8217;école de voile, je viens d&#8217;avoir 16 ans et le Finistère se rebelle contre l&#8217;installation d&#8217;une centrale nucléaire à Plogoff. La contestation est très forte et sera immortalisée par le documentaire <em><a href="/cinema/plogoff-pierres-contre-fusils-nicole-garrec/">Des pierres contre des fusils</a></em>. Ce film est toujours montré et reste d&#8217;actualité : la lutte populaire contre des choix imposés. Quasiment, à cette même époque, je crois : le coup de bambou avec <em>Midnight Express</em>, symbole de la répression militaire. Ces deux moments de cinéma ont nourri, à jamais, mon rejet de toute forme de répression et ma sensibilité écologique.</p>
<p><strong>Le cinéma devient alors une expérience initiatique…</strong></p>
<p>Oui, c&#8217;est une façon d&#8217;approcher des mondes dont on ignore tout. C&#8217;est aussi et surtout un loisir que je partage notamment avec mes fils Théo et Félix.</p>
<p><strong>De la gouaille d&#8217;Audiard à l&#8217;adaptation de Tolkien, des films à vivre en famille… </strong></p>
<p><img src="http://www.grand-ecart.fr/wp-content/uploads/2011/06/ventura-blier-tontons-flingueurs.jpg" alt="Lino Ventura et Bernard Blier dans Les Tontons flingueurs" title="Lino Ventura et Bernard Blier dans Les Tontons flingueurs" width="280" height="186" class="alignleft size-full wp-image-3472" />Quand je vais au cinéma avec mes fils, c&#8217;est avant tout pour le plaisir de partager un bon moment. Aujourd&#8217;hui, ils sont beaucoup plus cinéphiles que moi mais je leur ai fait découvrir les films d&#8217;Audiard et notamment les incontournables <em>Tontons flingueurs</em>. Ensemble, nous avons aimé des films épiques comme <em>Le Seigneur des anneaux</em>. Dernièrement, je les ai invités à découvrir <em>Au nom de la rose</em>, film historique d&#8217;une rare qualité.</p>
<p><strong>De Tolkien aux forêts tanzaniennes, toujours ce goût des grands espaces…</strong> </p>
<p>Mes choix ne se font pas exclusivement sur le sujet des films. J&#8217;y vais aussi pour certains acteurs et actrices à l&#8217;affiche. Ainsi, l&#8217;actrice pour laquelle je cours dans une salle de cinéma est la magnifique Sigourney Weaver avec un intérêt particulier pour <em>Des gorilles dans la brume</em> car le destin de Dian Fossey me fascine comme son rapport à la nature et aux animaux. Plus près de nous, j&#8217;aime Karin Viard, Daniel Auteuil et Jean Dujardin. Ces acteurs savent tout jouer et je trouve qu&#8217;ils se ratent rarement sur les choix de films. Je les suis en toute confiance même s&#8217;ils ne plongent pas du haut d&#8217;une falaise ou ne traversent pas le vaste monde. Si je me souviens bien, Jean Dujardin a incarné Lucky Luke&#8230;</p>
<p><strong>En mer, <em>Les Tontons flingueurs</em> ne sont jamais loin&#8230;</strong></p>
<p>Mon copain Guy me prépare toujours une sélection de films très large quand je pars en course : il n&#8217;oublie jamais Audiard. Car s&#8217;il ne devait en rester qu&#8217;un, ce serait sans conteste <em>Les Tontons flingueurs</em> pour la pomme, Lulu la Nantaise, la ventilation façon puzzle et les bourre-pifs de Ventura.</p>
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